Qu’est-ce qu’une mauvaise journée d’écriture ?

Je me suis posé cette question : à quoi sert ce blog ?

La réponse est simple : comme tous les blogs d’amateurs, il sert à faire partager une passion commune, sincèrement et complètement. Alors, pour être tout à fait complet, je vous propose aujourd’hui de partager avec vous à quoi ressemble « une mauvaise journée d’écriture » que j’ai eu dernièrement…

Cette fois, il ne s’agit pas de la classique panne d’inspiration ou le manque d’envie (déjà évoqué par ailleurs) mais d’une journée en apparence productive (j’ai pu écrire une bonne partie de la journée) mais qui, malgré tout, ne donne pas les résultats espérés. En clair, j’ai rédigé un chapitre entier du tome III de « Perdu dans le temps » mais ce dernier est bon à refaire. Cela m’arrive rarement. Généralement, quand j’arrive à écrire, je suis plutôt content du résultat (en toute modestie bien sûr !).

Donc, voici le contenu en question… Tout d’abord, les notes que j’avais pour ce chapitre (notes rédigées il y a des semaines) :

Topper s’aperçoit (en analysant les messages) qu’un endroit est très actif et concentre pas mal de monde : une « clinique » au CR05.

Il veut s’y inflitrer afin de comprendre ce qui s’y passe… Avec l’aide d’Abel et du Colonel, il parvient à y creuser son trou et ce qu’il y voit est stupéfiant : des historiens interrogent des dizaines de personnages célèbres qui sont là bien vivants !

On y trouve Staline, Mao, Hitler, Freud, Napoléon, etc.

Topper est fasciné et il arrive à nouer des liens avec un collègue et il lui parle de son maitre : Henri Guillemin. Dès le lendemain, celui-ci (Guillaume Hoche) lui présente une réplique de Guillemin bien vivante et prête à entamer le dialogue !

Stupéfait par ce nouveau prodige, Topper demande à Guillaume comment il a pu réussir un tel prodige ?

Guillaume répond, désinvolte, que c’est facile, qu’il suffit d’en faire la demande à « ceux du monde réel »… devant cette évocation, Topper n’arrive pas à y croire : que veut donc dire Guillaume par « ceux du monde réel » ?

Il l’interroge mais c’est alors au tour de Guillaume de rester interdit : il pensait que Topper était comme lui, un injecté parfaitement au courant de sa vraie situation…

Ensuite, le résultat dans son état brut (aucune correction comme vous allez pouvoir vous en rendre compte) :

Chapitre X – La clinique

Camp CR5, date inconnue

Uwe Topper et le Colonel s’étaient matérialisés dans une clairière fleurie, un endroit bien agréable quand on est habitué au désert de pierres du TP1… Au bord de cette clairière se dressait un imposant batîment tout en bois, parfaitement intégré dans le paysage.

Colonel- Allons-y !

Topper- Comme ça, au culot ?

Colonel- Vous avez une meilleure idée ?

Si ça se passe mal, on aura qu’à sauter au TP1. Je garde mon doigt sur le bouton, n’ayez pas peur…

Topper- Vous avez raison. Allons-y.

Les deux hommes se dirigèrent vers le batîment et y entrèrent sans difficulté : la porte n’était pas fermée et l’entrée n’était pas gardée. À l’intérieur régnait une intense activité : des personnages en blouses blanches passaient d’une pièce à l’autre en discutant fievreusement ou absorbé à lire des documents… L’ambiance suggérait qu’il se passait ici quelque chose d’important.

Topper- C’est sûrement bien ici que ça se passe !

Colonel- Enfilez cela, il vaut mieux se fondre dans le décor…

Le colonel avait saisi deux blouses blanches accrochées au mur et il en passait une à Topper tout en enfilant l’autre. Les deux complices ressemblaient aux autres désormais. Le couloir principal semblait très fréquenté et c’est naturellement qu’ils s’y engagèrent. Ce couloir évoluait rapidement et prenait des allures d’aquarium avec des larges baies vitrées de part et d’autre. Ces fenêtres donnaient dans des pièces où des gens étaient assis autour de petits bureaux. Mais, en y regardant mieux, ces « gens » étaient faciles à reconnaitre : dans une pièce on identifiait un sosie de Staline, Hitler était dans la suivante et ainsi de suite. Les personnages historiques du XXème et même du XIXème siècle étaient légion !

Colonel- Qu’est-ce que ça signifie ?

Topper- Je n’en ai aucune idée !

Colonel- Pourquoi une organisation ferait autant d’efforts pour rassembler des sosies de ces personnages ?

Ils veulent ouvrir une sorte de « musée vivant » ?

Topper- Et s’il ne s’agissait pas de sosies ?

Colonel- Pas des sosies ?

Pourtant, je les trouve plutôt ressemblant, criant de vérité même !

Topper- Justement, je trouve même que tout cela fait un peu trop « vrai » pour être seulement une mascarade. De plus, tous ces types en blouse blanche ont trop l’air sérieux et affairés pour que ce soit seulement un projet de type musée ou une exposition… Non, il y a autre chose.

Colonel- Que fait-on alors ?

Topper- On reste et on essaye d’en savoir plus. Il faut qu’on arrive à s’intégrer, qu’on puisse interroger au moins un de ces type.

Colonel- Comment ?

En le coincant dans un placard et en le menaçant ?

On risque surtout de se faire repérer et de devoir fuir sans avoir appris grand chose…

Topper- Non, je pensais plutôt à la méthode douce. On entre dans un des pièces et on prend des notes, comme font les autres. Avec peu de chance, ça va passer tout seul.

Colonel- Comme vous voudrez mais, à la première alerte, on se barre dans un coin sombre et j’appuie sur le bouton… J’ai pas envie que notre présence suscite trop de questions, d’accord ?

Topper- ça marche mais vous me laissez parler avec les autres, vous n’intervenez pas, compris ?

Le colonel suivit Topper docilement. Incroyablement, ce dernier semblait parfaitement dans son élément. Il alla directement dans la pièce qui donnait directement sur celle où « Napoléon » était présent. L’empereur qui portait son uniforme habituel n’était pas seul : un des scientifiques en blouse blanche était assis en face de lui en train de l’interroger. De l’autre côté de la baie vitrée, quelques observateurs étaient en train de prendre des notes. Topper et le colonel se mélèrent au groupe sans problème, leur arrivée ne créa aucune réaction chez ceux qui étaient déjà présent.

Au bout d’un moment, l’un deux alla se prendre un verre d’eau au fond de la pièce… Topper en profita pour lier la conversation.

Topper- Je viens d’arriver de l’université de Cologne… C’est impressionnant ce que vous faites-là !

Guillaume Hoche- Oui, c’est intéressant mais tous les sujets n’ont pas le même niveau de réalisme. C’est justement ce qu’on essaye d’évaluer avec ce Napoléon… Celui-là vient juste d’être réveillé et on est encore en train de lui expliquer la situation.

Le colonel regardait nerveusement Topper en train de discuter avec Hoche mais l’historien semblait très à l’aise. Il questionnait le scientifique comme si cétait vraiment un collègue rencontré lors d’un colloque !

Topper- Si je comprend bien, vous faites partie de l’équipe d’évaluation ?

Hoche- Oh les équipes ne sont pas encore vraiment formées en fait !

On est justement en train d’observer librement d’un sujet à l’autre afin de choisir sur quelle expérience on va travailler. Les équipes vont commencer à vraiment se former à partir de demain. Quel est votre champ d’expertise ?

Topper- Je connais assez bien le XIXème siècle…

Hoche- Ah, d’où votre intérêt pour notre Napoléon. Celui-ci est la première génération… On doit le considérer comme un prototype, un galop d’essai pour voir ce qu’il faut corriger par la suite. Mais bon, même des sujets de première génération peuvent offrir des bonnes surprises quelquefois. Par exemple, on m’a dit que leur Freud a été considéré comme opérationnel dès la première génération !

Et, du coup, les spécialistes sont déjà tous dessus, évidemment… Il y a plus de possibilités sur les sujets qui ne sont pas encore validés. Si notre Napoléon vous plait, vous êtes le bienvenu.

Topper avait l’air confortable mais, en vérité, il était complètement héberlué de ce qu’il voyait et entendait… Il repris place derrière la baie vitrée au côté de Hoche en essayant de comprendre le dialogue qui avait lieu entre l’Empereur et le scientifique qui l’interrogeait.

Au bout d’une demi-heure, le colonel le tira par la manche et les deux complices sortirent de la pièce.

Colonel- Vous avez compris ce qui se trame ici ?

Topper- J’avoue que je suis un peu perdu. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une opération s’appuyant sur le clonage pour tester des implants mémoriel. Ou alors, il s’agit de sujets qui ont été « capturés » lors de raids sur leur ligne temporelle mais je ne vois pas l’intérêt d’aller chercher Napoléon pour ensuite l’interroger ici… Bref, pour en avoir le coeur net, il faut que je tire les vers du nez du type avec qui je discutais tout à l’heure.

Colonel- D’accord mais restez prudent.

De retour dans la pièce, Topper pris place au côté de Hoche afin de pouvoir reprendre la conversation quand l’occasion le permettrait. Très vite, c’est Hoche qui se tourna vers Topper…

Hoche- Alors, convaincu ?

Il a l’air pas mal, hein !

Topper- Mais quand le sujet est réveillé, que lui racontez-vous pour qu’il puisse admettre cette situation ?

Moi, si je me réveillais loin de mon époque, je me poserais de sérieuses questions !

Hoche- Sauf si vous êtes persuadé de votre propre mort !

Eh oui, c’est ça le truc : on leur fait croire qu’ils viennent de mourrir et que ces séances sont une préparation avant le jugement devant Dieu, tout simplement !

Et ça marche à tous les coups : quelle que soit votre culture ou votre époque, même si vous n’étiez pas croyant de votre « vivant », le fait de se retrouver devant le tribunal divin rend humble et obéissant même les plus féroces dictateurs… ça marche tellement bien qu’on l’utilise tout le temps désormais. Au début, on avait essayé toutes sortes d’histoires mais avec des résultats trop variables. Finalement, c’est le spécialiste en théologie de Lausanne qui a proposé cela et bingo, c’était la bonne manière.

Topper- Ah oui, c’est astucieux… Mais alors, vous vous faites passer pour des anges ou quelque chose comme cela ?

Hoche- Des anges ?

Non, simplement des « employés divins » mais c’est aussi pour cela que tout le monde ici porte la blouse blanche, ça fait uniforme et ça impressionne pour pas cher !

Sérieusement, une fois que l’explication est intégrée, c’est le sujet lui-même qui génére son propre conditionnement pour accepter le reste.

Topper- Mais pourquoi se donner tant de mal ?

Pourquoi ne pas aller étudier les sujets directement dans leur époque respective ?

Hoche- Mais qu’est-ce que vous croyez ?

Avant de les injecter dans leur époque, il faut bien valider leur comportement et c’est ce qu’on fait ici, tout simplement !

Comment faites-vous à Cologne ?

Topper- Oh, ils doivent faire pareil, certainement !

Mais moi, c’est la première fois que je vois cela… Voyez-vous, je viens du département des archives, c’est la première fois que je viens sur le « terrain » donc j’apprend au fur et à mesure, tout est nouveau pour moi !

Hoche- Ah, c’est ça !

Rassurez-vous, pour moi aussi, ça m’a fait pareil la première fois : j’étais tout désorienté et je n’arrivais pas à croire tout ce que je voyais. Tout parait si réel pourtant…

Topper- Ravi d’apprendre cela. Je suis Uwe Topper et voici Erich Helling, mon assistant. Enchanté de faire votre connaissance Monsieur…

Hoche- Je m’appelle Guillaume Hoche et je travaille à l’université de Lyon. Je serais honnoré de vous servir de guide lors de vos premiers pas ici et, croyez-moi, ça ne sera pas de trop pour s’y retrouver !

C’est ma quatrième séance et je n’ai pas encore tout vu… J’ai encore encore quatre heures devant moi et vous ?

Topper- Euh, pareil en fait.

Hoche- Bien, en quatre heures, on a le temps de voir deux-trois trucs fascinants, suivez-moi !

Topper et le colonel passèrent les heures suivantes avec Hoche, passant d’une pièce à l’autre afin d’entendre les entretiens avec des personnages illustres comme Bismark, Lincoln ou Napoléon III. A la fin de la journée, Guillaume Hoche prit congé d’eux en disant « mon temps est presque écoulé, il faut que j’aille vite en salle de réveil ! Et surveillez l’heure vous aussi, quatre heures, ça passent vite ! ».

Nos deux complices laissèrent partir Hoche sans répondre et se retrouvèrent tous les deux, passablement perturbés.

Topper- Que faut-il penser de tout cela, mon colonel ?

Colonel- C’est bien le diable si j’arrive à choisir ce que je dois en penser !

Soit on est tombé sur des fous, soit c’est nous qui le sommes…

Topper- Bon, essayons de résumer ce qu’on vient de voir :

1) les personnages historiques ont l’air authentiques… c’est pas des sosies en tout cas, ça c’est sûr !

2) ils ont l’air de croire l’histoire qu’on leur raconte… le réveil après la mort et le tribunal divin.

3) ils n’ont pas été kidnappés depuis leur lignes temporelles et emmenés de force ici…

Colonel- D’accord avec tout cela… des clones alors ?

Topper- Oui, peut-être. Mais quelque soit le « quoi » ça ne nous dit pas le « pourquoi » !

Peut-être que si on arrive à comprendre la motivation derrière cette opération bizarre, le reste paraitra plus clair ?

Colonel- Que fait-on maintenant ?

