Livres à lire : « Sapiens » et « Homo Deus » d’Harari

Bon, soyons clairs, sur ce coup-là, j’arrive un peu après la bataille : les deux livres d’Harari sont déjà des best-sellers mondiaux, bien connus et bien commentés un peu partout (cette critique est intéressante par exemple). Alors, pourquoi en parler ?

D’abord parce que je viens de finir « Homo Deus » après avoir lu « Sapiens » et qu’il n’y a pas de bonne raison de s’en priver !
En effet, quand on tombe sur quelque chose de bon (et c’est si rare de nos jours !), ce serait dommage de ne pas le mettre en avant, même si c’est connu. Ces deux ouvrages sont des « essais », des réflexions sur un sujet donc. Dans le cas de « Sapiens », l’auteur revient sur la marche de l’humanité à travers les siècles afin de comprendre comment et pourquoi elle a connu un tel succès. Ce qui est remarquable dans la démarche d’Harari, c’est sa capacité à convaincre en martelant ses arguments une fois, deux fois, trois fois, autant de fois que nécessaire !

Au final, c’est carrément difficile de ne pas être d’accord avec lui et de ne pas se dire « ouais, c’est ça, ça a dû se passer ainsi… ». Sapiens est un gros pavé, mais il se dévore vite tellement il est intéressant et bien écrit. Tous les exemples abordés sont pertinents et, au final, on en sort persuadé d’avoir compris comment l’Homme est passé de créature insignifiante à tyran de la planète. Car l’auteur est également assez critique sur les conséquences de cette « ascension »… Souffrance animale, dommages écologiques, les passifs sont nombreux et rien ne vous est épargné.

Homo Deus, une brève histoire de l’avenir

Le second ouvrage n’est pas tout à fait du même niveau que le premier, mais l’exercice était, reconnaissons-le, encore plus difficile…

Ce livre constitue en quelque sorte un prolongement du précédent essai de Harari, Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, même si il ne reprend pas la construction suggérée à la fin de ce premier essai. Harari, en examinant les grands mouvements de l’évolution de l’humanité depuis la préhistoire et fort des dernières découvertes de la biologie de la technologie informatique et des sciences sociales, nous interroge sur l’avenir de l’homme.

Le projet de l’auteur n’est pas de prédire l’avenir mais d’identifier ce que pourraient produire à terme les logiques sociétales à l’œuvre aujourd’hui si des humains ne se mobilisent pas pour les freiner. « Toutes les prédictions qui parsèment ce livre ne sont rien de plus qu’une tentative pour aborder les dilemmes d’aujourd’hui et une invitation à changer le cours de l’avenir ». Source : Wikipedia

Comme l’a dit fort justement Niels Bohr, La prévision est toujours très difficile, surtout lorsqu’elle concerne le futur.” Heureusement, Harari ne tombe pas dans ce piège et décortique plutôt ce qui pourrait peser sur le futur et comment on pourrait réagir à ces évolutions. Dans ce cadre, ces réflexions sur ce qu’est une religion sont particulièrement justes et intéressantes. Bref, vous l’aurez compris, je vous recommande de lire ces deux livres, je serais très surpris que vous puissiez être déçus !

Faire la liste des dix livres que vous recommandez à lire…

Première règle pour établir cette liste : je ne peux y inclure un de MES livres… La vanité ne fait pas partie du cahier des charges ici !

En revanche, on peut y inclure des BD : ce sont des livres après tout. Bref, allons-y : voici les dix que, selon moi, il faut absolument avoir lus…

Le grand jeu – le tout meilleur livre sur l’Histoire que je n’ai jamais lu : l’affrontement anglo-russe en Asie centrale pendant le XXIème siècle. Voilà un ouvrage à lire pour comprendre les grands enjeux du XXIème siècle (qui ne se résumaient pas à l’Europe !) et qui résonnent encore aujourd’hui (et c’est pour ça que s’intéresser à l’Histoire est si important et utile).

Légende des contrées oubliées – une BD sublime sur une histoire de nains (type heroic fantasy alors que je ne suis pas un fan du genre). L’histoire est fascinante et il y a une vraie « poésie graphique » dans le dessin. Bref, tout ce qui m’énerve d’habitude, ici est tellement réussi que c’est carrément sublime !

Les six voyages de Lone Sloane – encore une BD, celle de Druillet, un choc, tout simplement quand j’ai découvert cela, jeune. La fascination est restée, cet album mérite d’être là et pas seulement pour son importance « historique »…

Les quatre accords toltèques – Voilà le livre qu’on devrait conseiller à tout le monde pour aller mieux, tout simplement !
Le domaine du « développement personnel » est très encombré (et ce n’est rien de le dire !). Pourtant, si le domaine vous intéresse, commencez par ce livre, vous ne serez pas déçu, promis.

Transurfing – de Vadim Zeland : va bien plus loin qu’aucun livre sur le même thème, améliorer sa vie. Transurfing est décliné en plusieurs volumes… Commencez déjà par le tome un pour voir. Par exemple, Vadmin Zeland donne l’explication la plus crédible qui soit sur les rêves, jamais rien lu de pareil ailleurs…

Les lois fondamentales de la stupidité humaine – Un excellent traité (tout est dans le titre) sur un sujet qui mériterait plus d’attention, selon moi…

– Une journée d’Ivan Denissovitch – d’Alexandre Soljenitsyne, le livre qui introduit à l’oeuvre du maitre russe bien connu. Un livre facile à lire (ce qui n’est pas le cas de « l’archipel du goulag » du même auteur) mais qui contient toute l’horreur du goulag soviétique.

Naufragé volontaire – d’Alain Bombard, une aventure sans pareille !
Bombard était aussi un conteur formidable en plus d’être un aventurier audacieux. Pour prouver le bien fondé de ses idées, il s’est retrouvé dans une situation qui paraissait suicidaire et sans espoir… Ce qu’il en a retiré est bien plus que la preuve de la justesse de ses théories, un récit épique dont l’écho résonne encore aujourd’hui. Un des grands exploits du XXème siècle qui n’est pas assez connu… Profitez-en pour sortir des sentiers battus et vous régaler de cet exploit inédit.

Annapurna premier 8000 – de Maurice Herzog, l’histoire incroyable de cette première dans l’Himalaya, tragique et grandiose. Certes, l’auteur et son exploit ont été plus ou moins contestés par la suite (et pas pour les mêmes raisons) mais ça ne retire rien à ce récit formidable qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Le grand cirque – de Pierre Clostermann, l’histoire de ce pilote français dans la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale, poignant. Désormais avec le titre « Le grand cirque 2000 » (date de la dernière édition ?), ce récit incroyable vous propulse dans cette guerre aérienne cruelle. L’écriture est dense et vous laisse pantois devant les exploits de ces hommes jeunes. C’est autant un livre d’Histoire qu’un livre de guerre ou de mémoires.

Oui, il y a pas mal de livres français et sur des exploits français (y compris guerriers)… et pourquoi pas ?

Quand les Français sont nuls, je les critique sans restrictions. Mais quand ils sont à la hauteur, il faut les lire, tout simplement…

Parlons d’un auteur de BD et de son oeuvre : Quentin et Handman…

Mon fils ainé, Quentin, est un auteur de BD qui tente de faire sa percée sur ce marché déjà très encombré de la BD en France. Il est l’auteur d’une remarquable saga, Handman, et il a déjà produit trois tomes de cette histoire fascinante.

Voici une vidéo fort bien faite qui présente cette série :

Quentin est plutôt doué en matière de communication et il arrive à se faire inviter régulièrement pour parler de sa création dans les médias locaux comme ici, à TV8 Mont-Blanc :

J’aime bien parler des autres auteurs méritants et ce n’est pas parce qu’il s’agit de mon fils que je vais me censurer !

Critique du livre « Divertir pour dominer – la culture de masse contre les peuples »

Je viens de lire « Divertir pour dominer » et, bien que mon avis sur cet ouvrage soit très négatif, j’ai eu envie de vous en parler… Au départ, voilà un livre qui avait tout pour me plaire : dénoncer l’abrutissement généralisé, je ne peux qu’être pour !

