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Mon Vendée Globe Virtuel : enfin l’arrivée !

Dans un article précédent, je vous avais évoqué ma participation au « Vendée Globe Virtuel » sur la simulation Virtual Regatta. Je retraçais aussi les événements des premiers jours et, à ce moment-là, nous étions déjà plus de 800 000 inscrits et le million a été atteint puis dépassé par la suite.

Aujourd’hui, avant midi, j’ai enfin terminé cette très longue course (82j 22h 36mn pour moi) en 127636ème position.

Une très longue course que je suis heureux d’avoir terminé !

Pendant ces 82 jours, j’ai parcouru 27 829 milles, ce qui fait une moyenne de 339 milles par jour. Les bons jours, je faisais plus de 400 milles par jour (mon record à 516). Je suis un peu déçu de ma position finale car j’aurais bien voulu finir dans les 100 000 premiers mais j’ai commis trop d’erreur dans le pacifique sud et dans la remontée de l’atlantique.

Avec le recul c’est facile de se dire « j’aurais pas dû faire cela » ou « j’aurais dû choisir l’option ouest » (ou est ou nord ou sud !) mais ça n’aide pas pour la situation suivante qui est toujours différente !

Je me suis aperçu que mon bateau était super performant quand les vents étaient favorables (et que je ne gâchais pas cet avantage par un choix hasardeux). En revanche, il l’était beaucoup moins quand le temps était calme (le fait d’avoir des foils sur les côtés ?). Cet handicap m’énervait et plutôt que de le subir en restant calme, j’ai essayer de compenser en trouvant une route plus favorable ce qui m’a sans doute coûté cher à plusieurs reprises…

Au bilan, cela valait-il le coût ?

Oui, certainement. Je suis persuadé que toutes les expériences de simulation valent la peine d’être tentées car elles vous apprennent toujours quelque chose. Cette fois, j’ai été surpris de l’investissement nécessaire : j’ai ajusté mon cap plusieurs fois par jour pendant plus de 80 jours, ça commence à faire beaucoup !

J’ai constaté aussi que pour être vraiment compétitif, il fallait passer au cran au-dessus : creuser l’aspect routage beaucoup plus sérieusement, ne pas jouer seul mais se concerter à plusieurs, etc.

Après cela, je crois que je vais faire une vraie pause avec Virtual Regatta mais merci aux organisateurs pour nous avoir offert une course sans problème, c’était super !

Une année de SimRacing sur Xbox… avant le retour sur PC !

L’année dernière, j’avais annoncé que je ne ferais plus de mise à jour de mon livre sur le Simracing. Je tiens parole mais ça n’empêche pas d’écrire des articles sur le sujet de temps en temps…

Le 30 septembre 2019, j’avais déjà publié cet article : “Le SimRacing du côté des consoles ?” où je détaillais ma configuration ainsi que mon ressenti dans ce cadre. Sur ce que j’ai déjà écrit en septembre 2019 (le monde d’avant !), je n’ai rien à ajouter.

Mais, depuis, j’ai eu quelques nouvelles expériences que je vais vous relater. Commençons par ce que je n’ai PAS fait !

En effet, j’ai évité de “payer la taxe annuelle Codemasters” en ne testant pas F1 2020. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai car j’ai tout de même pu l’essayer gratuitement mais avec une limite à un seul circuit (celui d’Australie, pas mon préféré). Et quand j’ai constaté que les sensations au volant étaient peu ou prou les mêmes, je me suis dit qu’on allait attendre au moins un an ou deux avant de revenir sur ce titre…

Pareil pour Project Cars 3. Quel intérêt de payer pour un titre qui offre moins que la version précédente et qui est unanimement décrié par les Youtubeurs que j’ai pu regarder… Que Slightly Mad Studio se fasse racheter par Codemasters (avant que ces derniers se fassent manger à leur tour par Electronics Art… ça consolide dur dans le secteur !), ils raisonnent pareil, ils vont se comprendre !

Maintenant, on peut parler de ce que j’ai effectivement essayé avec plus ou moins de bonheur… Voilà ce que j’ai testé : Assetto Corsa Competizione sur Xbox.

