Quentin vient de publier une série d’interviews avec Zep et voilà pourquoi il est bon pour vous de la regarder…

Il faut regarder cette série d’interviews car Zep partage avec nous plein de choses utiles pour tous les entrepreneurs : le succès, les échecs, les avis des autres, sa propre attitude face aux défis, le plaisir qu’on prend au travail et tellement d’autres choses… Zep est touchant et captivant car il est simple, humble et authentique. Il sait répondre directement à la question posée et ces réponses nous sont utiles.

En particulier, on apprend beaucoup sur la gestion de son parcours et de la bonne attitude à avoir face aux difficultés et même face aux succès qui, comme toute chose, peut être (va être !) passager.

Même si on est pas forcément passionné par la BD et la carrière de cet auteur (l’auteur de Titeuf, rappel), ces entretiens sont formidablement réussis car ils parviennent à nous captiver du début à la fin.

Voici la présentation de cette série par Quentin :

J’ai le plaisir de vous partager mon Interview de Zep, pour ses 30 ans de carrière : 1h10 de discussion, illustrée par plus de 420 images :

Merci à Quentin et à Zep, voilà un (gros) travail qui valait le coup.

Les destinées inattendues des techniques « dépassées »…

Puisqu’on évoque la technologie (voir mon nouveau livre publié hier), parlons un peu des techniques dites « dépassées » et nous verrons que leur destin connait souvent des rebonds inattendus et surprenants !

Comme d’habitude, le but est de vous offrir un regard différent de ce que la propagande vous balance avec constance et intensité…

Un premier exemple avec le bateau à voile. Après la lutte entre la voile et la vapeur lors du XIXe siècle, les experts maritimes étaient persuadés que la propulsion à voile avait disparue définitivement.

Mais la voile résista et ne disparue jamais tout à fait. Elle fit même un retour remarquée dans la marine de loisirs et de compétition avec les formidables multicoques.

Trimarans et catamarans s’en donnent à coeur joie sur les océans !

Aujourd’hui, la propulsion à voiles fait même un retour (timide) sur la marine commerciale où les expérimentations commencent à se voir…

Un come-back inattendu : les voiles reviennent même sur les vraquiers !

Puisqu’on parle de vapeur, vous pensez sans doute que les locomotives à vapeur ont vraiment disparues, elles, n’est-ce pas ?

Faux !

Elles sont toujours utilisées en Chine et en Inde (qui produisent toutes les deux beaucoup de charbon… ceci explique en partie cela) mais elles sont aussi de retour (timidement, il est vrai) en Grande-Bretagne.

D’abord principalement sur des lignes « touristiques » (voir la vidéo ci-dessus), les trains à vapeurs sont aussi utilisés comme « dépannage » sur les lignes abandonnées par les compagnies commerciales habituelles.

Ce côté « pratiques qui ne meurent jamais complètement » se retrouve ainsi dans de nombreux domaines. Prenez les chevaux par exemple. Supplantés par les véhicules à moteur au début du XXe siècle pour toutes les tâches « utilitaires », ils restèrent d’abord sur les champs de course et, aujourd’hui, sont assez largement utilisés comme loisir de luxe.

Donc, avant de croire qu’une technique est condamnée parce que telle ou telle nouveauté est mise en avant, réfléchissez-y à deux fois. Allez, encore un exemple : dans les années quatre-vingts, le mensuel « Sciences & Vie » annonçait que la céramique allait remplacer l’acier dans la construction des moteurs de voitures. Et, effectivement, l’industrie automobile se mit à travailler dans ce sens… Mais cela n’arriva pas : la céramique s’avéra bien plus difficile à usiner que prévue et, de son côté, l’acier fit des progrès continus qui lui permit de rester en place. Des exemples comme celui-ci, j’en ai des masses et dans de nombreux domaines.

Tout cela pour dire que, en matière de techniques, ne croyez pas tout ce qu’on vous annonce et informez-vous par vous-même (pour le reste aussi d’ailleurs).

Conseil à Apple : virez Jonathan Ive !

Apple nous propose encore une nouvelle vague d’iPhone… difficile d’être excité par cela.

De l’autre côté de la gamme, le Mac n’est pas seulement délaissé, il est littéralement massacré !

Je m’explique : quand Apple fait enfin évoluer ce qui reste de sa gamme de Mac, c’est presque invariablement dans le mauvais sens. Et tout cela pourquoi ?

Pour que le designer Jonathan Ive puisse aller au bout de sa vision !

Ive à l’époque où il n’avait pas encore fait trop de dégâts…

Mais on n’en veut pas de sa vision !

Ce cher Jonathan veut aller vers un design « pur »… Très bien, qu’il se devienne sculpteur et se spécialise dans les objets en aluminium puisque ça lui plait mais qu’il laisse les MacBook Pro tranquille. Mais, pas de chance, Tim Cook ne voit que par lui. Donc, à cause de ce couple Cook/Ive, nous avons eu un MacBook Pro qui devient progressivement inutilisable puisque quand il reste une interface utile, Ive se charge de l’éliminer !

Mais bon sang, qu’il exerce son « talent » sur le MacBook Air puisque ça l’amuse mais qu’il laisse les MacBook Pro avec les interfaces qui vont bien. Donc, voilà mon conseil pour Apple : virez ce type avant que ses dégâts soient irréversibles.

Et mes autres blogs ?

www.alain-lefebvre.com est mon blog principal et ça ne va pas changer. Mais j’ai aussi quelques blogs spécialisés dans mes domaines préférés : moto, informatique et Simracing.

Et j’alimente régulièrement ces blogs avec des contenus exclusifs que je ne reproduis pas ici (sauf exceptions justifiées). C’est pourquoi je vous recommande de jeter un oeil sur ma dernière chronique publiée sur le blog « Histoire de l’informatique » : le moment-clé dans le déclin d’IBM. Ou pour connaitre mon opinion sur la VR, lire la chronique qui lui est dédié sur le blog Simracing. Ou voir les dernières photos de ma TY de 1974 sur le blog Freedom machine.

Ma très belle Yamaha TY250 de 1974 avec une peinture toute neuve !

Le mouvement #deletefacebook… avais-je raison avant tout le monde ?

« Avais-je raison avant tout le monde », ah, voilà de la provocation facile un lundi, non ?

Le mouvement #deletefacebook commence à prendre de l’ampleur : https://siecledigital.fr/2018/03/26/elon-musk-supprime-pages-facebook-tesla-spacex/

Hélas non, je n’avais pas « raison avant tout le monde » car lorsque je commentais mon propre abandon de Facebook (il y a plus de trois ans…), je ne recommandais pas forcément d’en faire autant, d’une part et ce n’était pas pour des raisons de confidentialité des données personnelles d’autre part (relisez mon message à ce propos).