Hélas, le ton du livre est désastreux : le collectif des auteurs s’exprime comme une bande de gauchistes de bas étage. Pour dire, il n’hésite même pas à employer le terme « conscience de la classe ouvrière » !

Le diagnostic est bon : la télé est un instrument d’abrutissement, la pub avilit tout et le sport (de masse) est un instrument de propagande à peine dissimulé. Mais, ça se gâte sérieusement quand on lit les analyses : on se croirait face à des maoïstes des années soixante-dix préconisant la révolution culturelle, la rééducation des bourgeois par le travail (dans des camps, faut leur apprendre à vivre à ces salauds !) et la dictature immédiate des « gardes rouges », faut ce qu’il faut !

Quelque part, il semble que le juste milieu n’existe pas : soit on trouve des vendus qui défendent le système actuel avec des arguments absurdes (genre, « la télé permet de distraire le peuple qui l’a bien mérité » et « le sport de masse permet l’expression des émotions du peuple » alors qu’on sait bien que c’est faux : la télé abrutie et le sport de masse médiatisé ne sert que de canal d’expression aux pires bassesses), soit on trouve des radicaux qui veulent le retour d’un collectif utopique qui n’a jamais existé et qui ne verra jamais le jour (car trop en opposition avec la nature humaine profonde). Désolant…

Ce que nous apporte la bonne Science-Fiction.

J’écris des récits de Science-Fiction (mais pas seulement, j’aime aussi d’autres genres) et j’en lis aussi beaucoup. Aujourd’hui, j’aimerais approfondir ce que peut nous apporter ce genre pas comme les autres. En effet, alors qu’elle a été longtemps (et c’est encore vrai de nos jours) minimisée et même méprisée par les tenants de la « vraie littérature », ce genre a un rôle et un potentiel unique qui le distingue de tous les autres : nous donner un aperçu de ce que nous réserve le futur et de pouvoir y réfléchir avant que ce dernier nous saute à la figure !

Selon moi, la bonne Science-Fiction, la vraie, c’est celle qu’on peut qualifier « d’anticipation ». Toujours selon moi, « Star Wars », par exemple, ce n’est pas de la Science-Fiction, car ça ne respecte aucune règle, et ça ne s’embarrasse pas du moindre réalisme sur le plan de la physique. Écrire sans contrainte n’est pas interdit, mais alors, ce n’est pas de la Science-Fiction, c’est du fantastique, nuance…

Donc, la Science-Fiction d’anticipation va respecter des règles, ne pas proposer des avancées « impossibles », mais tout de même se projeter, prolonger les courbes et voir ce que cela donne. C’est un exercice difficile, ça ne donne pas toujours des bons résultats, mais c’est toujours un bon indicateur du contexte dans lequel évoluait l’auteur. Par exemple, les écrivains de Science-Fiction américains des années cinquante étaient clairement obsédés par la guerre froide qui était très présente à leur époque. Du coup, ils anticipaient forcément une guerre nucléaire prochaine et qui paraissait inévitable à leurs yeux. Une anticipation ratée ?

Peut-être, mais si elle avait été tout de même utile, voire très utile ?
Et si ces récits terrifiants avaient permis de modérer un peu (juste ce qu’il fallait) les décideurs au moment de prendre les décisions fatales ?

Je me souviens en particulier d’une histoire courte et édifiante : après les frappes, le président sort à la surface pour constater que la terre n’est plus qu’une croute brulée et sans vie. Il rentre dans le bunker abattu et déprimé et il en fait part à son chef d’état-major qui lui réplique « comment ça, c’est terrible ? Mais non, nous avons gagné ! ». L’horrible joie du militaire était le plus grave avertissement qu’on pouvait imaginer. Là, il est difficile de ne pas admettre que la Science-Fiction joue un rôle majeur.

Pareil sur les fameuses trois lois de la robotique par Asimov. Alors que le débat actuel sur les dangers de l’IA bat son plein (avec raison !), il faut se rappeler que les récits d’Asimov convergent tous pour nous rappeler que ces trois lois ne vont pas suffire à nous épargner les ennuis avec nos robots quand ils seront omniprésents…

De plus, la Science-Fiction permet aussi de prédire avec, certaine fois, une exactitude surprenante ce qui va se mettre en place dans un futur plus ou moins proche. Il y a l’exemple connu des satellites géostationnaires annoncés par Arthur C. Clark bien avant que des satellites en orbites basses soient lancés régulièrement par les grandes puissances. Ou les drogues de synthèse « récréatives » ayant une influence sur le comportement et ainsi de suite.

C’est pour toutes ces raisons que je me suis passionné pour la simulation et que j’ai essayé d’imaginer les conséquences de sa future probable généralisation. J’y ai consacré ma saga PMC où les situations liées à la simulation sont explorées (et encore, je n’ai fait que frôler la surface !) avec les conséquences sur nos modes de vie, mais aussi, la réflexion sur ce qu’est l’individu et de quoi est constituée sa vie.

C’est bien pourquoi je suis persuadé que la Science-Fiction n’est pas un genre mineur. Je crois même que c’est un genre qui est formidablement exigeant quand on s’efforce à respecter ses règles, mais aussi très gratifiant quand on y arrive. Quand je lis, dans « Année 66 » que, finalement, nos grands appartements et tout notre mobilier sont devenus inutiles, je réalise que c’est une évolution qui est parfaitement logique et qui donc, a une grande probabilité de se produite effectivement. En lisant ces lignes, j’ai l’impression de pouvoir soulever un coin de voile sur des époques que je ne verrais pas de mon vivant… C’est simplement extraordinaire !

La Science-Fiction nous guide, nous éclaire et nous émerveille. Son large contenu et sa diversité font qu’il y en a pour tous les goûts. Les vrais amateurs se moquent bien de ce que pensent les critiques de littérature coincés dans leurs conventions, ils se régalent avec la tête dans les étoiles !

A la découverte d’un auteur : Julien Centaure

J’ai découvert les ouvrages de Julien Centaure par hasard sur Amazon car il a eu la bonne idée de rendre disponibles ses livres dans le cadre de « l’abonnement Kindle » que j’utilise régulièrement. J’ai d’abord lu « Les Nettoyeurs » dont voici le résumé et la couverture :

Pratiquement décimée par les Ploutons un millier d’années auparavant, la civilisation humaine ne subsiste plus que dans quelques cités souterraines éparpillées sur la planète.Les gens vivent et meurent dans leur cité sans jamais voir la lumière du jour.Seuls les nettoyeurs, insensibles aux Ploutons, montent encore à la surface pour entretenir les installations. Ils doivent y affronter une nature particulièrement hostile où la moindre erreur est fatale.
Lum est l’un des nettoyeurs de la cité d’Antéa. Passionné par son métier, il détient le record absolu du nombre de sorties à la surface.
Mais cette 489ème sortie ne va pas du tout se dérouler comme d’habitude.

J’ai beaucoup aimé ce livre mais ce n’était rien à côté du suivant que j’ai adoré : Esperenza 64.

Tout frais émoulus de l’École de l’Espace, Nil, Mila, Élisabeth et bien d’autres, sont en train de rejoindre l’Esperanza 64 en orbite.Comme son nom l’indique, le vaisseau est le 64e du nom et, à l’instar de ses prédécesseurs, il va, sous deux mois, être lancé vers une étoile proche dans le cadre du programme Exodus.
Manoeuvré par un équipage de 4 000 hommes et femmes, il mettra des milliers d’années pour atteindre sa destination. Il emporte dans sa soute 25 000 000 de caissons, communément appelés cercueils, où sont conservés, congelés, les futurs colons de l’hypothétique exoplanète viable sur laquelle il faudra s’arrêter et s’implanter. Tous ces colons ont été désignés au hasard.Le programme Exodus est un projet totalement fou, violemment critiqué, d’autant plus qu’Exodus impose un secret absolu sur ce qui se passe à bord des Esperanzas. Il est sensé permettre, à terme, d’évacuer la moitié de la population d’une Terre exsangue, rétablissant ainsi l’équilibre des besoins et des ressources. Mais les Esperanzas ont-ils réellement une chance de réussir ?
Très vite, l’équipage de l’Esperanza 64 va être confronté à la terrible réalité de l’espace.

