J’étais “visionnaire”, je suis désormais “contrariant”… Suis-je devenu un vieux con ?

En quoi étais-je un visionnaire ?

Au pic de mon activité professionnelle, j’étais assez souvent qualifié de visionnaire et, avouons-le, j’aimais bien cela. J’avais un “track record” assez flatteur en la matière : j’ai été (en France) un pionnier du client-serveur et un pionnier du Web, j’ai rédigé et publié les premiers livres sur ces matières et j’avais des chroniques régulières dans les principales publications consacrées à l’informatique.

Par la suite, j’ai également été un pionnier des réseaux sociaux en France, rédigeant et publiant le premier livre en français à ce sujet (“Les réseaux sociaux, pivot de l’Internet 2.0”, paru chez M21 édition en 2005). J’ai donné de nombreuses conférences sur tous ces sujets techniques, mais tout ceci bien avant l’avènement des “Ted Talk” pour tous. Bref, j’ai été un visionnaire à l’époque où ça voulait dire quelque chose pour moi. Plus maintenant.

Quand ai-je basculé en mode “contrariant” ?

En 2010, j’ai rédigé une histoire de l’informatique moderne (“Cow-boys contre chemin de fer ou que savez-vous vraiment de l’histoire de l’informatique ?”, première publication en octobre 2010) avec mon vieux complice, Laurent Poulain. En effet, nous trouvions que tous les ouvrages sur le sujet passaient à côté d’un point essentiel à nos yeux : la lutte entre les “start-ups” (les “cow-boys”) et les grandes sociétés (les “chemins de fer”), moteur principal du progrès technique que nous constatons tous les jours. C’est sans doute à partir de ce moment-là que je suis passé en mode “contrariant”…

Notre livre à Laurent et à moi…

Ensuite, il y eut “Cette révolte qui ne viendra pas” (première publication en août 2011) où je dénonçais le rôle des médias dans l’abrutissement généralisé… Puis “Le miroir brisé des réseaux sociaux” (première publication en mars 2013) réalisé avec François Lienart où nous avions une certaine avance pour pointer du doigt l’absurdité des contenus publiés sur Facebook et autres…

Cette révolte qui n’est toujours pas là…
Les réseaux sociaux, eux, sont toujours là…

Enfin, ma bascule fut complète avec cet ouvrage plus récent, “Technologies : perception, illusion, déception” où je m’attaquais à la reine de toutes les idées reçues : l’accélération permanente du progrès technique (et c’est pas gagné, on le verra plus loin).

Une illusion qui a la vie dure !

La propagande est partout, y compris dans la hi-tech

Avant d’aller plus loin dans mon argumentation, avez-vous remarqué combien la propagande est devenue omniprésente ?

Jusqu’aux années 70, on était surtout habitué à la propagande gouvernementale… Par exemple, sur la guerre au Vietnam. Cette propagande n’a pas cessé, n’a pas faibli et on en a une nouvelle preuve aujourd’hui avec l’affaire des “Afghanistan papers”. Mais, désormais, il serait sot de croire que la propagande se limite à la géo-politique. Il en est de même dans les domaines de l’économie ou même (et surtout devrais-je écrire) dans la hi-tech !

La propagande “hi-tech” existe bel et bien, l’exemple récent de Wework devrait vous en convaincre. Dans cet exemple édifiant, nous sommes passés en quelques semaines à “Wework est une licorne exemplaire menée par des génies” à “Wework est une escroquerie qui montre la profonde incompétence de Softbank”. Si ça ce n’est pas un retournement de situation, je ne sais plus quel exemple vous fournir !

Pourquoi est-ce utile d’être un contrariant ?

Pour ne plus se faire avoir par une propagande délirante qui vous promet tout et n’importe quoi pour se dédire (sans s’excuser !) seulement quelques mois plus tard, voilà pourquoi les “contrariants” devaient désormais être plus écoutés que les “visionnaires” qui se sont décrédibilisés encore et encore.

Les exemples récents sont légion : la voiture autonome qui devait être là rapidement et qu’on risque d’attendre au moins dix ans, la Blockchain qui devait tout révolutionner et qui, au final va n’avoir qu’un impact minime ou même l’IA montée en épingle à cause des applications (spectaculaires, admettons-le) des techniques de “machine learning”, mais qui, une fois de plus, ne va pas pouvoir être “tout pour tous” et qui va droit vers un nouvel hiver de l’IA… Il vous en faut plus ?

Ce matraquage omniprésent et ultra-puissant provoque une paralysie intellectuelle généralisée. Quand vous lisez partout (oui, partout) que la Blockchain “c’est super, révolutionnaire et ça va tout changer”, forcément, ça a de l’effet. Vous vous dites que, vu que tout le monde est d’accord sur ce point, c’est que ça doit être vrai, qu’il faut prendre cela au sérieux…

Hélas, le fait que ça soit omniprésent ne confirme qu’une chose : il a peu d’articles originaux (des sources) et beaucoup (mais alors beaucoup) de copier-coller, vite fait/mal fait et mal digéré (voire pas digéré du tout). C’est comme les chaînes de télévision et l’actualité : les chaînes (nombreuses !) ne sont que des diffuseurs, les vraies sources sont les agences de presse et elles sont peu nombreuses, elles.

La propagande hi-tech a bien compris que le “mind share” précédait toujours le “market share” et c’est pour cela qu’elle s’empresse d’occuper le terrain avec la dernière tendance à la mode (qui, vous l’avez remarqué, change régulièrement tous les deux ans) afin de ramasser les premiers dividendes (façon Wework) et advienne que pourra par la suite…

L’exemple de l’idée reçue véhiculée par la propagande hi-tech : “tout va toujours plus vite”…

Allez, je vous avais promis de m’attaquer à la principale idée reçue rabâchée (ânonnée devrais-je écrire…) ad nauseam par tout le monde, vraiment tout le monde : le fait que le progrès technique s’accélère et que tout va toujours plus vite (ma brave dame).

Comme toutes les idées reçues, il s’agit d’une stupidité sans nom et il suffit de réfléchir un peu pour se rendre compte de son absurdité : si tout allait toujours plus vite, il y a un moment qu’il n’y aurait plus aucun délai entre une découverte et son application avec sa généralisation dans la foulée…

Or, un simple examen des progrès techniques les plus récents démontre que nous butons toujours sur un délai incompressible de dix ans (oui, dix ans) entre une découverte et ses premières applications et qu’il faut encore vingt à trente ans pour atteindre un premier seuil de généralisation. On est donc loin du “tout va toujours plus vite” (mon bon monsieur)…

La perception que le rythme du progrès technique est rapide (il ne l’est pas) provient du fait que le grand public ne voit pas les phases de découvertes, d’expérimentations et de mises au point qui ont toujours (toujours) précédé les percées spectaculaires qui occupent les médias (qui eux ne s’intéressent qu’à la phase finale). C’est ainsi que les “révolutions en une nuit” prennent couramment vingt ans de préparation, mais c’est pas grave, on fait comme si une nuit avait suffi.

Dans mon livre “Technologies : perception, illusion, déception”, je reviens justement en détail sur ces mécanismes et j’énumère de façon réaliste où nous en sommes dans les différents domaines qu’on estime être dominés par ce progrès technique toujours plus rapide. Mais peu importe, je m’aperçois que toutes ces explications sont vaines et même des esprits éveillés répètent que “tout s’accélère” comme si c’était devenu une évidence aussi prégnante que la gravité.

Cela va de pair avec une autre affirmation idiote : “on n’a jamais vu ça avant”… Or, encore une fois, même un examen sommaire permet de trouver des précédents comparables à quasiment tous les événements historiques. Un exemple ?

Allez, au point où on en est, on ne va pas s’en priver…

Lorsqu’Internet s’est répandu, les observateurs y ont vu un cas à part, car on n’a jamais rien eu de comparable par le passé. Vous vous rendez compte, Internet… Un truc énorme, impossible de trouver un comparable dans le passé, n’est-ce pas ?

Pourtant, le livre de Tom Sandage « The Victorian Internet » démontre cependant que l’émergence et l’évolution du télégraphe (et sa banalisation) présentent des parallèles troublants avec l’histoire récente du Réseau des réseaux…

Pareil sur la monnaie unique européenne (l’Euro que nous connaissons tous, et pour cause…), c’est du jamais vu, pas vrai ?

Encore raté : en 1865, la France, l’Italie, la Suisse et la Belgique signaient un accord monétaire, auquel adhéra la Grèce en 1868. Cette association monétaire fut bientôt connue dans le monde entier sous la désignation Union monétaire latine (UML).

Bref, on l’aura compris, je vous encourage à pensez par vous-même en vous libérant des carcans de la propagande, toute la propagande, y compris dans le domaine hi-tech où elle n’est pas moins présente ni insidieuse…

Merci de votre attention.

A special post for my American friends

Avertissement pour les lecteurs français : ce court article est en anglais (forcément, pour mes amis américains…) mais la version française se trouve un peu plus bas…

A special article for my American friends

Warning for French readers: this short article is in English (necessarily, for my American friends…) but the French version is a little lower…

As Thanksgiving is here, it gives me the opportunity to think of you even stronger. And why not take the opportunity to write an article on the upcoming US presidential elections?
After all, the last time I talked about it, I did not get too bad (I predicted that Trump would be elected when he had not even won the Republican nomination yet… ). So, put our title back on the line and take all the risks to predict what will happen in those of 2020!

Let’s start with the Democratic primary. Forget Warren, Biden and other heavyweights in the Democratic Party. Indeed, it is Amy Klobuchar who will have the nomination at the end of the day. Why her ?
First of all, she is more reasonable and centrist than Warren, more charismatic than Biden and she knows how to get the voices of the voters… that should be enough to have her designated.

If you really do not know Ami Klobuchar, watch this short video …

Of course, maybe I screw up completely by betting on her and that I will look ridiculous when a few months with this prediction too daring … Come on, it does not matter: it’s my blog, it does not matter much.

Let’s continue with the following events …
Will that be enough to make her elected president?
No, Trump will be reelected, even widely.
Yes, but if he is dismissed in the meantime?
No, it will not happen, the Republicans holding the Senate, it will not go far, even if Trump really deserves to be out of the White House …

And after that, are we sentenced to four more years with Donald?
No, not necessarily.
Because it is more and more clear that our dear Donal Trump will know a presidential course as calamitous as Richard Nixon. Since he was president, I always thought that this scenario was possible but it is now more and more likely. To be perfectly clear, let’s quickly summarize this famous scenario. Trump / Nixon is elected for a first term (1968 for Nixon, 2016 for Trump). During this first term, a case is triggered (the Watergate for Nixon, full of Trump various stuff but it seems that the request made to the Ukrainian president -find a shady deal that involves Joe Biden- he took it too far…). Trump / Nixon is elected for a second term (1972 for Nixon, 2020 for Trump) but he does not finish this term because of the scandal triggered by the previous affair (Nixon resigned because of Watergate, Trump could go to the end of the impeachment procedure since it does nothing like the others!).