J’avais déjà commencé à tester ACC sur PC et je n’avais pas été enthousiaste : je trouvais que le comportement des voitures n’était pas “agréable” (si l’on peut écrire ainsi !). Mais, avec cet éditeur (Kunos), j’ai appris que les choses peuvent évoluer favorablement avec le temps.

De plus, j’avais lu ça et là que le portage sur Xbox était plutôt raté : Graphismes indignes, FPS très bas, etc. Il y avait même un type qui avait posté un commentaire sur Jeauxvideo.com à ce propos qui était titré (je cite) « fuyez pauvres fous”… C’est dire !

Bref, c’était pas gagné mais je me suis lancé tout de même et… bonne surprise, le titre est jouable, pas moche et, encore mieux, le comportement des voitures a grandement progressé. Alors, profitons-en pour préciser ce que j’entend pas un comportement “agréable” et son contraire : selon moi, il est agréable de constater que la voiture se comporte en conformité avec ce qui est attendu. Ce qui n’implique pas qu’elle soit forcément facile à piloter, tout au contraire (on s’embête vite quand la voiture est “sur des rails”). Mais ce que je n’aime (vraiment) pas, ce sont les réactions imprévues et incontrôlables ainsi que le sous-virage trop prononcé qui fait que la voiture “ne tourne pas” quoi qu’on fasse.

Assetto Corsa Competizione sur Xbox, très bien à condition de ne pas trop lui en demander !

Alors, Assetto Corsa Competizione sur Xbox, c’est une vraie réussite ?

Attention, quand on roule seul, tout va bien mais faut pas trop lui en demander non-plus !

Dès que vous ajoutez des IA (je ne parle même pas du multiplayers…), la situation se dégrade, fortement. En gros, c’est injouable dès qu’on dépasse dix voitures sur la grille (et encore, les FPS restent modestes dans ce cas, même dans une descente avec le vent dans le dos).

TSAAR, une vraie bonne surprise !

Mais je n’ai pas que ce genre de demi-réussite à vous raconter car j’ai aussi découvert un titre qui mérite d’être évoqué : Tony Stewart All American Racing. Oui, c’est Américain, purement américain mais ce n’est PAS du Nascar même si c’est (surtout) sur ovales.

Les courses de TSAAR se déroulent exclusivement sur des circuits en terre battue (dirt track racing) et c’est ça qui est génial !

Je dois dire que j’adore cette glisse continue qui n’a rien à voir avec les drifts à la mode chez les jeunes. Non, là, c’est subtil : il ne faut pas trop en faire sinon, on perd gros. Les courses sont courtes mais très disputées car le peloton reste très groupé.

Et que dire du comportement des différents types (3) de voitures ?

Là encore, c’est une question de goût mais je dois dire que la balance entre fun et difficulté est particulièrement bien trouvée !

On entretient la glisse à l’accélérateur plutôt qu’au volant et je trouve cela complètement grisant. Une des particularités de TSAAR est la nécessité de gérer les upgrades des voitures (qu’on achète grâce aux gains sur la piste) pour devenir et rester compétitif (difficile de gagner avec les voitures dans leur configuration de base). Il faut aussi gérer l’entretien (coûteux si on ne fait pas attention au matériel et qu’on a des gros crashs) ainsi que les membres de l’équipe (embauche et attribution des rôles).

Le dirt sur ovale, c’est pas un truc de bourrins, faut être subtil !

Les IA se débrouillent bien sans être trop agressives. Ici aussi, la balance est bien trouvée.

Bref, TSAAR est une super bonne surprise que je ne peux que recommander.

Retour sur PC

Et puis, à partir de décembre 2020, j’ai pu récupérer mon PC, remonter mon baquet et remettre en route mon simulateur…

Tout d’abord, il était nécessaire de rajeunir un peu mon PC qui a déjà plus de cinq ou six ans… Barrettes mémoires supplémentaires et nouvelle carte graphique (le remplacement du processeur n’était pas possible avec cette carte-mère), ça repart pour un tour.

Ensuite, réinstaller mes différentes simulations et faire le tour des nouveautés. Disons-le tout de suite, je me suis précipité sur Automobilista 2 (AMS2) que j’ai adoré tout de suite. Reiza s’améliore titre après titre et va devenir un des grands acteurs du SimRacing, à n’en pas douter.