Disons-le tout de suite, Esperanza 64 est un des meilleurs livres de SF que j’ai lu depuis bien longtemps !

C’est simple, ce récit est vertigineux tout en étant d’un réalisme rafraichissant. C’est presque un manuel d’ingénierie qui porterait sur une question simple mais ardue : comment maintenir en marche un vaisseau spatial pendant des (dizaines voire des centaines de) milliers d’années ?

J’ai eu du mal à lâcher le livre et je prenais n’importe quel prétexte pour m’y replonger tout le long… C’est incontestablement un récit à découvrir et à dévorer !

Je suis également en train de lire « Un monde meilleur » du même auteur. Ce livre est un peu une suite de « Les nettoyeurs ». C’est bien mais pas aussi fort que « Esperanza 64 ». Pour finir, j’ai également prévu de lire « Les primitifs » et j’aurais ainsi fait le tour de l’oeuvre actuelle de Julien.

Une communauté bienveillante pour les auteurs, ça existe ?

Conseillé par mon fils ainé, je suis allé voir Scribay et bien m’en a pris !

En conformité avec ce qui est annoncé en page d’accueil, j’y ai trouvé une « communauté bienveillante » où les auteurs sont accueillis à bras ouverts (façon de parler, bien entendu !).

Sur Scribay, on est lu, relu, critiqué (gentiment, toujours), corrigé (si c’est ce que vous souhaitez) et ainsi de suite. Les inscrits sont aimables et compétents, on croit rêver !

Et j’y ai également découvert des auteurs de talent !
Un exemple : Jean Coutelard et son haletant « Année 66 », un roman de SF très bien tourné… Je vous encourage donc à découvrir Scribay et à y participer. Merci à Arnaud et Manuel, les créateurs du site.

scribay-about

Quelques (bons) livres à vous recommander…

Comme vous le savez, je lis beaucoup. Alors, quand je tombe sur un ou plusieurs bons livres, j’ai forcément envie de vous en faire profiter !

Voici donc les recommandations du moment :

Au début, j’ai pris ce livre avec des pincettes : encore un ouvrage sur le Titanic ?
N’était-ce pas un livre de trop sur le sujet ?
Aujourd’hui, je dirais après l’avoir lu entièrement (et avec délices) que s’il ne devait y avoir qu’un ouvrage sur ce bateau (« ces » bateaux ?), ce devrait être celui-là, haut la main !
C’est à une enquête inattendue mais bien menée que nous invite l’auteur. Progressivement se déroule sous nos yeux une machine infernale qui devait aboutir à une opération bien huilée et qui a dérapé, quelque part dans la nuit du naufrage. Mais les protagonistes avaient de la réserves et sont tout de même arrivés à leur fin.
Ce livre se déguste comme un récit de fiction et ce n’est pas son plus mince mérite…
Cet ouvrage est une bonne surprise : non-seulement il est bien écrit (ce qui ne gâche rien), surtout pour un sujet « technique » comme le brexit mais, en plus, on y apprend beaucoup sans effort !
Le style agréable y est pour beaucoup : on se prend au jeu facilement dans les méandres de la politique britannique mise à nue avec un certain brio. On sent que l’auteur se régale à dévoiler toutes ces turpitudes !
Voilà une éclairage brillant, pas seulement sur le brexit mais sur toute l’évolution de l’Union Européenne. Un must-read, yes my dear!
House of Cards
Voilà une lecture captivante !
Autant son adaptation TV (celle de la BBC) est décevante (un peu « cheap » pour tout dire…), autant l’ouvrage vous happe et ne vous lâche plus !
C’est fascinant de voir comme cet excellent livre a inspiré la non-moins excellente série TV (l’américaine cette fois) du même nom. On y retrouve tout mais aménagé à la sauce américaine (qui, pour une fois, ne manque pas de saveur).
Michael a fait un travail de haute volée avec cette histoire : on y croit tout le long. On sent bien qu’il y était pour de vrai (son passé parle pour lui) et savoure ce récit en s’attachant aux personnages principaux. Bravo et merci.
Les nettoyeurs.
Un excellent livre qu’on a du mal à lâcher. Oui, c’est banal d’écrire cela mais, dans le cas de cet ouvrage, c’est pourtant tout à fait vrai.
Cela démarre doucement mais, très vite, on s’attache aux personnages et l’histoire, immense, prend tournure. Arrivé à ce point, on est mordu et on dévore !
Bien entendu, avec de telles attentes, la fin a du mal à rester à la hauteur du reste mais on s’en contente. Comme toujours dans le cas d’une histoire réussie, on ressent une vraie nostalgie à fermer le livre et à passer à un autre… Magie de la lecture !
Même et surtout si on n’est pas un pro ou un mordu d’aviation, il faut lire ce petit livre !
Bien entendu, s’y connaitre un peu (ou même beaucoup) ne gâche rien. Mais notre pilote nous prend par la main avec un angle aussi inédit que bien maitrisé : les récits où ça ne se passe pas comme prévu, y compris ceux où l’auteur n’a pas forcément le meilleur rôle !
Ce parti-pris de l’honnêteté fonctionne à merveille et on se laisse porter par ces vols épiques ou simplement ratés (sans conséquence, heureusement !).
#Cyberbook: L'admirable saga de l'informatique et de la culture numérique
Je suis très sensible à tout ce qui touche l’histoire de l’informatique… Et là, je n’ai pas été déçu, j’ai même beaucoup appris (à ma grande surprise !).
Les illustrations complète parfaitement un choix bien dirigé des événements et des hommes qui ponctuent ce parcours. C’est un très bon ouvrage car il donne envie d’en savoir plus de vérifier certaines affirmations… Bien joué les gars !
Autant le dire tout de suite, voici un pari très audacieux !
L’histoire s’occupe de religion ce qui est toujours très risqué mais l’auteur ne s’arrête pas là… Il nous montre sa vision du ciel et c’est plutôt convaincant. Tout le livre monte ainsi crescendo et on tremble à l’idée que ça s’arrête ou pire, que le niveau baisse, que la fin soit ratée, vous voyez ce que je veux dire !
Et non, c’est bon jusqu’à la fin… Bravo, maestro!
Certaines voitures ont marqué l’Histoire et l’auteur explique pourquoi elles sont restées dans nos mémoires. Il en profite également pour décrire l’histoire de leur conception et mise en production et, bien souvent, cela permet de comprendre pourquoi elles sont devenues si importantes pour la suite.
Le choix des voitures détaillées est bien fait et on regrette simplement qu’il n’y en ait pas plus finalement !
J’avais déjà lu « Engines of change » du même auteur (voir plus haut) et je savais que j’étais en territoire sûr avec ce nouvel ouvrage. Et, effectivement, il s’agit d’un récit complet qui analyse une bonne partie de l’histoire de l’industrie automobile américaine. Grâce à l’auteur, on comprend pourquoi Detroit a pu tomber de si haut.
C’est un ouvrage très détaillé, très documenté mais on ne s’ennui jamais en le lisant.
Voilà un livre que j’ai eu du mal à lâcher, c’est toujours un bon signe !
On reste scotché tout le long de cet ouvrage par la précision du récit, le déroulé des événements qui s’enchainent et qui révèlent un 19ème siècle très semblable à notre actualité, l’absolutisme en plus.
J’ai beaucoup appris en lisant ce livre et je suis ravi d’avoir découvert ainsi Nesselrode que je ne connaissais que de façon marginale pour sa participation au congrès de Vienne (1815). En voilà un qui aura vraiment tout vu (de Napoléon 1er à Bismarck), tout connu et qui aura su rester au sommet pendant une longue période. Un personnage qui en devient même attachant et qu’on quitte avec regret.

Une génération d’écrivains talentueux mais que va-t-il en rester ?

Régulièrement, je relis « Le journal d’un proctologue » d’Hervé Heurtebise et je ressens toujours la même émotion avec ce récit à la fois drôle et poignant. Il y a donc une poignée d’auteurs comme Hervé, Thibaud Delavaud (je me mets aussi dans ce lot) et d’autres dont je ne me souviens plus du nom pour qui l’écriture est une activité significative.

