L’article le plus intéressant que vous pouvez lire à propos de l’IA…

Les articles, vidéos et même documentaires sur l’IA sont partout et, disons-le, on peut y lire (ou y entendre) beaucoup de conneries !

En revanche, je suis tombé sur un article qui sort du lot : https://motherboard.vice.com/fr/article/wjyz59/en-2018-lintelligence-artificielle-est-toujours-une-affaire-dhumains

Voici le chapeau d’introduction pour vous donnez envie de le lire à votre tour :

Pseudo-IA, IA Potmekine, IA Magicien d’Oz… Les techniques de fraude à l’algorithme qui consistent à faire bosser des humains pour pallier aux limites des machines sont partout.

Pour une fois que cet aspect remonte à la surface, je dois dire que j’en suis ravi !

Les investisseurs aiment cette tendance : en 2017, ils ont distribué douze milliards de dollars à quelques milliers d’entreprises d’intelligence artificielle — le double de l’année précédente. En 2021, l’investissement dans l’IA devrait atteindre les 57 milliards de dollars. Logiquement, les acquisitions explosent. Les prévisions des analystes financiers varient mais une chose est sûre : à ce rythme, le marché de l’IA pèsera de quelques dizaines à quelques milliers de milliards de dollars dans la décennie à venir.

Forcément, quand il y a autant d’argent en jeu, la tentation de tricher un peu (ou beaucoup !) n’est jamais loin !
Bon, allez, je vous laisse lire cet article…

Prétendre être un robot tout en étant humain, ça peut rapporter gros !

Quentin vient de publier une série d’interviews avec Zep et voilà pourquoi il est bon pour vous de la regarder…

Il faut regarder cette série d’interviews car Zep partage avec nous plein de choses utiles pour tous les entrepreneurs : le succès, les échecs, les avis des autres, sa propre attitude face aux défis, le plaisir qu’on prend au travail et tellement d’autres choses… Zep est touchant et captivant car il est simple, humble et authentique. Il sait répondre directement à la question posée et ces réponses nous sont utiles.

En particulier, on apprend beaucoup sur la gestion de son parcours et de la bonne attitude à avoir face aux difficultés et même face aux succès qui, comme toute chose, peut être (va être !) passager.

Même si on est pas forcément passionné par la BD et la carrière de cet auteur (l’auteur de Titeuf, rappel), ces entretiens sont formidablement réussis car ils parviennent à nous captiver du début à la fin.

Voici la présentation de cette série par Quentin :

J’ai le plaisir de vous partager mon Interview de Zep, pour ses 30 ans de carrière : 1h10 de discussion, illustrée par plus de 420 images :

Merci à Quentin et à Zep, voilà un (gros) travail qui valait le coup.

Les destinées inattendues des techniques « dépassées »…

Puisqu’on évoque la technologie (voir mon nouveau livre publié hier), parlons un peu des techniques dites « dépassées » et nous verrons que leur destin connait souvent des rebonds inattendus et surprenants !

Comme d’habitude, le but est de vous offrir un regard différent de ce que la propagande vous balance avec constance et intensité…

Un premier exemple avec le bateau à voile. Après la lutte entre la voile et la vapeur lors du XIXe siècle, les experts maritimes étaient persuadés que la propulsion à voile avait disparue définitivement.

Mais la voile résista et ne disparue jamais tout à fait. Elle fit même un retour remarquée dans la marine de loisirs et de compétition avec les formidables multicoques.

Trimarans et catamarans s’en donnent à coeur joie sur les océans !

Aujourd’hui, la propulsion à voiles fait même un retour (timide) sur la marine commerciale où les expérimentations commencent à se voir…

Un come-back inattendu : les voiles reviennent même sur les vraquiers !

Puisqu’on parle de vapeur, vous pensez sans doute que les locomotives à vapeur ont vraiment disparues, elles, n’est-ce pas ?

Faux !

Elles sont toujours utilisées en Chine et en Inde (qui produisent toutes les deux beaucoup de charbon… ceci explique en partie cela) mais elles sont aussi de retour (timidement, il est vrai) en Grande-Bretagne.

D’abord principalement sur des lignes « touristiques » (voir la vidéo ci-dessus), les trains à vapeurs sont aussi utilisés comme « dépannage » sur les lignes abandonnées par les compagnies commerciales habituelles.

Ce côté « pratiques qui ne meurent jamais complètement » se retrouve ainsi dans de nombreux domaines. Prenez les chevaux par exemple. Supplantés par les véhicules à moteur au début du XXe siècle pour toutes les tâches « utilitaires », ils restèrent d’abord sur les champs de course et, aujourd’hui, sont assez largement utilisés comme loisir de luxe.

Donc, avant de croire qu’une technique est condamnée parce que telle ou telle nouveauté est mise en avant, réfléchissez-y à deux fois. Allez, encore un exemple : dans les années quatre-vingts, le mensuel « Sciences & Vie » annonçait que la céramique allait remplacer l’acier dans la construction des moteurs de voitures. Et, effectivement, l’industrie automobile se mit à travailler dans ce sens… Mais cela n’arriva pas : la céramique s’avéra bien plus difficile à usiner que prévue et, de son côté, l’acier fit des progrès continus qui lui permit de rester en place. Des exemples comme celui-ci, j’en ai des masses et dans de nombreux domaines.

Tout cela pour dire que, en matière de techniques, ne croyez pas tout ce qu’on vous annonce et informez-vous par vous-même (pour le reste aussi d’ailleurs).

« Technologie : perception, illusion, déception »… Pas encore un nouveau livre ? Si !

Je l’ai souvent dit, quand l’inspiration est là, il ne faut pas laisser passer l’instant !

Donc, en ce moment, j’écris (croyez-le ou non mais un autre livre est déjà en préparation…). Après « Arrêtez de développer des applications » révélé il y a seulement quinze jours, voici « Technologie : perception, illusion, déception » qui est disponible aujourd’hui.

Alors, de quoi s’agit-il cette fois ?

La technologie « de pointe » a fait preuve d’innovations qui ont changé nos modes de vie ces cinquante dernières années. L’industrialisation technique semble précipiter la diffusion de nouveautés continuellement, d’où notre perception d’accélération. Bilan, explications, analyses vont démontrer dans ce livre que ce progrès n’est qu’illusion et qu’au contraire, la modernisation stagne. L’ouvrage montre, secteur par secteur (informatique, spatial, militaire, nucléaire, pharmacie) que les progrès sont principalement affaiblis par ce phénomène de la loi des « retours dégressifs ».

Comme d’habitude, cet ouvrage a été corrigé et édité par Isabelle Fornier avec sa minutie et son talent coutumier. Un extrait du chapitre d’introduction :

On vous serine continuellement que tout va très vite, que tout se transforme de plus en plus rapidement et qu’on est submergé par ce maelstrom de nouveautés, les unes succédant aux autres avec toujours plus d’impatience, n’est-ce pas ?

C’est la perception partagée par la plupart des gens. Ils vous le diront : “de nos jours ça va trop vite et on a du mal à suivre”. Ils se sont tellement persuadés que ce soit la vérité qu’ils se la répètent les uns les autres.

La technologie semble responsable d’un flot incessant de nouveautés toutes plus incroyables les unes que les autres, qui se succèdent à une vitesse vertigineuse, croissante d’année en année. Cette accélération paraît si réelle que personne ne songe à la remettre en cause. Pourquoi ne pas y croire d’ailleurs, puisque tous vos sens semblent vous indiquer que c’est véritablement le cas ?

Mais ça ne fonctionne pas toujours de la sorte. Il y a seulement quelques siècles, les gens dans leur immense majorité pensaient que le soleil tournait autour de la Terre et pas le contraire. Il suffisait de regarder la course du soleil dans le ciel pour se rendre compte qu’effectivement, il en allait ainsi. Votre intuition et votre sens logique vous le faisaient imaginer faussement, pourtant à cette époque, il était tout à fait logique de penser ainsi et ceux qui affirmaient le contraire étaient très peu nombreux. Aujourd’hui c’est la même chose : tout vous pousse à considérer que le progrès s’accélère continuellement alors que la technologie est en train de ralentir.  Bien sûr, il est tout à fait contre-intuitif d’affirmer cela et, au premier abord, personne ne vous croira.

L’objet de ce livre est de faire ensemble une revue de détail sur la situation technologique actuelle. L’état de l’art, dans tous les domaines qui reposent sur la technologie, est en réalité très différent de ce que la propagande veut vous faire penser. Mais alors, me direz-vous, pourquoi nous mentirait-on sur ce sujet ?

C’est la bonne question à se poser : pourquoi la propagande voudrait nous persuader que la technologie est portée par un progrès continu et inextinguible si ça n’était pas le cas ?

À cela il est facile de répondre : la propagande vous ment sur ce sujet, car elle a intérêt à vous peindre le futur avec du rose plutôt que du noir.  C’est dans son intérêt de réenchanter l’avenir artificiellement, de façon à ce que les citoyens ne soient pas saisis d’angoisse face aux perspectives toujours plus inquiétantes. C’est même une tendance qui porte un nom, c’est ce qu’on appelle le solutionnisme : faire accepter que tout problème a sa solution et que cette solution est d’ordre technique.  Ainsi il n’y a pas matière à s’inquiéter : quel que soit le problème menaçant l’Humanité, la science et la technologie vont y apporter une solution.