Topper- On y retourne : personne ne fait attention à nous, on est bien intégré, profitons-en pour essayer d’en apprendre un peu plus.

Je suis complètement passé à côté de ce que je voulais écrire dans ce cas. Les aspects intéressants ne sont pas développés (par exemple, on n’entend pas du tout les personnages historiques !), le développement se termine dans une espère d’impasse et le ton n’y est pas non plus… Comment expliquer un pareil ratage ?

Assez simplement en fait : même si j’ai des notes pour un chapitre je ne les suis pas rigoureusement, ce sont juste des éléments pour m’aider à me remettre dans le contexte, pas plus. Ci-fait que quand je me met à écrire, cela peut diverger assez largement. D’habitude, ça donne plutôt des bonnes surprises mais pas cette fois. Je le partage avec vous sans honte parce que, heureusement, ça ne m’arrive pas souvent et que cela me semblait intéressant d’aborder cet aspect du processus.

Petites leçons d’écriture par Guillaume Guéraud… Drôles !

En voilà un qui me fait bien rire !

Guillaume Guéraud propose des petites vidéos (des « auto films » qu’il dit !) où il se moque de l’écriture et des écrivains (dont il fait partie, il sait donc de quoi il parle…). Voici donc trois de ces vidéos que j’ai sélectionné spécialement pour vous :

Découverte et première utilisation de iBooks Author (Apple)

Pour un projet de ma tendre épouse (une série de livrets « Aide-moi à lire seul »), je me suis penché sur iBooks Author d’Apple. Bon, je sais que ce programme est très contesté à cause de son caractère propriétaire et tout ça, c’est vrai.

iBooks Author sur le site d’Apple…

Mais, le projet envisagé (des livrets de lecture pour l’iPad avec un peu d’interactivité) se prêtait bien à cette solution et c’était même la seule envisageable (à moins de se lancer dans un développement d’application en bonne et due forme pour l’iPad, ce qui n’était pas mon intention).

Donc, j’ai pu découvrir et utiliser ce logiciel. Quand on connaît déjà Keynotes (l’équivalent de MS Powerpoint d’Apple pour Mac OS X), se servir de iBooks Author est vraiment facile. L’intégration avec les logiciels du Mac est très bien faite (images venant d’iPhoto, vidéo venant d’iTunes, etc.) mais on pouvait s’y attendre.

Seul bémol, les « fonctions avancées » ne le sont pas tant que cela… Je m’explique : certes, on peut intégrer du son, de la vidéo ou même des présentations Keynotes et tout cela marche du premier coup (aperçu sur l’iPad quasiment en temps réel si vous l’avez connecté à votre Mac, fonction importante et qui permet de se rendre compte au fur et à mesure ce que ça donne et quels sont les ajustements nécessaires… un bon point). Mais, en revanche, c’est du côté de la profondeur d’intégration que ça pêche un peu : on peut insérer un fichier audio mais le widget qui l’accompagne est vraiment hideux et quasiment non-personnalisable… Du coup, ça enlève quand même pas mal d’intérêt à la chose. Pareil pour les vidéos et les images « cliquables ». Dans ce dernier cas, c’est tellement mal fait que j’ai renoncé à m’en servir.

Ceci dit, il faut garder en tête qu’il s’agit de la version 1 de ce programme et on peut donc facilement imaginer que ça va s’améliorer à l’avenir.

Bref, iBooks Author est -pour le moment- l’application de choix quand on veut aller au-delà du livre numérique « de base » : livre de photos, livre enrichi, livre (faiblement) « interactif », etc.

Et le tout gratuitement et facilement (une fois qu’on a accepté les limites propres à ce programme). Bien sûr, il faudra aussi accepter le cadre étroit laissé par Apple sur l’utilisation effective qu’on peut faire de ce logiciel et des créations qu’il en résulte… Mais tout cela est clairement dit et on ne force personne.

Retour sur mon parcours d’auteur sur le blog de M.I.A.

Grâce aux duettistes de M.I.A. j’ai pu revenir sur mon parcours d’auteur ainsi qu’expliquer ce que m’avais apporté l’auto-publication… C’est à lire à http://leblogmia.com/carte-blanche-a-alain-lefebvre-ce-que-ma-apporte-lauto-publication/

« Comment Amazon a sauvé ma vie » par Jessica Parc, traduction approximative…

Tout d’abord, j’ai pensé à publier une brève sur ce texte « How Amazon saved my life » qui vient d’être publier sur IndieReader. Mais j’ai réalisé qu’un texte en anglais aurait peu d’impact auprès de la plupart des gens… Alors, j’ai résolu d’en faire une traduction.

Oh, pas une traduction académique, c’est sûr !
Je me suis contenté de balancer le texte dans Google Translate et de retoucher un peu le résultat pour que ce soit à peu près compréhensible (et j’ai aussi viré les passages vraiment trop charabia… OK, il en reste encore un peu !). Bref, comme ce texte me parait criant de vérité sur le situation actuelle, laissons la parole à Jessica Parc :

Source =>  http://indiereader.com/2012/06/how-amazon-saved-my-life/

Comment Amazon a sauvé ma vie par Jessica Parc

Je suis un auteur.

Je ne peux toujours pas à m’habituer à ce titre, mais je suppose que, après avoir écrit sept livres-cinq d’entre eux, traditionnellement publié- c’est ce que vous appelez-moi. La chose drôle est que je me sens plus comme un véritable auteur, maintenant que j’auto-publie que quand j’ai eu le support (supposée) d’un éditeur derrière moi.

Comment ai-je finir par publier moi-même?

Tout a commencé lorsque je ne pouvais pas obtenir mon premier livre, relativement célèbre, publié, en dépit d’obtenir des commentaires flatteurs de relecteurs et près de vendre les droits cinématographiques à une star de la pop adolescente. Je ne savais plus quoi faire. Je ne pouvais pas continuer à écrire des livres sans les vendre. Que faire si la prochaine chose que j’écris fait un flop ?

J’ai pris un risque, à bien des égards, et rédigé Flat-Out Love. Il fut le premier livre qui est complètement venu de mon cœur, et c’était un livre qui fait fi de toutes les règles de l’industrie. Je savais dans un coin de ma tête que je pouvais l’auto-publier, mais à ce moment-là, il me semblait que cela aurait été un aveu de défaite.

J’ai passé des mois en pensant que j’avais besoin d’un grand éditeur pour être un écrivain, légitimement porter ce titre «d’auteur». Pour me valider, et valider Flat-Out Love. J’avais besoin d’un éditeur pour imprimer mes livres et coller un emblème de maison d’édition stupide sur le côté d’un exemplaire papier. Ils étaient la seule façon de donner une distribution de masse de mes livres.

Moi aussi, apparemment, pensait que j’avais besoin d’être mise à profit, payée inexcusablement mal, et enchaîné à la tarification idiote ainsi qu’à des couverture sur lesquelles je n’ai aucun contrôle.

J’ai été, paraît-il, trompé.

Il s’avère que j’ai eu tout à fait tort. Il me manquait ce que je voulais. Une des principales raisons pour lesquelles j’écris est de se connecter avec les lecteurs, et non les éditeurs. La vérité est que je me moque de savoir si les éditeurs de New York m’aiment. Je ne veux pas d’écrire pour eux. Je veux écrire pour vous. L’autre vérité indéniable, c’est que les lecteurs se fichent que mes livres soient publiés par un grand éditeur. Ils lisent le contenu, pas l’emblème de la maison d’édition.

J’ai une agent, intelligente, qui a essayé de vendre mon prochain livre, Flat-Out Love, à chaque grande maison d’édition. Elle adorait l’histoire et la pensée qu’elle allait se vendre. Quatorze éditeurs ont refusé, bien que chacun a confirmé la force du livre. Mais, apparemment, les éditeurs se fichent de savoir si oui ou non ils ont aimé le livre. Ce qui a retenu leur attention sont les idées totalement erronées sur ce qui vendrait et ce qui ne se vendrait pas. J’ai entendu deux choses maintes et maintes fois au sujet de mon livre. La première était que mon histoire repose sur une étudiante de collège de dix-huit ans, et que l’âge était «catégoriquement» trop vieux pour les livres « jeunes » et trop jeune pour les livres adultes. Il semble que l’on n’est pas autorisé à écrire sur des personnages entre les âges de dix-huit et … quoi? Vingt-cinq ans? Parce que … parce que … Eh bien, je ne suis pas sûr. La deuxième chose que j’ai entendu était que, parce que mon héroïne simultanément-trop jeune et trop âgé n’a pas été impliqué dans quoi que ce soit un peu paranormal, le livre ne se vendrait pas.

Ai-je pleuré sur certains de ces rejets? Absolument. Ai-je eu un sentiment d’inadaptation, de me sentir sans talent, qui fait mal? Oui. Ai-je douté de ma capacité à fabriquer une histoire que les lecteurs puissent adorer? Vous pouvez parier que oui.

Et puis un jour, j’ai eu encore une autre lettre de refus et au lieu de blâmer moi-même et mon manque évident de créativité, je me suis fâché. Vraiment, vraiment furieuse. Il a « cliqué » en moi que je n’étais pas l’idiote ici. Les maisons d’édition l’étaient. Les stupides raisons qu’ils m’ont donné pour expliquer pourquoi mon livre était inutile m’a fait voir très clairement comment ces maisons étaient complètement déconnecté d’avec les lecteurs. Je savais, je savais que j’avais écrit un livre avec humour, le cœur, et le sens. J’avais écrit quelque chose qui avait un potentiel pour se connecter avec un public. Je croyait profondément en Flat-Out Love. Je savais que les éditeurs avaient eu tort.

Et j’ai enfin compris que je voulais rien à voir avec ces gens.

J’ai arraché le livre de mon agent et je l’ai auto-publié. Avec un grand soulagement, je dois souligner. Je pouvais enfin m’avouer que la seule chose qui me tenait devait être dit, «Vous êtes assez bon. ». Vous savez qui me le dit? Mes lecteurs. Mes généreux, affectueux, lecteurs sauvages.

Les éditeurs paient terriblement mal et rarement. Ils sont scandaleusement muets quand il s’agit de prix, et si je vois un ami de plus avec un ebook publiés par eux (les éditeurs de NY) au prix de 12,99 $, je vais hurler. Ils font un minimu de marketing et laissent la grande majorité du travail à l’auteur. Sauf, bien sûr, vous êtes déjà un auteur avec un grand nom. Ensuite, ils vous font voler à travers le pays pour des séances de dédicaces et vous traitent comme le joyau précieux qui fait gagner de l’argent que vous êtes. Le reste d’entre nous n’a à peu près rien en termes de promotion. Si votre livre prend son envol, ils en obtiennent le crédit. Si votre titre coule, vous obtenez le blâme.

Non merci. J’ai eu assez de tout cela.

Amazon est la vraie puissance en ce moment. Dites ce que vous voulez à propos de cette entreprise, mais c’est à cause d’eux que je peux continuer à écrire. Ce n’est pas clair pour moi et je me demande comment un grand éditeur pense que je pourrais vivre sur leurs pauvres royalties, et pourquoi ils pensent que je devrait tomber à genoux de gratitude parce qu’ils daignent publier mon livre en premier lieu que je vais faire tout le travail moi-même. Je ne vais pas reconnaissante pour ce non-sens, mais je vais être reconnaissante pour Amazon.

L’auteur indépendant Barry Eisler est célèbre pour avoir refusé un accord à six chiffres de St. Martins Press pour sortir de son propre chef, a pris beaucoup de critiques pour avoir comparé la relation entre un auteur et un grand éditeur au syndrome de Stockholm. La vérité est que la comparaison n’est pas mal du tout. Drôle, et exagérée, peut-être, mais il ya plus d’un grain de vérité là-dedans, et je sais juste que les auteurs à travers le pays ont eu un signe de tête d’approbation si violent que nous avons quasiment eu un « coup du lapin collectif ». Lors de la relation avec un éditeur, vous apprenez à être trop reconnaissant pour chaque grain pathétique de positivif qui vient à votre rencontre. Une couverture épouvantablement horrible? Un large sourire et dire à quel point elle est magnifique. Contrats qui arrivent des mois après avoir été négocié? Sortez votre stylo et signer sans aucune plainte. Vous mangez des nouilles pendant qu’ils sont en congés pendant les mois de décembre et janvier et qu’ils sont essentiellement l’arrêt pendant tout l’été pour passer des vacances sur le cap? Savourez votre soupe et soyez heureux.

Grâce à Amazon et d’autres sites, je fais assez d’argent et je peux continuer à écrire. J’ai, en moyenne, des ventes de plus de 3500 livres par mois, non compris le mois qu’Amazon met vedette Flat-Out Love dans une liste de livres pour 3,99 $ et moins. Ce mois-là, j’ai vendu 45.000 exemplaires Kindle, et j’en au vendu plus de 10.000 le mois suivant. Ces chiffres sont fou pour moi. Absolument fou. Le fait que cela continue à bien se vendre un an après la sortie du livre est une leçon d’humilité. Oui, j’ai écrit un livre qui m’a valu d’excellentes critiques, alors je prends du crédit pour cela, et je me suis dépouiller à mort pour trouver des blogueurs qui acceptait de critiquer mon livre (Dieu bénisse mes blogueurs fidèles qui ont pris un risque avec moi!), Mais je n’ai aucun mérite sur le fait qu’Amazon me donne une telle plate-forme solide avec une visibilité écrasante. Je peux être un écrivain. Je suis un écrivain.