Je me demande souvent ce qui restera de cette première génération d’écrivain qui est apparue avec et grâce à l’autopublication (surtout sur Internet). Quels sont ceux qui vont survivre au passage du temps (je veux dire « survivre en terme de notoriété »…) ?
Quels sont les ouvrages de ces auteurs qui seront encore lus dans 20, 30, 40 ans ?

Nous écrivons pour être lus, ça c’est clair. Mais pour quelle durée ?
Nous écrivons aussi pour les échanges avec les lecteurs, ça aussi c’est très clair (et je suis toujours ravi quand cela arrive). Mais quels échangent pourrais-je avoir avec d’éventuels lecteurs dans des décennies (dans le cas où ils y en auraient, ce qui serait une super bonne nouvelle !) ?

Je n’ai évidemment aucune réponse à ces questions, mais il serait amusant qu’un historien de la littérature lise ces lignes dans les temps futurs et commente « Déjà, Lefebvre s’interrogeait sur le devenir de ses écrits… Il serait sans doute bien surpris d’apprendre la situation de son oeuvre à notre époque. »

Mes livres récents en format papier... Sous le soleil de la Floride !

Mes livres récents en format papier… Sous le soleil de la Floride !

Quels sont les auteurs à lire absolument ?

La liste de « lectures obligatoires » doit forcément être courte si on veut qu’elle soit efficace. Je vais donc vous proposer la mienne… Elle ne comprend que trois auteurs : Gustave Lebon, Emile Coué et Guy Debord.

Gustave Lebon

Lebon est connu pour son oeuvre majeure, « Psychologie des foules« . Il faut lire également les textes de Lebon sur la religion et l’éducation. Sur ce dernier thème, Lebon est étonnamment actuel : on croirait qu’il évoque la situation présente !

Emile Coué

Ah, Coué !
C’est le grand méconnu des auteurs français et celui qui mérite le plus d’être lu, vraiment, pour de bon… Car on résume sa démarche par le ridicule (ah oui, la méthode Coué !) alors qu’il est à l’origine de découvertes majeures : l’imagination l’emporte (toujours) sur la volonté et l’effet de l’imagination sur la maladie. Lisez donc Coué plutôt que cet escroc de Freud !

Guy Debord

Debord n’est pas aussi facile à lire que Lebon ou Coué mais pourtant, son oeuvre est fondamentale pour comprendre la réalité de la société actuelle… Tout est spectacle, le cri de Debord n’a jamais été aussi vrai !
« La société du spectacle » est le livre qui l’a rendu (un peu) célèbre (publié en 1967). Selon moi, c’est l’ouvrage (relativement) récent le plus important et l’apport le plus important (et le plus juste) sur l’évolution de notre société. « Commentaires sur la société du spectacle« , paru en 1988, revient sur ses thèses et démontre que ses prévisions étaient justes.

Moi aussi, j’ai envie d’écrire… comment faire ?

Voilà une question que l’on me pose de temps en temps par email (j’imagine combien les écrivains reconnus doivent la recevoir souvent !). Voyons cela…

Tout d’abord, lisez le meilleur livre qui soit sur le sujet et c’est celui de Stephen King, « Ecriture : mémoire d’un métier » qui contient les principaux conseils vraiment nécessaires (du genre « story is the boss » ou « l’histoire est le vrai patron »).

Ensuite, comment arriver à exprimer ce que vous avez au fond de vous, écrire pour de bon, cristallisé votre histoire « sur le papier » (façon de parler, surtout aujourd’hui) et ne pas vous faire happer par la trop fameuse « angoisse de la page blanche ?

Eh bien, sur le rôle de la création et le rapport à la créativité, je vous encourage à écouter ma conférence sur le sujet si ce n’est pas déjà fait.

Enfin, oubliez les disciplines rigides en la matière : n’écrivez que lorsque vous le sentez, sinon, ça ne sera pas bon. Ensuite, relisez-vous : ce que vous avez rédigé doit vous plaire, vous êtes votre premier lecteur (je suis sérieux là) et si vous n’êtes pas séduit, ça mérite de s’y remettre. Ne jetez pas tout, allez-y étape par étape, il est plus facile de travailler un premier jet que de tout recommencer. Le plus important : y croire, savoir que vous en êtes capable et c’est le cas.

Une critique du livre de Philippe de Villiers : voici venu le temps de dire ce que j’ai vu… Pas exactement ce à quoi je m’attendais !

Normalement, je préfère parler des livres que j’ai lus et qui m’ont plu. Pas cette fois. Le dernier livre de Philippe de Villiers connait un franc succès, mais, disons-le tout de suite, ce fut une déception pour moi. J’ai cru qu’il s’agissait d’une galerie de portraits (et, plus ou moins, il est présenté ainsi), mais c’est plutôt un pamphlet en faveur des idées du vicomte.

J’ai toujours eu du mal avec Philippe de Villiers. Un type de droite, bien à droite, vraiment à droite : l’avortement, c’est le mal… l’église, c’est le bien et ainsi de suite. De plus, le personnage est difficilement sympathique : un sourire crispé et des yeux toujours plissés comme s’il préparait un mauvais coup. Bref, pas vraiment ma tasse de thé. Mais alors, pourquoi avoir acheté son livre ?

Eh bien, je me suis fait avoir par la campagne de pub en faveur de cet ouvrage comme quoi les révélations du vicomte étaient propres à faire sauter la république. En fait, non. Il n’y a là que du déjà vu, su, connu. Et j’ai lu son livre entièrement, svp !
Je ne suis pas du genre à critiquer en me contentant d’un résumé rédigé par d’autres.

Il y a quand même du positif : c’est bien écrit, c’est en français correct (ça devient rare !) et il y a tout de même quelques idées et quelques vérités qui font du bien à lire. Mais, même avec cela, ça ne mérite pas le torrent d’éloges que j’ai pu lire et entendre çà et là. De Villiers met en avant ses idoles : SoljenitsynePoutine et James Goldsmith. Pourquoi pas dans le cas de l’auteur de « Une journée d’Yvan Denissovitch » (plus facile à lire que « L’archipel du goulag » !), mais, en ce qui concerne le célèbre judoka (Poutine est un sportif accompli et ceinture noire de Judo…) ou le milliardaire, j’ai déjà plus de réserves…

Donc, vous pouvez passer votre chemin l’esprit tranquille : vous n’êtes pas en train de manquer le livre de l’année !

Le travail de création d’un artiste…

Voici une vidéo comme j’aimerais en faire : Quentin présente son travail à travers les progrès du T2 de Handman :

Pour ne rien louper de Handman, suivez le site web www.handman.fr et la page facebook : www.facebook.com/handmanbd
Il y a un an, la soirée de lancement à Aix-les-Bains était magique, revoyez les photos :
www.facebook.com/media/set/?set=a.287869­888087657.1073741830.230415317166448&­;type=3

Quentin est coutumier du fait puisqu’il avait aussi réalisé cette vidéo sur « l’espoir dans la BD » :

La bande dessinée : un art où toutes les méthodes marchent !

Comme j’ai pu le faire dernièrement avec mon fils Valentin qui présentait lui-même son application, voici Quentin (mon fils ainé) qui présente sa démarche de travail en tant qu’auteur de BD…
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Ces dernières années, j’ai beaucoup écouté ce que disent les auteurs de bande dessinée sur leur manière d’aborder cet art. Certains expliquent qu’ils avaient une manière très classique de travailler qu’ils ont laissé tomber un jour pour dessiner autrement, d’autres racontent leur envie d’amener des choses différentes dans leurs séries pour casser la monotonie, d’autres encore parlent de l’aspect important de faire des croquis préparatoires…

Ça me passionne d’écouter des artistes parler de leur façon de travailler !

Je fais de la bande dessinée depuis bientôt 12 années et je suis amoureux de cet art !

Il y a plein de méthodes possibles pour le pratiquer, je vais ici parler de la mienne.

Ma méthode de travail est assez classique ;

Au départ, je fais des croquis préparatoires/storyboards pour mettre en place l’histoire de façon brouillonne, chercher mes personnages…

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Ensuite je passe à un crayonné plus abouti où je vais préciser les choses, à la règle, en faisant attention aux proportions, etc.

