12 heures de Sebring sur iRacing, récit de la course de Pascal Auger.

Pour des raisons de timing (en plein lors de mon retour en France), je n’ai pas pu participer aux 12 heures de Sebring avec la sympathique équipe belge ARF Racing (cf 24H de Daytona…). Mais je me suis fais remplacer par un bon pilote français que je connais bien : Pascal Auger. Avec lui, j’étais sûr que l’écurie ARF ne perdait pas au change !

Voici donc le récit très détaillé de sa course. Vous allez voir, une fois de plus, que l’endurance, c’est vraiment évident… Merci encore Pascal de partager cela avec nous !

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Les 12 heures de Sebring sur iRacing

Samedi 28 Mars 2015 c’est l’ébullition sur Iracing, 375 bolides, répartis sur 9 serveurs sont près à s’élancer pour 12 heures de course sur le circuit de Sebring. Pour ma première participation à une course d’endurance, j’ai été recruté par l’écurie ARF Racing composée principalement de pilotes belges et de quelques français. Engagés en catégorie GT3, nous devions être six à piloter une Ruf Track.  Stéphane le team manager avait établi le planning. Celui-ci fut modifié deux fois suite au forfait de deux pilotes et finalement nous avons roulé à quatre, soit trois relais chacun au lieu des deux initialement prévus. Le pilote qui devait prendre le départ absent, c’est moi, pour je ne sais quelles raisons que Stéphane a choisi pour assumer cette lourde responsabilité. Le départ est toujours un moment assez périlleux et il n’est pas rare que les premiers tours soient très chahutés, voir même fatals pour quelques concurrents. Malheureusement j’ai eu la mauvaise idée de ne pas regarder mes Emails de toute la soirée du 27, la veille de la course et je n’ai appris la nouvelle que le 28 vers 12 h, soit deux heures avant le départ. Dans un sens c’était bien car cela m’a évité d’avoir le temps de stresser mais cela a tout de même eu une incidence sur la suite des événements. En effet, c’est le pilote qui prend le départ qui sélectionne le setup que tous les autres devront utiliser pendant la course. J’avais le setup de l’équipe mais ce que j’avais oublié c’est que lorsque je m’entraînais, j’avais modifié un paramètre. Il y a deux ou trois choses que l’on peut modifier depuis le cockpit : la répartition de freinage, la quantité d’ABS ou encore celle d’anti-patinage. C’est cette dernière valeur que j’avais modifiée pour faire des essais, je l’avais descendue de 4 à 2 et malheureusement je ne l’avais pas fait depuis le cockpit mais dans le garage, cela importait peu puisque initialement ce n’était pas moi qui devais prendre le départ. J’avais complètement oublié cette modification.

Me voici donc sur la grille à 14 h 20 après quelques minutes de warmup, minutes pendant lesquelles je n’avais par super bien tourné mais j’attribuais alors cela au stress et je me disais que cela allait petit à petit s’arranger après quelques tours. Deuxième erreur. Je m’étais bien entraîné sur cette piste avec la Ruf avec un record en 2.02.238 j’étais capable de tourner régulièrement en 2.03. Oui mais voila, le hasard a voulu que la même semaine ma série favorite et régulière, la SpecRacer Ford Challenge se dispute justement à Sebring en version courte. Les voitures étant très différentes tant au niveau puissance qu’au niveau comportement, j’avais perdu pas mal de mes repères, notamment dans le « S » et dans le dernier virage avant la grande ligne droite, cela allait me causer pas mal de soucis, sortant soit trop large soit trop lentement au début de la ligne droite je perdais du temps et il m’était difficile de dépasser les pilotes que je talonnais quelques virages avant. Pourtant s’il y a un endroit propice pour prendre l’avantage sur un pilote c’est bien cette longue ligne droite. Dans le dernier et dans le premier virage, deux endroits assez difficiles à passer vraiment vite et bien je n’étais pas à la fête  non plus. Heureusement, sur les parties du circuit où je n’avais pas couru en SpecRacer, j’étais plus à l’aise. Lors de ce premier relais, j’ai été incapable de faire mieux qu’un 2.03.884, tournant plus souvent en 2.04, 2.05 et même parfois encore moins vite en fonction du trafic des premiers tours.