Dans AMS2, les voitures sont belles et vivantes. Mes préférées sont évidemment les F1 Retro (1975) qui se sont bien étoffées depuis AMS1. Mais, bonne surprise, les GT3 (très à la mode en ce moment) sont également vraiment super à faire rouler.

La formula rétro s’étoffe sur AMS2 et j’en suis ravi !

Mod coup de coeur sur rFactor2

Et puis, il y a rFactor2 qui offre des mods de plus en plus nombreuses, diverses et variées. Mon coup de coeur du moment, c’est incontestablement celle qui concerne le championnat d’endurance de 1967 (Proto/GT).

Si une image de ce type ne vous fait pas envie, c’est que nous ne parlons pas le même langage !

Quand on l’utilise avec la version 1967 du grand circuit du Mans, ce mod est absolument dantesque… Les voitures sont fantastiques à conduire si on les respecte (pratiquement pas d’appui aérodynamique, ça calme !). Les IA sont encore à améliorer (quelques strikes malvenus au freinage de Mulsanne, si vous voyez ce que je veux dire) mais, à part cela, quel pied !

Fanatec du sol au plafond !

J’ai aussi entrepris de mettre à jour mon équipement : j’ai renouvelé complètement mon set-up, passant du Logitech G25 qui avait déjà plus de dix ans (ça tient le coup finalement la qualité Suisse !) à du Fanatec du sol au plafond. J’ai déjà tout reçu et mis en place et le gain qualitatif est visible : métal et carbone partout, ça sent la qualité allemande jusque dans le packaging qui réserve quelques (bonnes) surprises. Au niveau des sensations en revanche, ça demande encore pas mal de mise au point : il y a des moteurs de vibrations partout et certains ne sont pas reconnus par Automobilista ou rFactor 2 alors qu’ils devraient (drivers et paramétrages sont nécessaires, ça se mérite le matériel haut de gamme !). Et puis aussi, il faut que je m’habitue et que je trouve comment régler le volant à mes préférences (avec les G25/G27/G29, je connaissais tout cela par cœur mais là, c’est une autre chanson et une autre partition, ça demande du temps avant d’en tirer le meilleur.

Autant avec les G25/27, j’avais tendance à mettre le force feedback à fond, là, avec le Fanatec, j’arrête pas d’en enlever (c’est trop fort et trop dur sinon) !

917 et les autres sur Assetto Corsa

J’ai vu que les mods payants se multipliaient sur Assetto Corsa et il y en avait une série qui m’intéressait particulièrement : Assetto Corsa Le Mans Heroes Mod (4 mods en tout). Le tout dernier (le 4) proposait une Ferrari 512M, il n’y avait plus à hésiter, il fallait que je teste cela !

J’ai donc acheté toute la série Le Mans Heroes Mod et je l’ai installé et testé… Alors ?

Alors, honnêtement, une déception. Les voitures sont assez inégales : certaines très belles, d’autres un peu bâclées. Et la plage de réglages est assez surprenante : la Ferrari 512M a une boite plutôt courte qui ne colle pas vraiment avec la longue ligne droite des hunaudières où le V12 se retrouve vite au rupteur !

Bref, on est encore loin de reproduire la magie du mod “1970 World Sports Car Championship 1.0” par CSGT (qui remonte déjà à 2009, et qui n’a existé que sur rFactor première version). Assez décrié, j’ai toujours adoré ce mod et, bien sûr, je cherche à le retrouver sur nos simulations actuelles…

De plus, je constate une fois de plus que j’ai toujours un peu de mal avec le feeling général d’Assetto Corsa, je ne m’y fais pas.

Retour sur iRacing, enfin !