Et ce n’est pas seulement moi. De nombreux auteurs auto-publiés ont trouvé des carrières viables. Abbi Glines, Tammara Webber, Jamie McGuire, Tina Reber, AK Alexander, Angie Stanton, Stephanie Campbell, Colleen Hoover, Liz Reinhardt, et bien d’autres encore. Je vois de plus en plus des auteurs publiés traditionnellement se tournant vers l’auto-édition pour oublier les relations maitres-esclaves avec les éditeurs. Il peut être difficile de quitter parce que très souvent un auteur a besoin de l’argent d’avance pour survivre, puis se retrouve coincé par le contrat. Lorsque les auteurs sont capables de briser le cycle, de foutre le camp, et de s’épanouir de leur propre chef, c’est une chose merveilleuse.

Les écrivains indépendants doivent beaucoup à amazon pour ce qu’ils nous ont donné. Sont-ils parfaits? Non.  Est-ce qu’ils font des erreurs? Oui. Et ils vont continuer à faire des erreurs. Mais je vous promets que les éditeurs traditionnels n’ont jamais appelé leurs auteurs pour leur demander ce qu’ils peuvent faire mieux. J’ai failli mouiller mon pantalon d’auteur quand j’ai reçu un appel de quelqu’un dans le département Kindle édition qui voulait savoir quelles caractéristiques d’édition et de promotion que je voudrais voir (sur leur site). Il voulait tout savoir sur mon expérience avec eux, ce que j’ai aimé, ce que je n’aimais pas, et ainsi de suite. J’ai été frappé. Amazon foiré leurs rapports de vente il n’y a pas si longtemps, et vous savez ce qu’ils ont fait? Ils ont envoyé un e-mail à leurs auteurs expliquant ce qui s’était passé! Et puis ils l’ont réparé! Pensez-vous qu’un grand éditeur ferait ça? Non, ils ne l »auraient certainement pas fait.

Mais vous savez ce que ces stupides éditeurs de NY font? Courir essayer d’acheter maintenant les livres à succès auto-édité. Je sais que plus d’un auteur qui fait 50-150,000 $ par mois (oui, un mois) qui reçoivent les offres les plus basses de grands éditeurs pour prendre en charge le livre de l’auteur enfin reconnu. Pourquoi, mes amis,  prendre une avance de 250 000 $, accepter un taux de redevance chétif, voir leurs ventes touchés par l’augmentation des prix, et abandonner complètement ce livre pour la vie?

Ils peuvent et vont gagner plus par eux-mêmes et continuer à récolter les avantages d’une redevance de 70% tout en conservant tous les droits à leur travail. Si les éditeurs veulent jouer le jeu, ils doivent payer en fonction de ce que les auteurs peuvent faire sans eux. Offrir quelque chose que nous ne pouvons pas faire nous-mêmes. Aidez-nous à croire en nous, nous soutenir, et de jouer sacrément juste pour une fois.

Bien que je ne vais certainement pas faire 150 000 $ par mois, Flat-Out Love a très bien fait pour moi, et je gagne assez et je peux continuer à écrire. Je suis au milieu d’un autre livre en ce moment, et j’ai réalisé que l’un des choses fabuleuses au sujet de mon travail, c’est que j’ai une totale liberté d’écrire ce que je veux. Un éditeur pourrait certainement avoir acheté Flat-Out Love et me faire signer pour un contrat de deux ou trois livres. Et j’aurais été forcé d’avoir à écrire un autre livre ou deux qui étaient dans une veine très similaire à Flat-Out Love. Mais je ne veux pas le faire. Je veux écrire le livre que j’ai en moi maintenant. Un livre qui est plus sombre et plus incisif. Le livre qui n’est certainement pas pour les jeunes lecteurs. Un éditeur n’aurait jamais me laisser faire cela.

Le New York Times a récemment publié un article sur les auteurs qui sont maintenant à écrire deux livres par an au lieu d’un. Pourquoi? Parce qu’ils ont besoin de l’argent. Bien sûr, qu’ils ont besoin d’argent! Leurs éditeurs leur prennent l’argent qui leur revient. Quand j’ai lu un auteur très connu et qui est en train d’écrire pendant quatorze heures par jour, sept jours par semaine, j’ai pensé, « Quel fou. Ce n’est pas une vie. « Ecoute, je ne pense pas que tout auteur a besoin de publier deux ou trois livres par an pour gagner sa vie. Si c’est ce que vous êtes confortablement en mesure de faire de façon créative, allez-y. Être  obligé par un éditeur de fournir un livre tous les quatre à six mois peut être assez rude. Pour l’instant, je suis heureuse de faire un roman solide une fois tous les douze à dix-huit mois. Si j’ai essayé de finir un livre tous les quelques mois, ce seraient des livres minables, et je serais brisé.

Ce qui est drôle c’est que, malgré mon dégoût des maisons d’édition ces jours-ci, j’espère en fait qu’ils s’en tirent tout de même. Ils ont le pouvoir de distribution. Ils ont des gens talentueux dans l’industrie. Ils ont la capacité de faire des choses merveilleuses. Mais pour l’instant ils sont tellement à côté de la plaque, désuets dans la façon dont elles structurent leurs contrats, et si souvent très en décalage avec ce que les lecteurs veulent. Et je ne voudrais pas envisager de travailler avec un éditeur à moins (jusqu’à?) qu’ils fassent des changements drastiques.

Les auteurs indépendant écrivent pour leurs lecteurs, pas pour les éditeurs et ce qu’ils pensent vendre. Et maintenant nous pouvons nous permettre d’écrire! Et je peux vous assurer que cette liberté alimente la créativité, la prise de risque, et la passion. Nous apportons nos histoires de la façon dont nous voulons les dire, sans la dilution et les arrangements des maisons d’édition. Et les fans? Oh, les fans sont tout simplement incroyables. Nous sommes donc directement relié à eux, et la facilité de communication et de rétroaction est sans précédent. J’apprends ce que les lecteurs veulent, et je peux incorporer cela dans mon travail sans se soucier que d’un éditeur qui va refuser toutes les bonnes choses. Leur soutien et leur enthousiasme apporte la vie dans des jours où je me sens particulièrement en doute.

Nous vendons des livres dont le prix est fixé intelligemment avec un contenu pointu, des livres qui n’auraient jamais atteint ces lecteurs sans la capacité d’auto-publier. J’ai envie de faire face aux éditeurs de New York et de crier: «Vous voyez cela? Voyez-vous ce que nous faisons sans vous? « . L’écriture indépendant m’a fait entrer dans la vie des lecteurs de manière que je n’aurais jamais pu imaginer.

Je n’échangerais pas que pour l’ensemble de New York.

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Jessica est l’auteur du roman « FLAT-OUT LOVE », le roman jeune, « RELATIVELY FAMOUS » et la série mystère « Gourmet Girl ». Elle vit à Manchester, NH (USA).

 

Le travail de correction : un correcteur en parle…

Je ne travaille pas (encore) avec Jérome Boquet mais je viens de faire sa connaissance. A ma demande, il a rédigé un petit texte sur son travail que je vous propose aujourd’hui… C’est toujours intéressant d’avoir un avis « de l’intérieur » d’un spécialiste d’une partie de la chaine éditoriale… Voici son témoignage :

Bonsoir Alain, voici quelques éléments sur mon activité.

Moi, tout d’abord. Car je n’ai pas le profil d’un « correcteur » classique.

Études de lettres, khâgne, hypokhâgne, Saint-Cyr puis carrière courte d’officier car je n’ai pas décroché un « truc » qui bougeait assez.

Quelques galères (notamment des entretiens avec des SSII comme Alten, pour des postes de commerciaux), puis cadre dans la Grande Distri pendant quelques années, très sympa. Un licenciement plus tard, lancement de cette petite activité qui me trottait dans la tête depuis un bout de temps.

J’ai 35 ans, et je ne me positionne pas comme la plupart des autres correcteurs, dont beaucoup -sans doute très bons- sont des techniciens, ancrés dans une conception vieillotte et traditionnelle de la correction. C’est la raison pour laquelle j’ai salué votre initiative.

Je n’ai pas suivi LA formation fameuse du CEC (business privé crée par l’ancien responsable de la correction au journal le Monde) qui pèse environ 1 000e, ce qui me prive parfois de certains clients…

Mon activité se concentre essentiellement sur le monde de l’entreprise : plaquettes, courriers, prospectus, mais aussi notes internes (clarté = efficacité) et  emails qui partent en prospection. Les sites internet, même si je n’aime pas trop ça, constituent une mine d’or à corriger. J’ai même corrigé des fautes dans les Google adwords !

En revanche, je travaille peu avec les maisons d’édition, je n’y ai en fait pas beaucoup d’entrées, n’étant pas « diplômé », et c’est un monde tellement… mm disons statique.

Par ailleurs, je dévore les romans, et je n’arrive pas à les corriger, tellement je suis pris dedans.

J’ajoute que je crois en la force du roman : les meilleurs ouvrages de développement personnel ? Les romans, les meilleures encyclopédies de culture générale ? Les romans. La fiction a une force sur nous, que l’on n’exploite pas assez.

Je ne peux hélas pas non plus vous donner de prix exacts sur mes prestations, je fonctionne sur devis, chaque élément à corriger est unique, et le niveau de langue n’est pas le même, la difficulté non plus.

Ceux qui facturent X euros les Y signes sont bien des techniciens (ce n’est pas péjoratif).

C’est la raison pour laquelle je suis minimaliste sur mon site, point besoin d’étaler ma science, même si prochainement je bloguerai un peu pour diffuser mon expertise, car je sais être bavard (n’est-ce pas ? J ).

Vous m’avez demandé des éléments concrets sur mon activité, en voici quelques-uns.

Jérôme Bocquet. Correcteur, consultant en expression écrite.

Le site de Jérome => www.e-plume.frJérome Boquet

 

 

La BD à l’heure du numérique ou la BD « on demand » ?

On sait bien que le livre est en train de passer à l’ère du numérique à vitesse grand V et je crois qu’il est inutile d’énumérer tous les avantages que cela procure (mais si vous avez tout de même besoin d’un rappel, il y http://leblogmia.com/avantages-liseuse-numerique/ et aussi http://leblogmia.com/4-mois-de-lecture-sur-kindle-le-bilan/). Mais qu’en est-il de la BD ?

Sur un Kindle classique (qui n’affiche qu’en nuances de gris…), la BD, c’est pas terrible… Sur l’iPad, c’est déjà mieux. Et qu’en est-il de l’offre ?

Il existe au moins deux services spécialisés : Izneo et Avecomics. Il faut aussi citer espritbd.fr, qui a une offre plus restreinte mais gratuite !

J’ai donc testé Izneo sur trois albums dont les remarquables « Grand Prix », série de trois albums sur les GP auto des années 30…

Le service Izneo dans un navigateur Web...

Alors, après ce test limité, mon avis est plutôt mitigé : d’un côté, c’est bien pratique et ça évite de devoir stocker les albums papiers après la lecture… D’un autre côté, c’est assez frustrant car le service d’Izneo fonctionne mal !

Difficile d’avoir un accès correct au site, principalement. Mais, du coup, ça limite vite l’envie de commander d’autres titres… Un essai à transformer donc.

Pour conclure, je ne peux que vous inciter à lire les albums de la série « Grand Prix » car, quand on aime l’histoire et le sport-auto, c’est carrément le top (en attendant celui de Johannes Roussel qui sort le 20 juin) :

 Grand prix, Tome 1 : Renaissance : Une histoire vraie qui n’a jamais eu lieu

 Grand prix, Tome 2 : Rosemeyer !

 Grand prix, Tome 3 : Adieu

Trajectoires tome 1

Une lacune des ebooks : l’absence de synchronisation…

Mon petit programme de corrections de mes livres fonctionne bien : les lecteurs m’écrivent et me signalent des corrections que je n’ai pu trouver seul ou avec l’aide de ma correctrice habituelle… Tout cela ressemble au développement « open source » où la qualité des programmes vient de leur « très grande exposition » (comprendre, le code est revu par un plus grand nombre de personne que dans les développements propriétaires où l’accès au code est forcément restreint). Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible ?

Pas tout à fait… Je m’aperçois aussi que la même faute est signalée plusieurs fois. Bien entendu, dès qu’une correction m’est envoyée, je me dépêche de l’appliquer et de remettre en ligne la version corrigée sans délai (ou presque). C’est même assez pénible car je dois gérer l’aspect multisources de mes créations : la version papier sur TheBookEdition, la version Kindle sur KDP d’Amazon et la version ePub (pour iPad et autres) via Immatériel.fr afin d’arroser iTunes, Kobo et les autres librairies numériques. Mais ce n’est pas seulement pénible, c’est aussi incomplet.

Car seuls les derniers clients de ces librairies vont avoir la version « up to date » et ce, jusqu’à la prochaine correction où le cycle complet sera à refaire. Je ne suis pas en train d’écrire ce billet pour me plaindre, après tout, on peut légitimement considérer que c’est simplement mon travail et qu’un auteur indépendant comme je veux l’être doit assumer tous les aspects de ses publications, y compris les aspects techniques et logistiques. Je suis parfaitement en accord avec cela mais je me rends compte que la publication actuelle de livres numériques souffre d’une lacune gênante : l’absence de synchronisation.

À l’heure où on nous rabat les oreilles avec le cloud et toutes les merveilles que cette évolution technique est censée nous apporter, voilà que les ebooks, enfants naturels de ces progrès, sont incapables d’être toujours à jour sur nos tablettes de lectures, même si ces dernières sont connectées (en permanence ou de temps en temps)… Désolé mais je trouve qu’il y a là une lacune béante.