La voiture était qualifiée, par le pilote forfait en 2.03.9. Sur la grille, je suis en position 32 sur 41 14 h 20, après un tour de lancement le spotter lance son fameux « Green green green ». Devant, les dix prototypes qui tournent facilement en dix secondes de moins que les GT3 prennent vite le large. Derrière, le départ se passe plutôt bien, les pilotes sont prudents. Ouf ! La ronde infernale commence. Dès le troisième tour je réalise le 2.03.884 qui restera mon meilleur tour jusqu’à la fin, je gagne une place, nous voici 31ème. Tour 8 première frayeur, une BMW essaye de me faire l’intérieur dans le premier virage. Je reste sur une trajectoire que j’estime suffisante pour ne pas le serrer contre le mur mais on se touche. Notre voiture n’a pas de dommage, par contre apparemment la sienne en a subi. Tant pis pour lui, il n’avait qu’à choisir un meilleur endroit ou moment pour dépasser. C’est aussi pendant ce tour que déjà les premiers prototypes prennent un tour au GT3, pendant tout le reste de la course il faudra régulièrement prendre garde à ces bolides qui roulent beaucoup plus vite que nous. Les tours s’enchaînent, je ne roule pas super bien et fait quelques écarts derrière les vibreurs, pourtant je gagne encore quelques places jusqu’à la 28ème position. Au treizième tour je commence à me sentir à l’aise et j’en profite pour faire une belle erreur en tentant de dépasser un adversaire au freinage. J’évalue mal ma vitesse plus élevée que d’habitude puisque j’ai pris son aspiration, je me porte à l’intérieur et je rate le repère de freinage. Un petit tout-droit sans autre conséquence que la perte d’une dizaine de seconde et de trois places, retour à la 31ème position. Suite à cette petite frayeur, je termine mon relais en étant plus vigilant mais en regagnant quelques places. Au 28ème tour après une bonne heure de pilotage, je rentre au stand en 21ème position mais lorsque Cédric s’élance nous sommes de nouveau à la 31ème place soit 21ème des GT3 et à déjà 3 tours des protos.

Cédric fait un très bon relais, enchaînant les tours en 2.04 et 2.03. Au tour 37 il réalise un 2.03.185 qui restera notre tour le plus rapide car après avoir remonté la voiture jusqu’à la 23ème position, au tour 50 c’est le drame ! Sans doute surpris par le réglage différent de l’anti-patinage, une fois le réservoir presque vide il se fait surprendre, perd le contrôle du véhicule et heurte de l’avant un parapet. Le choc n’a pas été très violent, a priori rien de grave, pourtant peu de temps après la voiture se met à cracher un épais nuage de fumée. Aïe ! A ce moment-là nous pensons tous que les 12 h de Sebring n’en feront que 2 pour nous. Consternation ! Mais c’est ce qui a pu se passer, le moteur de la Ruf est à l’arrière. La seule explication que j’ai trouvée c’est que le choc à l’avant a obstrué les prises d’air et le moteur a rapidement surchauffé. Si tel est le cas il est malheureux qu’aucun voyant n’ait averti le pilote. Cédric rentre difficilement au stand en enfumant pas mal de pilotes avec son barbecue ambulant. Verdict des mécanos : la réparation est possible, 12 minutes et 8 minutes de réparation optionnelle. François va pouvoir repartir, nous sommes presque soulagés, presque seulement car comment la voiture va-t-elle fonctionner dès lors ?

Le temps passe et tandis que nous descendons au classement nous nous concertons pour savoir si nous acceptons les réparations optionnelles. Non, on essaye déjà comme ça et François s’élance enfin. Nous sommes à la place 34. Il s’avère rapidement que la voiture a perdu énormément de puissance, François qui est notre pilote le plus rapide ne parvient pas à faire mieux que 2.11 alors qu’il peut avec une voiture en état tourner en 2.01. Dix secondes au tour ce n’est pas possible et après quatre tours, François rentre au stand pour effectuer ces fameuses réparations optionnelles.  Lorsqu’il repart, 8 minutes plus tard, nous sommes désormais à la 36ème place, à 2 tours du pilote qui nous précède et avant-derniers en piste, 4 équipages ayant déjà abandonné. Les réparations optionnelles n’ont pas été inutiles, la voiture a retrouvé un peu de souffle et François parvient en attaquant autant qu’il peut à rouler régulièrement en 2.06, 2.05 et arrache même un 2.04.929. Bien sûr nous sommes frustrés de ne pas pouvoir nous battre à armes égales mais nous sommes décidés à nous battre quand même. Désormais nous ne pouvons espérer remonter au classement qu’en durant plus longtemps que les autres, nous allons donc essayer de durer. Pour respecter a peu près le timing, François laisse le volant à Stéphane avant d’avoir épuisé tout le carburant. Nous sommes au 71ème tour et nous avons repris une place l’équipage numéro 3 ayant fait un très long arrêt au stand. Nos deux poursuivants sont très loin derrière tandis que les équipages qui nous précédent ne sont qu’à quelques tours.