Je trouve comique que tout le monde (y compris les spécialistes dans les médias) fasse semblant de découvrir que Facebook est un piège pour les données personnelles et (oh surprise) que cette société s’en serve ensuite pour faire de l’argent ou avoir des leviers de pouvoir… Tout cela (et d’autres aspects) était traité dans le livre que j’ai rédigé avec François Lienart : « le miroir brisé des réseaux sociaux » il y a déjà plus de cinq ans…

Le miroir brisé des réseaux sociaux.

La vérité est que Facebook est loin d’être le seul « piège à données personnelles » sur le web !

Google est particulièrement bien placé dans ce peloton… Faites une recherche sur un événement vous concernant (par exemple, comment aller à tel ou tel aéroport et vous verrez votre prochain vol s’afficher… surprise !) et vous vous rendrez vite compte que Google sait déjà beaucoup de choses sur vous !

Bref, cessons de faire les tartuffes, utiliser le web n’est pas gratuit, il est temps de s’en rendre compte.

Une course à Daytona : la course à l’américaine, un grand spectacle bien réglé

Hier (samedi 10 février), je suis allé à Daytona avec mon jeune fils pour voir la toute première course ARCA de la saison sur le grand tri-oval floridien. Le week-end prochain, ce sont les 500 miles de Daytona qui vont tenir la vedette : cette première manche de la série NASCAR est aussi le rendez-vous le plus convoité de la saison, la victoire la plus importante, celle que tous rêvent d’épingler à son palmarès.

Mais ces 500 miles sont tellement populaires qu’il est difficile de trouver sa place au milieu d’une foule immense… Donc, je préfère ma tactique : aller voir à quoi ressemble une course de stock-cars moderne lors d’une rencontre mineure. Ainsi, il y a peu de monde, le confort est bien meilleur pour fondamentalement le même genre de spectacle. Certes, l’ARCA n’est pas la NASCAR… c’est, en quelques sortes, la troisième division de ce genre de voitures (la NASCAR concentrant la première et la seconde, peuplé quasi-uniquement de pilotes professionnels alors que l’ARCA sert de tremplin pour des jeunes désirant aboutir dans la NASCAR). Bref, l’ARCA était le bon choix pour nous et nous avons apprécié la course pour ce qu’elle était : un spectacle à l’américaine !

Tout d’abord, les installations : énormes, gigantesques, impeccables. Il y a même des ascenseurs pour grimper tout en haut des grandes tribunes (tout en haut, c’est vraiment haut, on peut voir le circuit dans son intégralité !). Ensuite, le staff : c’est pas comme en France, y a du monde à tous les étages. Bon, on voit bien que les équipes sont en surnombre pour un événement aussi mineur mais, justement, ils sont là en répétition pour que tout se passe impeccable pour le grand rendez-vous des 500 miles !

Donc, l’organisation est impeccable. La course elle-même répond aux codes de ces épreuves sur anneau avec une prépondérance sur le drafting (l’aspiration). Tous ceux qui vous disent que « c’est nul, y a pas de pilotage », n’ont jamais essayé de gagner ce genre de courses sur iRacing… Croyez-moi, c’est vraiment pas évident 1) de survivre (faut arriver à « passer entre les gouttes » en évitant les crash, les « big ones ») et 2) de progresser dans le peloton et de garder sa place. Donc, ne croyez pas les « naysayers » et appréciez le spectacle pour ce qu’il est. Pour rompre la monotonie, il y a les ravitaillements et, surtout, les crash. Les gros crash sont vraiment très spectaculaires et ils ne manquent jamais de se produire.

Bref, une forme de sport-automobile différente de ce qu’on connait en Europe mais qu’il faut savoir décoder plutôt que de la mépriser…

Atteindre ses objectifs, même longtemps après les avoir fixés

En janvier, j’ai procédé à l’assemblage d’un nouveau PC (je raconte cette expérience cans le détail ici). Il y a longtemps que je voulais faire cela et, ces dernières années, ça m’est arrivé assez souvent d’assouvir enfin tel ou tel désir, d’accomplir telle ou telle tâche ou d’atteindre enfin tel ou tel objectif.

Ce n’est pas pour me vanter (comme dirait Philippe Meyer…) que je vous raconte cela, mais plutôt pour mettre l’accent sur la patience. Et si c’était la patience qui était la clé des accomplissements, grands et petits ?

Encore un exemple : avant de publier « Perdu dans le temps« , j’ai gardé cet ouvrage dans ma tête pendant plus de dix ans !
Je n’étais pas inquiet, je n’avais pas peur de l’oublier, car je savais que j’allais l’écrire un jour, je savais que j’allais aboutir un jour. Je fais cela tout le temps avec mes livres : chaque écriture est précédée d’une période de maturation plus ou moins longue, mais il n’est pas rare que cela prenne un an ou deux (en ce moment, je suis justement en train de « maturer » le prochain « Dr Miracle », celui de la saison 1972…).

N’oublions pas que toutes les choses sont d’abord des idées, des éléments de notre imagination, avant de prendre forme, d’être concrétisées dans la matière par notre propre industrie.

Donc, si vous voulez écrire un livre, restaurer une moto ou assembler un PC, ne vous désolez pas de ne pouvoir passer à l’action immédiatement. Patience dans l’azur, tout finit par venir à qui sait l’attendre, l’espérer, l’imaginer.

Dans la vidéo ci-dessous (que j’avais déjà partagé sur ce blog), je raconte mon aventure « paroxystique » quand j’avais 17 ans. Déjà à cette époque (1977), je savais que j’allais revenir sur ces lieux (la RN20) pour y prendre des photos. Jeune, j’imaginais même que je ferais ce pèlerinage au volant d’une Porsche 911… je ne me suis pas trompé de beaucoup, mais il m’a fallu attendre jusqu’en 2012 pour faire ce retour au volant de ma Porsche Cayman…

Bref, tout cela pour dire qu’il suffit d’y croire pour que, finalement, ça vienne. Croyez en vos rêves et ils deviendront réalité !

Faire la liste des dix livres que vous recommandez à lire…

Première règle pour établir cette liste : je ne peux y inclure un de MES livres… La vanité ne fait pas partie du cahier des charges ici !

En revanche, on peut y inclure des BD : ce sont des livres après tout. Bref, allons-y : voici les dix que, selon moi, il faut absolument avoir lus…

Le grand jeu – le tout meilleur livre sur l’Histoire que je n’ai jamais lu : l’affrontement anglo-russe en Asie centrale pendant le XXIème siècle. Voilà un ouvrage à lire pour comprendre les grands enjeux du XXIème siècle (qui ne se résumaient pas à l’Europe !) et qui résonnent encore aujourd’hui (et c’est pour ça que s’intéresser à l’Histoire est si important et utile).

Légende des contrées oubliées – une BD sublime sur une histoire de nains (type heroic fantasy alors que je ne suis pas un fan du genre). L’histoire est fascinante et il y a une vraie « poésie graphique » dans le dessin. Bref, tout ce qui m’énerve d’habitude, ici est tellement réussi que c’est carrément sublime !