Hélas, et nous allons le voir dans ces pages, ça ne va pas se passer de façon aussi idyllique. Le solutionnisme est une illusion tout comme le progrès continu de la technologie. Cette illusion est une absurdité du même ordre que celle de croire à une croissance économique qui serait continue et infinie.

Il est toujours terriblement périlleux de prédire le futur, et y arriver avec précision est encore plus aléatoire. En revanche, ce qu’on peut faire, c’est extrapoler à partir du passé. Et ce qu’on a pu voir dans le passé c’est que toutes les promesses de la propagande n’aboutissent pratiquement jamais. Donc on peut légitimement douter que les voitures autonomes (par exemple) seront dans nos rues aussi rapidement qu’on nous dit et sous la forme que l’on prévoit. À ce niveau-là, ça n’est pas qu’une surprise est toujours possible c’est plutôt qu’une surprise est quasi sûre.

Dans cet ouvrage, nous allons passer en revue les différents domaines qui reposent fortement sur la technologie et nous allons constater que, contrairement à ce qu’on vous dit, la situation est loin d’être aussi rose qu’elle est dépeinte généralement. Que ce soit pour l’informatique, l’industrie spatiale, le militaire et l’armement, l’industrie pharmaceutique, la biotechnologie, la nanotechnologie ou le transhumanisme, on va voir que dans chaque domaine, concrètement, la réalité est bien plus rugueuse que les discours enflammés et suroptimisés que l’on entend dans tous les médias. Nous allons constater que les progrès, au contraire, réclament beaucoup de temps, toujours plus de temps et qu’il faut être patient avant de pouvoir récolter.  Je ne vous demande pas de me croire sur parole, sur une affirmation aussi audacieuse et à contre-courant de ce que vous entendez partout, restez simplement avec moi le long de ces pages et vous verrez que, chapitre après chapitre, domaine après domaine, la réalité est bien plus difficile à maîtriser qu’il n’y paraît.

Je n’ai pas encore de vidéo de présentation à vous proposer mais, en attendant, je vous propose de revoir celle-ci qui est plus ou moins sur le même sujet…

« Arrêtez de développer des applications » est disponible sur Amazon !

Mon nouveau livre est disponible et c’est cette étape qui est à la fois la plus dure à franchir et la plus gratifiante…

Il y avait longtemps que je n’avais pas écris sur l’informatique mais là, je crois que c’était nécessaire… En effet, ça fait des années que je reste perplexe devant cette anomalie : les entreprises développent toujours plus d’applications spécifiques alors qu’elles ne le devraient pas… Les projets échouent toujours avec un taux décourageant et, de plus, l’offre de progiciels en ligne via le cloud (les fameux SaaS) sont désormais plus abondants que jamais.

C’est pour essayer de répondre à cette anomalie que j’ai rédigé et publié (avec l’aide habituelle et précieuse d’Isabelle Fornier) ce livre. Voici une petite vidéo de présentation :

La version Kindle ou la version papier sur Amazon.

La nullité totale des intellectuels français, une preuve supplémentaire avec Jacques Audiard

Le fils de Michel Audiard n’est pas un cadeau : grande gueule et donneur de leçons, comme tous les bons « intellectuels français ». C’est exactement le genre de type que je déteste, un connard quoi.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ceci (c’est court, heureusement) :

Rien que la phrase « non, on n’applaudit pas » mériterait une bonne paire de baffes !

Dernièrement, je l’ai entendu cracher sur Netflix qui, selon lui, était la pire des choses. Ah bon ? Et selon quels critère monsieur connard ? Parce que c’est américain… ah…

Encensé par ses copains, monsieur connard est dans la droite ligne des intellos franchouillard : cracher sur tout ce qui est américain… pourquoi ? parce que !

Il me fait penser à ses mêmes intellos parisiens qui s’opposaient à le venue d’Amazon en France. Ceux-là préfèrent sûrement Fnac.fr qui vous traite « à la française » (c’est-à-dire mal… le client est un cochon de payant qui doit se faire pardonner le fait qu’il ait des moyens par une culpabilité sans fin, point).

Monsieur connard se croit tout permis, y compris d’exposer au grand jour ses propres contradictions. Je n’aime pas ce qui vient des USA mais mon dernier film (Sisters, tout en anglais en plus, faut ce qu’il faut !) est un western qui se passe… euh… aux USA en fait. Ah oui, d’accord, pour les autres gens « normaux », ce serait une contradiction ridicule mais pour toi, grand intellectuel, c’est de la créativité, de la liberté poétique… oui, je vois.

Pourquoi tant de rage contre ce petit monsieur dont l’influence réelle est proche de zéro ?

Eh bien justement parce que c’est cette clique minable qui confisque la parole et la détourne sur des sujets sans importances. Les intellectuels français ne sont pas seulement insupportables de suffisance, ils sont aussi des complices de la techno-structure afin de garder le peuple (le peuple ? pouah !) la tête sous l’eau, comme il se doit. Pendant ce temps, eux continuent à vivre grassement des subventions de la CNC (récompense pour services rendus).

Ecrire, un travail d’équipe ?

Sur ce blog, je partage avec vous mes joies et mes pensées du travail de l’écrivain (voir à http://www.alain-lefebvre.com/category/livres-perso/). Jusqu’à récemment, c’était un travail essentiellement solitaire : écrire, relire, corriger, relire encore, corriger toujours, publier enfin.

Et puis, dernièrement, les choses ont changé. Je fais désormais équipe avec Isabelle Fornier qui, au début, s’occupait de corriger mes écrits et qui, désormais, supervise vraiment mon travail (de correctrice elle est passée à éditeur…). J’ai toujours travaillé avec des correctrices, mais c’est bien la première fois que j’ai vraiment l’impression de « faire équipe » avec l’une d’elle !

L’apport du travail d’Isabelle va bien au-delà de la simple correction même si j’en ai bien besoin : mes capacités en grammaire et en orthographe restent toujours à améliorer (et ce n’est rien de le dire !). Isabelle fait le travail de l’éditeur idéal, celui qu’on aimerait rencontrer quand on signe avec une maison d’édition, mais qui semble n’exister qu’en rêve… En clair, elle affine mon texte jusqu’à ce qu’il soit enfin débarrassé de toutes les scories que j’ai laissées par négligence ou habitude (exemple : j’aime bien ajouter des « en fait » un peu partout…).

En fait, rien ne se passe sur le papier, car tout transite par le cloud, mais je n’ai trouvé que cette image pour illustrer ce post…

Elle a une capacité à trouver la bonne formule, à réduire mes phrases trop longues avec une expression concise et donc bien plus propre et puissante. Je lui dis que je lui passe un tissu rugueux et qu’elle en fait de la soie, mais c’est vrai !

Depuis que je travaille avec Isabelle, j’ai la sensation d’avoir franchi un cap. Je suis persuadé que mon écriture s’améliore même si c’est après de multiples relectures/corrections. C’est très rassurant de savoir que mes écarts seront rattrapés et que ma production finale sera plus facilement acceptable.

Mais c’est aussi pendant les phases d’écriture que son apport est le plus important. Nos multiples échanges (en utilisant à fond les moyens modernes de l’Internet !) me permettent de faire le tour d’une idée, d’un argument et c’est très gratifiant de sentir que j’ai traité le sujet aussi complètement que possible. Je n’ai plus cette sensation de travailler seul dans mon coin et cela a relancé ma productivité. Donc, un grand merci à elle et je gage qu’elle ne va pas en rester là : son goût pour l’écriture s’est développé à mon contact et je ne serais pas surpris que nous inversion les rôles prochainement !

Conseil à Apple : virez Jonathan Ive !

Apple nous propose encore une nouvelle vague d’iPhone… difficile d’être excité par cela.

De l’autre côté de la gamme, le Mac n’est pas seulement délaissé, il est littéralement massacré !

Je m’explique : quand Apple fait enfin évoluer ce qui reste de sa gamme de Mac, c’est presque invariablement dans le mauvais sens. Et tout cela pourquoi ?

Pour que le designer Jonathan Ive puisse aller au bout de sa vision !

Ive à l’époque où il n’avait pas encore fait trop de dégâts…

Mais on n’en veut pas de sa vision !

Ce cher Jonathan veut aller vers un design « pur »… Très bien, qu’il se devienne sculpteur et se spécialise dans les objets en aluminium puisque ça lui plait mais qu’il laisse les MacBook Pro tranquille. Mais, pas de chance, Tim Cook ne voit que par lui. Donc, à cause de ce couple Cook/Ive, nous avons eu un MacBook Pro qui devient progressivement inutilisable puisque quand il reste une interface utile, Ive se charge de l’éliminer !

Mais bon sang, qu’il exerce son « talent » sur le MacBook Air puisque ça l’amuse mais qu’il laisse les MacBook Pro avec les interfaces qui vont bien. Donc, voilà mon conseil pour Apple : virez ce type avant que ses dégâts soient irréversibles.

A propos du documentaire Arte « Starbucks sans filtre »… évitez de regarder ce truc !

