Comme tout le monde (sans doute), j’ai ma part de vanité. Donc, j’aime bien recevoir des commentaires élogieux sur mon blog et, justement, en ce moment, ça tombe !
Voici celui que j’ai reçu ce matin, dernier en date d’une longue série :
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Nouveau commentaire sur votre article n°37 « Nouvelle : « le rêveur »" Auteur : mode pour hommes (IP : 173.208.95.157 , rdns173-208-95-157.xninet.com) E-mail : julielienhart@live.fr Adresse : http://chaussuresmodehomme.blog.com/ Whois : http://ws.arin.net/cgi-bin/whois.pl?queryinput=173.208.95.157 Commentaire : Merci pour le renseignement. Je viens d’allumer mon pc et je tombe sur ton blog qui me fournit parfaitement sur le sujet de la mode que j’ai besoin. Poursuis comme ça, c’est un plaisir de te lire. Au fait c’est toi qui a fait le l’apparence de ton blog ? Très brillant Vous pouvez lire tous les commentaires de cet article ici : http://www.alain-lefebvre.com/sf/nouvelle-le-reveur/#comments
Nouveau commentaire sur votre article n°37 « Nouvelle : « le rêveur »"
Auteur : mode pour hommes (IP : 173.208.95.157 , rdns173-208-95-157.xninet.com)
E-mail : julielienhart@live.fr
Adresse : http://chaussuresmodehomme.blog.com/
Whois : http://ws.arin.net/cgi-bin/whois.pl?queryinput=173.208.95.157
Commentaire :
Merci pour le renseignement. Je viens d’allumer mon pc et je tombe sur ton blog qui me fournit parfaitement sur le sujet de la mode que j’ai besoin. Poursuis comme ça, c’est un plaisir de te lire. Au fait c’est toi qui a fait le l’apparence de ton blog ? Très brillant
Vous pouvez lire tous les commentaires de cet article ici :
http://www.alain-lefebvre.com/sf/nouvelle-le-reveur/#comments
Sympa non ?
Mais en fait, non. Il s’agit juste d’un commentaire publié par un robot dans le but d’ajouter un lien à partir de mon blog vers http://chaussuresmodehomme.blog.com/ (sauf que j’ai légèrement modifié l’adresse de façon à ce que le lien soit faux… méchant, hein !). Il est facile de se rendre compte que c’est juste de la pub : le contenu du commentaire parait personnalisé (pas bête le coup de la dernière phrase « Au fait c’est toi qui a fait le l’apparence de ton blog ? Très brillant », ça fait vrai !) mais vous pouvez retrouver ce type de phrase simplement en faisant une recherche sur google. Bref, ce type de commentaire, je les supprime systématiquement (très bien la fonction « indésirable » de Wordpress !) et tant pis pour ma vanité…
Depuis le 24 avril, le musée de l’informatique et le musée du jeu vidéo sont fermés. En effet, suite à un incident technique grave, les quatre ascenseurs panoramiques qui desservent le Toit de la Grande Arche ont été arrêtés, l’Etat appliquant à juste titre le principe de précaution. Mais les affres de la bureaucratie française n’ont pas permis de trouver une solution organisationnelle et technique alors que quatre autres ascenseurs intérieurs desservent le Toit de la Grande Arche en passant par ses parois. Initialement annoncée pour une durée de quatre mois, la réparation des ascenseurs semble n’être qu’un prétexte pour remettre en question l’exploitation touristique du Toit de la Grande Arche. Et ce monument phare du département des Hauts de Seine, qui attire plus de 250 000 visiteurs par an, pourrait bien ne jamais réouvrir au public. Quoiqu’il en soit le musée de l’informatique et le musée du jeu vidéo sortiront de cette passe difficile, mais pour nous soutenir dans notre démarche nous avons besoin de votre appui. Signez la pétition « pour la réouverture du musée de l’informatique » !
Vous êtes un élu, un chef d’entreprise, et vous souhaitez accueillir le musée de l’informatique de manière temporaire ou permanente dans votre ville, contactez-nous. Vous représentez une entreprise, une école, un organisme professionnel ou culturel, et vous souhaitez soutenir notre démarche, contactez-nous.
Signez la pétition now !
Le mardi 22 juin, j’interviens en conférence à Cerisy-la-Salle dans le cadre de la journée « La médiation du livre à l’heure du numérique »… Le détail de cette journée ici et également là.
Un nouveau récit du « docteur miracle » : celui-ci raconte ses souvenirs de jeunesse quand il assista aux 200 miles de Daytona en 1970, 71 et 72 depuis le stand du vainqueur, étrange coïncidence non ?
Une très belle vidéo que je vous laisse savourer :
L’organisme gouvernemental anglais Sussex Safer Roads Partnership (SSRP) a concocté une publicité afin de promouvoir le port de la ceinture de sécurité. Sûrement l’une des plus belles publicités jamais réalisées sur la chose, elle conscientise le destinataire par l’entremise de l’art, d’images d’un esthétisme fascinant. Comme quoi il n’est pas nécessaire de voir des gens démembrés pour frapper l’imaginaire…
Mais en plus, c’est vrai : il faut TOUJOURS attacher sa ceinture, même en ville, même pour des « petits » trajets… Je peux dire que cette ceinture ma sauvé la mise plus d’une fois et je suis un convaincu de ce geste.
Cette semaine, j’ai eu l’occasion de visiter une maison qui a une vraie personnalité : il s’agit d’une ancienne école restaurée, agrandie et décorée avec beaucoup de goût. Il ne s’agit pas seulement d’une maison originale mais aussi d’une maison écologique par l’utilisation de matériaux naturels et sains pour la restauration et l’agrandissement ainsi que pour le choix du mode de chauffage (sans parler de l’isolation).
