J’étais “visionnaire”, je suis désormais “contrariant”… Suis-je devenu un vieux con ?

En quoi étais-je un visionnaire ?

Au pic de mon activité professionnelle, j’étais assez souvent qualifié de visionnaire et, avouons-le, j’aimais bien cela. J’avais un “track record” assez flatteur en la matière : j’ai été (en France) un pionnier du client-serveur et un pionnier du Web, j’ai rédigé et publié les premiers livres sur ces matières et j’avais des chroniques régulières dans les principales publications consacrées à l’informatique.

Par la suite, j’ai également été un pionnier des réseaux sociaux en France, rédigeant et publiant le premier livre en français à ce sujet (“Les réseaux sociaux, pivot de l’Internet 2.0”, paru chez M21 édition en 2005). J’ai donné de nombreuses conférences sur tous ces sujets techniques, mais tout ceci bien avant l’avènement des “Ted Talk” pour tous. Bref, j’ai été un visionnaire à l’époque où ça voulait dire quelque chose pour moi. Plus maintenant.

Quand ai-je basculé en mode “contrariant” ?

En 2010, j’ai rédigé une histoire de l’informatique moderne (“Cow-boys contre chemin de fer ou que savez-vous vraiment de l’histoire de l’informatique ?”, première publication en octobre 2010) avec mon vieux complice, Laurent Poulain. En effet, nous trouvions que tous les ouvrages sur le sujet passaient à côté d’un point essentiel à nos yeux : la lutte entre les “start-ups” (les “cow-boys”) et les grandes sociétés (les “chemins de fer”), moteur principal du progrès technique que nous constatons tous les jours. C’est sans doute à partir de ce moment-là que je suis passé en mode “contrariant”…

Notre livre à Laurent et à moi…

Ensuite, il y eut “Cette révolte qui ne viendra pas” (première publication en août 2011) où je dénonçais le rôle des médias dans l’abrutissement généralisé… Puis “Le miroir brisé des réseaux sociaux” (première publication en mars 2013) réalisé avec François Lienart où nous avions une certaine avance pour pointer du doigt l’absurdité des contenus publiés sur Facebook et autres…

Cette révolte qui n’est toujours pas là…
Les réseaux sociaux, eux, sont toujours là…

Enfin, ma bascule fut complète avec cet ouvrage plus récent, “Technologies : perception, illusion, déception” où je m’attaquais à la reine de toutes les idées reçues : l’accélération permanente du progrès technique (et c’est pas gagné, on le verra plus loin).

Une illusion qui a la vie dure !

La propagande est partout, y compris dans la hi-tech

Avant d’aller plus loin dans mon argumentation, avez-vous remarqué combien la propagande est devenue omniprésente ?

Jusqu’aux années 70, on était surtout habitué à la propagande gouvernementale… Par exemple, sur la guerre au Vietnam. Cette propagande n’a pas cessé, n’a pas faibli et on en a une nouvelle preuve aujourd’hui avec l’affaire des “Afghanistan papers”. Mais, désormais, il serait sot de croire que la propagande se limite à la géo-politique. Il en est de même dans les domaines de l’économie ou même (et surtout devrais-je écrire) dans la hi-tech !

La propagande “hi-tech” existe bel et bien, l’exemple récent de Wework devrait vous en convaincre. Dans cet exemple édifiant, nous sommes passés en quelques semaines à “Wework est une licorne exemplaire menée par des génies” à “Wework est une escroquerie qui montre la profonde incompétence de Softbank”. Si ça ce n’est pas un retournement de situation, je ne sais plus quel exemple vous fournir !

Pourquoi est-ce utile d’être un contrariant ?

Pour ne plus se faire avoir par une propagande délirante qui vous promet tout et n’importe quoi pour se dédire (sans s’excuser !) seulement quelques mois plus tard, voilà pourquoi les “contrariants” devaient désormais être plus écoutés que les “visionnaires” qui se sont décrédibilisés encore et encore.

Les exemples récents sont légion : la voiture autonome qui devait être là rapidement et qu’on risque d’attendre au moins dix ans, la Blockchain qui devait tout révolutionner et qui, au final va n’avoir qu’un impact minime ou même l’IA montée en épingle à cause des applications (spectaculaires, admettons-le) des techniques de “machine learning”, mais qui, une fois de plus, ne va pas pouvoir être “tout pour tous” et qui va droit vers un nouvel hiver de l’IA… Il vous en faut plus ?

Ce matraquage omniprésent et ultra-puissant provoque une paralysie intellectuelle généralisée. Quand vous lisez partout (oui, partout) que la Blockchain “c’est super, révolutionnaire et ça va tout changer”, forcément, ça a de l’effet. Vous vous dites que, vu que tout le monde est d’accord sur ce point, c’est que ça doit être vrai, qu’il faut prendre cela au sérieux…

Hélas, le fait que ça soit omniprésent ne confirme qu’une chose : il a peu d’articles originaux (des sources) et beaucoup (mais alors beaucoup) de copier-coller, vite fait/mal fait et mal digéré (voire pas digéré du tout). C’est comme les chaînes de télévision et l’actualité : les chaînes (nombreuses !) ne sont que des diffuseurs, les vraies sources sont les agences de presse et elles sont peu nombreuses, elles.

La propagande hi-tech a bien compris que le “mind share” précédait toujours le “market share” et c’est pour cela qu’elle s’empresse d’occuper le terrain avec la dernière tendance à la mode (qui, vous l’avez remarqué, change régulièrement tous les deux ans) afin de ramasser les premiers dividendes (façon Wework) et advienne que pourra par la suite…

L’exemple de l’idée reçue véhiculée par la propagande hi-tech : “tout va toujours plus vite”…

Allez, je vous avais promis de m’attaquer à la principale idée reçue rabâchée (ânonnée devrais-je écrire…) ad nauseam par tout le monde, vraiment tout le monde : le fait que le progrès technique s’accélère et que tout va toujours plus vite (ma brave dame).

Comme toutes les idées reçues, il s’agit d’une stupidité sans nom et il suffit de réfléchir un peu pour se rendre compte de son absurdité : si tout allait toujours plus vite, il y a un moment qu’il n’y aurait plus aucun délai entre une découverte et son application avec sa généralisation dans la foulée…

Or, un simple examen des progrès techniques les plus récents démontre que nous butons toujours sur un délai incompressible de dix ans (oui, dix ans) entre une découverte et ses premières applications et qu’il faut encore vingt à trente ans pour atteindre un premier seuil de généralisation. On est donc loin du “tout va toujours plus vite” (mon bon monsieur)…

La perception que le rythme du progrès technique est rapide (il ne l’est pas) provient du fait que le grand public ne voit pas les phases de découvertes, d’expérimentations et de mises au point qui ont toujours (toujours) précédé les percées spectaculaires qui occupent les médias (qui eux ne s’intéressent qu’à la phase finale). C’est ainsi que les “révolutions en une nuit” prennent couramment vingt ans de préparation, mais c’est pas grave, on fait comme si une nuit avait suffi.

Dans mon livre “Technologies : perception, illusion, déception”, je reviens justement en détail sur ces mécanismes et j’énumère de façon réaliste où nous en sommes dans les différents domaines qu’on estime être dominés par ce progrès technique toujours plus rapide. Mais peu importe, je m’aperçois que toutes ces explications sont vaines et même des esprits éveillés répètent que “tout s’accélère” comme si c’était devenu une évidence aussi prégnante que la gravité.