Voici un extrait du texte de présentation du documentaire :

Starbucks sans filtre

Comment la chaîne américaine de cafés, désormais planétaire, a conquis les classes moyennes urbaines. Cette investigation sur trois continents dévoile la face soigneusement cachée de la marque à la sirène. Starbucks a imprimé sa marque verte et blanche aux rues des principales villes du monde, de Seattle, son berceau d’origine, à la côte Est, l’Europe et aujourd’hui la Chine, où une nouvelle enseigne ouvre toutes les quinze heures en moyenne – toutes les deux semaines à New York, dont les quartiers les plus centraux semblent pourtant saturés par le logo à la sirène. Avec ses quelque 28 000 enseignes dans plus de 75 pays et ses quelque 350 000 employés, la chaîne américaine de cafés se défend pourtant d’être une multinationale comme les autres. Les produits y sont présentés comme issus à 99 % du commerce équitable, les salariés, comme des « partenaires ».

Ce documentaire promettait beaucoup et il est d’autant plus décevant. En vérité, la façon même dont il est décevant est révélatrice d’une mentalité rampante en France. Cette mentalité est quasiment érigée en morale par Arte qui nous explique longuement combien « le profit c’est le mal » et combien Starbucks est « méchante » dans sa poursuite de l’efficacité marketing… Un discours de syndicaliste de base absolument affligeant, pitoyable, simplement lamentable.

Les exemples d’incohérences ne manquent pas : à un moment, un employé américain de la chaine témoigne que le travail est harassant, qu’il faut être capable de jongler pour survivre mais, peu après, le même se plaint (normal, il ne sait que se plaindre !) que Starbucks ait réduit ses heures de travail… Faudrait savoir : trop de travail ou pas assez de travail ?

Car, soyons clairs, ce qui est reproché à Starbucks dans ce documentaire c’est exactement ce qu’on pourrait reprocher à n’importe quelle chaine de fast-food (ce qu’elle est en fait).

Soyons encore plus clairs : je déteste cette marque que je trouve prétentieuse et aux produits sans intérêt. Il ne s’agit certainement pas du « meilleur café au monde » comme ils veulent le prétendre et les fameux « baristas » ne sont que des employés poussent-boutons, au mieux.

Donc, je n’ai aucun intérêt à défendre Starbucks, au contraire !
Mais, tant qu’à faire, autant attaquer cette marque sur des vrais sujets : trop de sucre dans ses produits (à peine traité par le documentaire) et pas de recyclage de ses fameux gobelets (un peu mieux traité).

Le reste n’est que pleurnicheries à peine dignes d’une section locale de la CGT. Ce n’est pas par hasard, c’est le message que veut faire passer Arte et les responsables de la télé française : les sociétés américaines sont méchantes de vouloir conquérir leurs marchés naturels. Les perdants, c’est mieux. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de relayer ce genre de message à moins qu’on veuille confiner dans leur misère une population déjà lobotomisée en l’anesthésiant encore plus. Honte à Arte !

C’est une preuve de plus qu’il n’y a vraiment rien à regarder à la TV, rien de rien, même Arte…

Un nouveau projet de livre : Arrêtez de développer des applications !

Je fonctionne à l’inspiration. Quand elle vient, je lui obéis, je me mets à écrire. Généralement, elle est assez généreuse avec moi, car je sais respecter les règles du jeu : attendre que ça vienne, ne rien forcer, savoir profiter du moment (quand elle est là, il faut écrire, point !).

Donc, le 22 août dernier, j’ai eu l’idée d’un nouveau livre sur l’informatique. Il y a bien longtemps que je n’ai publié sur le sujet !
En fait, ça remonte à l’Histoire de l’informatique que j’ai rédigé en collaboration avec Laurent Poulain (démarré en 2008, mais publié lors de l’été 2010 finalement). Cette fois, ce nouveau projet m’a été inspiré par l’actualité de ces derniers mois avec les échecs répétés des logiciels destinés à l’administration française, mais aussi par quelques conversations avec d’anciens collègues.

Bref, après un peu de maturation, je me suis lancé le 22 août. Le 2 septembre, j’avais déjà bouclé le premier jet !

Le titre (provisoire) : arrêtez de développer des applications ! (avec le point d’exclamation).
Il s’agit d’expliquer pourquoi les organisations ont intérêt à minimiser leurs efforts de développement de nouvelles applications informatiques alors que tout les pousse à en faire toujours plus (là aussi, la propagande est très active et très efficace).
Pas plus de dix chapitres, tous courts, incisifs, percutants, right to point!
Le premier jet étant terminé, reste à finaliser le projet en éditant le tout correctement. Aucune illustration, j’ai même prévu une couverture sans photo afin de mettre le focus uniquement sur le titre. Le format court permettra un prix de vente très serré pour la version papier.
J’espère pouvoir publier ce nouvel ouvrage prochainement et vous serez les premiers à le savoir !

Une nouvelle vidéo pour mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas »

Je viens de publier la 5ème édition de mon livre « cette révolte qui ne viendra pas » comme annoncé ici. Mais la vidéo de présentation de cet ouvrage commençait à dater un peu… Donc, j’ai eu l’idée d’en faire une autre que je vous propose aujourd’hui :

Cette fois, j’ai centré mon propos sur la cible de ce livre : à qui il s’adresse et à qui il ne s’adresse pas !

A chacun de juger.

Une cinquième édition pour « Cette révolte qui ne viendra pas » !

Encore une grosse mise à jour pour un de mes livres déjà publiés. Cette fois, c’est « Cette révolte qui ne viendra pas » qui en bénéficie.

Nous en sommes désormais à la cinquième édition qui n’aurait pas été possible sans le formidable travail d’Isabelle Fornier, mon éditeur. Merci à elle, une fois de plus.

Ensemble, nous avons fait passer ce livre à 143 pages (133 dans la 4ème édition), quelques nouvelles images, plus d’exemples et de références, etc.

Mais ce n’est pas tout !

Pour donner une audience sans contrainte à cet ouvrage, j’en ai même publié une version web sur ce blog (en version intégrale, avec les images, tout !). Ou alors, vous pouvez même récupérer le fichier du livre au format PDF (lui aussi complet). Tout simplement en allant sur cette page.

Voilà, plus d’excuse désormais…

Réactions suite à la vidéo « pourquoi une névrose française »…

Hier, je publiais « pourquoi une névrose française » sur YouTube et sur mon blog. En très peu de temps, j’ai reçu des réactions intéressantes (via mon email et aussi via Linkedin) et j’ai pensé à les reproduire ici avec l’aimable autorisation de leurs auteurs… Mais certains m’ont demandé de rester anonymes et, bien sûr, je vais respecter cela (je me suis juste contenté de corriger quelques fautes de frappe avant de faire un copier/coller ici) :

Je te confirme que tu vas te faire peu d’amis avec cette vidéo, car il faut effectivement avoir vécu dans d’autres pays pour partager tes constats. C’est quand tu quittes un pays que tu mesures la toxicité de certains de nos comportements (par exemple notre aptitude au sarcasme ou notre exceptionnel talent pour la critique). Centaines inclinations très françaises nuisent à notre bonheur. Le mal français que tu décris vient selon moi d’un décalage croissant entre l’image que les citoyens français se font de leur pays (ce que je pense que je suis) et la réalité qu’ils perçoivent quotidiennement (ce que je constate dans ma réalité). La prise de conscience de ce décalage croissant se matérialise à la longue sous la forme d’un accroissement du niveau d’agressivité et d’incivisme. Prenons un exemple tiré du monde technologique : – Ce que les Français pensent : Nous formons les meilleurs ingénieurs du monde – Ce que les Français constatent : Aucun géant technologique récent (Google, Apple, Huawei, …) n’est français Résultat : Faire ce simple constat avec un français génère une discussion houleuse, car cela remet en cause la prémisse initiale qu’il a intégrée à son identité. Je suis certain que tu pourrais citer d’autres exemples. 🙂

Michel Albo.

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Vidéo sympa et rafraichissante. C’est un sujet que nous abordons souvent avec mon épouse. Je suis Français et cela fait 11 ans que je vis en Suisse, à côté de Saint-Prex. Constat partagé concernant la route. À chaque fois que je prends l’A6, j’ai une boule au ventre et le sentiment de risquer ma vie, avec notamment des énergumènes qui doublent par la droite à 160 sur la bande d’arrêt d’urgence (si, si…). En revanche je serai plus tempéré concernant les commerçants. – Aux US je suis ok y’a pas photo, ils ont un vrai sens du client et du service. C’est culturel et d’être payé au « tip » y contribue pas mal aussi. – En revanche, notre est expérience des Suisses dans le commerce n’est pas meilleure qu’en France, avec des gens souvent désagréables qui ne disent pas bonjour et ne savent même pas qu’ils vendent. Mon constat serait plutôt que les commerçants compétents et agréables en Suisse sont ceux qui ont leur propre affaire. En revanche les « employés de commerce » comme ils disent ici sont souvent des petites mains que leurs patrons « maltraitent » et cela se ressent dans le contact (tester les pharmacies Amavita, certains MElectronics, l’Interdiscount de Morges…). Nous en sommes arrivés à en blacklister certains pour cette raison.

