Faut-il forcément avoir de l’imagination pour écrire ?

Bien entendu, nous parlons ici d’ouvrages de fiction. Pour les livres de non-fiction, seules l’expertise et l’expérience sont nécessaires (oui, les deux, c’est mieux).

Donc, la question de l’imagination… On suppose qu’un auteur de fiction déborde d’imagination pour être capable de raconter ainsi des histoires à partir de… rien. Mais, en fait, dans mon cas au moins, ce n’est justement pas à partir de rien !

Prenons le plan des personnages, ô combien important pour un bon récit. Mes personnages sont toujours (toujours !) inspirés des gens que je connais bien. Donc, si vous développez une relation avec moi, il y a des chances (ou des risques…) que vous vous retrouviez dans un de mes livres !

Pourquoi faire ainsi ?

Parce que cela m’assure plus de réalisme plus facilement. Dans un dialogue, je sais ce que le personnage va répondre en fonction du caractère de la vraie personne, c’est une aide non négligeable. C’est presque comme si j’entendais les dialogues, simplement en chargeant en mémoire les caractères de ceux qui m’inspirent tel ou tel personnage.

Pareil pour les situations : je m’inspire largement de ce que j’ai lu par ailleurs. Pour moi, aucune lecture n’est inutile, car cela alimente mon réservoir des situations utilisables par la suite. Comme le disait fort justement Picasso, « les artistes médiocres copient, les grands artistes pillent ! » (citation reprise et largement appliquée par la suite par Steve Jobs…).

Donc, selon moi, l’imagination n’est pas nécessaire, mais l’observation, l’analyse et une bonne mémoire font le job (et je dirais même « encore mieux »).

Quelques précisions sur ma démarche d’écriture

J’écris aussi bien des ouvrages de fictions que des livres thématiques (non-fiction). Les deux démarches sont évidemment différentes, mais elles se rejoignent sur quelques points. Voyons cela…

Quand on se lance dans l’écriture d’un livre sur tel ou tel sujet (non-fiction donc), c’est parce qu’on a quelque chose à dire sur le domaine (posture d’expert) ou une expérience à relater (posture du témoin). Généralement, le développement tourne autour de réponses à des questions. Par exemple, dans mon dernier livre, « Freedom Machine », j’ai répondu à la question suivante (entre autres) : pourquoi l’industrie britannique de la moto a-t-elle été balayée par les Japonais (chapitre 5) ?

Dans un autre livre de non-fiction, « Le miroir brisé des réseaux sociaux », nous avons (avec François Lienart) analysé pourquoi les réseaux sociaux étaient devenus plus nocifs que bénéfiques pour leurs utilisateurs. Bref, vous voyez l’idée.

Du côté des ouvrages de fiction, on pourrait croire que la démarche est totalement différente : on raconte une histoire, on est pas là pour répondre à des questions…

Et c’est vrai que l’auteur de fiction n’a pas besoin de la posture d’un expert ou d’un témoin puisqu’il incarne le démiurge, celui qui créé un univers taillé selon son imagination. Et, disons-le tout net, si ce rôle de créateur tout-puissant peut sembler exaltant par certains côtés, avouons surtout que cela représente un travail immense et souvent intimidant (une « sacrée tâche » si je voulais faire un jeu de mots… bon, passons). Encore que, déjà, les deux démarches se rejoignent dans le travail de documentation qui s’impose en amont : l’auteur « spécialiste » est obligé de s’appuyer et de mettre en avant des exemples qu’il doit trouver lors de ces recherches. L’auteur « romancier » doit faire de même (des recherches documentaires) s’il a le souci du réalisme (dans le fonctionnement de son univers). Mais ça va plus loin en termes de similitudes : l’auteur romancier, lui aussi, se retrouve souvent à répondre à des questions !

Ces questions sont d’ordre plus général, souvent liées à ce qu’on appelle « les grands thèmes » : l’amour, l’aventure, la réussite, le pouvoir, l’échec, la mort, etc.
Genre « comment fait-on face à la mort » (comme dans l’excellent film « The Grey ») ou autres interrogations fondamentales de ce type… Mais tous les romans n’ont pas forcément cette ambition (et c’est loin d’être une obligation !). Cela peut aussi se résumer à des questions plus terre à terre, plus marginales ou même carrément extraordinaires (qui sortent complètement du champ quotidien ordinaire). Dans « Perdu dans le temps », j’essaye d’étudier comment un type ordinaire va réagir quand il est placé dans une situation réellement extraordinaire… Et dans « PMC », je creuse notre rapport au réel grâce aux possibilités des mondes simulés (qui, bientôt, ne seront plus du domaine de la science-fiction).

