La théorie des deux mondes

Oubliez les clivages habituels. Le monde, notre monde n’est pas divisé entre droite et gauche, pauvres et riches, croyants et mécréants. Ou plutôt, il ne l’est plus. Ces catégories traditionnelles existent toujours et elles sont bien fournies. Pourtant, elles ont largement perdu de leur signification.

Aujourd’hui, ce qui compte pour comprendre notre époque, c’est le nouveau clivage, celui qui fait des ravages depuis dix ans, plus peut-être. Le monde d’aujourd’hui est divisé entre les sages et les abrutis, tout simplement. Et, bien entendu, les abrutis sont, de loin, les plus nombreux.

Vilfredo Pareto serait déçu de voir que sa loi des 80/20 est très dépassée. Les sages représentent à peine 5 % (en étant très optimiste) de la population. C’est tout et ça diminue, tous les jours !

Les médias et les politiques peuvent être fiers d’eux-mêmes : ils ont parfaitement réussi leur mission d’abaisser le niveau de la grande (l’immense) majorité de la population. C’est peut-être cela, finalement, l’égalité : la loi du plus bête, la domination du plus grossier, la priorité au plus imbéciles de celles et ceux qui nous entoure. Et, dans ce cadre, la fameuse démocratie ne peut donner que des résultats lamentables vu le niveau des « citoyens ».

Les plus abrutis se reconnaissent facilement, ce sont ceux qui mettent leurs priorités là où c’est futile, là où c’est grossier, là où c’est facile. Ce sont celles et ceux qui se mobilisent pour une coupe du monde mais qui se désintéressent de leur environnement ou de l’éducation de leurs enfants. Cette grande masse donne le ton, tout s’y plie désormais. Les médias favorisent cette tendance puisque c’est celle qui produit les plus grandes audiences.

Tout se combine pour tirer le niveau toujours plus bas et pour gratifier la bêtise au lieu de la stigmatiser. Dans ce contexte, les plus sages livrent un combat qui s’apparente à une cause perdue d’avance : ils ne peuvent plaire puisqu’il appelle à l’effort, au choix, au libre arbitre.

Celles et ceux qui décident de ne plus s’abreuver à la fontaine toxique des médias, pensent par eux-mêmes et améliorent leur culture quotidiennement méritent le respect, pas les moqueries. Mais c’est exactement l’inverse qu’on constate car, pour vendre leur soupe, les médias ont besoin de rendre enviable ce qui devrait être combattu.

Donc, continuez à partager vos contenus lamentables mais ne vous étonnez pas le jour où il faudra payer la note : ce monde est le résultat de ce que vous en faite et, actuellement, il n’y a pas de quoi être fier.

6ème édition du tome 1 de « Perdu dans le Temps »… Corrections : une démarche sans trêve ni repos !

Je viens de mettre en ligne la sixième édition du tome 1 de « Perdu dans le Temps« . Cela marque l’aboutissement d’une nouvelle campagne de corrections en profondeur qui m’a pris des semaines !

En prime, une nouvelle couverture et un prix en baisse (pendant une durée limitée) sur Amazon pour la version Kindle, voir à https://www.amazon.fr/dp/B00375LYFU

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Bref, je suis désormais content du résultat car je pense que, vraiment, je n’aurais plus de critique du genre « ouais, l’histoire est pas mal mais c’est plein de fautes… faut se relire, hein ! »… Comme si c’était si simple !

En fait, me m’aperçois que c’est très long de vraiment corriger un livre. Dans ce cas, il m’aura fallu pas moins de 6 éditions (je dois être lent tout de même, quelque part…).

Bon, j’espère au moins que vous allez apprécier.

La vidéo de ma conférence à 42 « Que nous apprend l’histoire de l’informatique ? »… Enfin !


Que nous apprend l’histoire de l’informatique ? par 42Born2Code

Il a fallu attendre un peu mais voilà enfin la vidéo de la conférence… Ne vous précipitez pas : c’est long, c’est mou et je suis plutôt déçu par ma prestation pour tout dire.

J’avoue, j’ai souvent été largement meilleur en conférence !
Des circonstances atténuantes ? Peut-être : 75 inscrits et seulement 15 présents dans l’amphithéâtre (il faut dire que l’élection du bureau des élèves avait lieu juste en même temps… avec des crêpes pour les gourmands et non, j’avais pas prévu de distribuer des bonbons !), une alerte incendie en plein milieu et ainsi de suite… Quand ça veut pas, c’est pas la peine, hein !

Bon, on va pas rester sur cette échec et je prévois de refaire cette conférence avec un nouvel outil qui permet « d’avoir le son », une vraie percée en matière de « storytelling » : Adobe Voice.

Voici deux exemples de ce que j’ai réalisé dernièrement (et en un temps record !) avec cette application :


10ème à Interlagos !

Ce matin, avant de me mettre au travail, j’ai décidé de faire une petite course avec Game Stock Car Extreme (le nouveau nom de Game Stock Car 2013 en fait) à Interlagos. Pour cela, j’ai pris une formule trois sur une course de 10 tours seulement, de façon à ce que ça ne prenne pas trop de temps. Qualifié seulement en 15e position, j’ai pris un bon départ et j’ai profité de la bousculade des deux premiers tours pour grappiller quelques places.