Cela va de pair avec une autre affirmation idiote : “on n’a jamais vu ça avant”… Or, encore une fois, même un examen sommaire permet de trouver des précédents comparables à quasiment tous les événements historiques. Un exemple ?

Allez, au point où on en est, on ne va pas s’en priver…

Lorsqu’Internet s’est répandu, les observateurs y ont vu un cas à part, car on n’a jamais rien eu de comparable par le passé. Vous vous rendez compte, Internet… Un truc énorme, impossible de trouver un comparable dans le passé, n’est-ce pas ?

Pourtant, le livre de Tom Sandage « The Victorian Internet » démontre cependant que l’émergence et l’évolution du télégraphe (et sa banalisation) présentent des parallèles troublants avec l’histoire récente du Réseau des réseaux…

Pareil sur la monnaie unique européenne (l’Euro que nous connaissons tous, et pour cause…), c’est du jamais vu, pas vrai ?

Encore raté : en 1865, la France, l’Italie, la Suisse et la Belgique signaient un accord monétaire, auquel adhéra la Grèce en 1868. Cette association monétaire fut bientôt connue dans le monde entier sous la désignation Union monétaire latine (UML).

Bref, on l’aura compris, je vous encourage à pensez par vous-même en vous libérant des carcans de la propagande, toute la propagande, y compris dans le domaine hi-tech où elle n’est pas moins présente ni insidieuse…

Merci de votre attention.

A special post for my American friends

Avertissement pour les lecteurs français : ce court article est en anglais (forcément, pour mes amis américains…) mais la version française se trouve un peu plus bas…

A special article for my American friends

Warning for French readers: this short article is in English (necessarily, for my American friends…) but the French version is a little lower…

As Thanksgiving is here, it gives me the opportunity to think of you even stronger. And why not take the opportunity to write an article on the upcoming US presidential elections?
After all, the last time I talked about it, I did not get too bad (I predicted that Trump would be elected when he had not even won the Republican nomination yet… ). So, put our title back on the line and take all the risks to predict what will happen in those of 2020!

Let’s start with the Democratic primary. Forget Warren, Biden and other heavyweights in the Democratic Party. Indeed, it is Amy Klobuchar who will have the nomination at the end of the day. Why her ?
First of all, she is more reasonable and centrist than Warren, more charismatic than Biden and she knows how to get the voices of the voters… that should be enough to have her designated.

If you really do not know Ami Klobuchar, watch this short video …

Of course, maybe I screw up completely by betting on her and that I will look ridiculous when a few months with this prediction too daring … Come on, it does not matter: it’s my blog, it does not matter much.

Let’s continue with the following events …
Will that be enough to make her elected president?
No, Trump will be reelected, even widely.
Yes, but if he is dismissed in the meantime?
No, it will not happen, the Republicans holding the Senate, it will not go far, even if Trump really deserves to be out of the White House …

And after that, are we sentenced to four more years with Donald?
No, not necessarily.
Because it is more and more clear that our dear Donal Trump will know a presidential course as calamitous as Richard Nixon. Since he was president, I always thought that this scenario was possible but it is now more and more likely. To be perfectly clear, let’s quickly summarize this famous scenario. Trump / Nixon is elected for a first term (1968 for Nixon, 2016 for Trump). During this first term, a case is triggered (the Watergate for Nixon, full of Trump various stuff but it seems that the request made to the Ukrainian president -find a shady deal that involves Joe Biden- he took it too far…). Trump / Nixon is elected for a second term (1972 for Nixon, 2020 for Trump) but he does not finish this term because of the scandal triggered by the previous affair (Nixon resigned because of Watergate, Trump could go to the end of the impeachment procedure since it does nothing like the others!).

The good thing about all this is that it allows us to have a subject to exchange on!
I salute you my good friends.

La version en français

Comme Thanksgiving est là, ça me donne l’occasion de penser à vous encore plus fort. Et pourquoi ne pas en profiter pour écrire un article sur les prochaines élections présidentielles américaines ?
Après tout, la dernière fois que j’en ai parlées, je ne m’en suis pas trop mal tiré (j’avais prédi que Trump serait élu alors qu’il n’avait même pas encore décroché l’investiture républicaine…). Donc, remettons notre titre en jeu et prenons tous les risques afin de prédire ce qui va se passer lors de celles de 2020 !

Commençons par la primaire démocrate. Oubliez Warren, Biden et les autres poids lourds du parti démocrate. En effet, c’est Ami Klobuchar qui va avoir l’investiture au bout du compte. Pourquoi elle ?
Tout d’abord, elle est plus raisonnable et centriste que Warren, plus charismatique que Biden et elle sait aller chercher les voix des électeurs… ça devrait suffire à la faire désigner.

Si vous ne connaissez vraiment pas Ami Klobuchar, regardez cette courte vidéo…

Bien entendu, peut-être que je me plante complètement en pariant sur elle et que je vais avoir l’air ridicule dans quelques mois avec cette prédiction trop osée… Mais quoi, c’est pas grave : c’est mon blog, ça n’a pas beaucoup d’importance.

Continuons avec la suite des événements…
Est-ce que ça va suffire à la faire élire présidente ?
Non, Trump va être réélu, largement même.
Oui mais s’il est destitué entretemps ?
Non, ça n’arrivera pas, les républicains tiennant le sénat, ça n’ira pas loin, même s’il mériterait effectivement d’être mis dehors de la maison blanche…

Et après, sommes-nous condamnés à subir quatre ans de plus avec Donald ?
Non, pas forcément.
Car il est de plus en plus clair que notre cher Donal Trump va connaître un parcours présidentiel aussi calamiteux que Richard Nixon. Depuis qu’il est président, j’ai toujours pensé que ce scénario était possible mais il est désormais de plus en plus probable. Pour être tout à fait clair, résumons rapidement ce fameux scénario. Trump/Nixon est élu pour un premier mandat (1968 pour Nixon, 2016 pour Trump). Pendant ce premier mandat, une affaire se déclenche (le Watergate pour Nixon, plein de trucs divers pour Trump mais il semble bien que la demande faite au président Ukrainien -trouver une affaire louche qui implique Joe Biden- soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase…). Trump/Nixon est élu pour un second mandat (1972 pour Nixon, 2020 pour Trump) mais il ne va pas au bout de ce mandat à cause du scandale déclenché par la précédente affaire (Nixon démissionna à cause du Watergate, Trump pourrait aller au bout de la procédure d’impeachment vu qu’il ne fait rien comme les autres !).

Le bon côté de tout cela, c’est que ça nous permet d’avoir un sujet sur lequel échanger !
Je vous salue mes bons amis.

Un festival de BD à Aix-Les-Bains

L’affiche du festival « BD sur le lac » https://www.bd-sur-le-lac.com/

Si vous êtes en Savoie ce WE, je vous invite au 1er festival de BD d’Aix-les-Bains… Fan de 13 ou de Largo Winch ? Jean Van Hamme sera là !
Un événement à ne pas manquer avant que ça devienne un truc super trop célèbre et donc blindé de monde…

Trump, un destin à la Nixon

Je l’ai souvent dit mais il semble que, comme toujours, la réalité dépasse la fiction !