Puis j’encre avec des stylos spéciaux, contenant de l’encre de chine dans des cartouches, pour avoir un trait fini assez proche de la ligne claire que j’aime bien.

Pour finir, je gomme le crayonné et je scanne le tout.

handman étapes

J’aime le contact avec le papier. Je ne me vois pas dessiner sur une tablette numérique. Mais je pourrais changer d’avis. Les couleur sont faites sur ordinateur, car je n’ai pas encore assez développé mon travail de la couleur directe pour avoir un résultat satisfaisant.

Je travaille beaucoup d’après photo. Je trouve ça sympa de faire des repérages sur des lieux en prévisions d’un décor à dessiner, ou pour les poses d’un personnage. Je fais plein de photos, pour ensuite travailler tranquillement chez moi. J’ai souvent l’impression que je vais repérer des lieux en prévision du tournage d’un film ! C’est excitant.

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En BD, on peut se passer du crayonné et encrer directement, on peut mélanger la couleur directe avec une colorisation à l’ordinateur, encrer à la plume, au pinceau, au stylo bille, faire chaque case sur une seule feuille et assembler le tout ensuite…tout est possible !

Je me sens à l’aise avec ma méthode de travail, tout en me disant qu’elle peut changer du jour au lendemain, selon mes nouvelles envies et si une lassitude s’installe.

On verra bien ! L’essentiel, c’est que tout ça reste un plaisir !

Quentin Lefebvre

www.quentinlefebvre.fr

Deux très bons livres à lire : « Touchez pas au réel » et « Le grand jeu »

Comme vous le savez, je lis beaucoup, surtout sur mon Kindle. Et, quand je tombe sur un livre qui vaut vraiment la peine de vous être recommandé, je n’hésite jamais à le faire (comme pour l’excellent « Journal d’un proctologue« ).

Aujourd’hui, ce n’est pas un mais deux livres que je voudrais vous faire découvrir. Tout d’abord, une découverte tout à fait au hasard (je ne connais pas l’auteur et ce titre ne m’avait pas été recommandé) : « Touchez pas au réel ! » de Jose Raymond. C’est le titre qui m’a accroché et je n’ai pas été déçu. Il s’agit d’un recueil de nouvelles « futuristes et fantastiques » qui sont presque toutes excellentes. Je me suis régalé en lisant cet ouvrage et cela m’a encouragé à explorer d’autres titres du même auteur.

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L’autre recommandation du jour est bien plus sérieuse… Il s’agit du célèbre « Le grand jeu » de Peter Hopkirk. Si la notion de « Grand Jeu » ne vous dit rien, il est grand temps de se pencher dessus si jamais vous aimez l’Histoire !

Comme l’explique fort bien la fiche Wikipedia que j’ai mis en référence…

Le Grand Jeu renvoie à la rivalité coloniale entre la Russie et la Grande-Bretagne en Asie au xixe siècle, qui a amené entre autres à la création de l’actuel Afghanistan comme État tampon. Ce fut une caractéristique stratégique des luttes d’influence entre l’Empire russe et l’empire britannique, de 1813 à la convention anglo-russe de 1907. L’Asie centrale était alors un « ventre mou », encore indépendant au début du xixe siècle de toute métropole coloniale.

L’expression apparaît dans le roman Kim, publié en 1901 par Rudyard Kipling.

L’ouvrage d’Hopkirk est formidable, palpipant et je gage que si l’Histoire était enseignée de cette manière, personne ne pourrait dire « ah, je déteste l’Histoire ! ». Ce livre se lit comme un roman d’aventures et, des aventures, il y en a !

Pour faire simple, en face du « Grand Jeu », la conquête du grand Ouest apparait presque comme du pipi de chat à côté… Bref, ruez vous sur ce livre, vous ne pouvez être déçu, promis !

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Livre à lire : « JFK 11-Septembre – 50 ans de manipulations », captivant et bien documenté !

Le livre de Laurent Guyénot m’a fait traverser 50 ans de mensonges et de faux-semblants quasiment d’une traite, tellement j’ai eu du mal à lâcher ce livre captivant !
Non-seulement l’approche est inédite (la 3ème piste sioniste) mais la façon dont elle est creusé force l’admiration : avec une documentation aussi abondante, l’auteur a dû mettre des années à boucler son oeuvre (j’en sais quelque chose !). Bien évidemment, ce livre ne plaira pas aux « bien-pensants » de tous les bords pour qui les versions officielles sont devenues des petites musiques confortables…
Pour les autres, les lucides, les anciens naïfs (ça se traite !) comme moi, ce livre est une révélation !

Pour vous donner envie de lire ce livre formidable, regardez-donc l’interview de Laurent Guyénot où il présente son livre et son contenu…

Un excellent livre : engines of change.

Je viens de terminer l’ouvrage de Paul Ingrassia : Engines of change.

C’est un livre excellent quand on s’intéresse à l’histoire et à l’évolution de l’automobile. Dans ce domaine, je pense toujours que le tout meilleur livre en la matière est « 50 ans d’autombobile » de J.A. Grégoire mais l’ouvrage d’Ingrassia est plus accessible.

Je lis tout le temps mais je ne vous parle pas de chaque livre lu, seulement des meilleurs !

Comment écrire ? Un article pour vous aider à vous lancer !

Aujourd’hui, je vais tenter de répondre posée par Stéphane :

En fait ma question est super simple (enfin ma question mais probablement pas la réponse).

Voilà j’ai toujours été attiré par l’écriture et régulièrement je veux me relancer dedans. Mais voilà je sais pas comment commencer. Au début j’y allait franco tête baissée dans l’écriture. Mais forcement c’est pas la bonne solution car tu arrives souvent devant un mur qui te décourage.
J’ai ensuite essayé de créer tous mes personnages d’abord. Mais là aussi parfois je me retrouve devant un mur car ton histoire tourne autour de tes persos et inversement aussi.
Pareil pour le lieu. J’habites dans l’Ain mais faire une histoire à « Ambérieux-en-Dombes » c’est moins « sexy » que Salem hein ^^
La dernière fois que je me suis relancé dedans j’ai carrément créé mon lieu ! J’ai pris une carte des USA, pris une ville paumé et tricoté autour de cette ville (car c’était vide autour) avec des noms de routes etc. J’ai pensé que c’était la meilleur solution. J’avais même fait un plan sur papier de la ville ^^

« Vaste programme » comme dirait De Gaule… En fait, la réponse la plus simple c’est « d’aimer cela ». Cela marche aussi pour « parler en public » (un autre thème redouté par beaucoup) : si on aime cela (se donner en spectacle d’une certaine manière…), c’est assez facile. Si, en revanche, on est terrifié face à une audience, eh bien les mots ne vont pas sortir facilement de votre bouche !

Trop simpliste, peut-être… OK, je vais donc vous donner quelques conseils pour au moins démarrer. Selon moi, les deux pièges à éviter sont les suivants :

  1. trop de préparation en amont.
  2. vouloir trop bien faire (ce qui conduit à la fameuse « angoisse de la page blanche »).

Expliquons cela en détail…

Trop de préparation en amont

Certains vous diront que, avant de commencer à écrire votre histoire, il faut avoir un maximum de données sur le scénario, les personnages, les lieux et ainsi de suite.

Laissez-moi vous dire que je n’y crois pas du tout !

J’ai procédé ainsi quelquefois et ça ne m’a servit à rien : quand je me suis mis à écrire, je n’ai pas respecté le scénario prévu, les personnages profilés sont restés des notes et les personnages qui se sont révélés ne sont pas allés aux endroits préparés… Bref, flop total. Mais, en revanche, ce que j’ai rédigé à cette occasion s’est révélé bon car j’ai suivit le flux du moment (ce que d’autres nomment « l’inspiration »). OK, super mais alors, comment fait-on quand on a PAS cette fameuse inspiration ?

Ce qui nous conduit au point N°2, vouloir trop bien faire…

Vouloir trop bien faire ou l’angoisse de la page blanche

Ah, quel auteur n’a pas connu cela ?

Les conditions sont réunies, vous êtes devant votre papier ou votre machine et… rien !
Chez moi, ça peut durer des semaines !