Les six voyages de Lone Sloane – encore une BD, celle de Druillet, un choc, tout simplement quand j’ai découvert cela, jeune. La fascination est restée, cet album mérite d’être là et pas seulement pour son importance « historique »…

Les quatre accords toltèques – Voilà le livre qu’on devrait conseiller à tout le monde pour aller mieux, tout simplement !
Le domaine du « développement personnel » est très encombré (et ce n’est rien de le dire !). Pourtant, si le domaine vous intéresse, commencez par ce livre, vous ne serez pas déçu, promis.

Transurfing – de Vadim Zeland : va bien plus loin qu’aucun livre sur le même thème, améliorer sa vie. Transurfing est décliné en plusieurs volumes… Commencez déjà par le tome un pour voir. Par exemple, Vadmin Zeland donne l’explication la plus crédible qui soit sur les rêves, jamais rien lu de pareil ailleurs…

Les lois fondamentales de la stupidité humaine – Un excellent traité (tout est dans le titre) sur un sujet qui mériterait plus d’attention, selon moi…

– Une journée d’Ivan Denissovitch – d’Alexandre Soljenitsyne, le livre qui introduit à l’oeuvre du maitre russe bien connu. Un livre facile à lire (ce qui n’est pas le cas de « l’archipel du goulag » du même auteur) mais qui contient toute l’horreur du goulag soviétique.

Naufragé volontaire – d’Alain Bombard, une aventure sans pareille !
Bombard était aussi un conteur formidable en plus d’être un aventurier audacieux. Pour prouver le bien fondé de ses idées, il s’est retrouvé dans une situation qui paraissait suicidaire et sans espoir… Ce qu’il en a retiré est bien plus que la preuve de la justesse de ses théories, un récit épique dont l’écho résonne encore aujourd’hui. Un des grands exploits du XXème siècle qui n’est pas assez connu… Profitez-en pour sortir des sentiers battus et vous régaler de cet exploit inédit.

Annapurna premier 8000 – de Maurice Herzog, l’histoire incroyable de cette première dans l’Himalaya, tragique et grandiose. Certes, l’auteur et son exploit ont été plus ou moins contestés par la suite (et pas pour les mêmes raisons) mais ça ne retire rien à ce récit formidable qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Le grand cirque – de Pierre Clostermann, l’histoire de ce pilote français dans la RAF pendant la Seconde Guerre mondiale, poignant. Désormais avec le titre « Le grand cirque 2000 » (date de la dernière édition ?), ce récit incroyable vous propulse dans cette guerre aérienne cruelle. L’écriture est dense et vous laisse pantois devant les exploits de ces hommes jeunes. C’est autant un livre d’Histoire qu’un livre de guerre ou de mémoires.

Oui, il y a pas mal de livres français et sur des exploits français (y compris guerriers)… et pourquoi pas ?

Quand les Français sont nuls, je les critique sans restrictions. Mais quand ils sont à la hauteur, il faut les lire, tout simplement…

Mon bilan 2017 : plutôt satisfaisant

L’inoubliable maire de Paris, Jean Tiberi a dit une fois : mon bilan est bon, les Parisiens m’aiment !

J’aurais pu choisir une image plus flatteuse de l’ineffable couple Tiberi, mais cela aurait été moins drôle !

Je ne sais pas si les Parisiens m’aiment, mais, moi aussi, mon bilan est bon !

Je veux parler de mes livres, bien entendu. Pendant cette année 2017, ma production a été raisonnablement bonne… J’ai publié des nouveaux livres (« L’empereur », « Affaire classée » et « Dr Miracle, saison 1971 ») et j’ai continué la mise à jour minutieuse de mes « anciens » ouvrages (« Freedom Machine » et « SimRacing »). En fait, c’est un travail en continu puisque, en ce moment même, je suis en train de faire une campagne de corrections sur mes titres récents (grâce à l’aide toujours bienvenue de mes lecteurs !) et j’ai lancé le travail sur la seconde édition de l’Histoire de l’informatique (un très gros travail !).

Mes objectifs pour 2018 :

  • Publier une seconde édition de l’Histoire de l’informatique (très enrichie !)
  • Publier « Dr Miracle, saison 1972 »
  • Publier des éditions corrigées de mes titres récents
  • Continuer les mises à jour sur « SimRacing »
  • Et sans doute un ou deux nouveaux récits (j’ai toujours au moins une idée en cours)

Bon courage à tous dans vos projets et bonne nouvelle année !

Il n’est jamais trop tard pour cracher sur Noël !

Jai déjà publié cette chronique il y a un an mais les bonnes choses doivent servir plusieurs fois !

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Allez, je sais bien que vous êtes nombreux à détester Noël comme moi. Si vous n’êtes encore convaincu, lisez ceci => http://www.alain-lefebvre.com/allez-avouez-vous-aussi-vous-detestez-noel/

ironie

Je vous propose encore autre chose pour bien enfoncer le clou : Santaland Diaries.

C’est un récit assez connu aux USA qui nous vient du formidable David Sedaris. Je vous invite, vraiment, à écouter son journal ci-dessous : son expérience en tant qu’Elfe à Macy. Si vous comprenez l’anglais, il FAUT écouter cette histoire… ça, vraiment ça, c’est Noël… Triste.

 

Une critique (positive) du Film « Borg-McEnroe » : allez le voir !

Bien entendu, il faut avoir un certain âge pour comprendre ce qu’a représenté Bjorn Borg dans les années soixante-dix : ce phénomène a véritablement donné une impulsion inouïe au tennis. Grâce à lui et en quelques années, le tennis est devenu un sport très médiatisé et à l’audience mondiale (ce n’était pas le cas dans les années soixante).

En plus, il y avait un double mystère autour de Borg : comment faisait-il pour ne laisser jamais paraitre ses émotions ?
Et pourquoi s’est-il retiré brusquement alors qu’il était encore jeune et au sommet ?

Le film tout récent Borg-McEnroe répond (partiellement, mais c’est déjà beaucoup !) à ces deux questions. Quelque part, c’est très comparable à Rush qui revenait sur la saison 1976 de F1 et l’affrontement homérique entre Lauda et Hunt. Les acteurs sont bons (surtout celui qui joue Borg, un peu moins pour celui qui interprète McEnroe, mais d’une façon générale le casting est bon, les acteurs sont ressemblants et jouent juste) et les prises de vue lors des matchs sont carrément excellentes. Vous allez me dire « faut vraiment aimer le tennis pour aller voir cela ! ». En fait, non. Il suffit d’avoir vécu pendant ces années-là pour avoir envie de revivre cet affrontement qui a passionné les foules à l’époque.