Trump/Nixon, pas même combat mais sans doute même destin !

Car il est de plus en plus clair que notre cher Donal Trump va connaitre un parcours présidentiel aussi calamiteux que Richard Nixon. Depuis qu’il est président, j’ai toujours pensé que ce scénario était possible mais il est désormais de plus en plus probable. Pour être tout à fait clair, résumons rapidement ce fameux scénario. Trump/Nixon est élu pour un premier mandat (1968 pour Nixon, 2016 pour Trump). Pendant ce premier mandat, une affaire se déclenche (le Watergate pour Nixon, plein de trucs divers pour Trump mais il semble bien que la demande faite au président Ukrainien (trouver une affaire louche qui implique Joe Biden) soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase…). Trump/Nixon est élu pour un second mandat (1972 pour Nixon, 2020 pour Trump) mais il ne va pas au bout de ce mandat à cause du scandale déclenché par la précédente affaire (Nixon démissionna à cause du Watergate, Trump pourrait aller au bout de la procédure d’impeachment vu qu’il ne fait rien comme les autres !).

Ce qui était il y a quelques mois encore une mince possibilité (Trump est viré par le congrès US) devient de jour en jour de plus en plus probable. Ah, j’aurais encore dû parier tiens !

Les pépites de la variété française des années 70…

La variété française est profondément associée au couple Carpentier qui produisait les émissions où les artistes pouvaient passer à la télévision de cette époque.

Maritie et Gilbert Carpentier sur le tournage d’une de leurs émissions, au mythique studio 17 des Buttes-Chaumont.

Inutile de vous dire que, pour moi, « la variété française » était une expression de la médiocrité ambiante et que je fuyais ces émissions. Aujourd’hui, la médiocrité ambiante a atteint un tel niveau qu’on peut (presque) voir ces émissions passées avec une certaine nostalgie…

Loin de moi de vouloir vous faire croire que TOUT était formidable à cette époque bénie (je ne suis pas du genre à affirmer que, forcément, « c’était mieux avant »), je voudrais tout de même vous proposer MA sélection des chansons des artistes de cette période. Car, à ma grande surprise, on s’aperçoit que chacun avait au moins UNE chanson qui sortait du lot et méritait d’être présente dans une sélection de ce genre… Exemple, Joe Dassin avec « Le pont de la Garonne ». Pour les géants comme Brassens ou Ferré, je n’en retiens qu’une dans leur vaste répertoire…

Voilà donc ma sélection (forcément, j’ai oublié ici de nombreux artistes qui auraient mérité d’y être…) :

Ma préféré de Nougaro : quand il évoque « la déesse de pierre »…
Même Moustaki à sa place ici !
Déjà en 1975, on comprenait qu’un nouveau monde était en train d’écraser l’ancien…
La misère doit être plus supportable au soleil !
Ah le mal qu’on peut nous faire !
Dans la vie, il y a des cactus !
San Francisco sans brume…
Même « la chèvre » est présente dans cette sélection, preuve de mon ouverture d’esprit !
Juste une paire de demi-dieux !
Et le peu qui viendra
d’eux à vous
C’est leur fiante
Brassens, lui, a droit à deux chansons !

Mais veuille le grand manitou 
Pour qui le mot n’est rien du tout 
Admettre en sa Jérusalem 

A l’heure blême 
Mais ma dernière phrase
Sera pour qu’on me plaigne
Le bulldozer a tué grand maman
Et change ses fleurs en marteaux piqueurs
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Parler me semble ridicule
Pierre Perret n’a pas fait que du comique…
Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler
C’était la couleur de tes yeux
C’était la couleur de la mer
C’était hier.
Un couloir, une porte, un lit
C’est la nuit
Je serai votre pop star je serai votre king
Ce matin, Marie-Jeanne Guillaume s’est jetée du pont de la Garonne
L’immense Bourvil savait chanter aussi !
Ici c’est confortable !
Je m’éclatais comme une bête
Quand j’étais chanteur

Bon, il en manque, forcément, mais la liste serait bien longue… Ah, ces années-là, c’était quelque chose !

L’affaire Num-alim, comment peut-on agir ?

Dénoncer, c’est bien, agir, c’est mieux !

Dernièrement, j’avais mis en avant le scandale Num-alim (voir à http://www.alain-lefebvre.com/num-alim-un-scandale-de-plus-dans-lagro-alimentaire/). Aujourd’hui, je voudrais vous proposer une démarche simple pour tenter de contrer ce scandale…

De quoi s’agit-il ?
Eh bien, il faut écrire à son député, tout simplement… Et c’est bien plus simple qu’il n’y parait. Tout d’abord, chaque député à une adresse email liée au domaine de l’Assemblée Nationale et c’est ça qu’il nous faut utiliser, massivement si possible.

Pour trouver ces adresses, il suffit de se rendre sur http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/liste/alphabetique

Le site de l’Assemblée Nationale

Ensuite, encore faut-il connaitre son député !
Pas de problème, il y a un site pour cela à https://www.nosdeputes.fr

Un site utile !
Dans mon cas, c’est le département de l’Ain…

Une fois trouvé, vous avez même sa fiche détaillée…

Et là, vous avez même l’adresse email « officielle »…

Donc, il faut écrire une fois qu’on a trouvé son représentant… Ecrire, d’accord, mais quoi ?

Là encore, pas de problème, j’ai un modèle de courrier à vous proposer :

Monsieur (Madame) le député(e) de l’Ain (à remplacer par votre département),

Ce n’est pas mon habitude que d’écrire à un(e) élu(e) mais là, je pense qu’il est de mon devoir de le faire.

Je voudrais attirer votre attention sur l’affaire “Num-alim” qui est présentée sur mon blog à l’adresse suivante http://www.alain-lefebvre.com/num-alim-un-scandale-de-plus-dans-lagro-alimentaire/

Vous pourrez trouver une autre source d’informations dans cet article => https://www.capital.fr/entreprises-marches/num-alim-le-projet-des-industriels-pour-faire-de-lombre-a-yuka-1318595

Et sur sa “source officielle” à http://alimentation-sante.org/2018/07/le-projet-num-alim-pour-organiser-la-transition-numerique-dans-la-filiere-alimentaire/

Cette affaire est grave, car de l’argent public va y être déversé (si ce n’est pas déjà fait). Que les lobbys de l’agroalimentaire soient motivés à conserver intact leur gros business (basé sur le matraquage marketing et la dissimulation), ça peut se comprendre : ces gens veulent continuer à empoisonner la population avec leurs produits bourrés de composés chimiques et sont prêts à tout pour cela.

Mais que cette politique du mensonge organisé (et Num-alim rentre clairement dans cette perspective) soit également soutenue et financée par notre argent, ça c’est insupportable !

Je vous demande donc d’user de votre pouvoir pour empêcher le versement de cette subvention aussitôt que possible. Alors que les corps intermédiaires (dont vous faites partie au premier chef) sont contestés par des mouvements comme celui des fameux “gilets jaunes”, je vous encourage fortement à ne pas rester inactif face à ce détournement honteux de fonds publics qui va servir à dissimuler la vérité sur les aliments industriels aux consommateurs.