De la part de C.

Et enfin, ce long texte plein de fureur de la part de M.

Eh oui, il y a en fait une multitude de causes à cette situation, ou plutôt une multitude de ressentis individuels, mais qui sont pour la plupart-sinon tous- induits par une technostructure harcelante et écrasante qui se moque complètement des ressentis individuels, absorbée qu’elle est dans le ratissage de l’argent englouti dans la gabegie de la redistribution

Et non, les impôts français n’ont pas toujours été à ce niveau : nous avons encore battu l’année dernière le record des prélèvements obligatoires. Et tout ça pour quoi ? Pour être encore le seul pays développé de l’Union européenne à ne pas respecter les critères de Maastricht (eh non, je ne mets ni la Grèce, ni l’Espagne, ni même l’Italie dans le club des pays développés de l’UE, à moi de me faire des amis…).

Et non, l’État français n’a pas toujours pratiqué une politique de harcèlements individuels : Georges Pompidou déclarait même publiquement qu’il fallait « arrêter d’emmerder les Français ». À l’époque, on était en pleine croissance… Hasard ?

Mais de quels ressentis individuels est-ce que je parle ?

  • La gabegie : voir plus haut. Et que dire de ces rues éventrées six années de suite au même endroit sous prétexte de travaux différents… ou même pas différents d’ailleurs, les travaux d’une année servant simplement à réparer les malfaçons de l’année précédente ?
  • L’injustice : un ménage sur deux ne paie pas l’impôt sur le revenu, évidemment que les autres ont l’impression de payer pour un tas de fainéants et du coup les détestent, à commencer par tous ces piétons qu’on voit baguenauder dans la rue aux heures de travail (de plus en plus souvent des femmes voilées, ce qui n’est certes pas interdit, mais n’arrange rien sur le plan de l’harmonie sociale)
  • L’injustice : pendant que la France de 5 heures du soir et des 35 heures s’engraisse devant son barbecue avant d’aller déclarer ses arrêts maladie pour gastro, les cadres de plus en plus stressés s’échinent jusqu’à 90 heures par semaine sans calculer qu’impôts et frais de costards déduits leur différence de salaire est tout simplement dérisoire
  • L’inégalité des harcèlements : un bon exemple c’est les points de permis retirés dès qu’un flic vous surprend un téléphone à la main, alors que TOUTE LA JOURNÉE ces chers autoentrepreneurs d’Uber font la même chose sans qu’on n’ose rien leur dire de peur de mettre le feu au 93.
  • La multiplication des harcèlements, justifiée par la bien-pensance et rendue praticable par la technologie : non, avant il n’y avait pas des milliers de radars sur les routes, encore moins la vidéo-verbalisation qui transforme le moindre stationnement en crime ruineux. Encore la technostructure, qui a décidé que la voiture était le grand responsable de tous les maux du pays, alors que pendant ce temps-là, le moindre porte-container brûle allègrement ses CENT tonnes de fioul lourd PAR JOUR, au nom d’une mondialisation soi-disant indispensable à la croissance mondiale (rien de plus faux , j’y reviendrai).

Et que dire des 103 fermetures administratives qui ont frappé ces deux derniers mois les cafés du Nord-est parisien qui osaient organiser des concerts ? Ah oui, c’est pour le bien des Français que la technostructure a décidé qu’il fallait une licence d’ « entrepreneur de musique » pour inviter un band dans son café, et une douzaine de sorties de secours pour que les clients aient le droit de danser. Et tout ça aurait toujours existé ? Et il y a aussi les fermetures pour bruit excessif, où on pointe les établissements de nuit comme seuls coupables du bruit ambiant dans une ville où le nombre de scooters a été multiplié par dix en dix ans (puisque seuls les automobilistes sont considérés comme des criminels de l’environnement) et que 90% d’entre eux roulent avec un pot d’échappement qui déchire l’air au mépris de la règlementation sans que personne ne leur dise rien.

  • Le sentiment sournois et pervasif que le droit à la différence s’est mué en différence des droits (pas de détails écrits, car dans notre beau pays toute vérité n’est pas bonne à dire, mais quiconque a mis les pieds à Roissy CDG ou à Orly Sud comprendra de quoi je parle). Mais combien de dizaines d’années faudra-t-il que les habitants du 19ème arrondissement de Paris supportent malgré eux la présence des dealers de crack qui leur pourrissent la vie, sans que personne ne s’occupe sérieusement de les mettre en taule ?
  • Le sentiment tout aussi pervasif que c’est le voisin qui profite du système, parce que des profiteurs du système il y en a partout : ceux qui « ont droit » à leurs 3 semaines d’arrêt maladie par an et qu’on ne peut pas virer, d’où les 14% d’absentéisme constaté dans le personnel des collectivités locales françaises, ceux qui travaillent au noir dans TOUS les restaurants parisiens, ceux qui emploient des travailleurs au noir bien sûr, ceux qui habitent dans des HLM alors qu’ils ont dépassé le niveau de revenu qui leur en donne le droit depuis 20 ans (pendant que ceux qui y ont vraiment droit attendent des années), et d’une manière générale tous les passagers clandestins  de la gabegie sociale imposée par la technostructure et les bien-pensants au nom des « plus démunis »
  • le sentiment des « plus démunis » justement qu’ils sont exploités par les autres, ce qui n’est pas faux quand on voit le gâchis du système. Voir les foyers pour SDF qui sont tout simplement fermés en journée pour que ce cher personnel de la Ville de Paris puisse prendre ses vacances…

Alors oui, nous vivons dans un pays où tout le monde déteste tout le monde, et c’est le résultat de situations choquantes imposées au nom des bons sentiments ou ignorées parce que le courage politique n’existe pas en face de ceux qui en bénéficient indûment. Aux États unis la quasi-inexistence du système de redistribution fait qu’il n’y a pas de passagers clandestins, et en Suisse le contrôle social permis par la petite taille du pays et de ses localités les dissuade rapidement de jouer aux cons, tout comme ceux qui oseraient jeter un papier par terre. C’est là un avantage indiscutable des petits pays : les comportements déviants sont mieux connus et sanctionnés, au détriment d’une certaine notion de la vie privée ou plutôt d’un renoncement à l’anonymat.

Un grand pays pourrait essayer de profiter de la technologie pour passer au contrôle social à grande échelle (c’est d’ailleurs ce qu’a entrepris la Chine), mais le drame de la France c’est que le contrôle à grande échelle, officiellement diabolisé, a en réalité été adopté sans scrupule sous la forme d’un harcèlement ciblé sur certaines catégories de citoyens, non pas les plus malfaisants mais ceux qui peuvent encore payer et qui ne sont pas organisés pour défiler entre Bastille et Nation.

Bon, on voit bien dans ce message une rancoeur qui a tardé à s’exprimer mais qui recèle aussi beaucoup de bon-sens.

J’ai également reçu quelques messages du genre « bravo », « bien dit », « je n’aurais pas mieux résumé la situation ».

 

Pourquoi une névrose française ?

Je dois dire que j’ai beaucoup hésité avant d’aborder ce sujet et d’en faire une vidéo… Tout d’abord parce que je voulais être sûr de mon fait, de mes conclusions. Ensuite parce que je me doutais que cela n’allait pas être bien reçu. Forcément, quand vous dites à des gens « hey, vous êtes névrosés vous savez ? », c’est rarement accueilli avec des réponses du genre « ah oui, vous avez raison, on va aller se faire soigner… merci ! », n’est-ce pas ?

Bien entendu, je ne pense pas que simplement inciter les gens à ramasser les détritus va solutionner cette névrose française mais ça sera au moins un pas dans la bonne direction et c’est toujours bon à prendre…

Ce que la mode (ridicule) de la barbe et des tatouages nous enseigne…

C’est un fait incontestable : le port de la barbe est à la mode. On en voit de plus en plus et c’est devenu un attribut du look « moderne et dans le coup » pour l’homme. Inutile de vous dire que je trouve cela complètement ridicule…

Et encore, je n’ai pas choisi les plus ridicules !

Mais ce n’est pas tout !

Même les femmes n’échappent pas à cette tendance grotesque… Non, le port de la barbe n’est pas (encore) répandu dans la gent féminine (et c’est heureux, mais ne pariez pas là-dessus pour l’avenir…), mais les tatouages si. Voilà le second volet de cette mode ridicule dédiée au look « branché, dans le coup ». En plus des barbus déjà cités, on voit de plus en plus de jeunes filles (et des moins jeunes aussi, hélas) s’afficher avec des tatouages plus ou moins gros et voyants. J’ai du mal à m’expliquer cette tendance, j’avoue. Tous ces tatoués savent-ils que c’est irréversible ?

Je ne vois pas ce que cela apporte à la beauté féminine mais je dois être trop « de mon époque », sans doute…

Tous ces gens si obsédés par leur apparence ont-ils conscience que ça les range illico dans une catégorie qui ne sera pas forcément enviable selon les circonstances et l’évolution de la société (pour engager un collaborateur, préférez-vous quelqu’un de neutre sur son apparence ou un barbu-tatoué exhibitionniste ?).

C’est sûr, un tatouage comme celui-ci, ça valait le coup !

