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Le livre « histoire de l’informatique », première version complète disponible !
mai 12th, 2010 by alefebvre

Alors, attention, version complète oui, version définitive non bien sûr !

Comme d’habitude, je vous fait profiter du texte dès qu’il est disponible mais il reste encore tout cela à faire : relecture, corrections, illustrations et mise en page… bref, le livre définitif ne sera pas effectivement disponible à la vente avant septembre. Même le titre n’est pas encore tout à fait fixé. Pour le moment, nous sommes sur cette idée :

titre-livreQu’en pensez-vous ?

Le tapuscrit est disponible en téléchargement à http://www.keepandshare.com/doc/1908253/histoire-it-v1-2-1-meg?da=y

Histoire de l’informatique : la section « Internet & réseaux » disponible !
avr 20th, 2010 by alefebvre

Dans le cadre de l’ouvrage « histoire critique de l’informatique moderne » (titre provisoire) que je suis en train de rédiger avec Laurent Poulain, je suis heureux et fier de mettre à votre disposition une version mise à jour du tapuscript qui comporte enfin la 3ème section de ce livre : « Internet et les réseaux »…

Le livre commence à prendre forme avec cette section : on a déjà 400 pages de textes et ça, avant même qu’on y mette les illustrations, ça promet !

Bien entendu, il faut garder en mémoire qu’il s’agit d’un « work in progress » : le texte qui est aujourd’hui disponible n’a pas été relu avec soin, il n’est pas corrigé, il n’est pas mis en page et il manque aussi les notes de base de page sans parler des illustrations (que je prévois nombreuses car j’ai déjà commencé à les sélectionner…). Bref, c’est juste pour vous faire patienter avant l’ouvrage final qui sera bien mieux, forcément !

Cliquez sur ce lien pour télécharger le tapuscript au format PDF

Quelques nouvelles de mon projet de livre « histoire critique de l’informatique moderne »
mar 16th, 2010 by alefebvre

Il y a longtemps que je n’avais pas donné de nouvelles de ce projet mais c’est le dilemne classique : avancer concrétement (en clair passer son temps à rédiger) ou commenter (comme donner des nouvelles du projet sur le blog ou Facebook…) et, ces derniers temps, j’ai plutôt choisi d’avancer !

Aujourd’hui, tout de même, j’estime que l’avancement est suffisamment significatif pour vous en faire part… Alors, voici les principales news :

  • Laurent Poulain est désormais co-auteur de cet ouvrage.
  • Philippe Nieuwbourg en est toujours l’éditeur (à travers le musée de l’informatique) et, d’un commun accord avec lui, nous avons décidé de repousser la sortie du livre à septembre (on sera pas prêt avant anyway…).
  • Les deux premières parties (matériel/constructeurs et logiciel/éditeurs) sont quasiment terminées et en voici les pdf (quand j’écris « terminées », il s’agit juste de la partie rédaction… Il reste encore les illustrations, les notes de base de page, la mise en page, les corrections, etc.). Pour ceux qui avaient déjà lu la première partie, vous pouvez y revenir car elle a beaucoup bougé !

Bref, ça avance et vos contributions et témoignages (ça commence à venir, vous pourrez le voir dans les pdfs) sont toujours les bienvenus…

Premiere_ere_les_constructeursSeconde_ere_les_editeurs

Désormais, nous nous consacrons à la rédaction de la 3ème partie : l’ère du réseau (histoire du réseau local et d’Internet) et c’est déjà bien partit !

Mon livre « Perdu dans le temps » est enfin disponible pour le Kindle d’Amazon.com…
fév 8th, 2010 by alefebvre

Le processus a été long mais c’est fait : « Perdu dans le temps » est enfin disponible en version numérique adaptée pour le Kindle d’Amazon.com !
Voir à http://www.amazon.com/dp/B00375LYFU

Perdu dans le temps disponible pour le Kindle d'Amazon.com

Perdu dans le temps disponible pour le Kindle d'Amazon.com

Je dois encore compléter quelques trucs mais c’est déjà ça… Je me suis aperçu qu’il y avait peu de livres en français actuellement sur la « Kindle store » et c’est pourquoi j’ai voulu y ajouter mon ouvrage !

Quelques nouvelles de mon projet en cours (livre sur l’histoire IT) avec quelques « previews »
jan 9th, 2010 by alefebvre

Mon projet de livre sur l’histoire de l’informatique avance bien. Après l’ère des constructeurs, je suis en train de rédiger l’ère des éditeurs et j’ai pensé que c’était une bonne idée que de partager quelques extraits de cette grosse section à venir…

Voici donc l’histoire des débuts des SGBD Relationnels suivit du parcours de SAP… Vos commentaires, suggestions, corrections sont les bienvenues, ça va sans dire, hein !

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La partie « constructeurs » de mon livre sur « l’histoire critique de l’informatique moderne »…
déc 7th, 2009 by alefebvre

Je viens de terminer le premier jet… Manque encore plein de choses bien sûr : illustrations, notes, (vos) témoignages, corrections, etc.

Mais ce premier jet est déjà lisible et permet de se faire une idée générale sur le ton et le contenu de l’ouvrage… Alors, si ça vous dit, le pdf est là : histoire-informatique-contructeurs

Documents intéressants sur l’histoire de l’informatique…
déc 6th, 2009 by alefebvre

Pendant que je travaille sur mon livre « histoire critique de l’informatique moderne », je trouve plein de documents intéressants… Plutôt que de tout garder pour moi, j’ai pensé les partager avec vous…

Tout d’abord, il s’agit de la démo « historique » de Douglas Engelbart réalisée en décembre 1968. A l’occasion de cette démonstration incroyable pour l’époque, Engelbart montre l’usage de la souris avec l’interface utilisateur associée (déjà très avançée pour l’époque) ainsi que d’une vidéo-conférénce avec un autre utilisateur, rien que cela !

