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Virtual Regatta, la simulation du moment !

Nous sommes presque 800 000 (793 718 au moment où je rédige ces lignes, oui !) à disputer la version virtuelle du Vendée Globe parti juste il y a une semaine. Cela fait presque un an que je me prépare pour cette course depuis que j’ai découvert (parce que quelqu’un m’en a parlé) Virtual Regatta.

En quelques mois, j’ai participé à 18 courses afin de me familiariser avec cette simulation assez différente de ce que j’ai l’habitude avec le SimRacing. J’ai pu accumuler quelques points à mon VSR (le rating du jeu) puisque j’en suis à 3306 (bien loin des meilleurs qui affichent presque 5000 pts).

Depuis le départ dimanche dernier, je tiens un petit journal de ma progression et c’est ce dernier que je vous propose aujourd’hui (si vous voulez me repérer sur la carte de Virtual Regatta, mon pseudo de jour est « Alef »). Si vous êtes aussi engagé dans cette course, je serais heureux d’échanger avec vous via la messagerie du jeu…

Vendée Globe virtuelle – Journal de bord d’Alef

Jour 1

Bon départ pour une fois. Nous sommes plus de 530 000 mais, durant les premières heures, j’ai pu me maintenir dans les 10 000 premiers.

J’ai pris cap plein ouest et mon bateau va bonne allure, jamais moins de 13 nots.

Demain matin, les choses sérieuses vont vraiment commencer avec le premier changement de cap lorsque les vents vont tourner.

à 21h22, j’avais parcouru 120 miles en 8h20.

Jour 2

Le changement de cap (vers le sud-ouest) s’est bien passé et toute la flotte ou presque l’a effectué à ma suite !

J’étais inquiet de voir que les “vrais” restaient sur le cap ouest, pensant que je n’avais pas tout compris à la situation météo mais, finalement, eux aussi ont basculé en masse peu après (ils n’avaient pas encore atteint le point où les vents tournaient).

à 21h20, j’avais parcouru 385 miles (soit 265 miles pour la journée écoulée) et je suis en 45ème position (oui, dans les 50 premiers alors qu’on est presque 600 000 inscrits !).

Il y a un autre changement de vent prévu dans deux heures et j’ai déjà programmé un cap vers l’ouest pour m’y adapter. Je vais surveiller cela de près.

Jour 3

Après le changement de cap du matin, j’ai suivi une route ouest-sud-ouest tout le reste de la journée. Mon classement s’en est ressenti (puisque je suis passé dans les 12000 en soirée) mais, pour le moment, cela importe peu : seul compte de ne pas se tromper de route afin de réussir la descente de l’Atlantique qui commence seulement.

à 21h33, j’avais parcouru 592 miles (soit 207 miles pour la journée écoulée).

Pas de changement de cap de prévu demain, je continue vers l’ouest afin d’attrapper des vents forts et réguliers. Nous sommes déjà plus de 650000 concurrents d’inscrits pour cette course.

Jour 4

En choisissant d’obliquer vers l’ouest, j’ai accepté de perdre pas mal de positions mais ce n’est guère important à ce stade (ce soir, je suis seulement dans les 115000 premiers, une sacré dégringolade !). Je fais le choix de plonger vers les açores (plutôt que de longer la côté pour passer proche des Canaries) car je veux éviter les zones de calmes qui vont piéger une partie de la flotte plus à l’est (du moins, c’est mon pari du moment).

à 21h26, j’avais parcouru 879 miles (soit 287 miles pour la journée écoulée).

Il y a encore un gros changement de vent prévu dans 6 heures et j’ai donc utilisé la fonction de programmation pour changer de cap pile au bon moment… on va voir ce que ça a donné demain matin.

Jour 5

Le changement de cap programmé s’est bien passé mais j’ai repris la main dès le matin.

Je vise désormais à passer proche des Açores avec un cap sud-sud-ouest.

Aux alentours de midi, moment un peu magique où mon bateau se trouve quasiment bord-à-bord avec Hugo Boss d’Alex Thomson qui est justement en tête de la course réelle. 

Au début d’après-midi, le rythme est bon, le cap est confirmé et je reste très optimiste même si la flotte est encore très groupée et que le classement instantané oscille tout le temps très vite.

à 20h48, j’ai parcouru 1176 miles (soit 297 miles pour la journée écoulée) et je suis 211171ème. Je suis tout près des Acores que je vais dépasser dans la nuit. Le vent n’est plus très fort mais il devrait reprendre de la vigueur avec la dépression Theta qui se déplace vers l’est plus au sud.

Jour 6

Nous sommes passés tout près des Açores et j’ai repris la main sur la programmation ce matin. En approchant de la dépression (qui est pile sur notre route mais qui se déplace à l’est et qu’on va contourner par l’ouest dès ce soir), le vent se renforce et l’allure s’accélère du coup.

Avec ce “bon choix” (une bonne part de chance aussi), les classements évoluent vite. Alors qu’hier j’étais au-delà de la 200000ème place, aujourd’hui je n’ai pas arrêté de gagner des places puisque, ce soir à 21H45, j’étais 80767ème et j’avais parcouru 1572 miles (soit 396 miles pour la journée écoulée).

Je continue sur un cap plein sud (ou presque) pour cette nuit et on verra la situation demain matin (il semble que les vents vont se calmer largement).

Jour 7

Ce matin, je passe au large des Canaries et j’ai l’impression que la vraie situation est en train de se mettre en place : la route est plus claire désormais et les écarts commencent à se creuser. Pendant la nuit, j’ai encore gagné des places mais plus autant qu’hier : ce matin à 9:00, je suis 46985ème.

Mais, dans la journée, les classements ont beaucoup fluctué et j’ai de nouveau perdu des places. Ceci dit, tout cela n’est pas encore très significatif et le restera tant que nous n’aurons pas franchi le cap de Bonne Espérance (le passage de l’océan Atlantique vers l’océan Indien).

Ce soir, à 21H28, j’ai parcouru 1935 miles (soit 363 miles pour la journée écoulée) et je suis 85937ème.

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En relisant ces lignes, on s’aperçoit que les classements bougent beaucoup mais j’ai finalement compris que le mode de calcul favorisait ceux qui étaient le plus à l’est. Cela ne durera pas une fois qu’on sera tous dans l’océan Indien. Ensuite, on voit que la distance journalière parcourue dépend beaucoup des vents (on s’en serait douté !). Pour le moment, je suis relativement content de mon parcours mais le plus dur reste à faire (seulement 2047 miles déjà avalé au moment où je rédige ces lignes et il en reste encore 21 899 !).

La beauté est partout !

La beauté est partout, autour de nous, à nos pieds, sur notre terrasse, partout !
Voici une magnifique photo (prise par mon épouse, sur la balustrade de notre terrasse) qui le prouve. Cet escargot au soleil est un appel à l’émerveillement !

Un escargot suit son chemin et le soleil le met en valeur…

La question du recyclage et ce qu’elle nous révèle…

Je me suis toujours intéressé à la question du recyclage de nos déchets en commençant par ceux d’origine nucléaire. Dans ce cas précis, je me suis vite aperçu que le recyclage en question était surtout une illusion et un produit de la propagande pro-nucléaire !

En revanche, je n’imaginais pas qu’il en était de même pour le recyclage de nos déchets qu’on appelle « ménagers » mais qu’on devrait plutôt appeler « de consommation », ça serait plus exact et plus parlant. J’ai eu une première alerte en lisant ce récit édifiant de « LA DÉSILLUSION D’UNE START-UP DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE » où l’on peut lire (entre autres) :

Mais, la suite de nos aventures et notre longue immersion dans les coulisses du secteur nous a montré une vérité tout autre. Nous ne parlerons pas de mensonges organisés, mais disons que bon nombre d’informations que l’on trouve sur internet sont très superficielles, enjolivées et se passent d’explications approfondies concernant le devenir des déchets. La manière dont sont rédigés ces documents nous laisse penser que la filière est très aboutie et s’inscrit dans une logique parfaite d’économie circulaire mais en réalité, les auteurs de ces documents semblent se complaire dans l’atteinte d’objectifs écologiques médiocres. Et pour cause, ces documents sont en majorité rédigés par les acteurs économiques du secteur ou les géants du soda eux-mêmes qui n’ont pour autre but que de défendre leurs intérêts en faisant la promotion des emballages. La filière boisson préfère vendre son soda dans des emballages jetables (c’est bien plus rentable), la filière canette promeut son emballage comme étant le meilleur et la filière en charge de la collecte ne peut gagner sa croûte que si des emballages sont mis sur le marché : principe de l’éco-contribution.

https://laboucleverte.fr/arret-dactivite/

Edifiant, en effet (et je vous encourage à lire le récit en entier…) mais, à ce moment-là, je pouvais encore penser qu’il s’agissait d’un cas isolé et malheureux…

Et je suis tombé sur le livre « Recyclage : le grand enfumage: Comment l’économie circulaire est devenue l’alibi du jetable » de Flore Berlinger.

Bon, c’est un livre assez technique et pas très « fun » mais c’est sérieux, honnête et bien documenté.

On y apprend beaucoup et pas que du beau, hélas. On se rend vite compte que le recyclage tant vanté n’est qu’un alibi à la surconsommation qui entraine la surproduction « d’emballage à usage unique » toujours plus sophistiqués et toujours plus difficile à recycler (quand ils le sont…).

En réalité, le couple infernal emballage/recyclage est une illustration supplémentaire du trypitique « illusion-propagande-corruption » qui prévaut dans tous les recoins de notre belle société gouvernée de main de maitre par la technostructure.

Cet ouvrage détaille (sans aucune complaisance) les méandres du système qui s’est mis en place afin de produire toujours plus de déchets avec l’illusion (savamment entretenue par la propagande) que le recyclage était LA solution alors que, en fait, elle devient une partie du problème…

La seule chose qu’on puisse reprocher à l’auteur, ce sont Ses recommandations à la fin : si on la suit, on va aboutir à une sorte de « socialisme de l’emballage »… Peut-être est-ce inévitable pour enfin restreindre le volume de déchets à la source (et, au final, c’est ce qui importe vraiment) mais est-ce ce monde que nous voulons ?

Mes articles sur le blog de Bertrand Jouvenot…

Depuis quelques mois, je publie régulièrement sur le blog de Bertrand Jouvenot à l’invitation de ce dernier.

Je vous encourage donc à retrouver ces articles :

L’accélération digitale est la nouvelle pensée unique

Le politiquement correct et l’infantilisation

Taisez-vous !

Les rêveurs de l’informatique quantique

Vers l’informatique raisonnée…

Illustration de l’article « Taisez-vous »…

Fin de partie pour les laptop Toshiba

Je viens d’apprendre que Toshiba se retirait du marché des ordinateurs portables, un secteur que la firme japonaise a pratiquement créé !

https://siecledigital.fr/2020/08/10/toshiba-quitte-marche-pc-portable/

Voilà comment se termine 35 ans de présence sur ce marché que Toshiba a dominé pendant une certaine période (en particulier les années 90).

Le TS4400SX qu’on voit sur la photo ci-dessous…
En 1993, j’ai rédigé mon tout premier livre (« Architecture Client-serveur » publié chez Armand Colin) sur un Toshiba TS4400SX justement… Une excellente machine, pour l’époque !

Adieu à mon vieux Tosh et merci à lui : c’est en partie grâce à cette machine que je continue à écrire encore aujourd’hui !

Mes lectures du moment

En ce moment, je suis en train de lire 4 livres à la fois : deux biographies sur Lauda (dont une autobio, toutes les deux en anglais) et deux romans sur l’informatique (du même auteur, en anglais).