The good thing about all this is that it allows us to have a subject to exchange on!
I salute you my good friends.

La version en français

Comme Thanksgiving est là, ça me donne l’occasion de penser à vous encore plus fort. Et pourquoi ne pas en profiter pour écrire un article sur les prochaines élections présidentielles américaines ?
Après tout, la dernière fois que j’en ai parlées, je ne m’en suis pas trop mal tiré (j’avais prédi que Trump serait élu alors qu’il n’avait même pas encore décroché l’investiture républicaine…). Donc, remettons notre titre en jeu et prenons tous les risques afin de prédire ce qui va se passer lors de celles de 2020 !

Commençons par la primaire démocrate. Oubliez Warren, Biden et les autres poids lourds du parti démocrate. En effet, c’est Ami Klobuchar qui va avoir l’investiture au bout du compte. Pourquoi elle ?
Tout d’abord, elle est plus raisonnable et centriste que Warren, plus charismatique que Biden et elle sait aller chercher les voix des électeurs… ça devrait suffire à la faire désigner.

Si vous ne connaissez vraiment pas Ami Klobuchar, regardez cette courte vidéo…

Bien entendu, peut-être que je me plante complètement en pariant sur elle et que je vais avoir l’air ridicule dans quelques mois avec cette prédiction trop osée… Mais quoi, c’est pas grave : c’est mon blog, ça n’a pas beaucoup d’importance.

Continuons avec la suite des événements…
Est-ce que ça va suffire à la faire élire présidente ?
Non, Trump va être réélu, largement même.
Oui mais s’il est destitué entretemps ?
Non, ça n’arrivera pas, les républicains tiennant le sénat, ça n’ira pas loin, même s’il mériterait effectivement d’être mis dehors de la maison blanche…

Et après, sommes-nous condamnés à subir quatre ans de plus avec Donald ?
Non, pas forcément.
Car il est de plus en plus clair que notre cher Donal Trump va connaître un parcours présidentiel aussi calamiteux que Richard Nixon. Depuis qu’il est président, j’ai toujours pensé que ce scénario était possible mais il est désormais de plus en plus probable. Pour être tout à fait clair, résumons rapidement ce fameux scénario. Trump/Nixon est élu pour un premier mandat (1968 pour Nixon, 2016 pour Trump). Pendant ce premier mandat, une affaire se déclenche (le Watergate pour Nixon, plein de trucs divers pour Trump mais il semble bien que la demande faite au président Ukrainien -trouver une affaire louche qui implique Joe Biden- soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase…). Trump/Nixon est élu pour un second mandat (1972 pour Nixon, 2020 pour Trump) mais il ne va pas au bout de ce mandat à cause du scandale déclenché par la précédente affaire (Nixon démissionna à cause du Watergate, Trump pourrait aller au bout de la procédure d’impeachment vu qu’il ne fait rien comme les autres !).

Le bon côté de tout cela, c’est que ça nous permet d’avoir un sujet sur lequel échanger !
Je vous salue mes bons amis.

Un festival de BD à Aix-Les-Bains

L’affiche du festival « BD sur le lac » https://www.bd-sur-le-lac.com/

Si vous êtes en Savoie ce WE, je vous invite au 1er festival de BD d’Aix-les-Bains… Fan de 13 ou de Largo Winch ? Jean Van Hamme sera là !
Un événement à ne pas manquer avant que ça devienne un truc super trop célèbre et donc blindé de monde…

Faut-il aller voir « Le Mans 66 » ?

L’affiche du film (aux USA, le film a pour titre « Ford vs Ferrari ») avec la Ford GT40 N°1 à la déco exacte, c’est déjà ça…

Hier soir, je suis allé voir « Le Mans 66 » avec mon jeune fils de onze ans. Autant le dire tout de suite, je m’attendais au pire : du « porno de bagnoles » genre « Fast & Furious » façon vintage… Mais je dois dire que, heureusement, c’était mieux que cela.

En fait, ce film est bizarre. En un sens, c’est l’exact opposé du fameux « Le Mans » de Steve McQueen : il y a une histoire (assez bien raconté d’ailleurs) mais les scènes de pistes sont du grand n’importe quoi (alors que le film de 1972 était l’inverse : pas d’histoire mais des scènes de pistes absolument mémorables). L’histoire est centrée autour du duo représenté par Shelby et Ken Miles. Le constructeur (interprété par Matt Damon, excellent) et son pilote (interprété par Christian Bale, pas aussi bon cette fois que dans « The big short »). Mais il y a aussi une seconde histoire, encore plus intéressante, selon moi, qui tourne autour de la Fort Motor Company. Comment ce géant en difficulté a-t-il pu gravir cet Everest du sport-auto que représentait déjà les 24 Heures du Mans à cette époque ?

La bande annonce du film qui, comme d’habitude, ne correspond pas vraiment au vrai film…

Voyons ensemble ce qu’on reprocher à cette nouvelle grosse production d’Hollywood : on l’a compris, ce n’est pas un documentaire déguisé et donc, inutile de chercher la vérité historique. Si vous êtes pointilleux sur le réalisme du sport-auto, ce film n’est pas pour vous, pas du tout. Les scènes de course sont tournées n’importe comment : les pilotes se regardent, freinent à peine et rétrogradent pour se passer, risible !

Ce qui est bizarre en revanche, c’est que certains détails sont ultra-soignés (on se dirait dans « The Crown » : pas une seule erreur dans la déco des voitures, toute l’ambiance est super bien rendue, jusqu’aux motos qu’on peut voir passer de temps à autre) et d’autres sont vraiment mal torchés (le tracé des pistes est reproduit par un designer saoul !).

En revanche, ce qui est correct, c’est tout le jeux de pouvoir au sein de Ford et même la négociation du début avec Ferrari (encore qu’il est difficile de savoir les détails exacts de comment ça s’est passé en vrai…). Mais pourquoi avoir planté Enzo Ferrari dans les tribunes du Mans alors qu’il est de notoriété publique que le commendatore ne se déplaçait jamais sur les courses ?

Bref, c’est un film correct sans plus, dans la bonne moyenne des productions Hollywoodienne on va dire. N’en espérez pas plus.

Trump, un destin à la Nixon

Je l’ai souvent dit mais il semble que, comme toujours, la réalité dépasse la fiction !

Trump/Nixon, pas même combat mais sans doute même destin !

Car il est de plus en plus clair que notre cher Donal Trump va connaitre un parcours présidentiel aussi calamiteux que Richard Nixon. Depuis qu’il est président, j’ai toujours pensé que ce scénario était possible mais il est désormais de plus en plus probable. Pour être tout à fait clair, résumons rapidement ce fameux scénario. Trump/Nixon est élu pour un premier mandat (1968 pour Nixon, 2016 pour Trump). Pendant ce premier mandat, une affaire se déclenche (le Watergate pour Nixon, plein de trucs divers pour Trump mais il semble bien que la demande faite au président Ukrainien (trouver une affaire louche qui implique Joe Biden) soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase…). Trump/Nixon est élu pour un second mandat (1972 pour Nixon, 2020 pour Trump) mais il ne va pas au bout de ce mandat à cause du scandale déclenché par la précédente affaire (Nixon démissionna à cause du Watergate, Trump pourrait aller au bout de la procédure d’impeachment vu qu’il ne fait rien comme les autres !).

Ce qui était il y a quelques mois encore une mince possibilité (Trump est viré par le congrès US) devient de jour en jour de plus en plus probable. Ah, j’aurais encore dû parier tiens !

La loi de la promesse inversée

« La loi de la promesse inversée »… qu’est-ce que ça peut être ?

Eh bien, je me faisais la réflexion dernièrement que, depuis les débuts « grand public » de l’Internet (mettons dans le milieu des années 90), toutes les promesses (délirantes, pour la plupart) qui ont accompagné cette montée en puissance du Net ont été exactement inversée.

Inversée, c’est à dire ?

C’est-à-dire que, pour chaque promesse, on a eu le résultat inverse. Un exemple : l’Internet devait permettre de « sauver la démocratie » et on a eu le retour du populisme (élection de Trump, brexit, etc.). L’internet devait relancer le petit commerce grâce au commerce électronique pour tous (vous vous souvenez de fin des intermédiaires ou de la « longue traine » ?) et on a eu Amazon, Ebay et Alibaba.

Bref, vous avez compris le concept de la loi de la promesse inversée. On peut donc la décliner ainsi : pour chaque promesse à la mode venant de l’évolution de l’Internet, on peut être sûr qu’on aura finalement le résultat inverse.

Il semble que je ne sois pas le seul à comprendre que l’Internet ne soit pas tout rose…

Allez, un autre exemple mais dans le futur cette fois. En ce moment, la blockchain est à la mode et elle s’accompagne de promesse extravagante : C’est dans ces conditions que la blockchain apparaît comme un organe de confiance, libre et autonome, où les utilisateurs seraient indépendants dans leur action et leur décision. En somme, une forme de « néo-démocratie » voire une « ochlocratie » digitale où le pouvoir serait rendu aux utilisateurs et viendrait à remettre en cause le dictat des opérateurs centraux (à l’inverse même du néolibéralisme, du totalitarisme et de l’étatisme). Je n’invente rien, je viens de lire ceci sur le Web !

Avec une promesse pareille, il est facile d’en déduire que, selon la loi de la promesse inversée, si jamais la blockchain va au bout de son chemin, on aura l’exact inverse, donc une main-mise encore plus forte de la techno-structure sur les moyens de paiement, de transaction et d’enregistrement.

Une vidéo que j’ai publié en décembre 2015…

Ode funèbre à Ferdinand Piëch, un personnage « larger than life »…

J’avais de l’admiration pour Ferdinand Piëch, un personnage haut en couleurs qui a eu une grande influence sur l’industrie automobile et même sur le sport-auto lui-même (Porsche 917, Audi Quattro). C’est un des principaux personnages de mon documentaire sur la Porsche 917 et j’ai souvent écrit sur lui (ici, le dernier article en date).

Je cherchais une photo de lui qui soit évocatrice et j’ai trouvé celle-ci :

Pendant sa période Porsche, Ferdinand n’hésitait pas à donner un coup de main !

Ce type a tout vu, tout fait. Il était brutal, n’avait aucune patience avec les mous, les tièdes et les idiots (mais comment en avoir ?) et je l’aimais pour cela… Comme beaucoup, il a eu du mal à réussir sa sortie et je ne serais pas surpris si on finissait par apprendre que c’était lui « la gorge profonde » du dieselgate.

Je le fais aussi apparaitre dans les deux premiers volumes de « Dr Miracle » car c’était un vrai personnage de roman. Adieu Ferdinand, bravo et merci.