Pour comprendre l’importance de l’événement, rappelez-vous la date : décembre 1968…

L’autre pièce de choix, c’est le documentaire « Triumphs of the nerds » réalisé en 1996 par Robert Cringely… Ce film retrace la naissance de l’industrie du PC de façon précise et amusante… Un « must-seen », sans conteste. A déguster à http://www.youtube.com/view_play_list?p=4D5CD637F73C24C7

Dans le même genre mais en plus romancé, vous avez aussi le film « Pirates of the silicon valley » avec la même histoire, les mêmes personnages mais avec un peu plus de détails sur certains épisodes clés… J’ai créé une playlist pour que vous puissiez visonner l’ensemble.

Enfin, finissons sur une note marrante ( »un peu d’humour ne fait jamais de mal » comme disent les inconnus dans le sketch « télématin »…) avec l’acteur Noal Wyle qui joue le rôle de Steve Jobs dans « Pirates of the Silicon Valley » et qui imite le vrai Steve lors de la Keynote de MacWorld 1999, enjoy! :

Présence au « salon de la simulation » ce WE…
nov 25th, 2009 by alefebvre

Je vais être présent au « salon de la simulation 2009″ qui se tient au Bourget (pas Bourget du Lac à côté de chez moi, non, l’autre, au nord de « Gross Paris »…). http://www.mondial-simulation.com/index.php

Je prévois d’y être le samedi. Je monte de Savoie spécialement pour cela. Si vous voulez en profiter pour me rencontrer, c’est l’occasion. Je vais sans doute avoir une séance de dédicaces d’organisée pour mon livre sur le SimRacing ce n’est pas encore certain… En tout cas, je serais heureux de signer le livre de ceux qui l’auront avec eux…

Puisqu’on parle de livre, j’ai profité de la sortie du livre sur Soheil AYARI pour demander à mon fils une photo de moi avec tous mes livres :

tous-mes-livresBon, la photo n’est pas formidable car j’ai l’air d’un « retraité grimançant » sur celle-là mais bon, j’assume !
Alors, dix livres me direz-vous mais lesquels car on ne voit pas bien les titres ?

De gauche à droite et de haut en bas :

Voilà, ça fait 10 !
Et ce n’est pas fini puisque je suis en train d’écrire deux nouveaux livres : « Hacking » (un roman, j’en suis au chapitre six) et « Histoire critique de l’informatique moderne » (j’en suis à la première partie « l’ère des constructeurs » et ça avance bien). Sans compter la suite de « Perdu dans le temps » (le tome II) dont le premier chapitre est déjà bouclé depuis un moment…
Bref, je ne suis pas le plus prolifique des auteurs mais ça reste raisonnable.

Bio de Soheil Ayari : elle est là !
nov 23rd, 2009 by alefebvre

Voilà, je l’ai enfin reçu : la biographie de Soheil AYARI est disponible et vous pouvez la commander dès aujourd’hui sur le site ayari.com

Ce livre a représenté presque un an de travail (interviews, rédaction, sélection des photos mais aussi mise en page) mais le résultat est magnifique comme vous pouvez en juger ci-dessous :

La couverture du livre

La couverture du livre

Un exemple de pages intérieures

Un exemple de pages intérieures

Pour vous faire une idée du contenu, voici un extrait de l’introduction :

On l’aura compris, cet ouvrage est une biographie de Soheil AYARI. Elle se concentre sur son parcours en tant que pilote, on ne s’est donc pas attardé sur la jeunesse (forcément édifiante !) du champion ou sur sa famille. D’entrée de jeu, on plonge au cœur de l’action avec ses débuts sur les circuits.

Les biographies sont souvent publiées à la fin de la carrière d’un pilote, comme une sorte de bilan et de récapitulatif. Or, Soheil est toujours en pleine activité et cela donne à ses récits et réponses le tranchant de l’action. Il s’agit donc d’un regard sur la trajectoire de Soheil alors que le pilote est toujours concentré sur l’étape à venir.

Mais cet ouvrage n’est pas une hagiographie. Il ne s’agit pas ici de tresser une couronne de lauriers à Soheil-le-meilleur-d’entre-tous… Cela n’aurait pas de sens et serait peu significatif.

En revanche, même si son parcours est jalonné de réussites éclatantes, il nous a paru intéressant de revenir sur ses échecs (Soheil était “programmé” pour aller en F1 mais cela ne s’est pas fait… Pourquoi ?), ses erreurs et ses déceptions pour illustrer que la carrière d’un pilote est faite de hauts et de bas. Qu’au-delà du côté brillant de cette scène spectaculaire, l’envers du décor était âpre, rugueux et délicat à gérer. Comme tous les sportifs de haut niveau, Soheil parvient à rester au sommet grâce à sa résilience : sa capacité à absorber les coups durs et à rebondir.

C’est en cela qu’il est un pilote moderne : bien adapté à son époque, il est capable de conduire n’importe quel type de voiture de course (des mythiques Porsche 917 et 935 jusqu’au proto le plus moderne) et d’impliquer un public qui n’est pas toujours passionné de sport auto…

Cet ouvrage est articulé autour des sections suivantes :

1- Les débuts : du karting à la Formule Ford.

2- L’ascension : le titre record en F3 et la première saison en F3000.

3- Aux portes de la F1 : Macao, le test avec Williams, la complexité de “l’équation F1”.

4- Du Supertourisme à la GT : le début de la seconde partie de carrière de Soheil.

5- GT et endurance : les titres avec la Saleen, l’association avec Oreca pour le proto.

Avec cette cinquième partie, nous arrivons à l’époque actuelle mais notre ouvrage n’est pas terminé… Nous avons suivi le parcours de notre champion, voyons maintenant “les coulisses de l’exploit”…

6- La réalité du métier de pilote : gérer l’intersaison et les à-côtés…

Ce livre a été rédigé par Sassan AYARI et Alain LEFEBVRE à partir de nombreux entretiens avec Soheil lui-même (mais aussi avec Cyrus, son frère aîné qui a largement participé à l’aventure). Bien évidemment, Soheil a revu et validé l’ensemble des textes et des photos tout au long du processus d’écriture.