Je vous encourage donc à agir pour le bien de tous et ainsi de prouver votre utilité aux yeux du peuple.

Je vous prie d’agréer mes sentiments les meilleurs.

Votre nom en toutes lettres qui fera office de signature.

Vous pouvez reprendre entièrement ce texte ou le modifier comme vous le sentez, pas de problème, il est à vous !

Je viens donc d’envoyer ce message à Olga Givernet et je vous encourage à faire de même en direction de votre représentant à l’Assemblée Nationale. Et si, par hasard, vous pensiez « on est trop petits, on n’a pas assez d’influence, on ne peut rien faire à notre niveau… », regardez simplement cette vidéo :

Alors, pas encore convaincu que chaque voix compte ?

Quentin vient de publier une série d’interviews avec Zep et voilà pourquoi il est bon pour vous de la regarder…

Il faut regarder cette série d’interviews car Zep partage avec nous plein de choses utiles pour tous les entrepreneurs : le succès, les échecs, les avis des autres, sa propre attitude face aux défis, le plaisir qu’on prend au travail et tellement d’autres choses… Zep est touchant et captivant car il est simple, humble et authentique. Il sait répondre directement à la question posée et ces réponses nous sont utiles.

En particulier, on apprend beaucoup sur la gestion de son parcours et de la bonne attitude à avoir face aux difficultés et même face aux succès qui, comme toute chose, peut être (va être !) passager.

Même si on est pas forcément passionné par la BD et la carrière de cet auteur (l’auteur de Titeuf, rappel), ces entretiens sont formidablement réussis car ils parviennent à nous captiver du début à la fin.

Voici la présentation de cette série par Quentin :

J’ai le plaisir de vous partager mon Interview de Zep, pour ses 30 ans de carrière : 1h10 de discussion, illustrée par plus de 420 images :

Merci à Quentin et à Zep, voilà un (gros) travail qui valait le coup.

Les destinées inattendues des techniques « dépassées »…

Puisqu’on évoque la technologie (voir mon nouveau livre publié hier), parlons un peu des techniques dites « dépassées » et nous verrons que leur destin connait souvent des rebonds inattendus et surprenants !

Comme d’habitude, le but est de vous offrir un regard différent de ce que la propagande vous balance avec constance et intensité…

Un premier exemple avec le bateau à voile. Après la lutte entre la voile et la vapeur lors du XIXe siècle, les experts maritimes étaient persuadés que la propulsion à voile avait disparue définitivement.

Mais la voile résista et ne disparue jamais tout à fait. Elle fit même un retour remarquée dans la marine de loisirs et de compétition avec les formidables multicoques.

Trimarans et catamarans s’en donnent à coeur joie sur les océans !

Aujourd’hui, la propulsion à voiles fait même un retour (timide) sur la marine commerciale où les expérimentations commencent à se voir…

Un come-back inattendu : les voiles reviennent même sur les vraquiers !

Puisqu’on parle de vapeur, vous pensez sans doute que les locomotives à vapeur ont vraiment disparues, elles, n’est-ce pas ?

Faux !

Elles sont toujours utilisées en Chine et en Inde (qui produisent toutes les deux beaucoup de charbon… ceci explique en partie cela) mais elles sont aussi de retour (timidement, il est vrai) en Grande-Bretagne.

D’abord principalement sur des lignes « touristiques » (voir la vidéo ci-dessus), les trains à vapeurs sont aussi utilisés comme « dépannage » sur les lignes abandonnées par les compagnies commerciales habituelles.

Ce côté « pratiques qui ne meurent jamais complètement » se retrouve ainsi dans de nombreux domaines. Prenez les chevaux par exemple. Supplantés par les véhicules à moteur au début du XXe siècle pour toutes les tâches « utilitaires », ils restèrent d’abord sur les champs de course et, aujourd’hui, sont assez largement utilisés comme loisir de luxe.

Donc, avant de croire qu’une technique est condamnée parce que telle ou telle nouveauté est mise en avant, réfléchissez-y à deux fois. Allez, encore un exemple : dans les années quatre-vingts, le mensuel « Sciences & Vie » annonçait que la céramique allait remplacer l’acier dans la construction des moteurs de voitures. Et, effectivement, l’industrie automobile se mit à travailler dans ce sens… Mais cela n’arriva pas : la céramique s’avéra bien plus difficile à usiner que prévue et, de son côté, l’acier fit des progrès continus qui lui permit de rester en place. Des exemples comme celui-ci, j’en ai des masses et dans de nombreux domaines.

Tout cela pour dire que, en matière de techniques, ne croyez pas tout ce qu’on vous annonce et informez-vous par vous-même (pour le reste aussi d’ailleurs).

Conseil à Apple : virez Jonathan Ive !

Apple nous propose encore une nouvelle vague d’iPhone… difficile d’être excité par cela.

De l’autre côté de la gamme, le Mac n’est pas seulement délaissé, il est littéralement massacré !

Je m’explique : quand Apple fait enfin évoluer ce qui reste de sa gamme de Mac, c’est presque invariablement dans le mauvais sens. Et tout cela pourquoi ?

Pour que le designer Jonathan Ive puisse aller au bout de sa vision !

Ive à l’époque où il n’avait pas encore fait trop de dégâts…

Mais on n’en veut pas de sa vision !

Ce cher Jonathan veut aller vers un design « pur »… Très bien, qu’il se devienne sculpteur et se spécialise dans les objets en aluminium puisque ça lui plait mais qu’il laisse les MacBook Pro tranquille. Mais, pas de chance, Tim Cook ne voit que par lui. Donc, à cause de ce couple Cook/Ive, nous avons eu un MacBook Pro qui devient progressivement inutilisable puisque quand il reste une interface utile, Ive se charge de l’éliminer !

Mais bon sang, qu’il exerce son « talent » sur le MacBook Air puisque ça l’amuse mais qu’il laisse les MacBook Pro avec les interfaces qui vont bien. Donc, voilà mon conseil pour Apple : virez ce type avant que ses dégâts soient irréversibles.

Et mes autres blogs ?

www.alain-lefebvre.com est mon blog principal et ça ne va pas changer. Mais j’ai aussi quelques blogs spécialisés dans mes domaines préférés : moto, informatique et Simracing.

Et j’alimente régulièrement ces blogs avec des contenus exclusifs que je ne reproduis pas ici (sauf exceptions justifiées). C’est pourquoi je vous recommande de jeter un oeil sur ma dernière chronique publiée sur le blog « Histoire de l’informatique » : le moment-clé dans le déclin d’IBM. Ou pour connaitre mon opinion sur la VR, lire la chronique qui lui est dédié sur le blog Simracing. Ou voir les dernières photos de ma TY de 1974 sur le blog Freedom machine.

Ma très belle Yamaha TY250 de 1974 avec une peinture toute neuve !

Le mouvement #deletefacebook… avais-je raison avant tout le monde ?

« Avais-je raison avant tout le monde », ah, voilà de la provocation facile un lundi, non ?

Le mouvement #deletefacebook commence à prendre de l’ampleur : https://siecledigital.fr/2018/03/26/elon-musk-supprime-pages-facebook-tesla-spacex/

Hélas non, je n’avais pas « raison avant tout le monde » car lorsque je commentais mon propre abandon de Facebook (il y a plus de trois ans…), je ne recommandais pas forcément d’en faire autant, d’une part et ce n’était pas pour des raisons de confidentialité des données personnelles d’autre part (relisez mon message à ce propos).