Ce que je voudrais, c’est qu’à chaque fois que j’effectue une mise à jour de « Perdu dans le temps » sur Amazon KDP (l’infrastructure de publication des différentes « Kindle Stores » d’Amazon…), automatiquement, cette nouvelle version soit proposée à tous ceux qui ont déjà acheté cet ouvrage… Avec le recul, on trouvera ça évident mais, aujourd’hui, force est de constater que ça manque.

Si les promoteurs des ebooks veulent prendre la place qu’ils ambitionnent sur le marché du livre (et qu’ils sont en train d’enlever au pas de charge, il n’y a qu’en France qu’on ne s’en rend pas compte !), il est temps de se pencher sur cette lacune et de la combler, merci d’avance.

Un livre à vous recommander : Rémoras…

En plus d’écrire, je lis. Je lis beaucoup, tout le temps et, désormais, exclusivement des livres numériques sur mon Kindle. Mais, pour autant, je ne partage pas avec vous toutes mes lectures car la plupart ne sont pas vraiment « grand public » comme « The age of airpower » par exemple…

Cette fois, c’est différent et je veux vous recommander un roman vraiment extra : Rémoras.

Inutile d’écrire que j’ai aimé ce livre pour ce qu’il est : bien écrit, bonne histoire et déroulement bien géré.
Mais je l’ai également apprécié pour ce qu’il n’est pas du moins, pas officiellement… En fait, il s’agit d’un petit essai sur le décodage de la manipulation à grande échelle que nous subissons tous, tous les jours. Certains s’en rendent compte, la plupart sont anesthésiés…

Quelque part, on dirait une version « fiction » de « Cette révolte qui ne viendra pas » de votre serviteur (et c’est sans doute aussi pour cela que je l’ai autant apprécié…) !

Rémoras est bien présenté sur son site dédié à http://www.mia-remoras.com/ et je vous incite aussi à jeter un oeil sur le blog à http://leblogmia.com/.

Puisse la lecture de ce roman bien ficelé ouvrir la conscience de quelques éveillés supplémentaires !

Livres numériques : utilisez les extraits, quoi !

Il y a un truc que je ne comprend pas en lisant le flot de critiques négatives sur la boutique Kindle d’amazon.fr… Et là, je ne parle pas de mes livres mais de tous les livres qui ont des commentaires : mêmes de très bons ouvrages ont leur lot de critiques assassines !

Certes, on ne peut pas plaire à tout le monde… Mais pourquoi peut-on lire « je regrette d’avoir acheté ce livre » alors qu’il est si simple d’éviter de se tromper en téléchargeant un extrait (gratuit, faut-il le préciser ?) avant d’acheter le livre entier ?

boutique kindle

C'est pourtant pas difficile !

C’est que je fais systématiquement avant d’acheter un livre numérique et, dans 99% des cas, on a déjà une bonne idée du livre rien que par l’extrait… On est ainsi plus qu’aider dans ses choix puisqu’on peut faire un bout de route ensemble avant de décider de passer à la caisse… Ou pas.

Et quand l’extrait ne me plait pas, je passe à autre chose sans pour autant mettre un commentaire du genre « c’est pourri ! »… Pour moi, la lecture doit être un plaisir, pas une occasion de rejeter mes frustrations sur les ouvrages des autres auteurs.

Comparatif : Kindle Touch vs Kindle classique…

Le Kindle Touch n’est pas encore disponible en France mais comme nous sommes en ce moment en Floride, j’ai pu le commander et le faire livrer « chez nous »…

Alors, est-ce vraiment un plus d’avoir l’écran sensible au toucher comme le propose le Nook depuis déjà un moment ?

C’est le genre de question qu’on peut lire ça et là comme sur ce blog avec et cet article http://actu-des-ebooks.fr/2011/12/01/faut-il-attendre-le-kindle-touch/

Eh bien, ça dépend du public : les jeunes vont nettement préférer ce type d’interface utilisateur alors que les autres vont se contenter de l’interface classique sans problème.

Plus de détails sur le Kindle Touch dans la vidéo ci-dessous :

Faire le point sur la progression des eBooks, une bonne fois (aux USA au moins)

Je viens de découvrir cet excellent article : Print is dying: E-readers start slaughtering print book sales à http://venturebeat.com/2011/11/10/print-is-dying-e-readers-start-slaughtering-print-book-sales-infographic/

Le tout accompagné d’un graphique un peu long mais super explicite… Si après cela, vous n’êtes toujours convaincu que l’eBook est en train de s’imposer… Et ben, c’est pas grave, pensez ce que vous voulez, hein !

Le graphique en question :

Découverte du Nook color

J’ai pu manipuler briévement le Nook Color dans un magasin « Books a Million » de Floride (où je suis en ce moment). Il semble donc que le Nook ne soit pas vendu seulement dans le réseau des librairies « Barnes & Nobles » puisque « Books a Million » le propose également (le Nook Color mais aussi le tout nouveau Nook Simple Touch Reader ainsi que l’ancien à deux écrans).

Le Nook a Books a Million

Comme vous le savez, je suis un fervent utilisateur du Kindle d’Amazon et c’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris quelques minutes pour manipuler le Nook… Le Nook Color évoque ce que sera le Kindle Fire quand il sera disponible : contenus numériques divers et même des applications (comme un jeu d’échecs intégré en standard). Cependant, j’ai trouvé que le Nook Color semblait bien lourd, presque autant que l’iPad de ma femme (mais ce n’est qu’une impression, j’ai pas vérifié le vrai poids dans les données techniques).

Passons rapidement sur l’ancien Nook à deux écrans (un grand en N&B en haut pour afficher les livres et un petit en bas -en couleurs- pour afficher les icones des fonctions) et voyons le petit nouveau : le Nook Simple Touch Reader (NSTR). Celui-là est léger comme le kindle et l’écran est vraiment très contrasté et donc très lisible et confortable, comme le Kindle mais en plus blanc. Bref, là aussi, un produit qui est à la hauteur de son grand concurrent.

Il est clair que la différence va se faire sur les contenus disponibles et sur la robustesse de l’infrastructure employée pour les distribuer. En attendant, on vient de pré-commander le Kindle Touch pour Damien (Valentin a lui déjà reçu le sien, un modèle classique, en France), qu’on recevra fin novembre en Floride… Je vous en parle dès qu’on l’a !

Màj du 9/11/2011 : peu de temps après cette « découverte », voilà que B&N lance le Nook Tablet (et baisse le prix du Nook Color). Pour ceux que cela intéressent, voilà un comparatif entre le Kindle Fire et le Nook Tablet.

Initiative intéressante : la « liste noire » des éditeurs d’ebooks

Le blogueur « Lecteur en colère » vient de mettre en ligne une « Blacklist editors » qui liste les éditeurs d’ebooks qui pratiquent des prix trop élevés et/ou qui persistent à utiliser des DRM… Voilà une initiative à encourager et il faut que cette liste soit complétée, vite.

Supporter la critique négative ou comment faire face au regard du public ?

Lorsque nous décidons de mettre sur le marché notre création, nous nous exposons au fameux « regard de l’autre » et, sait-on jamais, à sa féroce critique. S’exposer, c’est prendre un risque : d’être jugé et rejeté, d’échouer, de se sentir inférieur, de ne pas être reconnu, bref de ne pas, de ne plus être aimé, perpétuel souci de l’homme. S’exposer, c’est donc souvent donner un pouvoir important à autrui !

Ce risque est commun à tous les créateurs et il peut être pénible à vivre quand il se concrétise : s’il est facile d’accepter la critique quand elle est positive, c’est tout à fait autre chose de la supporter quand elle est négative voire vexante. Or, avec le développement d’Internet (et, dans la foulée, des sites d’ecommerce et ceux spécialisés dans les avis de consommateurs), l’influence des critiques venant des vrais utilisateurs (ceux qui achètent et « consomment » vos créations) a pris une dimension nouvelle qui n’existait pas il y a seulement dix ans. On voit les conséquences de cette montée en puissance dans des articles comme celui-ci : YouTube, Facebook, Twitter: quand le murmure de la critique devient audible (publié sur Slate.fr).

Mon expérience personnelle est limitée dans ce domaine mais j’ai tout de même vécu quelques exemples comme cette critique de mon livre sur les réseaux sociaux par le journal Les Echos (voire à http://www.alain-lefebvre.com/livres-perso/critique-de-mon-dernier-livres-sur-les-echos-super-severe/). Quand la critique est trop accentuée (comme c’est le cas de cette dernière), on peut la résumer par le mot de Talleyrand : tout ce qui est excessif est insignifiant. Mais je crois que c’est tout à fait autre chose quand vous êtes victime de ce que j’appelle « le torrent de boue » qui déferle sur vous depuis un forum comme Agoravox (où les trolls haineux semblent particulièrement bien représentés).

La critique des acheteurs de votre livre est plus difficile à digérer quand elle est acerbe ainsi que cela m’est arrivé dernièrement sur amazon.fr… J’ai alors tenté d’y répondre (lire juste en dessous) de la manière la plus « soft » possible car je ne veux pas « porter un jugement sur le jugement », je veux juste pouvoir répondre sur ce qui est argumentable (dans ce cas précis, le problème technique rencontré).

Dans ce cas, le créateur est sans défense et très vulnérable. Il faut un moral d’acier pour supporter sans être atteint un revers de ce genre. Donc, se pose forcément la question : suis-je prêt à supporter « ça » pour tenter de donner à ma création la place qu’elle mérite (selon moi, bien entendu) ?

C’est une vraie question et je crois que chaque créateur est tenu de se la poser, honnêtement. Dans l’idéal, je voudrais pouvoir dire que j’écris pour moi, peu m’importe le regard et le jugement du public… Mais je dois avouer que c’est faux : je suis sensible au succès (ou à l’insuccès) de mes livres et je me retrouve toujours à vouloir la plus grande diffusion possible à mes écrits, ça c’est la vérité.

Du coup, bien sûr, je suis sensible à la critique, pas autant que certain(e)s mais plus que je ne le voudrais.

Terminons tout de même par quelque chose de positif : « Perdu dans le temps » est dans le top 100 des ventes de la boutique Kindle depuis 16 jours (voir à http://www.amazon.fr/gp/bestsellers/digital-text/ref=pd_dp_ts_kinc_1#5) et il est même N°6 dans la catégorie « science-fiction » (voir à http://www.amazon.fr/gp/bestsellers/digital-text/1382058031/ref=pd_zg_hrsr_kinc_1_4_last)… Je dois dire que cela fait plaisir !

Où trouver des ebooks gratuits ?

Les livres numériques récents sont de plus en plus abondants dans les librairies en ligne mais il y a aussi une catégorie qui peut vous intéresser : les livres numériques gratuits.

Bien souvent, cela concerne des ouvrages anciens et donc libres de droit (et c’est pour cela qu’ils sont gratuits) mais pas seulement : on trouve aussi des oeuvres récentes publiées par leurs auteurs afin de se faire connaitre (une bonne stratégie !).

Voici une liste non-exhaustive des sites où vous pourrez trouver une large offre des livres gratuits (et en français !) qui sont disponibles actuellement :

Ebooks : la galère des DRM ou comment les contourner…

Je ne me contente pas d’écrire des livres, je suis également un gros lecteur !

Et donc, de plus en plus, je cherche des versions numériques des titres que j’ai envie de lire sur mon Kindle. Dernièrement, j’ai acheté « The Age of AirPower » sur le Kindle store d’Amazon (un livre sur l’évolution historique et le déclin de l’aviation militaire, tout en anglais of course) et on m’a recommandé « Armes de corruption massives » ainsi que « Analyste au cœur de la folie financière« … Après quelques recherches, je constate que ces deux ouvrages sont disponibles au format Epub sur le site fnac.com. Bonne pomme, je risque une commande à la Fnac et, comme je le redoutais, la commande n’aboutie pas pour une raison qui reste obscure. Je ne suis pas surpris outre mesure vu les critiques que j’avais pu lire ça et là sur la « qualité » du site fnac.com… Donc, s’il en était besoin, je déconseille d’utiliser fnac.com !

Heureusement, je trouve la même offre sur le site du « Furet du Nord » qui lui est fort bien fait. Je commande et je paye les deux ouvrages, tout va bien me dis-je puisqu’il m’est dit que je vais recevoir un message email avec les liens pour télécharger les deux livres.


Effectivement, je reçois le message promis mais, surprise, un des deux livres n’arrive pas au format Epub comme je l’attendais : à la place, j’ai un fichier URLLink.acsm… Qu’est-ce que c’est que ça ?

Il s’avère que le livre numérique « Analyste au cœur de la folie financière » édité par Grasset est hélas doté d’un horrible « DRM Adobe »… Damned !

Certes, j’aurais dû être plus attentif au moment de l’achat et rester à l’écart car ce dispositif est terriblement contraignant. Tout d’abord, il faut installer le logiciel d’Adobe (Adobe Digital Edition) avant de pouvoir faire quoi que ce soit. Zut, j’ai la dernière version de Mac OS et, bien sûr, le site d’Adobe m’indique que ma configuration n’est pas compatible… Ça commence fort !

Bien sûr, en cherchant un peu, je trouve la solution sur une page du site d’Adobe… Mais c’est pénible qu’un éditeur de ce rang ne soit pas en mesure de reconnaitre Mac OS Lion.

Une fois installé le bazar d’Adobe, ça marche tout seul ?
Même pas, il faut aussi s’inscrire sur le site pour avoir un ID Adobe !

Et tout cela pour quoi ?
Eh bien pour avoir le plaisir sans mélange d’avoir enfin le droit de lire le livre que vous venez d’acheter sur Adobe Digital Edition (et donc seulement sur votre PC ou votre Mac… Super pratique et confortable, merci !) et nulle part ailleurs.