Sans être un ouvrage généraliste sur la course automobile moderne sur circuits, profitons de notre intimité avec Soheil pour mieux comprendre les contraintes et les exigences qui pèsent sur un pilote professionnel. Soheil est un guide passionné et passionnant, accompagnons-le aussi loin que possible, la randonnée en vaut la peine !

Prologue du livre « histoire critique de l’informatique moderne »
nov 12th, 2009 by alefebvre

Ce projet avance (voir ici http://www.alain-lefebvre.com/it/sommaire-provisoire-de-mon-livre-sur-lhistoire-de-linformatique/ et là http://www.alain-lefebvre.com/it/un-questionnaire-pour-mon-livre-sur-lhistoire-recente-de-linformatique/ les détails de ce projet en cours).

Voici une version (provisoire, bien sûr) de l’introduction et du prologue :

Introduction

Voilà un livre sur l’histoire de l’informatique moderne. J’insiste sur cet adjectif car mon objectif était bien de rédiger un ouvrage différent des livres d’histoire qu’on peut déjà trouver.

Certes, il est utile de replacer l’émergence de l’informatique dans les méandres du bouillonnement technique du XXème siècle mais cela a déjà été fait de nombreuses fois. Mon but était plutôt de focaliser sur les cinquantes dernières années de notre industrie afin de retracer les évolutions majeures et d’en comprendre les mécanismes.

En effet, pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut décrypter ce passé récent. Ainsi seulement, on pourra faire une analyse objective de la situation présente et proposer une nouvelle direction pour la prochaine phase. Car, et c’est là le second volet de ce travail; il ne s’agit pas seulement de s’intéresser à l’histoire moderne de l’informatique mais aussi de le faire avec un oeil critique !

Est-on satisfait de la situation actuelle ?

Peut-on dresser un bilan de l’informatique professionnelle ?

Quelles règles peut-on en déduire ?

Pourrait-on faire mieux ?

Comment faire mieux ?

C’est pour répondre à ces questions que j’avais proposé en 2004 “le manifeste pour une informatique raisonnable” et la dernière partie de ce livre est une mise à jour de cette proposition replacée dans le contexte d’un bilan de l’informatique moderne.

Mais, avant d’en arriver là, il faut pouvoir poser les bases de cette exploration. C’est-à-dire, répondre aux questions suivantes :

Quand commence l’informatique moderne ?

Que s’est-il passé d’important pendant la “préhistoire” ?

Le premier chapitre débute avec l’identification de l’événement créateur de l’informatique moderne : le lancement de l’IBM 360, ancêtre des mainframes et véritable début de l’industrie informatique telle que nous la connaissons. Avant cela, ce n’était ni le chaos ni le néant mais une période que nous pourrions appeler la “préhistoire” : l’informatique existe déjà belle et bien mais pas encore sous la forme d’une industrie structurée avec un marché, des clients et des usages bien définis.

Prologue

On ne peut retracer l’histoire récente de l’informatique sans être lucide sur sa nature profonde. Et les idées reçues sont nombreuses dans ce domaine !

Tout d’abord, il est juste de dire que les évolutions significatives sont lentes et  relativement peu fréquentes.

Comme l’écrivait Jeff Gould dans la préface de mon ouvrage “Le 3ème tournant” (paru en 2001 aux éditions Eyrolles) : En dépit de notre obsession pour la nouveauté technologique, les vraies révolutions sont en réalité beaucoup plus rares que l’on s’imagine. Le progrès de l’informatique ne passe pas par des ruptures. C’est plutôt un travail cyclique, où l’industrie et les utilisateurs remâchent le même concept deux, trois, quatre fois de suite, avant de sortir enfin une version suffisamment robuste pour s’imposer comme standard de fait.

Bien entendu, il serait tout aussi erroné de prétendre que l’industrie informatique est restée figée lors de ces cinquante dernières années. Pour prendre une analogie, on peut comparer ce domaine à un grand plan d’eau qui s’étendrait toujours plus en superficie mais resterait peu profond, même en son centre. La surface toujours en expansion représenterait la progression des capacités de traitement qui ne cesse de progresser et la profondeur serait à l’image des fonctionnalités qui elles restent très limitées.

Une situation contrastée qui n’est pas une anomalie

Cette dichotomie qui pourrait passer pour une anomalie mais c’est là qu’il faut comprendre que l’accroissement des capacités vient surtout des progrès réalisés dans le domaine de l’électronique. L’informatique profite donc de ces progrès permanents mais, du coup, le logiciel est toujours en retard par rapport aux avancées du matériel (par exemple, quand les serveurs passent aux processeurs 64 bits, il faut un certain temps -qui se chiffre en années- avant que les logiciels systèmes soient capablent de les exploiter et c’est ensuite au tour des logiciels applicatifs de se mettre à niveau… Cette évolution séquentielle est toujours lente alors que, de son côté, les composants continuent à progresser en permanence).

Le logiciel forcément en retard sur le matériel

Il ne s’agit pas de dire que ceux qui s’occupent du matériel sont des génies et que ceux qui programment les logiciels sont des ânes !

Pour expliquer la lenteur des progrès côté logiciel, il faut mettre en avant le rôle des tests. En effet, écrire un logiciel est -relativement- rapide mais le mettre au point est terriblement plus lent…

Les tests logiciels sont lents et complexes. Lents car il y a de nombreuse possibilités à vérifier et il faut tout revérifier à chaque modification. Complexes car le contexte est important et pour un logiciel système (par exemple), il faut pouvoir tester chaque plate-forme dans toutes les configurations possibles… On imagine vite ce que cela représente !

Logiciels et turbines à gaz, même combat !

Prenons un exemple, celui d’un “accident industriel” célèbre : celui des turbines à gaz GT24/GT26 d’Alsthom qui se sont avérées defectueuse au début des années 2000. Pourquoi des engins aussi coûteux et complexes ont-ils été mis sur le marché sans être testés de fond en comble (ce qui aurait évité de commercialiser des turbines de grande puissance comportant un défaut de conception) ?