Stéphane ne prend pas de risque, il assure un relais sans casse et bien que moins rapide que nous c’est lui qui remonte le plus de place. Pendant son long relais de 28 tours nous voyons les voitures numéro 5, 28, 47 et 6 subir diverses avaries ou sorties de piste. Lorsqu’il me laisse le volant au tour 98, nous sommes désormais 30ème, soit 20ème des GT3. Pourtant je repars en 31ème position juste derrière la voiture numéro 5. Dès le tour suivant, suite à l’abandon de la Ruf des Flying Turtle nous sommes de nouveau 30ème puis quelques tours plus tard c’est la numéro 5 qui quitte violemment la piste. Je fais un relais relativement prudent en tournant au mieux en 2.07. Par moment le trafic est intense. Non seulement il y a les prototypes qui nous dépassent sans arrêt mais aussi la plupart des GT3, car beaucoup d’entre elles tournent en 2.05, 2.04, 2.03 et même 2.02 pour les meilleures. Il s’en trouve pourtant quelques unes pour être moins rapides que moi et je dois pendant plusieurs tours batailler sévèrement contre une Mac Laren qui me ralenti dans les virages mais me distance à chaque accélération. Notre pauvre Ruf est tellement poussive qu’à deux endroits je monte un rapport de moins que d’habitude. Je profite enfin d’un moment de trafic intense pour dépasser la Mac Laren en même temps qu’un peloton composé de proto et de GT3. Moment assez épique qui fera dire à François qui m’observait : « On avance pas mais y’a de l’action ! ». Au 125ème tour je lui laisse le volant, nous sommes alors 28ème grâce à l’abandon d’un proto.

François commence son relais en tournant comme pour le premier en 2.05 ou 2.06, puis survient a l’épingle un accrochage avec une BMW qui l’envoie faire un spin dans l’herbe. Pas trop de bobo mais il lui semble que le train arrière n’est plus comme avant, rien d’alarmant selon lui pourtant dès lors il tournera un peu moins vite en 2.06 ou 2.07. Pendant ce relais il se trouve confronté au même problème que moi avec la Mac Laren. Cette fois il s’agit d’une Ruf nettement moins rapide en virage mais impossible à dépasser avec notre moteur affaibli. Il se produit alors un truc miraculeux qui aurait pu tourner à la catastrophe mais le sort avait décidé qu’il nous avait assez durement frappé. Alors que je suivais la lutte de François contre cette maudite Ruf qui le gênait, il disparaît soudain de mon écran ! François t’es où ? Et hop ! au bout de quelques secondes il réapparaît juste devant la Ruf. Une petite coupure insuffisante pour le déconnecter mais juste assez et au bon moment pour prendre un virage sans être gêné et prendre l’avantage. Un vrai magicien ce François. Dommage à ce moment-là Stéphane et Cédric n’étaient pas là. J’aurais dû sauvegarder ce moment mais sur l’instant je n’y ai pas pensé du tout. Pas d’abandon à signaler pendant ce relais si bien que lorsque Stéphane reprend le volant au tour 155 nous sommes toujours en 28ème position.

Stéphane assure un relais sage comme à son habitude, peu de fautes et une place de gagnée grâce à un long arrêt au stand de la voiture numéro 11. Place 27, on progresse. D’après François notre Ruf ressemble de plus en plus à une Twingo ! C’est vrai, mais elle tient le coup.