Mais cette mode n’est pas seulement totalement grotesque, elle est aussi hautement significative… En effet, elle en dit beaucoup sur les forces qui agissent sur la psyché générale. Tout d’abord, nous retrouvons la pulsion d’intégration qui débouche sur une pulsion de conformité dont on peut voir les effets en direct. On savait déjà que les ados étaient des victimes toutes désignées de ces pulsions, mais on s’aperçoit qu’elles sont aussi à l’oeuvre (puissantes et efficaces) sur les tranches plus âgées, sensées être plus mûres.

Et c’est justement ici qu’intervient le second volet de ma démonstration : l’effondrement du niveau général (un thème qui m’est cher, voir ici, ici et ici) produit des effets inattendus (mais pas surprenant quand on y songe). On constate que, chez les hommes, l’abaissement du niveau intellectuel s’accompagne d’une poussée certaine de la frivolité. Sinon, comment comprendre cette récente obsession pour l’apparence ?

Le fait que les hommes soient désormais plus frivoles est avéré par d’autres tendances telles que le recours à l’épilation. Il n’y pas quinze ans, très peu d’hommes avaient recours à cette pratique alors qu’elle est en forte croissance actuellement.

D’un côté, on veut du poil au menton mais pas sur le torse… qu’on m’explique !

Nous sommes donc désormais entourés de jeunes qui affichent des barbes grotesques, des tatouages qui ne le sont pas moins et on va encore m’objecter que le niveau intellectuel se maintient ?

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

Une grosse mise à jour des deux premiers tomes de « Dr Miracle » et à propos du travail en équipe…

Je viens de publier une grosse mise à jour (corrections et amélioration du style) des deux premiers tomes de « Dr Miracle ». Comme vous le savez, je suis très attaché à l’amélioration continue de mes livres déjà publiés. Et c’est pour cela que, en ce moment, je consacre du temps à une grosse campagne de corrections de mes ouvrages existants.

Cette campagne de corrections et d’améliorations a été possible seulement grâce à la collaboration fructueuse que j’ai entamé avec Isabelle Fornier depuis quelques mois. Grâce à son travail minutieux, j’ai pu améliorer le style des ouvrages que nous avons corrigé ensemble. Isabelle à l’oeil pour traquer les répétitions et les tics de langage (sur-utilisation de « en fait » ou « mais », ce genre de choses…). Rapidement, Isabelle est devenue pour moi bien plus qu’une correctrice, elle officie désormais au rang d’éditeur tellement son implication est grande et son apport précieux.

Pour un auteur auto-édité comme moi, pouvoir s’appuyer sur une collaboration de ce niveau, c’est inespéré !

Merci à elle et nous nous occupons désormais d’une révision de « Cette révolte qui ne viendra pas« …

La démocratie : théorie et pratique… à l’épreuve des faits grâce à « l’odieux connard » !

Une fois de plus, le « blog d’un odieux connard » vise juste : quand ce n’est pas des justes critiques d’ignobles bouzes, notre odieux blogueur ose s’occuper de politique, de vie sociale, tout ça…

Cette fois, il nous montre avec brio ce qu’est la démocratie, la vraie… ah mais !

C’est à lire ici => https://unodieuxconnard.com/2018/07/31/la-discipline-de-papy/

Dans la série « les grands penseurs du XXème siècle », aujourd’hui Emile Coué, un des plus grands influenceurs !

En France, hélas, on a trop tendance à préférer les escrocs sur le plan intellectuel plutôt que les vrais penseurs, ceux qui laissent une trace durable et utile. Le pire exemple de cette inversion est le culte encore bien vivace qui permet à Freud de rester sur son piédestal (en France seulement, partout ailleurs, l’escroc autrichien est tout au fond de la poubelle de l’Histoire, comme il se doit !).

Aujourd’hui, je voudrais remettre à sa place un intellectuel important et Français (c’est sans doute pour cela que l’intelligentsia française l’a rejeté !) : Emile Coué.

Coué est important car il est à l’origine de deux découvertes fondamentales : l’effet placébo et son contraire, l’effet nocébo.

Il est aussi celui qui a compris que l’imagination était toujours plus forte que la volonté.

Il y a près de 100 ans, Emile Coué a fait cette découverte :

« Lorsque la volonté entre en conflit avec l’imagination, à tout coup, l’imagination l’emporte ».

L’exemple qui est souvent utilisé est celui-ci :

Posez une planche de 20 cm de large et de 10 mètres de long sur le sol et traversez-la en marchant dessus d’un bout à l’autre. Facile et réalisable par tous, n’est-ce pas ?

Posez cette même planche à 20 mètres de hauteur, entre 2 immeubles et traversez-là de la même façon. L’exercice est beaucoup plus difficile et pourtant, c’est la même planche. Vous avez facilement traversé lorsqu’elle était posée sur le sol ! Alors, qu’est ce qui  fait la différence ? C’est l’imagination ! Dans le 2ème cas, il est très possible que vous puissiez envisager de tomber et vu la hauteur, de vous faire très mal, alors que dans le 1er exemple, vous n’aviez quasiment pas pensé à  la chute et même si vous l’avez fait, vous ne risquiez rien. Source http://www.vivresestalents.fr/mental/pourquoi-limagination-est-elle-plus-puissante-que-la-volonte/

Voilà pourquoi Coué est important et mérite d’être lu, étudié, compris. Voici quelques-unes de ces pensées : simples et puissantes, comme il se doit.

  • Ce ne sont pas les années qui font la vieillesse, mais bien l’idée qu’on devient vieux ; il y a des hommes qui sont jeunes à 80 ans et d’autres qui sont vieux à 40 ans.
  • Les mots « je voudrais bien » amènent toujours « mais je ne peux pas », lorsqu’il y a un doute, il n’y a pas de résultats.
  • Ayez la certitude d’obtenir ce que vous cherchez et vous l’obtiendrez, pourvu que cette chose soit raisonnable.
  • Nous pouvons nous donner à nous-mêmes des suggestions plus fortes que qui que ce soit.
  • Chacune de nos pensées, bonne ou mauvaise, se concrétise, se matérialise, devient en un mot une réalité dans le domaine de la possibilité.
  • Ne dites jamais : je vais essayer de …mais : je vais faire…car lorsqu’il y a un doute, il n’y a pas de résultat.
  • Pensez toujours je peux et jamais je ne peux pas.
  • Toute idée que nous avons dans l’esprit tend à devenir une réalité pour nous et se transformer en acte.
  • Qui part dans la vie avec l’idée « j’arriverai », arrive fatalement, parce qu’il fait ce qu’il faut pour y arriver.
  • Est riche celui qui se croit riche, pauvre celui qui se croit pauvre.
  • L’homme est ce qu’il pense. (de façon intéressante, c’est aussi ce qu’affirme Earl Nightingale).
  • Vos mains tremblent, vos pas sont incertains, dites-vous bien que tout cela est en train de disparaître, et peu à peu cela disparaîtra.
  • Il vaut mieux ne pas savoir d’où vient le mal et le faire passer que de le savoir et de le conserver.
  • La crainte de l’échec le fait presque sûrement échouer, de même que la pensée du succès le conduit au succès : les obstacles qu’il rencontre, il les surmontera toujours.
  • Avec de la confiance en soi, on peut arriver à tout (dans le domaine des choses raisonnables, bien entendu).

Plus à https://www.methodecoue.com/pensee.htm

Le festival de Woodstock, un parfait exemple du problème de la réalité

Quand on vous dit « le festival de woodstock« , tout de suite, vous pensez à un événement légendaire qui est resté au firmament des grands épisodes de l’Histoire de la musique moderne, non ?

Mais, en fait, cette légende dorée ne s’est formée qu’après, bien après. Sur le moment, cet événement a frôlé le désastre sur plusieurs plans : beaucoup plus de monde que prévu donc des embouteillages monstrueux, des coulées de boue à cause de la pluie, quelques accidents mortels et un bilan financier (pour les organisateurs) calamiteux…

Pourtant, ce ne sont pas ces aspects qui ressortent aujourd’hui. Aucun des éléments négatifs ne sont mis en avant, seuls restent les aspects positifs qui ont transformé ce « happening » en la légende absolue…

Donc, ça pose un problème tout simple : quelle est la nature de la réalité ?

En effet, si ce qui nous reste de Woodstock est tellement différent de ce qui s’y est effectivement passé (j’allais écrire « réellement »…), qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux ?
Si tout le monde pense que Woodstock a été un événement génial, 100% parfait, comment argumenter qu’il n’en est rien ?

Eh bien, c’est justement l’argument central de la société du spectacle : ce qui s’est passé ne compte pas, seul compte ce qu’on en relate. Peu importe que le vrai festival ait été un quasi-flop qui a frôlé le désastre à plusieurs reprises, c’est la légende qui s’impose en son lieu et place. C’est comme pour Jésus. Peu importe que le Jésus historique n’ait jamais existé puisque tout ce qu’on a dit et écrit sur lui donne une consistance incontestable au personnage (qui, par ce biais, ne peut PLUS être considéré comme un personnage fictif même s’il s’agit d’une construction d’un bout à l’autre).