Hommage à Lauda, « l’ordinateur »…

Pour honorer la mémoire du formidable Niki Lauda, voici le chapitre qui lui est consacré dans mon livre « La malédiction des champions du monde de F1« .

Niki Lauda, l’ordinateur

Niki en 1976, avant son accident donc.

Tiens, évoquons Lauda justement. En voilà un qui ne doit son ascension et sa carrière qu’à lui-même. La volonté faite homme, un vrai Shopenhauer du volant !

Il a réussi à triompher de ses pairs, de la mort et du milieu, rien que cela… C’est sans doute le seul qui a été mordu profondément par la malédiction, qui a su remonter à la surface et montrer qu’il était encore intact (quasiment, si on accepte de laisser de côté l’aspect physique…).

Champion une première fois en 1975, il avait déjà gagné quelques GP en 1974, mais avait commis aussi trop d’erreurs pour prétendre au titre… En 1975, il était prêt. Il était également bien parti pour se succéder à lui-même la saison suivante quand survint le terrible accident du Nurburgring en 1976. Échappant de peu à la mort, Niki parvient à revenir en piste seulement huit semaines après avoir reçu l’extrême-onction.

Mais sa fin de saison héroïque ne lui permet tout de même pas de contenir Hunt et McLaren qui est le couple en forme du moment…

Il abandonne finalement le titre à Hunt lors du dernier GP au mont Fuji (une décision courageuse et raisonnable vu les conditions dantesques de cette course). Il retrouve son titre en 1977, mais à la régularité et parce qu’Andretti (sur la toute première Lotus à effet de sol) manque de fiabilité. Il quitte ensuite Ferrari au soir de son second titre pour aller chez Brabham et pouvoir enfin rouler sans les psychodrames de la scuderia à chaque week-end de GP…

La période Brabahm n’amène pas le succès escompté, en partie à cause du moteur Alfa Roméo puissant, mais pas très fiable. Aussi parce que Lotus vient de révolutionner la F1 avec l’effet de sol et les écuries concurrentes mettent un peu de temps à s’y adapter.

Peu enclin à subir cette situation, il tourne alors le dos à la F1 une première fois à la fin de la saison 1979 et croit trouver une nouvelle passion en s’occupant de créer une compagnie d’aviation (Lauda Air).

Mais l’aviation ne suffit pas à Lauda et l’envie de rouler recommence à le titiller… Il trouve une oreille intéressée chez Ron Dennis qui lui offre le baquet de la McLaren afin de « faire un essai pour voir » fin 1981… Bien entendu, le virus est toujours présent chez Niki qui décide de revenir pour de bon, lors de la saison 1982. Il gagne un GP dès sa 3ème course, la machine est relancée, l’ordinateur est de retour !

Mais il lui faut attendre deux saisons et le moteur Porsche turbo équipant sa McLaren pour qu’un nouveau titre s’ajoute à son palmarès et de quelle façon : seulement un demi-point le place devant Prost à l’issue de la toute dernière manche !

Le maître a accompli un exploit quasiment unique : revenir en 1982 et enlever un nouveau titre chez McLaren en 1984, de justesse devant Prost (un come-back réussi, seul Prost réussira une telle performance après une parenthèse plus brève, il faut le souligner). Pourtant, Niki va faire la saison de trop en 1985 et se retirer de nouveau, définitivement cette fois, à la fin de la saison 1985. Niki n’a sans doute aucun regret, mais je considère que son parcours est suffisamment marqué pour que la malédiction y soit pour quelque chose !

Prost, Lauda et Senna sur une même photo, sans oublier Ron Dennis (derrière Prost). Toute une frange de l’histoire de la F1 en une seule image !
Lors de son 3ème titre en 1984 à Estoril.

Une présentation de tous mes livres dans une vidéo de 30 minutes…

Tout est dans le titre : 30 minutes pour présenter tous mes livres… Il fallait bien cela, non ?

J’ai essayé de respecter l’ordre chronologique de parution de mes livres pour les présenter. C’est une suggestion de mon fils ainé à la base. Il m’a dit « Dad, faudrait que tu fasses un document qui regroupe toutes tes couvertures, pour présenter ton oeuvre, quoi ! ». Mais j’ai préféré en faire une vidéo afin d’avoir la possibilité de commenter chaque titre plutôt que de simplement montrer la couverture.

Bon, j’ai bien conscience que cette vidéo ne concerne que moi, avant tout. Mais j’ai eu plaisir à revenir sur chaque étape de ma trajectoire d’auteur et j’ai eu envie de le partager sur ce blog… Voilà qui est fait.

Une vidéo un peu longue mais complète au moins !

Crétinisation et Idiocratie (Bruno Lussato en 1987).

Je connaissais Bruno Lussato à cause de sa contribution à l’histoire de l’informatique. Mais je m’aperçois avec plaisir qu’il militait dès les années quatre-vingt contre la crétinisation croissante de la société… On voit ce qu’il est advenu aujourd’hui !

La forme n’est pas terrible mais le fond est impeccable… regardez cela jusqu’au bout !

Ce qui est intéressant avec cette émission d’Apostrophe, c’est que tout ce qui est annoncé s’est (hélas) réalisé. Mais on constate aussi que si le fond est juste (tout à fait juste même !), la forme elle laisse plus qu’à désirer : ces messieurs donnent une impression pitoyable… on dirait de vieux académiciens coupant les cheveux en quatre sur un détail d’orthographe, pas très engageant, n’est-ce pas ?

C’est tout le drame de notre époque : peu importe d’avoir raison sur le fond si la forme ne suit pas… Mais je pense que cela a toujours été vrai finalement !

Vidéo « ch’es grôle »… allez, encore une autre !

Encore une vidéo « drôle », la quatrième de la série… Je ne suis pas certain que cette vidéo supplémentaire vous fasse rire (et les autres ?) mais c’est pour moi une occasion de vous montrer quelques séquences qui sont « cultes » pour moi. En attendant, enjoy!

Ah, Nabila, un sommet !

« Sauver la F1 », le point de vue d’un amateur de dix ans…

Voici un article rédigé par mon fils Justin (10 ans) que j’ai juste édité afin de corriger les fautes les plus grossières (j’en fais aussi et des belles !).

Avec Justin, nous regardons le MotoGP, le SBK, la Formule E et les 24H du Mans (y compris les rétrospectives historiques sur la fameuse ronde mancelle) mais pas la F1 (sauf les documentaires sur Netflix qui sont excellents). Raison principale de cette exclusion ?
Pas assez de spectacle !

Nous parlons de ce problème régulièrement et Justin a donc décidé de rédiger son point de vue sur la question…

Bien entendu, cela pourra paraitre bizarre de vouloir « sauver la F1 » alors que c’est une discipline sportive richissime et dont les résultats financiers sont encore très enviables… Mais, quand vous perdez le « mind share », la chute du « market share » n’est plus qu’une question de temps. Le championnat d’endurance fut un temps supérieur à la F1 et, depuis, il lutte pour retrouver sa place (sans les 24H du Mans, il y a longtemps qu’il aurait disparu et aurait été remplacé par des organisations privées comme SRO…).

Car, si rien ne change, la F1 disparaitra ou, du moins, sera remplacée par une version radicalement différente (imaginons par exemple que la Formule E soit renommée en F1). Comme l’explique bien le mot de Hemingway à propos de la ruine qui vient « progressivement puis brutalement », le déclin est une affaire de timing.

Bref, laissons parler Justin, je vous retrouve après son article…

Justin Lefebvre le 31 mars 2019

Bonjour, vous avez sans doute vu cet article sur internet, et vous vous êtes dit qu’il peut être intéressant, eh bien, je peux vous assurer que vous n’alliez pas être déçu en fermant cette page, mais pour les passionnés du sport, je peux vous assurer, que vous allez adorer cet article, la question que je couvre dans cet article est comment sauver la F1?

Cette question est très difficile à répondre, mais je vais vous expliquer pourquoi il faut sauver la F1 et comment la sauver. regardons le passée de la formule un,

L’histoire de la Formule 1 commence en 1950 à silverstone (le premier grand prix) et a continué depuis, mais vue la situation de la F1, si on ne fait rien, elle va disparaître, c’est pourquoi, dans cet article, je vais donner les solutions possibles. À l’époque, le but était de construire la voiture la plus rapide du monde, puis, petit à petit, l’aérodynamique est arrivée et a transformé le sport, vers les années 60-70, et la F1 a évolué avec. Le problème est que le sport dépend trop de ça, car les écuries dépensent beaucoup d’argent sur les souffleries pour gagner quelques dixièmes sur le circuit, mais ça fragilise trop la voiture, alors, que par exemple, la FE (formule électrique) est bien plus solide que les F1 actuelles.

Ce qui a vraiment forgé l’histoire de la F1, c’est l’évolution de l’aérodynamisme.

C’est dans l’année  68, que tout a commencée, les constructeurs font dépassé des bouts de ferraille de tous les cotées (ci-dessous), puis, ils ont compris qu’il ne fallait pas faire ça, mais  si, etc.

Aérodynamique ridicule… Lors des premiers temps, on n’hésitait pas à « mettre le paquet » !

Mais maintenant, les voitures sont détruites au moindre choc. Les voitures ont évolué et la sécurité aussi, malgré l’absence des ambitions des nouvelles voitures (on ne regardait pas vraiment à améliorer énormément la sécurité). Puis, le 5 octobre 2014, Jules Bianchi se tue lors d’un affreux accident lors du grand prix du Japon, à Suzuka, ce qui, a contribué à la nouvelle protection du pilote (ci- dessous).

Le système « HALO ».

SOLUTION 1 et pourquoi

La première solution est la plus facile de toutes, mais cela détruirait la tradition, qui est de construire la voiture la plus rapide du monde sur circuit. En fait, il s’agirait de donner deux choix aux équipes, une voiture qui permet d’atteindre une grande vitesse, mais pas très rapidement, mais alors que l’autre peut atteindre une vitesse moindre, mais en moins de temps  de l’autre. C’est un peu comme deux catégories.  Ceci, est une bonne idée (de mon point de vue), mais, comme je l’ai dit, cette solution tuerait la tradition, mais si c’est la dernière, la FIA la prendraient, car ils sont en train de perdre leur audience qui vont voir la FE (formule électrique), et oui, la F1 devient boring (ennuyeux), car il n’y a pas beaucoup de dépassement, et au moindre gros choc, drapeau rouge (arrêt de la course). Donc, il faut faire quelque chose ! 