Cédric reprend le volant au tour 179 toujours  en 27ème position. Il remonte une place grâce à une avarie de la BMW numéro 39 Mais celle-ci repartira pas très loin derrière et tournant en 2.03 un rapide calcul nous dit que nous ne pourrons pas la contenir. Une place et mieux grâce a l’abandon de la Ruf numéro 13, nous voici 25ème. Nouvelle frayeur pendant le relais de Cédric, une Ford GT loin derrière nous au classement le bouchonne, mais tout comme François et moi, il ne peut pas dépasser en ligne droite par manque de puissance. Le pilote de la Ford est à l’agonie sous la pression de Cédric mais ne veut pas lâcher. Tandis que nous essayons d’élaborer une stratégie pour passer je dis à Cédric de ne pas prendre de risque et de continuer son pressing car le pilote de la Ford allait faire la faute tout seul. A peine avais-je fini ma phrase que la prophétie se réalisa. L’ennui c’est que la Ford n’est pas partie en spin dans l’herbe mais dans le muret en sortie du dernier virage et après un rebond dévastateur est revenue en toupie dans la trajectoire de Cédric. Il est passé mais il s’en est fallu d’un rien que notre pauvre Ruf se mange une Ford GT tournoyante de plein fouet. Décidément le mauvais sort en avait assez de nous.

Pendant le passage de relais entre Cédric et François, la BMW numéro 39 repasse mais aussitôt c’est la Ruf 419 qui fait un long arrêt donc François est toujours en 25ème position. Cette Ruf 419 va devenir notre adversaire le plus proche jusqu’à l’issue de la course. Lorsqu’elle repart elle a deux tours de retard sur nous mais son moteur à son plein de puissance et elle enchaîne les tours en 2.03, 2.04. Pourrons-nous empêcher son retour ? Pas sûr. François tourne moins vite que lors de ses précédents relais, 2.05 au mieux et la plupart des tours en 2.06. Relais sans grand bouleversement ni incident notable. Au tour 240 Stéphane reprend la voiture toujours 25ème au classement.

Encore une fois c’est Stéphane qui va gagner le plus de places pendant son relais. Il aurait piloté tout le temps on finissait sur le podium ! Au tour 254 il passe la voiture numéro 14 arrêtée au stand depuis plusieurs tours et au tour 266 c’est la 319 qui nous laisse une place. Lorsqu’il me laisse le volant au tour 271 nous sommes à la 23ème place.

Une nouvelle fois nous frôlons la catastrophe au tour 275. Sortant d’un virage en seconde je vois plus loin sur la gauche une Mac Laren qui revient sur la piste. Il me semble reconnaître celle qui m’avait posé tant de problèmes pendant un précédent relais. Je donne pleins gaz, enfin ce qu’il en reste, en espérant bien la devancer avant le prochain virage et je reste sur la droite de la piste. Malheureusement un prototype, le leader de la course, arrive très vite derrière moi et tandis que j’arrive à hauteur de la Mac Laren elle aussi en pleine accélération, je vois le proto qui me colle et qui hésite. Que faire ? Ce sont des instants où tout va très vite et où on a guère le temps de réfléchir. Je ne vois plus le proto dans mon rétro. Le spotter me dit « car on your left », ben oui mais ça je le savais déjà, y avait la Mac Laren. Et ce virage qui se rapproche. Persuadé que le proto est en train de passer entre nous je serre sur la droite mais là, je mets une petit bout de pneu dans l’herbe et aussitôt ma voiture par en spin. Je touche le leader qui en fait, ça je le verrais plus tard sur le replay, avait finalement sagement choisi de rester derrière la Mac Laren. J’avais en fait toute la place possible et il était complètement inutile de serrer a droite. Ce sont là les inconvénients du pilotage sur écran et du champ de vision réduit. Très peu de dégât sur la Ruf, juste la transformation en Twingo qui se précise, mais le leader doit passer au stand et perd une place. Plus tard il perdra beaucoup plus en percutant de plein fouet une voiture dans des conditions similaires et au même endroit où Cédric échappa de peu à la Ford GT. La suite de mon relais fut plus calme, avec à signaler juste le gain d’une place au tour 281 grâce à un arrêt prolongé de la voiture 44.  Nous sommes toujours talonnés par la voiture 419 qui fait le forcing pour revenir mais à plus d’un tour et tournant au mieux en 3 secondes de moins que nous et plus souvent en 2 seulement, nous sommes sauf imprévu à l’abri.