Je vous invite à découvrir cette maison qui est à vendre en ce moment : si vous êtes intéressé par ce type de biens (qui est situé dans un petit village du Gers, à quelques dizaines de kms de Toulouse), voilà une occasion à découvrir sur le site qui présente la maison à http://www.trixty.net/meav/introduction/index.html
Je n’ai pas mis de photos sur ce post car il y a déjà beaucoup d’images de cette maison sur le site (et, bonne surprise, c’est encore mieux en vrai !).
Demain, j’interviens dans un colloque sur les réseaux sociaux qui se passe à Rennes… Plus d’infos à http://www.colloque-webinfluence.com/
Je me suis aperçu en discutant avec quelques amis que le domaine de la nanotechnologie était très peu connu… Alors qu’il s’agit du domaine technique qui est actuellement le plus excitant !
Dans les années 60, la « nouvelle frontière » était représentée par l’informatique ou l’aéronautique… Aujourd’hui, c’est la nano qui est le domaine de pointe, là où les innovations ont le plus d’impact et où le potentiel d’applications est le plus fort. Attention, je ne suis pas en train d’écrire que tout est merveilleux dans la nano et qu’il faut tout prendre à bras ouvert venant de ce secteur !
Comme toujours, il faut prendre la propagande de la techno-structure avec des pincettes et il a largement autant à redouter de la nano qu’il y a à espérer (par exemple, le premier domaine réel d’application de la nano est le militaire… quel surprise !). Ceci dit, c’est un domaine fascinant que je vous invite à creuser à l’occasion de son 50 anniversaire.
En effet, le discours fondateur de la nano date de décembre 1959 par Richard Feynman : Plenty room at the bottom.
Par la suite, c’est Eric Drexler qui popularisa véritablement le concept avec le livre « Engines of creation » (version française ici).
Voici un petit documentaire qui résume bien les tenants et aboutissants de cette importante nouveauté qui se conjugue déjà au présent, que vous en soyez conscient ou pas :
Pour approfondir encore, j’ai constitué une liste de vidéos sur Youtube qui illustre plus ou moins complétement les différents aspects de ce domaine dont on a pas fini de parler !
Ma nièce est en train de faire son « tour du monde » et elle est passée par chez nous pour commencer (bonne idée !).
Elle est juriste de profession et spécialisée dans l’industrie spatiale et, pour retracer son périple, elle tient un blog où elle commente ses rencontres… L’industrie spatiale est un domaine qui m’a toujours intéressé et elle a eu l’idée de faire une interview de moi sur ce sujet… C’est assez réussit et on peut lire (en anglais) et écouter cela (en français) à http://www.openspacetrace.org/index.php?id=22
Il y a même une photo de moi inédite (et assez bonne, je suis presque souriant, rare !) :
Presque souriant !
Pas besoin de vous faire un dessin, mon blog Wordpress vient de subir une mise à jour assez visible !
J’ai changé de thème non pour le plaisir de la nouveauté mais parce que le précédent s’est révéle assez « obéissant » à l’usage… Une tare impardonable pour un informaticien (j’aimeuh les ordinateurs-reu…). J’en ai profité pour ajouter un pavé (dans le « sidebar ») sur les livres que j’ai déjà lus grâce à « Library thing », un service génial sur lequel je reviendrais bientôt car il y a beaucoup à dire !
Bon, reste encore des trucs à faire car ce thème est tout en anglais, je vais donc le traduire car il y en a forcément que ça va rebuter… Patience, je m’en occupe.
Je me suis souvent demandé pourquoi on avait du mal à faire entendre une autre version sur le 9/11 (e dehors du fait que les médias français bloquent complément sur ce sujet…) ?
Parce qu’on ne s’y prenait pas bien, voilà pourquoi ! La bonne formule, c’est l’humour, comme pour la crise des subprimes… Et là, je dois dire que j’ai découvert cet humoriste que je ne connaissais pas : Jean-Marie Bigard. Présenté comme un personnage vulgaire, il se trouve que ce Bigard est plutôt drôle en fait, version comique truculent mais j’aime bien. Il arrive à dire les choses avec la manière et c’est irrésistible.
Donc, je ne résiste pas et voici l’intégrale de ces épisodes hebdomadaires consacrés à la version officielle du 9/11 (car la liaison entre tous ces clips est toujours le livre de la version officielle que Jean-Marie brandit à tout bout de champs…), enjoy!
Lors d’un récent séjour à Paris, ma femme et mes fils ainés ont eu une mauvaise expérience dans un restaurant… Histoire de vous éviter de pénibles désagréments, voici le récit de cette expérience que ma femme vient d’adresser à ddsv75@agriculture.gouv.fr (c’est l’adresse email de la direction des services vétérinaires de Paris, service sensé s’occuper de ce genre d’affaire…).
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Bruce Branit réalise (quasiment seul) des vidéos incroyables… Peut-être vous souvenez-vous de celle-ci ?
Et voici sa dernière création, toujours incroyable… A strange man builds a world using holographic tools for the woman he loves.
This award winning short was created by filmmaker Bruce Branit, widely known as the co-creator of ‘405′. World Builder was shot in a single day followed by about 2 years of post production. Branit is the owner of Branit VFX based in Kansas City.
More info, background and info on future releases can be at http://www.facebook.com/pages/World-Builder/73936485659 Become a fan and keep in touch.