Mon expérience super-positive avec TSAAR m’a poussé à en vouloir plus… Et comme j’avais découvert qu’iRacing commençait à proposer des courses sur terre battue à l’occasion de mes tests en VR, je me suis dit que c’était le bon moment pour réactiver, enfin, mon compte sur cette exigeante (et coûteuse !) simulation…

Cette fois, je me suis contenté de ce que j’avais déjà et je n’ai rien acheté de nouveau : ni circuit, ni voiture. Mais, ça tombait bien puisque j’avais déjà tout ce dont j’avais besoin pour faire ce que j’avais en tête…

Quelques tests rapides m’ont convaincu que j’allais bien m’entendre avec la stock-car “street” dans sa version “dirt”. J’ai avalé quelques séances de practice et j’ai aussi fait une session de TT (dix tours clean chronométrés) à Lanier avant de me lancer dans une course online. En fait, ça faisait maintenant des années que je ne m’étais pas aligné une seule fois dans une course online sérieuse. J’ai pratiqué un peu de multiplayer ça et là (comme sous Forza par exemple) mais, à chaque fois, cela m’a plutôt incité à rester avec les IA car, l’ambiance “crash fest” du lobby, y a longtemps que je ne supporte plus !

Avec iRacing, rien de tout cela : les sanctions tombent automatiquement à la moindre connerie et c’est frustrant mais ça garantit aussi, au moins dans une certaine mesure, des courses propres où tout le monde fait gaffe. Bref, me voici à Lanier, qualifié cinquième sur une grille de onze au départ pour une course de vingt tours. Quand le pace-car nous a libéré, je dois dire que j’étais lent, trop crispé à l’idée de tout gâcher d’entrée de jeu, j’ai mis au moins six tours à trouver mon rythme. Et puis, progressivement, c’est revenu, j’étais dedans, à nouveau dans la course, essayant de décrocher le meilleur résultat possible.

Avec les premiers crashs, je me suis retrouvé quatrième mais avec un concurrent qui remplissait mon rétroviseur !

Je me suis efforcé de rester devant et ça marchait. Mais, nouveau crash, je lève le pied et je choisis de passer à l’extérieur du tas de voitures qui bouche la trajectoire normale… Mauvais choix : mon concurrent est passé à l’intérieur et se retrouve devant moi. La situation est inversée : c’est à mon tour de le coller et d’essayer de passer. Mais nous avons un rythme similaire et je ne trouve pas l’ouverture. Je ne prends pas de risque et je me contente de ma position, content de boucler ma course sans avoir commis de faute. Je termine finalement quatrième ce qui est assez acceptable pour une reprise.

Le stock-car street est excellente dans sa version dirt !

Voilà pour ce récapitulatif de mes expériences de 2020 mais aussi de cet intense début d’année. Je vous recommande chaudement AMS2 et TSAAR ainsi que les décilnaisosn “dirt” que propose iRacing !

La championnat MotoGP, après les six premières manches

Après les deux six premières manches du championnat du Monde MotoGP 2019, les tendances commencent à nettement se dégager… Voyons cela :
Marc Marquez semble avoir la situation bien en main et même si les Ducati sont compétitives, ça va être difficile de priver Marc de son 8ème titre…

Extraordinaire bagarre en tête au Mugello… Merci les gars !

Je vous propose ici une nouvelle « revue de grille » (dans l’ordre actuel du championnat) pour voir comment on peut « noter » les pilotes après six manches…

1- Marc MARQUEZ Honda 115pts

Marc fait un grand début de saison (à part sa bizarre chute à Austin mais l’espagnol est coutumier du fait : il grille toujours un ou deux joker pendant la saison… faut pas s’inquiéter !). Quand il ne gagne pas, il termine second. Disons-le simplement, ça être dur-dur pour les autres… Mais il peut toujours arriver « quelque chose » et c’est ce qui se passe souvent !

2- Andrea DOVIZIOSO Ducati 103pts

Pour le moment, Dovi suit plus ou moins son plan de marche (mais il aurait mieux valut gagner au Mugello…). Cependant, Marquez est dans une telle forme (depuis trois ans !) que ça ne va pas suffire pour être champion. A moins que l’équipe Ducati trouve « quelque chose » de vraiment déterminant ?

3- Alex RINS Suzuki 88pts

Rins fait un très bon début de saison mais il est trop en retrait lors des qualifs pour avoir une chance de jouer le titre comme certains l’ont annoncé un peu vite… Surtout face à un Marquez !

4- Danilo PETRUCCI Ducati 82pts

En voilà un pour qui je suis vraiment content : avec sa victoire (méritée !) au Mugello, il est assuré de son avenir chez Ducati. Une bonne chose de faite. Désormais, il peut se concentrer sur son rôle d’équipier modèle.

