Le panier de crabes, livre de Véronique Vasseur

Je ne connaissais pas Véronique Vasseur que j’ai découvert lors d’une matinale (mardi 22 septembre 2009) sur France Culture à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Le panier de crabes, ma cavale en politique ».

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Pour entendre Véronique Vasseur sur France Culture à http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=76950 on peut aussi l’entendre sur France Info (plus court) à http://www.france-info.com/spip.php?article344669&theme=81&sous_theme=192

Extrait de la présentation :

Un livre comme un documentaire par une médecin de son état qui à deux reprises a déjà montré qu’elle ne savait vraiment pas manier la langue de bois.
Une première fois sur la vie dans les prisons en 2000 et ensuite sur l’état de l’hôpital public en 2005.
Après, Médecin-chef à la prison de la santé et L’hôpital en danger , voici le Panier de crabes du docteur Véronique Vasseur publié chez Flammarion, où les déboires d’ une citoyenne tombée en campagne électorale presque malgré elle pour les élections législatives et municipales à Paris qui suivirent l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République… Malentendus, coups tordus et autres avanies font le récit de celle qui a perdu ces élections sous l’étiquette UMP. Son slogan de l’époque pourrait être un titre possible de son livre: « La vérité, c’est mon combat ».

J’ai été surpris de voir comment l’équipe des matins de France Culture n’a pas été tendre avec l’invitée, les intervenants habituels étaient plutôt odieux (pour la punir de dire la vérité) et j’ai compris pourquoi : le monde des médias et le monde politique sont étroitement liés et leurs attitudes en était une démonstration éloquente (même France Culture !). Du coup, j’ai eu envie de lire ce livre et je n’ai pas été déçu je dois dire !

Ce que l’auteure dénonce, ce n’est pas seulement les coups bas (venant surtout de son propre camp !) mais surtout la médiocité ambiante : c’est petit, c’est bas, c’est minable (même au plus haut niveau) et on sent bien qu’elle s’attendait à autre chose…

Je pense que Véronique Vasseur a fait oeuvre utile à travers cet ouvrage : si jamais vous êtes tenté de vous engager dans un combat politique avec une élection à la clé (même et surtout au niveau local), lisez ce livre, ça vous fera comprendre si vous êtes fait pour cela (et si jamais vous n’avez pas envie de fuir et d’éviter ce milieu après cela, eh bien, comme le disait Chuck Yeager « You’re not friend of mine! »).

Livre : Go like hell – l’histoire du duel Ford-Ferrari vu de l’intérieur ou presque !

Voici un nouveau livre passionnant sur l’histoire du sport-auto (le vrai, l’ancien). « Go like hell » se lit presque comme un roman car c’est très bien écrit (euh, précision : c’est tout en anglais of course… Ben vi, vaut mieux le savoir avant, hein !) et très bien documenté (j’y ai appris plein de trucs que je ne connaissais pas alors que je croyais connaitre cette période).

Le fameux duel Ford/Ferrari aux 24H00 du Mans se déroule de 1964 à 1967 (une Ford GT40 va encore gagner l’épreuve en 1968 et 1969 mais, lors de ces éditions, il s’agit de GT40 « privées » engagées par l’écurie Gulf de John Wyer -sur l’histoire de cette écurie, voir l’excellent « Racing in the rain » de John Horsman- et la scudéria Ferrari était absente en 1968 et pas vraiment sérieusement présente en 1969 -seulement 2 voitures officielles d’engagées, des 312P en manque de mise au point…) et c’est un paroxysme de lutte entre deux écoles, deux visions de la voiture et de la course.

Ford va triompher (logiquement) mais l’aventure mérite d’être contée car elle montre combien il était difficile de vaincre au Mans à l’époque (c’est toujours difficile même si beaucoup -trop- de choses y ont changé).

From blog

JA Grégoire, un héros méconnu…

Je suis un fan de JA Grégoire. Vous ne connaissez sans doute pas et c’est normal… JA Grégoire se définissait lui-même comme un « ingénieur de l’automobile » et, effectivement, il le fut !

Durant presque tout le XXème siècle, il apporta beaucoup à la voiture à commencer par la traction avant dont il fut un ardent apôtre à défaut d’en être vraiment l’inventeur. Je n’ai pas trouvé de biographie en français sur JA Grégoire et je ne peux donc que vous proposer sa fiche wikipedia en anglais (elle est complète et exact) à http://en.wikipedia.org/wiki/Jean-Albert_Gr%C3%A9goire

Pour moi, JA Grégoire est surtout l’auteur du formidable « 50 ans d’automobile » en deux volumes (un vrai bible sur l’histoire moderne de l’automobile, un ouvrage épuisé aujourd’hui). Je savais que l’auteur avait également publié deux autres livres et il me tardais de mettre la main dessus… Ce que j’ai pu faire récemment :

From blog

Le premier « l’aventure automobile » est une sorte de résumée et de préambule à son ouvrage majeur (qui a été rédigé plus tard dans sa carrière) alors que je pensais que le second était un récit de ses participations aux 24H00 du Mans mais, en fait, il s’agit d’un roman (pas très bon d’ailleurs) inspiré de ses expériences lors de la célèbre course.

Si je vous parle de tout cela c’est pour m’étonner qu’un personnage comme JA Grégoire n’ait pas une place plus importante dans l’histoire (ne serait-ce que l’histoire de cette industrie) ?

Certes, nul n’est prophète en son pays mais je trouve que JAG mérite un peu de (re)connaissance pour son oeuvre. Heureusement, il a eu la bonne idée de raconter son parcours sur le papier mais même cela n’est pas suffisant puisqu’il semble que son ouvrage majeur n’ait pas eu la diffusion méritée.

Cela pose la question des traces que l’on laisse… La notoriété n’est pas toujours à la hauteur des tâches accomplies.

Livre : Cityboy, les autres confessions à lire !

Toujours dans le registre « banquier pourrit qui lâche le morceau », je vous recommande la lecture de « Cityboy, confessions explosives d’un trader repenti » !

C’est bien écrit, drôle (vraiment drôle parce que bien écrit…) et on en apprend encore de belles… Mais, cette fois, il ne s’agit pas d’un anonyme qui avoue parce que protégé par son pseudo (et donc, dont les aveux peuvent prêter à caution…). Cette fois, l’auteur se dévoile totalement : il s’agit de Geraint Anderson et c’est vraiment son histoire qu’il raconte dans ce livre de 414 pages (qui s’avale vite, vous pouvez me croire !).