Si vous ne connaissez pas www.macosmetoperso.com, c’est le moment d’y aller (ou de le faire connaitre à votre conjointe/copine si vous êtes un homme…). Ce site est une création de mon amie « la sorcière du référencement » (http://www.lasorcieredureferencement.com/) et, à mon avis, mérite d’être connu…
Cela nous vient du Boston Globe et ça vaut le coup d’oeil=> http://www.boston.com/bigpicture/2008/12/the_year_2008_in_photographs_p.html
2008 has been an eventful year to say the least – it is difficult to sum up the thousands of stories in just a handful of photographs. That said, I will try to do what I’ve done with other photo narratives here, and tell a story of 2008 in photographs. It’s not the story of 2008, it’s certainly not all stories, but as a collection it does show a good portion of what life has been like over the past 12 months.
Voici un PDF qui regroupe quelques photos belles, suprenantes ou même « incroyables »… Elles sont issues d’un powerpoint qui circule sur le Net. Pour vous, je l’ai converti en PDF et j’ai viré celles que je trouvais de « mauvais goût » (il y en a toujours dans ce genre de compilation…), enjoy!
_photosincredibles_
Un peu d’auto-promo…
Petit rappel : je me suis lancé dans une expérience positive, tenir un blog sur la notion de « bonheur » et comment l’atteindre. Oui, moi !
Bref, je ne suis plus seul à animer ce blog puisqu’Assunta Ottone y contribue elle aussi activement. Allez y faire ou y refaire un tour, peut-être y trouverez votre bonheur (ouarf, oui, c’est lourd mais j’ai pas pu m’en empêchez !)… http://www.lavoiedubonheur.com/
Une vidéo que j’avais vu il y a quelques mois mais sur un site où on ne peut la partager… La voilà enfin sur YouTube. Je vous laisse apprécier la voix paniquée du navigateur !
Voilà un excellent article sur techcrunch : 10 bonnes raisons d’arrêter de blogguer
J’aime beaucoup la raison N°7 : Vous êtes perméables aux trolls. Heureusement, sur ce blog, il semble que je sois -pour le moment- plutôt épargné par les « trolls » et c’est tant mieux !
Ce projet est en cours de lancement… Si tout va bien, je pourrais vous en dire plus sur les « parrains » de ce projet dans les semaines à venir.
Ce nouveau livre devait sortir avant juin 2009, sans doute avec mon éditeur habituel : M21 Editions.
Voici une toute première version de l’introduction :
Introduction Voilà un livre sur l’histoire de l’informatique moderne. J’insiste sur cet adjectif car mon objectif était bien de rédiger un ouvrage différent des livres d’histoire qu’on peut déjà trouver. Certes, il est utile de replacer l’émergence de l’informatique dans les méandres du bouillonnement technique du XXème siècle mais cela a déjà été fait de nombreuses fois. Mon but était plutôt de focaliser sur les quarante dernières années de notre industrie afin de retracer les évolutions majeures et d’en comprendre les mécanismes. En effet, pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut décrypter ce passé récent. Ainsi seulement, on pourra faire une analyse objective de la situation présente et proposer une nouvelle direction pour la prochaine phase. Car, et c’est là le second volet de ce travail; il ne s’agit pas seulement de s’intéresser à l’histoire moderne de l’informatique mais aussi de le faire avec un oeil critique ! Est-on satisfait de la situation actuelle ? Peut-on dresser un bilan de l’informatique professionnelle ? Quelles règles peut-on en déduire ? Pourrait-on faire mieux ? Comment faire mieux ? C’est pour répondre à ces questions que j’avais proposé en 2004 “le manifeste pour une informatique raisonnable” et la dernière partie de ce livre est une mise à jour de cette proposition replacée dans le contexte d’un bilan de l’informatique moderne. Mais, avant d’en arriver là, il faut pouvoir poser les bases de cette exploration. C’est-à-dire, répondre aux questions suivantes : Quand commence l’informatique moderne ? Que s’est-il passé d’important pendant la “préhistoire” ? Le premier chapitre débute avec l’identification de l’événement créateur de l’informatique moderne : le lancement de l’IBM 360, ancêtre des mainframes et véritable début de l’industrie informatique telle que nous la connaissons. Avant cela, ce n’était ni le chaos ni le néant mais une période que nous pourrions appeler la “préhistoire” : l’informatique existe déjà belle et bien mais pas encore sous la forme d’une industrie structurée avec un marché, des clients et des usages bien définis.
Introduction
Voilà un livre sur l’histoire de l’informatique moderne. J’insiste sur cet adjectif car mon objectif était bien de rédiger un ouvrage différent des livres d’histoire qu’on peut déjà trouver. Certes, il est utile de replacer l’émergence de l’informatique dans les méandres du bouillonnement technique du XXème siècle mais cela a déjà été fait de nombreuses fois. Mon but était plutôt de focaliser sur les quarante dernières années de notre industrie afin de retracer les évolutions majeures et d’en comprendre les mécanismes.
En effet, pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut décrypter ce passé récent. Ainsi seulement, on pourra faire une analyse objective de la situation présente et proposer une nouvelle direction pour la prochaine phase. Car, et c’est là le second volet de ce travail; il ne s’agit pas seulement de s’intéresser à l’histoire moderne de l’informatique mais aussi de le faire avec un oeil critique !
C’est pour répondre à ces questions que j’avais proposé en 2004 “le manifeste pour une informatique raisonnable” et la dernière partie de ce livre est une mise à jour de cette proposition replacée dans le contexte d’un bilan de l’informatique moderne.
Mais, avant d’en arriver là, il faut pouvoir poser les bases de cette exploration. C’est-à-dire, répondre aux questions suivantes : Quand commence l’informatique moderne ? Que s’est-il passé d’important pendant la “préhistoire” ?