D’une façon qui m’a pas mal surpris, les gens que je connais et qui sont des amateurs de tennis m’ont plutôt dit qu’ils n’iraient PAS voir le film : peur d’être déçu, tennis trop vieux et ainsi de suite… Je crois au contraire que ce film fait du bien au tennis et permet de comprendre la solitude des champions et la difficulté qu’il y a à vaincre au sommet.

Bref, vous l’avez compris, allez-y.

Un documentaire pas comme les autres : il était une forêt…

Voici un documentaire que je vous recommande sans restriction :

C’est beau, bien fait, instructif et même carrément spectaculaire par moment. On y apprend plein de choses mais peut-être que la principale est le respect. Respect de ces géants (les arbres) qui vivent dans le temps comme nous vivons dans l’espace… Respect et admiration pour la diversité des formes de vie, des processus qui participent à la création et à la maturation des différents stades de la forêt, à travers les siècles.

Ce documentaire est de la même veine que la série réalisée par Jacques Perrin (Le peuple de l’herbe, Le peuple migrateur, Océans, Les saisons, tous excellents), regardez-le si vous le pouvez.

Ce blog a vingt ans !

En effet, j’ai déposé le nom de domaine alain-lefebvre.com en 1997 mais, à l’époque, on ne parlait pas encore de « blog », simplement de « site perso »…

Voici une petite galerie des pages d’accueil pendant ces vingt ans (je n’ai pas fait des captures d’écran chaque année, j’ai utilisé https://archive.org/ pour retrouver tout cela) : les images s’affichent du plus récent au plus ancien…

En vingt ans, j’ai publié des centaines d’articles, j’ai annoncé mes livres et j’ai eu quelques dizaines de commentaires (oui, je sais, c’est peu…). Mais j’ai fait cela avant tout pour moi car, avouons-le, l’impact réel est proche de zéro. Ce blog sera-t-il encore là dans vingt ans ?

Franchement, j’en doute.

A la découverte d’un auteur : Julien Centaure

J’ai découvert les ouvrages de Julien Centaure par hasard sur Amazon car il a eu la bonne idée de rendre disponibles ses livres dans le cadre de « l’abonnement Kindle » que j’utilise régulièrement. J’ai d’abord lu « Les Nettoyeurs » dont voici le résumé et la couverture :

Pratiquement décimée par les Ploutons un millier d’années auparavant, la civilisation humaine ne subsiste plus que dans quelques cités souterraines éparpillées sur la planète.Les gens vivent et meurent dans leur cité sans jamais voir la lumière du jour.Seuls les nettoyeurs, insensibles aux Ploutons, montent encore à la surface pour entretenir les installations. Ils doivent y affronter une nature particulièrement hostile où la moindre erreur est fatale.
Lum est l’un des nettoyeurs de la cité d’Antéa. Passionné par son métier, il détient le record absolu du nombre de sorties à la surface.
Mais cette 489ème sortie ne va pas du tout se dérouler comme d’habitude.

J’ai beaucoup aimé ce livre mais ce n’était rien à côté du suivant que j’ai adoré : Esperenza 64.

Tout frais émoulus de l’École de l’Espace, Nil, Mila, Élisabeth et bien d’autres, sont en train de rejoindre l’Esperanza 64 en orbite.Comme son nom l’indique, le vaisseau est le 64e du nom et, à l’instar de ses prédécesseurs, il va, sous deux mois, être lancé vers une étoile proche dans le cadre du programme Exodus.
Manoeuvré par un équipage de 4 000 hommes et femmes, il mettra des milliers d’années pour atteindre sa destination. Il emporte dans sa soute 25 000 000 de caissons, communément appelés cercueils, où sont conservés, congelés, les futurs colons de l’hypothétique exoplanète viable sur laquelle il faudra s’arrêter et s’implanter. Tous ces colons ont été désignés au hasard.Le programme Exodus est un projet totalement fou, violemment critiqué, d’autant plus qu’Exodus impose un secret absolu sur ce qui se passe à bord des Esperanzas. Il est sensé permettre, à terme, d’évacuer la moitié de la population d’une Terre exsangue, rétablissant ainsi l’équilibre des besoins et des ressources. Mais les Esperanzas ont-ils réellement une chance de réussir ?
Très vite, l’équipage de l’Esperanza 64 va être confronté à la terrible réalité de l’espace.

Disons-le tout de suite, Esperanza 64 est un des meilleurs livres de SF que j’ai lu depuis bien longtemps !

C’est simple, ce récit est vertigineux tout en étant d’un réalisme rafraichissant. C’est presque un manuel d’ingénierie qui porterait sur une question simple mais ardue : comment maintenir en marche un vaisseau spatial pendant des (dizaines voire des centaines de) milliers d’années ?

J’ai eu du mal à lâcher le livre et je prenais n’importe quel prétexte pour m’y replonger tout le long… C’est incontestablement un récit à découvrir et à dévorer !

Je suis également en train de lire « Un monde meilleur » du même auteur. Ce livre est un peu une suite de « Les nettoyeurs ». C’est bien mais pas aussi fort que « Esperanza 64 ». Pour finir, j’ai également prévu de lire « Les primitifs » et j’aurais ainsi fait le tour de l’oeuvre actuelle de Julien.

Encore un nouveau livre : l’Empereur !

Eh oui, je ne peux pas m’en empêcher : alors que je devais travailler sur la saison 1971 de Dr Miracle (ça vient, rassurez-vous), j’ai eu une nouvelle inspiration sur un sujet différent. Les « moments d’inspiration » sont trop précieux pour être négligés, je me suis donc mis à écrire « l’Empereur ».

Le pitch du livre est simple :

C’est un récit court, mais vertigineux, car il démontre que nous ne sommes que des jouets et que nos décisions découlent de l’environnement qui nous entoure. Il s’agit d’un professeur d’université enlevé par des extra- terrestres (les Mons, dans une galaxie lointaine, on sait peu de choses sur eux…) afin de devenir leur empereur et de mener la guerre contre leurs voisins (sur lesquels on en sait encore moins !), rien que cela… Bien entendu, rien n’est conforme aux apparences !

Et voici aussi une petite vidéo pour compléter cette présentation…

Il est déjà disponible sur Amazon, aussi bien version papier (seulement 3,78 € !) que Kindle

La couverture de la version pour Kindle.

Le vélo à assistance électrique est enfin au point, profitez-en !

En 2007, j’avais essayé un vélo à assistance électrique (VAE) et j’avais trouvé cela super… Sauf que l’autonomie n’était pas suffisante pour assurer le trajet entre mon domicile et mon bureau (il faut préciser que, en Savoie, le vélo doit être capable d’encaisser les dénivelés qui sont significatifs, si vous voyez ce que je veux dire…). Bref, intéressant mais encore un peu tôt (en 2007, rappel).