On peut même retrouver l’auteur sur son site web et voir les vidéos des nombreuses interviews qu’il a donné sur les chaines TV anglaises. Car son livre est un phénomène qu’on s’arrache là-bas. Il faut dire que l’auteur tenait une chronique anonyme dans le Londonpaper (sous le pseudo de « cityboy » justement) pendant deux ans où il révélait les petits secrets de la profession au fur et à mesure des événements (et ils n’ont pas manqué ces deux dernière années !

Bref, je vous engage à y faire un tour à http://www.cityboy.biz, ça vaut le détour !

Bon, si après tout cela, vous avez encore la moindre parcelle d’illusion sur le capitalisme triomphant (car l’auteur explique bien non seulement le « comment » mais aussi le « pourquoi » et tout indique que tout va continuer comme cela tant qu’on ne changera pas quelques mécanismes fondamentaux tels que les bonus… Or, l’actualité récente semble indiquer qu’on en prend pas le chemin !), c’est qu’on ne peut plus rien pour vous, désolé…

Livre : « la stratégie du choc » de Naomi Klein

Je suis en plein dans les « lectures de gauchistes » en ce moment !

Pourtant, je ne peux que vous recommander de lire ce gros pavé (plus de 650 pages !) de l’auteur(e) célèbre de « No logo » (voir sa bio sur wikipedia à http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein) récidive avec un ouvrage qui est un vrai choc dès le début de sa lecture… Klein nous révéle le vrai visage (et la vraie raison) des principales crises politiques des 40 dernières années et ça fait mal !

Voici un extrait de la fiche que wikipedia a consacré à ce livre (la fiche complète à http://fr.wikipedia.org/wiki/La_strat%C3%A9gie_du_choc) :

La thèse de Naomi Klein est que de la même manière, des désastres (catastrophes naturelles, changements de régimes), qui conduisent à des chocs psychologiques, permettent aux chantres du capitalisme d’appliquer la doctrine de l’école de Chicago dont Milton Friedman est l’un des représentants les plus connus. Ils imposeraient à l’occasion des désastres des réformes économiques que Naomi Klein qualifie d’ultra-libérales telles que la privatisation de l’énergie ou de la sécurité sociale. De telles réformes n’étant pas possibles sans crise.

Naomi Klein utilise comme exemples de sa thèse les dictatures de Pinochet au Chili, de Suharto en Indonésie et d’autres dictatures d’Amérique du Sud en général avec le lot de tortures qui les accompagnent. Le cas de la Bolivie, où les réformes ont été conduites en déportant temporairement les responsables de gauche, est aussi décrit. L’auteur évoque aussi les libéralisations qui ont suivi la chute du bloc de l’Est en Pologne et en Russie au début des années 1990, le gouvernement de Margaret Thatcher au Royaume-Uni, la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Les politiques qui ont été pratiquées aux États-Unis depuis 1990, mais plus particulièrement sous l’administration Bush, sont particulièrement visées, notamment la privatisation progressive de la sécurité aux États-Unis. Cela la conduit à s’intéresser à la gestion de la guerre en Irak[3]. Pour elle, on assiste depuis 2001 à l’émergence d’une industrie de la sécurité intérieure, les attentats du 11 septembre ayant été utilisés comme un choc « utile ».

Il faut lire ce livre pour comprendre les grands ressorts de la politique actuelle menée par les « grandes puissances » qui nous gouvernent… On n’en sort pas rassuré mais on est moins naïf (en ce moment, les temps sont durs pour les naïfs !).

Confessions d’un banquier pourri… Le verdict !

J’ai reçu ce livre hier midi et je j’ai terminé de le lire hier soir… C’est dire si j’ai été captivé !

C’est bien écrit, avec du suspense, des détails (vérifiables) et d’une actualité brûlante. Pour ce qui est du style, j’aurais presque cru lire un des premiers livres de Sulitzer !

Bref, la question n’est pas « qui est Crésus ? » comme se la pose Rue89 à http://eco.rue89.com/2009/04/16/mais-qui-est-donc-cresus-le-banquier-pourri?page=0#commentaires mais plutôt de savoir si ce qui est raconté est vrai, plus ou moins vrai ou complètement délirant (rayez les mentions inutiles). Même si je crois les banquiers capablent de toutes les tupitudes, j’ai du mal à croire que le récit soit strictement exacte mais même s’il n’y avait que 50% de vrai, ce serait déjà largement trop !

« 365 jours d’école à la maison » disponible, enfin !

Nous venons de recevoir les 2000 exemplaires de « 365 jours d’école à la maison », c’est la joie !

Si vous pensiez que « l’école à la maison » n’était pas légale (et donc pas permise) ou que « l’instuction en famille » n’était pas pour vous (trop compliquée, trop contraignante, pas nécessaire, pas utile), lisez ce livre… Il va remettre en cause ces idées reçues !

Plus d’informations (et pour commander l’ouvrage) sur le site dédié au livre à www.ecolealamaison.org

Lecture : « C’est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde » de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean

J’apprécie beaucoup Jean-marc Jancovici et donc, je ne peux que vous recommander la lecture de son dernier livre « C’est maintenant ! » co-écrit avec Alain Grandjean (lui par contre, je ne le connais pas).
Disons-le tout de suite, ce n’est pas un ouvrage pour cultiver votre optimisme !
Vous êtes prévenus : dans ces pages, on parle clairement de fin du monde (ou, au moins, fin de notre façon de consommer le monde…), de guerres et de troubles sérieux à tous les étages (sans oublier les désordres climatiques au cas où vous les auriez oublié…).

Le livre explique bien et en langage clair pourquoi on ne peut échapper à une sérieuse, très sérieuse remise en question de notre mode de vie. C’est d’une simplicité désarmante : dans un monde où les ressources indispensables sont en quantités limitées (et, pour la plupart, quasiment non-renouvellable), il est absurde de penser que la croissance (et la consommation) peut être infinie…

Voilà pourquoi on n’échappera pas à la crise des ressources qui nous attend forcément au bout du chemin. Crise énergétique évidemment mais pas seulement : tout ce qui est employé comme matière première dans nos industrie de transformation viendra à manquer tôt ou tard, ce n’est qu’une question de temps. Et, au rythme où l’on consomme ces diverses ressources (et où notre consommation augmente, année après année), ce tôt ou tard va se matérialiser de notre vivant… Soyez prêt !