Bon, j’exagère un peu car cette merveille est capable de transférer votre ouvrage sur la tablette de Sony ou sur celles de Bookeen qui, comme chacun sait, {mode ironique on} sont les liseuses numériques les plus répandues sur le marché {mode ironique off}. Mais inutile d’envisager de transférer sur votre Kindle ou votre iPad car ces deux gadgets ne sont pas reconnus par ce logiciel-prison !

Ce que je voudrais dire ici à Grasset et aux autres éditeurs fervents de ces DRMs c’est qu’il faut être particulièrement stupide, arrogant ou méprisant (les trois à la fois ne sont pas exclus…) pour s’imaginer que le client va être satisfait par cette « solution » bancale et bridée. C’est sûr qu’avec des comportements de ce genre, le Syndicat National de l’Edition peut se targuer que le marché du livre numérique « reste encore marginal » !

Évidemment, quand la Kindle Store d’Amazon va débarquer en version française avec une offre riche, pratique et adaptée, ces beaux messieurs n’auront plus que leurs yeux pour pleurer… Mais comment peut-on être aussi c*ns et bornés ?

Bon, revenons à des choses positives. Tout d’abord, le fait d’acheter des fichiers Epub ne m’empêche pas de lire les livres achetés sur mon Kindle grâce à Calibre !
Jusque-là, je n’aimais pas trop ce logiciel car je n’avais pas vraiment compris son intérêt… Mais quand il s’agit de convertir un livre au format Epub dans le format Mobipocket, Calibre le fait vite et bien… Sauf si le fichier Epub est enchaîné dans son DRM !

La solution est évidente, il faut faire sauter ce DRM (ce qui est, précisons-le, tout à fait illégal). C’est ainsi que j’ai trouvé la page du blog de Korben où la procédure pour le faire est expliquée en détail… Et ça marche !

Certes, c’est encore un peu technique (donc hors de portée de l’utilisateur moyen et c’est bien le but visé par le lobby de l’édition qui préfère punir les utilisateurs honnêtes que de chercher une vraie solution) mais, au moins, on peut le faire. Korben signale aussi une autre solution, plus simple, mais qui ne marche que sous Windows (voir http://www.epubee.com/). J’en ai trouvé un pour Mac mais il est payant (http://www.epubor.com/mac-epub-drm-removal.html).

Il est clair qu’avec des restrictions pareilles, le marché du livre numérique va forcément tarder à décoller en France… Jusqu’à ce qu’un acteur fasse les choses correctement. Je parie sur Amazon dont la Kindle Store devrait être proposée aux clients français dans quelque temps. Et je compte bien être un des premiers auteurs français présent dessus !

Et, bien sûr, je n’ai jamais mis de DRM sur mes livres numériques, aucun, même le « tatouage » proposé par Immatériel…

Critique du livre « Comprendre l’Empire » d’Alain Soral, excellent ouvrage !

Comme je l’explique dans la vidéo ci-dessous, je ne connaissais pas du tout Alain Soral mais cette découverte est d’autant plus réjouissante !

Dans cette vidéo, j’explique pourquoi, en tant qu’homme libre, vous devriez lire ce livre…

Une courte critique vidéo du dernier livre d’Alain Soral, « Comprendre l’Empire » est un chef d’oeuvre que tout le monde devrait lire avec avidité !

Sous forme d’avant-goût, je vous recommande aussi de visionner les six vidéos publiées par Alain sur son site perso à propos de cet ouvrage justement… C’est par ici http://www.alainsoral.com/2011/03/comprendre-l%E2%80%99empire-entretien-avec-alain-soral-2/

La version papier de mon livre « Publier sur iPad & Kindle »

Bien entendu, il est plus logique d’acheter la version numérique de cet ouvrage (c’est d’ailleurs celle qui se vend le mieux) mais avoir une version papier est toujours utile… Voici deux photos qui illustrent l’aspect et le contenu de mon dernier livre en date :

La couverture de "Publier pour iPad & Kindle"

La couverture de "Publier pour iPad & Kindle"

L'intérieur de mon livre "Publier sur iPad & Kindle"

L'intérieur de mon livre "Publier sur iPad & Kindle"

Vous pouvez acheter ce livre sur TheBookEdition pour 10€ (hors frais d’envoi).

Le numérique, voie royale de l’autoédition

Dans mon dernier livre, « Publier sur iPad & Kindle« , j’ai inclus un chapitre sur l’autoédition… Voici le texte de ce chapitre (sans les illustrations) :

Le numérique, voie royale de l’autoédition

Bien entendu, tout ce que je vous décris dans cet ouvrage, c’est normalement à votre éditeur de le faire… À ce niveau, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.

Commençons par la mauvaise : soyons clair, il est de plus en plus difficile de trouver un éditeur, point.

Et la bonne maintenant : rassurez-vous, l’autoédition n’a jamais été aussi facile et profitable !

Je vais revenir sur la « pénurie » des éditeurs, expliquer pourquoi il est de plus en plus difficile de faire publier son livre par ces intermédiaires et les raisons de cet état de fait. Mais, d’abord, voyons quel était le rôle des éditeurs dans ce que j’appellerais « l’ancienne situation »…

Ce que faisaient les éditeurs

Dans le couple auteur/éditeur, les rôles sont plus ou moins équilibrés : c’est l’auteur qui produit le contenu et c’est l’éditeur qui rend ce contenu publiable afin de le distribuer ensuite le plus largement possible. Le travail de l’éditeur comporte donc trois phases : 1- finaliser l’ouvrage (une fois qu’il a accepté le tapuscrit de l’auteur), 2- le fabriquer, 3- le promouvoir et le diffuser.

Rendre le contenu publiable, cela signifie déjà pas mal d’étapes : relectures, corrections, mise en page, réalisation de la couverture pour ne citer que les plus évidentes. C’est un gros travail qui fait appel à des intervenants spécialisés. C’est quelquefois long et toujours coûteux mais ce n’est rien par rapport aux deux dernières phases : fabriquer et diffuser l’ouvrage.

Fabriquer un livre qu’on vient de finaliser n’est pas si simple : il faut donner les éléments nécessaires à l’imprimeur, c’est-à-dire connaître les contraintes techniques propres à ce secteur. Éventuellement, il faudra aussi suivre le travail du relieur si celui-ci est différent de l’imprimeur.

Une fois fabriqué (en n milliers d’exemplaires, rarement moins d’un millier), on peut passer à sa diffusion…

Il faut d’abord assurer sa promotion : publicité (coûteuse), distribution gratuite aux journalistes et critiques sont à la base de cet exercice. Sans promotion, votre ouvrage a peu de chances d’être remarqué par sa cible naturelle. Enfin, il faut distribuer le livre dans le réseau des libraires et des revendeurs (grandes surfaces par exemple) et, pour cela, les petits éditeurs passent un accord avec un distributeur, un autre intermédiaire spécialisé de cette « chaîne de l’édition »…

Les contrats d’édition : beaucoup de contraintes, peu de profits

Les contrats qui unissent les auteurs et les éditeurs sont souvent ressentis comme léonins par les premiers… Les auteurs ont l’impression de ne recueillir que les miettes de leur travail. En effet, même pour les écrivains vedettes, les droits d’auteur dépassent rarement 10 % du prix de vente public du livre objet du contrat.

De plus, l’auteur est lié à l’éditeur pour ses ouvrages suivants (une clause plus ou moins théorique mais bien présente) et perd son pouvoir de décision sur son œuvre (ce n’est pas lui qui choisit par qui l’ouvrage sera traduit le cas échéant et ainsi de suite). Je ne vais pas entrer dans les détails de ce type de contrat mais il suffit de dire qu’il est assez mal vécu par la partie « auteur »…

Crise sur le marché de l’édition

En vérité, les auteurs ne peuvent pas se plaindre car ce sont les éditeurs qui assument les risques financiers liés à la publication d’un livre alors que l’auteur lui ne risque que sa réputation. Et les risques financiers liés à la publication d’un livre papier sont bien réels, ils peuvent même être assez lourds… En fait, c’est l’éditeur qui doit investir beaucoup en amont pour espérer un retour plus ou moins hypothétique en aval. C’est l’éditeur qui paye la finalisation de l’ouvrage (rappel : relecture, corrections, couverture…), c’est l’éditeur qui paye l’imprimeur et le relieur (et quand on imprime des milliers d’exemplaires, la facture se monte en milliers d’euros) et enfin, c’est l’éditeur qui avance les livres aux libraires, ceux-ci ne payant que les exemplaires effectivement vendus, le distributeur se chargeant de renvoyer le surplus (les invendus) à l’éditeur, à ses frais bien entendu !

Si, après ça, vous voulez toujours vous lancer dans le monde de l’édition, bon courage…

Certes, quand on a la chance (ou plutôt quand on bien fait son travail de promotion oui !) d’avoir un ouvrage qui se vend bien, l’édition peut-être une activité très rentable mais avant cela, que de risques !

Étonnez-vous avec cela que les éditeurs puissent être frileux avec les nouveaux auteurs… D’autant que, lors de ces dix dernières années, le contexte du marché de l’édition a radicalement changé : le nombre de lecteurs (ou, au moins, d’acheteurs de livres) a baissé et l’offre de son côté a explosé… En effet, le nombre de nouveaux livres mis sur le marché lors des grands rendez-vous périodiques a considérablement augmenté.

Et, si ça ne suffisait pas, une concurrence déloyale commence à apparaître : certains éditeurs des pays de l’est n’hésitent pas à reproduire intégralement certains ouvrages pour les vendre sur les circuits habituels (c’est de la contrefaçon, comme pour des produits de luxe mais les libraires n’ont pas les moyens de s’en apercevoir).

C’est un éditeur Belge spécialisé dans les ouvrages sur le sport automobile qui m’a expliqué en détail cette évolution lors qu’en 2008, je cherchais un éditeur pour la biographie du pilote Soheil Ayari que j’étais en train d’écrire (finalement, cette biographie a été autoéditée grâce aux efforts de Sassan, le frère de Soheil, qui s’occupe aussi de sa diffusion).

Avec tout cela, le marché de l’édition est en crise. Il est donc de plus en plus difficile pour un nouvel auteur de percer avec son premier ouvrage. On dit souvent que tout est affaire de relations vis-à-vis de ce délicat problème et je pense que c’est au moins en partie vrai : j’en ai vécu un exemple concret avec mon livre SimRacing publié chez Pearson en 2009. Pendant presque un an, j’avais tenté de prendre contact avec cet éditeur pour lui proposer ce projet mais sans succès : on ne répondait même pas à mes courriers ou emails. Et puis, j’ai pu évoquer ce projet avec une relation connaissant bien le directeur général de Pearson France… Aussitôt, le directeur des publications prit contact avec moi et une semaine après je recevais le contrat !

L’autoédition aux temps héroïques

Pour contourner cette barrière, les auteurs indépendants ont recours à l’autoédition. Comme toujours, c’est une pratique qui existe depuis longtemps mais, auparavant, on appelait souvent cela « édition à compte d’auteur » (encore que, cette notion n’est pas tout à fait comparable avec l’autoédition telle que je l’évoque ici mais passons) et c’était plutôt mal vu. En gros, celui qui avait recours à l’édition à compte d’auteur n’était simplement pas assez talentueux pour mériter les services d’un « vrai » éditeur et il devait payer pour permettre à son ouvrage de voir le jour (mais pas forcément de rejoindre les vitrines des libraires, nuance !). Les Anglo-Saxons ont même une appellation péjorative « vanity publishing » pour désigner cette pratique considérée comme désespérée par les professionnels du secteur…

Le principal problème de l’autoédition à l’ancienne manière, c’est qu’il fallait soi-même passer par les services d’un imprimeur (une fois votre ouvrage finalisé et prêt à être imprimé et à condition d’avoir assimilé toutes les contraintes techniques liées à cet exercice… Rien d’insurmontable quand on a le temps et la volonté de se plonger là-dedans !) et que ce dernier n’acceptait votre travail qu’à condition de commander au moins un millier (voir deux) d’exemplaires de votre livre. En effet, l’imprimerie traditionnelle (offset) demande la réalisation de « plaques » d’impression et le calage de celles-ci… Et cette procédure n’était pas rentable pour des petits volumes (en dessous du millier d’exemplaires). Du coup, vous étiez obligé d’avancer une somme considérable (mettons que votre livre fasse 200 pages et que son coût d’impression s’établisse à cinq euros, il vous fallait faire un chèque de 5000 euros…) pour repartir avec de nombreux cartons contenant vos livres. Libre à vous ensuite de trouver comment diffuser ce volume !

Nous avons connu cette expérience puisque les deux livres rédigés par ma femme ont d’abord été édités ainsi avant de connaître une version numérique. Le premier, La pédagogie Montessori Illustrée, a d’abord connu trois éditions papier avant d’être disponible pour l’iPad (voir à http://blog.montessori.fr/nos-livres/). Le second, 365 jours d’école à la maison, continue à bien se vendre à travers son site dédié (voir à www.ecolealamaison.org) mais c’est nous qui assurons tout le travail (promotion, expédition, etc.)…

L’autoédition remis au goût du jour par l’impression à la demande

Ce qui a relancé l’autoédition, c’est la montée de « l’impression à la demande ». Grâce aux progrès de la chaîne de production numérique et à de nouveaux matériels, les imprimeurs ont pu réduire drastiquement les coûts d’impression unitaire jusqu’au point où il est rentable d’imprimer un seul exemplaire d’un livre !