Je trouve comique que tout le monde (y compris les spécialistes dans les médias) fasse semblant de découvrir que Facebook est un piège pour les données personnelles et (oh surprise) que cette société s’en serve ensuite pour faire de l’argent ou avoir des leviers de pouvoir… Tout cela (et d’autres aspects) était traité dans le livre que j’ai rédigé avec François Lienart : « le miroir brisé des réseaux sociaux » il y a déjà plus de cinq ans…

Le miroir brisé des réseaux sociaux.

La vérité est que Facebook est loin d’être le seul « piège à données personnelles » sur le web !

Google est particulièrement bien placé dans ce peloton… Faites une recherche sur un événement vous concernant (par exemple, comment aller à tel ou tel aéroport et vous verrez votre prochain vol s’afficher… surprise !) et vous vous rendrez vite compte que Google sait déjà beaucoup de choses sur vous !

Bref, cessons de faire les tartuffes, utiliser le web n’est pas gratuit, il est temps de s’en rendre compte.

Une course à Daytona : la course à l’américaine, un grand spectacle bien réglé

Hier (samedi 10 février), je suis allé à Daytona avec mon jeune fils pour voir la toute première course ARCA de la saison sur le grand tri-oval floridien. Le week-end prochain, ce sont les 500 miles de Daytona qui vont tenir la vedette : cette première manche de la série NASCAR est aussi le rendez-vous le plus convoité de la saison, la victoire la plus importante, celle que tous rêvent d’épingler à son palmarès.

Mais ces 500 miles sont tellement populaires qu’il est difficile de trouver sa place au milieu d’une foule immense… Donc, je préfère ma tactique : aller voir à quoi ressemble une course de stock-cars moderne lors d’une rencontre mineure. Ainsi, il y a peu de monde, le confort est bien meilleur pour fondamentalement le même genre de spectacle. Certes, l’ARCA n’est pas la NASCAR… c’est, en quelques sortes, la troisième division de ce genre de voitures (la NASCAR concentrant la première et la seconde, peuplé quasi-uniquement de pilotes professionnels alors que l’ARCA sert de tremplin pour des jeunes désirant aboutir dans la NASCAR). Bref, l’ARCA était le bon choix pour nous et nous avons apprécié la course pour ce qu’elle était : un spectacle à l’américaine !

Tout d’abord, les installations : énormes, gigantesques, impeccables. Il y a même des ascenseurs pour grimper tout en haut des grandes tribunes (tout en haut, c’est vraiment haut, on peut voir le circuit dans son intégralité !). Ensuite, le staff : c’est pas comme en France, y a du monde à tous les étages. Bon, on voit bien que les équipes sont en surnombre pour un événement aussi mineur mais, justement, ils sont là en répétition pour que tout se passe impeccable pour le grand rendez-vous des 500 miles !

Donc, l’organisation est impeccable. La course elle-même répond aux codes de ces épreuves sur anneau avec une prépondérance sur le drafting (l’aspiration). Tous ceux qui vous disent que « c’est nul, y a pas de pilotage », n’ont jamais essayé de gagner ce genre de courses sur iRacing… Croyez-moi, c’est vraiment pas évident 1) de survivre (faut arriver à « passer entre les gouttes » en évitant les crash, les « big ones ») et 2) de progresser dans le peloton et de garder sa place. Donc, ne croyez pas les « naysayers » et appréciez le spectacle pour ce qu’il est. Pour rompre la monotonie, il y a les ravitaillements et, surtout, les crash. Les gros crash sont vraiment très spectaculaires et ils ne manquent jamais de se produire.

Bref, une forme de sport-automobile différente de ce qu’on connait en Europe mais qu’il faut savoir décoder plutôt que de la mépriser…

Atteindre ses objectifs, même longtemps après les avoir fixés

En janvier, j’ai procédé à l’assemblage d’un nouveau PC (je raconte cette expérience cans le détail ici). Il y a longtemps que je voulais faire cela et, ces dernières années, ça m’est arrivé assez souvent d’assouvir enfin tel ou tel désir, d’accomplir telle ou telle tâche ou d’atteindre enfin tel ou tel objectif.

Ce n’est pas pour me vanter (comme dirait Philippe Meyer…) que je vous raconte cela, mais plutôt pour mettre l’accent sur la patience. Et si c’était la patience qui était la clé des accomplissements, grands et petits ?

Encore un exemple : avant de publier « Perdu dans le temps« , j’ai gardé cet ouvrage dans ma tête pendant plus de dix ans !
Je n’étais pas inquiet, je n’avais pas peur de l’oublier, car je savais que j’allais l’écrire un jour, je savais que j’allais aboutir un jour. Je fais cela tout le temps avec mes livres : chaque écriture est précédée d’une période de maturation plus ou moins longue, mais il n’est pas rare que cela prenne un an ou deux (en ce moment, je suis justement en train de « maturer » le prochain « Dr Miracle », celui de la saison 1972…).

N’oublions pas que toutes les choses sont d’abord des idées, des éléments de notre imagination, avant de prendre forme, d’être concrétisées dans la matière par notre propre industrie.

Donc, si vous voulez écrire un livre, restaurer une moto ou assembler un PC, ne vous désolez pas de ne pouvoir passer à l’action immédiatement. Patience dans l’azur, tout finit par venir à qui sait l’attendre, l’espérer, l’imaginer.

Dans la vidéo ci-dessous (que j’avais déjà partagé sur ce blog), je raconte mon aventure « paroxystique » quand j’avais 17 ans. Déjà à cette époque (1977), je savais que j’allais revenir sur ces lieux (la RN20) pour y prendre des photos. Jeune, j’imaginais même que je ferais ce pèlerinage au volant d’une Porsche 911… je ne me suis pas trompé de beaucoup, mais il m’a fallu attendre jusqu’en 2012 pour faire ce retour au volant de ma Porsche Cayman…

Bref, tout cela pour dire qu’il suffit d’y croire pour que, finalement, ça vienne. Croyez en vos rêves et ils deviendront réalité !

Faire la liste des dix livres que vous recommandez à lire…

Première règle pour établir cette liste : je ne peux y inclure un de MES livres… La vanité ne fait pas partie du cahier des charges ici !

En revanche, on peut y inclure des BD : ce sont des livres après tout. Bref, allons-y : voici les dix que, selon moi, il faut absolument avoir lus…

Le grand jeu – le tout meilleur livre sur l’Histoire que je n’ai jamais lu : l’affrontement anglo-russe en Asie centrale pendant le XXIème siècle. Voilà un ouvrage à lire pour comprendre les grands enjeux du XXIème siècle (qui ne se résumaient pas à l’Europe !) et qui résonnent encore aujourd’hui (et c’est pour ça que s’intéresser à l’Histoire est si important et utile).

Légende des contrées oubliées – une BD sublime sur une histoire de nains (type heroic fantasy alors que je ne suis pas un fan du genre). L’histoire est fascinante et il y a une vraie « poésie graphique » dans le dessin. Bref, tout ce qui m’énerve d’habitude, ici est tellement réussi que c’est carrément sublime !