5- Valentino ROSSI Yamaha 72pts

J’adore Vale mais, je dois l’avouer, je suis inquiet pour lui désormais : sa contre-performance au Mugello était si profonde qu’on se demande s’il peut encore rebondir et revenir au score pour le championnat (pour quelques coups d’éclats oui mais il vise plus). Sa Yam semble dépassé en plus… Encore une année à oublier pour le Doctor !

6- Jack MILLER Ducati 42pts

L’australien est talentueux mais il est encore brouillon. Tant qu’il se mettre par terre une fois sur deux, inutile d’espérer jouer les premiers rôles.

7- Cal CRUTCHLOW Honda 42pts

Cal semble avoir du mal avec la Honda 2019 (il n’est pas le seul !).

8- Maverick VINALES Yamaha 40pts

Le « nouveau Vinales » n’est sans doute pas encore pour cette année !
La faute à une Yam qui est trop en retrait par rapport aux Ducati…

9- Takaaki NAKAGAMI Honda 40pts

La (bonne) surprise de ce début d’année : sa performance au Mugello a été tout à fait remarquable !
à suivre, avec intérêt…

10- Pol ESPARGARO KTM 38pts

Il est le seul actuellement à faire quelque chose de bien avec la KTM (régulièrement en plus) et c’est une grosse surprise pour tout le monde !
Est-ce sa saison cette fois ?

11- Franco MORBIDELLI Yamaha 34pts

Contrairement à son jeune coéquipier, Franco tarde à confirmer tout le bien qu’on pense de lui… Attention, le paddock du MotoGP a peu de patience !

12- Fabio QUARTARARO Yamaha 31pts

Pour le moment, le rookie de l’année, c’est lui !
La Yamaha l’aide bien mais il montre qu’il sait s’en servir… Cependant, je trouve qu’il est tout de même en dessous de ce que réussissait Zarco lors de la première saison en MotoGP.

13- Aleix ESPARGARO Aprilia 27pts

Il fait le maxi avec l’Aprilia mais les saisons commencent à s’accumuler et il est temps de percer pour Aleix…

14- Jorge LORENZO Honda 19pts

Crise maximum pour Por Fuera : la Honda n’est pas aussi facile à manier qu’on pouvait le penser (ce qui accentue le mérite de Crutchlow, sans même parler de Marquez !). Son début de saison est même encore pire que sa première année chez Ducati. Il lui faut réagir vite avant que l’année soit déjà perdue et que son avenir soit derrière lui…

15- Joan MIR Suzuki 12pts

Discret mais pas ridicule, il poursuit son apprentissage du MotoGP. Laissons-lui le temps…

16- Johann ZARCO KTM 10pts

Pour notre Zarco national, c’est la crise. Pas autant que pour Lorenzo mais pas loin… S’il ne remonte pas la pente nettement et (relativement) rapidement, ça va être dur de faire deux ans chez KTM ainsi !

17- Michele PIRRO Ducati 9pts

Le pilote d’essais Ducati montre qu’il est toujours compétitif à l’occasion.

18- Francesco BAGNAIA Ducati 9pts

L’apprentissage du MotoGP est difficile mais Bagnaia montre de belles choses de temps en temps (comme lors des essais au Mugello). Il faut être encore patient avec lui.

19- Miguel OLIVEIRA KTM 8pts

La prise en main de la KTM est tellement difficile et le portugais s’en tire suffisamment bien pour être déjà renouvelé.

20- Andrea IANNONE Aprilia 7pts

Virez donc ce clown une bonne fois pour toute !

21- Stefan BRADL Honda 6pts

Pilote d’essais pour Honda, c’est ce que peut espérer de mieux le placide Allemand.

22- Karel ABRAHAM Ducati 3pts

Le fils à papa fait sa saison habituelle.

23- Hafizh SYAHRIN KTM 2pts

Difficile d’imaginer que le malais fasse toute la saison chez Tech3 avec ses performances du moment…

24- Tito RABAT Ducati 2pts

Tito ne s’est pas remit de sa sérieuse blessure mais le MotoGP n’attend pas.

MotoGP, après deux courses, quelles sont les tendances ?