Le premier chapitre débute avec l’identification de l’événement créateur de l’informatique moderne : le lancement de l’IBM 360, ancêtre des mainframes et véritable début de l’industrie informatique telle que nous la connaissons. Avant cela, ce n’était ni le chaos ni le néant mais une période que nous pourrions appeler la “préhistoire” : l’informatique existe déjà belle et bien mais pas encore sous la forme d’une industrie structurée avec un marché, des clients et des usages bien définis.
Et donc, voici le prologue consacré à la « préhistoire » :
Prologue : la préhistoire de l’informatique moderne Les vrais pionniers de l’informatique telle qu’on la connait aujourd’hui sont peu connus… Il s’agit d’un binome : P. Eckert et J. Mauchly. En 1946, ce sont eux qui sont à l’origine de l’ENIAC (Electronic Numerical Integrator and Computer). Ce sont encore ces deux là qui lance la première start-up informatique afin de commercialiser des ordinateurs. La première commande vient de l’US Navy pour le BINAC en août 1949. En 1951, P. Eckert et J. Mauchly, ayant revendu leur compagnie à Remington Rand, lancent l’UNIVAC I (UNIversal Automatic Computer). Il s’agit du premier ordinateur commercial de l’histoire. Le premier fût vendu au bureau de recensement Americain. Mais c’est grâce au flair marketing de Remington Rand que le premier “coup médiatique”, véritable événement fondateur de l’informatique, est réalisé : Remington Rand (Unisys aujourd’hui…) proposa à CBS d’organiser une prévision des résultats par ordinateur pour le soir des élections présidentielles américaine de 1952. Walter Cronkite (le présentateur vedette de CBS) était septique mais la soirée fut un succès car la prévision donnée par UNIVAC était exacte à 1% près ! Cette soirée eu un grand retentissement dans l’opinion publique américaine et contribua à faire connaître la notion “d’ordinateur” au grand public de l’époque. Depuis ses débuts à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’informatique évoluait rapidement mais de façon chaotique : c’est une période où tout est à inventer et où les innovations marquantes sont obligatoires. Mais, dans ce déferlement, il était impossible de bâtir quelque chose de durable car les changements techniques où chaque nouveauté, chaque nouvelle génération de machines démodait instantanément la précédente. Ce contexte convenait à peu près à la communauté scientifique mais pas du tout au monde des affaires. Dans un premier temps, c’est UNIVAC (division de Remington Rand après le rachat de la start-up de P. Eckert et J. Mauchly) qui domine l’embryon d’industrie qui est en train de se former mais IBM, l’acteur dominant du marché des tabulatrices, va s’efforcer de revenir dans la course. Il va y parvenir grâce à ses propres efforts (en particulier avec le modèle 1401) mais aussi en étant impliqué dans les deux projets majeurs de cette époque : les projets SAGE et SABRE… Ces projets conduirent à l’invention de la notion de “fonctionnement temps réel”. Jusque-là, les quelques ordinateurs vendus et installés étaient utilisés sans aucune imagination : du batch, encore du batch et toujours du batch. Ces calculateurs étaient modernes dans leur conception mais ils étaient employés avec les mêmes démarches et processus que les systèmes mécanographiques qu’ils remplaçaient. L’invention du “temps réel” allait permettre de changer cela (mais cela se fit très progressivement). Le projets SAGE, le réseau informatique de défense Américain SAGE (Semi Automated Ground Environment) Le Whirlwind crée au MIT par Jay Forrester, Ken Olsen (le futur fondateur de Digital Equipment) et leur équipe est le tout premier ordinateur temps réel (1949-1951). En 1952, IBM est contacté pour mettre en chantier la production des ordinateurs du réseau SAGE dont le Whirlwind était le prototype. Une cinquantaine de machines, portant le nom AN/FSQ7, sera produite. Le projet SAGE consistait à coordonner un flux de messages, à l’aide d’une série de gros ordinateurs, depuis des radars jusqu’aux unités d’interception de l’US Air Force, permettant ainsi de réduire significativement le temps requis pour contrer une attaque éventuelle de bombardiers. Juillet 1958 : Le premier bunker du réseau SAGE (système de défense Américain) devient opérationnel. L’ordinateur AN/FSQ7 dans chaque bunker est capable de gérer 400 avions simultanément. Le dernier bunker du réseau SAGE fermera en Janvier 1984. Le projet SAGE a été bien moins célèbre que le projet SABRE mais il eut beaucoup d’importance dans la montée en puissance d’IBM dans le nouveau (pour l’époque) domaine de l’informatique. Comme l’a plus tard avoué Tom Watson Jr (dirigeant historique d’IBM dans la seconde moitié du XXème siècle) “…c’est la guerre froide qui aida IBM a devenir le roi du secteur informatique…”. Le projet SABRE Premier réseau informatique à but commercial : SABRE (Semi Automated Business Related Environment) réalisé par IBM. Il relie 1200 téléscripteurs à travers les Etats-Unis pour la réservation des vols de la compagnie American Airlines. Cette compagnie faisait face à de sérieux problèmes dans son processus de réservation dans les années 1950. Le système de réservation historique d’American Airlines était alors entièrement manuel. Un processus plus automatisé était nécessaire pour faire entrer American Airline dans l’ère du transport aérien à grande échelle. En 1953 un commercial de haut niveau d’IBM, Blaire Smith, rencontre C. R. Smith, président d’American Airlines, à l’occasion d’un voyage d’affaires et ils discutent de leurs activités professionnelles respectives. A cette époque là, IBM travaillait justement pour l’US Air Force sur le projet SAGE… Il n’a pas échappé aux deux businessmen que le principe fonctionnel de SAGE pouvait être tout à fait adapté aux besoins d’American Airline en matière de réservation. 