Les six voyages de Lone Sloane – encore une BD, celle de Druillet, un choc, tout simplement quand j’ai découvert cela, jeune. La fascination est restée, cet album mérite d’être là et pas seulement pour son importance « historique »…

Les quatre accords toltèques – Voilà le livre qu’on devrait conseiller à tout le monde pour aller mieux, tout simplement !
Le domaine du « développement personnel » est très encombré (et ce n’est rien de le dire !). Pourtant, si le domaine vous intéresse, commencez par ce livre, vous ne serez pas déçu, promis.

Transurfing – de Vadim Zeland : va bien plus loin qu’aucun livre sur le même thème, améliorer sa vie. Transurfing est décliné en plusieurs volumes… Commencez déjà par le tome un pour voir. Par exemple, Vadmin Zeland donne l’explication la plus crédible qui soit sur les rêves, jamais rien lu de pareil ailleurs…

Les lois fondamentales de la stupidité humaine – Un excellent traité (tout est dans le titre) sur un sujet qui mériterait plus d’attention, selon moi…

– Une journée d’Ivan Denissovitch – d’Alexandre Soljenitsyne, le livre qui introduit à l’oeuvre du maitre russe bien connu. Un livre facile à lire (ce qui n’est pas le cas de « l’archipel du goulag » du même auteur) mais qui contient toute l’horreur du goulag soviétique.

Naufragé volontaire – d’Alain Bombard, une aventure sans pareille !
Bombard était aussi un conteur formidable en plus d’être un aventurier audacieux. Pour prouver le bien fondé de ses idées, il s’est retrouvé dans une situation qui paraissait suicidaire et sans espoir… Ce qu’il en a retiré est bien plus que la preuve de la justesse de ses théories, un récit épique dont l’écho résonne encore aujourd’hui. Un des grands exploits du XXème siècle qui n’est pas assez connu… Profitez-en pour sortir des sentiers battus et vous régaler de cet exploit inédit.

Annapurna premier 8000 – de Maurice Herzog, l’histoire incroyable de cette première dans l’Himalaya, tragique et grandiose. Certes, l’auteur et son exploit ont été plus ou moins contestés par la suite (et pas pour les mêmes raisons) mais ça ne retire rien à ce récit formidable qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Le grand cirque – de Pierre Clostermann, l’histoire de ce pilote français dans la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale, poignant. Désormais avec le titre « Le grand cirque 2000 » (date de la dernière édition ?), ce récit incroyable vous propulse dans cette guerre aérienne cruelle. L’écriture est dense et vous laisse pantois devant les exploits de ces hommes jeunes. C’est autant un livre d’Histoire qu’un livre de guerre ou de mémoires.

Oui, il y a pas mal de livres français et sur des exploits français (y compris guerriers)… et pourquoi pas ?

Quand les Français sont nuls, je les critique sans restrictions. Mais quand ils sont à la hauteur, il faut les lire, tout simplement…

Mon bilan 2017 : plutôt satisfaisant

L’inoubliable maire de Paris, Jean Tiberi a dit une fois : mon bilan est bon, les Parisiens m’aiment !

J’aurais pu choisir une image plus flatteuse de l’ineffable couple Tiberi, mais cela aurait été moins drôle !

Je ne sais pas si les Parisiens m’aiment, mais, moi aussi, mon bilan est bon !

Je veux parler de mes livres, bien entendu. Pendant cette année 2017, ma production a été raisonnablement bonne… J’ai publié des nouveaux livres (« L’empereur », « Affaire classée » et « Dr Miracle, saison 1971 ») et j’ai continué la mise à jour minutieuse de mes « anciens » ouvrages (« Freedom Machine » et « SimRacing »). En fait, c’est un travail en continu puisque, en ce moment même, je suis en train de faire une campagne de corrections sur mes titres récents (grâce à l’aide toujours bienvenue de mes lecteurs !) et j’ai lancé le travail sur la seconde édition de l’Histoire de l’informatique (un très gros travail !).

Mes objectifs pour 2018 :

  • Publier une seconde édition de l’Histoire de l’informatique (très enrichie !)
  • Publier « Dr Miracle, saison 1972 »
  • Publier des éditions corrigées de mes titres récents
  • Continuer les mises à jour sur « SimRacing »
  • Et sans doute un ou deux nouveaux récits (j’ai toujours au moins une idée en cours)

Bon courage à tous dans vos projets et bonne nouvelle année !

Il n’est jamais trop tard pour cracher sur Noël !

Jai déjà publié cette chronique il y a un an mais les bonnes choses doivent servir plusieurs fois !

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Allez, je sais bien que vous êtes nombreux à détester Noël comme moi. Si vous n’êtes encore convaincu, lisez ceci => http://www.alain-lefebvre.com/allez-avouez-vous-aussi-vous-detestez-noel/

ironie

Je vous propose encore autre chose pour bien enfoncer le clou : Santaland Diaries.

C’est un récit assez connu aux USA qui nous vient du formidable David Sedaris. Je vous invite, vraiment, à écouter son journal ci-dessous : son expérience en tant qu’Elfe à Macy. Si vous comprenez l’anglais, il FAUT écouter cette histoire… ça, vraiment ça, c’est Noël… Triste.

 

Une critique (positive) du Film « Borg-McEnroe » : allez le voir !

Bien entendu, il faut avoir un certain âge pour comprendre ce qu’a représenté Bjorn Borg dans les années soixante-dix : ce phénomène a véritablement donné une impulsion inouïe au tennis. Grâce à lui et en quelques années, le tennis est devenu un sport très médiatisé et à l’audience mondiale (ce n’était pas le cas dans les années soixante).

En plus, il y avait un double mystère autour de Borg : comment faisait-il pour ne laisser jamais paraitre ses émotions ?
Et pourquoi s’est-il retiré brusquement alors qu’il était encore jeune et au sommet ?

Le film tout récent Borg-McEnroe répond (partiellement, mais c’est déjà beaucoup !) à ces deux questions. Quelque part, c’est très comparable à Rush qui revenait sur la saison 1976 de F1 et l’affrontement homérique entre Lauda et Hunt. Les acteurs sont bons (surtout celui qui joue Borg, un peu moins pour celui qui interprète McEnroe, mais d’une façon générale le casting est bon, les acteurs sont ressemblants et jouent juste) et les prises de vue lors des matchs sont carrément excellentes. Vous allez me dire « faut vraiment aimer le tennis pour aller voir cela ! ». En fait, non. Il suffit d’avoir vécu pendant ces années-là pour avoir envie de revivre cet affrontement qui a passionné les foules à l’époque.

D’une façon qui m’a pas mal surpris, les gens que je connais et qui sont des amateurs de tennis m’ont plutôt dit qu’ils n’iraient PAS voir le film : peur d’être déçu, tennis trop vieux et ainsi de suite… Je crois au contraire que ce film fait du bien au tennis et permet de comprendre la solitude des champions et la difficulté qu’il y a à vaincre au sommet.

Bref, vous l’avez compris, allez-y.

Un documentaire pas comme les autres : il était une forêt…

Voici un documentaire que je vous recommande sans restriction :

C’est beau, bien fait, instructif et même carrément spectaculaire par moment. On y apprend plein de choses mais peut-être que la principale est le respect. Respect de ces géants (les arbres) qui vivent dans le temps comme nous vivons dans l’espace… Respect et admiration pour la diversité des formes de vie, des processus qui participent à la création et à la maturation des différents stades de la forêt, à travers les siècles.