Des sites spécialisés comme Lulu.com se sont emparés de cette possibilité pour offrir un service intégré d’autoédition à tous les auteurs capable de télécharger un tapuscrit finalisé sur Internet. J’utilise TheBookEdition.com (un service français comme son nom ne l’indique pas !) pour diffuser la version papier de certains de mes livres et c’est une bonne solution car vous n’avez plus rien à faire (si ce n’est la promotion, encore et toujours !) une fois votre ouvrage en ligne et prêt à être vendu et expédié.

Cependant, on est toujours face à un livre papier qui reste coûteux à imprimer et lourd à expédier par La Poste (et ces frais d’envoi s’ajoutent au prix du livre). Ci fait qu’on se retrouve avec une offre relativement peu compétitive face à celle des gros éditeurs ou alors, on minimise sa marge pour proposer un livre à un prix abordable (lors du processus de publication sur le site d’impression à la demande, c’est vous qui fixez la marge que vous souhaitez toucher sur chaque vente, celle-ci va s’ajouter au coût d’impression pour établir le prix de vente final et public).

Le numérique simplifie tout !

C’est ici que le numérique entre en scène et vient apporter sa touche finale à l’apogée de l’autoédition !

Avec le numérique, terminé les contraintes du papier : mise en page, coût d’impression et coût d’expédition… Reste un produit plus facile à finaliser, plus souple, moins cher et plus rentable… À condition d’arriver à le diffuser !

Reste la question de la distribution et de la promotion

Car, bien sûr, la promotion et la distribution restent plus que jamais les facteurs clés dans le succès d’un nouveau livre. Avec le numérique, vous avez les outils nécessaires et suffisant pour remplacer avantageusement votre éditeur au niveau de la finalisation et de la fabrication/publication de votre ouvrage mais il faut encore se consacrer à la troisième phase : assurer la distribution la plus large et la promotion la plus visible… Et là, rien ne remplace vos propres efforts.

Pour la distribution, j’en ai parlé dans le chapitre 13 de ce livre, il faut passer par un intermédiaire spécialisé comme Immatériel et cela en vaut la peine (ne serait-ce que pour simplifier la publication sur Itunes pour l’iPad…). Pour la promotion, il vous faut, au minimum, tenir un blog ou une page sur Facebook où vous allez promouvoir votre ouvrage en mettant en avant son actualité.

Ici, on sort du cadre de ce livre, il existe bien des ouvrages sur la question et je ne peux que vous souhaitez bon courage et de prendre exemple sur ce que j’ai fait pour mon ouvrage sur l’histoire de l’informatique : site dédié à www.histoireinformatique.com, page Facebook à http://www.facebook.com/pages/Histoire-de-linformatique/145612858819024 et compte twitter à http://twitter.com/#!/histoireit.

Comment rater ses relations avec la presse – critique

Pierre Zimmer vient de sortir un nouveau livre avec Bernard Giroud : « Comment rater ses relations avec la presse ». Je connais Pierre mais pas Bernard.

GirouxZimmer

Parution le 12 janvier 2011 – 18,95 €

ISBN : 978-2-8098-0434-8 – 140 x 225  mm – 200 pages env.

Décryptage et coulisses d’un univers controversé

Beaucoup se demandent encore, et notamment bien des dirigeants, à quoi peuvent bien servir les relations avec la presse. Ce livre est fait pour conforter leurs doutes : non, les relations avec la presse ne servent à rien ! Si ce n’est à développer sa notoriété et sa visibilité, à améliorer la lisibilité de son image et de son positionnement, voire à se faire un peu de publicité.

Il est donc urgent de s’en passer, pour trois bonnes raisons : 1°) qui dit relations dit dépendance et soumission ; 2°) qui dit presse dit journalistes, engeance infréquentable ; 3°) il existe bien d’autres moyens de se faire connaître.

Toutefois, si vous ne pouvez y couper, voici comment planter votre plan média en beauté, en appliquant quelques règles simples…

– Confondez allègrement information, communication, publicité et propagande,

– Nourrissez quelques idées arrêtées sur les journalistes et les attaché(e)s de presse,

– Affichez des préjugés, véhiculez poncifs et clichés,

– Montrez-vous ignorant, négligent, méprisant, incompétent et désinvolte.

Alors que nous vivons à l’heure de la « médiacratie », les relations avec l’omniprésent « 4e pouvoir » demeurent un champ d’étude en friche. Cet antimanuel, humoristique mais pas trop, truffé d’exemples réels et d’anecdotes vécues, n’est pas destiné aux seuls communicants et journalistes. Mitonné par deux spécialistes des médias, il a pour objet caché de révéler les rouages des rapports conflictuels entre information et communication, deux bestioles bizarres à ne pas confondre.

Bernard Giroux et Pierre Zimmer proposent un panorama de la presse, bousculée par les nouvelles technologies de l’information, ainsi qu’un portrait de la « planète com », astéroïde nombriliste que tout un chacun est amené à fouler un jour ou l’autre.

Pierre Zimmer, ancien journaliste à France Inter, au Monde et à L’Express, est conseiller en communication et spécialiste des relations avec la presse. Il a enseigné au Celsa, à l’EFAP et à l’ESCP. Il est le coauteur, notamment, de Survivre dans ce monde hypocrite (Presses de la Cité, 1993), Surtout, ne changez rien ! (éd. d’Organisation, 2005), Et l’intolérance bordel ! (Palio, 2008).

Bernard Giroux a dirigé pendant quinze ans le service de presse du CNPF devenu Medef. Depuis 2003, il a rejoint comme directeur des relations avec la presse l’Assemblée des Chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI). Il enseigne dans les écoles de journalisme et de communication (EFAP, CELSA, ESJ, IEJ…). Il est l’auteur de Merci la télé, souvenirs d’un téléphage (Bayard, 2001) et Mystère à Zarzis (Albin Michel, 2003).

Un anti manuel pour tout savoir tout ce qu’il faut faire (et ne pas faire) en matière de RP

Un ouvrage ludique et accessible qui mêle explications, exemples et anecdotes

Les auteurs, deux spécialistes de la com’, seront les premiers à faire parler de leur livre

On l’aura compris, cet ouvrage met les points sur les « i » de celles et ceux qui s’occupent de relations publiques. Ludique ?
Pas vraiment : le style à contre-pied employé systématiquement tout au long de ce livre est un peu fatiguant à la longue. De plus, les auteurs sont volontiers flagorneurs : les journalistes stars (et il y en a toute une galerie) qui sont cités sont systématiquement parés des plus grandes qualités même quand ce ne sont que de vulgaires suppôts du système.

De plus, quoique bien documenté, l’ouvrage n’est pas épargné par les approximations… En voici une qui est savoureuse :

3heures

Oui, vous avez bien lu « chaque Français« … Pour ceux qui, comme moi, ne regardent jamais ce torrent de boue qu’est devenue la « télévision », c’est agréable de se sentir ramener ainsi dans la masse !
Mais si être flagorneur avec les journalistes (avec les stars surtout !), c’est bien, être adepte de la pensée unique et le clamer bien haut, c’est encore mieux… Voici un autre exemple qui démontre que les auteurs ont bien compris qu’il fallait toujours hurler avec les loups :

pentagone

Donc, si vous avez un doute légitime sur la version officielle (abondamment relayée par les médias, surtout en France…), sachez que vous faites partie des gens infréquentables et que vous côtoyer devient infamant… C’est agréable !

Bref, il s’agit d’un livre qui aura sans doute un certain succès (gageons qu’il va bénéficier d’une bonne couverture presse, vu les efforts des auteurs, ce serait mérité !) mais dont vous pouvez vous passer avec profit.

Publier un ebook, la démarche et les outils

==== mise à jour du 7 février 2011 : je viens d’en faire un livre, voir à http://www.alain-lefebvre.com/livres-perso/publier-sur-ipad-kindle-mon-nouveau-livre-sur-la-publication-numerique/ ====

Publier pour le numérique : iPad, Kindle, Epub et autres incontournables…

Il y a longtemps que je voulais rédiger cet article mais, finalement, j’ai bien fait d’attendre un peu car je n’ai pas arrêté d’en apprendre ces derniers temps sur ce domaine !

Il est vrai qu’il s’agit encore d’un domaine très immature et où les « terres vierges » sont légions… Bref, cet article ne doit pas être pris comme définitif sur le sujet mais cela devrait tout de même vous permettre d’en savoir plus sur « comment publier un livre pour les plates-formes numériques »…

Ces plateformes commencent à se multiplier mais je vais limiter mon propos aux deux tablettes de lecture » les plus en vue : le Kindle d’Amazon et l’iPad d’Apple. Mais en fait, traiter l’iPad permet de traiter aussi les autres lecteurs d’eBooks comme celui de la Fnac, celui de France-Loisirs ou ceux de Bookeen car tous reposent sur le format Epub. Seul le Kindle reste encore accroché au format mobipocket mais on peut imaginer que, à l’avenir, même Amazon devrait supporter tôt ou tard le format Epub.

Le Kindle : populaire aux USA, quasi-inconnu en France

Commençons par le Kindle. Je sais que le Kindle n’est pas encore très populaire auprès du public français tout simplement parce qu’Amazon n’a encore fait aucun effort en direction de ce marché : la « kindle store » n’est disponible qu’en anglais (en fait, il a deux kindle stores : une pour le marché US et une pour UK) et les titres disponibles sont en écrasante majorité en anglais. On peut dire qu’Apple a fait un bien meilleur travail avec l’iBooks store (pour l’iPad) qui a été rapidement disponible en français et avec une offre de titres dans notre langue qui n’est pas ridicule.

Cependant, Amazon a toujours procédé ainsi : le site marchand en français est apparu bien après la version anglaise et il a pourtant été un succès au bout du compte.

Bref, revenons au Kindle. C’est par cette plateforme que j’ai débuté mon expérience en la matière en janvier 2010 (c’est-à-dire justement au moment même où l’iPad était annoncé) car mon raisonnement était le suivant : il y a peu de titres en français sur la kindle store et cela va me permettre de « sortir du lot » avec mon livre « Perdu dans le temps« .

Un raisonnement qui s’est avéré juste puisque les ventes ont décollé rapidement, preuve qu’il y a des clients francophones équipés de Kindle et désireux de lire des livres dans notre langue.

Donc, pour publier pour le Kindle, il faut d’abord se créer un compte sur Amazon DTP (DTP pour Digital Text Platform). Amazon DTP est une très belle web application qui est gratuite et tout en anglais (quelle surprise !). Le gros du travail réside évidemment dans la préparation des fichiers que vous allez télécharger sur DTP afin de publier votre livre dans la Kindle Store. je dis LES fichiers car il y en aura au moins deux : la couverture d’une part et le texte d’autre part.

Amazon DTP

Amazon DTP

Pour la couverture, c’est simple : il faut faire un fichier JPEG ou PNG en quadri (même si le Kindle n’affiche encore qu’en N&B, l’application Kindle elle est disponible pour de nombreuses machines et la plupart sont capables d’afficher les couleurs…) et d’au moins 600 pixels en hauteur. Si vous ne savez pas faire cela, adressez-vous à un graphiste pro ou demi-pro qui sait bien faire ce genre de travail…

L’édition numérique et l’édition papier : deux mondes distinct !

Le vrai travail se situe sur le tapuscrit lui-même. Car une édition numérique est bien différente d’une édition papier et ce n’est rien de le dire !

Quand vous préparez un livre destiné à être imprimé, vous travaillez dans le cadre d’un format et de dimensions connues à l’avance. Votre pagination ne va pas varier au grè d’un changement de police de caractères car, de toutes évidences, votre futur lecteur n’a pas cette possibilité !

Tout change avec un ebook car le lecteur peut « personnaliser » son mode de lecteur plus ou moins en profondeur : il peut choisir l’orientation du texte, la taille de la police et même dans certains cas la fonte de caractère. Tout cela impacte fortement la pagination, le découpage du texte, son aspect et le placement des illustrations (quand il y en a). On n’est plus du tout dans le cadre bien connu des dimensions et du format immuable qui prévaut dans le cas du papier.

Donc, vous pouvez oublier tout ce qui est « autour » de votre texte : en-tête, pied de page, notes de bas de page, etc. Tout cela n’apparaîtra pas. La notion même de « page » est à reconsidérer : il faut plutôt visualiser votre contenu comme une page continue (qui peut être fort longue) avec seulement quelques ruptures au fil des chapitres et sections.

Du coup, la pagination totale de votre ouvrage peut varier sensiblement et il n’y a plus de valeur absolue comme on est habitué à avoir dans l’édition papier…

Du coup, dans une certaine mesure, on peut dire que la finalisation du tapuscrit est plus simple mais ne vous réjouissez pas trop vite… Il y a moins de travail d’un côté et plus de l’autre !

Je vais vous décrire ce processus mais je vais d’abord commencer par la démarche que j’employais avant de trouver l’outil idéal (Jutoh) que je vais présenter un peu plus loin. Si vous êtes pressé, sauter directement à la section « Jutoh » mais je vous recommande plutôt de prendre votre temps et de lire aussi la section ci-dessous car il y a des notions importantes qui y sont traitées…

Formater son texte en deux versions : HTML et Epub

Imaginons que vous partiez d’un document MS-Word qui contient l’ensemble de votre texte. MS-Word n’étant pas un format recommandé par Amazon DTP (le format PDF est lui aussi vivement déconseillé par Amazon DTP…), il faut donc convertir votre précieux texte dans un autre format… En regardant ce que recommandait Amazon DTP, je me suis décidé pour le HTML. Les éditeurs HTML sont nombreux mais j’ai arrêté mon choix sur SeaMonkey, un browser bien équipé plus ou moins dérivé de Firefox.