Bref, on l’aura compris, la différence entre fiction et non-fiction existe, mais pas autant qu’on pourrait le croire et c’est pour cela que je ne veux pas me limiter à un domaine. Dans le même ordre d’idée, j’ai même l’ambition d’écrire un livre de non-fiction dans chaque genre tradionnellement identifié : science-fiction (ça, c’est déjà fait !), fantastique (un auteur à succès), aventure (à venir), espionnage (Hacking), policier (à venir), etc.

En France, c’est mal vu d’être un « touche-à-tout », mais je n’en ai cure, je poursuis ma route comme je le sens, point.

Le Web et le debunking : la grande machine à laver plus blanc que blanc !

Pour commencer, qu’est-ce donc que ce terme, « debunking », expression américaine que vous ne connaissez pas forcément…

Le debunking consiste à décrédibiliser une information qu’on ne peut plus cacher. Cela a commencé avec les premiers témoignages de soucoupes volantes… Aussitôt, Hollywood a réalisé des films pleins de soucoupes volantes, ramenant l’importante question au niveau d’un mythe ou d’une distraction. Pendant longtemps, Hollywood a été le principal pourvoyeur des opérations de debunking, à la demande des puissances qui nous gouvernent (tada !). Mais il y a eu aussi des cas plus précis encore comme l’affaire du vol 800 de la TWA. Si cela ne vous dit rien, allez donc lire la fiche Wikipédia qui résume cette catastrophe qui fait quelques vagues à l’époque (j’en parle aussi dans mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas », car cette « opération » est restée emblématique de la façon dont l’information au public peut être tournée, retournée et manipulée).

Pendant l’enquête sur la catastrophe, Pierre Salinger est arrivé sur le devant de la scène avec un document (une photo) qui prouvait que l’avion avait été abattu (par erreur !) par un missile tiré lors d’un exercice de la marine américaine, ouch !

Pierre Salinger n’était pas n’importe qui (En 1960, il devient responsable de presse de la campagne de John Fitzgerald Kennedy, puis en 1961 porte-parole de la Maison-Blanche, fonction qu’il conservera après l’assassinat de John F. Kennedy, sous la présidence de Lyndon Johnson jusqu’en 1964.), donc ses déclarations fracassantes ont fait un certain bruit… Il prétendait avoir eu cette photo via les services secrets français. En fait, il s’agissait d’un coup monté, la photo était truquée et la preuve du trucage a été fournie aux médias qui se sont empressés de ridiculiser Salinger. La thèse du « missile perdu » était décrédibilisée en même temps, bien joué.

Presque vingt ans après, cette affaire rebondit encore, car il semble bien que le « cover up » soit de plus en plus évident. Les enquêteurs du NTSB ont été contraints au silence par le FBI, mais, désormais à la retraite, ils commencent à parler => http://www.foxnews.com/us/2013/06/18/twa-flight-800-investigators-break-silence-in-new-documentary-claim-original/
Bon, Foxnews n’est pas une source que je recommanderais sans réserve (loin s’en faut, c’est la chaine des plus dingues des conservateurs US !), mais c’est juste pour illustrer notre cas.

Bien, on a compris ce qu’était le debunking, comment ça marchait et qui l’employait. Mais, bien sûr, produire des films hollywoodiens ou piéger des personnalités comme Salinger à chaque fois qu’on veut « cacher » quelque chose, c’est compliqué et ça coûte cher ! 

La techno-structure a fini par se demander s’il n’y avait pas un moyen d’arriver au même résultat, mais plus vite et moins cher… Et la réponse est venue, évidente, lumineuse : le Web bien sûr !

Voilà ma théorie du moment : 80 % des sites d’informations « alternatives » (ceux qui parlent des sujets considérés comme non sérieux par les médias traditionnels) sont, en fait, des organes de debunking… Dommage, hein !

Donc, l’honnête homme qui cherche des informations sur des sujets importants (chemtrail, vaccinations, etc.) afin de se faire une opinion, voire même agir le cas échéant, va être repoussé dans son doute, mais ne pourra pas se déterminer, car il aura été troublé de voir que les contenus intéressants (ou qui semblent intéressants) sont mélangés avec des contenus délirants (reptiliens et autres). Ces derniers (contenus délirants) remplissent leurs rôles en contaminants les premiers (les contenus intéressants qu’on ne peut plus cacher et qu’il faut donc décrédibilisés).