Cependant et comme le disent fort justement les auteurs « nous ne croyons pas ce que nous savons », même moi, même en écrivant ces lignes !
C’est pour cela que nous pouvons parler de « fin du monde » avec de bonnes raisons de penser que c’est à la fois inévitable et proche tout en croyant que nous ne sommes pas vraiment concernés… Personne n’y échappe, hélas.
Les auteurs font même la liste des « dix bonnes raisons de ne rien faire » qui expliquent notre immobilisme même après une prise de conscience de la situation plus ou moins approfondie.

Bien entendu, les auteurs font des propositions en expliquant pourquoi ces propositions ne sont PAS utopiques et peuvent être appliquées avec succès. Ils illustrent leur conviction avec des exemples célèbres de grands projets qui n’ont pu être réalisés qu’avec une volonté sans faille et des moyens considérables (projet Manhattan et/ou projet Apollo). Ici, la démonstration est déjà plus faible…
En effet, je ne crois pas que la nature humaine (surtout celle de notre époque) est prête pour un effort de cette ampleur avec absence de récompense à la clé… Si ce n’est celle de rester vivant (ça devrait suffire à motiver mais, hélas, on ne croit pas que le danger soit de cette ampleur). Churchill a pu promettre « du sang, de la sueur et des larmes » et tout même être suivi mais c’est seulement parce que le danger était bien présent, incontestable et concret et aussi, rappelons-le, après avoir préféré suivre Chamberlain qui lui proposait la voie des concessions à Hitler (le trop fameux « esprit de Munich » tant décrié mais pourtant encore à l’oeuvre dans tant d’occasions).

Soyons clair, je ne crois qu’un énième ouvrage sur la question va permettre d’ouvrir les yeux à la multitude qui va toujours préférer (et même exiger) que des efforts soient entrepris mais « par les autres » (not in my backyard), c’est plus facile… Pourtant, c’est tout de même bien CE livre que je vous recommande aujourd’hui car il est très accessible, très clair et complétement absent de langue de bois (même les écolos en prennent dans la tête et c’est largement justifié dans quelques cas… à lire rien que pour cela !). Cet ouvrage vous permettra d’avoir une idée précise (et sombre !) de la situation et ainsi de faire plus facilement le tri lorsque vous entendrez les sirènes de la propagande, c’est toujours ça de pris.

En attendant, dansons sur le pont du Titanic car l’orchestre est vraiment bon, on annonce bien des icebergs droit devant mais comment savoir si on ne va pas réussir à les éviter au dernier moment ?

Heureusement, Mozinor nous donne un aperçu de ce que sera la météo du futur (sur TF1 bien sûr !)…. sortez couvert !

Lecture : « Après la démocratie » d’Emmanuel Todd.

Je ne connaissais pas les précédents ouvrages de cet auteur et je ne vais pas me précipiter dessus : j’aime pas son style et j’aime pas ses idées !
Mais, je dois reconnaitre qu’après avoir lu « Après la démocratie », je ne peux qu’être d’accord avec certaines de ces analyses…

Todd a parfaitement raison quand il explique que la démocratie représentative (le droit de vote, le suffrage universel et tout ce qu’on en connait aujourd’hui) ne s’est pas mis en place en une nuit… Il a fallu d’abord les lents progrès de l’alphabétisation (progression du nombre de gens sachant lire et écrire) et de l’éducation (progression du nombre de gens capables de passer le Bac, entre autres).

Juste également quand il analyse que nos élites n’ont plus confiance dans la capacité de dicernement du « peuple »… Echaudées par les résultats des votes sur les référendums européens, nos élites pensent de plus en plus que « la démocratie est une bonne chose à condition d’en faire bon usage »… C’est oublier un peu vite qu’un Hitler est arrivé au pouvoir (en Allemagne en 1933) par les voies légales.

Tous ces bien-pensants qui pronent la généralisation -rapide- de la démocratie partout dans le monde oublient aussi que les résultats des urnes ne sont pas toujours conformes aux espoirs et prévisions et que dans ces malheureux cas, on n’hésite pas à annuler les élections pour mettre en place un pouvoir fort (comme en Algérie après l’élection -annulée- du FIS ou en Palestine où le Hamas a d’abord eu le pouvoir par des élections -pour le garder de manière violente après mais c’est une autre histoire…-). Bref, ce système n’est pas forcément le bon système pour tout le monde et il faudrait peut-être le réaliser une bonne fois avant de vouloir le généraliser.

Todd critique tout et tous avec un certain allant. Sarkozy en prend pour son grade (qualifier son élection de « moment Sarkozy » est assez bien vu, ça fait référence au « moment Boulanger » déjà connu dans l’histoire de France…) mais il n’est pas seul dans ce tir aux pigeons qui n’épargne personne : los socialos sont bien placés avec en particulier Ségolène qualifiée -à juste titre selon moi- de « vide sidéral »…
Mais notre auteur ne se contente pas d’habiller pour l’hiver le gratin de notre magnifique classe politique, il fait aussi des prédictions et des propositions. Au rayon des prédictions, Todd annonce la fin du suffrage universel direct en europe, rien que cela !
Ceci dit, il a quelques arguments à faire valoir : comme dit ci-avant, l’élite (ceux que Todd nomme « les éduqués supérieurs ») considère que le peuple « vote mal » trop souvent et qu’il faut mettre un terme à cette tendance désastreuse. De plus, il existe déjà une instance de décision politique qui fonctionne sans que ses représentants soient élus d’aucune façon… Il s’agit de la commission européenne bien sûr !
Il suffit donc de dupliquer ce modèle au niveau des nations et le tour est joué… Ce n’est pas impossible mais ça va pas se faire en quelques mois (sauf événement imprévu).

Enfin, Todd conclut avec une proposition : puisque c’est le commerce global qui est en train de tuer nos économies et de miner notre système démocratique, supprimons (ou au moins bridons) le commerce global !
En fait, c’est simplement un retour à une certain dose de protectionisme (c’est tendance en ce moment)  car c’est, selon lui, le dogme du libre échange qui est la source principale de tous nos maux. Là aussi, Todd fait valoir quelques arguments qui sont plus ou moins valables mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a là une bonne dose de bon sens tant notre actuelle mondialisation, sensée nous apporter le meilleur, nous a surtout montré son pire visage.