Tout simplement parce qu’il aurait fallu laisser tourner ces turbines pendant des années (4 à 5 ans minimum !) avant que le défaut ne se manifeste… La rentabilité du programme ne pouvait s’accomoder de tests aussi longs, la direction de l’époque a donc pris le risque de se contenter des tests habituels qui eux étaient tout à fait satisfaisant…

La vraie différence entre capacités et fonctionnalités

Ceci permet de comprendre pourquoi les tests jouent un rôle clé dans la lenteur de l’évolution du logiciel et font que l’informatique avance sur deux faces : très vite sur le plan du maériel, très lentement sur le plan du logiciel. Or, le matériel n’amène seulement que des capacités (autrement dit, des fonctionnements potentiels) alors que c’est le logiciel qui apporte les vrais fonctionnalités (qui elles débouchent sur des traitements bien réels)…

Ces éclairages permettent de répondre à la question “pourquoi l’évolution technique de l’informatique suit-elle deux pentes aussi différentes ?”.

Une évolution timide, un marketing tonitruant !

Il y a donc loin entre la réalité du terrain et les apparences projetées par les acteurs de l’industrie : d’un côté on a des progrès lents et obtenus avec difficultés, de l’autre, on a un cirque médiatique permanent qui promet la lune avec constance et où l’innovation réside surtout dans les étiquettes dont on affuble les “nouveaux” produits.

Car, depuis que l’informatique moderne est sortie de sa préhistoire, son évolution technique timide est contrabalançée fortement par un marketing de tous les instants qui lui est tout sauf timide !

Les ravages du FUD

Ce marketing est même à double détente : d’une part, il faut faire croire au marché qu’on lui propose la pointe de la technique (tous les produits sont systématiquement présentés comme étant sur le “bord tranchant” de la technologie la plus sophistiquée du moment) pour tout ce qui provient du “courant principal” de l’offre. D’autre part, le second rôle de ce marketing est de disqualifier par tous les moyens (y compris le mensonge, la calomnie et les manipulations les plus éhontée… Le concept marketing le plus en vogue dans cette industrie lors de ces dernières décenies est le FUD pour Fear, Incertanity, Doubt ou CID : Crainte, Incertitude, Doute) pour tout ce qui viendrait menacer le “courant principal”. Les alternatives au paradigme dominant du moment sont donc systématiquement combattus avec vigueur et mauvaise foi car il s’agit de protéger le statut quo, générateur de profits juteux pour les acteurs dominants.

Un comportement récurrent, génération après génération

Cette leçon est bien comprise, retenue et appliquée par les générations d’acteurs qui se succèdent au sommet. Ainsi, l’éditeur de logiciels pour PC qui luttait contre le grand constructeur de mainframes était-il victime du FUD quand il était encore dans le camp “alternatif”… Mais quand son côté a fini par triompher et devenir le “courant principal”, à son tour, il employa les mêmes tactiques avec abondance pour discréditer les acteurs émergeants représentant de la nouvelle technique alternatives.

On a vu et revu ce mouvement de balancier de nombreuses fois depuis cinquante ans : les fabricants de minis contre les constructeurs de mainframes, les éditeurs de logiciels et assembleurs de PC contre les tenants de l’informatique centralisée, les promoteurs de l’open source contre les partisans du logiciel propriétaires, les offreurs de SAS (Software as a Service) contre les éditeurs de logiciels et ainsi de suite…

Un impact spectaculaire sur le quotidien

On constate donc que l’informatique moderne repose sur un paradoxe et un mensonge : le paradoxe d’une évolution technique dont les progrès dépendent surtout de l’électronique et le mensonge permanent d’un marketing outrancier. Cependant, il ne s’agit pas pour autant de nier ce qui a été accomplit qui est considérable et souvent spectaculaire. Jeff Gould insiste sur l’impact qu’a eu l’informatique sur le quotidien de nos contemporrains :

…l’impact de l’informatique non seulement sur le quotidien des utilisateurs, mais aussi et peut-être surtout sur les organisations de la vie moderne. Je m’explique par quelques exemples (qui te paraitront évidents)…

(1) Les grands systèmes de réservation, rendus possible par les mainframes des les années 60, et développés beaucoup plus tard sur le web. Sans ces systèmes, le transport aérien et ferroviaire moderne à l’échelle actuelle ne serait pas possible. Si on devait tenir des livres de réservation à la main comme cela se faisait encore dans les années 50, ce serait tout simplement impossible de gérer des dizaines de milliers de vols et des centaines de milliers de places réservées par jour. C’est donc une question de « scale » : sans informatique, beaucoup d’organisations modernes ne pourraient exister.

(2) Même chose pour les grands réseaux bancaires et les systèmes de paiement par carte de crédit. Aujourd’hui on voyage partout dans le monde développé sans se soucier des moyens de paiement. Mais dans le passe, même jusqu’aux années 60, les voyageurs se déplaçaient avec des devises qu’ils changeaient à la frontière de chaque nouveau pays.

(3) Même chose pour le commerce en ligne (Amazon, EBay, etc). Je sais que c’est la l’aspect le plus évident de l’impact récent de l’informatique. Mais au fond c’est le même phénomène que les systèmes de réservation aériens appliques à un nouveau domaine. L’architecture d’Amazon de nos jours (un ordinateur central gère des stocks et exécute des transactions commerciales pour des milliers d’utilisateurs remote assis devant des terminaux, pardon, browsers web) ressemble comme deux gouttes d’eau à celui du réseau Sabre à base de mainframes et de terminaux 3270 des années 80.

(4) La productivité individuelle a explose, grâce au PC et à la bureautique. La productivité des groupes de travail col blanc quant à elle a explosé grâce à l’email. La productivité des employés de bureau et dans les « customer facing roles » (guichetiers dans les banques, caissières dans les supermarchés, etc) a explosé grâce aux terminaux remote sur grands systèmes, donc grâce aux réseaux (et aussi grâce aux écrans, aux scanners, etc.). Ces bonds immenses de productivité ont joué un rôle majeur dans la croissance économique de ces 30 dernières années (même si on a tendance à oublier la vraie ampleur de cette croissance et à trop focaliser sur la récession actuelle).