Woodstock n’est qu’une illustration de la société de l’illusion (qu’est-ce que le spectacle, dans son essence première, que la mise en scène d’une illusion ?) dans laquelle nous vivons tous. Cette illusion compte plus, pèse plus que tous les éléments matériels qui la compose et c’est nous qui créons cela.

Connaissez-vous Jacques Ellul ?

Tout comme celle de Guy Debord (l’auteur du fondamental ouvrage « La société du spectacle »), je pense que la pensée de Jacques Ellul est indispensable pour comprendre la nature profonde de la société moderne. Debord pensait que tout s’articulait autour de la notion de « spectacle », Ellul lui pense que tout tourne autour de la machine, de la technique…

Jacques Ellul nous explique que la technique et l’évolution technologique sont devenus les forces primaires qui dirigent notre monde (bien au-dessus de la notion de « capital » encore prisée par beaucoup…). Cette technique et la généralisation de cette technique est vue par Ellul comme inéluctable et ayant échappée au contrôle de l’homme depuis bien longtemps.

Il est significatif que Ellul soit aussi peu connu et enseigné. Nos contemporains préfèrent les escrocs intellectuels tels que Freud ou Lacan plutôt que des vrais penseurs comme Debord ou Ellul (qui, tare supplémentaire, était un « provincial », honte suprême !).

Je vous invite à creuser la pensée de Ellul, vous y verrez des révélations très actuelles et très éclairantes sur nos crises modernes à répétition…

Quelques citations de Jacques Ellul :

…la technique nous est dorénavant présentée comme la seule solution à tous nos problèmes collectifs (le chômage, la misère du tiers monde, la crise, la pollution, la menace de guerre) ou individuels (la santé, la vie familiale, et même le sens de la vie) […] Et il s’agit bien de bluff, parce que dans ce discours l’on multiplie par cent les possibilités effectives des techniques et que l’on voile radicalement les aspects négatifs.

 

Ce n’est pas la technique qui nous asservit, mais le sacré transféré à la technique.

 

Il est vain de déblatérer contre le capitalisme : ce n’est pas lui qui crée ce monde, c’est la machine.
  • La technique ou l’enjeu du siècle (1952), Jacques Ellul, éd. Economica, coll. « classiques des sciences sociales », 2008, p. 3
Le phénomène technique (peut se définir comme) la préoccupation de l’immense majorité des hommes de notre temps, de rechercher en toutes choses la méthode absolument la plus efficace.
  • La technique ou l’enjeu du siècle (1952), Jacques Ellul, éd. Economica, coll. « classiques des sciences sociales », 2008, p. 18
Chaque jour mille nouveautés surgissent. Un monde technicisé se construit autour de nous à une vitesse croissante. Une organisation toujours plus rigoureuse, précise, contraignante, exacte, multiple, enserre dans un filet aux mailles toujours plus denses chaque homme à chaque instant de sa vie. Et nous n’y pouvons rien. Personne ne conduit et ne maîtrise cette prolifération. L’opération déclenchée il y a un siècle et demi se poursuit d’elle-même. Personne n’en n’est plus responsable.
  • Exégèse des nouveaux lieux communs (1966), Jacques Ellul, éd. La Table Ronde, coll. « La petite vermillon », 2004, p. 173

Une société qui se repose de plus en plus sur des bulles

Quand on parle de « bulle spéculative », on pense tout de suite aux marchés financiers et à leurs excès qui reviennent cycliquement. Il s’agit là de phénomènes qui sont désormais bien identifiés (pourtant qui continuent à faire des victimes à chaque fois !).

Mais il s’avère que notre société repose également, de plus en plus, sur deux autres sortes de bulles spéculatives : les bulles médiatiques et les bulles techniques.

Les bulles médiatiques sont relativement facile à identifier: ce sont des modes passagères qui enflent, prennent toute la place et disparaissent quasiment du jour au lendemain. La toute première bulle médiatique est sans doute l’affaire Dreyfus qui mobilisa les journaux de l’époque pendant des années !

De nos jours, une élection nationale ou un événement sportif de grande ampleur (comme la désolante « coupe du monde » qui vous accable en ce moment…) sont propices à ces bulles que l’on peut tous constater.

Les bulles techniques sont d’une nature sensiblement différentes mais se déroulent quasiment de la même façon :

  • technique naissante connue seulement des spécialistes dans un premier temps,
  • les médias spécialisés embrayent et permettent de faire connaitre l’innovation en question au-delà de ce premier cercle,
  • suite à des démonstrations spectaculaires, l’intérêt commence à dépasser le domaine spécialisé,
  • les médias généralistes découvrent la technique et l’associent à des promesses toujours exagérées,
  • suite à cette mise en exergue, le bruit médiatique commence à couvrir toutes les informations sérieuses à ce sujet,
  • les différents acteurs entrent dans la danse et participent à l’emballement (comme les rachats de start-up par exemple),
  • un obstacle imprévu casse la dynamique et fait basculer le mouvement de l’enthousiasme à la déception,
  • la chute est brutale et on passe à autre chose.

Voilà, grosso-modo, comment ça se passe à chaque fois, que ce soit à propos des voitures autonomes ou de l’IA, c’est toujours la même histoire et ça se termine de la même façon.

Avenir de l’IA : l’hypothèse 85…

Inutile de vous le redire, l’IA est à la mode en ce moment !

Et, comme d’habitude avec les vagues techniques à la mode, le discours ambiant est à la fois convergent et délirant. Convergent, car on est face à une énième itération de la pensée unique : tout le monde exprime le même discours vis-à-vis de l’IA qui peut se résumer à peu de choses près à « c’est hyperimportant et ça va tout changer » (ça ne vous rappelle rien ?).

Délirant, car, comme à chaque fois, le discours contient toutes les exagérations et toutes les promesses qui accrochent l’attention, mais qui ont peu de chances de se réaliser (ou alors, pas à court terme ni même à moyen terme). Une fois encore « c’est hyperimportant et ça va tout changer » contient sa propre enflure et ne peut être prise au sérieux. C’est tout le problème du « hype », un phénomène qui se répète encore et encore dans le domaine technique. Tous les cinq/six ans, vous avez une nouvelle mode qui est présentée comme « hyperimportant et qui va tout changer » : la biotech, la nano, etc.

En ce moment c’est l’IA et nul ne peut y échapper. Mais rien ne nous empêche d’avoir un oeil critique et de repérer ce qui ne va pas dans ce cycle. Tout d’abord, l’hystérie actuelle ressemble trait pour trait à ce qu’on a déjà vécu lors du précédent printemps de l’IA lors des années quatre-vingts (et, en passant, pan dans la gueule de tous ceux qui disent « on n’a jamais vu cela ! ») : occupation et même saturation de l’espace médiatique (d’abord spécialisé ensuite généraliste), les politiques s’en emparent et en font le nouveau défi du moment, les grandes entreprises procèdent aux rachats de start-up prometteuses du domaine pour avoir une chance de « rester dans le coup » et programmes de recherches publiques et privés annoncés à cadence rapprochée afin de suivre le mouvement.

Tous les indicateurs nous disent qu’on est actuellement dans la même configuration qu’en 1985, année du pic de l’IA basée sur les systèmes experts. Ne vous laissez pas leurrer par ceux qui vont rétorquer « oui mais cette fois, avec le deep-learning, c’est bien plus sérieux qu’avec les systèmes experts d’il y a trente ans… ». C’est toujours le genre de contre-argument qui me fait rire car cela voudrait dire que les mêmes causes ne produisent PAS les mêmes effets finalement. C’est normal que les observateurs soient aveugles vis-à-vis à cette tendance qu’à l’Histoire à se répéter (y compris l’Histoire technique) car ils sont ignares en la matière (historique).

Allez, un exemple pour illustrer :

IBM travaillerait activement sur un projet de puces qui pourraient révolutionner l’IA. En effet, le géant américain tente de prouver que l’implantation d’un réseau de neurones, directement dans du silicium, peut le rendre 100 fois plus efficace. Source => https://www.technologyreview.com/s/611390/ai-could-get-100-times-more-energy-efficient-with-ibms-new-artificial-synapses/

Ce principe de passer des processeurs généralistes à des processeurs spécialisés (sensés être bien plus efficace pour ce qu’on en fait) est un refrain que j’entends depuis que je suis dans le domaine informatique !

En 1985, les systèmes experts étaient développés en utilisant un langage spécialisé : LISP. Problème : LISP était lent à s’exécuter sur les stations de travail des années quatre-vingt… Alors, forcément, une partie de l’industrie informatique s’est occupée de combler cette lacune vue comme une opportunité juteuse !

Les machines LISP ont eu leur heure de gloire mais ça n’a pas duré. Tout cela s’est effondré à la fin des années quatre-vingt alors que l’IA d’alors rentrait pour une nouvelle période « hivernale »…

OK, on a compris ce qui s’est passé en 1985 mais pourquoi et comment cela risque-t-il de se reproduire dans les deux ans à venir ?

Eh bien tout simplement à cause de l’obstacle de la généralisation. Ce que les GAFAMs nous montrent avec l’IA est très spectaculaire mais quid des utilisateurs plus ordinaires ?