Je ne recommande pas spécialement la lecture de ce livre qui n’est pas formidablement agréable à lire et dont l’auteur n’est pas non plus formidablement sympatique mais puisque je suis passé par là, je voulais au moins vous faire profiter des grands traits de cette réflexion…

Mise en page d’un livre : une expérience éprouvante

Je participe activement à un projet initié par mon épouse : un livre sur l’école à la maison.
« L’école à la maison » est un concept assez neuf en France et peu répandu (même si c’est en croissance dernièrement). Nous avons pratiqué « l’instruction en famille » (l’autre nom pour « école à la maison ») depuis 10 ans et ma femme tenait un blog de nos expériences quotidiennes menées avec nos fils.
C’est le contenu issu de ce blog que nous avons repris pour faire ce livre.

L’auteur de ce livre, c’est ma femme mais, comme pour son précédent ouvrage (La Pédagogie Montessori Illustrée) j’ai participé un peu au niveau de l’articulation du contenu. Cette fois, je suis allé plus loin dans mon implication car je me suis également occupé de la mise en page. Oui, car comme pour « La Pédagogie Montessori Illustrée », nous allons d’abord diffuser cet ouvrage en auto-édition (la seconde édition de « La Pédagogie Montessori Illustrée » a été reprise par un éditeur traditionnel).

L’auto-édition est aujourd’hui bien plus accessible qu’il y a quelques années. J’ai déjà diffusé « Racing » en auto-édition et on commence à avoir un peu de recul sur cette pratique. Pour notre livre actuel (dont le titre sera « 365 jours d’école à la maison », voir à www.ecolealamaison.org), l’ambition en terme de mise en page était élevée puisque le livre est abondamment illustré : plusieurs centaines de photos sont présentes dans les pages  de « 365 jours d’école à la maison ».

Cela n’a pas été facile car j’ai du faire face à la complexité de la mise en page lorsqu’on veut que les images soit partie intégrante du contenu et non rejettées dans un cahier central comme cela se pratique souvent dans les livres de type biographie par exemple. Là, il s’agissait de caler le texte autour de 2 voire 3 photos par page et cela était long et difficile.
Long parce que l’ouvrage fait presque 200 pages (196 exactement) et difficile parce qu’une modification au milieu d’un chapitre oblige à reprendre tout le calage du chapitre à partir du changement… Long et pénible !
Cela ma pris un bon mois alors que je pensais initialement boucler cela en deux semaines.

C’est Frédéric Box (www.profilbox.com) qui s’occupe de la couverture et il ne nous reste plus qu’à trouver un imprimeur compétitif et, bien sûr, à vendre le livre !

Quelques morceaux choisis du livre pour vous donner une idée… Ci-dessous, un ensemble de photos d’écrans (46) de la version de travail (prise courant janvier 2009).

Livre sur la vie de bureau : « L’open space m’a tuer »

Voici un nouvel ouvrage révélateur de ce qu’est devenu la vie professionnelle dans certains contexte : « L’open space m’a tuer » à découvrir ici.

Le point de vue des auteurs pour situer le ton :

Les dirigeants peuvent bien pester contre cette génération qui a perdu la valeur travail et ne pensent qu’à leur vie privée, ils oublient juste une chose : cette attitude n’est pas une cause, mais une conséquence. Entre les jeunes cadres et l’entreprise le lien de confiance est cassé. C’est le règne du chacun pour soi…

Annonce : un nouveau blog pour Murielle

Suite à la naissance de notre 4ème fils (Justin, né le 4 juillet dernier), Murielle vient d’ouvrir un nouveau blog (basé sur WordPress) dédié à l’éducation Montessori de ce dernier.

Ce « Blog bébé Montessori » va remplacer le « Blog Homeshooling » qu’elle tenait depuis quelques années et qui suivait les aventures de Damien pendant son « Instruction En Famille »… Damien vient de rentrer en 6ème au collège pour intégrer une classe bilingue, ce blog n’a plus de raison d’être.

Mais cette expérience et la matière accumulée dans le « Blog Homeshooling » n’est pas perdue puisque nous sommes en train d’en faire un livre qui devrait être disponible début 2009 => 365 jours d’école à la maison

Ce livre va être une occasion supplémentaire d’améliorer notre pratique de l’auto-édition car, bien entendu, aucun éditeur français n’est intéressé à publier le premier livre en français sur le thème de l’école à la maison !

Le livre de Gérard Crombac « en première ligne »

Je viens de lire « Mes 578 Grands Prix. » par Gérard « Jabby » Crombac (voir aussi l’article que lui a consacré « mémoire de stands », un excellent blog sur le sport-auto).

L’homme qui a assisté au plus grand nombre de Grands Prix de F1 raconte sa passion à travers cet ouvrage !

 » Je suis parvenu au crépuscule de ma carrière en accumulant tant de souvenirs merveilleux que j’ai voulu en faire profiter les lecteurs qui m’ont suivi au cours de ces années ».

Ce livre est un condensé de souvenirs incomparables !

Il faut dire que Jabby a tout vu, tout vécu et qu’il a été le témoin privilégié d’à peu près toutes l’histoire moderne du sport automobile. Je recommande donc chaudement ce livre que j’ai commandé à la « librairie mécanique » et reçu deux jours après (bravo !). Et vu les trésors qui s’accumulent dans cette librairie, il plus que probable que je vais commander de nouveau depuis cette source…

Pour en revenir à Crombac, le comble c’est que c’était un personnage que je n’appréciais pas du tout… En effet, je prenais son parti-pris pour Lotus pour un dogmatisme absurde (Lotus ne m’a jamais paru mérité un pareil favoritisme). Son livre ne m’a pas fait aimé Crombac par miracle (il révèle même quelques aspects contestables de son activité passée mais, au moins, il est honnête) mais son livre vaut vraiment le coup pour chaque vrai passionné de sport-auto (bien qu’un peu cher).

Cela ma fait penser qu’en plus de mes livres sur la Porsche 917, j’ai pas mal d’ouvrages sur le sport-auto qui dorment sur mes étagères et je devrais en faire une petite critique ici même (les livres à avoir et ceux qu’on peut éviter).

Réseaux sociaux, édition II finalisée !

Ces dernières semaines, j’étais occupé à finaliser l’édition II de mon livre « les réseaux sociaux ». Trois ans après la première édition, cette version remaniée et enrichie va sortir à la prochaine rentrée.

Que trouvera-t-on de nouveau dans cette seconde édition ?