Lauda par lui-même.
La bio de Lauda par Maurice Hamilton

Alors, les deux bio sur le célèbre champion autrichiens sont bien différentes : l’autobio n’est qu’une réédition à peine enrichie de celle que Niki avait déjà publié à la fin des années 80 (et qui était disponible en français d’ailleurs). Si vous ne l’aviez pas lu, ça vaut le coup mais pas dans mon cas : je l’avais déjà lu à l’époque (j’ai toujours tout lu à son sujet et c’est le seul pour lequel j’ai fait cela) et cette nouvelle édition n’apporte rien.

En revanche, celle de Maurice Hamilton est bien plus complète et très bien écrite, je la recommande.

The Phoenix Project, un roman sur le devops, oui !
The Unicorn Project, un autre roman informatique du même auteur…

Je vous recommande la lecture de ces deux romans, du même auteur, qui traitent de la réalité du développement et de l’exploitation informatique dans une entreprise fictive. C’est très bien écrit et on peut dire que c’est du vécu à chaque ligne !

Des romans sur le devops, oui !

Je vous recommande la lecture de deux romans, du même auteur, qui traitent de la réalité du développement et de l’exploitation informatique dans une entreprise fictive. C’est très bien écrit et on peut dire que c’est du vécu à chaque ligne !

The Phoenix Project, un roman sur le devops, oui !
The Unicorn Project, un autre roman informatique du même auteur…

Pour comprendre la situation actuelle, écoutez Jean-Dominique Michel

Soyons clair, personne ne comprend rien à la (sidérante) situation actuelle !

Mais il y a une voix claire et positive qui permet de rassembler les pièces du puzzle et de commencer à comprendre, en partie, dans quoi nous nous sommes embarqués. Il s’agit de la voix de Jean-Dominique Michel, un anthropologue (Suisse) de la santé.

Ecoutez-le jusqu’au bout, ça vaut le coup !

Il s’agit donc d’un scientifique Suisse que je ne connaissais pas mais qui est très clair dans ces explications. Si vous ne pouvez consacrer 1H09 à cette vidéo, vous pouvez vous contenter des vingt premières minutes, c’est déjà pas mal… Mais il est clair que plus on l’écoute et plus on en apprend et plus on comprend comment on en est arrivé là…

C’est un type qui a rédigé quelques articles qui ont eu un certain retentissement comme https://lnkd.in/dd5f6XE, intéressant mais cette vidéo est plus « digeste » on va dire…

En plus d’être clair, Jean-Dominique Michel dégage une énergie très positive qui fait que l’écouter, même sur un sujet difficile, est agréable. Voilà, vous ne pourrez pas dire que je ne vous l’ai pas vendu !

Voilà un commentaire que mon ami Laurent Poulain voulait laisser (mais, pour une raison inconnue, ça n’a pas fonctionné…) :

Il est facile de critiquer les gouvernements, mais il ne faut pas oublier qu’ils représentent souvent l’opinion publique.

La principale raison pour laquelle la Corée du Sud ou Taiwan on été si proactifs est qu’ils ont été touchés par SARS et H1N1. En France, lorsque Roselyne Bachelot a voulu être proactive avec le H1N1 elle s’est fait clouer au pilori. Et lorsque la France a détruit ses stocks d’équipements médicaux parce que ça coûtait trop cher, personne n’a rien dit.

Si en France ou en Suisse ils avaient suivi les mêmes consigne que la Corée du Sud dés le début (dépistage systématique, internement forcé dans un hôtel pendant deux semaines pour toute personne ayant le COVID), les gens se seraient insurgés et auraient criés au totalitarisme.

Certes, le confinement est nettement moins efficace qu’un dépistage dés le début. Mais une fois qu’un pays a réagi trop tard, quelles sont les solutions?

Et pour ce qui est de la dangerosité du COVID par rapport aux autres infections respiratoire comme la grippe, je ne connais pas les nombres exacts mais la grippe à ma connaissance ne cause pas la saturation des hôpitaux comme c’est le cas en Italie.

Alors, je ne suis pas convaincu par le dévouement désintéressé de Roselyne Bachelot mais, pour le reste, sans doute as-tu raison… Ce qui est important, aujourd’hui, c’est de laisser les uns et les autres s’exprimer sans tomber tout de suite dans l’ostracisme (trop fréquent depuis quelques temps).

Ce que j’ai appris en 60 ans

Cette semaine, j’ai eu 60 ans. Je dois avouer que, quand j’avais la vingtaine, cela représentait pour moi un horizon si lointain qu’il paraissait tout à la fois inaccessible et complètement indésirable. Pour tout dire, je n’arrivais pas à me projeter “vieux”. Aujourd’hui bien sûr, j’ai une vision différente et je ne me vois toujours pas “vieux”.

Un moment agréable : une ballade en moto avec mon fils Val (en Floride).

Cependant, ce parcours qui s’est déroulé si vite, a eu le temps de m’apprendre une chose ou deux que je voudrais partager avec vous à travers cet article. Oh, je ne suis pas devenu un parangon de sagesse parce que j’ai atteint 60 ans mais laissons la modestie de côté pour tenter de transmettre ce que la vie m’a appris, jusqu’ici…

1- Apprendre

On ne cesse jamais d’apprendre et, surprise, c’est de plus en plus agréable, désirable même. S’il n’y a qu’une chose à apprendre aux jeunes, c’est ça : l’envie d’apprendre. Avec ça, vous êtes armé pour tous les défis.

2- Transmettre

C’est une pulsion qui s’impose à vous, l’âge venant. Ce que vous avez accumulé (et là, on ne parle pas de richesses mais de connaissances…), vous avez subitement envie de le transmettre, non, besoin de le transmettre. Pour que cela ne soit pas perdu ?

Peut-être, peu importe, la pulsion est là, il vous faut lui obéir.

3- Incertitude

Rien n’est sûr, surtout pas ce qui est annoncé comme certain. Attendez-vous à des déceptions si vous croyez celles et ceux qui vous annoncent des certitudes. Restez serein aussi, rien n’est sûr veut aussi dire que le pire n’est jamais certain… c’est déjà ça !

4- Amour, amitié

“Rien ne compense l’échec au foyer” me disait souvent un vieil ami… ô combien vrai !

Concentrez-vous sur l’essentiel : réussir à maintenir l’amour au sein de votre foyer. Cela semble évident, pourtant nombreux sont ceux qui échouent en se perdant dans des objectifs divers qui ne sont PAS le but de la vie.

Si l’amour est important, ne négligez pas l’amitié qui est source (abondante) de bonnes surprises (et qui, souvent, dure plus longtemps…).

5- Lâcher prise

Je n’ai jamais rien achevé de bon en étant arc-bouté sur ma tâche. “Être à cran” ne vous aidera pas. Apprenez le lâcher prise, le plus tôt possible. D’abord parce que c’est long à maîtriser ensuite parce que ça sert longtemps.

6- Échecs, réussite

“Le succès, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme” (une citation célèbre attribuée à WINSTON CHURCHILL). Soyons clair, j’ai échoué très souvent, bien plus souvent même qu’il n’est confortable de l’avouer !

Mais échouer ne veut pas dire “se tromper”. Tous ces échecs m’ont apporté quelque chose, tous m’ont aidé à bâtir les quelques succès que j’ai pu achever. Sans les (nombreux) premiers, il n’y aurait pas eux les (quelques) seconds.

7- Rester positif

“Pourquoi s’inquiéter ?” dit le sage hindou… Il ne s’agit pas d’être positif à tout prix même au milieu des pires malheurs. Mais il suffit de se rendre compte que la beauté est partout (oui, vraiment partout, il faut juste chercher à la voir…) pour réaliser que nous avons le choix : nous plaindre (sans que cela fasse avancer quoi que ce soit) ou apprécier ce court séjour sur terre pour ce qu’il nous apporte.

8- Regard des autres

Ah si on pouvait se passer du regard des autres !

Mais on peut en fait. C’est lorsqu’on réalise finalement que le regard des autres ne vous apporte rien qu’on peut s’en libérer. Et cette liberté vous rend plus fort et plus heureux. C’est comme toute libération, il n’y a que le premier pas qui coûte…

9- Immuable

C’est comme les certitudes : rien n’est immuable. Riez quand vous entendez “pour toujours”. Aucune situation ne perdure, aucune domination n’est épargnée par le déclin, aucune position n’est acquise “pour toujours”. Libérez-vous de ce genre de boulet.

10- Sens de la vie

Ne cherchez pas le sens de la vie dans la philosophie ou dans l’ésotérisme, vivez-le à travers de profondes gratitudes : transmettre la connaissance, rayonner l’amour de vos proches, percevoir la beauté du monde, le voilà le sens de la vie.

Enfin, un dernier enseignement, très personnel cette fois : j’ai compris que je devais laisser une oeuvre pour être tout à fait satisfait de mon passage dans ce monde. Cela paraît prétentieux ou trop ambitieux ou trop vain (c’est là où se libérer du regard des autres est utile…). Peu m’importe, c’est ma pulsion actuelle profonde. Peut-être cette “oeuvre” restera inconnue, oubliée avant même d’être lue… peu importe, cela est mon moteur, ma motivation et mon devoir pour le temps qui me reste.

Mac OS, Linux, Chromebook et Windows 10, comparaison n’est pas raison !

Sur ce blog, je vous ai évoqué de temps en temps les « horreurs » de Windows, les vertus de Mac OS et la simplicité bienvenue de Chrome OS. 

http://www.histoireinformatique.com/assembler-son-propre-pc-cest-desormais-assez-facile/ (février 2018)

http://www.alain-lefebvre.com/apple-macbook-pro-le-meilleur-et-le-pire-comme-toujours-avec-apple/ (décembre 2017)

http://www.alain-lefebvre.com/la-solution-chromebook-une-alternative-a-considerer/ (décembre 2015)

http://www.alain-lefebvre.com/il-est-temps-doublier-windows-serieusement/ (2013)

http://www.alain-lefebvre.com/linux-pour-le-desktop-10-apres-ubuntu-la-fait/ (2011)

OK, certains de ces articles datent un peu, une petite mise à jour ne sera pas de trop !

Je peux aussi vous recommander cet article rédigé pour Redsen qui fait le point sur les tendances du marché informatique en matière de poste de travail justement :

https://www.redsen-consulting.com/fr/inspired/tendances-decryptees/que-reste-t-il-du-poste-de-travail

Deux ans d’expériences diverses et variées

Cette fois, nous allons creuser un peu plus dans le détail car je suis désormais en mesure de vous faire un retour d’expérience sur plus de deux ans d’usage des quatre principaux postes de travail du marché : le Macintosh (un MacBook Pro de 2015 mais avec la toute dernière version de Mac OS), Windows 10 (avec la tablette Surface Pro 6), Linux (sur un portable Why et Ubuntu comme distro) et même un Chromebook (le ACER Chromebook 11 – CB311). En effet, lors de ces deux dernières années, j’ai utilisé tour à tour ces quatre machines afin de pouvoir les comparer et je suis aujourd’hui enfin prêt à vous donner mon feedback dessus.

Bien entendu, il ne s’agit pas d’un test technique en bonne et due forme comme on peut en trouver beaucoup (et des bons) sur des sites web spécialisés et aussi sur YouTube. C’est plus mon opinion sur le confort d’usage de telle ou telle solution (indice : aucune n’est parfaite mais chacune a des avantages certains).

Commençons par le Mac

Je suis un utilisateur de Mac depuis 1985 !