SOLUTION 2

La deuxième solution est de transformer la voiture littéralement, c’est-à-dire, bien la protéger (pour éviter les accrochages), un peu comme de la FE (formule-électrique), mais la voiture ne serait pas électrique, et cela améliorera le spectacle, car les pilotes seront encouragées à se cogner, comme en FE (formule-électrique), donc, cela voudrait dire re-transformer le châssis, ce qui coûterait extrêmement cher, donc la FIA n’est pas intéressé par dépenser beaucoup d’argent juste pour plus de spectacle (même si c’est ce qu’il faut faire).

Une formule E typique : les roues sont bien protégées, les ailerons sont réduits et solides.

Bien, merci Justin. Je suis assez d’accord avec lui que la F1 actuelle devrait beaucoup plus s’inspirer de la Formule E qui est actuellement une discipline en plein essor et qui reçoit un succès mérité. La F1 est vraiment en danger et il reste peu de temps avant de passer le point de non-retour (quand la Formule E commencera à vraiment grignoter son audience…).

Allez, encore une vidéo « il faut rire » !

Même si, probablement, ça ne fait rire que moi… Mon fils ainé m’a déjà expliqué que « mes délires » n’étaient pas forcément communicatif. OK, j’accepte cela mais je pense que ça vaut tout de même la peine de partager et vous laisser juger…

Daniel Prevost et Jean Yanne, ça commence bien !

Que manque-t-il à la réalité virtuelle pour s’imposer pour de bon ?

La réalité virtuelle peine à s’imposer en dépit des pronostics (trop) optimistes émises par les « experts » lors de ces dernières années.
Pourquoi cet échec (relatif) ?
Tout d’abord, il faut bien admettre que c’est encore cher et compliqué. Cher parce que le masque Oculus ou HTC n’est pas donné : c’est tout de même autour de 400 euros. Et le masque ne fait pas tout : il faut aussi le PC qui va avec et celui-ci aussi coûte cher. De plus, tout cela est compliqué à mettre en place : pas mal de câbles à brancher, de logiciels à installer (et à paramétrer), les senseurs à régler et il faut aussi prévoir de la place pour pouvoir jouer dans de bonnes conditions.
Bref, ce n’est pas tout à fait aussi accessible qu’on veut bien le dire et donc pas encore vraiment prêt pour un large public…
Pourtant, quand on essaye ce dispositif on est tout de suite surpris de se « prendre autant au jeu » (j’en parle déjà ici) !
Comment se fait-il qu’on puisse ainsi leurrer notre propre cerveau aussi facilement ?
L’explication nous est donnée par Jaron Lanier, un des pionniers historiques de la réalité virtuelle (VR) :

« Si 100×100 est une résolution plausible pour une icône, pour un monde virtuel, c’est absurde. Rappelez-vous, l’image est étalée sur une grande partie de ce que vous pouvez voir. Par conséquent, chaque pixel peut sembler aussi gros qu’une brique dans un mur !

Et pourtant, l’effet était incroyable », raconte Lanier.
Pourquoi cela a-t-il fonctionné ? Parce qu’en fait, ce qui est central dans la VR n’est pas ce que vous voyez ou entendez, mais la manière dont les mouvements du corps sont captés et retransmis à « l’avatar ». Le coeur de la VR, c’est le tracking, pas le rendu. C’est cette capacité de mesure qui permet de « tromper le cerveau » et qui donne cette impression d’immersion dans un nouvel environnement. Rappelons d’ailleurs que le sens de la vue n’a pas été immédiatement privilégié par les premiers concepteurs de la VR. Lanier est connu surtout pour l’invention du dataglove, une interface haptique qui simule le sens du toucher (et qui connut pendant un court laps de temps une adaptation grand public, le Power Glove de Nintendo). Étrangement, au début des années 80, il était considéré comme plus facile, techniquement, de mettre au point de tels périphériques plutôt que des systèmes de visualisation sophistiqués. 30 ans plus tard, Oculus, HTC, Sony, Samsung et autres nous proposent des casques à bas prix, alors que les interfaces haptiques, elles, semblent toujours relever de la science-fiction !

Comme le dit fort bien Lanier, c’est le tracking qui compte dans l’impression d’immersion, le rendu (la qualité graphique) est alors secondaire. Heureusement car, pour le moment, la qualité graphique reste largement perfectible. Tout cela va progresser, comme toujours : le matériel nécessaire va être plus facile à mettre en oeuvre, les prix vont continuer à baisser et les performances de rendu (graphiques, profondeur de champ, etc.) vont également s’améliorer.
Mais, selon moi, le principal facteur réside dans les applications. En effet, pour le moment, les bonnes applications disponibles pour la VR sont encore rares. Plus encore, les adaptations de titres existants pour prendre en compte la VR en plus de leur fonctionnement habituel sur écran sont majoritairement décevantes. On s’aperçoit ainsi qu’un jeu doit être, dès le début, conçu pour la VR et seulement pour cela. Tous ceux qui tentent de prendre en compte la VR après coup ne font rien de bon, tout simplement.
Car l’effort de conception n’est pas négligeable : il faut non-seulement programmer un rendu graphique où le tracking est primordial mais il faut également prendre en compte l’interface utilisateur qui passe obligatoirement par une bonne exploitation des manettes qui accompagnent le masque (et, à ce niveau, il a peu de différences entre celles d’Oculus et celles de HTC).

Voici quelques bons exemples de jeux conçus dès le départ pour la VR et seulement pour cela : Ultrawings et Derail Valley.

Ultrawings, un simulateur de vol très prenant.
Se retrouver aux commandes d’une locomotive en VR ? C’est possible avec Derail Valley !

Il y a en a sans doute plein d’autres mais je ne parle ici que de ce que j’ai testé personnellement. Ultrawings suit le mouvement initié par VTOL VR que j’évoque déjà ici : faire des graphiques adaptés à la résolution des casques VR actuels. C’est le bon choix et le côté « cartoonesque » n’est pas gênant en fait.

Je crois au succès final de la VR mais je pense aussi qu’il faut lui laisser le temps de s’installer : dans l’esprit des gens, dans l’offre du marché et dans l’expérience des développeurs. Reparlons-en dans cinq ans et vous verrez que, sans doute, ça va déjà beaucoup mieux.

Il faut rire (bis) !

Il y a quelques jours, je vous proposais cette petite compilation de séquences drolatiques (selon moi). Pas découragé, je récidive aujourd’hui avec une seconde compilation. Bon, nombre d’entres-vous trouveront cela absurde et pas drôle… Mais certains vont rires et c’est déjà beaucoup !

Et c’est parti pour deux minutes (un peu plus) de ouarf !

On reconnait les inconnus dans cette modeste compilation. J’en profite pour affirmer qu’on a pas fait mieux depuis et qu’ils sont restés d’une incroyable actualité. Le pire, c’est qu’ils n’exagèrent même pas !

Les pépites de la variété française des années 70…

La variété française est profondément associée au couple Carpentier qui produisait les émissions où les artistes pouvaient passer à la télévision de cette époque.

Maritie et Gilbert Carpentier sur le tournage d’une de leurs émissions, au mythique studio 17 des Buttes-Chaumont.

Inutile de vous dire que, pour moi, « la variété française » était une expression de la médiocrité ambiante et que je fuyais ces émissions. Aujourd’hui, la médiocrité ambiante a atteint un tel niveau qu’on peut (presque) voir ces émissions passées avec une certaine nostalgie…

Loin de moi de vouloir vous faire croire que TOUT était formidable à cette époque bénie (je ne suis pas du genre à affirmer que, forcément, « c’était mieux avant »), je voudrais tout de même vous proposer MA sélection des chansons des artistes de cette période. Car, à ma grande surprise, on s’aperçoit que chacun avait au moins UNE chanson qui sortait du lot et méritait d’être présente dans une sélection de ce genre… Exemple, Joe Dassin avec « Le pont de la Garonne ». Pour les géants comme Brassens ou Ferré, je n’en retiens qu’une dans leur vaste répertoire…

Voilà donc ma sélection (forcément, j’ai oublié ici de nombreux artistes qui auraient mérité d’y être…) :

Ma préféré de Nougaro : quand il évoque « la déesse de pierre »…
Même Moustaki à sa place ici !
Déjà en 1975, on comprenait qu’un nouveau monde était en train d’écraser l’ancien…
La misère doit être plus supportable au soleil !
Ah le mal qu’on peut nous faire !
Dans la vie, il y a des cactus !
San Francisco sans brume…
Même « la chèvre » est présente dans cette sélection, preuve de mon ouverture d’esprit !
Juste une paire de demi-dieux !
Et le peu qui viendra
d’eux à vous
C’est leur fiante
Brassens, lui, a droit à deux chansons !

Mais veuille le grand manitou 
Pour qui le mot n’est rien du tout 
Admettre en sa Jérusalem 

A l’heure blême 
Mais ma dernière phrase
Sera pour qu’on me plaigne
Le bulldozer a tué grand maman
Et change ses fleurs en marteaux piqueurs
On se sentait pousser des ailes
A bicyclette
Parler me semble ridicule
Pierre Perret n’a pas fait que du comique…
Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler
C’était la couleur de tes yeux
C’était la couleur de la mer
C’était hier.
Un couloir, une porte, un lit
C’est la nuit
Je serai votre pop star je serai votre king
Ce matin, Marie-Jeanne Guillaume s’est jetée du pont de la Garonne
L’immense Bourvil savait chanter aussi !
Ici c’est confortable !
Je m’éclatais comme une bête
Quand j’étais chanteur

Bon, il en manque, forcément, mais la liste serait bien longue… Ah, ces années-là, c’était quelque chose !

Il faut rire !

« Il faut rire », ce titre est un impératif de sauvegarde… Face à tout ce que nous balance l’actualité (relayé complaisamment par les médias complices), nous n’avons d’autres protections que de rire de bon coeur à chaque occasion possible…

Je vous avais déjà présenté Ozzie Man Review, voici cette fois une petite compilation des séquences (ou plutôt des extraits de séquences) qui nous font le plus rire, mon plus jeune fils et moi.

Difficile de ne pas trouver que le rire de Risitas est communicatif !

Ce sont des extraits de vidéos drôles (enfin, ça dépend du goût de chacun, évidemment) avec Ozzie Man Review, Risitas, Message à caractère informatif, Wipeout et autres trucs trouvés sur YouTube, évidemment…
Il faut rire !

Puisqu’on est dans les délires à la limite du compréhensible, j’ose vous proposer une vidéo qu’on trouve aussi tordante : Purple You Noob de Colas Bim :

Purple You Noob, ouarf !

Les documentaires Netflix sur la F1

Le spectacle des courses de F1 est tombé à son niveau le plus bas et ça fait un moment que ça dure (au moins dix ans voire bien plus !). En revanche, la F1 moderne fait un excellent sujet de documentaire comme Amazon et Netflix sont en train de le démontrer…

Il y a un peu plus d’un an, le géant de l’ecommerce (Amazon) nous proposait un coup de projecteur sur les essais d’hiver vécus par l’écurie McLaren :

Excellent documentaire sur les coulisses des essais d’hiver, déterminants pour la saison…

Puis Netflix proposa un film sur l’histoire de l’écurie Williams :

Williams, une histoire faite de hauts et de bas…

Et c’est désormais le retour sur les différents épisodes de la saison 2018 (Netflix encore) :

Les épisodes de la saison vues de l’intérieur, fascinant !