Dix ans après (tiens, revoilà le délai de dix ans… quelle surprise !), les choses ont évolués et favorablement… Je viens d’acheter un VAE de marque Moustache (c’est Français !) et de type « Samedi 28 black » :

C’est pas moi sur la photo mais le vélo est du même type. J’ai aussi deux belles sacoches oranges qui s’accrochent bien au porte-bagages…

Ce Moustache est très satisfaisant car il permet de grimper les cotes sans problème et c’est un vrai plus. Grâce aux sacoches, je peux aussi aller faire les courses chez Biocoop et même chargé, les performances ne s’effondrent pas, bien !

En Floride, j’ai aussi un vélo électrique mais ce dernier n’est pas de type « à assistance » (la réglementation est bien différente là-bas) mais il faut aussi pédaler car, sinon, on ne va pas loin et on s’ennuie vite…

En Floride, mon vélo est un ProdoTech.

Sur la RN20, à l’aube : mon événement fondateur

Dans la rubrique « parler de moi est la seule chose qui m’intéresse vraiment », je vous propose aujourd’hui une vidéo intimiste : mon événement fondateur.

Nous avons tous eu un événement fondateur qui a déterminé la suite de notre parcours. Pour moi, ça se passait en octobre 1977 sur la route nationale 20 dans le Quercy…

Tout est dit dans cette vidéo que je vous laisse découvrir :

Alors, pourquoi publier cela ?

Par exhibitionnisme forcené, comme notre époque les adore ?

Pas tout à fait. Il s’agit plutôt d’expliquer ce que je dois à la moto et tenter de rendre un peu de ce que j’ai reçu (une démarche salutaire). Et je dois beaucoup à la moto : tout d’abord de m’avoir donné confiance en moi quand j’étais jeune et, aujourd’hui, de me permettre de me sentir jeune à nouveau quand je monte en selle (et c’est exactement ce que j’explique dans mon livre « Freedom Machine » seconde édition). Le plaisir que je prends désormais en roulant à moto est bien résumé dans cette courte et roborative vidéo :

Un cas unique : John Surtess

John Surtess nous a quitté… Un cas unique, vraiment : le seul qui a pu aligner un titre en F1 après de nombreux titres sur deux roues. Seul Valentino Rossi aurait pu faire pareil mais le conditionnel est de rigueur, même pour Vale…

Pour rendre hommage correctement à « Big John », quoi de mieux que de mettre un extrait de mon livre « la malédiction des champions du monde de F1 » ?

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John « big » Surtees, l’incompris

On vient de l’évoquer, revenons sur le cas de John Surtees, « Big John » comme l’appelaient les Italiens. Surtees est tout de même un cas vraiment unique : le seul jusqu’à ce jour à être passé avec succès de la moto à la F1 et à avoir (presque) tout gagné dans les deux domaines. Mais Big John avait aussi un caractère difficile et il ne put rester chez Ferrari après son sacre -mérité- de la saison 1964.

Une anecdote significative sur Surtees mérite d’être racontée : je l’ai rencontré en personne lors des « coupes de l’âge d’or » à Montlhéry en 1982. Je lui ai alors demandé pourquoi il manquait les 500 milles d’Indianapolis à son palmarès pourtant exemplaire (il y manque aussi une victoire aux 24 Heures du Mans alors qu’il y a mené plusieurs fois au volant d’une Ferrari…) ?

Il me répondit qu’il devait y participer lors de la saison 1966 sur une Lotus, mais il se blessa lors de la série Can-Am (qu’il remporta tout de même cette année-là) et cela l’obligea à déclarer forfait pour Indy… Et c’est Graham Hill qui hérita du baquet de la Lotus et qui l’emporta… On peut supposer que « Big John » n’aurait pas fait moins bien, mais comment savoir ?

La suite est décevante : comme Graham Hill, John Surtees aura une carrière déclinante. Il tente de créer son écurie, car c’est un vrai bourreau du travail, mais, au contraire de Brabham, n’y aura aucun succès (c’est tout de même lui qui participa à l’émergence de Lola). Surtees souffrit surtout d’être incompris.

Donc, on l’a deviné, Surtees n’échappe pas à la malédiction sous la forme de plusieurs saisons de trop (même s’il remporta une victoire mémorable à Monza en 1967…) et d’un long et humiliant déclin…

Voilà pourquoi j’aime le sport (mais pas TOUS les sports…) !

Comme beaucoup, j’aime de nombreux sports, bien plus que je n’en pratique en fait !

Je préfère les sports individuels (les sports « d’équipes » ne me font pas vibrer…) car j’y retrouve les valeurs que j’affectionne : courage, endurance, talent et, plus que tout,  persévérance.

Voici une petit vidéo qui résume tout cela en images (et oui, il y a aussi des sports d’équipes et même du football !) :

La racine du problème selon l’Odieux connard…

Le blog de l’Odieux connard est une bonne source, presque toujours. Et, cette fois, il a fait fort : à travers une petite illustration qu’il affectionne, il remet les choses en place.

Il point du doigt, fort justement, le niveau où nous sommes : tout en bas. Trump et compagnie ne sont pas le problème, ils ne sont qu’un symptôme du problème, nuance !

Allez, la démonstration en image :

Minorités bruyantes : les nouveaux fascistes !

Depuis quelques décennies, nous sommes submergés par des vagues successives de minorités bruyantes et revendicatives. J’emploie le terme « minorités bruyantes » à dessein, histoire de les opposer à la bien-connue « majorité silencieuse »… Or, dernièrement, nos minorités bruyantes ne se contentent plus de cela, d’être bruyantes, elles sont même devenues (progressivement, mais de façon de plus en plus évidente) carrément nos nouveaux fascistes.

Cela peut paraitre exagéré mais j’assume. Comme nos militants revendicateurs sont persuadés d’avoir raison et d’être du bon côté de l’évolution (voire même de l’Histoire pendant qu’on y est, par opposition aux réactionnaires qui eux, sont forcément des perdants, hein !), ils permettent donc de terroriser tout un chacun (pour le moment, seulement sur le plan intellectuel mais on sait que ça dérape vite quand on en est là). Mais c’est pas grave puisque c’est pour le bien de la société… C’est quand même bien la bonne conscience, n’est-ce pas ?

Allez, un exemple. Après les trop fameux LGBT (qui, soit dit en passant, n’en ont pas encore tout à fait terminé avec nous… Les premiers « nouveaux fascistes », ce sont bien eux !), nous avons affaire à une nouvelle sorte (très agressive) de militants écologistes : les pro-vegan radicaux (encore qu’il semble que les pro-vegan modérés reste encore à découvrir…).

Comme vous le savez sans doute déjà, les pro-vegan ne veulent pas simplement que nous ne mangions plus de viande mais il faut même bannir (une bonne fois pour toutes) tous les produits animaux (je répète pour que cela soit tout à fait clair : tous les produits animaux et ce définitivement). A la base, je suis plutôt d’accord : les habitants des pays riches consomment souvent trop de viande (en fait, bien trop de viande !) et c’est mauvais pour tout le monde. C’est mauvais pour la santé des consommateurs eux-mêmes, c’est mauvais pour la planète (voir, à ce sujet, l’excellent documentaire Cowspiracy) et c’est terrible pour les animaux que nous maltraitons largement dans ce processus ravageur.