Cependant, je n’ai jamais été un fier citoyen de la “Mac nation” : j’ai toujours trouvé que l’écosystème d’Apple était tout à la fois critiquable ET préférable mais qu’il était absurde de se comporter comme un fan-boy avec Apple (comme avec n’importe quelle autre marque qui n’est là que pour le profit, rappel… ce n’est PAS immoral d’être focalisé sur le profit pour une organisation mais ce n’est simplement pas notre intérêt à nous en tant que consommateurs de donner un “chèque en blanc” à telle ou telle organisation, c’est tout).

Mon MacBook Pro de 2015

Depuis 1985, j’ai assisté à plusieurs “oscillations” de la part d’Apple. Ces oscillations vont quelquefois dans le bon sens et d’autres fois dans le mauvais sens. Or, depuis quelques années, nous sommes clairement dans une période de “mauvaise pente” : iCloud fonctionne mal (a-t-il jamais fonctionné correctement ?) et, à chaque fois qu’on veut apporter une modification à son profil utilisateur, s’il faut passer par une procédure Apple, on se perd dans un labyrinthe de messages qui n’aboutit nul part. Pour moi, c’est le signe incontestable que cet écosystème (celui d’Apple) a grand besoin d’un reset complet comme cela arrive tous les dix ans. Cette malheureuse tendance se fait cruellement sentir dans l’expérience de l’usage du Mac ces derniers temps. On note des signaux qui indiquent de manière claire que cet ensemble si cohérent et si harmonieux est malheureusement en train de se désunir. Deux exemples : les touches de fonctions permettaient de contrôler la musique sur iTunes (changer de morceau, mettre en pause, etc.) mais cela fait un moment que ça ne marche plus (sauf à avoir iTunes au premier plan). Ou alors, c’est votre imprimante qui n’est plus reconnue suite à une mise à jour système (avec ce message d’erreur “filter failed” aussi incompréhensible qu’inutile). Cette dégradation progressive n’est pas due au hasard : les logiciels sont comme les plantes d’intérieur, il faut en prendre soin pour les voir s’épanouir. Or, il y a longtemps qu’Apple a cessé de faire les efforts nécessaires pour maintenir correctement Mac OS.

C’est dommage car ça reste la meilleure machine et aussi le meilleur OS aujourd’hui disponible. Cette combinaison est seulement critiquable sur le prix qu’il faut payer pour en profiter !

Mon MacBook pro a plus de cinq ans désormais et sa batterie n’est plus capable de tenir longtemps. Cependant, pour le reste, il tient encore bien le coup (preuve s’il en était besoin d’une remarquable qualité de construction, c’est à souligner) mais il est clair qu’il va falloir songer à un remplacement…

Windows 10, en grands progrès

Cela fait longtemps que j’utilise Windows parallèlement au Mac car, pour le SimRacing, tout se passe sur l’OS de Microsoft. Comme je n’en faisais qu’une utilisation strictement “gaming”, je ne pouvais vraiment juger de son évolution par rapport à Mac OS. Tout au plus pouvais-je constater que Windows restait encore loin (bien loin) du confort et de la facilité d’utilisation de Mac OS. Or, depuis quelques mois, j’ai une tablette hybride Surface Pro 6 et je dois dire que je suis très favorablement impressionné par ce qu’elle permet de faire. Précisons tout de suite que je l’utilise rarement en mode “tablette pur” car j’ai le clavier amovible et je le trouve bien pratique à utiliser (même si le pavé tactile n’est pas assez sensible à mon goût). Mais le mode tablette est quand même bien pratique de temps en temps et il correctement géré pour autant que j’ai pu m’en rendre compte.

La Surface Pro 6, on voit le stylet (aimanté) sur le côté à gauche…

Donc, cet usage régulier de la Surface Pro m’a permis de constater les progrès certains de Windows (dans sa version 10). Tout d’abord sur le plan de la fiabilité. C’est important la fiabilité et c’est d’ailleurs ce qu’on reprochait trop souvent aux versions précédentes (souvenez-vous du fameux “écran bleu”…). Mais là, pendant tous ces mois d’utilisation, pas une seule fois je ne me suis retrouvé avec un OS planté et contraint de redémarrer (pas une seule fois !), c’est un signe qui ne trompe pas selon moi. Sur le plan des fonctions, on note aussi des progrès, encore un peu éparpillés mais bien présents. Par exemple, la Surface est bien plus pratique que le Mac pour prendre une photo d’écran et la retoucher immédiatement (surtout quand on est équipé du stylet qui joue bien son rôle).

La Surface Pro est agréable à utiliser au quotidien et j’ai aussi pu me rendre compte que la suite Microsoft Office 365 s’était relativement bien adaptée à l’interface Web (pas au point de rivaliser directement avec la G Suite mais tout de même pas ridicule). Cependant, cette Surface affiche deux faiblesses : l’autonomie est assez faible (mais la recharge est assez rapide) et les performances ne sont pas à la hauteur de mon Mac pourtant bien moins récent (peut-être est-ce mieux avec la Surface 7 ?)… C’est grâce à ce type de comparatif qu’on se rend compte de ce genre d’écart.

La logithèque qui accompagne Windows en standard est également assez pauvre… “Groove musique”, par exemple, ne soutient pas la comparaison avec iTunes, même de loin. Pour les photos ou le montage vidéo, c’est encore pire et ainsi de suite. Il est clair que sur ces aspects, Microsoft a encore du travail à faire (à moins que ces “lacunes” ne soient délibérées afin de laisser plus de place aux éditeurs tiers…).

Bref, j’aime bien cette Surface. La seule chose qui me freine à l’adopter complètement est l’absence des logiciels qui sont clés pour moi sur le Mac : Scrivener (pour produire mes livres) et iMovie (pour le montage vidéo). Je pourrais sans doute remplacer iMovie par Adobe Première mais il faudrait aussi que je me forme dessus. Quand à Scrivener, là, le remplacement va être encore plus compliqué… Or la version III pour Windows se fait attendre. Eh oui, une fois de plus on tombe sur la rengaine “j’aimerais bien mais il n’y a pas ce qu’il faut pour moi”…

Linux sur le Why!

Le portable Why! Suisse (voir à https://whyopencomputing.com/fr/5-laptops-why) est une plateforme solide et très complète. Par rapport au design du Mac, cette machine fait un choc : on a l’impression de revenir plus de dix ans en arrière (et pourtant, il date de 2019) !

Le portable Why! : « lourd c’est fiable » comme dirait « Boris le hachoir »…

Avec nos amis Suisses, on se moque du design fin et élégant du Mac, on fait du solide, du durable, du complet. Et effectivement, il y a toutes les interfaces possibles (HDMI, plein d’USB et même un lecteur/graveur de DVD) sur ce portable qui est assez lourd en plus d’être assez gros. Why! met en avant son aspect “durable et recyclable” : toutes les pièces sont disponibles et peuvent être changées sans trop de difficultés (et, là aussi, ça change du Mac mais dans le bon sens cette fois). Cette (grosse) différence de philosophie de conception se paye forcément à un moment ou à un autre : si vous voulez un design super-affuté, vous ne pourrez intervenir facilement sur votre machine. Si, au contraire, vous voulez pouvoir tout brancher et tout remplacer dessus, alors il vous accepter un design qui ne va pas faire dans la finesse…

Cette différence fondamentale se ressent aussi sur le plan du logiciel : Linux est plus grossier que MacOS mais, si vous avez les compétences requises, il vous permet d’en faire plus avec plus de liberté. Soit d’un côté, le confort mais quelques restrictions ou pas de restrictions mais moins de confort… C’est à vous de choisir.

Ubuntu est sûrement la distro Linux la plus “grand public” qui soit mais ce n’est pas encore suffisant : même avec un décor “à la MacOS”, on reste encore loin du confort et de la finition de ce dernier (c’est même moins “léché” que Windows 10, c’est dire !). Mais, si ça ne convient pas, ça plaît bien à mon fils de onze ans qui en a fait sa machine personnelle. En réalité, il ne connaît rien à Linux et il ne s’en préoccupe pas : il utilise cette machine comme il utiliserait un Chromebook, tout passe par le navigateur (il préfère Firefox) sauf exception. Il utilise donc Gimp pour la retouche d’images et PTTV pour le montage vidéo, logiciels qu’il a appris tout seul sans que j’ai besoin d’intervenir (nécessité fait loi, je lui ai dit “si tu veux te servir de ces trucs, tu dois te débrouiller seul”). En dehors de son usage, nous sommes bien content de pouvoir utiliser cette machine quand on veut projeter sur grand écran (merci la prise HDMI) ou graver un disque. Mais cette expérience m’a confirmé que Linux n’était toujours pas prêt pour le grand public et je commence à penser qu’il ne le sera peut-être jamais finalement.

Chromebook, toujours mieux

J’ai déjà dit de nombreuses fois tout le bien que je pensais des Chromebooks. Je crois fermement que c’est la meilleure solution possible pour la grande majorité des gens qui souffrent sous Windows et qui ne veulent pas dépenser beaucoup d’argent sur un Mac (ce qui peut se comprendre). Tous les arguments du genre “oui mais alors, je ne pourrais pas faire du montage vidéo ?” (et on peut remplacer “montage vidéo” par “retouche photo” ou autre, c’est pareil) ne sont pas recevables car, pour l’immense majorité des gens, le montage vidéo n’est simplement jamais pratiqué, jamais…

De plus, la logithèque sur Chrome progresse tellement qu’il existe désormais des solutions correctes pour faire cela en ligne. Mais laissons cela, on sait bien qu’on ne peut “faire boire un âne qui n’a pas soif”… Le tour du Chromebook viendra pour le grand-public de la même façon que les entreprises ont fini par se laisser convaincre (tardivement) par le cloud !

Ce petit Chromebook Acer m’a permit de mesurer que les progrès des Chromebooks sont permanents : on peut désormais intégrer Linux (bof, ça ne concerne que peu de monde selon moi) mais, surtout, les applications Android… Et ça, c’est super pratique !

En effet, dans certains cas, un manque dans Chrome ou dans l’offre online peut être compensé par une app Android qui s’installe effectivement impeccable. Et le fait que l’écran soit tactile (c’est le cas de mon petit Acer) fait que ça marche correctement comme si c’était un smartphone, chapeau !

Le Chromebook, c’est la machine toujours disponible, qui ne pose pas de problème, qui est facile à utiliser et qui en exige peu en retour. Pas de bug, pas de virus et pas de délai au démarrage (on ouvre l’écran et hop, quelques secondes de réveil et c’est opérationnel… qui dit mieux ?). Seul reproche : les performances laissent parfois à désirer (mais il suffirait de prendre une autre machine mieux dotée sur le plan du processeur, ce n’est pas inhérent aux Chromebooks).

Un Chromebook par Acer (avec un écran de 11′ seulement).

Conclusion : vers un avenir libéré

Dans quelques temps, les mérites des différents OS ne seront peut-être plus une question intimement liée à leur plateforme matériel respective. En effet, avec la généralisation du cloud, nous assistons à la montée d’une autre tendance lourde : la virtualisation.

La virtualisation, c’est la capacité à faire tourner n’importe quelle application sur n’importe quelle plateforme, quel que soit l’OS prévue pour la première et celui qu’exécute la seconde. Et c’est le cloud qui permet déjà cela. Comme souvent, ça commence par le gaming mais vous allez voir que ça va vite s’étendre à tous les usages du PC. J’ai expliqué les tenants et aboutissants de cette tendance ici https://www.redsen-consulting.com/fr/inspired/tendances-decryptees/vers-la-nullification-du-pc

Une fois que la “nullification” du PC sera banalisée, je gage qu’un Chromebook sera largement suffisant pour tous les types d’usages et que la question du choix de la plateforme matériel ne se posera même plus (en tout cas, pas sur le plan de l’OS qu’elle requiert).