(5) La banalisation des mémoires numériques (disque, RAM, Flash) a permis la révolution du contenu numérique.

(6) Le web a tué la presse écrite classique, et grâce aux blogs est en train de gêner les habitudes du pouvoir politique dans tous les pays (les élites qui nous dirigent ont beaucoup plus de mal à garder leurs secrets maintenant que les bloggeurs ont cassé le monopole de l’information détenu par la presse complaisante).

(7) Enfin, l’informatique « embedded » a permis la révolution des mobiles, grâce aux chips dans les cell phones et dans les réseaux télécom.

Tout cela est exact, important et doit être souligné. Mais on peut et on doit se poser la question suivante : les mêmes résultats n’auraient-ils pas pu être obtenus avec moins de moyens, moins de gâchis ?

C’est ce que le paradigme de “l’informatique raisonnable” tente de promouvoir. Mais peut-être est-on là dans l’utopie et que l’évolution constatée (avec tous ses travers, ses erreurs et ses mensonges) était-elle inéluctable ?

C’est justement pour le savoir qu’il faut retracer ce cheminement aujourd’hui et avec un oeil critique. Les livres qui font la louange (y compris exagérée) de cette industrie ne manquent pas, il fallait donc un ouvrage qui offre une autre perspective…

Un questionnaire pour mon livre sur l’histoire récente de l’informatique…
oct 20th, 2009 by alefebvre

Dans le cadre de mon futur ouvrage sur le l’histoire récente de l’industie informatique, j’ai fait un appel à témoignage et j’anime le collectif ainsi rassemblé sur le forum du groupe « musée de l’informatique sur Facebook. Pour aider les contributeurs, j’ai eu l’idée d’un questionnaire afin de guider les contributions (j’ai déjà pratiqué ainsi pour mon livre sur le Simracing). Voici donc les questions que j’ai imaginé (mais j’espère bien que les contributeurs les plus zélés sauront aller au-delà de ce modeste questionnaire…) :

Pour toutes ces question le préfixe « selon vous » est toujours de rigueur !

Ici, on ne vous demande que votre avis, pas d’établir une vérité intangible… Donc, sentez-vous libre de répondre ce qui VOUS parait juste et non ce qui serait politiquement correct ou en ligne avec la « pensée unique »…

L’idéal dans vos réponses serait de ne pas simplement indiquer un nom d’acteur ou un événement mais aussi de développer un peu en expliquant le « pourquoi » de votre réponse (par exemple en précisant les circonstances de votre choix)… Mais une réponse courte et simple, ce sera déjà pas mal !

- quel est (ou quel a été) le rôle de la presse spécialisée IT dans l’évolution de l’informatique ?

suggestions : moyen de progresser techniquement, de se tenir informé, de trouver un job (grâce aux petites annonces), négatif car participe trop au « hype », etc.

- quel est votre perception de l’évolution de la presse spécialisée IT à travers les différentes ères et, éventuellement, comment a-t-elle évolué (votre perception) ?

suggestions : en perte de vitesse, toujours pareil, je lisais beaucoup cette presse il y a encore quelques années et plus du tout aujourd’hui car tout se passe désormais sur le web, etc.

- quel est, selon vous, le plus gros mensonge proféré par l’industrie informatique à travers les différentes ères ?

suggestions : le bureau « sans papier », la programmation visuelle, le développement facile (ou par objets ou autres), Java, l’IA, autres.

- quel est, selon vous, l’acteur le plus « nocif » de l’industrie ?

suggestions : SCO, Microsoft, IBM (pour ces deux derniers à cause de l’accusation récurrent « d’abus de position dominante »), autres.

- quel est (ou quel a été) l’acteur le plus innovant de l’industrie ?

suggestions : Apple, Google, Adobe, la communauté open source, autres.

- quelle a été l’innovation la plus marquante ?

suggestions : l’interface graphique, l’epaper, l’imprimante laser, autres.

- quelle a été la période la plus excitante ?

suggestions : la naissance de la micro-informatique, les L4G, l’essor du décisionnel, l’irruption de l’Internet, autres.

- quelle est (ou quelle a été) la plus forte constante dans cette industrie ?

suggestions : l’intertie des mentalités, la prédominance de la silicon valley, le poids des grands comptes, le caractère moutonnier du grand public, l’inertie technique, autres.

- quelle est (ou quelle a été) la plus grande variable dans cette industrie ?

suggestions : le nombre de bugs à la ligne de code, le prix d’un développeur à la journée selon les pays, la qualité des projets, la part de chance nécessaire à la réussite d’un projet, le niveau de compétence des directeurs informatique, le budget des grands comptes rapporté à leur CA, autres.

- quelle a été la plus grande réussite sur le plan technique ?

suggestions : Google Maps, l’iPhone, Mac OS, Linux, PHP, Cobol, les bases de données SQL, autres.

- quelle a été la plus grande réussite sur le plan business ?

suggestions : Microsoft, IBM, Google, Adobe, Salesforce.com, Dell, autres.

- quel a été le plus grand flop sur le plan technique ?

suggestions : Java, OS/2, l’IA, les systèmes d’exploitation orientés objet, Microsoft Vista, autres.

- quel a été le plus grand flop sur le plan business ?

suggestions : Computer Associates, Sun, SCO, Compaq, Novell, autres.

- quelle a été la personnalité la plus marquante dans cette industrie ?

suggestions : Bill Gates, Linus Torvald, John Von Neumann, Tim Berners-Lee, autres.

- quel a été le projet le plus intéressant de votre carrière ?

suggestions : pas de suggestion, c’est une question vraiment personnelle !

- quelle a été la crise la plus importante que vous ayez vécu ?

suggestions : l’éclatement de la bulle Internet (2001), la crise actuelle, autres.

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En plus des suggestions ci-avant, j’ai moi-même répondu à ces questions ci-après histoire de vous donner d’autres pistes ou de vous rappeler quelques souvenirs…

- quel est (ou quel a été) le rôle de la presse spécialisée IT dans l’évolution de l’informatique ?