« Mais en fait, t’es vachement d’accord avec eux, finalement » me direz-vous… Oui sur le fond, non sur la façon de « traiter le sujet ». Je pense que dire aux gens « mangez de la viande est criminel » n’est sûrement pas la bonne façon de faire changer les mentalités et encore moins les comportements.

Je suis désolé de constater que c’est toujours les plus radicaux, les plus agressifs et les plus détestables qui l’emportent dans ces mouvements. On se retrouve inévitablement dans des échanges d’insultes ce qui n’est certainement pas la bonne façon d’avancer.

Dans cette mouvance, on voit des trucs désolants comme cette jeune femme qui se fait insulter parce qu’elle annonce qu’elle arrête le véganisme (elle aurait mieux fait de garder cela pour elle) :

Je ne la connais pas et un simple coup d’oeil à sa chaine YouTube me fait comprendre que nous n’avons pas exactement les mêmes centres d’intérêts mais je ne vais pas la traiter de tous les noms pour autant !

Cette évolution radicale et fascisante me désole et me parait contre-productive. Mais les minorités bruyantes se moquent d’un appel à la raison et aux bonnes manières…

Mesure N°9 et N°10 : agences gouvernementales et universités (si j’étais président…)

Continuons le cours de notre énumération des « dix mesures si j’étais président », avec les deux dernières mesures :

9— Services publics
Les organisations et structures redondantes et inutiles sont supprimées. Une seule agence sanitaire de contrôle des médicaments et non deux par exemple.

10— Enseignement
Les universités sont le parent pauvre de l’enseignement supérieur depuis des décennies. On privatise les universités. Seules les meilleures vont subsister et les filières débiles et inutiles vont disparaître.

Commençons par les agences publiques. Il y en a beaucoup trop, tout d’abord. Ce n’est même pas moi qui le dit mais l’IGF !

Le rapport achevé par l’inspection générale des finances (IGF) en mars 2012, mais publié le 17 septembre 2012, recense 1244 agences au total (p. 1). Ce rapport démontre que les agences ont été un « point de fuite » budgétaire, et ont été utilisées pour contourner les restrictions budgétaires de l’État. Il dénonce par ailleurs leurs effectifs pléthoriques, l’absence de tutelle effective de l’État, s’interroge sur l’efficacité de certaines d’entre elles et sur la légitimité de la rémunération de leurs dirigeants. Dans ce cadre, il formule plusieurs recommandations visant à rationaliser l’usage des agences et à réaliser des économies.

Je m’attaquerais en particulier aux « agences de sécurité sanitaires« … En 2013, ces agences sont :

Vous ne trouvez pas que ça fait un peu beaucoup, surtout en regard de leur efficacité !
Noyautées par les lobbies, diffusant une propagande qui frise le ridicule (rappelez-vous l’affaire des coûteux vaccins pour le H1N1…), ces agences méritent un nettoyage qui est devenu plus que nécessaire.

Passons aux universités maintenant. Cela fait plus de quarante ans que celles-ci déclinent… Il serait peut-être temps de faire quelque chose, non ?

Là au moins, c’est simple : on privatise tous les établissements (oui, ça va faire pleurer les gauchistes, mais ces pauvres petits choux n’auront qu’à se plaindre au Raptor Dissident !). Du coup, seuls les plus valables vont trouver preneurs, on ferme les autres et voilà, problème réglé. Car, croyez-vous vraiment que la France ait besoin d’offrir des études « voies de garage » à des jeunes qui ne savent pas encore quoi faire de leur vie adulte ?

Vous voulez étudier une grosse connerie inutile et sans aucun débouché ?
Pas de problème, vous le faites à vos frais et tout le monde est content !

Mesure N°7 : la Justice (si j’étais président…)

Continuons le cours de notre énumération des « dix mesures si j’étais président », avec la mesure concernant la Justice… Ah, voilà un sujet polémique, voilà un sujet qui enflamme !

7— Justice
Les prisons sont vidées et supprimées. Les peines lourdes (plus de trois ans d’emprisonnement) sont envoyées en Guyane dans un périmètre spécial. Les peines légères sont assignées à résidence avec bracelet électronique (avec localisation GPS et camisole chimique si nécessaire) pour la nuit, aux travaux d’intérêts généraux pour la journée. Les détenus vont servir à quelque chose : nos espaces seront propres désormais.

Alors, tout d’abord, un constat : la Justice fonctionne mal, elle est lente (pas bien, mais on est habitué…), elle laisse passer beaucoup de choses (ah ça, par contre, pas bien du tout !) et, enfin, la situation de la population carcérale est tout sauf satisfaisante.

Alors que la proportion de nos concitoyens emprisonnés est faible par rapport à notre population globale (au contraire des USA, par exemple, où la part de la population carcérale frôle 1% de la population totale !), nous n’arrivons pas à les héberger correctement puisque, de façon systématique, le nombre d’incarcérés dépasse la capacité d’hébergement (58 587 places pour 68 253 personnes écrouées, au 1er septembre 2016).

La solution est-elle de construire plus de prisons ?
De privatiser ce secteur afin que ce soit des sociétés qui gèrent le problème (comme, en partie, aux USA justement, avec tous les effets pervers qu’on a pu constater depuis cette innovation brillamment mise en place par l’administration Reagan !) ?

Non et non, certainement pas. Vous me connaissez, je propose quelque chose de plus radical !

1) On supprime les prisons et on s’appuie bien plus sur le concept de « personnes suivies en milieu ouvert » comme le dit si bien notre ministère de la Justice actuel. Cela veut dire le recours (massif !) aux bracelets électroniques et, oui, à la camisole chimique pour certains cas. Mais ça, c’est seulement pour les délits mineurs, ceux qui auraient écopé d’une peine de prison de moins de trois ans. Et pour les autres alors ?

2) Pour les autres, c’est direct la Guyane !
Ah, tu vas restaurer le bagne ?
Pas exactement, je pense à un truc encore plus radical encore !

Le « périmètre spécial » auquel je pense ferait dix kilomètres carré, entouré de grillages électrifiés et gardé par la Légion qui aurait ordre de tirer à vue. Les types envoyés là devraient se débrouiller pour survivre pendant la durée de leur peine. Si ce n’est pas le cas, eh ben tant pis, fallait pas déconner et se faire choper les gars. Je pense que ça serait assez dissuasif en fait et assez économique au final. Et, actuellement, ça ne concernerait que 40% des condamnés.

Pour celles et ceux qui ne savent pas l’état de déliquescence de notre système pénal, je renvoie vers cette étude : La délinquance de 1975 à 2000, évolutions des chiffres et des concepts.
Par Sebastian Roché, chargé de recherche au CNRS, CERAT-Grenoble,secrétaire général de la société européenne de criminologie.