30 jours après cette rencontre, IBM soumet une proposition de recherche à American Airlines, suggérant d’étudier le problème plus avant et d’évaluer l’opportunité d’un « cerveau électronique ». Un contrat formel pour le développement est signé en 1957, et le premier système expérimental déployé en 1960. Le système est un succès – et un succès nécessaire, notamment en raison de son coût astronomique de 40 millions de dollars (de l’époque, soit environ 350 millions de dollars d’aujourd’hui) pour le développement et l’installation. A partir de 1964, toutes les réservations American Airlines sont gérées par ce système. Les recherches nécessaires autour du projet SABRE ont aussi amené leur lot d’innovations. En 1956, IBM commercialise le premier disque dur, le RAMAC 305 (Random Access Method of Accounting and Control). Il est constitué de 50 disques de 61 cm de diamètre et peut stocker 5 Mo. Ce périphérique a été développé pour le projet SABRE, système de réservation temps réel pour la compagnie aérienne American Airlines. Les projets SAGE et SABRE ont également provoqué des retombées positives sur le plan humain en formant des milliers de programmeurs qui se sont ensuite dissiminés dans tous le pays, contribuant ainsi à créer une vaste et nouvelle catégorie socio-professionnelle : les informaticiens. L’IBM 1401 à la suite du 650 On l’a vu, le projet SAGE fut vraiment profitable à IBM et pas seulement sur le plan financier mais aussi sur le plan technique. IBM fut invité à examiner les détails du Whirlwind et s’en inspira largement pour concevoir ses premiers ordinateurs commerciaux : le 701 destiné à des usages scientifiques et militaires ainsi que le 702, la version destinée aux usages civils (gestion des entreprises). IBM proposa ainsi une série de machines durant les années cinquante qui étaient toutes des très petites séries utilisant les techniques de pointe de l’époque. Les choses commencent à changer avec le modèle 650. Il fut le premier au monde à avoir vraiment été fabriqué en “grande” série. Il a été annoncé en 1954, et plus de 2000 unités ont été produites entre la première livraison en 1954 et l’arrêt de cette production en 1962. Le 650 a été le premier succès commercial d’IBM dans le secteur des ordinateurs. Mais cette réussite restait limitée : l’essentiel de l’activité de la compagnie restait liée à la production de machines mécanographiques et les principaux clients continuaient à privilégier cette technologie déjà ancienne mais fiable et économique. C’est avec cela en tête qu’IBM conçu le successeur du modèle 650 : le 1401. Le modèle 1401 était le premier ordinateur reposant sur des transistors. Il était plus rapide que le 650 mais surtout plus fiable et moins coûteux. Ce nouveau “mainframe” fut annoncé en octobre 1959 et les installations commencèrent dès le début de 1960. Les prévisions de livraison d’IBM pour ce modèle s’établissaient à 1000 exemplaires. Mais, finalement, plus de 120000 exemplaires du 1401 furent assemblés et installés chez les clients… Comment expliquer que les prévisions d’IBM aient été aussi pessimistes ? Le succès inattendu du 1401 vient du fait qu’il ne s’agissait pas d’un ordinateur isolé, aussi sophistiqué qu’il pouvait l’être mais d’un véritable “système” : un processeur entouré par des périphériques innovants. En particulier une imprimante rapide (le modèle 1403) qui était capable d’imprimer 600 lignes par minute alors que les modèles précédents se contentaient de 150 lignes par minutes. C’est cette offre qui a vraiment décidé la base des clients traditionnels d’IBM à basculer de la mécanographie à l’informatique… Honeywell modèle H200 Le succès du 1401 inspira le premier “copieur” de l’industrie informatique : en 1963, Honeywell annonça le modèle H200 qui avait pour particularité d’être entièrement compatible avec l’IBM 1401 (grâce à un logiciel de conversion des programmes nommé « Liberator »…). Pour la première fois, les clients avaient une alternative à IBM sans devoir refaire tous leurs programmes… Alors que les “sept nains” (c’était le surnom des concurrents d’IBM dans les années 60…) s’épuisaient à lutter frontalement avec IBM, Honneywell inventait la stratégie de l’ordinateur compatible (une stratégie qui sera suivie des années plus tard par Amdhal, Comparex et les constructeurs Japonais comme Fujitsu). Honneywell bénéficia d’un certain succès avec cette démarche mais elle démontrait surtout que le point clé du succès résidait désormais dans le verrouillage qu’impliquait l’écriture et la réécriture des programmes. Verrouillage qui devenait bien plus important que l’attrait des derniers progrès en matière d’électronique et les gains de performances qui y étaient liés… Le logiciel commence à sortir des limbes avec les premiers compilateurs (Fontran et Cobol). Du côté de l’électronique, le transistor a remplacé le tube à vide fragile, encombrant et grand consommateur d’électricité. Noyce à Fairchild et kilby à Texas Instrument ont inventé le circuit intégré. Tout est en place pour que l’histoire moderne commence. La préhistoire a permis de passer d’un secteur d’activité quasiment artisanale mais très innovante à une industrie structurée et aux pratiques technologiques bien établies. C’est IBM qui a suscité ce tournant et c’est aussi IBM qui en a le plus profité, et c’est logique car cette évolution a aussi été l’occasion de séparer deux types d’acteurs : ceux qui avaient une logique contractuelle et ceux qui avaient une volonté industrielle. Les premiers faisaient