Ces documentaires sont tous excellents et je vous les recommande chaudement. Bien sûr, il faut avoir l’abonnement à Netflix ET à Amazon Prime mais bon, on a rien sans rien !

Les gauchistes sont devenus moralisateurs par tactique !

Nos chers gauchistes donnent la leçon sur tout : moeurs, économie, écologie et ainsi de suite… Et, ce faisant, ils sont devenus proprement insupportables. Mais, la bonne question à se poser est « pourquoi font-ils cela ? »… Je propose la réponse dans la vidéo ci-dessous :

Ah, les gauchistes !
Il faudrait quand même trouver un moyen de les faire taire…

Leur dialectique « tactique » est bien au point et elle fonctionne formidablement aujourd’hui, époque reine du « politiquement correct » (même et surtout s’il est hypocrite). Car, si vous les critiquez, vous êtes un fasciste (voire pire). En effet, puisqu’ils sont tous (et toutes !) des parangons de vertu, si vous êtes contre eux, c’est que vous êtes le mal, forcément !

D’où les attaques « ad personam » (et pas sur les idées, hein !) pour vous disqualifier, vous exclure du débat, interdire votre voix, vous ostraciser systématiquement comme c’est devenu la règle habituelle (d’où le recours rapide à l’étiquette d’anti-sémite si jamais vous résistez trop longtemps… là, l’infamie est telle que votre compte est réglé une bonne fois pour toutes, ah mais !).

La crise des opioïdes aux USA et bientôt en Europe aussi…

Il y a longtemps que je voulais évoquer cette histoire incroyable, ce phénomène très inquiétant qui ravage les USA depuis des années. Je m’intéresse à ce « dossier » depuis 2015 et je suis surpris que ce scandale ne fasse pas plus de bruit. Je suis aussi très surpris (pour ne pas dire plus) que les autorités américaines n’en fassent pas plus pour endiguer cette crise (en fait, elles ne font presque rien car le lobby de « Big Pharma » est très puissant aussi là-bas). Je pourrais me lancer dans de grandes et longues explications sur cette crise mais il se trouve que « Envoyé Spécial » vient de diffuser un reportage fort bien fait et très complet sur le sujet (et c’est moi qui dis cela !) que je vous laisse découvrir ci-dessous :

Un reportage d’Envoyé Spécial très bien fait et très complet.

L’erreur à éviter serait de croire que « chez nous, ça peut pas arriver », que c’est une crise qui va se limiter aux Américains, que c’est à cause de leurs habitudes… C’est vrai que ça joue, un peu. Les Américains consomment naturellement beaucoup plus d’antidouleurs que les Européens, c’est presque culturel. Tout comme les Français consomment trop d’anti-dépresseurs et autres psychotropes. Mais la crise des opioïdes est en train de débarquer aussi en Europe pour les mêmes raisons (systémiques) et quasiment de la même façon qu’en Amérique !

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce reportage de RTS (la télévision Suisse) où les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’Oxycontin est en train de produire les mêmes ravages (avec le repli sur l’héroïne en moins, c’est la Suisse quand même…).

Le phénomène commence à se répandre en Europe aussi : la Suisse en témoigne !

Je vous recommande aussi cet article « Etats-Unis: le business de l’overdose » sur https://www.causeur.fr/etats-unis-oxycontin-medicament-drogue-heroine-38451. Cet article complète de façon intéressante le reportage d’Envoyé Spécial.

Ce qui me fait le plus plaisir : un message de mes lecteurs !

Je viens de recevoir un message de rêve, le type de message que tous les auteurs veulent recevoir… Il vient d’un lecteur Canadien, Michel Fabre qui vient de m’envoyer le message suivant :

Bonjour Alain Lefebvre,
J’ai bien aimé vos livres sur vos amours automobiles. Docteur Miracle et Racing Le Parcours d’un passionné. Ils sont écrits avec générosité et passions. Je les offrent régulièrement à mes amis du Club Porsche Rennsport PCA de Montréal. En effet nous partageons les mêmes sensations en Karting sur Glace et D.E Porsche et courses de 24 heures.
Merci de partager. 
Bienvenue au Canada ??
M.Fabre

En plus, Michel a joint quelques photos de cette activité de Karting sur glace :

Sans pneu à clous, ça doit salement glisser !
On voit la GoPro fixée sur le casque !

Vous pouvez imaginer ce que je ressens lorsque je reçois ce type de message. Car, justement, c’est exactement pourquoi j’écris et je publie mes livres : pour partager ma passion dans quelques domaines. Quand ce but est atteint comme avec Michel, je me dis que tout ce travail en vaut la peine… Merci Michel, merci.

Rions avec « Ozzie man reviews »

Inutile de vous rappeler l’importance de l’humour et d’une bonne dose de rire au quotidien… C’est pourquoi je vous propose de découvrir les vidéos de la chaine « Ozzie Man Reviews », un Youtuber australien qui est tout simplement hilarant !

Je vous ai sélectionné ci-dessous mes trois préférées qui sont une bonne « introduction » à son humour corrosif et irrésistible… Alors, bien sûr, c’est tout en anglais (hé oui, forcément, un australien) mais ça permet d’apprendre un peu « the australian slang ». See you at « destination fucked! ».

I feel great!
Look a this wanker, stuffing his face…
Minima, Maxima, Noche… I get the bullet points…

Arrêtez de regarder/écouter/consulter les actualités !

Vous voulez aller mieux ? Vous voulez vous sentir bien ?
Parfait !

J’ai un moyen à vous proposer : couper les sources toxiques à commencer par les actualités. Vous regardez les actualités à la télé ? Mauvaise idée… Coupez cela totalement.
Vous écoutez les actualités à la radio ? Pareil, très mauvais… Coupez cela totalement.
Vous suivez un fil d’actualité sur le Web (comme celui de Google par exemple) ? C’est pas mieux, à stopper complètement.

Terminé ça !

Les actualités vous apportent-elles du positif ?
Non ?
Alors, il ne faut plus les suivre…
Sont-elles indispensables ?
Non ?
Alors, il ne faut plus les suivre…
Allez-vous être coupé du monde ?
Non ?
Alors, que craindre ?

La plupart des gens continuent à suivre les actualités par réflexe social… voilà la vérité. Ils ne suivent pas l’actualité parce qu’ils en ont besoin ou que cela les intéressent… Non, c’est parce qu’ils veulent être au même niveau que les autres, afin de pouvoir discuter des mêmes sujets…

Et c’est pour cette pauvre raison que tous ces gens continuent de s’abreuver à ces sources toxiques sans même se rendre compte du mal qu’ils se font.

Dégoutté par la F1 ? Essayez donc la Formule E !

Il y a longtemps que je ne suis plus la F1 que de loin : le championnat peut être intéressant mais les courses sont soporifiques au point que c’est une punition à regarder !

Mais, heureusement, il y a du nouveau en sport-auto… Depuis quelques années, la formule E (E pour électrique…) fait son chemin et s’installe comme une vraie catégorie (de monoplaces monotype) intéressante et disputée.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce résumé du tout dernier GP disputé :

Plus de dépassement en une course qu’en toute une saison de F1 (j’exagère ? à peine hélas…) !

Pourquoi la formule E réussit-elle là où la F1 échoue à se réformer sérieusement année après année ?

Tout d’abord, les circuits… Profitant de son caractère « non-polluant » et non-bruyant (on aime ou on aime pas mais c’est ainsi), la Formule E peut se permettre de courir au coeur des villes. Sur des tracés totalement artificiels mais assez souvent réussis (ça se discute mais seul le résultat compte).

Ensuite, les voitures… Ce sont des monoplaces (monotype, certes) mais les roues sont couvertes. C’est un détail qui a son importance : les pilotes craignent moins « d’aller au contact » les uns avec les autres car la carrosserie prévient « l’effet d’engrenage » qui a des conséquences dévastatrices sur les monoplaces classiques. Ces deux éléments expliquent en partie l’originalité et l’efficacité de la « recette formule E »… à vous de juger mais je conseille d’y jeter un oeil.

Un nouveau récit de fiction : « Les terribles trop »…

Voici un tout nouveau récit de fiction que je publie aujourd’hui sur ce blog en exclusivité. Il va ensuite rejoindre mon recueil « Un auteur à succès« .

J’ai rédigé ce texte sur le ton de la fiction afin d’aborder librement des sujets importants… à vous de juger si, une fois de plus, la réalité dépasse la fiction !

Les terribles trop

Je ne savais rien de cette réunion avant de m’y rendre. J’avais reçu la convocation par email et j’ai demandé à mon patron s’il savait de quoi il s’agissait. Ce dernier m’a répondu que je devais y aller, que c’était important, que N aurait dû s’y rendre, que je devais le remplacer… et voilà. Il m’a tout de même donné un dossier afin que je me documente. Curieux dossier sur tous les plans. D’abord, il était entièrement en papier. Papier non photocopiable, faut-il le préciser ?

À part si ça vient des archives et que ça concerne des affaires anciennes, c’est de plus en plus rare même chez nous !

Le lieu de la réunion aussi était bizarre : il fallait aller à Genève… Je pris l’avion l’après-midi même, sans connaître ma destination finale. La convocation disait qu’il fallait se pointer à l’aéroport de Genève et qu’une “prise en charge” serait assurée  une fois sur place. J’en profitai pour éplucher ce dossier pendant le vol et là encore, j’allai de surprise en surprise : je découvrai l’existence d’épandages (agricoles ?), de missions aériennes classifiées… Quelle était donc cette opération qui semblait de grande ampleur, mais dont les buts et les limites étaient si flous ?

Une fois l’avion posé sur le tarmac, un type se tenait à la porte des arrivées avec mon nom sur un panneau blanc. Je me dirigeai vers lui et il prit ma valise sans dire un mot. Je le suivis satisfait : il avait été bien briefé… chez nous les spéciaux, on n’aimait pas les bavards et moins on en disait, mieux c’était !

Le trajet en voiture fut très bref et j’eus juste le temps de voir un panneau indiquant la ville de “Meyrin” avant qu’on s’arrête devant une maison ordinaire. J’étais de plus en plus dubitatif. La maison semblait n’être qu’un décor; elle abritait un ascenseur qui nous amena loin dans les sous-sols juste derrière les pistes de l’aéroport. Une fois en bas, l’ambiance était très “béton partout”, mais la promenade n’était pas terminée : un petit tour dans un “golf kart” de couleur kaki et nous étions enfin à destination… Une grande salle de réunion souterraine avec un buffet dans un coin où les autres participants sirotaient un café en attendant les derniers arrivants dont je faisais partie.