Bien sûr, ça date un peu, mais un coup de sondage rapide montre que ça ne s’est pas vraiment arrangé (effet Taubira ? Un peu, oui !). Pour les pressés, j’en ai fait un résumé succinct ci-dessous :

La meilleure explication de l’augmentation de la délinquance tient en un constat simple : la  facilité grandissante, pour les délinquants, d’accomplir des méfaits et la faiblesse de la réaction de la société et des institutions pénale.

L’augmentation de la délinquance n’est pas un phénomène récent. Elle a crû considérablement depuis 1960, et les agressions, elles, ont décollé depuis 1985.

L’explication ne saurait être celle d’un meilleur enregistrement des faits par la police de proximité du fait des réformes : la comparaison de deux enquêtes nationales sur les  victimes montre que le taux de plaintes des particuliers pour agression baisse entre 1985 et 1995.

Si les délits ont à ce point augmenté, c’est que les délinquants ont de moins en moins de risques d’être pris…

Face à cette vague délinquante, comment le système pénal réagit-il ?

La vérité est qu’il réagit peu ou pas du tout. Et que son efficacité est déclinante au moment où l’on en aurait le plus besoin. La plupart de ses forces sont localisées dans les départements où les délits sont le moins nombreux.

De plus, les taux d’élucidation des délits chutent. Suite de l’extrait :

Les taux d’élucidation varient énormément suivant la nature des actes : plus de 80 % des meurtres sont élucidés, contre à peine plus de 10 % des cambriolages. Cependant, des tendances lourdes sont facilement décelables : en moyenne, les taux d’élucidation en France sont passés de 51 % en 1950 à 27,5 % en 2000.

Le risque pris par le délinquant a presque été divisé  par deux. Au total, le risque réel d’être pris est d’environ 23% pour les atteintes aux personnes et il est seulement de 6% pour les vols.

Que le taux d’élucidation soit faible n’est pas le plus grave, car la situation se dégrade encore dans la suite du système…

En moyenne, au cours des années 90, la justice a classé sans suite de 77 à 78% des affaires portées à sa connaissance. Seules un peu plus de 20% d’entre elles ont été traitées.

Pourquoi la justice reste-t-elle inerte si souvent ?

Il peut s’agir d’une question de procédure (la police n’a pas réuni les éléments suffisants), d’une volonté du magistrat de « laisser prescrire » (c’est souvent le cas pour les mineurs).

Mais, surtout, cette inefficacité est due à la saturation du système pénal. Ce qui dicte le comportement du juge, ce sont les ressources dont le système dispose. Concrètement, dans les tribunaux des grandes agglomérations, le vol est dépénalisé : on ne traite plus les vols d’un montant inférieur à 100, voire à 250 euros.

Et même lorsque la justice donne une réponse, celle-ci n’est pas nécessairement exécutée. D’après les chiffres publiés par le ministère de la Justice lui-même, 37% des peines de prison, 52% des peines d’emprisonnement avec sursis total et mise à l’épreuve et 43% des travaux d’intérêt général ne sont pas exécutés.

Et l’étude se conclut sur ces tristes et édifiantes questions : à quoi sert d’élucider les délits si une large part des affaires sont classées ?

À quoi sert de dépenser de l’énergie pour juger quelqu’un si, au bout du compte, on ne peut faire exécuter le jugement ?

Oui, en effet, on peut légitimement se demander à quoi sert un système pénal aussi peu efficace, aussi peu dissuasif avec une police dépassée, des tribunaux engorgés et des prisons saturées. En gros, on se retrouve dans la situation où les délinquants sont de moins en moins souvent arrêtés, quand ils sont arrêtés, ils ne sont pas jugés et quand ils sont jugés, ils ne sont pas emprisonnés…

On est bien loin de “l’impunité zéro” chère à notre cher-président-sauveur-de-la-république (Chirac à l’époque où j’écrivais ces lignes…), on est plutôt proche de la “sanction zéro” !

Mais comment en est-on arrivé là ?

Pourquoi notre système pénal est-il dans un tel état ?

Imaginez un opérateur de téléphonie mobile qui installe ses magasins et ses meilleurs vendeurs dans les zones rurales tout en sachant que ses relais et ses clients se trouvent dans les villes. Que penserait-on ?

Qu’il cherche à aller à la faillite.

C’est exactement ce que fait le système pénal. Les causes du dysfonctionnement du système pénal sont nombreuses et connues. Le mystère est donc qu’elles perdurent. Comment l’expliquer ?

D’abord, l’insuffisante évolution de la carte policière et de la carte judiciaire.

La répartition des forces publiques dans la France urbaine du début du 21ème siècle date d’il y a 50 ans. Elle est organisée pour un pays encore largement rural à l’époque. Or, la population a augmenté de moitié depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et surtout l’urbanisation n’a pas cessé au point que les villes avalent les campagnes environnantes.

La principale modification de la carte judiciaire, en un siècle, aura été en 1958 la suppression de plusieurs milliers d’établissements – les justices de paix et les tribunaux cantonaux – et des tribunaux de première instance. Bref, on  a détruit la justice de proximité. En regard, la création de quelques poignées de maison de justice et du droit ces dernières années ne sont rien.

Bref, on est face à un système qui est en bout de course, parce que figé sur des données qui n’ont plus cours…

Et pourquoi ne fait-on rien pour changer cela ?

Pour des raisons idéologiques d’abord : il y a une vingtaine d’années, la gauche voyait dans la police un outil d’oppression au service du capitalisme, et, en  conséquence, ne percevait pas l’urgence de sa présence dans les villes et les quartiers populaires.

Corporatistes ensuite : les élus locaux ruraux craignent toute rationalisation qui ferait partir des emplois de policiers ou gendarmes et contribuerait à désertifier leurs campagnes. Ils forment un lobby très puissant.

Une courte fable : le jeune homme et la montre

J’aime bien aborder tous les genres littéraires et voilà que j’ai eu l’occasion, dernièrement, d’imaginer cette courte fable… Aussitôt imaginé, aussitôt rédigé !

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Un jour, un homme donna à une montre à son fils.

« Je n’en veux plus » lui dit-il, « peut-être pourras-tu en faire quelque chose, si elle te plaît. »

Le fils était ravi de ce cadeau, car la montre lui plaisait beaucoup. Elle était moderne, très design, très belle en fait.

Il porta donc cette montre avec fierté et plaisir pendant des années. Mais, bien sûr, l’usure du temps fit son œuvre et le bracelet s’avéra être fragile. Voilà le fils avec sa belle montre au rebu, le bracelet cassé. Il alla à la ville afin de faire réparer l’objet chéri. Mais, hélas, aucun bijoutier n’était capable de remettre en état ce bracelet qui n’avait pourtant rien de particulier.