financer la recherche technique par les grands donneurs d’ordres (typiquement l’armée) et n’envisageaient pas d’investir leurs propres moyens afin de se ménager une avance et d’en faire bénéficier ensuite leurs clients. Ces acteurs raisonnaient au coup par coup, ils étaient seulement intéressés par la perspective du prochain contrat, non par celle de construire un marché. À l’opposé de ce comportement passif, on trouve quelques acteurs comme IBM ou NCR qui se situent dans une logique industrielle et adoptent un comportement actif : investir eux-mêmes dans la recherche afin de pouvoir proposer une offre adaptée au marché de masse. Il est naturel que ce soient IBM et (dans une moindre mesure) NCR qui soient à l’origine de ce changement d’échelle puisqu’eux-mêmes se situaient plus sur le marché industriel que sur le marché contractuel (les solutions de mécanographies pour IBM, les caisses enregistreuses pour NCR). Ce premier niveau de maturité de l’industrie se traduit par deux conséquences : le ralentissement de l’innovation et l’apparition du marketing afin d’élargir et de dynamiser le marché potentiel… Ce mécanisme en trois temps (innovations rapides afin de concrétiser la nouvelle percée, puis apparition d’acteurs imposant une logique de masse, et enfin prise de relais par le marketing afin d’élargir le marché) va se reproduire à chaque tournant de l’histoire de l’informatique dans sa période “moderne”…
Prologue : la préhistoire de l’informatique moderne
Les vrais pionniers de l’informatique telle qu’on la connait aujourd’hui sont peu connus… Il s’agit d’un binome : P. Eckert et J. Mauchly. En 1946, ce sont eux qui sont à l’origine de l’ENIAC (Electronic Numerical Integrator and Computer). Ce sont encore ces deux là qui lance la première start-up informatique afin de commercialiser des ordinateurs. La première commande vient de l’US Navy pour le BINAC en août 1949. En 1951, P. Eckert et J. Mauchly, ayant revendu leur compagnie à Remington Rand, lancent l’UNIVAC I (UNIversal Automatic Computer). Il s’agit du premier ordinateur commercial de l’histoire. Le premier fût vendu au bureau de recensement Americain. Mais c’est grâce au flair marketing de Remington Rand que le premier “coup médiatique”, véritable événement fondateur de l’informatique, est réalisé : Remington Rand (Unisys aujourd’hui…) proposa à CBS d’organiser une prévision des résultats par ordinateur pour le soir des élections présidentielles américaine de 1952. Walter Cronkite (le présentateur vedette de CBS) était septique mais la soirée fut un succès car la prévision donnée par UNIVAC était exacte à 1% près ! Cette soirée eu un grand retentissement dans l’opinion publique américaine et contribua à faire connaître la notion “d’ordinateur” au grand public de l’époque. Depuis ses débuts à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’informatique évoluait rapidement mais de façon chaotique : c’est une période où tout est à inventer et où les innovations marquantes sont obligatoires. Mais, dans ce déferlement, il était impossible de bâtir quelque chose de durable car les changements techniques où chaque nouveauté, chaque nouvelle génération de machines démodait instantanément la précédente. Ce contexte convenait à peu près à la communauté scientifique mais pas du tout au monde des affaires. Dans un premier temps, c’est UNIVAC (division de Remington Rand après le rachat de la start-up de P. Eckert et J. Mauchly) qui domine l’embryon d’industrie qui est en train de se former mais IBM, l’acteur dominant du marché des tabulatrices, va s’efforcer de revenir dans la course.
Il va y parvenir grâce à ses propres efforts (en particulier avec le modèle 1401) mais aussi en étant impliqué dans les deux projets majeurs de cette époque : les projets SAGE et SABRE… Ces projets conduirent à l’invention de la notion de “fonctionnement temps réel”. Jusque-là, les quelques ordinateurs vendus et installés étaient utilisés sans aucune imagination : du batch, encore du batch et toujours du batch. Ces calculateurs étaient modernes dans leur conception mais ils étaient employés avec les mêmes démarches et processus que les systèmes mécanographiques qu’ils remplaçaient. L’invention du “temps réel” allait permettre de changer cela (mais cela se fit très progressivement).
Le projets SAGE, le réseau informatique de défense Américain SAGE (Semi Automated Ground Environment) Le Whirlwind crée au MIT par Jay Forrester, Ken Olsen (le futur fondateur de Digital Equipment) et leur équipe est le tout premier ordinateur temps réel (1949-1951). En 1952, IBM est contacté pour mettre en chantier la production des ordinateurs du réseau SAGE dont le Whirlwind était le prototype. Une cinquantaine de machines, portant le nom AN/FSQ7, sera produite. Le projet SAGE consistait à coordonner un flux de messages, à l’aide d’une série de gros ordinateurs, depuis des radars jusqu’aux unités d’interception de l’US Air Force, permettant ainsi de réduire significativement le temps requis pour contrer une attaque éventuelle de bombardiers. Juillet 1958 : Le premier bunker du réseau SAGE (système de défense Américain) devient opérationnel. L’ordinateur AN/FSQ7 dans chaque bunker est capable de gérer 400 avions simultanément. Le dernier bunker du réseau SAGE fermera en Janvier 1984. Le projet SAGE a été bien moins célèbre que le projet SABRE mais il eut beaucoup d’importance dans la montée en puissance d’IBM dans le nouveau (pour l’époque) domaine de l’informatique. Comme l’a plus tard avoué Tom Watson Jr (dirigeant historique d’IBM dans la seconde moitié du XXème siècle) “…c’est la guerre froide qui aida IBM a devenir le roi du secteur informatique…”.