En effet, il faut que l’IA puisse se banaliser suffisamment afin qu’elle soit utilisée avec profit par des organisations moins à la pointe de la technologie que les leaders bien connus. Or, c’est exactement la mission que s’est fixée IBM avec son produit phare en la matière : Watson. Et c’est pourquoi on retrouve la paire IBM/Watson dans tous les communiqués de presse triomphants sur la mise en oeuvre de ce dernier dans des cas concrets. Mais, bien entendu, on parle moins des échecs… Alors qu’il semble que ces échecs, justement, ne soient pas rares !

Rappelons que le machine learning ne fonctionne qu’à condition de fournir des données adéquates en amont. Beaucoup de données, énormément de données. Il faut aussi que cette masse de données soit de qualité : correctement triée et labellisée…  Et, bien sûr, c’est là où ça pêche : les entreprises et les organisations ne sont pas formidablement performantes sur le big data et peinent à atteindre ce niveau d’exigence. Et c’est pourquoi le magazine Forbes se demandait si, finalement, Watson était à la hauteur (voir Is IBM Watson A ‘Joke’?)

C’est l’échec de la généralisation qui va causer la déception et la réalisation que, peut-être, pour l’IA, c’est sans doute encore trop tôt et qu’un nouvel « hiver de l’IA » va débuter. Selon moi, d’ici deux ans.

Cela n’est pas grave car une mode est aussitôt remplacée par une autre : dès que l’IA descendra de son piédestal, on appellera la nano ou la biotech (qui viennent toutes deux de purger une période « hivernale ») pour relancer le rêve et on repartira pour un tour !

Un documentaire sur l’IA à vous recommander : « do you trust this computer? »

En matière de documentaire sur l’IA (disponible sur YouTube), il y a à boire et à manger : beaucoup de contenus, rarement de des contenus de qualité…

J’en ai regardé beaucoup mais je suis rarement allé au-delà des premières cinq minutes tellement on trouve du sensationnel à deux balles et des exagérations ridicules le tout avec un désolant manque de précision et d’exactitude scientifique. Bref, rien que je pourrais avoir envie de vous recommander… Rien jusqu’à « Do you trust this computer ? » !

Il faut dire que ce documentaire est réalisé par Chris Paine qui est connu pour avoir réalisé « Who killed the electric car? » et « Revenge of the electric car » qui sont aussi de très bons contenus sur le sujet (la voiture électrique donc).

Cette fois, sur l’IA, c’est un documentaire précis avec des témoignages de vrais spécialistes… pas de hype, pas les élucubrations qu’on entend habituellement sur le sujet, rien que du factuel. Cela dit, il ne faut pas tout prendre à 100%, au pied de la lettre car le degré d’incertitude sur l’IA à court terme est encore très élevé (à long terme, ça l’est déjà bien moins, forcément !).

Bref, voilà un contenu que je peux vous recommander si le sujet vous intéresse.

Vingt ans de Simracing… Il est temps pour une pause !

Cela fait maintenant plus de vingt ans que je pratique le SimRacing et je pense que ça méritait un petit bilan alors que j’ai décidé de « faire une pause » vis-à-vis de cette discipline.

Au volant de la Mercedes de 1953 sur la boucle nord du Nurburgring (admirez la belle couleur des arbres : c’est l’automne les gars !). Logiciel : PCARS2.

On peut dire que les premières simulations « sérieuses » qui ont vraiment permit au SimRacing de naitre et d’exister en dehors du domaine du « jeu vidéo » remontent effectivement à 1998 avec la sortie de « Grand Prix Legends » qui inspire encore de nombreux mods !

Après GPL, David Kaemmer s’est lancé dans Nascar racing puis dans iRacing qui est aujourd’hui la référence en matière de compétitions online. Pendant toutes ces années, j’ai participé à des championnats en ligne (y compris avec iRacing mais aussi au sein de ligues « privées » et à l’audience plus restreinte), j’ai fait des courses d’endurance avec des amis et mon fils Val, j’ai testé systématiquement tout ce qui sortait et, bien sûr, j’en ai tiré un livre que j’ai régulièrement mis à jour (aujourd’hui disponible en 4ème édition).

C’est désormais la 4ème édition qui est en vente… Cette couverture date un peu mais ça ne change rien, c’est le même graphisme avec la 4.

Quel bilan tirer de toutes ces années ?

Tout d’abord, on peut constater que les logiciels ont très bien évolué sur le plan graphique (PCARS et Assetto Corsa sont désormais très proche du « photo-réalisme ») et ça donne de super-résultats sur ce plan. En revanche, sur le plan des sensations au volant, on ne peut pas en dire autant : ça stagne. Les différentes simulations mettent vraiment du temps à tout prendre en compte et il n’y en a encore aucune qui simule tout ne serait-ce que sur le plan mécanique… Quand on a des pannes, c’est plus le fruit du hasard que de votre comportement et ça, c’est dommage. Pareil sur le plan des pneus, seul rFactor2 a fait un grand pas en avant dans ce domaine mais ça lui a coûté cher (les équipes de modders se sont cassés les dents sur ces modèles de pneus trop complexes).

Bref, pas vraiment d’avancées sur ce plan mais c’est aussi parce que ce n’est pas ce que le public demande en priorité : les gens qui veulent vraiment du réalisme (et qui sont capables de l’apprécier) sont plutôt rares en fait.

Sur le plan de la compétition en ligne, je constate que ça stagne aussi un peu : seul iRacing a vraiment tiré son épingle de ce jeu et les autres restent englués dans ce qu’on appelle « le problème du lobby » où quelques individus suffisent à mettre le chaos et ainsi gâcher le déroulement des courses.

Sur le plan strictement personnel, j’ai été surpris par la difficulté à gagner : j’ai gâché beaucoup (beaucoup !) plus de courses que je n’en ai réussi !

Mes succès sont restés rares finalement. Mes plus grandes satisfactions ont été des instants fugaces comme cette fois où, en sortant du virage du Tertre Rouge au Mans (dans une des anciennes versions du tracé, à l’époque où ce virage était bien plus serré qu’aujourd’hui), j’ai pu maitriser une glissade de ma 917 d’un geste souple et mesuré. C’était magique mais ça n’a duré qu’un instant !

Reproduire cela tour après tour, voilà qui est vraiment difficile…

Finissons sur une bonne note avec cette vidéo qui résume assez bien le plaisir qu’on peut prendre lors d’une course en équipe. Merci au SimRacing pour toutes ces années.

Quels sont les médias qui méritent -encore- votre attention ?

Comme vous le savez, je ne suis pas tendre vis-à-vis des médias actuels. Il suffit de voir ce que sont devenus des titres comme « Le Monde » ou des stations comme « France Culture » pour déprimer. Il y a seulement quinze ans, Le monde était encore une source de référence. Désormais, ce n’est plus qu’un titre parmi les autres, n’hésitant même pas à recourir aux « unes accrocheuses » et aux articles plats en plus d’être mal rédigés. Du côté de « France Culture », c’est encore pire : le n’importe quoi l’emporte désormais avec une nette préférence pour les références freudiennes (une tendance hélas trop courante en France, voir dans cet article et dans cet autre).

Bien entendu, on évitera soigneusement de citer la moindre chaine télévisée tellement leur niveau est tombé si bas, inutile d’en parler. C’est même devenu un bon indicateur : si quelqu’un dans votre entourage en parle (parce qu’il la regarde), c’est une bonne raison de ne plus le fréquenter.

Mais alors, dans ce paysage déprimant, ne reste-t-il rien qui vaille ?
Si et c’est même la (bonne) raison de post !

La première référence que je vous recommande, c’est The Economist. Oui, le vénérable magazine britannique est une très bonne source sur l’économie (avec un titre pareil, on ne pouvait espérer moins…) mais aussi sur la technique et la géo-politique. Je m’y suis abonné et je constate que les articles sont d’une grande qualité, y compris quand la rédaction évoque des sujets que je connais bien (ça rassure). The Economist arrive même à être drôle, à sa façon…

L’autre référence, c’est Courrier International. Courrier est plus récent que The Economist et n’est pas sur le même registre, mais la sélection des articles réalisés est souvent très bonne.

Bon, à choisir entre les deux, je vais quand même préférer The Economist mais ce n’est que mon choix, à vous de voir. Je m’étais promis de publier une chronique positive sur les médias, défi relevé !

 

 

Que peut-on dire d’intéressant sur Trump ?

Les médias en parlent continuellement, mais, hélas, pour n’en dire que des choses assez pauvres : ce type est terrible, c’est le pire président américain et ainsi de suite…

Essayons de dépasser cela et de voir pourquoi Trump se conduit ainsi. Attention, il ne s’agit pas de le justifier ou d’affirmer qu’il s’agit d’un excellent président des USA (Trump est simplement représentatif de son époque et de ce qu’est devenu son pays, rien de plus et, oui, c’est bien triste).

J’ai donc préparé cette petite vidéo afin de vous présenter mon opinion sur la question…

En plus de cette vidéo, j’aimerais préciser un point important qui est abordé dans ce montage : l’état de l’économie américaine.

Certains peuvent trouver choquant de m’entendre affirmer que l’économie US est peu compétitive et incapable de combler le déficit commercial américain (et c’est pourtant le cas depuis de nombreuses années !). Les plus âgés se souviennent de General Electric, IBM et General Motors qui étaient effectivement des géants à leurs époques, mais qu’en reste-t-il ?