Je ne sais pas si la presse a eu une influence sur l’industrie car elle a surtout joué le rôle de relais de propagande tout au long de son évolution (perdant une partie de sa crédibilité en ne filtrant pas assez le message marketing des acteurs… cette faiblesse a été particulièrement visible tout au long de « l’affaire Java » !). En revanche, l’influence de la presse sur la grande masse des professionnels était indéniable dans les années 70 et 80 car il n’y avait alors rien d’autre pour s’informer. L’opinion des informaticiens de l’époque était donc grande modelée par ce qui s’écrivait dans les colonnes d’hebdo comme O1 Informatique…

- quel est votre perception de l’évolution de la presse spécialisée IT à travers les différentes ères et, éventuellement, comment a-t-elle évolué (votre perception) ?

Au début de ma carrière, la presse spécialisée IT a joué un rôle énorme : c’est elle qui me permettait de progresser techniquement (un peu) mais surtout qui m’ouvrait des horizons en me faisant découvrir des secteurs ou des domaines que je ne connaissais pas du tout. En ce sens, elle jouait le rôle de formation professionnelle permanente. Du coup, je dévorais 01 et LMI à chaque fois que je pouvais mettre la main dessus. Dans le domaine de la micro, c’est Byte qui a « fait mon éducation initiale »…

Par la suite, la presse IT a aussi joué un grand rôle dans ma carrière mais autrement : c’est elle qui faisait la promotion (gratuite !) de nos études comparatives (réalisées par mon équipe à SQLI) et nous permettait à la fois de nous faire connaitre et d’en vendre un bon paquet. Enfin, les hebdomadaires et magazines du milieu m’ont aussi aidé à me faire connaitre car j’y collaborais via une chronique périodique où j’apparaissais même en photo. Bref, pour moi, la presse IT m’a fait un bien considérable.

Donc, pour moi, la presse spécialisée était un organe de référence indispensable, crédible et utile.

Mais, à partir de la fin des années 90, début des années 2000, je dois avouer que je me suis détourné de la presse papier pour m’orienter plutôt sur les titres qui publiaient sur le web, tant sur le plan lecture que pour la collaboration sous forme d’articles ou de chroniques. Du coup, ma perception de la presse spécialisée sur papier s’est un peu effacé : comme je ne la consulte plus, j’ai bien du mal à savoir comment elle a évolué (mais des signes comme la disparition de LMI ne me rende pas optimiste à son égard…).

- quel est, selon vous, le plus gros mensonge proféré par l’industrie informatique à travers les différentes ères ?

Tout d’abord, il faut dire que la propagande (le plus souvent mensongère, ça aussi il faut le dire) a été omniprésente tout au long des différentes ères de l’informatique !

Donc, on a vu des modes se succèder comme l’IA, le groupware, le bureau « sans papier », la programmation visuelle, le KM, le CRM (la liste serait longue !), etc.

Cependant, selon moi, c’est incontestablement Java qui a été au centre du plus gros mensonge de l’industrie lors de ces 50 dernières années (et les candidats étaient nombreux pour cette « récompense » !). Pourquoi Java ?

Parce que là, non seulement le mensonge était gros mais la propagande pour le faire passer a été énorme et touchait absolument tous les acteurs (c’est dur de se rendre compte de l’ampleur de ce phénomène quand on ne l’a pas vécu en direct). On peut mesurer l’ampleur du trucage en posant simplement cette question : des ambitions de départ -de Java, sensé être le langage universel capable de s’exécuter sur tout-, il est reste quoi aujourd’hui ?

La petitesse de la réponse se passe de commentaire (significatif : je n’arrive pas à avoir de débat sérieux avec les partisans -il en reste- de Java…).

- quel est, selon vous, l’acteur le plus « nocif » de l’industrie ?

Encore une question polémique (mais j’aime cela car on est pas là pour faire un livre où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »… Il faut de temps en temps dire la vérité sur un domaine, y compris quand il s’agit d’informatique) !

Aujourd’hui, quand on parle « d’abus de position dominante », on pense tout de suite à Microsoft (et, dans quelques années, ce sera peut-être au tour de Google ?) mais c’est oublié un peu vite qu’IBM a aussi un beau palmarès en la matière…

Au début de ma carrière, j’éprouvais une vrai détestation pour « big blue » car cette société symbolisait (selon moi) tout l’immobilisme dans le domaine technique contre lequel il fallait lutter, forcément. Avec le temps, j’ai appris à nuancer un peu mon opinion sur ce sujet en m’apercevant que n’importe quel acteur tente « l’abus de position dominante » dès qu’il le peut à son échelle. Ceci dit, la palme du plus « nocif » ira tout de même à SCO pour avoir tenté de s’approprier des contenus open source (mais cet acteur a été bien puni depuis… Comme quoi la justice immanente existe bien !).

- quel est (ou quel a été) l’acteur le plus innovant de l’industrie ?

Il ne faut pas se faire trop d’illusions sur le penchant à l’innovation des grands acteurs… Quand ils prennent le risque d’innover, c’est souvent avec une technologie qu’ils viennent juste de racheter car leur structure et leur mode de gestion étouffe la créativité de leurs propres équipes.

Ceci dit, je pense qu’Apple a sa place dans ce contexte après les précautions d’usage ci-avant (toujours dans ce cadre, il n’est pas absurde de citer Google). L’innovation d’Apple est surtout commerciale car la société invente peu mais sais utiliser les inventions des autres (comme dans le cas de l’imprimante laser).

Pour ce qui est de la vrai innovation technique, c’est plutôt au sein de la communauté open source qu’on la trouve, selon moi toujours.

- quelle a été l’innovation la plus marquante ?

Pour moi, c’est sans conteste l’interface graphique mais ça remonte déjà à quelques décennies !

Il faut se souvenir qu’au milieu des années 80, les débuts des premières interfaces graphiques ont été un vrai choc pour tous les témoins de l’époque… cela induisait un tel changement dans les usages, une telle facilité de manipulation par rapport à la très rustique interface caractère…

Plus proche d’aujourd’hui, je mettrais mon choix sur l’epaper dont les prolongements et les conséquences n’ont pas encore été clairement mesurées mais cette technologie va avoir un impact énorme, encore un fois sur les usages, permettant enfin aux « écrans » de sortir en pleine lumière (et ça n’est pas rien) !