Après les deux premières manches du championnat du Monde MotoGP 2019, peut-on déjà dire à quoi va ressembler cette saison ?

En fait, oui, dans une certaine mesure. Marquez est plus que jamais le principal favori au titre avec Dovi dans son aspiration. Si le pilote Ducati joue bien ses cartes, alors il a une petite chance mais, avec Marquez, il faut toujours jouer serré !

Je vous propose ici une « revue de grille » (dans l’ordre actuel du championnat) pour voir comment on peut « noter » les pilotes après deux manches…

1- Marc MARQUEZ Honda SPA 45pts

Le tenant du titre a formidablement commencé sa saison alors qu’on pouvait redouter que sa blessure à l’épaule soit un handicap durable… Hélas pour ses adversaires, il n’en est rien et Marc semble au mieux de son niveau !

Après la redoutable démonstration qu’il vient de faire en Argentine, on peut se dire qu’il y a de quoi s’inquiéter pour la suite : alors que la grille n’a jamais été si serrée (genre tous les pilotes en moins de deux secondes pendant les essais !), Marquez a gagné en Argentine avec une avance à faire honte à tous les autres… Marquez est phé-no-mé-nal, point.

2- Andrea DOVIZIOSO Ducati ITA 41pts

J’aime beaucoup Dovi que je trouve intelligent dans tous les sens du terme. Cette année, s’il veut enfin décrocher le titre, il doit jouer très serré et ne pas perdre trop de points là où il est habituellement moins à l’aise. Pour le moment, il suit ce plan à la lettre : il gagne au Qatar et finit sur le podium en Argentine (ce qui était son objectif). S’il arrive à faire cela aussi à Austin, on peut commencer à croire à ses chances.

3- Valentino ROSSI Yamaha ITA 31pts

Comment ne pas être enthousiasmé par Vale ?

Sa capacité à renaitre le jour de la course et à se battre comme s’il avait vingt ans de moins est une leçon pour nous tous !

Ceci dit, avant de pouvoir rêver à un 10e titre, il va falloir que la Yamaha fasse un sérieux bond en avant… Pour le moment, c’est encore difficile d’y croire.

4- Alex RINS Suzuki SPA 24pts

Autant j’aime bien Dovi et Rossi, autant j’ai du mal avec les espagnols comme Rins dont je trouve le style de pilotage absolument horrible (eh oui, avec des vieux comme moi, ce sont des choses qui comptent…). Ceci dit, Alex fait un bon début de saison, il faut le reconnaitre.

5- Danilo PETRUCCI Ducati ITA 20pts

Ah, en voilà un que je veux particulièrement suivre cette année !

Petrucci, c’est le syndrome de Cendrillon : difficile de ne pas avoir envie de voir ce gars réussir à garder sa place chez Ducati. Pour le moment, ce n’est pas gagné mais il a mieux géré la seconde course (même s’il se fait battre à la fin par Miller, son principal adversaire pour son siège sur la Ducati d’usine) que la première. Mais il est clair que Danilo doit encore hausser son niveau de jeu tout au long de l’année. Il peut le faire, selon moi.

6- Cal CRUTCHLOW Honda GBR 19pts

Cal est un bon pilote (ils le sont tous !) mais il est aussi un peu niais : on ne bouge pas sur la grille de départ quand les feux sont encore au rouge, point.

Pourtant, il a tendance à se bonifier avec le temps : il tombe moins (c’est pas comme Lowes !) et aligne les résultats corrects. De plus, il revient d’une grosse blessure et il arrive à être là, chapeau donc.

7- Takaaki NAKAGAMI Honda JPN 16pts

Lui, c’est la bonne surprise de ce début de saison parmi les « pilotes B » (une distinction qu’ils étaient nombreux à briguer). Le japonais est en train de vraiment mériter sa place et pas seulement parce qu’il est soutenu par Honda. On garde un oeil sur lui donc.

8- Jack MILLER Ducati AUS 13pts

Après une première course gâchée par des problèmes techniques, l’australien a bien redressé la barre en Argentine. Mais il sait qu’il va être jugé sur sa capacité à aligner des bons résultats souvent et pas seulement de temps en temps…

9- Aleix ESPARGARO Aprilia SPA 13pts

En voilà un qui est sous-estimé par son employeur. Et pourtant, sans lui, Aprilia serait encore à la rue !