J’étais “visionnaire”, je suis désormais “contrariant”… Suis-je devenu un vieux con ?

En quoi étais-je un visionnaire ?

Au pic de mon activité professionnelle, j’étais assez souvent qualifié de visionnaire et, avouons-le, j’aimais bien cela. J’avais un “track record” assez flatteur en la matière : j’ai été (en France) un pionnier du client-serveur et un pionnier du Web, j’ai rédigé et publié les premiers livres sur ces matières et j’avais des chroniques régulières dans les principales publications consacrées à l’informatique.

Par la suite, j’ai également été un pionnier des réseaux sociaux en France, rédigeant et publiant le premier livre en français à ce sujet (“Les réseaux sociaux, pivot de l’Internet 2.0”, paru chez M21 édition en 2005). J’ai donné de nombreuses conférences sur tous ces sujets techniques, mais tout ceci bien avant l’avènement des “Ted Talk” pour tous. Bref, j’ai été un visionnaire à l’époque où ça voulait dire quelque chose pour moi. Plus maintenant.

Quand ai-je basculé en mode “contrariant” ?

En 2010, j’ai rédigé une histoire de l’informatique moderne (“Cow-boys contre chemin de fer ou que savez-vous vraiment de l’histoire de l’informatique ?”, première publication en octobre 2010) avec mon vieux complice, Laurent Poulain. En effet, nous trouvions que tous les ouvrages sur le sujet passaient à côté d’un point essentiel à nos yeux : la lutte entre les “start-ups” (les “cow-boys”) et les grandes sociétés (les “chemins de fer”), moteur principal du progrès technique que nous constatons tous les jours. C’est sans doute à partir de ce moment-là que je suis passé en mode “contrariant”…

Notre livre à Laurent et à moi…

Ensuite, il y eut “Cette révolte qui ne viendra pas” (première publication en août 2011) où je dénonçais le rôle des médias dans l’abrutissement généralisé… Puis “Le miroir brisé des réseaux sociaux” (première publication en mars 2013) réalisé avec François Lienart où nous avions une certaine avance pour pointer du doigt l’absurdité des contenus publiés sur Facebook et autres…

Cette révolte qui n’est toujours pas là…
Les réseaux sociaux, eux, sont toujours là…

Enfin, ma bascule fut complète avec cet ouvrage plus récent, “Technologies : perception, illusion, déception” où je m’attaquais à la reine de toutes les idées reçues : l’accélération permanente du progrès technique (et c’est pas gagné, on le verra plus loin).

Une illusion qui a la vie dure !

La propagande est partout, y compris dans la hi-tech

Avant d’aller plus loin dans mon argumentation, avez-vous remarqué combien la propagande est devenue omniprésente ?

Jusqu’aux années 70, on était surtout habitué à la propagande gouvernementale… Par exemple, sur la guerre au Vietnam. Cette propagande n’a pas cessé, n’a pas faibli et on en a une nouvelle preuve aujourd’hui avec l’affaire des “Afghanistan papers”. Mais, désormais, il serait sot de croire que la propagande se limite à la géo-politique. Il en est de même dans les domaines de l’économie ou même (et surtout devrais-je écrire) dans la hi-tech !

La propagande “hi-tech” existe bel et bien, l’exemple récent de Wework devrait vous en convaincre. Dans cet exemple édifiant, nous sommes passés en quelques semaines à “Wework est une licorne exemplaire menée par des génies” à “Wework est une escroquerie qui montre la profonde incompétence de Softbank”. Si ça ce n’est pas un retournement de situation, je ne sais plus quel exemple vous fournir !

Pourquoi est-ce utile d’être un contrariant ?

Pour ne plus se faire avoir par une propagande délirante qui vous promet tout et n’importe quoi pour se dédire (sans s’excuser !) seulement quelques mois plus tard, voilà pourquoi les “contrariants” devaient désormais être plus écoutés que les “visionnaires” qui se sont décrédibilisés encore et encore.

Les exemples récents sont légion : la voiture autonome qui devait être là rapidement et qu’on risque d’attendre au moins dix ans, la Blockchain qui devait tout révolutionner et qui, au final va n’avoir qu’un impact minime ou même l’IA montée en épingle à cause des applications (spectaculaires, admettons-le) des techniques de “machine learning”, mais qui, une fois de plus, ne va pas pouvoir être “tout pour tous” et qui va droit vers un nouvel hiver de l’IA… Il vous en faut plus ?

Ce matraquage omniprésent et ultra-puissant provoque une paralysie intellectuelle généralisée. Quand vous lisez partout (oui, partout) que la Blockchain “c’est super, révolutionnaire et ça va tout changer”, forcément, ça a de l’effet. Vous vous dites que, vu que tout le monde est d’accord sur ce point, c’est que ça doit être vrai, qu’il faut prendre cela au sérieux…

Hélas, le fait que ça soit omniprésent ne confirme qu’une chose : il a peu d’articles originaux (des sources) et beaucoup (mais alors beaucoup) de copier-coller, vite fait/mal fait et mal digéré (voire pas digéré du tout). C’est comme les chaînes de télévision et l’actualité : les chaînes (nombreuses !) ne sont que des diffuseurs, les vraies sources sont les agences de presse et elles sont peu nombreuses, elles.

La propagande hi-tech a bien compris que le “mind share” précédait toujours le “market share” et c’est pour cela qu’elle s’empresse d’occuper le terrain avec la dernière tendance à la mode (qui, vous l’avez remarqué, change régulièrement tous les deux ans) afin de ramasser les premiers dividendes (façon Wework) et advienne que pourra par la suite…

L’exemple de l’idée reçue véhiculée par la propagande hi-tech : “tout va toujours plus vite”…

Allez, je vous avais promis de m’attaquer à la principale idée reçue rabâchée (ânonnée devrais-je écrire…) ad nauseam par tout le monde, vraiment tout le monde : le fait que le progrès technique s’accélère et que tout va toujours plus vite (ma brave dame).

Comme toutes les idées reçues, il s’agit d’une stupidité sans nom et il suffit de réfléchir un peu pour se rendre compte de son absurdité : si tout allait toujours plus vite, il y a un moment qu’il n’y aurait plus aucun délai entre une découverte et son application avec sa généralisation dans la foulée…

Or, un simple examen des progrès techniques les plus récents démontre que nous butons toujours sur un délai incompressible de dix ans (oui, dix ans) entre une découverte et ses premières applications et qu’il faut encore vingt à trente ans pour atteindre un premier seuil de généralisation. On est donc loin du “tout va toujours plus vite” (mon bon monsieur)…

La perception que le rythme du progrès technique est rapide (il ne l’est pas) provient du fait que le grand public ne voit pas les phases de découvertes, d’expérimentations et de mises au point qui ont toujours (toujours) précédé les percées spectaculaires qui occupent les médias (qui eux ne s’intéressent qu’à la phase finale). C’est ainsi que les “révolutions en une nuit” prennent couramment vingt ans de préparation, mais c’est pas grave, on fait comme si une nuit avait suffi.

Dans mon livre “Technologies : perception, illusion, déception”, je reviens justement en détail sur ces mécanismes et j’énumère de façon réaliste où nous en sommes dans les différents domaines qu’on estime être dominés par ce progrès technique toujours plus rapide. Mais peu importe, je m’aperçois que toutes ces explications sont vaines et même des esprits éveillés répètent que “tout s’accélère” comme si c’était devenu une évidence aussi prégnante que la gravité.

Cela va de pair avec une autre affirmation idiote : “on n’a jamais vu ça avant”… Or, encore une fois, même un examen sommaire permet de trouver des précédents comparables à quasiment tous les événements historiques. Un exemple ?

Allez, au point où on en est, on ne va pas s’en priver…

Lorsqu’Internet s’est répandu, les observateurs y ont vu un cas à part, car on n’a jamais rien eu de comparable par le passé. Vous vous rendez compte, Internet… Un truc énorme, impossible de trouver un comparable dans le passé, n’est-ce pas ?

Pourtant, le livre de Tom Sandage « The Victorian Internet » démontre cependant que l’émergence et l’évolution du télégraphe (et sa banalisation) présentent des parallèles troublants avec l’histoire récente du Réseau des réseaux…

Pareil sur la monnaie unique européenne (l’Euro que nous connaissons tous, et pour cause…), c’est du jamais vu, pas vrai ?

Encore raté : en 1865, la France, l’Italie, la Suisse et la Belgique signaient un accord monétaire, auquel adhéra la Grèce en 1868. Cette association monétaire fut bientôt connue dans le monde entier sous la désignation Union monétaire latine (UML).

Bref, on l’aura compris, je vous encourage à penser par vous-même en vous libérant des carcans de la propagande, toute la propagande, y compris dans le domaine hi-tech où elle n’est pas moins présente ni insidieuse…

Merci de votre attention.

A special post for my American friends

Avertissement pour les lecteurs français : ce court article est en anglais (forcément, pour mes amis américains…) mais la version française se trouve un peu plus bas…

A special article for my American friends

Warning for French readers: this short article is in English (necessarily, for my American friends…) but the French version is a little lower…

As Thanksgiving is here, it gives me the opportunity to think of you even stronger. And why not take the opportunity to write an article on the upcoming US presidential elections?
After all, the last time I talked about it, I did not get too bad (I predicted that Trump would be elected when he had not even won the Republican nomination yet… ). So, put our title back on the line and take all the risks to predict what will happen in those of 2020!

Let’s start with the Democratic primary. Forget Warren, Biden and other heavyweights in the Democratic Party. Indeed, it is Amy Klobuchar who will have the nomination at the end of the day. Why her ?
First of all, she is more reasonable and centrist than Warren, more charismatic than Biden and she knows how to get the voices of the voters… that should be enough to have her designated.

If you really do not know Ami Klobuchar, watch this short video …

Of course, maybe I screw up completely by betting on her and that I will look ridiculous when a few months with this prediction too daring … Come on, it does not matter: it’s my blog, it does not matter much.

Let’s continue with the following events …
Will that be enough to make her elected president?
No, Trump will be reelected, even widely.
Yes, but if he is dismissed in the meantime?
No, it will not happen, the Republicans holding the Senate, it will not go far, even if Trump really deserves to be out of the White House …

And after that, are we sentenced to four more years with Donald?
No, not necessarily.
Because it is more and more clear that our dear Donal Trump will know a presidential course as calamitous as Richard Nixon. Since he was president, I always thought that this scenario was possible but it is now more and more likely. To be perfectly clear, let’s quickly summarize this famous scenario. Trump / Nixon is elected for a first term (1968 for Nixon, 2016 for Trump). During this first term, a case is triggered (the Watergate for Nixon, full of Trump various stuff but it seems that the request made to the Ukrainian president -find a shady deal that involves Joe Biden- he took it too far…). Trump / Nixon is elected for a second term (1972 for Nixon, 2020 for Trump) but he does not finish this term because of the scandal triggered by the previous affair (Nixon resigned because of Watergate, Trump could go to the end of the impeachment procedure since it does nothing like the others!).

The good thing about all this is that it allows us to have a subject to exchange on!
I salute you my good friends.

La version en français

Comme Thanksgiving est là, ça me donne l’occasion de penser à vous encore plus fort. Et pourquoi ne pas en profiter pour écrire un article sur les prochaines élections présidentielles américaines ?
Après tout, la dernière fois que j’en ai parlées, je ne m’en suis pas trop mal tiré (j’avais prédi que Trump serait élu alors qu’il n’avait même pas encore décroché l’investiture républicaine…). Donc, remettons notre titre en jeu et prenons tous les risques afin de prédire ce qui va se passer lors de celles de 2020 !