Finalement, un retardataire nous rejoignit et le signal pour amorcer la réunion fut donné avec la fermeture des grandes portes de ce quasi-blockhaus. Une imposante table en U était installée pour recevoir une bonne vingtaine de participants assis et un pupitre dominait au centre de l’ouverture du U. Tout le monde disposait d’un microphone qu’on pouvait activer avec un bouton rouge. Un assistant distribuait un document (plusieurs pages reliées par agrafeuses), encore du papier, ça semblait être la règle de cette opération mystérieuse…

Un type dans un costume gris prit place au pupitre, la réunion allait enfin commencer, j’allais peut-être finir par en savoir plus. Après les politesses d’usage, le type commença son exposé sans s’être présenté, comme si tout le monde savait qui il était !

Moi, j’étais toujours dans le noir et j’avais hâte qu’on entre dans le vif du sujet afin de comprendre dans quel fourbi mon patron m’avait envoyé… Je me concentrai donc sur le discours du premier orateur.

Chers délégués, nous avons compilé les nombreux rapports des opérations “Blue Sky” de ces dernières années et nous sommes arrivés à des conclusions que nous allons vous exposer maintenant et qui sont en synthèse dans le document A10 qui vient de vous être remis. Tout d’abord, laissez-moi vous dire que ces opérations s’étalent sur de nombreuses années et que presque toutes les nations du groupe NATOwide y ont participé. Nous avons aussi ici présent, à titre d’observateur, un délégué chinois que je salue au passage.

Quelques têtes se tournèrent vers un Asiatique maigre impassible qui flottait dans un uniforme vert olive au col mao caractéristique… L’orateur poursuivit après un bref geste de la main vers ce représentant de la grande nation chinoise.

Tout cela pour vous dire que c’est à une masse considérable de données que nous avons fait face. Nos analyses ont duré des mois. De plus, il a fallu prendre en compte l’évolution inévitable des expérimentations qui ont émaillé les opérations “Blue Sky” et ce depuis le début. Bref, arriver à une conclusion ne fut pas facile et prit bien du temps.

Mais, cette conclusion, nous l’avons et je voudrais vous la présenter sans fard : ça ne marche pas.

La stupeur s’empara de la salle alors que la dernière sentence de l’orateur tombait. Moi, dans mon coin, je ne comprenais toujours rien : qu’est-ce qui “ne marchait pas” dans ces fameuses opérations “Blue Sky” dont je ne savais rien ?

L’orateur, content de son effet, reprit la parole.

Les concepteurs de “Blue Sky” voulaient contrôler le climat à des fins militaires et pensaient que des épandages aériens allaient suffire pour cela. Mais les effets désirés n’étaient pas toujours au rendez-vous. Il y avait aussi des effets secondaires indésirables et pour tout dire, on est resté assez loin d’une réelle maitrise du climat. Tout juste arrivait-on à provoquer une tempête çà et là, mais sans pouvoir la diriger ni l’arrêter. Bref, tous ces essais se révélèrent assez décevants.

J’avais enfin une partie de la réponse : c’était donc cela “Blue Sky”, pouvoir influencer la météo afin d’affaiblir l’adversaire… Intéressant, effectivement. On comprend que les militaires aient voulu peaufiner cette idée. Mais ça ne m’étonne pas qu’ils ne soient pas arrivés à leurs fins. L’orateur fit une longue pause qui présageait une suite délicate.

Cependant, à l’occasion de ces multiples essais, des résultats inattendus se sont manifestés. Et c’est de cela dont je voudrais vous entretenir désormais…

En effet, nous avons constaté que les opérations “Blue Sky” pouvaient aussi avoir une influence sur les comportements des populations. Lors de cette réunion, nous allons pouvoir écouter des présentations de spécialistes qui vont aborder tous ces sujets. C’est donc avec confiance que je laisse la parole au Général M. qui va nous exposer les détails du bilan militaire des opérations “Blue Sky”.

Tiens, un général désormais, rien que cela !

On voit bien qu’on est au milieu de la communauté du renseignement dominée par les militaires qui adorent les grades ronflants… Chez nous, rien de cela : je ne suis que lieutenant et mon patron est major, rien de plus.

Encore une fois, on ne sait pas son nom. Cela me convient, cette atmosphère de secret m’est habituelle. Mais ce qui me dérange, c’est que ce général se comporte comme un technicien autiste… Cette avalanche de chiffres est vraiment soporifique. Et qu’ils aient employé de l’oxyde d’aluminium, ça peut intéresser qui dans cette salle ?

Il semble que je n’étais pas le seul à m’embêter dans l’assemblée. J’observais les uns et les autres commencer à chuchoter entre eux. Apparemment, certains se connaissaient déjà alors que pour moi, tout était nouveau ici.

Au bout d’un moment, un participant se pencha en avant et appuya sur le bouton du microphone afin de prendre la parole…

  • Hum, excusez-moi… Avant de rentrer dans ce genre de détails techniques, ne pourrait-on pas aborder les questions d’ordre général qui n’ont pas encore été traitées ? C’est possible ?

Le général soporifique s’arrêta immédiatement et semblait perdu. Sûrement, on ne devait pas souvent l’interrompre ainsi !

Le premier orateur intervint :

  • Mais certainement. Et quelles sont donc ces questions d’ordre général qui vous préoccupent?
  • Eh bien pour commencer, comment avez-vous fait pour tenir le secret autour de Blue Sky ?

Le premier orateur se leva de son siège pour répondre à cette importante question… En moi-même, je pensais : “ah, on aborde enfin les choses intéressantes !”.

C’est que, justement, nous n’avons pas tenté de garder le secret absolu sur Blue Sky. Les dix premières années ont été tranquilles, mais cela a commencé à changer au début des années quatre-vingt-dix lorsque nous avons intensifié les vols. À partir de là, quelques curieux et quelques activistes se sont mis à parler sur les forums Internet. Nous avons alors lancé nos contre-mesures habituelles de debuking et le terme chemtrails a bien fonctionné. Nous avions même un plan B au cas où nos épandages seraient révélés au grand jour…

Il s’agissait de dire que nous appliquions un plan de géo-ingénierie pour contrer le réchauffement climatique !

Bien entendu, en réaction à cela, toute la salle se mit à rire. Ah, le réchauffement climatique, quelle belle invention médiatique !

Notre invention médiatique en fait… Lorsque nous avons commencé à inonder les médias avec cette fable, nous ne pensions pas que cela nous serait si utile et à ce point aussi largement adopté par tous. Les variations climatiques sont une réalité, il y en a tout le temps. Croire que le climat est stable c’est nier la force des éléments naturels en perpétuel mouvement; c’est comme croire qu’une construction, quelle qu’elle soit, durera toujours.

Les grosses variations récentes et les tempêtes qui les ont accompagnées nous arrangeaient bien pour crédibiliser une tendance au réchauffement due à la main de l’homme. Culpabiliser les petites gens est un ressort qui fonctionne toujours. Je me rendais compte à présent que les aléas et les effets secondaires des opérations Blue Sky y étaient sans doute pour quelque chose dans ces colères du climat… J’en apprenais beaucoup et ça commençait à me plaire.

Mais finalement, nous n’avons pas eu besoin d’être très actifs au niveau de ses contre-mesures. Les lanceurs d’alertes n’ont pas réussi à se faire vraiment entendre avec leurs chemtrails. Il faut dire que nous avons su déclencher de nombreux contre-feux à tous les niveaux durant la décennie 2000. Les retombées du 9/11 ont été formidablement utiles et je constate qu’elles le sont encore aujourd’hui… qui l’aurait cru ?

L’orateur affichait un sourire satisfait. On pourrait penser que toutes ces réussites étaient dues à son seul mérite !

En voilà un qui aime s’écouter parler et qui est très content de lui-même… Il ne ferait pas long feu chez les spéciaux avec un profil pareil. L’orateur se rassit, estimant avoir répondu à la question et, effectivement, tous les autres hochaient la tête en signe de consentement. Le général quitta le pupitre et un autre intervenant lui succéda aussitôt. Le nouveau venu était nettement plus captivant, il savait s’exprimer en public et ce qu’il avait à dire était tout à fait intéressant…

Nous nous sommes aperçus, un peu par hasard dois-je l’avouer, qu’à défaut de contrôler le climat avec efficacité, nous pouvions au moins contrôler les populations… Eh oui Messieurs, nos épandages nous ont permis de mesurer l’effet des tranquillisants diffusés en aérosol en grande quantité et à haute altitude.

Au début, on n’y croyait pas, mais c’est à l’initiative d’un commandant que la solution s’est dessinée. De son propre chef, il remplaça nos composés chimiques habituels par des psychotropes déclassés qui étaient disponibles en grandes quantités suite à une directive de la FDA qui les retirait du marché. Le résultat immédiat fut spectaculaire et nous incita à creuser dans cette direction.

Une fois qu’on a eu la confirmation que ça marchait, on a même pu juguler des situations d’émeutes comme en 1992 à Los Angeles. C’est grâce à nos pulvérisations que le calme est revenu au bout de cinq/six jours. Après cela, on n’a pas arrêté d’utiliser ce moyen à grande échelle, on a même pu adapter les formules afin qu’elles ne soient pas atténuées par la diffusion en altitude. Tous les autres pays du bloc occidental s’y sont mis aussi avec plus ou moins de réussite. Mais, avec le temps, nous avons pu mesurer que le degré d’abrutissement des populations s’accentuait en fonction de nos épandages et que même, cela favorisait l’effet des programmes de télévision qui évoluaient dans ce sens.

De mieux en mieux. Je savais bien évidemment que le contenu des programmes télé glissait progressivement vers la bêtise la plus crasse, à notre initiative. En revanche, j’ignorais que nous avions un allié dans les airs pour faire avaler cette purée à la population… Décidément, j’étais de plus en plus content d’avoir été obligé de venir. Après cette présentation roborative, une pause fut décrétée et chacun put se restaurer autour du buffet où  les conversations allaient bon train…

Profitant de cette interruption, je m’efforçai de capter les sujets des bavardages, moi qui étais sans doute celui qui en savait le moins, à cette réunion où je ne devais pas être. Un thème revenait tout le temps lors des échanges entre les participants : l’opération “Black Curtain”. Je n’avais aucune idée de ce que cela recouvrait, mais j’avais hâte de le découvrir à ce moment-là… si j’avais su !

La réunion reprenait et chacun regagna sa place. Cette fois, pas de présentation, mais un moment où tout le monde pouvait prendre la parole à ce qu’il semblait. Mon voisin de droite appuya sur le bouton de son microphone le premier…

  • Tout cela n’est pas nouveau. Maintenant, ce qu’on voudrait savoir, c’est quand allons-nous passer à l’étape suivante et avec quelle ampleur ?