Ce documentaire est de la même veine que la série réalisée par Jacques Perrin (Le peuple de l’herbe, Le peuple migrateur, Océans, Les saisons, tous excellents), regardez-le si vous le pouvez.

Ce blog a vingt ans !

En effet, j’ai déposé le nom de domaine alain-lefebvre.com en 1997 mais, à l’époque, on ne parlait pas encore de « blog », simplement de « site perso »…

Voici une petite galerie des pages d’accueil pendant ces vingt ans (je n’ai pas fait des captures d’écran chaque année, j’ai utilisé https://archive.org/ pour retrouver tout cela) : les images s’affichent du plus récent au plus ancien…

En vingt ans, j’ai publié des centaines d’articles, j’ai annoncé mes livres et j’ai eu quelques dizaines de commentaires (oui, je sais, c’est peu…). Mais j’ai fait cela avant tout pour moi car, avouons-le, l’impact réel est proche de zéro. Ce blog sera-t-il encore là dans vingt ans ?

Franchement, j’en doute.

A la découverte d’un auteur : Julien Centaure

J’ai découvert les ouvrages de Julien Centaure par hasard sur Amazon car il a eu la bonne idée de rendre disponibles ses livres dans le cadre de « l’abonnement Kindle » que j’utilise régulièrement. J’ai d’abord lu « Les Nettoyeurs » dont voici le résumé et la couverture :

Pratiquement décimée par les Ploutons un millier d’années auparavant, la civilisation humaine ne subsiste plus que dans quelques cités souterraines éparpillées sur la planète.Les gens vivent et meurent dans leur cité sans jamais voir la lumière du jour.Seuls les nettoyeurs, insensibles aux Ploutons, montent encore à la surface pour entretenir les installations. Ils doivent y affronter une nature particulièrement hostile où la moindre erreur est fatale.
Lum est l’un des nettoyeurs de la cité d’Antéa. Passionné par son métier, il détient le record absolu du nombre de sorties à la surface.
Mais cette 489ème sortie ne va pas du tout se dérouler comme d’habitude.

J’ai beaucoup aimé ce livre mais ce n’était rien à côté du suivant que j’ai adoré : Esperenza 64.

Tout frais émoulus de l’École de l’Espace, Nil, Mila, Élisabeth et bien d’autres, sont en train de rejoindre l’Esperanza 64 en orbite.Comme son nom l’indique, le vaisseau est le 64e du nom et, à l’instar de ses prédécesseurs, il va, sous deux mois, être lancé vers une étoile proche dans le cadre du programme Exodus.
Manoeuvré par un équipage de 4 000 hommes et femmes, il mettra des milliers d’années pour atteindre sa destination. Il emporte dans sa soute 25 000 000 de caissons, communément appelés cercueils, où sont conservés, congelés, les futurs colons de l’hypothétique exoplanète viable sur laquelle il faudra s’arrêter et s’implanter. Tous ces colons ont été désignés au hasard.Le programme Exodus est un projet totalement fou, violemment critiqué, d’autant plus qu’Exodus impose un secret absolu sur ce qui se passe à bord des Esperanzas. Il est sensé permettre, à terme, d’évacuer la moitié de la population d’une Terre exsangue, rétablissant ainsi l’équilibre des besoins et des ressources. Mais les Esperanzas ont-ils réellement une chance de réussir ?
Très vite, l’équipage de l’Esperanza 64 va être confronté à la terrible réalité de l’espace.

Disons-le tout de suite, Esperanza 64 est un des meilleurs livres de SF que j’ai lu depuis bien longtemps !

C’est simple, ce récit est vertigineux tout en étant d’un réalisme rafraichissant. C’est presque un manuel d’ingénierie qui porterait sur une question simple mais ardue : comment maintenir en marche un vaisseau spatial pendant des (dizaines voire des centaines de) milliers d’années ?

J’ai eu du mal à lâcher le livre et je prenais n’importe quel prétexte pour m’y replonger tout le long… C’est incontestablement un récit à découvrir et à dévorer !

Je suis également en train de lire « Un monde meilleur » du même auteur. Ce livre est un peu une suite de « Les nettoyeurs ». C’est bien mais pas aussi fort que « Esperanza 64 ». Pour finir, j’ai également prévu de lire « Les primitifs » et j’aurais ainsi fait le tour de l’oeuvre actuelle de Julien.

Encore un nouveau livre : l’Empereur !

Eh oui, je ne peux pas m’en empêcher : alors que je devais travailler sur la saison 1971 de Dr Miracle (ça vient, rassurez-vous), j’ai eu une nouvelle inspiration sur un sujet différent. Les « moments d’inspiration » sont trop précieux pour être négligés, je me suis donc mis à écrire « l’Empereur ».

Le pitch du livre est simple :

C’est un récit court, mais vertigineux, car il démontre que nous ne sommes que des jouets et que nos décisions découlent de l’environnement qui nous entoure. Il s’agit d’un professeur d’université enlevé par des extra- terrestres (les Mons, dans une galaxie lointaine, on sait peu de choses sur eux…) afin de devenir leur empereur et de mener la guerre contre leurs voisins (sur lesquels on en sait encore moins !), rien que cela… Bien entendu, rien n’est conforme aux apparences !

Et voici aussi une petite vidéo pour compléter cette présentation…

Il est déjà disponible sur Amazon, aussi bien version papier (seulement 3,78 € !) que Kindle

La couverture de la version pour Kindle.

Le vélo à assistance électrique est enfin au point, profitez-en !

En 2007, j’avais essayé un vélo à assistance électrique (VAE) et j’avais trouvé cela super… Sauf que l’autonomie n’était pas suffisante pour assurer le trajet entre mon domicile et mon bureau (il faut préciser que, en Savoie, le vélo doit être capable d’encaisser les dénivelés qui sont significatifs, si vous voyez ce que je veux dire…). Bref, intéressant mais encore un peu tôt (en 2007, rappel).

Dix ans après (tiens, revoilà le délai de dix ans… quelle surprise !), les choses ont évolués et favorablement… Je viens d’acheter un VAE de marque Moustache (c’est Français !) et de type « Samedi 28 black » :

C’est pas moi sur la photo mais le vélo est du même type. J’ai aussi deux belles sacoches oranges qui s’accrochent bien au porte-bagages…

Ce Moustache est très satisfaisant car il permet de grimper les cotes sans problème et c’est un vrai plus. Grâce aux sacoches, je peux aussi aller faire les courses chez Biocoop et même chargé, les performances ne s’effondrent pas, bien !

En Floride, j’ai aussi un vélo électrique mais ce dernier n’est pas de type « à assistance » (la réglementation est bien différente là-bas) mais il faut aussi pédaler car, sinon, on ne va pas loin et on s’ennuie vite…

En Floride, mon vélo est un ProdoTech.

Sur la RN20, à l’aube : mon événement fondateur

Dans la rubrique « parler de moi est la seule chose qui m’intéresse vraiment », je vous propose aujourd’hui une vidéo intimiste : mon événement fondateur.