Commençons par la primaire démocrate. Oubliez Warren, Biden et les autres poids lourds du parti démocrate. En effet, c’est Ami Klobuchar qui va avoir l’investiture au bout du compte. Pourquoi elle ?
Tout d’abord, elle est plus raisonnable et centriste que Warren, plus charismatique que Biden et elle sait aller chercher les voix des électeurs… ça devrait suffire à la faire désigner.

Si vous ne connaissez vraiment pas Ami Klobuchar, regardez cette courte vidéo…

Bien entendu, peut-être que je me plante complètement en pariant sur elle et que je vais avoir l’air ridicule dans quelques mois avec cette prédiction trop osée… Mais quoi, c’est pas grave : c’est mon blog, ça n’a pas beaucoup d’importance.

Continuons avec la suite des événements…
Est-ce que ça va suffire à la faire élire présidente ?
Non, Trump va être réélu, largement même.
Oui mais s’il est destitué entretemps ?
Non, ça n’arrivera pas, les républicains tiennant le sénat, ça n’ira pas loin, même s’il mériterait effectivement d’être mis dehors de la maison blanche…

Et après, sommes-nous condamnés à subir quatre ans de plus avec Donald ?
Non, pas forcément.
Car il est de plus en plus clair que notre cher Donal Trump va connaître un parcours présidentiel aussi calamiteux que Richard Nixon. Depuis qu’il est président, j’ai toujours pensé que ce scénario était possible mais il est désormais de plus en plus probable. Pour être tout à fait clair, résumons rapidement ce fameux scénario. Trump/Nixon est élu pour un premier mandat (1968 pour Nixon, 2016 pour Trump). Pendant ce premier mandat, une affaire se déclenche (le Watergate pour Nixon, plein de trucs divers pour Trump mais il semble bien que la demande faite au président Ukrainien -trouver une affaire louche qui implique Joe Biden- soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase…). Trump/Nixon est élu pour un second mandat (1972 pour Nixon, 2020 pour Trump) mais il ne va pas au bout de ce mandat à cause du scandale déclenché par la précédente affaire (Nixon démissionna à cause du Watergate, Trump pourrait aller au bout de la procédure d’impeachment vu qu’il ne fait rien comme les autres !).

Le bon côté de tout cela, c’est que ça nous permet d’avoir un sujet sur lequel échanger !
Je vous salue mes bons amis.

Un festival de BD à Aix-Les-Bains

L’affiche du festival « BD sur le lac » https://www.bd-sur-le-lac.com/

Si vous êtes en Savoie ce WE, je vous invite au 1er festival de BD d’Aix-les-Bains… Fan de 13 ou de Largo Winch ? Jean Van Hamme sera là !
Un événement à ne pas manquer avant que ça devienne un truc super trop célèbre et donc blindé de monde…

Inutile de perdre votre temps (et votre argent !) avec le nouveau Grid !

Je crois que tout est dans le titre, n’est-ce pas ?

J’ai fait l’erreur d’acheter le dernier Grid de Codemasters et je voudrais vous éviter cette erreur car, franchement, il n’y a rien de bon à dire sur ce jeu…

Bon, on le savais dès le début, Grid n’est pas, ne prétend pas être une simulation, d’accord. Mais, encouragé par ma découverte positive de Forza 7, je pensais justifié de continuer à creuser ce sillon. Hélas, Grid cumule les points négatifs jusqu’au point où on commence à s’interroger. Certes, quand on connait un peu le milieu du SimRacing, on sait que Codemasters passe souvent par des cycles de hauts et de bas. Et là, c’est vraiment un bas, très bas, tout en bas.

Je vais faire bref : quasiment pas de FFB (même en forçant les réglages), une physique ridicule (trop rapide ET trop piégeuse, faut le faire !), un contenu (trop) réduit, des commentaires audio ridicules (ils ont quand même réussi à faire encore pire que l’ingénieur de piste de PCARS, encore une fois, faut le faire !)… ai-je besoin d’insister ?

Donc, si ma mésaventure peut vous permettre d’économiser 60+ euros, cela aura au moins servit à quelque chose…

Les GT40 sont belles mais décevantes à piloter…

Pour ma part, je retourne sur Forza. Certaines voitures sont carrément ratées (je pense en particulier à la M23 bien trop rapide et nerveuse) mais certaines sont de vraies challenges (les GT « vintage » sont bien réussies).

Trump, un destin à la Nixon

Je l’ai souvent dit mais il semble que, comme toujours, la réalité dépasse la fiction !

Trump/Nixon, pas même combat mais sans doute même destin !

Car il est de plus en plus clair que notre cher Donal Trump va connaitre un parcours présidentiel aussi calamiteux que Richard Nixon. Depuis qu’il est président, j’ai toujours pensé que ce scénario était possible mais il est désormais de plus en plus probable. Pour être tout à fait clair, résumons rapidement ce fameux scénario. Trump/Nixon est élu pour un premier mandat (1968 pour Nixon, 2016 pour Trump). Pendant ce premier mandat, une affaire se déclenche (le Watergate pour Nixon, plein de trucs divers pour Trump mais il semble bien que la demande faite au président Ukrainien (trouver une affaire louche qui implique Joe Biden) soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase…). Trump/Nixon est élu pour un second mandat (1972 pour Nixon, 2020 pour Trump) mais il ne va pas au bout de ce mandat à cause du scandale déclenché par la précédente affaire (Nixon démissionna à cause du Watergate, Trump pourrait aller au bout de la procédure d’impeachment vu qu’il ne fait rien comme les autres !).

Ce qui était il y a quelques mois encore une mince possibilité (Trump est viré par le congrès US) devient de jour en jour de plus en plus probable. Ah, j’aurais encore dû parier tiens !

Le SimRacing du côté des consoles ?

Mon livre a un gros défaut : je n’évoque pas les titres sur consoles. Pas un mot sur Grand Turismo, pas un mot sur Forza, rien.

Jusqu’à présent, j’étais persuadé que ces titres ne faisaient pas partie des simulations dignes d’être examinées. Des jeux, oui, des simulations, non.

Mais, finalement, ma conviction reposait sur des expériences très réduites. Dernièrement, j’ai décidé de faire la part des choses une bonne fois pour toutes en acquérant une console et en testant sérieusement le titre phare dessus. Tout d’abord, quelle console choisir ?

Sur ce plan, ça ne pouvait être que la Xbox, car je voulais pouvoir aussi tester les titres habituels (afin de vérifier s’il y avait des différences par rapport aux versions sur PC). Je voulais aussi que mon test soit dans “l’état d’esprit console” (si tant est qu’il existe !) : simple, direct, pas trop cher.

On peut voir la Xbox comme un PC configuré et optimisé pour les jeux. Cela évite de devoir se monter un “PC de course” afin d’être capable de faire tourner les derniers titres en configuration maxi. Et le tout pour bien moins cher. Pour aller dans ce sens, j’ai même poussé l’expérience jusqu’à acquérir mon set sur le net, d’occasion. J’ai donc pu trouver (sur le boncoin !) une Xbox One, un volant Logitech G920 et un support Wheel Pro, le tout pour un peu moins de €400… qui dit mieux ?

Bref, tout cela est facile à mettre en place, fonctionne sans drame et est d’accès facile. J’ai même pris l’abonnement “Game pass” afin de pouvoir tester certains titres sans avoir à les acheter (F1 2018 et Forza Horizon 4).

Première question à traiter et première évidence : non, il n’y a pas de différence notable (en dehors de détails d’interface) entre les versions PC et Xbox des titres qui sont disponibles sur les deux plateformes. J’ai roulé sur F1 2018 et sur PCARS 2 suffisamment longtemps pour bien les connaître et je suis formel : même comportement au volant des voitures, même niveau de détails des circuits, tout est pareil. Donc, oui, on peut pratiquer le SimRacing sur console puisqu’il y a plusieurs titres disponibles pour la Xbox One (je n’ai pas évoqué Assetto Corsa que je n’ai pas testé sur Xbox, mais j’imagine que, là aussi, pas de différence notable).

Ensuite, autre grosse question, que vaut le titre phare, Forza ?

Alors, déjà, il y a deux versions de Forza pour deux publics bien différents : Motorsport (actuellement en version 7) et Horizon (actuellement en version 4). Horizon est typiquement un “jeu de voitures” sur routes ouvertes. J’ai essayé et j’ai tout de suite détesté (mon fils de onze ans aime bien lui… comme quoi il en faut pour tous les goûts) : rouler à fond dans de beaux paysages, je ne vois pas vraiment l’intérêt (mais c’est sans doute moi qui suis limité sur ce plan…). Je préfère nettement tourner sur circuits… direction Forza Motorsport donc. Pour beaucoup, c’est le “vrai” Forza.

Par rapport à nos titres habituels, Forza est quand même assez différent dans la mesure où il faut “acheter” ses voitures et qu’on reçoit des “récompenses” au fur et à mesure de la progression dans le jeu. Rien de tout cela dans nos simulations habituelles, n’est-ce pas ?

Au début, ce “decorum” m’irritait plutôt, mais, finalement, on s’y fait assez vite. Bon, arrête de tourner autour du pot et parle-nous du comportement au volant, bon sang !

Eh bien, une fois qu’on a retiré toutes les aides, c’est plutôt pas mal en fait. Bien mieux que ce à quoi je m’attendais à dire vrai. Si on est tout à fait honnête, c’est au moins aussi bien que PCARS, mais sans doute un peu en dessous de rFactor 2, à mon avis. Tourner à Spa au volant d’une Corvette CR7 est une expérience tout à fait convaincante, pas de problème, on s’y croit !

Bon, bien sûr, les effets visuels (brouillard, effet de soleil, etc.) sont vraiment bluffants, mais le rendu au volant est quand même ce qui compte le plus à nous autres, les puristes de la simulation. Je dois dire que sur ce plan, Forza Motorsport 7 passe la barre haut la main (with flying colors comme dirait mes amis américains !). Pour ce qui est du comportement des IA, je n’ai pas encore assez roulé pour avoir une idée bien arrêtée. Je dirais que ce n’est pas mal, mais largement améliorable. Il me semble que l’opposition cesse une fois qu’on a réussi à prendre la tête, comme si les adversaires étaient démoralisés tout d’un coup…

Pour ce qui est de la sensibilité aux réglages, j’ai peu testé et je ne peux me prononcer. En revanche, ce qui est sûr, c’est qu’il faut presque systématiquement augmenter la puissance de freinage (surtout pour les voitures “vintages”).

Car c’est une leçon que je tire de cette expérience (très positive, dois-je le répéter ?) : il faut vraiment beaucoup rouler pour bien se rendre compte des défauts et des qualités d’un titre… Un exemple : c’est en utilisant PCARS sur cette console que, finalement, j’ai réalisé un gros défaut de ce titre (un comportement que je n’avais pas réussi à vraiment saisir jusque-là)… J’ai constaté que le comportement des voitures changeait (inexplicablement) entre les essais libres et la course (avec des configurations identiques, évidemment !). Donc, vous vous appliquez à bien régler votre voiture (pneus durs, réservoir plein, tout ça), mais, au moment du départ, vous vous retrouvez avec un engin qui ne se comporte plus comme avant avec les conséquences immédiates qu’on imagine facilement… Cette différence est vraiment dommageable et retire une bonne partie de son attrait à PCARS 2.