Vu les nombreux hochements de têtes qui suivirent, à l’évidence, ces questions soulevaient une attente générale. Il était temps d’y répondre. Encore une fois, ce fut l’orateur initial qui se leva afin d’apporter les précisions voulues. Et toujours avec son sourire satisfait, il balayait l’assistance du regard avant de commencer.

Messieurs, savez-vous combien nous sommes actuellement ?

Je veux dire, sur la terre entière, la population mondiale… Eh bien nous sommes entre 7 et 8 milliards, plus proche de 8 que de 7 d’ailleurs. Un chiffre considérable, n’est-ce pas ?

Et qui va encore augmenter et augmenter toujours. De plus en plus vite même !

Pendant que nous y sommes, savez-vous combien il y a de gens obèses parmi ces presque 8 milliards ?

Plus de 700 millions !

Et si on élargit aux gens simplement en “surpoids”, on monte à plus d’un milliard et demi… Oui messieurs, voilà où nous en sommes. Et tout est comme cela. Je peux vous égrener des statistiques à n’en plus finir, mais elles disent toutes la même chose : nous sommes trop nombreux et la qualité moyenne de la population baisse. Nous allons droit vers une masse de gens trop gros et au chômage. Et encore, je ne parle pas de la baisse générale du niveau intellectuel, car là, nous y sommes pour quelque chose…

(sourires entendus et même quelques rires étouffés dans la salle)

Si encore cette masse grouillante et horrible se contentait de passer et de crever sans faire trop de dommages, ça pourrait aller. Mais non, au contraire. Cette masse croissante s’accompagne aussi d’une consommation exponentielle de ressources. Prenons un exemple simple que tout le monde va comprendre, l’eau. En 1960, l’humanité consommait environ 2 000 km3 d’eau par an, contre 4 000 km3 en 2000, soit le double en quarante ans, en seulement quarante ans… Je vous laisse imaginer où on en est aujourd’hui !

Là encore, tout le monde aura compris mon propos, cette population mondiale qui croît sans ralentir et qui dévore tout sur son passage, c’est ce que nous avons appelé “les terribles trop”. Et c’est justement pour mettre fin à cette impasse que nous avons imaginé l’opération “Black Curtain” que je suis autorisé à vous dévoiler ici.

À ces mots, je sentis un frémissement dans la salle : nous y voilà, il va enfin cracher le morceau !

Je connaissais déjà cette notion de “terribles trop” : trop de gens, trop de consommation de ressources. C’était même devenu une blague entre nous, dans les services : pour sauver le peuple, il faut supprimer le peuple !

En revanche, j’ignorais qu’il y avait une opération destinée à résoudre le problème. Inutile de dire combien j’étais attentif en cet instant précis. Je n’étais pas le seul, tout le monde retenait son souffle, on aurait entendu une mouche voler s’il avait pu y en avoir une dans cette salle bétonnée qui donnait dans les couloirs secrets du CERN. Après avoir ménagé une de ces pauses irritantes, monsieur toujours-content-de-lui reprit son discours.

D’une part, nous avons compris que les épandages aériens sont le vecteur que nous attendions pour répandre notre agent sur le monde entier. D’autre part, nous avons fait des progrès gigantesques en matière de guerre bactériologique. Pensez à la peste noire, à la grippe espagnole ou à la fièvre Ebola… Désormais, nous faisons bien mieux. Nos virus sont virulents et mortels. Si nous les diffusons en aérosol à partir de vols classifiés, nous pouvons déclencher une épidémie mondiale en seulement deux semaines. Si nous enrôlons les vols commerciaux, nous pourrons réduire ce délai à cinq jours !

Black Curtain, c’est ça : une épidémie mondiale et foudroyante qui va mettre à genoux au moins les trois quarts de l’humanité en une à deux semaines.

Les questions fusèrent :

  • Qu’est-ce qui vous fait croire à l’efficacité de votre virus ?
  • Quelle sera la cible, qui va mourir en priorité ?
  • Faut-il vraiment mettre le paquet avec ce moyen ?
  • Comment peut-on s’en protéger ?

Messieurs, je vous en prie, un à la fois !

Tout d’abord, nous ne croyons pas à l’efficacité de notre virus, nous le savons efficace. Nous l’avons testé à une échelle réduite et avec une version atténuée. Souvenez-vous du SRAS en 2003… c’était nous !

Bien que très atténué, notre virus s’est révélé d’une virulence incroyable. Pas de doute à avoir là-dessus, notre version complète sera comme un rideau noir qui va tomber soudainement sur l’humanité. Ensuite, j’ai entendu une question sur la cible. Les personnes au système immunitaire affaibli seront les premières servies. Celles-là vont mourir très vite. Et rappelez-vous tous nos efforts précédents pour justement attaquer ce système avec nos campagnes de vaccinations… ça concerne de plus en plus de monde désormais, il s’agit d’en profiter.

J’ai aussi entendu “comment s’en protéger ?”… c’est une bonne question, mais la réponse ne va pas vous plaire : on ne peut pas !

Si on veut vraiment réduire la population mondiale, on ne peut pas se contenter de demi-mesures et compter sur les faibles pour faire de la place aux forts. En pariant là-dessus on va gagner quoi ?

Deux milliards de moins, au mieux !

Cela n’est pas assez messieurs. En faisant retomber la population autour de cinq à six milliards, on n’aura fait que reculer pour mieux sauter. Dans dix ans, on sera face au même problème sans avoir de possibilité de réutiliser ce moyen radical. Non, si nous frappons maintenant, il faut avoir le courage de frapper fort et en profondeur. Il faut éliminer beaucoup de monde si nous voulons revenir à un niveau supportable.

  • Pas moyen de s’en protéger ? Et nous alors ?
  • Deux milliards de moins, je pense que c’est déjà pas mal !
  • Et quel est ce niveau supportable selon vous ?

Le niveau supportable, il est entre 500 millions et un milliard, pas plus. Au-delà, on retombe dans les ornières du passé. Pour vous répondre franchement, il ne faut pas envisager de s’en protéger : Black Curtain va frapper aveuglément et c’est la meilleure garantie de son efficacité !

Si nous avions un antidote ou un moyen de traitement, cela voudrait dire que notre virus n’est pas parfait et que toutes ces années de recherches et d’expérimentations n’ont servi à rien. Pas cette fois. Je peux vous dire que le virus est tellement efficace que nous aurons tout intérêt à le répandre le plus largement possible afin d’éviter des zones de dépeuplement total, même si nous prévoyons de viser les pays du tiers-monde en priorité.

Nous en sommes là messieurs. D’un côté, vous avez l’arme parfaite et le moyen prouvé de la répandre largement. De l’autre, vous avez le devoir d’accepter le prix à payer pour cette efficacité. Presque tout le monde va mourir, ça veut donc dire que vos proches sont concernés aussi, forcément.

  • Et si vous arriviez à tuer vraiment tout le monde, on serait bien avancés !

Non, ça n’arrivera pas. Tous nos tests le prouvent : on trouve toujours des individus qui résistent. Elle est là la beauté du processus : l’humanité qui va passer cette épreuve sera une version rêvée de la population… plus de gros, plus de faibles, plus de malingres ou de souffreteux. L’humanité de demain sera belle, fière et forte.

Essayez donc de me dire qu’un pareil résultat ne vaut pas quelques sacrifices ?

Le concert des questions cessa. On sentait qu’une chape de plomb était tombée sur les présents. On ne s’amusait plus avec des rapports lointains, on décidait du sort de l’humanité désormais !

Et, encore plus angoissant, du sort de toute l’humanité, vraiment tout le monde. Chacun savait qu’il avait une “chance” (une bonne “chance” même si on adhérait à “l’enthousiasme” de l’orateur) d’y rester ou de perdre un proche. Cette fois, personne n’avait le cœur à rire.

Au bout de la table, lentement, un autre responsable en costume sombre se leva et prit la parole. Il s’exprimait avec un ton lent et prenait soin de bien articuler chacune de ses paroles afin de bien se faire comprendre et comme s’il lui était impossible de se répéter.

Bien. Vous connaissez désormais les grandes lignes de l’opération “Black Curtain” et il nous faut maintenant décider. Quand devons-nous l’activer ?

J’insiste bien sur le fait qu’il n’y aura pas de retour possible : une fois lancée, il faudra que l’opération aille jusqu’à son terme et avec toutes ses conséquences. Impossible d’hésiter dans un cas pareil, c’est oui ou c’est non. Et si c’est non, toutes les traces de cette opération doivent disparaître. Qu’on me comprenne bien, quand je dis “toutes les traces”, ça veut bien dire toutes les traces, sans aucune exception…

Je savais bien reconnaître ce genre de menace voilée. Voilà que ce responsable vient de mettre les points sur les i… “toutes les traces”, ça veut dire nous pardi !

De quoi motiver les indécis, sans nul doute !

Le choix se présentait ainsi : soit on lançait “Black Curtain” et on avait une chance d’y passer ou alors, on renonçait à l’opération, mais on (nous tous ici présents) ne sortait jamais d’ici… Très, très clair !

Bien entendu, ça donnait à réfléchir. Je ne connaissais pas les autres délégués, mais je me doutais que tous avaient compris le message. Dans le milieu du renseignement et des services spéciaux, nous sommes habitués à lire entre les lignes et à comprendre à demi-mot. Je voyais les participants les moins endurcis piquer du nez, complètement abattus par le dilemme et ses perspectives… Mais je sentais bien que la salle était en train d’accepter “Black Curtain”. Cela me convenait au final. Incurable optimiste comme je l’étais, je voyais déjà l’incroyable coup de balai que cette opération mortelle allait donner dans les rangs des spéciaux. Bientôt, très bientôt, moi le lieutenant Rouyer, j’allais monter en grade et devenir le major Rouyer.

L’affaire Num-alim, comment peut-on agir ?

Dénoncer, c’est bien, agir, c’est mieux !

Dernièrement, j’avais mis en avant le scandale Num-alim (voir à http://www.alain-lefebvre.com/num-alim-un-scandale-de-plus-dans-lagro-alimentaire/). Aujourd’hui, je voudrais vous proposer une démarche simple pour tenter de contrer ce scandale…

De quoi s’agit-il ?
Eh bien, il faut écrire à son député, tout simplement… Et c’est bien plus simple qu’il n’y parait. Tout d’abord, chaque député à une adresse email liée au domaine de l’Assemblée Nationale et c’est ça qu’il nous faut utiliser, massivement si possible.