Nous avons tous eu un événement fondateur qui a déterminé la suite de notre parcours. Pour moi, ça se passait en octobre 1977 sur la route nationale 20 dans le Quercy…

Tout est dit dans cette vidéo que je vous laisse découvrir :

Alors, pourquoi publier cela ?

Par exhibitionnisme forcené, comme notre époque les adore ?

Pas tout à fait. Il s’agit plutôt d’expliquer ce que je dois à la moto et tenter de rendre un peu de ce que j’ai reçu (une démarche salutaire). Et je dois beaucoup à la moto : tout d’abord de m’avoir donné confiance en moi quand j’étais jeune et, aujourd’hui, de me permettre de me sentir jeune à nouveau quand je monte en selle (et c’est exactement ce que j’explique dans mon livre « Freedom Machine » seconde édition). Le plaisir que je prends désormais en roulant à moto est bien résumé dans cette courte et roborative vidéo :

Un cas unique : John Surtess

John Surtess nous a quitté… Un cas unique, vraiment : le seul qui a pu aligner un titre en F1 après de nombreux titres sur deux roues. Seul Valentino Rossi aurait pu faire pareil mais le conditionnel est de rigueur, même pour Vale…

Pour rendre hommage correctement à « Big John », quoi de mieux que de mettre un extrait de mon livre « la malédiction des champions du monde de F1 » ?

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John « big » Surtees, l’incompris

On vient de l’évoquer, revenons sur le cas de John Surtees, « Big John » comme l’appelaient les Italiens. Surtees est tout de même un cas vraiment unique : le seul jusqu’à ce jour à être passé avec succès de la moto à la F1 et à avoir (presque) tout gagné dans les deux domaines. Mais Big John avait aussi un caractère difficile et il ne put rester chez Ferrari après son sacre -mérité- de la saison 1964.

Une anecdote significative sur Surtees mérite d’être racontée : je l’ai rencontré en personne lors des « coupes de l’âge d’or » à Montlhéry en 1982. Je lui ai alors demandé pourquoi il manquait les 500 milles d’Indianapolis à son palmarès pourtant exemplaire (il y manque aussi une victoire aux 24 Heures du Mans alors qu’il y a mené plusieurs fois au volant d’une Ferrari…) ?

Il me répondit qu’il devait y participer lors de la saison 1966 sur une Lotus, mais il se blessa lors de la série Can-Am (qu’il remporta tout de même cette année-là) et cela l’obligea à déclarer forfait pour Indy… Et c’est Graham Hill qui hérita du baquet de la Lotus et qui l’emporta… On peut supposer que « Big John » n’aurait pas fait moins bien, mais comment savoir ?

La suite est décevante : comme Graham Hill, John Surtees aura une carrière déclinante. Il tente de créer son écurie, car c’est un vrai bourreau du travail, mais, au contraire de Brabham, n’y aura aucun succès (c’est tout de même lui qui participa à l’émergence de Lola). Surtees souffrit surtout d’être incompris.

Donc, on l’a deviné, Surtees n’échappe pas à la malédiction sous la forme de plusieurs saisons de trop (même s’il remporta une victoire mémorable à Monza en 1967…) et d’un long et humiliant déclin…

Voilà pourquoi j’aime le sport (mais pas TOUS les sports…) !

Comme beaucoup, j’aime de nombreux sports, bien plus que je n’en pratique en fait !

Je préfère les sports individuels (les sports « d’équipes » ne me font pas vibrer…) car j’y retrouve les valeurs que j’affectionne : courage, endurance, talent et, plus que tout,  persévérance.

Voici une petit vidéo qui résume tout cela en images (et oui, il y a aussi des sports d’équipes et même du football !) :

La racine du problème selon l’Odieux connard…

Le blog de l’Odieux connard est une bonne source, presque toujours. Et, cette fois, il a fait fort : à travers une petite illustration qu’il affectionne, il remet les choses en place.

Il point du doigt, fort justement, le niveau où nous sommes : tout en bas. Trump et compagnie ne sont pas le problème, ils ne sont qu’un symptôme du problème, nuance !

Allez, la démonstration en image :

Minorités bruyantes : les nouveaux fascistes !

Depuis quelques décennies, nous sommes submergés par des vagues successives de minorités bruyantes et revendicatives. J’emploie le terme « minorités bruyantes » à dessein, histoire de les opposer à la bien-connue « majorité silencieuse »… Or, dernièrement, nos minorités bruyantes ne se contentent plus de cela, d’être bruyantes, elles sont même devenues (progressivement, mais de façon de plus en plus évidente) carrément nos nouveaux fascistes.

Cela peut paraitre exagéré mais j’assume. Comme nos militants revendicateurs sont persuadés d’avoir raison et d’être du bon côté de l’évolution (voire même de l’Histoire pendant qu’on y est, par opposition aux réactionnaires qui eux, sont forcément des perdants, hein !), ils permettent donc de terroriser tout un chacun (pour le moment, seulement sur le plan intellectuel mais on sait que ça dérape vite quand on en est là). Mais c’est pas grave puisque c’est pour le bien de la société… C’est quand même bien la bonne conscience, n’est-ce pas ?

Allez, un exemple. Après les trop fameux LGBT (qui, soit dit en passant, n’en ont pas encore tout à fait terminé avec nous… Les premiers « nouveaux fascistes », ce sont bien eux !), nous avons affaire à une nouvelle sorte (très agressive) de militants écologistes : les pro-vegan radicaux (encore qu’il semble que les pro-vegan modérés reste encore à découvrir…).

Comme vous le savez sans doute déjà, les pro-vegan ne veulent pas simplement que nous ne mangions plus de viande mais il faut même bannir (une bonne fois pour toutes) tous les produits animaux (je répète pour que cela soit tout à fait clair : tous les produits animaux et ce définitivement). A la base, je suis plutôt d’accord : les habitants des pays riches consomment souvent trop de viande (en fait, bien trop de viande !) et c’est mauvais pour tout le monde. C’est mauvais pour la santé des consommateurs eux-mêmes, c’est mauvais pour la planète (voir, à ce sujet, l’excellent documentaire Cowspiracy) et c’est terrible pour les animaux que nous maltraitons largement dans ce processus ravageur.

« Mais en fait, t’es vachement d’accord avec eux, finalement » me direz-vous… Oui sur le fond, non sur la façon de « traiter le sujet ». Je pense que dire aux gens « mangez de la viande est criminel » n’est sûrement pas la bonne façon de faire changer les mentalités et encore moins les comportements.

Je suis désolé de constater que c’est toujours les plus radicaux, les plus agressifs et les plus détestables qui l’emportent dans ces mouvements. On se retrouve inévitablement dans des échanges d’insultes ce qui n’est certainement pas la bonne façon d’avancer.

Dans cette mouvance, on voit des trucs désolants comme cette jeune femme qui se fait insulter parce qu’elle annonce qu’elle arrête le véganisme (elle aurait mieux fait de garder cela pour elle) :

Je ne la connais pas et un simple coup d’oeil à sa chaine YouTube me fait comprendre que nous n’avons pas exactement les mêmes centres d’intérêts mais je ne vais pas la traiter de tous les noms pour autant !

Cette évolution radicale et fascisante me désole et me parait contre-productive. Mais les minorités bruyantes se moquent d’un appel à la raison et aux bonnes manières…