J’ai fini par apprendre comment éviter cela en comprenant comment ça m’arrivait… Je me heurtais à un mur (pour reprendre l’expression de Stéphane) parce que je voulais trop bien faire, écrire l’histoire juste comme il faut du premier coup. Pour moi, c’est la meilleure manière de me bloquer pour de bon et pour un moment. Pour arriver à faire sortir votre histoire, il faut écrire, écrire, écrire, voilà tout. Ecrivez, même si c’est mauvais, même si c’est à côté de la plaque, même si la fameuse inspiration vous emmène loin de la cible prévue. Ce qui compte, c’est d’écrire et de corriger après. Vous avez tous pu constater combien il est plus facile de corriger le texte des autres que les siens propres, n’est-ce pas ?
Eh bien là, c’est pareil : il est plus facile d’écrire sans se mettre d’objectif que de vouloir cracher le bon texte du premier coup. Et, du coup, grâce à ce « lâcher prise », mes premiers jets sont souvent utilisables (OK, avec pas mal de rewrite aussi). Et c’est exactement ce que je suis en train de faire en ce moment pour cet article : pas d’idées préconçues (lorsque j’ai décidé de répondre à Stephane, croyez-moi ou pas, je ne savais PAS ce que j’allais écrire mais j’avais confiance que ça allait venir « en marchant »).

Bref, je ne peux vous garantir que mes petits conseils vont marcher à tous les coups pour tout le monde mais mon expérience m’a montré que c’était le meilleur moyen d’avancer pour moi.

Connaissez-vous le « test de Lessing » ?

Doris Lessing est un écrivain britannique (très célèbre) qui vient de mourir hier.

Je ne vais pas vous parler de son oeuvre (que je ne connais pas) mais plutôt du test qu’elle a inventé dans les années 80 pour prouver la vacuité du système dans le domaine de l’édition… Si vous avez déjà été rejeté par un éditeur, ça va vous plaire !

En 1983 et en 1984, en signe de protestation face au sort réservé aux jeunes écrivains, elle se livre à une supercherie littéraire, publiant sous le pseudonyme de Jane Somers deux romans qui se voient refusés par son éditeur habituel : Journal d’une voisine (Diary of a Good Neighbour) et Si la vieillesse pouvait (If the Old Could), centrés sur les problèmes de la vieillesse, la solitude, la nostalgie, la maladie et la mort.

Voilà, le test de Lessing est la preuve (s’il en était besoin) que les éditeurs ne s’intéressent pas vraiment à la seule qualité des manuscrits qui leur sont envoyés… Car, bien sûr, si elle avait employé son vrai nom, ses propositions auraient été aussitôt acceptées par son éditeur habituel.

Je ne suis pas là pour taper sur les éditeurs (j’ai travaillé avec cinq éditeurs différents avant de décider de m’auto-éditer), c’est simplement pour vous démontrer que le rejet n’a rien à voir avec le talent…

Introduction au livre « Vendre ou perdre » de Grant Cardone

Voici la première d’une série de vidéo sur le livre de Grant Cardone « Vendre ou perdre« …

J’ai l’intention de présenter ainsi ce livre chapitre par chapitre !

En le relisant encore et encore, j’ai réalisé que son contenu méritait (et même demandait…) une présentation. En effet, sinon, on aurait tendance à passer son chemin en se disant « comment un bourrin d’américain comme ce vendeur pourrait m’apprendre quoi que ce soit d’intéressant ? ». Or, justement, Grant Cardone gagne à être connu et son livre gagne à être lu. C’est avec le recul qu’on comprend que cet ouvrage contient une multitude de pépites qui ne se limite pas au domaine de la vente…

Donc, j’ai décidé que ma mission était de vous permettre d’aborder ce livre avec les éléments nécessaires.

Psychanalyse : l’affabulation à grande échelle !

Qui n’a pas été un jour interpelé par cette notion, la « psychanalyse » ?

Je dois avouer que je ne m’y intéressais que de loin mais je n’avais jamais compris l’incontestable fascination qu’exerçait un Jacques Lacan, par exemple, sur l’intelligentsia Française…  Et, bien sûr, il y a l’incontournable figure de Freud même si on ne connait pas avec précision (ni profondeur) ni sa vie ni son oeuvre. Tout cela restait brumeux pour moi avec quelques représentations de Freud (ou même de Jung) au cinéma. Il m’arrivait même d’évoquer l’inconscient collectif de Jung sans vraiment savoir de quoi il s’agissait.

Tout a changé avec ces deux livres !

Tout d’abord, nous avons Le livre noir de la psychanalyse (publié en 2005, seconde édition en 2010) et, ensuite, plus tard (publié en 2010), Le crépuscule d’une idole de Michel Onfray.

Je viens de finir ces deux livres (sur papier, pas de version kindle de ces ouvrages, hélas !) et j’ai eu envie de vous en parler.

Je dois avouer que j’ai été complètement fasciné par la lecture de ces deux livres. Bien que les titres de ses ouvrages laisse peu de place au doute, je dois dire que j’ai été époustouflé par le contenu. J’ai commencé par le livre de Michel Onfray et j’ai terminé par le livre noir. Comme le dit si bien Michel Onfray, toute l’aventure freudienne est une extraordinaire affabulation. On est là en présence d’un mécanisme, d’une escroquerie, qui s’est déployée tout au long du XXe siècle et qui a eu un succès surprenant. C’est d’ailleurs cela qui m’a intéressé au premier chef. Car nous sommes en présence d’un phénomène tout à fait comparable au début du christianisme.

Si on se demande comment comment la fable chrétienne a pu se répandre et resté aussi présente aussi longtemps, eh bien il suffit de se pencher sur le freudisme pour en avoir une comparaison tout à fait valable sur bien des points. Qu’une pseudo science aussi ridicule et aussi tiré par les cheveux que le freudisme est pu ainsi prospéré est une énigme que Michel Onfray explique très bien en nous proposant une série de raisons pour lequel cette doctrine a pu s’imposer s’ancrer durablement dans le paysage médical, en France tout du moins.

Avec le freudisme, nous sommes en présence d’un dogme implacable qui résiste à tout les examens grâce à des mécanismes de défense imparable. Les défenseurs de ce dogme usent et abusent du sophisme et du raisonnement circulaire. Ainsi, comme le dirait Schopenhauer, ils sont certains d’avoir raison en toutes circonstances.

Grâce à ces deux ouvrages, on a aussi droit à une galerie de portraits haute en couleurs où se succèdent des escrocs les plus imaginatifs et les plus dépourvus de scrupules comme Lacan ou alors carrément complètement cinglée comme Dolto. Que ses personnages douteux puisse avoir vu un tel rayonnement intellectuel en dit long sur sur le déclin culturel en général et français en particulier. En effet, qu’un Lacan ait pu ainsi s’imposer et prospérer relève du paranormal et explique bien pourquoi nous sommes désormais loin de l’influence qu’on pouvait avoir à l’époque de Camus dont c’est en ce moment le centenaire.

La morale de cette histoire ?

Ne vous laissez pas impressionner par le jargon délirant des technocrates et/ou des pseudo scientifiques. Ces deux livres montrent, s’il en était besoin, que la crédulité humaine est toujours au plus haut et qu’on trouve toujours des petits malins pour en profiter.

Vendre ou perdre, le livre de Grant Cardone

Avec mon fils Val (qui a joué le rôle de traducteur), nous venons de publier le livre « Vendre ou perdre » de Grant Cardone. Ce dernier est un expert du domaine de la vente, très connu aux USA mais, évidemment, beaucoup moins en Europe.

C’est pour le faire connaitre que nous avons décidé de publier son livre phare mais aussi et surtout parce que ce livre est vraiment génial !

Oui, même si la notion de « vendre » vous rebute, vous êtes concernés… En effet, qui ne doit pas convaincre de nos jours ?
Or, convaincre, c’est vendre !

VOP

La couverture de « Vendre ou perdre » de Grant Cardone.