Au troisième tour, j’étais donc en huitième position. C’est à partir de là que les choses ont commencé à devenir difficiles : je n’avais pas un rythme suffisant pour rester à cette place et je devais donc me battre pour garder ma position. J’étais à l’aise dans les portions intérieures du circuit mais, pour une raison que je ne m’explique pas, j’étais très lent à la sortie de la dernière épingle qui commande la ligne droite. Du coup, je me faisais dépasser dans la ligne droite des stands et devais ensuite ramer comme un malade pour rester avec mes adversaires et les repasser éventuellement dans les portions intérieures. Ce scénario s’est répété de nombreuses fois et rendait la course très intéressante. Même quand on est seulement 10e, se battre pour sa position occupe votre esprit, mobilise toute votre énergie et toute votre motivation. Peu importe que les hommes de tête soient loin devant, Vous êtes dans votre course et celle-ci est très animée.

Finalement, à deux tours de la fin, je me retrouvais en 10e position avec trois adversaires derrière moi qui était très pressant. J’étais débordé de tous les côtés, quand je faisais un blok pass à droite, c’est un autre qui passait à gauche et ainsi de suite. J’étais obligé à des freinages limites au bout de la ligne droite pour en repasser deux à la fois et ainsi retrouver ma position. Le dernier tour était critique, Il fallait absolument que j’arrive à prendre un peu d’avance et à soigner la sortie de la dernière épingle si je voulais garder ma 10e place. J’y suis parvenu mais de justesse et il n’aurait pas fallu que la ligne d’arrivée soit 100 m plus loin.

Il n’y a que des simulations modernes comme Game Stock Car Extreme qui vous permettent une pareille immersion et un pareil engagement là où beaucoup ne verraient qu’un jeu vidéo comme les autres. Normalement, je n’aime pas trop les monoplaces modernes parce qu’il y a trop d’appui mais, dans ce cas, la réalisation de Reiza est vraiment formidable : comme la motorisation est limitée, on ne peut pas mettre trop d’appuis et, du coup, le compromis est vraiment intéressant. La monoplace est très fine à piloter, réagit avec beaucoup de vivacité et on est vraiment obligé de s’en occuper pour la garder sur la piste. J’ai aussi découvert à cette occasion que de rouler sans aucune aide au pilotage, j’insiste vraiment aucune, augmente encore l’immersion. J’ai aussi supprimé tous les affichages de données de façon à ne garder que les affichages normaux du cockpit et le résultat en matière d’immersion est vraiment notable.

En vérité, je ne comprends pas pourquoi les amateurs de sport auto ne s’intéressent pas plus aux simulations car c’est vraiment une manière extraordinaire de vivre sa passion.

Un processus soigneusement peaufiné…

Continuons notre série sur le thème « le niveau s’effondre » parce que c’est important, tout simplement. Savez-vous pourquoi les gens se détournent des sujets « sérieux » ?

Parce que les médias font tout ce qu’il faut pour cela. Prenons l’exemple de l’actualité qui peut être considérée comme un sujet sérieux par opposition aux émissions de « distraction »… Eh bien ce qui est proposé aux actualités est toujours affreux : catastrophes, crimes, guerres. Quoi d’étonnant que les gens s’en détournent au bout d’un moment ?

Dans les sujets sérieux et non-affreux, ne restent que la science mais là, un niveau minimum est requis pour suivre. Donc, ne reste plus grand monde.

Tout cela n’est pas un hasard, c’est un processus. Ce processus a été raffiné, peaufiné lors de ces dernières décennies et maintenant, on en voit les effets : les sujets sérieux sont mis de côté et ne reste que les distractions, toujours plus basses, toujours plus vulgaires.

Un grand silence assourdissant !

Le niveau s’effondre et il semble que ça n’affole pas grande monde…

« Le niveau s’effondre », quel niveau ?

Quand j’écris « le niveau s’effondre », je veux parler du niveau intellectuel moyen de la population des pays riches. Certes, les beaufs et les abrutis ont toujours existés mais, aujourd’hui, il semble bien qu’il n’y a plus que cela ou presque !

Le niveau intellectuel des créations est un bon indicateur. La production du cinéma actuel est devenu tellement médiocre que même les cinéastes d’aujourd’hui (du moins ceux qui ont encore deux neurones d’alignés) ne veulent plus en faire. Voir cet interview récente de Mathieu Kassovitz. Pareil du côté des livres. Laissez de côté la soit-disante opposition entre livres papier et livres numériques et regardez plutôt de quoi est composée la liste des meilleures ventes… Affligeant !

Pas besoin d’en dire plus, c’est effarant tellement ça crève les yeux. Et pourtant qui en parle ?
Quels sont les médias qui s’en alarment ?

C’est pour cela qu’il s’agit, selon moi, d’un grand silence assourdissant. En plus de toutes les catastrophes écologiques qui nous menacent, l’abrutissement généralisé progresse encore plus vite que la montée des périls.

Conférence sur l’histoire de l’informatique à l’école 42 le 24 avril 2014

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de l’école 42. C’est la fameuse école créée par Xavier Niel, également fondateur de Free Telecom, où les 1000 étudiants ont été sélectionnés selon un processus inédit et bénéficient d’un enseignement de pointe ET gratuit…

Bref, c’est donc au sein de 42 que, le 24 avril prochain à 18:00, je vais pouvoir évoquer l’histoire de l’informatique et son intérêt à travers la conférence suivante : « ce que nous apprend l’histoire de l’informatique ».

Bon, je suis bien conscient que, voir la présentation sans « le son », c’est assez limité. Mais, bonne nouvelle, vous allez pouvoir assister à cette conférence en direct !
Pas en étant assis dans l’amphithéâtre de 42 (qui, comme on peut s’en douter, est réservé aux élèves de 42…) mais en la suivant sur Dailymotion, en direct live, mais oui !
Cela va être retransmis sur la chaine Dailymotion de l’école, voir à http://www.dailymotion.com/fr/user/42Born2Code/1