Le projet SABRE Premier réseau informatique à but commercial : SABRE (Semi Automated Business Related Environment) réalisé par IBM. Il relie 1200 téléscripteurs à travers les Etats-Unis pour la réservation des vols de la compagnie American Airlines. Cette compagnie faisait face à de sérieux problèmes dans son processus de réservation dans les années 1950. Le système de réservation historique d’American Airlines était alors entièrement manuel. Un processus plus automatisé était nécessaire pour faire entrer American Airline dans l’ère du transport aérien à grande échelle. En 1953 un commercial de haut niveau d’IBM, Blaire Smith, rencontre C. R. Smith, président d’American Airlines, à l’occasion d’un voyage d’affaires et ils discutent de leurs activités professionnelles respectives. A cette époque là, IBM travaillait justement pour l’US Air Force sur le projet SAGE… Il n’a pas échappé aux deux businessmen que le principe fonctionnel de SAGE pouvait être tout à fait adapté aux besoins d’American Airline en matière de réservation. 30 jours après cette rencontre, IBM soumet une proposition de recherche à American Airlines, suggérant d’étudier le problème plus avant et d’évaluer l’opportunité d’un « cerveau électronique ». Un contrat formel pour le développement est signé en 1957, et le premier système expérimental déployé en 1960. Le système est un succès – et un succès nécessaire, notamment en raison de son coût astronomique de 40 millions de dollars (de l’époque, soit environ 350 millions de dollars d’aujourd’hui) pour le développement et l’installation. A partir de 1964, toutes les réservations American Airlines sont gérées par ce système. Les recherches nécessaires autour du projet SABRE ont aussi amené leur lot d’innovations. En 1956, IBM commercialise le premier disque dur, le RAMAC 305 (Random Access Method of Accounting and Control). Il est constitué de 50 disques de 61 cm de diamètre et peut stocker 5 Mo. Ce périphérique a été développé pour le projet SABRE, système de réservation temps réel pour la compagnie aérienne American Airlines. Les projets SAGE et SABRE ont également provoqué des retombées positives sur le plan humain en formant des milliers de programmeurs qui se sont ensuite dissiminés dans tous le pays, contribuant ainsi à créer une vaste et nouvelle catégorie socio-professionnelle : les informaticiens. L’IBM 1401 à la suite du 650 On l’a vu, le projet SAGE fut vraiment profitable à IBM et pas seulement sur le plan financier mais aussi sur le plan technique. IBM fut invité à examiner les détails du Whirlwind et s’en inspira largement pour concevoir ses premiers ordinateurs commerciaux : le 701 destiné à des usages scientifiques et militaires ainsi que le 702, la version destinée aux usages civils (gestion des entreprises). IBM proposa ainsi une série de machines durant les années cinquante qui étaient toutes des très petites séries utilisant les techniques de pointe de l’époque. Les choses commencent à changer avec le modèle 650. Il fut le premier au monde à avoir vraiment été fabriqué en “grande” série. Il a été annoncé en 1954, et plus de 2000 unités ont été produites entre la première livraison en 1954 et l’arrêt de cette production en 1962. Le 650 a été le premier succès commercial d’IBM dans le secteur des ordinateurs. Mais cette réussite restait limitée : l’essentiel de l’activité de la compagnie restait liée à la production de machines mécanographiques et les principaux clients continuaient à privilégier cette technologie déjà ancienne mais fiable et économique. C’est avec cela en tête qu’IBM conçu le successeur du modèle 650 : le 1401. Le modèle 1401 était le premier ordinateur reposant sur des transistors. Il était plus rapide que le 650 mais surtout plus fiable et moins coûteux. Ce nouveau “mainframe” fut annoncé en octobre 1959 et les installations commencèrent dès le début de 1960. Les prévisions de livraison d’IBM pour ce modèle s’établissaient à 1000 exemplaires. Mais, finalement, plus de 120000 exemplaires du 1401 furent assemblés et installés chez les clients… Comment expliquer que les prévisions d’IBM aient été aussi pessimistes ? Le succès inattendu du 1401 vient du fait qu’il ne s’agissait pas d’un ordinateur isolé, aussi sophistiqué qu’il pouvait l’être mais d’un véritable “système” : un processeur entouré par des périphériques innovants. En particulier une imprimante rapide (le modèle 1403) qui était capable d’imprimer 600 lignes par minute alors que les modèles précédents se contentaient de 150 lignes par minutes. C’est cette offre qui a vraiment décidé la base des clients traditionnels d’IBM à basculer de la mécanographie à l’informatique…
Honeywell modèle H200 Le succès du 1401 inspira le premier “copieur” de l’industrie informatique : en 1963, Honeywell annonça le modèle H200 qui avait pour particularité d’être entièrement compatible avec l’IBM 1401 (grâce à un logiciel de conversion des programmes nommé « Liberator »…). Pour la première fois, les clients avaient une alternative à IBM sans devoir refaire tous leurs programmes… Alors que les “sept nains” (c’était le surnom des concurrents d’IBM dans les années 60…) s’épuisaient à lutter frontalement avec IBM, Honneywell inventait la stratégie de l’ordinateur compatible (une stratégie qui sera suivie des années plus tard par Amdhal, Comparex et les constructeurs Japonais comme Fujitsu). Honneywell bénéficia d’un certain succès avec cette démarche mais elle démontrait surtout que le point clé du succès résidait désormais dans le verrouillage qu’impliquait l’écriture et la réécriture des programmes. Verrouillage qui devenait bien plus important que l’attrait des derniers progrès en matière d’électronique et les gains de performances qui y étaient liés… Le logiciel commence à sortir des limbes avec les premiers compilateurs (Fontran et Cobol). Du côté de l’électronique, le transistor a remplacé le tube à vide fragile, encombrant et grand consommateur d’électricité. Noyce à Fairchild et kilby à Texas Instrument ont inventé le circuit intégré. Tout est en place pour que l’histoire moderne commence. La préhistoire a permis de passer d’un secteur d’activité quasiment artisanale mais très innovante à une industrie structurée et aux pratiques technologiques bien établies.