- quelle a été la période la plus excitante ?

Je répond pour mon cas personnel (c’est le but de ce questionnaire) mais je dirais 1995-1997 quand le Web a fait irruption dans notre quotidien. En 1995, je cherchais la technologie qui permettrait de donner un second souffle au client-serveur qui, à ce moment-là, butait encore sur de très sérieuses limitations (en particulier sur le « mur du déploiement »). Certains pensaient qu’il fallait bifurquer vers le décisionnel (et cela a donné la mode du « datawarehouse » pour ceux qui s’en souviennent) mais j’ai vu que le Web était la voie à suivre et que l’horizon était radieux.

Je ne puis dire combien j’ai été enthousiasmé par cette perspective : là où la plupart des observateurs voyait le Web comme un média, j’y voyais une plate-forme de développement inédite, souple et particulièrement bien adaptée. Je dois avouer que j’ai vécu là les mois les plus intéressants de ma carrière professionnelle, un grand moment et un souvenir inoubliable !

- quelle est (ou quelle a été) la plus forte constante dans cette industrie ?

C’est clairement l’intertie des mentalités. La technologie change en permanence mais la plupart des gens continue de penser selon les schémas d’hier (ce n’est pas propre à la technologie d’ailleurs, on retrouve ce décalage dans tous les secteurs de la vie moderne…).

- quelle est (ou quelle a été) la plus grande variable dans cette industrie ?

Là aussi, c’est clairement le niveau de compétence des directeurs informatique. Pour certains, on se demande ce qu’ils font dans cette profession alors que d’autres sont effectivement au top de leur métier. D’une façon générale, j’ai plutôt été souvent déçu par cette classe de managers, trop conformistes et moutonniers pour être à la hauteur des enjeux (mais, là comme ailleurs, on trouve de brillantes exceptions).

- quelle a été la plus grande réussite sur le plan technique ?

Dans mon panthéon personnel, je réserve la place de choix pour les bases de données SQL mais j’y accepte aussi PHP et Linux (mets-y la plate-forme LAMP pendant que tu y es !).

- quelle a été la plus grande réussite sur le plan business ?

Selon moi, la récompense doit aller à Salesforce.com qui a été le premier a faire vraiment du business avec le concept SAS et ce n’est pas rien. Mais à une certaine époque, ce qu’avait accompli Dell n’était pas mal non plus…

- quel a été le plus grand flop sur le plan technique ?

On a déjà évoqué Java alors concentrons-nous sur un cas plus récent : Vista.

Je dois dire que j’ai été vraiment surpris que Microsoft puisse se planter aussi profond sur Vista. C’est pour moi le signe que quelque chose à vraiment changé à Redmond et ça n’augure rien de bon pour la suite…

- quel a été le plus grand flop sur le plan business ?

Pour les plus jeunes, le nom de Computer Associates ne va pas dire grand chose mais pour les « vieux », ça parle !

Il faut se rappeler que CA est le tout premier éditeur de logiciel a avoir franchi la barre du Milliard de Dollars de chiffre d’affaires, ça n’était pas rien (bien avant Microsoft ou Oracle). Et puis, la vérité a éclaté, CA était un « Enron du logiciel » : le succès apparent de CA reposait sur des montages douteux et le président s’est retrouvé en prison (une affaire « Enron » avant la lettre donc mais de moindre ampleur tout de même).

- quelle a été la personnalité la plus marquante dans cette industrie ?

J’ai un faible pour Linus Torvald mais je désigne tout de même Tim Berners-Lee (l’inventeur du Web avec Robert Cailliau) car il a su maintenir sa conception à base de liens faibles du web là où tous les spécialistes de l’hypertexte de l’époque (début des années 90) préconisaient des liens forts et c’est la justesse de sa vision qui a donné l’incroyable infrastructure que nous utilisons tous aujourd’hui…

- quel a été le projet le plus intéressant de votre carrière ?

Sans conteste quand nous avons nos premiers tests qui ont débouché sur nos études comparatives (1992/1993) sur le fonctionnement client-serveur et les outils de développement graphiques. A ce moment-là, rien n’existait de concret (et encore moins de chiffré !) sur le mode de fonctionnement client-serveur et nous avions vraiment l’impression d’explorer une terre inconnue, c’était exaltant. Faire ainsi de la « recherche appliquée » pouvait paraitre être un caprice de technicien mais nous avons su en rentabiliser largement les résultats par la suite…

- quelle a été la crise la plus importante que vous ayez vécu ?

Les crises sont récurrentes dans le monde de l’informatique. Les SSII en éprouvent une tous les cinq ans environ. Je me souviens surtout de celle de 1985 où l’industrie de ma micro-informatique a connu sa première « correction sévère » et où les ventes se sont brusquement repliées après des années de croissances continues.

Sommaire provisoire de mon livre sur l’histoire de l’informatique…
oct 9th, 2009 by alefebvre

Je relance mon projet de livre sur l’histoire récente (1960-2010) de l’informatique (voir le premier billet sur le projet à http://www.alain-lefebvre.com/ce-blog/premiere-version-de-lintroduction-et-du-prologue-de-mon-nouvel-ouvrage-histoire-critique-de-linformatique-moderne/).

Voici donc le sommaire -provisoire car va évoluer avec les propositions et réactions des contributeurs potentiels- que j’ai prévu :

titre (provisoire lui aussi) : Histoire critique de l’informatique moderne

Introduction :
Quand commence l’informatique moderne ?
Peut-on identifier des tendances récurrentes dans son évolution ?