Pour mieux comprendre ce que peut vous apporter ce livre, je vous invite à jeter un oeil sur le site que nous avons mis en place à propos de ce livre http://www.vendreouperdre.com/

 

Critique du livre « La faille — volume un : la quête d’Echo »

C’est la nouvelle production du duo d’auteurs M.I.A. Après après « Rémoras » et « La trappe » voici « La faille » une trilogie. Il s’agit d’une nouvelle œuvre de fiction, de science-fiction même un peu dans le même ton que les deux précédents mais également largement différent. « La quête d’Echo » et le premier volume de cette trilogie et je dois avouer que je l’ai dévoré fiévreusement comme on le fait avec un bon livre.

Car il s’agit là d’un livre réussi sur tous les plans. J’ai même trouvé une séquence d’émotions au moment de la mort du nomade Murray et, à ce moment-là, le chef Miles est presque sympathique.

J’aime aussi quand les auteurs de fiction ne prennent pas les lecteurs pour des idiots et prennent soin de respecter les contraintes du monde réel. On trouve ce soin dans le premier volume de « La faille » avec la gestion de l’eau particulièrement critique dans le monde où se retrouve Echo… J’aime ça car j’ai alors l’impression qu’on respecte mon intelligence et qu’on se doute je ne lis pas sans faire attention à ce que je lis !

Comme d’habitude, les deux auteurs de « La faille » ne se contentent pas de nous proposer un récit bien ficelé et palpitant (ce qui est déjà beaucoup !) mais versent dans la critique sociétale bien pensée. Que deviendrait notre société si un « grand cataclysme » la secouait jusque dans ses bases ?

Et que deviendrait-elle quand elle aura réussi à surmonter cette grosse épreuve après bien des siècles ?

C’est aussi à cette utile réflexion que nous invite ce premier volume…

Cette trilogie promet beaucoup et, bien sûr, j’ai déjà hâte de lire le second volume !


La Faille – Volume 1 : La quête d’Echo

Retour d’expérience sur le « Kindle Comic Creator »

Toujours à l’affut de nouvelles possibilités dans le domaine de l’édition numérique, j’ai découvert avec intérêt qu’Amazon proposait désormais un outil pour mettre les BD à la portée du Kindle (le programme Kindle Comic Creator).

J’ai donc entrepris de convaincre mon fils Quentin, qui est un jeune auteur de BD (voir son blog à http://www.quentinlefebvre.com/, son Tumblr à http://quentinlefebvre.tumblr.com/ et sa page Facebook) de publier un petit recueil de ses oeuvres grâce à ce logiciel… Cela nous pris un peu de temps mais, ça y est, c’est en ligne sur Amazon !

Le recueil de Quentin sur Amazon !

Le recueil de Quentin sur Amazon !

Alors, que vaut donc ce « Kindle Comic Creator » ?

Eh bien, on sent que c’est encore un peu « jeune » car les possibilités sont limitées et il y a quelques imperfections gênantes (comme l’impossibilité d’ajouter des pages de « texte seul » et ainsi de proposer un mixte qui serait souvent bien pratique… Même si on bien compris qu’il s’agissait de BD !). Mais bon, je gage que ça va vite s’améliorer et le recueil de Quentin sera le premier à en profiter !

Un auteur indépendant à découvrir : Thibault Delavaud.

Je viens de terminer « Eden » de Thibault Delavaud. J’avais déjà « Dévotion Electrique » du même auteur et j’avais été séduit.

Le thème de la cohabitation future avec les robots a déjà été traité de nombreuses fois depuis des décennies… Et pourtant, Thibault Delavaud arrive à proposer une approche originale et même poétique !

Je ne suis pas fan de poésie habituellement mais là, j’ai bien apprécié, ça ajoute même une profondeur intéressante à la question. Bref, il s’agit d’une courte nouvelle (oui, on aimerait bien un peu plus de longueur) mais bien menée et avec une anticipation intéressante sur les problèmes futurs que cette perspective va nous poser.


Dévotion Electrique

Encouragé, j’ai donc voulu en lire plus du même auteur et j’ai arrêté mon choix sur « Eden » dont le premier chapitre était justement mis en extrait à la fin de « Dévotion Electrique » (malin ça, je vais faire pareil !).

Une fois de plus, « Eden » est lié à un grand thème : une planète sœur de la Terre, intacte, quasi-vierge. Dans ce roman, Thibault nous propose une histoire qui se déroule à la façon d’une énigme au-dessus d’un suspense… Le suspense est bien géré à tel point qu’on ne peut s’empêcher de se demander s’il va réussir à le tenir jusqu’au bout et, surtout, comment il va parvenir à gérer la fin (la chute est toujours un point délicat dans les romans de SF…).

C’est toujours délicat d’écrire une chronique sur une histoire qui repose (en partie) sur un suspense sans rien en dévoiler… Mais je peux tout de même dire que « Eden » nous plonge dans un monde futur où la Terre est complètement plongée dans la pollution et où tous les mouvements alternatifs se sont réunis sous l’étiquette « créationnistes » dont le point commun est de refuser les conséquences désastreuses de ce « progrès » incontrôlé. Une équipe est envoyée sur la planète Eden (jusque-là interdite aux explorateurs) afin de résoudre une énigme qui peut avoir de grandes conséquences sur le plan politique. Dès le début, il apparaît clairement que cette énigme sera longue à dénouer et la mission de ce petit groupe semble bien difficile à accomplir. De plus, un traître s’est glissé au sein du groupe afin de s’assurer que seule la version « créationniste » pourra émerger de ce voyage.

Il y a peu de faiblesses dans ce récit qui offre un dénouement bien pensé et qui met l’accent sur ce qu’on risque de perdre si on laisse les choses aller dans le sens qu’on connaît actuellement… Sans être un roman « écolo », « Eden » contient tout de même cette dimension sans qu’elle soit pesante.


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Ce livre démontre une fois de plus que les auteurs indépendants ont beaucoup à nous proposer et surtout des approches fraîches des sujets bien connus. Bravo et merci à Thibault Delaveau.

Un livre drôle ? Non, un livre touchant !

Je viens de finir la nouvelle titre du « Journal d’un proctologue » d’Hervé Heurtebise. J’ai pris ce livre sur le Kindle store car la description m’a fait croire à un livre amusant et l’extrait me confirmait cette caractéristique alléchante. Mais, au fil du texte, je me suis rendu compte que c’est bien plus que cela : ce livre est touchant, vraiment.

Tout d’abord, c’est bien écrit. Ce n’est pas vraiment drôle en fait, c’est plutôt un humour désabusé, un peu cynique que peuvent apprécier ceux qui en sont capable (de cynisme, d’auto-dérision et autres traits salvateurs). Et puis, la réflexion sur la vie, sur les relations et sur sa propre fin m’a paru très juste. J’étais sonné quand j’ai terminé cette nouvelle : je ne voulais pas quitter ce médecin qui, finalement, m’apparaissait comme formidablement sympatique en dépit de tous ses efforts pour ne pas l’être !

Je m’étais attaché, pauvre de moi… Bravo Hervé, bien joué. J’hésite désormais à lire les deux autres nouvelles de l’ouvrage, encore un peu secoué par la profondeur et le tranchant de ton texte.

Les lois fondamentales de la stupidité humaine : à lire !

Je viens de lire cet excellent petit livre que je ne saurais trop vous recommander !

Il se lit rapidement (une soixantaine de petites pages seulement) mais il apporte enfin des réponses nécessaires sur ce qui nous affecte tous : la stupidité des autres.

L’ouvrage permet aussi de faire la différence entre le crétin et l’être stupide (important). Car il y a quatre catégories d’individus (par ordre décroissant, mieux vaut rencontrer les premiers que de devoir cohabiter avec les derniers !) : les intelligents, les crétins, les bandits et, enfin (hélas), les stupides.