IBM n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était (et c’est mérité, voir ici et là). GM est passée tout près de la faillite en 2008/2009 et c’est l’administration Obama qui l’a sauvé. Aujourd’hui, GM semble aller mieux, mais je demande à voir sur le long terme (même pas, reparlons-en dans quatre ans !). Quant à General Electric, ça reste encore un fleuron de l’industrie américaine même si elle est plutôt en mode retrait qu’en mode conquête (voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/General_Electric#Recentrage_sur_les_activit%C3%A9s_industrielles). Pour les plus jeunes, la puissance américaine s’incarne fièrement à travers les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) plus quelques brillantes pépites comme Tesla, Uber et autres. Mais la réalité est bien moins reluisante que les apparences. Il suffit de creuser un peu sous la surface pour s’apercevoir que l’industrie américaine dépend complètement de ses sous-traitants d’Asie du Sud-est (que deviendrait Apple sans Samsung ?). Intel est le dernier (des grands) fournisseur de composants qui fabrique encore aux USA (et encore : trois usines aux USA et six ailleurs dans le monde !).

Notre focalisation sur les performances et les annonces des GAFAM est typiquement occidentale. Nous ne nous rendons pas compte que, pendant ce temps, les entreprises chinoises sont en train de grandir à vitesse grand V alors qu’elles ne nous sont presque pas connues (l’équivalent des GAFAM chinois c’est les BATX). Pourtant, Tencent est déjà le numéro un du jeu vidéo (hé oui !). Attention, je ne suis pas en train de faire une fixation sur les Chinois à la manière des Américains qui adorent se désigner un ennemi. D’autant que la leçon du Japon est là pour nous rappeler que « tout ce qui brille n’est pas or » et que la croissance chinoise pourrait se révéler fragile (dans les années quatre-vingt, on annonçait déjà que l’industrie japonaise -alors en plein boom- allait dominer le monde sous peu… On sait ce qu’il advint -effondrement au début des années quatre-vingt-dix-, mais le Japon est tout de même resté un géant économique).

Bref, l’économie américaine est en mauvais état et peine à rester compétitive sur la plupart des secteurs avec une exception : la vente d’armes (petites et grosses !).

Lookheed Martin (spécialisée dans l’armement, justement) est moins connue que Boeing, mais bien plus profitable (même niveau de profits avec moitié moins de chiffre d’affaires !).

Tout cela explique pourquoi Trump fait du Clinton (Bill, pas Hillary) quand ce dernier disait et répétait « it’s the economy, stupid« . Trump est cohérent, mais ça ne le rend pas sympathique pour autant…

Le président dans toute sa splendeur… La classe !

Livres à lire : « Sapiens » et « Homo Deus » d’Harari

Bon, soyons clairs, sur ce coup-là, j’arrive un peu après la bataille : les deux livres d’Harari sont déjà des best-sellers mondiaux, bien connus et bien commentés un peu partout (cette critique est intéressante par exemple). Alors, pourquoi en parler ?

D’abord parce que je viens de finir « Homo Deus » après avoir lu « Sapiens » et qu’il n’y a pas de bonne raison de s’en priver !
En effet, quand on tombe sur quelque chose de bon (et c’est si rare de nos jours !), ce serait dommage de ne pas le mettre en avant, même si c’est connu. Ces deux ouvrages sont des « essais », des réflexions sur un sujet donc. Dans le cas de « Sapiens », l’auteur revient sur la marche de l’humanité à travers les siècles afin de comprendre comment et pourquoi elle a connu un tel succès. Ce qui est remarquable dans la démarche d’Harari, c’est sa capacité à convaincre en martelant ses arguments une fois, deux fois, trois fois, autant de fois que nécessaire !

Au final, c’est carrément difficile de ne pas être d’accord avec lui et de ne pas se dire « ouais, c’est ça, ça a dû se passer ainsi… ». Sapiens est un gros pavé, mais il se dévore vite tellement il est intéressant et bien écrit. Tous les exemples abordés sont pertinents et, au final, on en sort persuadé d’avoir compris comment l’Homme est passé de créature insignifiante à tyran de la planète. Car l’auteur est également assez critique sur les conséquences de cette « ascension »… Souffrance animale, dommages écologiques, les passifs sont nombreux et rien ne vous est épargné.

Homo Deus, une brève histoire de l’avenir

Le second ouvrage n’est pas tout à fait du même niveau que le premier, mais l’exercice était, reconnaissons-le, encore plus difficile…

Ce livre constitue en quelque sorte un prolongement du précédent essai de Harari, Sapiens : Une brève histoire de l’humanité, même si il ne reprend pas la construction suggérée à la fin de ce premier essai. Harari, en examinant les grands mouvements de l’évolution de l’humanité depuis la préhistoire et fort des dernières découvertes de la biologie de la technologie informatique et des sciences sociales, nous interroge sur l’avenir de l’homme.

Le projet de l’auteur n’est pas de prédire l’avenir mais d’identifier ce que pourraient produire à terme les logiques sociétales à l’œuvre aujourd’hui si des humains ne se mobilisent pas pour les freiner. « Toutes les prédictions qui parsèment ce livre ne sont rien de plus qu’une tentative pour aborder les dilemmes d’aujourd’hui et une invitation à changer le cours de l’avenir ». Source : Wikipedia

Comme l’a dit fort justement Niels Bohr, La prévision est toujours très difficile, surtout lorsqu’elle concerne le futur.” Heureusement, Harari ne tombe pas dans ce piège et décortique plutôt ce qui pourrait peser sur le futur et comment on pourrait réagir à ces évolutions. Dans ce cadre, ces réflexions sur ce qu’est une religion sont particulièrement justes et intéressantes. Bref, vous l’aurez compris, je vous recommande de lire ces deux livres, je serais très surpris que vous puissiez être déçus !

La pollution par le plastique : l’arbre qui cache la forêt ?

La pollution par le plastique est « à la mode » en ce moment !
Il faut dire qu’elle a l’avantage d’être visible voire spectaculaire…

Des poissons et des algues, non… Des bouteilles plastiques, oui !

Des décors que personne ne souhaite voir !

Du coup, la lutte contre les déchets plastiques est devenue une priorité… enfin au moins au niveau de la scène médiatique (car, en réalité, c’est business as usual). C’est ainsi que l’on voit des « mouvements spontanés » comme #BeatPlasticPollution qui ont les faveurs du public pour quelques mois. Du côté des pays riches, la question est traitée de façon fort différente : les européens semblent prendre le sujet au sérieux alors que les américains ne s’en soucient guère. Cela correspond à mon expérience de la vie en Floride : les sacs plastiques vous sont encore largement proposés aux caisses des supermarchés.

Mais il semblerait que le vrai problème ne se situe pas au niveau des pays riches mais plutôt du côté des pays en développement… En effet, d’après The Economist le flux de rejet du plastique vient surtout du sud-est asiastique.

Most of the plastic in the ocean comes not from tidy Europe and America, but from countries in fast-developing East Asia, where waste-collection systems are flawed or non-existent (see map). Last October scientists at the Helmholtz Centre for Environmental Research, in Germany, found that ten rivers—two in Africa and the rest in Asia—discharge 90% of all plastic marine debris. The Yangtze alone carries 1.5m tonnes a year.

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La majeure partie du plastique de l’océan provient non pas de l’Europe et de l’Amérique, mais des pays d’Asie de l’Est en développement rapide, où les systèmes de collecte des déchets sont défectueux ou inexistants (voir carte). En octobre dernier, des scientifiques du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale, en Allemagne, ont découvert que dix rivières – deux en Afrique et le reste en Asie – déversent 90% de tous les débris marins en plastique. Le Yangtze transporte à lui seul 1,5 million de tonnes par an.

Cela dit, je suis toujours un peu suspicieux quand on lance ainsi une « grande cause pour l’environnement » car je crains qu’on soit en train de nous enfumer comme c’est souvent le cas. Car, pendant que cette mode bat son plein, Bayer supprime la marque Monsanto, sans doute pour se prémunir contre d’éventuelles poursuites judiciaires. Certes, que les baleines avalent des sacs plastiques est triste (et il faut effectivement prendre des mesures pour éviter cela) mais je ne voudrais pas que Monsanto/Bayer s’en tire aussi facilement de leur côté !

Et mes autres blogs ?

www.alain-lefebvre.com est mon blog principal et ça ne va pas changer. Mais j’ai aussi quelques blogs spécialisés dans mes domaines préférés : moto, informatique et Simracing.

Et j’alimente régulièrement ces blogs avec des contenus exclusifs que je ne reproduis pas ici (sauf exceptions justifiées). C’est pourquoi je vous recommande de jeter un oeil sur ma dernière chronique publiée sur le blog « Histoire de l’informatique » : le moment-clé dans le déclin d’IBM. Ou pour connaitre mon opinion sur la VR, lire la chronique qui lui est dédié sur le blog Simracing. Ou voir les dernières photos de ma TY de 1974 sur le blog Freedom machine.

Ma très belle Yamaha TY250 de 1974 avec une peinture toute neuve !