Au tour 297 je laisse la voiture à Cédric qui tourne pour ce dernier relais avec la régularité d’un coucou suisse en 2.07. Il  amène la voiture jusqu’à l’arrivée sans souci particulier. Nous sommes 22 au Général, 13ème de la catégorie GT3. Nous étions vraiment heureux d’être arrivés au bout de cette course malgré la frustration d’avoir une voiture diminuée. Peut-être même que ce handicap nous a donné encore plus de volonté d’aller au bout. Nous sommes restés connectés quelques minutes tous les quatre pour discuter de cette chouette expérience. Stéphane, Cédric et moi étions heureux mais certainement moins que François qui bien que toujours connecté, se félicitait sans doute aussi de notre prestation, mais dans les bras de Morphée.

UnTartuffe pris en flagrant délit !

Le travail de lobbyiste pour les empoisonneurs n’est pas toujours facile !

Prenez Patrick Moore qu’un perfide journaliste vient de prendre au mot… Obligé de se rétracter en plein interview, avouez que c’est rageant (c’est surtout ridicule et, pire, significatif).

Voici un transcript approximatif de cette séquence :

Un lobbyiste controversé qui a affirmé que les produits chimiques dans le désherbant Roundup de Monsanto était sans danger pour les humains a refusé de boire ses propres mots quand un journaliste de la télévision française lui a offert un verre.

Dans un aperçu d’un documentaire à venir à la télévision française, le Dr Patrick Moore raconte à Canal + que le glyphosate, l’ingrédient actif de l’herbicide Roundup, n’augmente pas le taux de cancer en Argentine.

«Vous pouvez boire tout un quart et cela ne vous fera pas vous faire du mal», insiste Moore.

« Vous voulez boire? » Demande l’intervieweur. « Nous avons ici. »

«Je serais heureux de, en fait, » répond Moore, ajoutant: « Pas vraiment. Mais je sais que ça ne me ferait pas de mal « .

« Si vous le dites, je ai un verre pour vous », le presses l’intervieweur.

«Je ne suis pas stupide,» déclare Moore.

« Donc, ce est dangereux ? » Conclut l’intervieweur.

Mais Moore affirme que le Roundup est si sûr que « les gens essaient de se suicider » en le buvant, et ils «échouent régulièrement. »

« Dites la vérité, c’est dangereux», dit l’intervieweur.

« Ce n’est pas dangereux pour les humains», remarque Moore. « Non, ça ne l’est pas. »

« Alors, êtes-vous prêt à boire un verre ? » L’intervieweur continue d’insister.

« Non, je ne suis pas un idiot», dit Moore. « Interrogez-moi au sujet du riz doré, c’est ce dont on parle. »

À ce moment, Moore déclare que le « interview est terminée. »

« C’est une bonne façon de résoudre les choses, » ironise l’intervieweur.

«Connard ! » grogne Moore en quittant la salle.

Selon EcoWatch, Moore était un des premiers membres de Greenpeace avant de devenir consultant pour « les entreprises polluantes que Greenpeace essaye de changer : Big Oil, les pesticides et l’agro-industrie des OGM, de la foresterie, l’énergie nucléaire…

La naissance d’une tendance : la désillusion vis-à-vis du numérique

C’est une tendance qui commence à faire son chemin : les intellectuels réalisent que la généralisation du numérique n’est pas forcément une bonne chose pour nous tous. J’ai déjà publié dans ce sens avec « Le miroir brisé des réseaux sociaux » mais la tendance va au-delà des réseaux sociaux et c’est justifié.

Nicholas Carr (un auteur que j’apprécie particulièrement pour son ton et les sujets qu’il traite) a publié « The Shallows » où il explique ce que l’usage de l’Internet est en train de faire à nos cerveaux (pour celles et ceux qui en ont encore un !). Carr, encore lui, vient de récidiver avec « The glass cage » où, cette fois, son focus est sur l’automatisation de la société et ses conséquences. Mais il ne suffit pas des livres de Carr pour faire une tendance… Mais, il y a d’autres indices !

Le temps (un journal suisse) vient de publier « Le numérique et nous: fin de l’idylle » qui met des mots sur cette tendance. Il y a aussi Andrew Keen qui enfonce le clou avec « The Internet Is Not the Answer« . Surveillez cela, vous allez voir que cette tendance va grossir !

Une nouvelle courte : le patient N°115

Voici une nouvelle que je viens d’écrire entre deux correction du tome 2 de PMC. Faut jamais laisser passer un flux d’inspiration, n’est-ce pas ?