On peut faire autrement car il existe des programmes permettant de générer directement un .prc (l’extension du format mobipocket) à partir d’un document MS-Word ou d’un PDF… Et c’est le cas du Mobipocket Creator disponible gratuitement depuis http://www.mobipocket.com/en/downloadsoft/productdetailscreator.asp

Mais cet outil ne fonctionne que sous Windows et je travaille sur Mac, j’ai donc opté pour une autre voie… Formatter en HTML.

SeaMonkey utilisé comme éditeur HTML

SeaMonkey utilisé comme éditeur HTML

Avec SeaMonkey, j’ai pu faire un copier/coller de mon texte et avoir une version HTML de mon tapuscrit en un tour de main… Alors, faire du HTML standard, ça suffit pour formater un livre prêt pour Amazon DTP ?

Hélas non, ça serait trop simple !

Car le format mobipocket choisit par Amazon est certes dérivé de HTML mais il contient en plus certains tags spécifiques (non standard of course !) qu’il est indispensable d’employer… Ces tags sont nécessaires pour définir la table des matières et les ruptures de page (pour délimiter les chapitres). Il faut donc insérer ces tags directement dans le code HTML avec votre éditeur (SeaMonkey permet de faire cela puisqu’il donne aussi accès au code pur en plus du mode « wysiwyg »).

Basé sur HTML mais un HTML très rustique !

Tiens, pendant qu’on y est, parlons donc un peu de HTML car, finalement, c’est bien ce format quasiment universel (c’est celui des pages Web !) qui est à la base de tous les ebooks. En effet, mobipocket est basé sur HTML, comme je viens de le souligner, mais il se trouve que c’est également le cas du format Epub… Donc, vous allez forcément penser que si c’est du HTML, ça veut dire qu’en terme de mise en page, on peut faire plus ou moins la même chose que sur les pages du Web… Oui et non : oui, vous avez le droit de penser cela et non, ce n’est pas le cas mais alors pas du tout !

C’est bien du HTML mais un HTML qui ressemble fort à ce qu’on avait en 1994 avec la version 1.0 de ce standard… Pas du tout ce qu’on faire aujourd’hui avec la version 4 (et la version 5 est en train de prendre position…). Et ce niveau de HTML est terriblement limité :  pas gestion des tables (pour faire des tableaux ou pour faire de la mise en page un peu élaborée), pas de placement précis des images et ainsi de suite… On doit se contenter des fonctions de base ce qui fait un sacré retour en arrière par rapport à la mise en page permise par les traitements de texte modernes ou à ce qu’on peut faire en matière de design de page web aujourd’hui. Mais bon, cette rusticité a du bon (ça évite de faire des erreurs et des fautes de goût !) et c’est pour tout le monde pareil. Et n’allez pas croire que le format Epub soit mieux placé que le format mobipocket sur ce plan… Il y a des différences entre les deux mais elles sont minimes. Mais l’avantage, c’est que votre texte une fois mis en conformité avec ces limites peut servir de base pour une génération à la fois au format Epub et au format Mobipocket… On ne peut être perdant sur tous les tableaux !

Comment obtenir une preview à partir de DTP ?

Une fois que vous avez formaté votre tapuscrit à la sauce HTML+tags spécifiques mobipocket (comme <mbp:pagebreak /> pour les ruptures de chapitres), vous pouvez charger le tout sur Amazon DTP. Je l’ai déjà dit, cette application est très bien faite et facile à utiliser (à condition de comprendre l’anglais of course !) mais elle présente tout de même un défaut : elle ne permet pas de récupérer son livre une fois celui-ci mit au format Mobipocket par Amazon DTP. Vous pouvez seulement faire une « preview » de votre livre dans une fenêtre du navigateur et cette visualisation est un peu approximative. Difficile de se contenter de cela. Amazon diffuse bien gratuitement un outil qui permet de faire cela mieux et en local sur votre machine : le « Kindle previewer » (existe pour Windows et pour Mac). Cet outil permet un rendu déjà bien fidèle de ce qu’affiche le vrai Kindle mais il impose d’avoir le fichier au format mobipocket de disponible…

Le "kindle previewer", outil gratuit proposé par Amazon...

Le « kindle previewer », outil gratuit proposé par Amazon…

L'application Kindle ici en version Mac OS (où les couleurs sont gérées)...

L’application Kindle ici en version Mac OS (où les couleurs sont gérées)…

Il existe bien une astuce compliquée pour obtenir le fichier au format final kindle (.azw) et la voici :

First, go to the Upload & Preview page for the title you’re publishing

Right click the “Download HTML” link and copy the link location

Paste the link into another browser window

Replace the “zip” with “azw” in the “file_type” part of the URL, then hit Enter

Firefox will tell you to save a .zip file – go ahead and save it

Rename this file so it has a .azw ending, then copy it to your Kindle

You should now see your title on your Kindle!

Bref, une fois satisfait, vous pouvez terminer la définition de votre ouvrage, choisir le prix et ainsi de suite. Il faut prévoir un délai (au moins 2/3 jours) avant que votre ouvrage soit validé par le staff de Amazon DTP qui sont très attentifs aux questions de droits : il va falloir prouver que vous êtes bien le détenteur des droits le cas échéants…

Et si vous faites une mise à jour quelques semaines après votre première mise en ligne (par exemple), le délai de validation est de nouveau là (et pendant lequel la version précédente n’est plus disponible à la vente !), il faut le savoir.

Pages 09 propose une fonction d'export au format Epub mais vous pouvez l'oublier tellement est elle limitée pour ne pas dire buggée !

Pages 09 propose une fonction d’export au format Epub mais vous pouvez l’oublier tellement est elle limitée pour ne pas dire buggée !

Voilà pour la partie concernant le Kindle. Voyons comment générer un livre au format Epub maintenant…

Mettre un livre au format Epub sur un Mac…

En partant d’un PDF ou d’un document Word, vous avez pas mal d’outils qui vous proposent de générer directement un fichier au format Epub comme Stanza ou Calibre. Mais vous n’avez alors aucun contrôle sur le résultat produit et vous ne pouvez passer en mode édition si nécessaire. Il y a aussi la toute dernière version de Page (iWork 09) qui prétend pouvoir exporter votre document au format Epub mais, à l’usage, cette fonction export se révèle tellement limitée (pas de support de la table des matières par exemple) qu’elle est inutilisable dans le cadre d’un travail sérieux…

J’ai donc cherché ailleurs et j’ai trouvé Sigil, un projet open source qui adresse précisément ce besoin et qui le fait pour toutes les plates-formes habituelles (Windows, Mac OS mais aussi Linux).

Je ne pouvais repartir de ma version en HTML (car elle contient des tags spécifiques) et j’ai donc employé le copier/coller pour recréer tous les chapitres dans un projet Sigil.

Sigil n’est pas encore un outil complètement achevé et je suis tombé sur des limites et sur des bugs qui rendaient son utilisation pénible et frustrante…

Sigil, un outil open source dédié à l'édition au format Epub...

Sigil, un outil open source dédié à l’édition au format Epub…

L’outil idéal qui permet de n’avoir qu’une version de son tapuscrit : Jutoh…

Frustré par les limites de Sigil, j’ai repris mes recherches de l’outil idéal et je suis tombé sur Jutoh. Sigil est gratuit et Jutoh est payant (mais pas cher selon moi), certes. Mais, au bout d’un moment, il faut bien admettre qu’on n’en a que pour son argent… Et avec Jutoh, je suis pleinement satisfait d’y avoir « investit » quelques euros (24€, ce qui est très raisonnable pour un logiciel de cette qualité) !

Pour Jutoh, le point d’entrée idéal est un fichier au format ODT (Open Office). J’ai donc convertit mon document Pages en document Word afin de pouvoir l’importer dans Open Office et le sauver au format ODT (vous suivez ?). Open Office est gratuit, on ne va donc pas se plaindre…

Une fois que vous avez votre « source » au format ODT, Jutoh l’avale, le convertit et le transforme en un projet Jutoh tout à fait utilisable. La génération de la table des matières et l’insertion d’images sont faciles. Et, cerise sur le gâteau, si vous avez installé correctement le Kindle Generator, Jutoh est capable de générer aussi une version mobipocket que Epub de votre ebook. Ce dernier point est important car il permet de n’avoir qu’une seule version de votre tapuscrit et, pour l’avoir fait, je peux vous assurer qu’il est pénible et aléatoire de devoir maintenir deux versions d’un même texte…

Jutoh, l'outil qui permet de générer aussi des ebooks au format Epub qu'au format mobipocket...

Jutoh, l’outil qui permet de générer aussi des ebooks au format Epub qu’au format mobipocket…

Publier pour iBook (iPad)… Pas simple !

Même si le format Epub est largement reconnu, vous avez sûrement envie que votre livre soit disponible sur la librairie iBooks d’Apple, spécialement mise en place pour l’iPad… Oui mais ce n’est pas si simple !
Tout d’abord, pour ouvrir un compte sur iTunes Connect, il vous faut un Apple ID (l’identifiant des développeurs) et un numéro fiscal aux USA… Gasp, voilà que ça se complique sérieusement !

iTunes connect, l'application en ligne qui permet de gérer la publication de vos titres sur l'iBooks store...

iTunes connect, l’application en ligne qui permet de gérer la publication de vos titres sur l’iBooks store…

Heureusement, j’ai pu passer par celui de Laurent Poulain qui vit à Boston. Et ce n’est pas fini !

Il faut aussi préparer son livre grâce à l’application iTunes Producer (à télécharger depuis iTunes Connect) qui n’est disponible qu’en version Mac OS… Etonnant non ?

L'application "iTunes producer", nécessaire pour charger sur iTunes Connect et disponible uniquement pour Mac OS...

L’application « iTunes producer », nécessaire pour charger sur iTunes Connect et disponible uniquement pour Mac OS…

Là aussi, pas de problème pour moi. Enfin, quand vous avez réussi à franchir toutes ces arcanes, votre ouvrage est enfin chargée sur iTunes Connect avant d’être validée par le staff Apple (ici aussi, comptez un délai conséquent, pire qu’avec Amazon !) pour finalement apparaître sur iBooks et donc sur l’iPad de vos proches, YES !

Un point-clé, la distribution

Il y a un élément qui ne change pas avec le numérique, c’est l’importance d’être bien distribué, surtout vis-à-vis du marché français, je m’explique… Aux USA, l’approche est plutôt ouverte, à part chez Apple où c’est un peu plus compliqué, les auteurs indépendants sont les bienvenus et on ne vous demande pas quelle est votre « part de marché » avant de vous ouvrir un compte sur Amazon DTP ou autre.

En France, c’est l’inverse, les auteurs indépendants sont méprisés et à chacune de vos demandes vous obtenez un « qui tu es toi ? » si même vous obtenez une réponse… Donc, si vous voulez voir votre ouvrage dans les pages des sites spécialisées comme Numilog ou des nouvelles librairies numériques comme celle de la Fnac.com, inutile de demander directement, ce n’est pas prévu et on ne vous répondra même pas. Il faut passer par un dis-tri-bu-teur, point. Actuellement, il y a 3/4 distributeurs principaux qui officient dans le monde de l’édition numérique. Je les ai tous sollicités et seul Immatériel m’a répondu (positivement, en plus !). Donc, j’ai pu charger mes livres sur la plate-forme d’Immatériel et ainsi les voir s’afficher sur les sites d’Epagine, Feedboks, Dialogues, Fnac.com et même Apple iTunes (iBooks iPad), ouf !

La plateforme du distributeur immateriel.fr

La plateforme du distributeur immateriel.fr

Conclusion

J’évoquais déjà ici les avantages du livre numérique sur le livre papier du point de vue du lecteur. Mais pour un auteur indépendant, l’édition en numérique a bien des avantages à condition de maîtriser les aspects techniques que nous venons de détailler (et qui sont à la portée de tous, pas besoin d’être un geek pour arriver à faire un ebook !). Tout d’abord, il n’y a plus de pagination minimum… Dans le monde de l’édition papier, vous n’êtes pas pris au sérieux si votre livre fait moins d’une centaine de pages. Ici, la notion de pagination est tellement variable que, du coup, elle est absente : sur les librairies numériques, vous remarquerez que vous n’avez presque jamais d’indication de volume sur l’ouvrage qui vous est présenté… Saut quand on peut télécharger un extrait (gratuit). Si on sait que l’extrait représente n% (10 à 15% le plus souvent) du livre complet, il est facile d’extrapoler son volument final.

Il y a la notion de prix pour se faire une idée.

Et là aussi, c’est un autre avantage du numérique : tous les prix sont possibles. Du coup, on trouve pas mal de titres qui sont proposés à moins de deux euros (et pour les livres à contenu réduit, c’est bien le moins !), une liberté qui est difficilement possible dans le monde du papier puisque les coûts sont liés (en partie) à la taille du livre à imprimer…

Juste un dernier mot… Ne pas confondre PDF et numérique : le PDF n’est qu’une déclinaison de la version papier. Et générer un PDF à partir de votre livre n’est pas produire un ebook (d’autant que la plupart des lecteurs ont du mal à afficher les PDF confortablement à part l’iPad).

Les avantages du livre numérique

Voilà un billet qui va en faire hurler quelques-uns… Oui, aujourd’hui, je vais lister les avantages du livre numérique sur le livre papier (et, oui, j’admet que l’inverse est également possible : écrire un billet sur les avantages du livre papier sur le livre numérique comme de pouvoir le prêter ou l’offrir mais même à ce niveau, ces différences vont progressivement s’effacer puisqu’Amazon vient d’annoncer un système de prêt de ces titres pour le Kindle).