Allez, un exemple pour illustrer : le site www.librepenseur.org

Un site qui semble intéressant puisqu’on y trouve des articles et des documentaires sur les chemtrails (une des questions qui me taraudent en ce moment…). Et, parcourant un peu ce site qui contient d’autres contenus intéressants (comme sur les vaccinations, un autre sujet important selon moi), je tombe sur cet article http://www.lelibrepenseur.org/2015/01/07/creationnisme-les-idiots-pensent-que-la-vitesse-de-la-lumiere-des-etoiles-contredit-un-univers-de-6-000-ans-par-laurent-glauzy/

Il suffit de lire le début de cet article pour tomber de haut : l’auteur est un créationiste pur et dur, citant la bible le plus sérieusement du monde… Je dois dire que, après cela, le site perd tout son intérêt pour moi.

Ce n’est pas un hasard, c’est voulu et ça marche très bien. Ces sites sont des créations sponsorisées par les « autorités » afin d’augmenter le bruit et donc de diminuer le signal (le fameux rapport signal/bruit, bien connu des ingénieurs du son…).

Message d’adieu à mes contacts sur Facebook…

Histoire d’être un peu cohérent suite à mon post d’hier http://www.alain-lefebvre.com/on-ne-peut-pas-faire-confiance-aux-acteurs-du-cloud-et-voila-pourquoi/, j’ai donc décidé de passer à l’action !

Commençons par Facebook. Je vais fermer ce compte aujourd’hui même mais je ne voulais pas le faire sans adresser un petit « message d’adieu » à mes contacts (rien de dramatique hein !). Car, j’avoue, il m’est arrivé de passer des bons moments sur FB et même d’y faire des découvertes intéressantes. Mais, avouons-le aussi, tout cela a tendance à se dégrader rapidement depuis quelque temps. Même les gens que je considérais comme intellectuellement valables se mettent à publier n’importe quoi. Et si ce n’était que des banalités à pleurer, ce ne serait pas grave mais, hélas, le dérapage vers la beauferie la plus éhontée est de plus en plus net…

C’est donc par affection pour vous que je vous quitte !

Oui, je ne veux pas être le témoin de votre descente vers les plus bas niveaux encouragés par ces médias sociaux (voir à ce propos ce qu’on en disait dans le livre « Le miroir brisé des réseaux sociaux »).

On ne peut pas faire confiance aux acteurs du Cloud et voilà pourquoi…

L’histoire que je vais vous raconter ici est cruciale. Souvent, on ajoute un post sur son blog sans vraiment y accorder d’importance, mais là, je sais que ça va compter. En bref : la tendance de porter « l’informatique dans le nuage » repose, fondamentalement, sur la confiance qu’on peut accorder à ses acteurs. Cela parait évident, mais c’est tout de même bon de le rappeler. Or, la petite aventure que j’ai vécue récemment (et que je vais vous relater ici, vous l’avez compris) m’a convaincu que, non, on ne peut simplement pas leur confiance, fin de l’histoire.

Qu’on ne s’y trompe pas : je n’étais pas anti-cloud, au contraire !

J’ai accueilli cette tendance avec enthousiasme, considérant qu’elle était tout à fait justifiée, bien en ligne avec mes convictions et, ce n’est pas négligeable, avec ce que j’avais écrit sur le domaine année après année (j’ai commencé à écrire sur ce sujet en 1998…). J’étais donc très favorable à l’utilisation des services distants et ça me paraissait même la seule façon rationnelle d’agir, plutôt que de vouloir réinventer la roue encore et toujours comme on le fait trop souvent dans le monde de l’informatique.

Du coup, j’y ai eu recours largement, aussi bien pour mon usage personnel que professionnel, comme pour le LMS que j’ai mis en place à la demande de mon épouse pour son activité de formations Montessori.

Oui, mais, il y avait une condition tout de même, une condition critique, sine qua non comme dirait un juriste. Et cette condition, c’était la confiance dans les prestataires de ces services distants. Eh oui, à quoi bon un service de stockage en ligne si vos fichiers risquent d’être perdus pour un oui ou pour un non (je me contente ici d’un exemple simple, mais vous avez compris le principe…). Mauvaise nouvelle : on ne peut PAS leur faire confiance !

Comment puis-je être aussi catégorique ?