Donc, je vous laisse apprécier cela (ou non !) tel que c’est (première version, tout juste corrigé vite fait) :

Nouvelle : le patient N° 115

Asile du parc, section gériatrie

- Hey chef, le patient de la chambre 115 m’a remis une lettre… Qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là déjà ?

- T’es nouveau ici, pas vrai ?
Les courriers des patients passent toujours par la voie hiérarchique… n’oublie jamais ça mon gars ou tu resteras pas longtemps ici !
Encore plus dans le cas du 115, je le connais bien celui-là…

- C’est-à-dire que, quand il m’a confié ce courrier, il avait l’air tout à fait normal, un peu inquiet, voire parano, mais normal… je veux dire, pas complètement toqué comme beaucoup ici quoi.

- Ouais, je connais l’animal. Il a l’air normal, mais, crois-moi, il est encore plus secoué que tous les autres, hélas.

- Pourtant, sa lettre montre qu’il a toute sa tête… car je me suis permis de la lire…

- Eh bien moi, sans même la lire, je peux te dire ce qu’il y a dedans !

- … ?

- Tiens, je peux presque te réciter cela par cœur : je cherche un homme de loi qui comprendra ma situation, je suis retenu dans cet asile contre mon gré, je suis prêt à me soumettre à des tests mentaux qui vont démontrer que je suis parfaitement sain d’esprit et ainsi de suite… pas vrai ?

- Oui, c’est cela, presque mot pour mot… Comment savez-vous ?

- Qu’est-ce que tu crois, je connais l’animal je te dis, c’est pas la première fois qu’il essaye de communiquer avec l’extérieur… Tous les nouveaux y ont droit, à cette fameuse lettre qui, effectivement, est très convaincante quand on la lit pour la première fois.

- Mais que veut-il dire à la fin quand il écrit « le médecin-chef sait la vérité, lui » ?

- Ah oui, c’est le passage le plus poignant « je sais qu’il sait, car il me regarde avec tristesse, il connait la vérité de ma condition »… C’est bien écrit en plus, hein !

- Il y a quelque chose de vrai là-dedans ou c’est du délire de A à Z ?

- Hum, je sais pas si je dois te raconter cela en fait…

- Allez chef, dites-moi tout, car je me sens coupable d’avoir trahi sa confiance, ça me soulagera de savoir qu’il est vraiment toqué.

- Bon, comme tu me prends par les sentiments, je vais te raconter cela. Tu te souviens du programme « Orange Mécanique » dont avaient parlé les médias il y a quelques années ?

- Heu, oui, vaguement…

- Je vais te rafraichir la mémoire : ce programme était destiné à vider les prisons des pires criminels en procédant sur eux une sorte de remise à zéro qui allait rendre ces ordures doux comme des agneaux…

- Ah oui, maintenant, je me souviens de cela même que ce nom, orange mécanique, était le surnom donné par les médias à ce qui était présenté comme une expérimentation prometteuse.

- Voilà, c’est pile ça. Le programme était expérimental et, comme sujet cobaye, ils ont justement choisi notre cher patient 115. Ce type avait un passé de tueur en série et, parait-il, il présentait le profil idéal pour cette expérience…

- Et alors ?

- Eh bien tu peux voir le résultat en direct !
La « remise à zéro » a tellement bien marché que le pauvre type n’avait plus aucun souvenir de qui il était et de ce qu’il avait fait… Une coquille vide quoi.

- Ah ouais, ça explique bien des choses…

- Comme tu dis. Évidemment, après ça le programme « Orange Mécanique » a été mis en veilleuse, le pauvre type interné chez nous et retour à la case prison pour tous les autres.

- Mais alors, et cette histoire de médecin-chef, quel rapport ?

- Ah ça, c’est la cerise sur le gâteau… Notre médecin-chef n’a pas toujours été un docteur échoué dans un asile minable, si tu vois ce que je veux dire…

- Oh, vous voulez dire que c’était lui qui a…

- Oui, parfaitement mon gars, le cerveau d’orange mécanique, la solution miracle qui a mal tournée, c’était lui !
On l’a affecté ici pour le cacher, étouffer le scandale et laisser les médias passer à autre chose… Voilà pourquoi il a un regard triste sur le patient 115.

Big Pharma ment et que fait la police ? Rien. Pire, elle couvre le mensonge !