Tout d’abord, j’ai vraiment remanié le contenu et la structure du livre… à tel point que mon éditeur m’a demandé « tu n’es pas reparti de l’ancien contenu ? » !

J’ai « raffraichi » tout ce que j’ai gardé, j’ai viré pas mal de texte qui n’avaient plus de raison de rester et j’ai aussi ajouté pas mal de nouveau : en particulier la quatrième partie qui est entièrement inédite.

Cette quatrième partie traite de l’émergence des réseaux sociaux au sein de l’Intranet. En effet, c’est la prochaine grande vague d’évolution de ce domaine : on passe du grand public au professionnel et les organisations vont être (sont déjà en fait) touchées. Il est facile de prévoir que des « Facebook » internes vont apparaitre un peu partout et c’est cette évolution que j’explique et détaille.

Les illustrations ont été aussi assez largement renouvellée mais les dessins de Fix sont toujours là (plus quelques-uns qu’on avait pas inclus dans la première édition).

Comme toujours, finaliser un livre est un gros travail. Dans le cas présent, initialement, je n’avais pas prévu de travailler sur une seconde édition d’un ouvrage existant mais plutôt d’en écrire un nouveau à part (consacré intégralement aux réseaux sociaux sur l’Intranet) mais, d’un commun accord avec mon éditeur, nous avons finalement bifurqué vers ce projet de renouvellement du contenu de « les réseaux sociaux ».

Et même si je peux dire que j’ai enfin abouti le processus de finalisation, les mots sont trompeurs car le travail n’est pas encore tout à fait terminé… Finalisation ici veut dire que j’ai pu assembler une première version complète. Version complète avec déjà un premier niveau de relecture/corrections plus toutes les illustrations présentes et à la bonne place.

Reste encore pas mal de chemin à faire : l’éditeur doit maintenant procéder aux passes de relectures/corrections approfondies. A ce stade, il est toujours possible d’intervenir sur le contenu. S’il (léditeur) trouve que je n’ai pas été assez clair sur telle ou telle section, il est encore possible de la reprendre et de l’affiner.

Une fois la phase de relectures/corrections terminée au niveau de l’éditeur, le fichier me revient pour une revue finale : il s’agit alors d’approuver les changements apportés par la correctrice (la plupart du temps, j’approuve sans difficulté car les corrections proposées sont précises, pertinentes et justifiées).

Le fichier repart encore chez l’éditeur pour la mise en page. En effet, même si je participe au travail de préparation de la mise en page (en choisissant les niveaux des titres par exemple), ce n’est pas moi qui détermine et applique la maquette de présentation du livre. Une fois à ce point, c’est presque fini : il ne reste plus qu’à se mettre d’accord sur la couverture et sur le texte qu’on va mettre sur la jaquette (important !).

Un livre comme « les réseaux sociaux » ne parait pas être une entreprise gigantesque mais cela représente tout de même des mois de travail. En temps écoulé (à ne pas confondre avec « temps consommé »), ça prend souvent presque un an !

Voilà, je voulais vous faire partager un peu de mon travail et comment il se déroule…

Un nouveau livre en préparation… 365 jours d’école à la maison

Je suis en train de travailler en ce moment sur un projet initié par mon épouse : un livre sur notre expérience du « homeschooling »  (ou « école à la maison » ou encore « éducation en famille »).

Nous avons pratiqué ainsi pour nos trois fils (les deux premiers juste un peu, N°3 pour tout son primaire) et nous pensons utile de faire partager notre expérience à travers un ouvrage récapitulatif dérivé du blog que tient Murielle depuis déjà 3 ans… voir à http://www.lebloghomeschooling.com/

L’ouvrage (qui n’est pas encore terminé, je travaille dessus à plein temps en ce moment) a déjà son site dédié à http://www.ecolealamaison.org/

Livre : « Négrologie » de Stephen Smith

C’est un ami qui vit en Côte d’Ivoire qui m’avait conseillé de lire ce livre… Et il a bien fait !

« Négrologie » est un livre âpre, dur, décapant. Personne n’est épargné et toutes les vérités qui font mal sont révélées. Stephen Smith a l’incontestable mérite de dire les choses telles qu’elles sont et non telles que les bien-pensants nous les présentent !

Si vous doutez qu’il s’agit DU livre sur la question de l’Afrique et du développement, lisez donc la fiche wikipedia de cette ouvrage

Sur ces questions, voilà ce que j’écrivais sur mon ancien blog le 22 avril 2008 (et, après avoir lu l’ouvrage de Stephen Smith, je suis conforté dans mon opinion) :
Revenons sur les déjà fameuses « émeutes de la faim » qui se produisent en ce moment dans des dizaines de pays (mais oui, des dizaines !). Le témoignage de Jean Ziegler ci-dessous est édifiant :
Je voudrais insister sur un point crucial et déjà évoqué dans ces pages : l’effet négatif de l’aide au développement. Je suis convaincu qu’il s’agit là de l’élément clé : tant qu’on ne comprendra pas que notre assistance alimentaire tue la production locale, on ne fera qu’aggraver le problème. 

Ceux qui sont pour l’envoi immédiat d’une « aide d’urgence », que vont-ils proposer dans un an ou plus tard quand la production locale sera définitivement anéantie par cette concurrence insupportable ?

Il faut arrêter (oui, stopper) d’aider les pays en voie de développement car notre « aide » est un poison pour les producteurs locaux et pour les habitudes alimentaires. Il faut arrêter de concurrencer les agriculteurs locaux avec notre production subventionnée et pleine de pesticides.
Il faut stopper cette ingérence chère à Kouchner et qui ne produit que des résultats désastreux (y compris des odyssées ridicules comme l’arche de zoé !).

Et si on se trompait complétement sur la notion d’aide au développement ?

Un article particulièrement intéressant et édifiant sur Libération : La Palestine, un Etat en faillite permanente.
Dans cet article, on apprend que, entre autres, « la Palestine est aujourd’hui la contrée la plus assistée au monde. En 2005, l’aide étrangère y a atteint 1,1 milliard de dollars, soit 366 dollars par habitant. Par comparaison, en Afrique, elle dépasse rarement les 30 dollars par tête. »
Continuons à citer Libé, extraits :

Cette enveloppe, destinée au développement, a surtout servi au fil des ans à renflouer les caisses de l’administration palestinienne. 

L’Autorité palestinienne a continué à recruter à tout-va. Cet été, près de 4 000 militants ont été enrôlés dans les services de sécurité. Des prises d’otages occidentaux à Gaza se sont parfois réglées par l’embauche d’une dizaine de membres d’un même clan.