Un bon début de saison pour Aleix donc.

10- Pol ESPARGARO KTM SPA 10pts

En voilà un qui renait depuis son podium (son premier en MotoGP !) à Valence !

C’est le seul qui arrive à aligner les résultats (encore relativement modestes) avec la KTM… S’il continue ainsi, sa saison promet d’être belle mais, pour le moment, j’ai encore du mal à parier sur lui…

11- Maverick VIÑALES Yamaha SPA 9pts

Vinales est rapide (quand tout va bien), on le sait, mais il a du mal à concrétiser en course (surtout si on compare à Rossi, inévitablement). Ceci dit, il a été fauché en Argentine (par Morbidelli), il est sans doute encore trop tôt pour juger le « nouveau Vinales »…

12- Fabio QUARTARARO Yamaha FRA 8pts

Je ne suis pas un grand fan de « el diablo » (occupes-toi moins des réseaux sociaux et de tes tatouages à la con si tu veux durer dans le MotoGP, Fabio !) mais force est de reconnaitre que son début de saison est plutôt bon. Certes, il est loin d’avoir accompli ce que Zarco a fait lors de ses débuts sur la même machine mais c’est mieux que je ne l’imaginais au départ… Un bon point donc (mais faut grandir un peu !).

13- Joan MIR Suzuki SPA 8pts

Celui-là a déjà montré qu’il pouvait être rapide, voire très rapide. Mais il doit passer par une première saison pour faire le tour de ce que représente l’accession au MotoGP. Donc, on ne va pas le juger trop vite avec tout de même une première impression assez favorable…

14- Jorge LORENZO Honda SPA 7pts

Depuis le GP d’Aragon, Jorge accumule les blessures. Du coup, il n’est pas dans les meilleures dispositions pour s’acclimater à la Honda. Pendant ce temps, Marquez fait des merveilles…

Mais Lorenzo a déjà montré qu’il savait remonter la pente, toutes les pentes. Laissons-lui encore un peu de temps avant de déclarer que cette saison est out pour lui…

15- Miguel OLIVEIRA KTM POR 5pts

Des débuts impressionnants pour ce pilote qui montre tous les bons signes : calme, intelligence, gnac… En voilà un qui a un fort potentiel, j’y crois beaucoup, à suivre.

16- Franco MORBIDELLI Yamaha ITA 5pts

Depuis qu’il est en MotoGP, Franco se prend baffe sur baffe… Pas facile cette catégorie, hein !

Il a le potentiel pour bien faire, il faut simplement être patient.

17- Andrea IANNONE Aprilia ITA 2pts

Avec lui, pas de cadeau !

Ce type est à fuir : stupide, pas loyal, un boulet. Son début de saison calamiteux n’est pas surprenant et ça indique sans doute la tendance pour sa saison…

18- Francesco BAGNAIA Ducati ITA 2pts

Un peu trop tôt annoncé comme allant casser la baraque (encore une preuve que les résultats des essais d’hiver sont à prendre avec des pincettes), Bagnaia est en train de se rendre compte que la marche est haute pour réussir en MotoGP (un peu comme Morbidelli avant lui). Un peut trop tôt pour le juger toutefois…

19- Johann ZARCO KTM FRA 2pts

On ne va pas se le cacher, le début de saison de Zarco avec la KTM est assez décevant même si ce n’est pas tout à fait une surprise au vu de ses essais d’hiver.

Cependant, Johann doit serrer les dents et remonter la pente comme sait le faire Lorenzo. Il a le potentiel pour le faire, il doit juste prendre le temps.

20- Hafizh SYAHRIN KTM MAL

Le « poisson » montre des signes inquiétants en ce moment… Et même Hervé Poncharal donne des signes d’impatiences, pas bon ça !

21- Karel ABRAHAM Ducati CZE

On attendait pas grand-chose de Karel. Cela tombe bien car il va faire une saison comme les précédentes…

22 Tito RABAT Ducati SPA

Tito n’est pas encore vraiment remit de sa blessure de Silverstone et ça se voit…