Big Pharma, c’est le surnom qu’on donne désormais à la tentaculaire industrie pharmaceutique. Une industrie florissante qui brasse des milliards !

Alors, bien sûr, ses dirigeants veulent que ça dure et même que ça s’améliore encore, si c’est possible. Et pour cela, ils sont prêts à tout (quelle surprise !). Donc, pour accélèrer la mise sur le marché de médicaments douteux, rien de tel que de truquer les études qui sont censées en démontrer l’efficacité et l’inocuité. Or, comme le dit si bien Pharmacorama :

En pharmacologie comme ailleurs, lorsque les méthodes utilisées pour évaluer les paramètres étudiés ne sont pas suffisamment rigoureuses, les résultats obtenus et les conclusions que l’on peut en tirer n’ont guère de valeur.

Et, pour alimenter cette importante réflexion, voici qu’un récent article de Slate.com (par encore de traduction sur slate.fr, sorry!) met les points sur les i : non seulement les laboratoires trichent allégrément lors de ces essais cliniques (sans doute pas tous mais le doute est de rigueur après avoir lu cet article !) mais, en plus, la police ne fait rien. La police, quelle police ?
Eh bien, dans le cas des médicaments, la police c’est la FDA aux USA. FDA pour Food and Drug Administration. Eh bien cette prestigieuse agence gouvernementale ne se contente pas de laisser courir les coupables, elle va carrément jusqu’à couvrir (dissimuler) leurs fraudes… Trop fort !

slateJe ne peux donc que vous recommander de lire cet article, vous allez tomber de haut !

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2015/02/fda_inspections_fraud_fabrication_and_scientific_misconduct_are_hidden_from.html

Bon, c’est d’accord, ces cinglés d’américains sont tellement corrumpus qu’ils se retrouvent avec une FDA qui est encore pire que les dirigeants de Big Pharma… Mais, en Europe, c’est pas possible un truc pareil, n’est-ce pas ?

Bien sûr que non !
Vous pensez bien, nous, on a l’ANSM : l’agence nationale de protection des médicaments et des produits de santé. Rien à craindre, on est protégé. Hum, tu es sûr ?

http://www.terrafemina.com/forme/sante/articles/9989–au-revoir-lafssaps-bonjour-lansm.html

http://porteuses-de-protheses-mammaires-pip.over-blog.com/article-quatre-ans-apres-le-scandale-pip-l-ansm-publie-un-rapport-sur-les-protheses-mammaires-123547941.html

Au niveau européen, c’est guère mieux, hélas :

World Superbike à Philips Island, tout simplement génial !

Le championnat du monde Superbike vient de commencer, la première manche à Philips Island vient d’avoir lieu et, en un seul mot, c’était génial !

Alors, pourquoi c’était si bien ?

Par rapport au MotoGP, c’était mieux parce qu’en Superbike, ils ne sont pas seulement 4 à pouvoir gagner (les incontournables Marquez, Rossi, Lorenzo et Pedrosa) mais bien plus nombreux. Pareil au niveau des marques, ce n’est pas seulement Honda et Yam qui se partage les victoires mais Kawasaki, Aprilia, Ducati et Honda qui peuvent gagner (même si ça commence à faire longtemps pour Ducati…). Bref, le plateau est plus équilibré, les courses sont plus serrées et, du coup, côté spectacle, c’est carrément géant.

Les nouvelles régles en vigueur dans le championnat Superbike semble être bien trouvées et même si les machines sont un peu plus lentes qu’avant, ça ne se remarque pas car la bagarre est toujours aussi intense et spectaculaire. Ah, si le sport-auto pouvait être aussi animé que les courses moto, ça serait super !

T2 de PMC : ça se précise !

Enfin une bonne nouvelle du côté de l’écriture !

Après une année 2014 quasi-vierge (en dehors de Freedom Machine), j’ai enfin pu me remettre sur le T2 de PMC ces derniers jours… Et avec des résultats foudroyants !

Bref, sans vouloir trop en dire, le T2 de PMC va bientôt sortir (hum, faut encore passer les phases de corrections… donc ici, « bientôt » veut dire avant l’été 2015 !). Si vous voulez être prévenu de sa disponibilité, rien de plus simple : rendez-vous sur cette page http://www.perdudansletemps.com/le-tome-2-de-pmc-bientot-pret/ et laissez-y votre adresse email !