Edifiant, n’est-ce pas ?
Mais, après tout, si les occidentaux sont assez bêtes pour alimenter ainsi un puit sans fond, pourquoi s’en priver, pensent sûrement les Palistiniens qui profitent le plus de cette mane.

Ceci dit, il ne s’agit pas ici de faire le procès des Palestiniens profiteurs en plus d’être terroristes. Interrogeons-nous plutôt sur le principe même des aides, surtout financières, qui sont envoyées aux pays dit du tiers-monde. Cela fait des dizaines d’années que des millions d’Euros sont déversés sur des contrées présentées comme nécessiteuses… et avec quels résultats ?
On le sait tous, des résultats très décevants pour ne pas dire pire.

Les prêts (qui forment le dette actuelle de ces pays) ont souvent été utilisés pour acheter des armes (vendues par ceux qui accordaient les prêts… rien ne se perd !). Et c’est pour ce cycle infernal qu’ensuite les grands organismes internationaux comme le FMI imposent des politiques d’austérités ?
Si on avait pu présenter d’avance ces beaux résultats, les populations concernées auraient simplement dit « merci mais non merci, gardez donc votre argent ».

Pareil pour les dons. Seule une partie réduite (pour ne pas dire infime) de l’argent envoyé pour les victimes du tremblement de terre au Cachemir (par exemple, pour reprendre un événement récent et encore dans les mémoires) va à ceux qui en ont le plus besoin. Sur le terrain, quelques ONG se battent vraiment pour faire changer les choses mais les plus actives sont aussi les moins tolérées par les autorités locales. Les gouvernements préférent largement celles qui ont le mieux compris les régles non-écrites du « charity-business » et qui, pour creuser un puits dans un village, ont besoin d’hospitalités climatisées, de téléphones par satellites et de 4×4 dernier cri.
Je ne suis pas certain que le puits en question méritait cette débauche de technologie et cet étalage de richesse. Je ne suis pas certain non plus que les villageois qui auront bénéficié de ces largesses garderont un bon souvenir de l’aide occidentale.

Je crois qu’il est temps de remettre en cause le principe même de l’aide au développement. Non pas parce qu’il s’agit d’un gaspillage de notre argent mais parce que les effets ne sont pas positifs, tout simplement.
Oui, au bout du compte, c’est bien notre argent qui est ainsi dépensé inutilement. Je peux être sensible à la détresse d’un peuple touché par une catastrophe mais je suis vite aterré par l’usage qui est fait de mes dons ou de mes impôts quand je vois qu’ils sont utilisés pour fournir des Mercedes et des Kalachnikovs à quelques excités qui entrainent tout un peuple dans un abime sans fin.
Mais ce n’est pas cela le plus grave. En effet, j’accepterais volontiers un peu (ou même beaucoup) de gaspillage de mon bel argent si seulement ça servait à quelque chose de positif. Hélas, rien de positif ne semble sortir de notre aide au développement. Pire, il apparait même que c’est tout le contraire qui arrive : plus nous aidons certains pays et moins ils s’en sortent !

En effet, comment expliquer autrement l’état où se trouve l’Afrique aujourd’hui ?
Des dizaines d’années de programmes qui se superposent pour quoi ?
Pour rien ?
Non, même pas pour rien (cela serait un moindre mal), pour finalement arriver à une situation pire qu’avant notre intervention !
Qui oserait aujourd’hui dire que notre action présente un « bilan globalement positif » ?
C’est un peu comme la risible influence positive de la colonisation… la colonisation n’a été positive pour personne, même pas pour les empires qui l’ont mené !

Mais alors, que proposes-tu ?
Que faut-il faire pour aider efficacement les pays et les peuples dans le besoin ?
Rien.
Quoi, tu ne proposes rien ?
Non, je dis qu’il ne faut *rien* faire, nuance…
Ne rien faire… non, tu n’es pas sérieux !
Si parfaitement sérieux, si on veut vraiment aider ces pays et ces peuples, il faut d’abord les laisser tranquilles, ne pas intervenir. Notre intervention n’est pas adaptée à leurs contextes, elle n’est pas efficace, elle est pertubante, elle sème le désordre et la corruption. Le mieux est donc de ne plus intervenir.

En première analyse, cela parait difficile à admettre puisque cela va à l’encontre de ce qu’on pratique depuis des décénies. De plus, tous nos médias ne nous proposent pas d’autre voie que « plus de la même chose », alors on trouve naturel de poursuivre…
Pourtant, on commence à s’apercevoir qu’il serait temps d’arrêter de polluer notre environnement puisque nous finissons par sérieusement abimer notre milieu. Nous devons également considérer que nos voisins proches ou lointains font partie de notre environnement. Et, en toute logique, nous devons éviter de les polluer, de les abimer.
Pour cela, il faut changer notre attitude plutôt que de continuer à faire « plus de la même chose » : arrêtons notre aide au développement puisqu’elle est néfaste, je suis persuadé que ces pays ne s’en porteront pas plus mal, au contraire…

Voilà tout ce qu’a trouvé ce donneur de leçons privilégié : stopper l’aide aux pauvres !
Décidément, l’oppression capitaliste se sent pousser des ailes en ce moment : même un petit profiteur comme Lefebvre pense qu’il peut prôner l’arrêt de l’aide au développement !

Allons, soyons réalistes : on sait bien que ceux qui profitent de nos aides, ce ne sont justement pas les pauvres !
Ce sont précisement ceux qu’on voudrait le moins aider (les profiteurs, les dictateurs et autres seigneurs de la guerre) qui bénéficient le plus et le mieux de nos programmes qui sont conçus sans connaître la réalité du terrain. L’aide sous la forme actuelle n’est pas seulement inefficace, elle est nocive, néfaste !
Nous devons arrêter ces programmes qui ne font que perpétuer des situations injustes, que maintenir en place des dirigeants corrompus, qu’alimenter des fauteurs de troubles avides. Nous devons arrêter de penser à ces pays comme à des provinces sous tutelle. Nous devons cesser de croire ce qu’on nous présente comme étant « nécessaire, pour leur bien ».
La terrible vérité, c’est que dans « aide au développement », ce n’est pas le mot aide qui compte mais bien le mot développement. La finalité de ces programmes, ce n’est pas de venir en aide aux populations mais plutôt de permettre le développement de nouveaux marchés, de nouveaux débouchés et peu importe à quels coûts !
L’Afghanistan est toujours une contrée désolée où l’illétrisme domine mais, signe inconstestable de progrès, on comme à y construire des centres commerciaux ultra-modernes… en effet, ça va tout de suite mieux. Une fois encore, à qui profite le crime ?