Simplement en acceptant les faits pour ce qu’ils sont : ce que je viens de vivre (de subir devrais-je écrire) démontre que Google n’est pas digne de la confiance qu’on place en lui. Et il ne s’agit pas seulement de Google (ce serait trop beau), c’est pareil pour les autres aussi : Apple, Amazon, Facebook, les fameux GAFA qui dominent désormais notre planète numérique. OK, vous avez assez patienté, passons au déroulé des faits qui parlent par eux-mêmes :

Le 11 décembre, je reçois plusieurs messages des utilisateurs de notre LMS qui s’inquiètent de ne plus avoir accès à certains contenus (les contenus en question, audio et vidéo, sont justement hébergés sur Gdrive…). Habitué à ce genre de message (« ça marche plus… ah ben si finalement, ça marche ! »), je ne me suis pas trop affolé, mais je suis tout de même allé vérifier (c’est beau la conscience professionnelle, hein !). Et là, j’ai bien été obligé de constater l’ampleur des dégâts : plus aucun des contenus stockés sur Gdrive n’était accessible depuis notre plateforme. Si j’allais sur Gdrive je constatais qu’ils étaient encore là (ouf !), mais à travers notre LMS, terminé, fini, plus rien.

Aussitôt, je fais appel au support technique de Google et je me retrouve dans une session de messagerie instantanée pendant près d’une heure avec une interlocutrice (Lala) qui m’a bizarrement fait l’effet d’un robot (ils utilisent déjà des robots pour le support ?). Bref, au bout d’une heure, le robot me dit que mon cas va faire l’objet d’une enquête (investigation). Le même jour, je reçois un premier message email qui me confirme le statut de ma requête :

Hi Lefebvre,

Thank you for contacting Google Drive!

Per our conversation, at this time I have reviewed your case and am currently waiting for my teammates to provide some information. I wanted to let you know that your case is being worked on and I will get back to you as soon as possible.

In the meantime, please do let me know if you discover any additional information that may be helpful in finding a solution.

Thanks for your patience.
If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

Thanks !

Lala
The Google Support Team

googmess1

Le lendemain, je reçois le message suivant :

Hi Lefebvre,

Thank you for your request. I have received an email regarding your Inquiry about your Google Drive contents (a video for example) unable to be previewed from a hosting website. Unfortunately Google Drive discontinued supporting web hosting. You can refer to this link : https://support.google.com/drivekb/answer/6089022

One solution is to upload your video In Youtube and use it to embed links into your hosting site. Just a reminder, Google Drive and Youtube is not fully Integrated yet so you will still need to manually re upload the file to Youtube.

Thanks !

Oliver
The Google Support Team

googmess2N’en croyant pas mes yeux, j’essaye quand même d’aller voir les explications proposées, mais le lien ne débouche sur rien (voir ci-dessous, encore une fois je n’invente rien, hélas !)…

liengoogInutile d’expliquer que Youtube ne pouvait pas être une solution acceptable pour nous puisque la migration s’annonçait mal vu l’absence d’outil. Je réponds donc ceci (en espérant autre chose) :

What do you mean by « Google Drive discontinued supporting web hosting »?

When and where it has been annouced?
And do you realize that migrate my videos from gdrive to youtube will be an huge workload for me (I have dozen and dozen of videos for my LMS !).
The same for all the PDF (I have hundreds!).
And your link  https://support.google.com/drivekb/answer/6089022 send me to nothing… have another url to explain your position ?
Et voici leur réponse (plus que décevante) :

Hi Lefebvre,

Thank you for contacting the Google Drive Team.

I am currently handling your concern and I just need to let you know that the option given to you by the previous representative is the best that we can offer right now. I hope that you understand and you may also send a feedback to Google about supporting web hosting. You may visit : http://www.google.com/tools/feedback/intl/en/learnmore.html

If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

Thanks !

Red
The Google Support Team

googmess3Mon message suivant est plus pressant déjà :

I do not want to be aggressive and I have great respect for what google does overall but … but your responses are completely useless!
I just wonder where is stated that the web hosting support is arrested for GDrive and you are unable to point it out!
One would think that this is stated nowhere and it is an arbitrary decision on your part …
I hope all the same he will find someone to take my request seriously and give me a serious answer, finally.
Regards.
Mais la dernière réponse est du même acabit :

Hi Lefebvre,

Thanks for the reply.

Once again, my apologies for the inconvenience. For the moment the feedback link is just our best option. I hope you understand.

If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

Thanks !

Red
The Google Support Team

googmess4Bref, on (Google) a décidé d’arrêter cette fonction. On est incapable d’expliquer où on a prévenu (si même on a prévenu), mais on espère que notre absence de réponse vous a rendu heureux d’avoir contacté le support… Comme devais-je le prendre ?