Explication :

  • les actions des individus intelligents profitent à tout le monde (à lui-même mais aussi à son entourage),
  • les actions des crétins sont négatives pour eux mais profitables pour les autres,
  • les actions des bandits sont profitables pour eux mais négatives pour les autres (les victimes des larcins des bandits le plus souvent),
  • les actions des stupides ne profitent à personne et sont négatives pour tous (y compris pour eux !) et c’est ainsi qu’on les reconnaît…

Ceci posé, voici les cinq lois fondamentales :

  1. Chacun sous-estime toujours inévitablement le nombre d’individus stupides existant dans le monde.
  2. La probabilité que tel individu soit stupide est indépendante de toutes les autres caractéristiques de cet individu.
  3. Est stupide qui entraîne une perte pour un autre individu ou pour un groupe d’autres individus, tout en n’en tirant aucun bénéfice et en s’infligeant éventuellement des pertes.
  4. Les non-stupides sous-estiment toujours la puissance des stupides. En particulier, les non-stupides oublient sans cesse qu’en tout temps, en tous lieux et dans toutes les circonstances, traiter et/ou s’associer avec des gens stupides se révèle immanquablement être une erreur coûteuse.
  5. L’individu stupide est le type d’individu le plus dangereux (comprendre, bien plus dangereux que le bandit !).

Tout est dit : les stupides sont nocifs. Aucune indulgence ne devrait être permise à leur encontre.

Pour des explications plus détaillées (et roboratives), lisez cet excellent petit livre !


Les lois fondamentales de la stupidité humaine

« Le monde sur le fil » : livre, film, remake et petite exception à la règle…

Connaissez-vous le livre Simulacron 3 de Daniel F. Galouye ?

Cet ouvrage de SF est l’un des premiers à traiter (de façon intéressante en plus) du thème des mondes simulés (si vous avez lu le tome II de « Perdu dans le temps« , vous savez combien ce thème m’est cher !).

Deux films ont été dérivés (plus ou moins étroitement) de ce livre : « Le monde sur le fil » et « Passé Virtuel« .

  1. « Le monde sur le fil » a été réalisé en 1973 par le fameux cinéaste Allemand Fassbinder.
  2. « Passé Virtuel » est plus récent (1999) et américain…

Souvent, les productions européennes sont supérieures aux américaines car moins formatées et moins stéréotypées… Mais pas cette fois !

Le film de Fassbinder est très médiocre, daté, mal joué et mal réalisé. Passé Virtuel, en revanche, est une bonne surprise : pas un chef d’oeuvre mais ça se laisse voir… Si vous êtes intéressé par le sujet, je recommande le second mais surtout pas le premier !

A notre époque où les remakes (souvent décevants) et les remix (toujours désastreux) sont légions, voici une petite exception qui confirme la règle…

Livres numériques : quelle liseuse choisir ?

Aujourd’hui, un ami m’a posé cette question : quelle liseuse numérique puis-je/dois-je offrir à ma chère et tendre ?

Après avoir discuté avec lui et donné ma recommandation, cet ami m’a suggéré d’en faire un post sur ce blog : « ce sera utile à d’autres » affirmait-il…

Donc, voilà, je vais vous recommander une liseuse numérique pour lire des livres, numériques (thank you, captain obvious!).

Merci capitaine obvious !

Donc, ma recommandation ne va évidemment pas concerner les tablettes de type iPad ou autres. Ces tablettes sont très bien pour une large plage d’utilisation mais pas pour la lecture. Pourquoi pas la lecture ?

Eh bien parce que les écrans traditionnels d’ordinateurs (et les tablettes sont des ordinateurs, merci-vous-savez-qui) fatiguent les yeux à la longue et sont carrément inutilisables dehors à la lumière du soleil (or, un bon livre est encore meilleur à lire dehors dans son jardin ou sur la plage…).

Mes livres récents en format papier... Sous le soleil de la Floride !

Mes livres récents en format papier… Sous le soleil de la Floride !

Bref, on parlera ici seulement des liseuses équipées d’un écran de type « eInk » ou encore « encre électronique » ou même « papier électronique » :

Le papier électronique (également appelé « encre électronique », ou « e-paper » en anglais1), est une technique d’affichage sur support souple (papier, plastique), modifiable électroniquement, cherchant à imiter l’apparence d’une feuille imprimée et qui, comme le papier, ne nécessite pas d’énergie pour laisser un texte ou une image affiché.

Contrairement aux techniques d’affichage classiques qui nécessitent un rétro-éclairage ou l’émission de photons, le papier électronique est purement réflectif et utilise la lumière ambiante de la même manière que le papier classique. Un papier électronique doit pouvoir afficher du texte et des images indéfiniment, sans consommer d’énergie, que ce soit pour l’affichage ou pour un éventuel système de traitement de données, et doit permettre le changement de ce qu’il affiche. La plupart des papiers électroniques consomment de l’énergie uniquement lorsque le contenu affiché est modifié. Les pixels d’un tel système doivent donc posséder plusieurs états distincts stables, de manière à garder intact le contenu affiché en l’absence de source d’énergie.

Le papier électronique a été développé dans le but de surmonter certaines limitations liées aux écrans d’ordinateurs classiques. Par exemple, le rétro-éclairage de certains écrans peut être agressif pour l’œil humain, alors que le papier électronique reflète la lumière tout comme une feuille de papier classique le ferait. Ainsi, il est très facile de lire sur du papier électronique, quel que soit l’angle sous lequel on le regarde. De plus, le papier électronique est léger, durable, et très flexible par rapport aux autres types d’affichages (mais moins flexible que du papier).

L’offre en la matière est assez fournie sur le marché FR (Kindle, Kobo, Archos, Pocketbook, iRiver et eReader de Sony), sans compter l’excellent Nook de Barnes & Noble qui n’est pas (encore) disponible en France mais qui devrait l’être prochainement

Je sais que le Nook est excellent car j’ai pu l’essayer… Il semble qu’il gère moins bien son autonomie que le Kindle mais, à part ça, c’est une liseuse excellente et l’offre de titres (en anglais) sur B&N.com est quasiment aussi riche que sur Amazon sinon plus. Quand le Nook sera effectivement disponible en France, ce sera un choix à considérer (si l’offre de titres en français est à la hauteur…).

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Le Nook de Barnes & Noble.

Donc, ma recommandation va se limiter au Kindle d’Amazon et seulement celui-là. Pourquoi se limiter au Kindle ?

Pour plusieurs raisons :

  1. je connais bien ce produit car on en a trois dans la famille (différents modèles, tous très bons),
  2. l’offre de livres est très étendue, aussi bien en français que dans les autres langues,
  3. on peut être sûr qu’Amazon ne va pas laisser tomber cette offre !

Donc, le Kindle d’Amazon, OK. Mais alors, lequel ?

Car la gamme commence à être large désormais… Tout d’abord, laissez de côté tout ce qui est « Kindle Fire » : le Fire et Fire HD sont des tablettes Android et pas des liseuses. Ce sont peut-être des concurrentes de l’iPad (ça reste discutable mais c’est un autre sujet) mais pas des liseuses donc, pas bon pour la lecture, point !

Kindle

Reste deux modèle : le Kindle à 79€ et le Kindle Paperwhite à 129€ (je laisse de côté celui avec l’option 3G qui est plus cher et dont l’intérêt ne me saute pas aux yeux…). Comment choisir entre ces deux-là ?

Le Kindle de base est déjà un très bon choix. Si vous hésitez, prenez le moins cher, vous êtes ainsi certain de ne pas vous tromper !

Et le « paperwhite » alors, il n’est pas bon ?

Si, très bon car il corrige le seul défaut du Kindle de base : grâce à son rétro-éclairage, vous pouvez lire même en condition obscure ce qui n’est simplement pas possible avec l’autre…

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Bonne lecture donc !

Puisqu’on parle de lecture, j’ajoute que cette activité bénie ne se limite pas aux livres… Le numérique commence aussi à concerner les magazines… Et, dans ce cas, les tablettes reprennent un peu du poil de la bête !

En effet, qui dit « encre électronique » dit aussi noir & blanc, pour le moment… Et, pour des magazines, la couleur c’est pas mal quand même…

Je viens de découvrir l’application Motor Sports sur l’iPad proposé par le magazine anglais du même nom (à connaitre absolument, a must my dear!) et c’est vraiment extra car on peut aussi acheter les anciens numéros déjà parus (sur une période de deux ans seulement, pour le moment…). C’est un peu cher mais le résultat est vraiment bien.

Photo du 04-02-13 à 14.58

Motor Sport, le numéro Septembre 2012, spécial Fittipaldi… Un régal !