Nouveau livre : Porsche 917, esquisses d’un succès

Je viens de recevoir le tout dernier livre de photos sur la Porsche 917 disponible depuis peu : « Porsche 917, esquisses d’un succès » par Reynald Hézard et publié par Vif Argent Editions.

C’est un très beau livre qui retrace le parcours de chaque chassis de la cinquantaine de 917 construites entre 1969 et 1971. Le tout illustré par des photos souvent inédites et magnifiques !

Le commentaire -succint- est en français et en anglais. Vous pouvez commandez cet ouvrage sur la boutique de Le Mans Racing mais faites vite, ce livre est une édition limitée…

En parcourant cette merveille, j’ai réalisé que mon propre projet de livre sur l’histoire de la 917 était parfaitement complémentaire de ce genre de publication : je ne vais pas me casser la tête à essayer d’obtenir des droits pour les photos à insérer car je ne vais PAS mettre d’illustration, tout simplement !

En effet, je vais rédiger le premier livre sur la 917 qui sera uniquement axé sur le texte… Mon propos est de détaillé l’histoire de cette fabuleuse voiture pendant sa première période (68/71). Mais je ne vais pas me contenter d’en faire un ouvrage documentaire, je vais pousser le récit jusqu’à reconstituer les dialogues entre les différents acteurs, une sorte de « roman historique » sur la 917 !

J’ai tout ce qu’il faut pour le faire avec un niveau de détails suffisant et, surtout, j’ai envie de le faire.

Livre : « Les jeux libres » par Alain Delort

 

On pourrait pense que c’est une forme d’auto-promotion puisque ce livre est publié par mon éditeur : M21.

Mais je dois dire que je suis sincérement enthousiaste à propos de cette ouvrage que j’ai lu (dévoré !) en à peine une journée !

De quoi s’agit-il ?

D’un roman d’anticipation sur le thème du sport-spectacle sous l’angle du dopage…

Voici la présentation de l’ouvrage par M21 :

2024, les dirigeants du sport mondial et des Jeux Olympiques ont mis au point des tests antidopage totalement efficaces qui vont enfin permettre au sport de se débarrasser définitivement des tricheurs. C’est du moins leur espoir mais sans leur béquille chimique, les athlètes courent moins vite, sautent moins haut et sont moins forts. L’ennui guette dans les stades. Un entrepreneur sans foi ni loi va profiter de l’occasion pour créer une nouvelle organisation : les Jeux Libres. Les athlètes y auront toute liberté de se préparer comme bon leur semble pour les épreuves. Cachets, pilules, mais aussi os en titane et cellules souches vont alors remplir les sacs d’entraînement de ces champions d’un nouvel âge.Une nouvelle page de l’histoire du sport va s’ouvrir. La dernière ? 

Les chefs d’entreprises se dopent, les hommes politiques se dopent… les candidats au bac se dopent. Pour faire face à la pression et à des rythme de travail à la limite du soutenable, nombreux sont ceux qui s’autorisent une petite béquille chimique pour garder un temps d’avance sur leurs concurrents.

Qui voudrait sérieusement nous faire croire que les athlètes ne font pas de même ? Pour se dépasser et remporter des titres et des médailles, les sportifs intègrent le dopage dans leur préparation physique pour les grands évènements. Cela existait déjà à Olympie pour les Jeux Olympiques antiques, où l’hydromel et le sang de taureau frais constituait un must pour décrocher les lauriers promis aux vainqueurs.

Les Jeux Libres explorent le scénario d’un sport où le dopage serait officiellement admis au grand jour. Le spectacle et les records sont au rendez-vous. Les pires dérives aussi.

Je dois dire que ce livre (le premier de cet auteur) est remarquablement réussi sur tous les plans : bien rédigé, rythme rapide, déroulement maitrisé… C’est un régal. Seule la fin laisse un poil à désirer mais c’est difficile de bien conclure en explorant à fond un tel concept.

Ce qui est en plus intéressant dans ce livre, c’est l’absence relative de parti-pris et l’analyse quasiment sans complaisance de la situation actuel du sport-spectacle dans toutes ses dimensions. L’auteur a pris soin de passer en revue toutes les facettes de son thème. Du coup, l’histoire est crédible. Mieux, elle est probable !

Bref, j’ai adoré et je vous recommande d’en profiter aussi…

On peut trouver ce livre (format papier) sur Amazon à http://www.amazon.fr/Jeux-Libres-Alain-Delort/dp/2916260307

Et sur Mobipocket au format Ebook à http://www.mobipocket.com/EN/eBooks/eBookDetails.asp?BookID=86796

 

J’ai reçu le premier exemplaire de « Racing » !

Je viens de recevoir le premier exemplaire de « Racing » imprimé par BOD !

Bonne surprise : la couverture est très belle et le livre est un vrai « pavé » avec ses 420 pages…

Maintenant que j’ai pu valider la qualité de fabrication de BOD, je n’ai plus de retenue pour faire la promotion de mon ouvrage…

Grâce à des services comme BOD, l’auto-édition devient vraiment une réalité concréte.

L’utilisation quotidienne du lecteur Cybook…

Cependant, ça fait maintenant plus de six mois que j’utilise ce lecteur au quotidien et il est temps d’insister sur les points positifs…

Tout d’abord, l’autonomie. Oui, presque 2 semaines sans avoir à le recharger… wow !

C’est clair que l’autonomie promise est bien là. Un point important. Toutefois, quand le reader arrive au bout de son autonomie, il se fige sans prévenir (ça m’est arrivé un soir). J’ai cru qu’il était planté mais le reset restait sans effet… C’est seulement en le mettant en charge que j’ai pu reprendre la main. Donc, la première fois, ça surprend.

Ensuite, je dois dire que j’ai assez vite oublié le lecteur pour me concentrer sur le contenu : j’ai lu Darknet entièrement grâce à mon Cybook et je suis en train d’attaquer « l’histoire de la révolution française » par Thiers après avoir lu le « J’accuse » de Zola (bien plus long que l’extrait célèbre qu’on connait tous).

Bref, le lecteur s’efface assez vite devant l’ouvrage et ça aussi, c’est un gros plus.