Peu importe puisque j’ai passé ensuite deux semaines assez tendues où j’ai été obligé de migrer en catastrophe plus de 600 fichiers sur un de mes serveurs privés équipé de Filezilla (version serveur). Encore heureux qu’on ait pu mettre cela en place rapidement grâce à notre sysadmin hors pair !

Moralité : seules les solutions open source sont pérennes (les grands projets au moins) et seules ces solutions devaient être utilisées par moi, par vous, par tous. Bien entendu, je ne pense pas vous convaincre avec ma petite mésaventure, mais, honnêtement, je ne pouvais pas garder cela pour moi, sous silence. Peut-être que ce récit va éviter à l’un ou à l’autre de se faire avoir par Google et consorts dans une situation du même type.

D’un mal peut sortir un bien et, pour ma part, la leçon a porté : je vais consacrer ce début d’année à me sortir de toutes les dépendances que j’ai avec ces acteurs : terminé Gmail, Facebook, Youtube et autres. Cela va me prendre un peu de temps et, dans certains cas, ça ne sera pas très pratique, mais si je me laisse tromper plusieurs fois, alors je mérite ce qui m’arrive !

La question des livres gratuits, vue de ma perspective… et ma réponse !

C’est un débat qu’on peut lire de temps en temps sur le Web : faut-il diffuser des versions gratuites de ses livres ou non ?

Jusqu’à aujourd’hui, j’avais résisté à cette tentation du gratuit pour éviter les « succès faciles » : si votre livre est gratuit, bien sûr qu’il va mieux se diffuser que s’il est payant !

Et puis, à force de réfléchir à la question de la diffusion, j’ai été obligé de m’avouer que, fondamentalement, ce que je voulais, c’était être lu, pas être payé. Bien sûr que je suis fier de voir mes livres se vendre, bien entendu que je suis content d’être choisi sur un autre critère qu’économique, mais soyons franc, ce ne sont pas les succès « financiers » (forcément limités, soyons francs jusqu’au bout !) que je cherche en écrivant.

Car c’est bien là qu’il faut remonter pour trancher. Pourquoi est-ce que je m’échine à publier des livres ?
Pas pour en vivre, ça c’est clair ou alors c’est raté !
En vérité, je continue à écrire parce que j’aime par-dessus tout le contact qu’on peut avoir (pas souvent, mais faut s’en contenter) avec les lecteurs. Quand un lecteur (ou une lectrice hein !) m’envoie du feedback, je dois avouer que je suis aux anges !
Moi qui suis un misanthrope avoué-assumé-endurci, j’aime tout de même cette forme d’échange…

Bref, j’écris pour être lu, c’est on ne peut plus clair. Donc, pour être lu, il faut minimiser les obstacles à la diffusion… D’où la question du livre gratuit.

J’ai donc décidé de franchir le pas et je commence par mon tout dernier ouvrage : Freedom Machine, la moto rend jeune !

Sur le site dédié de cet ouvrage, il y a désormais une page où l’on peut télécharger gratuitement mon livre au format PDF (les autres formats restent payants).

Je vais étendre cette pratique à tous mes autres livres, progressivement (il faut un peu de temps pour mettre tout en place…). J’espère que cela aura un impact positif sur les échanges avec mes lecteurs, car, j’insiste, c’est finalement la seule chose qui compte pour moi, en tant qu’auteur.

« The Great War », une chaine Youtube à suivre !

Si, comme moi, vous aimez l’Histoire (même si, on prête tantôt à Napoléon, tantôt à Winston Churchill la phrase : « L’histoire est un mensonge que personne ne conteste »), il vous faut suivre la chaine Youtube « The Great War » !

Chaque semaine est mis en ligne un nouvel épisode qui raconte le déroulement de la guerre 14/18 en détail et avec des images souvent inédites… Vraiment bien fait et édifiant.

Commenté (en Anglais, faut-il le préciser ?) avec brio par Indiana Neidell, voilà une réalisation comme on aimerait en voir plus souvent !

‘The Great War’ shows you the history of the First World War in the four years from 1914 to 1918, exactly 100 years ago. Our host Indy takes you back week by week and shows you what was going on in the past. Learn more about the Allies and the Central Powers, archdukes, emperors, Winston Churchill, Franz Ferdinand, Wilhelm II, soldiers, battles and of the life aside the battlefield. Subscribe to our channel to watch a new video every Thursday!