L’autre intérêt de Forza, c’est le côté “casual gaming” : le titre vous permet de rouler sans avoir à vous poser de questions, vite fait, bien fait. Et ça, c’est tout à fait dans l’esprit console. Disons-le, c’est (selon moi) un gros plus de ces plateformes. Voilà, je ne sais pas si j’ai réussi à vous convaincre d’inclure Forza et la Xbox dans nos destinations possibles (si ce n’est préférées !), mais, de mon côté, je suis bien content d’avoir essayé finalement !

Jusqu’à présent, j’étais persuadé que ces titres ne faisaient pas partie des simulations dignes d’être examinées. Des jeux, oui, des simulations, non.

Mais, finalement, ma conviction reposait sur des expériences très réduites. Dernièrement, j’ai décidé de faire la part des choses une bonne fois pour toutes en acquérant une console et en testant sérieusement le titre phare dessus. Tout d’abord, quelle console choisir ?

Sur ce plan, ça ne pouvait être que la Xbox car je voulais pouvoir aussi tester les titres habituels (afin de vérifier s’il y avait des différences par rapport aux versions sur PC). Je voulais aussi que mon test soit dans « l’état d’esprit console » (si tant est qu’il existe !) : simple, direct, pas trop cher.

On peut voir la Xbox comme un PC configuré et optimisé pour les jeux. Cela évite de devoir se monter un « PC de course » afin d’être capable de faire tourner les derniers titres en configuration maxi. Et le tout pour bien moins cher. Pour aller dans ce sens, j’ai même poussé l’expérience jusqu’à acquérir mon set sur le net, d’occasion. J’ai donc pu trouver (sur le boncoin !) une Xbox One, un volant Logitech G920 et un support Wheel Pro, le tout pour un peu moins de €400… qui dit mieux ?

Voilà ma configuration. Rien de spectaculaire mais économique !

Bref, tout cela est facile à mettre en place, fonctionne sans drame et est d’accès facile. J’ai même pris l’abonnement « Game pass » afin de pouvoir tester certains titres sans avoir à les acheter (F1 2018 et Forza Horizon 4).

Première question à traiter et première évidence : non, il n’y a pas de différence notable (en dehors de détails d’interface) entre les versions PC et Xbox des titres qui sont disponibles sur les deux plateformes. J’ai roulé sur F1 2018 et sur PCARS 2 suffisamment longtemps pour bien les connaître et je suis formel : même comportement au volant des voitures, même niveau de détails des circuits, tout est pareil. Donc, oui, on peut pratiquer le SimRacing sur console puisqu’il y a plusieurs titres disponibles pour la Xbox One (je n’ai pas évoqué Assetto Corsa que je n’ai pas testé sur Xbox mais j’imagine que, là aussi, pas de différence notable).

Ensuite, autre grosse question, que vaut le titre phare, Forza ?

Alors, déjà, il y a deux versions de Forza pour deux publics bien différents : Motorsport (actuellement en version 7) et Horizon (actuellement en version 4). Horizon est typiquement un « jeu de voitures » sur routes ouvertes. J’ai essayé et j’ai tout de suite détesté (mon fils de onze ans aime bien lui… comme quoi il en faut pour tous les goûts) : rouler à fond dans de beaux paysages, je ne vois pas vraiment l’intérêt (mais c’est sans doute moi qui suis limité sur ce plan…). Je préfère nettement tourner sur circuits… direction Forza Motorsport donc. Pour beaucoup, c’est le « vrai » Forza.

Par rapport à nos titres habituels, Forza est quand même assez différent dans la mesure où il faut « acheter » ses voitures et qu’on reçoit des « récompenses » au fur et à mesure de la progression dans le jeu. Rien de tout cela dans nos simulations habituelles, n’est-ce pas ?

Au début, ce « decorum » m’irritait plutôt mais, finalement, on s’y fait assez vite. Bon, arrête de tourner autour du pot et parle-nous du comportement au volant, bon sang !

Eh bien, une fois qu’on a retiré toutes les aides, c’est plutôt pas mal en fait. Bien mieux que ce à quoi je m’attendais à dire vrai. Si on est tout à fait honnête, c’est au moins aussi bien que PCARS mais sans doute un peu en dessous de rFactor 2, à mon avis. Tourner à Spa au volant d’une Corvette CR7 est une expérience tout à fait convaincante, pas de problème, on s’y croit !

La CR7 sur Forza est très réussie, y compris au volant !

Bon, bien sûr, les effets visuels (brouillard, effet de soleil, etc.) sont vraiment bluffants mais le rendu au volant est quand même ce qui compte le plus à nous autres, les puristes de la simulation. Je dois dire que sur ce plan, Forza Motorsport 7 passe la barre haut la main (with flying colors comme dirait mes amis américains !). Pour ce qui est du comportement des IA, je n’ai pas encore assez roulé pour avoir une idée bien arrêtée. Je dirais que ce n’est pas mal mais largement améliorable. Il me semble que l’opposition cesse une fois qu’on a réussi à prendre la tête, comme si les adversaires étaient démoralisés tout d’un coup…

Pour ce qui est de la sensibilité aux réglages, j’ai peu testé et je ne peux me prononcer. En revanche, ce qui est sûr, c’est qu’il faut presque systématiquement augmenter la puissance de freinage (surtout pour les voitures « vintages »).

Car c’est une leçon que je tire de cette expérience (très positive, dois-je le répéter ?) : il faut vraiment beaucoup rouler pour bien se rendre compte des défauts et des qualités d’un titre… Un exemple : c’est en utilisant PCARS sur cette console que, finalement, j’ai réalisé un gros défaut de ce titre (un comportement que je n’avais pas réussi à vraiment saisir jusque-là)… J’ai constaté que le comportement des voitures changeait (inexplicablement) entre les essais libres et la course (avec des configurations identiques, évidemment !). Donc, vous vous appliquez à bien régler votre voitures (pneus durs, réservoir plein, tout ça) mais, au moment du départ, vous vous retrouvez avec un engin qui ne se comporte plus comme avant avec les conséquences immédiates qu’on imagine facilement… Cette différence est vraiment dommageable et retire une bonne partie de son attrait à PCARS 2.

L’autre intérêt de Forza, c’est le côté « casual gaming » : le titre vous permet de rouler sans avoir à vous poser de questions, vite fait, bien fait. Et ça, c’est tout à fait dans l’esprit console. Disons-le, c’est (selon moi) un gros plus de ces plateformes. Voilà, je ne sais pas si j’ai réussi à vous convaincre d’inclure Forza et la Xbox dans nos destinations possibles (si ce n’est préférées !) mais, de mon côté, je suis bien content d’avoir essayé finalement !

Les pépites de la variété française des années 70…

La variété française est profondément associée au couple Carpentier qui produisait les émissions où les artistes pouvaient passer à la télévision de cette époque.

Maritie et Gilbert Carpentier sur le tournage d’une de leurs émissions, au mythique studio 17 des Buttes-Chaumont.

Inutile de vous dire que, pour moi, « la variété française » était une expression de la médiocrité ambiante et que je fuyais ces émissions. Aujourd’hui, la médiocrité ambiante a atteint un tel niveau qu’on peut (presque) voir ces émissions passées avec une certaine nostalgie…

Loin de moi de vouloir vous faire croire que TOUT était formidable à cette époque bénie (je ne suis pas du genre à affirmer que, forcément, « c’était mieux avant »), je voudrais tout de même vous proposer MA sélection des chansons des artistes de cette période. Car, à ma grande surprise, on s’aperçoit que chacun avait au moins UNE chanson qui sortait du lot et méritait d’être présente dans une sélection de ce genre… Exemple, Joe Dassin avec « Le pont de la Garonne ». Pour les géants comme Brassens ou Ferré, je n’en retiens qu’une dans leur vaste répertoire…

Voilà donc ma sélection (forcément, j’ai oublié ici de nombreux artistes qui auraient mérité d’y être…) :

Ma préféré de Nougaro : quand il évoque « la déesse de pierre »…
Même Moustaki à sa place ici !
Déjà en 1975, on comprenait qu’un nouveau monde était en train d’écraser l’ancien…
La misère doit être plus supportable au soleil !
Ah le mal qu’on peut nous faire !
Dans la vie, il y a des cactus !
San Francisco sans brume…
Même « la chèvre » est présente dans cette sélection, preuve de mon ouverture d’esprit !
Juste une paire de demi-dieux !
Et le peu qui viendra
d’eux à vous
C’est leur fiante
Brassens, lui, a droit à deux chansons !

Mais veuille le grand manitou 
Pour qui le mot n’est rien du tout 
Admettre en sa Jérusalem 

A l’heure blême 
Mais ma dernière phrase
Sera pour qu’on me plaigne
Le bulldozer a tué grand maman
Et change ses fleurs en marteaux piqueurs
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Parler me semble ridicule
Pierre Perret n’a pas fait que du comique…
Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler
C’était la couleur de tes yeux
C’était la couleur de la mer
C’était hier.
Un couloir, une porte, un lit
C’est la nuit
Je serai votre pop star je serai votre king
Ce matin, Marie-Jeanne Guillaume s’est jetée du pont de la Garonne
L’immense Bourvil savait chanter aussi !
Ici c’est confortable !
Je m’éclatais comme une bête
Quand j’étais chanteur

Bon, il en manque, forcément, mais la liste serait bien longue… Ah, ces années-là, c’était quelque chose !

Quelques prédictions pour 2019

Le début d’année est une période favorable pour les « prévisions/prédictions », quel que soit le domaine. Dans le notre, j’adore les prédictions annuelles de Cringely (voir à https://www.cringely.com/category/predictions/) et, cette année, je vais ajouter les miennes…

En effet, je crois qu’il y a un certain nombre d’événements qu’il est relativement facile de prévoir (mais on peut se planter grossièrement aussi !) et je vais donc tenter l’exercice !

Tout ce que j’annonce dans ce post est déjà résumé dans la vidéo ci-dessous :

Le webinaire où j’expose certaines de mes prévisions…

Commençons par Intel donc… Le géant des composants va voir sa position s’amenuiser jusqu’au point son déclin sera bien amorcé… Plus à https://www.redsen-consulting.com/fr/inspired/tendances-decryptees/le-declin-dintel-est-amorce-par-tsmc

IBM va payer ses erreurs répétées lors de cette année 2019… Forcément, à un moment, Wall Street va siffler la fin de la partie !
Plus à https://www.redsen-consulting.com/fr/inspired/tendances-decryptees/la-prochaine-disparition-dibm

Apple et Facebook vont rentrer dans le rang : Facebook a cause des scandales à répétition et Apple à cause de la baisse de la vente des iPhones qui est inévitable (ça a déjà commencé d’ailleurs…). Plus à https://www.redsen-consulting.com/fr/inspired/tendances-decryptees/retour-sur-les-gafam-au-cas-par-cas

Après tout cela, j’hésite un peu à vous dire « bonne année »…

L’affaire Num-alim, comment peut-on agir ?

Dénoncer, c’est bien, agir, c’est mieux !

Dernièrement, j’avais mis en avant le scandale Num-alim (voir à http://www.alain-lefebvre.com/num-alim-un-scandale-de-plus-dans-lagro-alimentaire/). Aujourd’hui, je voudrais vous proposer une démarche simple pour tenter de contrer ce scandale…

De quoi s’agit-il ?
Eh bien, il faut écrire à son député, tout simplement… Et c’est bien plus simple qu’il n’y parait. Tout d’abord, chaque député à une adresse email liée au domaine de l’Assemblée Nationale et c’est ça qu’il nous faut utiliser, massivement si possible.