Je suis donc en train de basculer ma consommation de livres sur mon Cybook et pour un « gros » lecteur comme moi, je pense que c’est assez significatif. 

Les détails :

Tout d’abord, les points positifs…

– Je l’ai déjà évoqué mais la lisibilité est vraiment bonne, même et surtout en pleine lumière. Rien  à voir avec toutes les expériences basées sur un écran que vous avez pu avoir par le passé, c’est dix fois mieux q’un écran, c’est même mieux que du vrai papier dans la mesure où l’on peut agrandir le texte si besoin… Le gros-gros plus du système, incontestablement.

– le poids : à 174g (c’est vraiment ce poids là, j’ai vérifié sur une balance de cuisine) le Cybook est vraiment léger et donc on peut le mettre dans une -grande- poche sans problème.

– silencieux (pas de disque dur, c’est de la mémoire flash).

– bonne autonomie (en 4 jours d’utilisation intensive, il semble que j’ai à peine entamée la capacité de la batterie !).

 

Bon, maintenant, les points négatifs…

– c’est lent à ‘ouverture !

Il faut plus de 23 secondes pour le démarrer et arriver à la liste des livres disponibles… c’est trop long !

J’ai mesuré plusieurs fois pour être sûr et je n’arrive pas à descendre sous les 23 secondes (c’est sans doute plus ou moins autour des 20 secondes en fonction du remplissage de la « bibliothèque »).

Désolé mais pour un système qui repose sur de la mémoire flash, le démarrage devrait quand même être plus rapide tout de même !

Mais il n’y a hélas pas que le boot initial qui est lent : le chargement d’un livre dans la liste prend autour de 3 secondes (on peut imaginer que cela va varier en fonction de la taille du livre en question) et passer d’une page à l’autre prend autour de 2 secondes.

Dans l’absolu, c’est pas énorme mais la perception est : c’est lent, voilà tout.

– l’ergonomie n’est pas terrible non plus : il y a des boutons partout !

On en trouve sur trois côtés (du coup, quand il est actif, on ne sait pas par quel bout le prendre de peur d’appuyer involontairement sur un de ces -trop- nombreux boutons… A l’époque où la « roulette » de l’Ipod a montré la voie, c’est assez décevant !

Toujours sur l’ergonomie matérielle, le bouton directionnel sur la face avant (c’est le bouton qui permet les manipulations de base) est désagréable (je le trouve trop dur) et pas fiable à 100% : il faut cliquer deux fois de temps en temps… Là aussi, mauvais point (surtout qu’on s’en sert beaucoup).

– l’ergonomie logicielle n’est pas formidable non plus : les commandes par menus ne sont pas toujours très claires et le fameux boutons directionnel ne permet pas de faire ce qu’on veut de façon intuitive (exemple : je n’ai pas encore réussi à aller lire une note et à revenir au texte d’origine sans me perdre au passage… à revoir !). Là encore, il y aurait beaucoup à reprendre de l’Ipod…

– le support du format PDF est aussi super décevant : on ne peut pas zoomer !

La plupart des fichiers sont donc illisibles… super !

Pour moi, c’est là un point incompréhensible. C’est comme si un fabricant de baladeur musicaux ne supportait pas le format MP3…

Il y a peut-être une piste pour contourner cette limite absurde : transformer les fichiers PDF en fichiers au format Mobipocket (.prc qui lui est le format de base des Ebooks bien reconnu par le Cybook), je vais creuser cela…

Pour en finir avec l’ergonomie logicielle, soulignons tout de même que la gestion de la liste d’ouvrages (transfert, suppression) est très simple (sur Mac au moins… vous l’attendiez, hein !). Une fois branché via un câble USB, mon Cybook est vue comme un volume supplémentaire… Là au moins, on ne peut faire plus simple !

Bref, vous l’aurez compris : il y a tout de même pas mal de points négatifs encore. Mais, je m’aperçois qu’on a tendance à pointer du doigt tous les « moins » par rapport au livre traditionnel mais qu’on ne voit pas encore tous les plus que ce mode de lecteur nous apporte…

En effet, le livre traditonnel n’est pas sans défaut, simplement, on ne les voit plus plus… hé oui !

Par exemple : moi, j’aime pas devoir tenir le livre afin qu’il reste ouvert (si on le tient pas, la reliure a tendance à le refermer… vous avez remarqué ?). Là, on a plus ce problème et c’est un plus que j’apprécie beaucoup !

Je ne suis pas viscéralement attaché à la forme physique traditionnel du livre. Lire sur écran est pénibe, imprimer un pdf est contraignant (et gaspilleur) et, ensuite, on a une collection de pages volantes… pas vraiment un livre ça !

Là, on a enfin un dispositif de lecture qui ressemble à quelque chose et qui est confortable (au moins pour la lecture proprement dire), profitons-en moi je dis…

Je suis surpris quand je lis des critiques ça et là de journalistes qui ont eu en main le Cybook ou d’autres lecteurs : au lieu de décrire les défauts et qualités réels du système, ils nous font une dissertation sur les vertus inaliénables du livre physique… à côté de la plaque messieurs !

Finissons sur un point délicat de ce système : les ouvrages eux-mêmes…

Les gratuits sont gratuits (oh !), nombreux et largement disponibles sur des sites comme Ebooks libres & gratuits ou d’autres.

C’est sur ce site que j’ai récupéré des ouvrages de Zola, Saint Exupéry ou même « La Guerre des Gaules » de César…

Les publications récentes sont souvent payantes (logique et normal). Je n’ai pas encore pu voir si les prix étaient ajustés par rapport aux versions imprimées (là aussi, ce serait logique et normal qu’ils soient moins chers…) mais on peut se les procurer sur des nombreux sites comme celui-ci http://www.mobipocket.com

Le point délicat à ce niveau, c’est la question des DRM : l’ouvrage que j’ai récupéré est lié à mon lecteur… Pas question de la prêter à un ami par exemple (ou alors, faut que je lui prête le lecteur en même temps que l’ouvrage… gênant !).

La question des DRM est délicate car elle pose forcément celle de la durée dans le temps : quid de ce format et de cette protection dans cinq ans ou dans dix ans ?

On sait bien que tout ce qui est numérique supporte mal l’écoulement des années (alors que cela devrait être le contraire… vive le progrès !)… Je crois qu’il y a là matière à réflexion car c’est tout de même une limite qui pose de nombreuses questions.