Certains vont hurler car, pour une raison qui m’échappe, le livre papier est sacralisé. Selon moi, c’est absurde. J’ai beaucoup d’affection pour certains livres de ma bibliothèque, c’est vrai mais c’est rapport à leurs contenus, pas au fait qu’il soit fait de papier !

Les supports évoluent, changent, disparaissent car c’est bien le contenu qui compte. Les morceaux de musique étaient sur disques vinyls, ils sont passés sur CD et, désormais, sont complètement dématérialisés et ça change quoi ?

J’écoute toujours les mêmes et avec autant de plaisir. Pareil pour les films, les DVD actuels ont quelle espérance de vie désormais ?

Bref, revenons aux livres et voici la liste des avantages que je vois pour les supports numériques versus les supports papiers :

1- on peut emporter sa bibliothèque avec soi

Quand on part en voyage, on peut emporter 2/3 livres avec soi mais, au-delà, ça devient tout de suite nettement moins pratique… Le lecteur numérique est aux livres ce que le lecteur MP3 est aux disques : la liberté liée à une grande capacité d’emport. Sur mon kindle, j’ai déjà plusieurs dizaines de titres (principalement des PDF d’ailleurs mais là n’est pas le sujet). Sur mon Cybook, c’était pareil et c’est grâce à sa capacité que j’ai pu emporter avec moi partout et lire « l’histoire de la révolution française » par Adolphe Thiers en 20 volumes… Ving volumes, vous imaginez cela en support papier ?

2- la lecture est confortable

Oui et il ne s’agit pas seulement de lisibilité (encore que l’argument lisibilité est seulement valable pour les lecteurs basés sur le procédé Epaper, voir à http://fr.wikipedia.org/wiki/Papier_%C3%A9lectronique). Car s’il y a bien un truc que je n’aime pas avec les livres papiers, c’est de devoir les tenir à deux mains (sinon, l’effet mécanique d’une reliure rigide tend à refermer le livre…) !

Je ne suis pas le seul à être dérangé par cette posture obligatoire (sauf à « casser » franchement la reliure ce qui peut entrainer d’autres problèmes comme la perte de pages…) puisqu’il existe même des accessoires pour tenir le livre en position sans qu’il puisse se refermer accidentellement. Passons aussi rapidement sur la nécessité d’un marqueur physique pour repérer le point de lecture, le lecteur numérique gère tout cela bien mieux.

3- un système de référence embarqué est présent à tout instant

Sur le Kindle, on peut avoir la définition d’un mot simplement en plaçant le curseur devant lui et l’entrée correspondante du dictionnaire s’affiche (un simple résumé sur 2 lignes mais on peut avoir plus simplement en appuyant sur une touche). Précisons tout de même que, pour le moment, il s’agit du dictionnaire anglais (Oxford Dictionary of English) puisque le Kindle n’est pas encore « francisé », loin de là !

Sur l’iPad (application iBooks), c’est encore mieux : on le choix entre le dictionnaire ou wikipedia.

Quand on lit un livre en anglais (ce qui est mon cas en ce moment avec « State of fear » de Michael Crichton sur mon Kindle, voir à http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_d’urgence_(roman)), c’est carrément pratique et j’y fais appel assez souvent…

4- la prise de notes est facilitée

Le Kindle est équipé d’un clavier. Avant de le recevoir, je me demandais si cela était bien utile… Désormais, je ne me pose plus la question car je l’utilise, tout simplement !

Grâce à ce clavier et à la gestion des notes intégrée au logiciel, la prise de notes est facile et il est ensuite simple de parcourir ces notes et de les gérer. Dans le cadre de la relecture/corrections d’un livre, je peux dire que c’est d’une grande aide comme je viens de la vivre avec notre livre sur l’histoire de l’informatique…

5- l’achat de titres est facilité et la livraison est immédiate

Bon, une fois de plus on est dans la satisfaction de la pulsion immédiate qui caractérise si bien notre société de consommation !

Mais on doit admettre qu’il est tout de même bien agréable de ne pas avoir besoin d’attendre sa livraison par la poste pour commencer la lecture d’un titre qu’on vient de commander !

Ce côté achat presse-bouton est sans doute critiquable dans son principe mais bien pratique dans son application, j’avoue…

6- il est possible de lire des extraits avant d’acheter un nouveau titre

Alors ça, c’est un vrai plus, sans conteste !

Pourvoir télécharger gratuitement le ou les premiers chapitres d’un ouvrage pour l’évaluer, voilà qui va dans le bon sens. Du coup, on évite une bonne partie des déceptions (pas toutes car certains titres commencent bien et partent en vrille après !).

7- la « lecture sociale » devient possible

Sur le Kindle, on peut consulter les passages les plus souvent soulignés (view popular highlights) par les autres lecteurs. Ce n’est pas encore grand chose mais imaginez ce qu’on va pouvoir faire en creusant cette direction. Là, le livre numérique a un boulevard devant lui, on ne sait simplement pas à quelle vitesse les acteurs de ce marché vont être capable de l’exploiter…

8- l’auteur va pouvoir interagir avec ses lecteurs

Là, c’est à prendre au futur car ce n’est pas encore vrai sauf rares exceptions (il y a quelques auteurs qui ont choisi de diffuser leurs livres à travers des applications spéciales afin d’y inclure un forum par exemple et ainsi établir un lien interactif avec leur lectorat). Ici encore, c’est comme pour le point #8, ça va prendre du temps mais c’est une dimension qu’on va voir grandir, inévitablement et où seul le livre numérique peut aller…

9- le prix des titres est inférieur aux versions papier

Sur ce dernier point, il faut avouer que ce n’est pas toujours vrai : sur Amazon, on trouve désormais des livres en version Kindle qui sont au même niveau de prix que les versions papier (une évolution assez mal reçu d’ailleurs… Le NYT l’évoquait dernièrement). Autre point important qui réduit un peu l’intérêt de ce 9ème avantage, c’est que le différentiel de prix (entre version numérique et version papier) n’est pas aussi élevé qu’il le devrait et c’est particulièrement vrai sur l’offre venant des éditeurs français… On peut dire que ces derniers « font de la résistance » vis-à-vis de ce nouveau marché et c’est une attitude que j’ai du mal à comprendre…

Pour conclure, même si je pense que le livre numérique présente bien tous les avantages listés ci-avant, il faut tout de même avouer qu’il ne représente encore pas grand chose sur le marché français… Alors que la place du livre numérique est déjà bien ancrée sur le marché US, on doit dire que, chez nous, on en est encore qu’au début.

Comparatif Kindle/iPad

Vouloir comparer le Kindle d’Amazon avec l’iPad d’Apple, c’est comme vouloir confronter des oranges et des bananes sous prétexte que ce sont tous les deux des fruits !

Pour éviter de tomber dans cet écueil, j’ai donc limité mon test uniquement au domaine de la lecture de livre, journaux et magazine… Voyez plutôt :

Bon, évidemment, j’ai oublié des trucs dans cette vidéo. Tout d’abord, l’iPad n’est pas seulement trop lourd pour serveur de tablette de lecture confortable (faut le tenir à deux mains pour maintenir la bonne inclinaison et on fatigue vite), son écran est très sensible aux reflets (d’où l’importance de maintenir la bonne inclinaison !) et c’est assez gênant. Ensuite, il faut dire que même si le Kindle se débrouille correctement pour rendre les PDFs, l’iPad arrive à faire bien mieux sur ce plan grâce à la très bonne application « goodreader » (pas gratuite mais ça vaut le coup selon moi).

Donc, finalement, les points positifs et négatifs s’équilibrent plus ou moins : le Kindle est supérieur pour ce qui est des livres mais l’iPad l’emporte sur les magazines et les PDFs…

Une petite mise à jour de « Hacking », histoire de patienter…

Vous l’avez compris, je me consacre en ce moment pleinement à mon ouvrage « histoire critique de l’informatique moderne » et c’est bien parce qu’il est très difficile d’écrire deux livres à la fois que j’ai mis (à regret) mon projet « Hacking » un peu en sommeil… Dernièrement, j’ai tout de même eu l’occasion de relire entièrement ce que j’avais déjà rédigé et, bien sûr, d’y apporter quelques corrections.

Du coup, je vous propose cette version pour patienter un peu avec, en prime, le chapitre six (qui n’est pas terminé mais c’est déjà ça de plus)… Je compte bien reprendre l’écriture de « Hacking » dès que possible, sans doute cet été. Pour télécharger la version actuelle de « Hacking », il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous (fichier au format PDF) :

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Livre : Richard Stallman et la révolution du logiciel libre

Je viens de finir le livre suivant : Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée par Sam Williams, Richard Stallman & Christophe Masutti… Le livre est disponible à télécharger en version pdf (entre autres) à http://www.framabook.org/stallman.html
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Comme vous pouvez le voir, j’en ai profiter pour convertir ce pdf en version mobipocket afin de pouvoir lire ce livre confortablement sur mon Cybook… Pour vous évitez d’avoir à faire cette conversion, voici le fichier :
stallman_v1_gnu-fdl
Il va sans dire que je vous recommande la lecture de cet ouvrage : elle permet de mieux comprendre comment ce mouvement (en faveur du logiciel libre) est né et a évolué… Et, promis, désormais je dirais « GNU-Linux » et non plus simplement « Linux »… ça ira comme cela Richard ?

Livre sport-auto : « Qui se souvient de John Woolfe ? »

Je viens de recevoir le livre « Qui se souvient de John Woolfe » de Michel Boixière et Michel Fournier. Il se trouve que ces deux auteurs se sont lancés dans une aventure un peu folle : retracer l’aventure -tragique- de John Woolfe, pilote anglais qui s’était tué au volant d’une Porsche 917 au premier tour des 24H00 du Mans 1969 (le seul pilote qui se soit tué au volant d’une 917…).

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Ce livre est le fruit d’une enquête minutieuse qui emmena nos deux auteurs à aller bien plus loin et plus longtemps qu’ils ne l’imaginaient au départ, pour sûr !

Très richement illustré (plus de 250 photos dont 220 sont inédites) et avec beaucoup de témoignages des acteurs de l’époque, cet ouvrage n’est pas seulement un livre sur le défi fou de John Woolfe, c’est aussi un reflet sur ce qu’était cette course à cette époque, un monument. Tous les fans des 24H00 du Mans trouveront là un reccueil passionnant sur les différents aspects de cette course incroyable (elle l’est toujours). J’ai -modestement- participé à cet ouvrage en écrivant quelques pages sur l’histoire de la 917, pages que Michel & Michel ont utilisé comme bon leur a semblé.

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Ce livre peut-être acheté 25 euros sur le site de l’association « L’Orée » à www.l-oree.org

Petite mise à jour de mon blog…

Pas besoin de vous faire un dessin, mon blog WordPress vient de subir une mise à jour assez visible !

J’ai changé de thème non pour le plaisir de la nouveauté mais parce que le précédent s’est révéle assez « obéissant » à l’usage… Une tare impardonable pour un informaticien (j’aimeuh les ordinateurs-reu…). J’en ai profité pour ajouter un pavé (dans le « sidebar ») sur les livres que j’ai déjà lus grâce à « Library thing », un service génial sur lequel je reviendrais bientôt car il y a beaucoup à dire !

Bon, reste encore des trucs à faire car ce thème est tout en anglais, je vais donc le traduire car il y en a forcément que ça va rebuter… Patience, je m’en occupe.

Le panier de crabes, livre de Véronique Vasseur

Je ne connaissais pas Véronique Vasseur que j’ai découvert lors d’une matinale (mardi 22 septembre 2009) sur France Culture à l’occasion de la sortie de son dernier livre « Le panier de crabes, ma cavale en politique ».

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Pour entendre Véronique Vasseur sur France Culture à http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=76950 on peut aussi l’entendre sur France Info (plus court) à http://www.france-info.com/spip.php?article344669&theme=81&sous_theme=192

Extrait de la présentation :

Un livre comme un documentaire par une médecin de son état qui à deux reprises a déjà montré qu’elle ne savait vraiment pas manier la langue de bois.
Une première fois sur la vie dans les prisons en 2000 et ensuite sur l’état de l’hôpital public en 2005.
Après, Médecin-chef à la prison de la santé et L’hôpital en danger , voici le Panier de crabes du docteur Véronique Vasseur publié chez Flammarion, où les déboires d’ une citoyenne tombée en campagne électorale presque malgré elle pour les élections législatives et municipales à Paris qui suivirent l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République… Malentendus, coups tordus et autres avanies font le récit de celle qui a perdu ces élections sous l’étiquette UMP. Son slogan de l’époque pourrait être un titre possible de son livre: « La vérité, c’est mon combat ».

J’ai été surpris de voir comment l’équipe des matins de France Culture n’a pas été tendre avec l’invitée, les intervenants habituels étaient plutôt odieux (pour la punir de dire la vérité) et j’ai compris pourquoi : le monde des médias et le monde politique sont étroitement liés et leurs attitudes en était une démonstration éloquente (même France Culture !). Du coup, j’ai eu envie de lire ce livre et je n’ai pas été déçu je dois dire !

Ce que l’auteure dénonce, ce n’est pas seulement les coups bas (venant surtout de son propre camp !) mais surtout la médiocité ambiante : c’est petit, c’est bas, c’est minable (même au plus haut niveau) et on sent bien qu’elle s’attendait à autre chose…

Je pense que Véronique Vasseur a fait oeuvre utile à travers cet ouvrage : si jamais vous êtes tenté de vous engager dans un combat politique avec une élection à la clé (même et surtout au niveau local), lisez ce livre, ça vous fera comprendre si vous êtes fait pour cela (et si jamais vous n’avez pas envie de fuir et d’éviter ce milieu après cela, eh bien, comme le disait Chuck Yeager « You’re not friend of mine! »).