Pour trouver ces adresses, il suffit de se rendre sur http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/liste/alphabetique

Le site de l’Assemblée Nationale

Ensuite, encore faut-il connaitre son député !
Pas de problème, il y a un site pour cela à https://www.nosdeputes.fr

Un site utile !
Dans mon cas, c’est le département de l’Ain…

Une fois trouvé, vous avez même sa fiche détaillée…

Et là, vous avez même l’adresse email « officielle »…

Donc, il faut écrire une fois qu’on a trouvé son représentant… Ecrire, d’accord, mais quoi ?

Là encore, pas de problème, j’ai un modèle de courrier à vous proposer :

Monsieur (Madame) le député(e) de l’Ain (à remplacer par votre département),

Ce n’est pas mon habitude que d’écrire à un(e) élu(e) mais là, je pense qu’il est de mon devoir de le faire.

Je voudrais attirer votre attention sur l’affaire “Num-alim” qui est présentée sur mon blog à l’adresse suivante http://www.alain-lefebvre.com/num-alim-un-scandale-de-plus-dans-lagro-alimentaire/

Vous pourrez trouver une autre source d’informations dans cet article => https://www.capital.fr/entreprises-marches/num-alim-le-projet-des-industriels-pour-faire-de-lombre-a-yuka-1318595

Et sur sa “source officielle” à http://alimentation-sante.org/2018/07/le-projet-num-alim-pour-organiser-la-transition-numerique-dans-la-filiere-alimentaire/

Cette affaire est grave, car de l’argent public va y être déversé (si ce n’est pas déjà fait). Que les lobbys de l’agroalimentaire soient motivés à conserver intact leur gros business (basé sur le matraquage marketing et la dissimulation), ça peut se comprendre : ces gens veulent continuer à empoisonner la population avec leurs produits bourrés de composés chimiques et sont prêts à tout pour cela.

Mais que cette politique du mensonge organisé (et Num-alim rentre clairement dans cette perspective) soit également soutenue et financée par notre argent, ça c’est insupportable !

Je vous demande donc d’user de votre pouvoir pour empêcher le versement de cette subvention aussitôt que possible. Alors que les corps intermédiaires (dont vous faites partie au premier chef) sont contestés par des mouvements comme celui des fameux “gilets jaunes”, je vous encourage fortement à ne pas rester inactif face à ce détournement honteux de fonds publics qui va servir à dissimuler la vérité sur les aliments industriels aux consommateurs.

Je vous encourage donc à agir pour le bien de tous et ainsi de prouver votre utilité aux yeux du peuple.

Je vous prie d’agréer mes sentiments les meilleurs.

Votre nom en toutes lettres qui fera office de signature.

Vous pouvez reprendre entièrement ce texte ou le modifier comme vous le sentez, pas de problème, il est à vous !

Je viens donc d’envoyer ce message à Olga Givernet et je vous encourage à faire de même en direction de votre représentant à l’Assemblée Nationale. Et si, par hasard, vous pensiez « on est trop petits, on n’a pas assez d’influence, on ne peut rien faire à notre niveau… », regardez simplement cette vidéo :

Alors, pas encore convaincu que chaque voix compte ?

Je suis en train de tester Assetto Corsa competizione

Alors, ça y est, « ma pause de simracing » se termine enfin !

Et j’en profite pour tester quelque chose de nouveau : ACC (Assetto Corsa competizione). Pour le moment, mes impressions sont très positives même si le titre est encore très limité en contenu et possibilités.

Plus très bientôt.

ACC sous la pluie…

Il y a 50 ans, « la mère de toutes les démos » a dévoilé notre avenir technologique

Voici un article à lire « Il y a 50 ans, « la mère de toutes les démos » a dévoilé notre avenir technologique« . Il revient sur la démo donnée par Douglas Engelbart le 9 décembre 1968, soit il y a juste cinquante ans…

Engelbart pendant la démo donnée en direct !

Quentin vient de publier une série d’interviews avec Zep et voilà pourquoi il est bon pour vous de la regarder…

Il faut regarder cette série d’interviews car Zep partage avec nous plein de choses utiles pour tous les entrepreneurs : le succès, les échecs, les avis des autres, sa propre attitude face aux défis, le plaisir qu’on prend au travail et tellement d’autres choses… Zep est touchant et captivant car il est simple, humble et authentique. Il sait répondre directement à la question posée et ces réponses nous sont utiles.

En particulier, on apprend beaucoup sur la gestion de son parcours et de la bonne attitude à avoir face aux difficultés et même face aux succès qui, comme toute chose, peut être (va être !) passager.

Même si on est pas forcément passionné par la BD et la carrière de cet auteur (l’auteur de Titeuf, rappel), ces entretiens sont formidablement réussis car ils parviennent à nous captiver du début à la fin.

Voici la présentation de cette série par Quentin :

J’ai le plaisir de vous partager mon Interview de Zep, pour ses 30 ans de carrière : 1h10 de discussion, illustrée par plus de 420 images :

Merci à Quentin et à Zep, voilà un (gros) travail qui valait le coup.

Les destinées inattendues des techniques « dépassées »…

Puisqu’on évoque la technologie (voir mon nouveau livre publié hier), parlons un peu des techniques dites « dépassées » et nous verrons que leur destin connait souvent des rebonds inattendus et surprenants !

Comme d’habitude, le but est de vous offrir un regard différent de ce que la propagande vous balance avec constance et intensité…

Un premier exemple avec le bateau à voile. Après la lutte entre la voile et la vapeur lors du XIXe siècle, les experts maritimes étaient persuadés que la propulsion à voile avait disparue définitivement.

Mais la voile résista et ne disparue jamais tout à fait. Elle fit même un retour remarquée dans la marine de loisirs et de compétition avec les formidables multicoques.

Trimarans et catamarans s’en donnent à coeur joie sur les océans !

Aujourd’hui, la propulsion à voiles fait même un retour (timide) sur la marine commerciale où les expérimentations commencent à se voir…

Un come-back inattendu : les voiles reviennent même sur les vraquiers !

Puisqu’on parle de vapeur, vous pensez sans doute que les locomotives à vapeur ont vraiment disparues, elles, n’est-ce pas ?

Faux !

Elles sont toujours utilisées en Chine et en Inde (qui produisent toutes les deux beaucoup de charbon… ceci explique en partie cela) mais elles sont aussi de retour (timidement, il est vrai) en Grande-Bretagne.

D’abord principalement sur des lignes « touristiques » (voir la vidéo ci-dessus), les trains à vapeurs sont aussi utilisés comme « dépannage » sur les lignes abandonnées par les compagnies commerciales habituelles.

Ce côté « pratiques qui ne meurent jamais complètement » se retrouve ainsi dans de nombreux domaines. Prenez les chevaux par exemple. Supplantés par les véhicules à moteur au début du XXe siècle pour toutes les tâches « utilitaires », ils restèrent d’abord sur les champs de course et, aujourd’hui, sont assez largement utilisés comme loisir de luxe.

Donc, avant de croire qu’une technique est condamnée parce que telle ou telle nouveauté est mise en avant, réfléchissez-y à deux fois. Allez, encore un exemple : dans les années quatre-vingts, le mensuel « Sciences & Vie » annonçait que la céramique allait remplacer l’acier dans la construction des moteurs de voitures. Et, effectivement, l’industrie automobile se mit à travailler dans ce sens… Mais cela n’arriva pas : la céramique s’avéra bien plus difficile à usiner que prévue et, de son côté, l’acier fit des progrès continus qui lui permit de rester en place. Des exemples comme celui-ci, j’en ai des masses et dans de nombreux domaines.

Tout cela pour dire que, en matière de techniques, ne croyez pas tout ce qu’on vous annonce et informez-vous par vous-même (pour le reste aussi d’ailleurs).

Conseil à Apple : virez Jonathan Ive !

Apple nous propose encore une nouvelle vague d’iPhone… difficile d’être excité par cela.

De l’autre côté de la gamme, le Mac n’est pas seulement délaissé, il est littéralement massacré !

Je m’explique : quand Apple fait enfin évoluer ce qui reste de sa gamme de Mac, c’est presque invariablement dans le mauvais sens. Et tout cela pourquoi ?

Pour que le designer Jonathan Ive puisse aller au bout de sa vision !

Ive à l’époque où il n’avait pas encore fait trop de dégâts…

Mais on n’en veut pas de sa vision !

Ce cher Jonathan veut aller vers un design « pur »… Très bien, qu’il se devienne sculpteur et se spécialise dans les objets en aluminium puisque ça lui plait mais qu’il laisse les MacBook Pro tranquille. Mais, pas de chance, Tim Cook ne voit que par lui. Donc, à cause de ce couple Cook/Ive, nous avons eu un MacBook Pro qui devient progressivement inutilisable puisque quand il reste une interface utile, Ive se charge de l’éliminer !

Mais bon sang, qu’il exerce son « talent » sur le MacBook Air puisque ça l’amuse mais qu’il laisse les MacBook Pro avec les interfaces qui vont bien. Donc, voilà mon conseil pour Apple : virez ce type avant que ses dégâts soient irréversibles.

Et mes autres blogs ?

www.alain-lefebvre.com est mon blog principal et ça ne va pas changer. Mais j’ai aussi quelques blogs spécialisés dans mes domaines préférés : moto, informatique et Simracing.

Et j’alimente régulièrement ces blogs avec des contenus exclusifs que je ne reproduis pas ici (sauf exceptions justifiées). C’est pourquoi je vous recommande de jeter un oeil sur ma dernière chronique publiée sur le blog « Histoire de l’informatique » : le moment-clé dans le déclin d’IBM. Ou pour connaitre mon opinion sur la VR, lire la chronique qui lui est dédié sur le blog Simracing. Ou voir les dernières photos de ma TY de 1974 sur le blog Freedom machine.

Ma très belle Yamaha TY250 de 1974 avec une peinture toute neuve !

Le mouvement #deletefacebook… avais-je raison avant tout le monde ?

« Avais-je raison avant tout le monde », ah, voilà de la provocation facile un lundi, non ?

Le mouvement #deletefacebook commence à prendre de l’ampleur : https://siecledigital.fr/2018/03/26/elon-musk-supprime-pages-facebook-tesla-spacex/

Hélas non, je n’avais pas « raison avant tout le monde » car lorsque je commentais mon propre abandon de Facebook (il y a plus de trois ans…), je ne recommandais pas forcément d’en faire autant, d’une part et ce n’était pas pour des raisons de confidentialité des données personnelles d’autre part (relisez mon message à ce propos).

Je trouve comique que tout le monde (y compris les spécialistes dans les médias) fasse semblant de découvrir que Facebook est un piège pour les données personnelles et (oh surprise) que cette société s’en serve ensuite pour faire de l’argent ou avoir des leviers de pouvoir… Tout cela (et d’autres aspects) était traité dans le livre que j’ai rédigé avec François Lienart : « le miroir brisé des réseaux sociaux » il y a déjà plus de cinq ans…

Le miroir brisé des réseaux sociaux.

La vérité est que Facebook est loin d’être le seul « piège à données personnelles » sur le web !

Google est particulièrement bien placé dans ce peloton… Faites une recherche sur un événement vous concernant (par exemple, comment aller à tel ou tel aéroport et vous verrez votre prochain vol s’afficher… surprise !) et vous vous rendrez vite compte que Google sait déjà beaucoup de choses sur vous !

Bref, cessons de faire les tartuffes, utiliser le web n’est pas gratuit, il est temps de s’en rendre compte.