Le fils tempêta et se plaignit amèrement de tant d’incompétence des gens du métier : eh quoi, s’ils ne peuvent prendre soin d’un objet aussi simple, ils ne servent à rien !

Le père lui dit : tu peux continuer à te plaindre ou tu peux essayer de faire quelque chose par toi-même puisque ces gens en sont incapables. Le père suggéra de séparer le bracelet du boitier afin de pouvoir lui trouver un remplacement. Avec l’aide de tout petit tournevis, cela fut fait rapidement. Peu après, le père partit en voyage et le fils dut se débrouiller seul.

Il finit par trouver une partie de la solution : un cordonnier habile répara promptement le bracelet. Il suffisait de le remettre en place et la montre pourrait alors retrouver le poignet du jeune homme.

Celui-ci retrouva les petits tournevis et se mit à l’ouvrage, seul, sans l’aide habituel du père. Il parvint à remonter le tout, mais, horreur, la montre était à l’envers. Il ne se découragea pas et recommença.

Finalement, la montre retrouva son bracelet et sa bonne place.

montre

Le fils était très content et très fier d’avoir abouti. Il envoya une photo au père de la montre de nouveau à son poignet. Le père, tout aussi fier, lui dit ceci : cette fois, cette montre est bien la tienne, car tu y as investi du temps et des efforts dans cet objet. L’argent ne suffit pas. En fait, il ne suffit jamais. Pour que les choses nous appartiennent vraiment, pour de bon, il faut toujours y mettre un peu du sien.

Tu verras qu’il en est de même pour beaucoup de choses. Cette montre t’a enseigné une leçon utile. Penses-y la prochaine fois que tu seras confronté à l’adversité, quelle que soit sa forme.

Mesure N°5 : politique étrangère (si j’étais président…)

Reprenons le cours de notre énumération des « dix mesures si j’étais président ». Aujourd’hui, parlons de l’ONU.

5— Politique étrangère
à quoi set l’ONU ? À rien !
La France se retire de l’ONU.

Ah, l’ONU !
« Le machin » comme disait De Gaulle (une fois de plus, il avait juste sur ça aussi…).

Comme le disait un expert de la question « les vents de la critique sont infatigables quand il s’agit de l’ONU ! ». Il est clair qu’il s’agit d’une organisation à qui on demande beaucoup et à laquelle on accorde peu de moyens…

Organisation sous-dimensionnée :
Opérations de maintien de la paix, budget entre 7 et 7,5 milliard de $, soit même pas le budget de la ville de Paris.
Secrétariat général, 80 000 personnes, soit 1,5% de la fonction publique française.

Mais ne sommes pas là pour sauver le monde, il s’agit juste de redresser la France. Et, en attendant que la 3ème mouture d’une organisation internationale (après tout, la défunte et tout à fait inefficace « société des nations » a précédé l’ONU…) voit le jour et soit enfin efficace, la France donne le signal du changement en se retirant du machin.

Mesure N°4 : médias (si j’étais président…)

Continuons notre revue de détails de mes dix mesures… Aujourd’hui, les médias.

4— Médias
à quoi servent les médias dits de service public ? À rien !
France Télévisions et Radio France sont privatisés. Ça ne changera rien à l’offre de contenus et ça sera plus cohérent. La redevance audiovisuelle est supprimée pour les mêmes raisons.

Privatiser Radio France et France Télévisions est, aujourd’hui, la seule chose logique à faire puisque ces organisations n’essayent même plus de faire semblant d’être différentes. Le trop fameux « mieux-disant culturel » et la non moins fameuse « exception culturelle française » ne sont plus aujourd’hui que des notions vides de sens qui laissent un goût amer à tous ceux qui ont entendu ces promesses creuses pendant trop longtemps.

De plus, quand on voit à quel niveau de bêtise et de beauferie sont tombées ces chaines « populaires », ce sera une punition bienvenue. Même France Culture ne ressemble plus à rien de nos jours. C’est le dernier média où le freudisme peut s’exprimer sans être aussitôt étouffé par le ridicule. Là aussi, la punition sera justifiée.

Mesure N°1 : l’emploi (si j’étais président…)

Hier, j’ai partagé avec vous les dix mesures que j’ai imaginé en jouant avec mes fils à « si j’étais président« . Aujourd’hui, nous allons commencer à détailler ces dix mesures avec, la toute première : l’emploi.

1— Emploi
Sans liberté de licencier, il n’y a pas d’embauche !
Le Code du travail est nettoyé et la liberté de licencier restaurée.

Le tableau actuel des types de licenciements autorisés par le Code du travail.

Bon, pourquoi est-il si important de restaurer la liberté de licencier ?

Eh bien, on peut dire qu’on tourne autour du problème de l’emploi et du chômage depuis plus de quarante ans et que les mesures diverses et variées n’ont pas manqué. Mais, avouons-le, sans aucune efficacité à part faire gonfler inutilement la fonction publique (seule option que peuvent utiliser les politiques, en désespoir de cause…). Alors, veut-on rester ainsi encore quarante ans de plus avec un système bloqué ?

Non, il faut regarder les choses en face : en dépit de toutes les incitations qui sont faites, les patrons (surtout les petits patrons) sont réticents à embaucher. Pourquoi ?
Tout simplement parce qu’ils savent (souvent par expérience) qu’ils n’ont presque aucune possibilité de licencier si le nouvel employé ne fait pas l’affaire (et, souvent, il faut plus que la période d’essai pour s’en rendre vraiment compte… Et ceux qui nient cela ne savent pas de quoi ils parlent, point). Pareil si votre société est contrainte d’alléger ses effectifs, vous ne pourrez le faire (et encore !) qu’au dernier moment, obligé de vous placer dans une situation d’urgence genre « redressement judiciaire »… Super !

Si on veut être honnête, on est obligé d’admettre que c’est là le noeud du problème. Mais les voix qui réfutent cette thèse (avec la plus parfaite mauvaise foi, caractéristique de base du gauchiste bon teint) sont nombreuses et bruyantes en France.

Avec cette attitude jusqu’au-boutiste, les syndicats bloqueurs préfèrent « pas de travail pour tous » plutôt qu’un travail un peu plus précaire que celui actuellement garantit par le Code du travail. En fait de garantie, la seule qu’on a, c’est de savoir que le système est figé et qu’il va le rester. Voilà pourquoi remettre en avant et dans les faits, pratiquement, la liberté de licencier est la seule mesure qui permettra vraiment de libérer l’emploi en France.

Pareil pour la fameuse notion « d’emplois jeunes » qui refait surface tous les dix ans dans notre pays et qui est à chaque fois enterrée par les mêmes bloqueurs (ainsi que tous les jeunes « idiots utiles » qui manifestent dans ce sens…) : plutôt pas de travail pour tous que de réformer un cadre trop rigide et qui a prouvé, maintes et maintes fois, qu’il ne marchait pas.