Pour trouver ces adresses, il suffit de se rendre sur http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/liste/alphabetique

Le site de l’Assemblée Nationale

Ensuite, encore faut-il connaitre son député !
Pas de problème, il y a un site pour cela à https://www.nosdeputes.fr

Un site utile !
Dans mon cas, c’est le département de l’Ain…

Une fois trouvé, vous avez même sa fiche détaillée…

Et là, vous avez même l’adresse email « officielle »…

Donc, il faut écrire une fois qu’on a trouvé son représentant… Ecrire, d’accord, mais quoi ?

Là encore, pas de problème, j’ai un modèle de courrier à vous proposer :

Monsieur (Madame) le député(e) de l’Ain (à remplacer par votre département),

Ce n’est pas mon habitude que d’écrire à un(e) élu(e) mais là, je pense qu’il est de mon devoir de le faire.

Je voudrais attirer votre attention sur l’affaire “Num-alim” qui est présentée sur mon blog à l’adresse suivante http://www.alain-lefebvre.com/num-alim-un-scandale-de-plus-dans-lagro-alimentaire/

Vous pourrez trouver une autre source d’informations dans cet article => https://www.capital.fr/entreprises-marches/num-alim-le-projet-des-industriels-pour-faire-de-lombre-a-yuka-1318595

Et sur sa “source officielle” à http://alimentation-sante.org/2018/07/le-projet-num-alim-pour-organiser-la-transition-numerique-dans-la-filiere-alimentaire/

Cette affaire est grave, car de l’argent public va y être déversé (si ce n’est pas déjà fait). Que les lobbys de l’agroalimentaire soient motivés à conserver intact leur gros business (basé sur le matraquage marketing et la dissimulation), ça peut se comprendre : ces gens veulent continuer à empoisonner la population avec leurs produits bourrés de composés chimiques et sont prêts à tout pour cela.

Mais que cette politique du mensonge organisé (et Num-alim rentre clairement dans cette perspective) soit également soutenue et financée par notre argent, ça c’est insupportable !

Je vous demande donc d’user de votre pouvoir pour empêcher le versement de cette subvention aussitôt que possible. Alors que les corps intermédiaires (dont vous faites partie au premier chef) sont contestés par des mouvements comme celui des fameux “gilets jaunes”, je vous encourage fortement à ne pas rester inactif face à ce détournement honteux de fonds publics qui va servir à dissimuler la vérité sur les aliments industriels aux consommateurs.

Je vous encourage donc à agir pour le bien de tous et ainsi de prouver votre utilité aux yeux du peuple.

Je vous prie d’agréer mes sentiments les meilleurs.

Votre nom en toutes lettres qui fera office de signature.

Vous pouvez reprendre entièrement ce texte ou le modifier comme vous le sentez, pas de problème, il est à vous !

Je viens donc d’envoyer ce message à Olga Givernet et je vous encourage à faire de même en direction de votre représentant à l’Assemblée Nationale. Et si, par hasard, vous pensiez « on est trop petits, on n’a pas assez d’influence, on ne peut rien faire à notre niveau… », regardez simplement cette vidéo :

Alors, pas encore convaincu que chaque voix compte ?

Num-Alim, un scandale de plus dans l’agro-alimentaire !

Prenez quelques minutes et lisez l’article ci-dessous extrait du Canard Enchainé (je ne connait pas la date de parution de cet article mais tout laisse croire que c’est récent).

L’article du Canard Enchainé…

Si vous trouvez cela pénible de lire sur écran, voici une petite vidéo qui résume toute l’affaire et où je reprend, mot à mot, le contenu de cet article…

La vidéo où je résume cette affaire face à mon fils Val…

OK, compris ?

Cette affaire est tout à fait significative de l’enfumage systématique (le titre de l’article du Canard est particulièrement bien trouvé !) que pratiquent sur nous les lobbys des grands industriels (ceux de l’agro-alimentaire dans le cas présent) associés (alliés ? complices ?) à notre gouvernement. Ces gens-là veulent pouvoir continuer à mentir, tricher et empoisonner les consommateurs mais en plus, ils vont recevoir une subvention pour cela !

Si vous n’êtes pas profondément scandalisés, c’est que vous êtes déjà mort…

Rien n’est vrai, l’exemple d’une cheminée d’hôtel !

Un jour, il faudra que j’écrive un livre dont le titre sera « Rien n’est vrai, rien n’est réel, rien n’existe »… Ambitieux, hein !

Alors, je ne vais pas tout expliquer aujourd’hui, sur ce blog (sinon, pourquoi en faire un livre ?), mais on va quand même pouvoir illustrer ce que j’entends par le « rien n’est vrai »… Si vous êtes un(e) habitué(e) -pas question d’écriture inclusive avec moi, jamais- de ce blog, vous savez que je me reporte souvent à la notion de « société du spectacle » de Guy Debord.

Nous sommes de plus en plus en plein dans la société du spectacle puisque tout est mis en scène continuellement. Donc, le vrai, l’authentique est de plus en plus rare, partout, tout le temps. Un exemple significatif pour démontrer mon propos.

Une cheminée dans un hôtel moderne. Vraiment ?

Oui, c’est un exemple tout à fait révélateur de cette société du spectacle qui s’est infiltrée dans tous les recoins de notre présent. Car, tout est faux ici : il n’y a pas de flamme, il n’y a pas de bois, il n’y a pas de chaleur et les crépitements que l’on entend sont rajoutés. En effet, nous sommes en présence d’un dispositif totalement artificiel où des générateurs de fumées sont éclairés par en dessous avec une lumière orange caractéristique donnant (fort bien d’ailleurs) l’illusion de flammes dansantes. Le crépitement sonore est un enregistrement audio qui vient renforcer encore cette mise en scène.

Je sais, ça parait difficile à admettre, mais je suis allé jusqu’à mettre ma « main au feu » pour en avoir le coeur net : aucune brûlure, la fumée est froide et les « bûches » sont en pierre.

Voilà pourquoi « rien n’est vrai » à notre époque : ce n’est pas seulement l’actualité qui est composée de « fake news », c’est tout notre décor qui devient factice, morceau par morceau. Réfléchissez-y, que reste-t-il de vrai, d’authentique autour de vous ?

Dans le genre « rien n’est vrai », cette vidéo (déjà ancienne) est pas mal non plus :

Piëch, Marchionne et Ghosn, pourquoi est-il si difficile de réussir sa sortie ?

Voici trois titans de l’industrie, il se trouve qu’ils se sont tous les trois révélés dans le secteur automobile, mais c’est sans doute un hasard. Ils ont eu des carrières époustouflantes et auraient pu devenir des légendes s’ils avaient réussi leurs sorties.

Mais, chacun à leur manière, ils ont échoué. Ferdinand Piëch est un exemple de créativité, de dirigisme autoritaire. Il a eu des succès incroyables comme les victoires au Mans avec la 917, mais il a aussi subi des échecs à cause de sa personnalité rigide. A la fin de sa carrière, alors qu’il touchait au but (avoir unifié Porsche et WV), il a été viré du groupe de façon peu glorieuse… On raconte que c’est lui qui a vendu la mèche du scandale dieselgate pour se venger, mais que ne raconte-t-on pas sur un personnage de cette envergure ?

Ferdinand Piëch, l’ingénieur à la poigne de fer…

Le cas de Sergio Marchionne est différent, car sa personnalité était presque aux antipodes de celle de Piëch. Autant l’allemand était rigide, autant l’italien savait se faire charmeur (presque des lieux communs en fait…). Mais encore un qui, arrivé au sommet ne sait pas réussir sa sortie : il meurt « bêtement » d’un cancer mal soigné sans avoir eu le temps de profiter de ses victoires, alors qu’il avait préparé sa succession (sans doute imaginait-il qu’il lui restait plus de temps…).

Souriant Sergio… Quel dommage !

Car les réussites de Marchionne sont remarquables, incroyables même !

Il pouvait avoir l’air charmeur, il était aussi capable de trancher (demander à Montezemolo par exemple…).

Le cas de Carlos Ghosn est lui encore sous les feux de l’actualité, mais il n’est pas difficile de penser que, après une belle carrière, il est en train de rater sa sortie, dans les grandes largeurs !

Carlos « cost-killer » Ghosn dans toute sa sévérité !

Lui n’a justement pas préparé sa sortie, refusant ostensiblement de le faire comme si cette réticence pouvait le sauver !

En fait, ces grands patrons sont comme les champions de F1, victimes de la malédiction qui empêche de conclure dignement des parcours grandioses !

Songez-y alors qu’il vous reste encore du temps : faire un beau parcours, c’est bien, mais savoir le terminer en beauté, c’est encore mieux…

Carlos Ghosn, un parfait exemple pour illustrer la notion « d’hubris »

Carlos n’est pas un exemple d’homme à l’écoute des autres, entre autres défauts…

Attention, je ne vais pas écrire sur cas alors que je ne sais pas vraiment (avec précision) ce qui lui arrive. On évitera donc d’affirmer telle ou telle accusation sur ce personnage (https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Ghosn), mais sa chute (car chute il y a bien) est une trop belle occasion d’illustrer ici la notion d’hubris.

L’hybris, ou hubris, du grec ancien ὕϐρις / hybris, est une notion grecque qui se traduit souvent par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré des passions, particulièrement de l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybris

L’hubris et l’ataraxie sont les deux pôles de la philosophie grecque qui est bien moins intimidante que ce qu’on veut en dire. C’est même fort simple en fait : les anciens sages disaient essentiellement qu’il fallait éviter l’hubris et qu’il fallait tendre et atteindre l’ataraxie, son opposée.

L’ataraxie (du grec ἀταραξία, signifiant « absence de troubles ») apparaît d’abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme ou encore la paix de cette dernière résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence. L’ataraxie devient ensuite le principe du bonheur (eudaimonia) dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme. Elle provient d’un état de profonde quiétude, découlant de l’absence de tout trouble ou douleur. Cette notion apparaît à l’époque d’Épicure (Ἐπίκουρος).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ataraxie

Intéressant, mais pourquoi utiliser le cas de Carlos Ghosn pour l’illustrer ?

Mais justement parce qu’il était évident que ce brave Carlos allait être victime de cet hubris qui est connu comme étant la malédiction que lancent les dieux (grecs) à ceux qui sont atteints d’un orgueil démesuré. Et notre Carlos cumulait tous les marqueurs de l’hubris : volontiers arrogant, cassant, brutal, l’homme ne se souciait pas d’attirer la sympathie (ce qui me le rendrait plutôt sympathique en fait !), mais il aimait aussi se rémunérer grassement ce qui était sa faiblesse facilement exploitable pour qui voulait le faire tomber. Car, n’en doutons pas, cet homme a été victime d’une cabale (à ce niveau, ça arrive souvent).

Même si tout roule bien pour vous, évitez l’hubris car les dieux vous guettent (et la chute des hommes est pour eux, le « spectacle des dieux ») et rapprochez-vous de l’ataraxie, le meilleur des buts à atteindre…