Une course à Daytona : la course à l’américaine, un grand spectacle bien réglé

Hier (samedi 10 février), je suis allé à Daytona avec mon jeune fils pour voir la toute première course ARCA de la saison sur le grand tri-oval floridien. Le week-end prochain, ce sont les 500 miles de Daytona qui vont tenir la vedette : cette première manche de la série NASCAR est aussi le rendez-vous le plus convoité de la saison, la victoire la plus importante, celle que tous rêvent d’épingler à son palmarès.

Mais ces 500 miles sont tellement populaires qu’il est difficile de trouver sa place au milieu d’une foule immense… Donc, je préfère ma tactique : aller voir à quoi ressemble une course de stock-cars moderne lors d’une rencontre mineure. Ainsi, il y a peu de monde, le confort est bien meilleur pour fondamentalement le même genre de spectacle. Certes, l’ARCA n’est pas la NASCAR… c’est, en quelques sortes, la troisième division de ce genre de voitures (la NASCAR concentrant la première et la seconde, peuplé quasi-uniquement de pilotes professionnels alors que l’ARCA sert de tremplin pour des jeunes désirant aboutir dans la NASCAR). Bref, l’ARCA était le bon choix pour nous et nous avons apprécié la course pour ce qu’elle était : un spectacle à l’américaine !

Tout d’abord, les installations : énormes, gigantesques, impeccables. Il y a même des ascenseurs pour grimper tout en haut des grandes tribunes (tout en haut, c’est vraiment haut, on peut voir le circuit dans son intégralité !). Ensuite, le staff : c’est pas comme en France, y a du monde à tous les étages. Bon, on voit bien que les équipes sont en surnombre pour un événement aussi mineur mais, justement, ils sont là en répétition pour que tout se passe impeccable pour le grand rendez-vous des 500 miles !

Donc, l’organisation est impeccable. La course elle-même répond aux codes de ces épreuves sur anneau avec une prépondérance sur le drafting (l’aspiration). Tous ceux qui vous disent que « c’est nul, y a pas de pilotage », n’ont jamais essayé de gagner ce genre de courses sur iRacing… Croyez-moi, c’est vraiment pas évident 1) de survivre (faut arriver à « passer entre les gouttes » en évitant les crash, les « big ones ») et 2) de progresser dans le peloton et de garder sa place. Donc, ne croyez pas les « naysayers » et appréciez le spectacle pour ce qu’il est. Pour rompre la monotonie, il y a les ravitaillements et, surtout, les crash. Les gros crash sont vraiment très spectaculaires et ils ne manquent jamais de se produire.

Bref, une forme de sport-automobile différente de ce qu’on connait en Europe mais qu’il faut savoir décoder plutôt que de la mépriser…

Atteindre ses objectifs, même longtemps après les avoir fixés

En janvier, j’ai procédé à l’assemblage d’un nouveau PC (je raconte cette expérience cans le détail ici). Il y a longtemps que je voulais faire cela et, ces dernières années, ça m’est arrivé assez souvent d’assouvir enfin tel ou tel désir, d’accomplir telle ou telle tâche ou d’atteindre enfin tel ou tel objectif.

Ce n’est pas pour me vanter (comme dirait Philippe Meyer…) que je vous raconte cela, mais plutôt pour mettre l’accent sur la patience. Et si c’était la patience qui était la clé des accomplissements, grands et petits ?

Encore un exemple : avant de publier « Perdu dans le temps« , j’ai gardé cet ouvrage dans ma tête pendant plus de dix ans !
Je n’étais pas inquiet, je n’avais pas peur de l’oublier, car je savais que j’allais l’écrire un jour, je savais que j’allais aboutir un jour. Je fais cela tout le temps avec mes livres : chaque écriture est précédée d’une période de maturation plus ou moins longue, mais il n’est pas rare que cela prenne un an ou deux (en ce moment, je suis justement en train de « maturer » le prochain « Dr Miracle », celui de la saison 1972…).

N’oublions pas que toutes les choses sont d’abord des idées, des éléments de notre imagination, avant de prendre forme, d’être concrétisées dans la matière par notre propre industrie.

Donc, si vous voulez écrire un livre, restaurer une moto ou assembler un PC, ne vous désolez pas de ne pouvoir passer à l’action immédiatement. Patience dans l’azur, tout finit par venir à qui sait l’attendre, l’espérer, l’imaginer.

Dans la vidéo ci-dessous (que j’avais déjà partagé sur ce blog), je raconte mon aventure « paroxystique » quand j’avais 17 ans. Déjà à cette époque (1977), je savais que j’allais revenir sur ces lieux (la RN20) pour y prendre des photos. Jeune, j’imaginais même que je ferais ce pèlerinage au volant d’une Porsche 911… je ne me suis pas trompé de beaucoup, mais il m’a fallu attendre jusqu’en 2012 pour faire ce retour au volant de ma Porsche Cayman…

Bref, tout cela pour dire qu’il suffit d’y croire pour que, finalement, ça vienne. Croyez en vos rêves et ils deviendront réalité !

Assembler son propre PC : c’est désormais assez facile…

J’avais décidé de tester la réalité virtuelle avec le masque Oculus Rift CV1 en ce début d’année 2018. Mais, pour cela, il me fallait un PC à la hauteur… Celui que j’utilise en Floride est déjà ancien et plutôt limité. C’était une occasion toute trouvée d’en profiter pour l’assembler moi-même.

Le but était plus de découvrir si j’en étais capable que de vraiment économiser quelques dollars. Car, vu la configuration visée, ça allait être couteux de toute façon. Donc, le 2 janvier, j’ai commandé la configuration suivante à Amazon.com :

  • Microsoft Windows 10 Home USB Flash Drive (pas besoin de DVD donc, W10 sur clé USB, c’était parfaitement logique).
  • Phanteks PH-EC416PSTG_BR Eclipse P400S Silent Edition with Tempered Glass, Black/Red Cases (ça, c’est juste la boite).
  • G.SKILL Flare X Series 16GB (2 x 8GB) 288-Pin DDR4 SDRAM DDR4 3200 (PC4 25600) AMD X370 Memory Model F4-3200C14D-16GFX (la mémoire vive).
  • Intel Core i7-7800X Processor (le processeur, pas le top du top, mais pas mal quand même…).
  • ASUS ROG STRIX GeForce GTX 1080 TI 11GB VR Ready 5K HD Gaming Graphics Card (ROG-STRIX-GTX1080TI-11G-GAMING soit la carte graphique).
  • Corsair CS Series, CS750M, 750 Watt (750W), Semi Modular Power Supply, 80+ Gold Certified (le bloc d’alimentation).
  • Samsung 960 EVO Series – 1TB PCIe NVMe – M.2 Internal SSD (MZ-V6E1T0BW, la toute petite carte portant les puces SSD pour la mémoire de masse).
  • ASUS ROG STRIX Z370-E GAMING LGA1151 DDR4 DP HDMI DVI M.2 Z370 ATX Motherboard with onboard 802.11ac WiFi and USB 3.1 for 8th Generation Intel Core Processors (la carte-mère).
  • Noctua NH-D15 SE-AM4 Premium-Grade 140mm Dual Tower CPU Cooler for AMD AM4 (le refroidisseur du processeur, un truc plutôt impressionnant !).

J’ai tout reçu entre le 4 et le 8/01/2018

Quand j’ai pu commencer le montage, je me suis aperçu que le processeur ne rentrait pas dans la carte-mère ASUS. J’ai donc commandé une autre carte (GIGABYTE X299 UD4) le 9/01 et j’ai renvoyé l’autre à amazon.

J’ai reçu cette nouvelle carte le 11/01 et là, je me suis aperçu que c’est le cooler qui ne se montait pas sur cette carte !

J’ai donc renvoyé le Noctua et j’ai commandé un autre cooler (Cooler Master Hyper 212 EVO RR-212E-20PK-R2 CPU Cooler with 120mm PWM Fan) le 11/01.

J’ai aussi pensé qu’il était plus raisonnable d’ajouter un disque dur interne plutôt que de tout miser sur la carte SSD pour l’installation de l’OS (WD Blue 1TB SATA 6 Gb/s 7200 RPM 64MB Cache 3.5 Inch Desktop Hard Drive (WD10EZEX), commandé le 11/01).

Le 11/01, j’ai tout de même pu mettre en place le processeur au sein de la carte-mère, la mémoire vive (2 barrettes) et la carte SSD. Ainsi que l’alimentation dans le boitier (qui est arrivé en dernier).

Je me suis aussi aperçu qu’il allait me manquer un câble Ethernet (commandé le 09/01), un câble DVI pour le moniteur (commandé le 08/01  et j’ai aussi commandé une souris et un clavier (amazon basics, le 08/01).

Le 12/01, j’ai monté la carte-mère dans le boitier et j’ai commencé les branchements. Je me suis aperçu qu’il me manquait des câbles pour raccorder les ventilateurs du boitier à la carte-mère (Phobya Adapter 3Pin (Plug) to 4Pin PWM (Socket) 30cm – Black, commandés le 12/01).

Le matin du 13/01, je me suis aperçu que j’avais monté l’alimentation à l’envers dans le boitier (ventilateur vers le haut !). Je l’ai donc mis dans la bonne position.

Le 13/01, j’ai reçu les deux derniers éléments : disque dur et cooler. Le disque n’a posé aucun problème (le case est même assez pratique sur ce plan), mais le cooler m’a demandé plus de recherches pour comprendre enfin comment le monter correctement.

Mais, finalement, j’ai pu assembler le tout, y compris la grosse carte graphique et j’ai même commencé à agencer les câbles pour finir.

Le 15/01 au matin, j’ai finalement trouvé comment brancher les ventilateurs système : en connectant les cosses à trois pins sur les connecteurs à 4 pines, tout simplement !

J’ai regardé sur la doc pour repérer l’ordre des fils et j’ai pu mettre les connexions sans problème… reste à tester le tout now !

En fin d’apm, j’ai procédé au premier allumage et miracle, tout à fonctionné du premier coup : les fans tournent, la carte clignote, tout est reconnu !

Après quelques difficultés avec la config du BIOS, j’ai pu lancer l’installation de Windows 10, paramétrage et mise à jour.

Le soir, j’ai enfin pu procéder à l’installation de l’Oculus et, après quelques étapes, j’ai pu « entrer dedans » et la sensation est fantastique !

Le 16/01, j’ai procédé à quelques réglages sur W10 afin de l’optimiser et de me débarrasser de tous les trackings inutiles. J’ai également débloqué le pb qui rendait la carte SSD invisible et j’ai donc deux volumes de 1TO chacun sur ma machine. L’assemblage et configuration est terminé. Tout cela m’a quand même pris une bonne dizaine de jours.

Lors de la semaine du 18 au 20/01, j’ai constaté deux problèmes : la définition de l’écran est limitée à 1440×900 (c’est la limite de l’écran Samsung) et le volant G27 est reconnu, mais ne fonctionne pas dans certains jeux.

Finalement, après beaucoup de recherches, j’ai compris ce qui se passait avec le volant : tous les ports USB sont en 3.0 alors que certains jeux ne supportent pas cette vitesse de transfert trop rapide par rapport au 2.0. J’ai donc commandé une carte d’extension PCI pour avoir des ports USB en 2.0 (carte commandée le 21/01).

Pareil pour la définition : pour monter en 2160×1200 (définition max permise par l’Oculus), il faut un écran qui supporte au moins cette définition (sinon, on est limité par ce que peut supporter l’écran primaire). J’ai donc commandé un écran Acer 24′ qui permet des définitions élevées (écran commandé le 20/01).

Pour arriver à assembler ce bazar, je me suis appuyé sur les bons conseils de ce site http://www.assembler-pc.fr/index.html… Je ne peux que vous recommander chaudement cette source !