C’est IBM qui a suscité ce tournant et c’est aussi IBM qui en a le plus profité, et c’est logique car cette évolution a aussi été l’occasion de séparer deux types d’acteurs : ceux qui avaient une logique contractuelle et ceux qui avaient une volonté industrielle. Les premiers faisaient financer la recherche technique par les grands donneurs d’ordres (typiquement l’armée) et n’envisageaient pas d’investir leurs propres moyens afin de se ménager une avance et d’en faire bénéficier ensuite leurs clients. Ces acteurs raisonnaient au coup par coup, ils étaient seulement intéressés par la perspective du prochain contrat, non par celle de construire un marché.
À l’opposé de ce comportement passif, on trouve quelques acteurs comme IBM ou NCR qui se situent dans une logique industrielle et adoptent un comportement actif : investir eux-mêmes dans la recherche afin de pouvoir proposer une offre adaptée au marché de masse. Il est naturel que ce soient IBM et (dans une moindre mesure) NCR qui soient à l’origine de ce changement d’échelle puisqu’eux-mêmes se situaient plus sur le marché industriel que sur le marché contractuel (les solutions de mécanographies pour IBM, les caisses enregistreuses pour NCR).
Ce premier niveau de maturité de l’industrie se traduit par deux conséquences : le ralentissement de l’innovation et l’apparition du marketing afin d’élargir et de dynamiser le marché potentiel…
Ce mécanisme en trois temps (innovations rapides afin de concrétiser la nouvelle percée, puis apparition d’acteurs imposant une logique de masse, et enfin prise de relais par le marketing afin d’élargir le marché) va se reproduire à chaque tournant de l’histoire de l’informatique dans sa période “moderne”…
Voilà, ça ne fait que commencer !
Soyons objectif et, comme le suggère fort justement Johannes Roussel, il faut aussi mettre en avant les éléments qui sont en accord avec la version officielle.
Voici donc une série de vidéos, plutôt bien faites et intéressantes, qui explique comment et pourquoi les tours jumelles se sont effondrées… à regarder dans l’ordre suivant :
La sorcière du référencement (une amie de longue date) vient d’ouvrir un site marchand original… Voici son annonce :
Nous venons d’ouvrir au public le site www.macosmetoperso.com qui commercialise ingrédients et contenants pour la fabrication de produits de beauté, de soin et de maquillage.
Bon, je ne suis pas exactement le bon public pour ce type d’offre mais si ça peut servir à certain(e)s…
Il y a 2 semaines, j’ai ouvert un nouveau blog dédié à la recherche du bonheur => http://www.lavoiedubonheur.com/
C’est pas une blague !
Ce blog a pour but de mettre bout à bout des éléments, des réflexions, des théories, des expériences sur cette recherche qui nous concerne tous (non ?). Il ne s’agit pas ici de parler de MON bonheur mais de cette notion d’une façon plus générale.
Pourquoi avoir fait cela ? En fait, il y a un bon moment que je souhaitais passer un peu de temps sur un projet PO-SI-TIF (une démarche qui s’imposait pour moi). J’ai finalement eu cette idée qui s’est imposée à moi lors d’un trajet en voiture (un satori quoi…).
Bref, ce n’est encore qu’un début mais si ça peut en aider quelques-un(e)s à trouver la voie, ce sera bon pour mon karma !
Ce blog n’est pas une initiative fermée et si d’autres veulent contribuer, je serais heureux de pouvoir leur ouvrir des comptes auteurs, just ask!
Le 20 août après-midi, M6 a diffusé un téléfilm en deux parties sur Maria Montessori « une vie consacrée aux enfants » (una vita per i bambini)… Suite à cette diffusion, la fréquentation de notre site www.montessori.fr (le principal site en français sur la question, animé par ma femme depuis 1995… Cet ancienneté explique aussi pourquoi son site est N°1 sur le sujet) a été multipliée par 10 et nous n’avons jamais vendu autant de livres+CD en une seule journée !
Preuve s’il en était besoin de l’influence des médias de masse sur la découverte d’un site à l’occasion d’une diffusion, même quasi-confidentielle (l’heure choisie n’était pas très favorable).
Que peut-on ajouter à cela ?
Je viens d’ajouter le badge Facebook sur mon blog (dans la page de mon profil…). C’est pas mal fait puisque il y a aussi mon statut qui s’affiche :
Sur 6nergies, on avait fait la même chose il y a quelques années avec Signal-Social et on avait aussi un « badge » qui pouvait s’afficher dans un blog mais je dois avouer que le principe proposé par Facebook est plus simple et mieux fait.
Je suis en train de mettre en place ce blog sous Wordpress et de migrer mes articles depuis Viabloga… Patience, ça prend du temps !
Oui car Viabloga ne propose pas grand chose comme export et les fonctions d’import de Wordpress ne prévoit pas Viabloga… Cela m’oblige à recourir au copier/coller et comme il y a presque 450 articles (mon blog date de février 2005), c’est aussi une occasion de faire le tri entre ce qui mérite d’être repris et ce qui peut disparaitre…