Première ére : les constructeurs
L’informatique moderne débute avec la naissance de l’industrie informatique
L’ère du matériel, des mainframes aux PC
De l’intégration verticale aux composants standards
Le logiciel sous forme de service, naissance des SSII
Une vague oubliée : la mini-informatique, une évolution qui annonçait les autres
Un changement raté : l’évolution de l’interface utilisateur, remise à plus tard

Seconde ére : les éditeurs
L’élargissement du marché marginalise le « house programing »
Le PC transforme le contexte : émergence d’un marché de masse
Les deux évolutions qui changent le contexte : le modèle client-serveur et l’interface graphique
La bascule du marché vers les progiciels (aidée par le « bug de l’an 2000″)
L’apparition de nouveaux domaines applicatifs comme le décisionnel
Une autre voie : l’open source

Troisième ère : les géants de l’Internet
Irruption de l’Internet via « les autoroutes de l’information »
L’interface Web impose l’Intranet au sein des entreprises
Apparition de nouveaux acteurs
L’informatique commence son « internetisation » par l’email
Développement de la notion du SAS, l’exemple de Salesforce.com

Conclusion : vers une informatique enfin raisonnable ?
Un début de contestation des « pratiques sacrées » avec l’article « IT don’t matter » puis le livre « Does IT matter? ».
La quête du « plus vite, plus simple, moins cher » pour le système d’informations
Un manifeste de l’informatique raisonnable comme point de départ des nouvelles pratiques

Fans de « Hacking », voici le chapitre 5 !
oct 1st, 2009 by alefebvre

Well, l’histoire suit son cours et commence même à accélérer un avec ce chapitre 5 intitulé « Youri entre en scène »…

Les chapitre font autour de 5000 mots chacun et, à chaque fois, je remet l’intégralité des chapitres précédents en un seul document car, au fur et à mesure, j’intégre des corrections et des ajouts qui me viennent afin de garder sa cohérence à l’histoire.

Bref, voici l’ouvrage dans son « stade actuel d’achévement » : tapuscrit-hacking

Hacking, chapitre 4 disponible !
sept 18th, 2009 by alefebvre

Mon nouveau roman, « Hacking », progresse bien, je viens de terminer le chapitre 4 et voici donc le tapuscript en entier avec tous les chapitres déjà terminés :

tapuscrit-hacking (fichier au format PDF)

A chaque fois, je remet en ligne un seul fichier comportant tous les chapitres déjà rédigés car, pendant la rédaction du chapitre en cours, il m’arrive de faire des corrections ou des modifications aux chapitres précédents et déjà publiés.

Je suis conscient que ça peut être pénible de lire de façon hachée, un chapitre de temps en temps mais il faut aussi comprendre qu’il me faut du temps pour les écrire…

Je cherche un éditeur pour cet ouvrage alors faites-le savoir !

Hacking, le livre, chapitre III en ligne !
sept 9th, 2009 by alefebvre

Je viens de publier le chapitre III qui se trouve avec les deux premiers dans le pdf qui se trouve à http://freepdfhosting.com/edae1f5593.pdf (attention, ce PDF ne sera disponible que 30 jours à cette adresse…)

J’ai tout mis dans un seul doc car j’ai déjà procédé à des modifs dans les deux premiers chapitres… Et j’ai déjà commencé le chapitre IV !

Inspiration, quand tu nous tient…

à propos de mon style d’écriture…
sept 4th, 2009 by alefebvre

Comme je me suis lancé dans une expérience de partage du processus d’écriture en publiant mes chapitres au fur et à mesure de leur rédaction (voir les chapitres 1 & 2 de « Hacking » à http://www.alain-lefebvre.com/archives/261), autant en profiter pour vous donner quelques précisions sur mon style d’écriture…

Il y a ce que j’aime et ce que je n’aime pas dans l’écriture et c’est forcément fortement influencer par mes lectures… Tout d’abord, ce que je n’aime pas : les longues descriptions.

Quand l’auteur se croit obligé de se lancer dans un long travelling pour nous décrire une situation ou un paysage, pour moi, il y a quelque chose qui cloche !
Une situation n’a pas besoin de longues explications pour être comprise ou alors, faut changer le contexte, point. Les descriptions m’ennuient, j’en fait le moins possible.

Ce que j’aime : respecter la cohérence et le réalisme. Je n’imagine pas que mes personnages soient affranchis des contraintes qui nous assaillement au jour le jour. C’est une règle que j’ai essayé de respecter tout au long du tome 1 de « Perdu dans le temps », même si c’est au prix de certaines lourdeurs. Je ne veux pas prendre de raccourcis si cela enlève de la crédibilité au récit, c’est un point de vue.

Dans « Hacking », la cohérence et le réalisme sont difficiles à respecter complètement car il s’agit d’une fiction où tout le monde (enfin, presque tout le monde) triche !
Du coup, forcément, il y a des situations un peu limite mais je m’efforce de limiter les impacts. Autre souci constant : rester compréhensible. Ce n’est pas parce qu’on est plongé jusqu’au cou dans un univers opaque de techniciens qu’on va se plaire dans l’obscurité… Avec « Hacking », j’ai l’ambition de rester accessible, au moins dans la version finale de l’ouvrage si ce n’est dans les premiers jets.

Mon nouveau projet : les deux premiers chapitres
sept 3rd, 2009 by alefebvre

Mon nouveau projet de livre s’appelle « Hacking » et voilà de quoi il s’agit :

La DGSE monte une opération destinée à pièger un allié. Pour ce faire, elle confie une mission “d’attaque préventive” sur ses propres serveurs à une SSII spécialisée dans le domaine de la sécurité informatique…
Cette histoire est l’occasion de suivre les tribulations du chef de projet de cette SSII à qui est confié cette mission délicate. A première vue, il s’agit d’une classique histoire d’espionnage où mensonges, tromperies et double-jeux sont au rendez-vous à tous les étages.
Mais c’est aussi l’occasion pour moi de raconter tout ce que je sais du monde informatique après l’avoir vécu de l’intérieur pendant plus de vingt ans…

L’idée est également de faire un livre qui soit vraiment accessible même pour les néophytes complets en la matière : je vais ajouter des notes de bas de page à chaque fois que nécessaire afin d’expliquer (brièvement) la notion utilisée. Il ne s’agit pas de faire un ouvrage encyclopédique sur le hacking, simplement de ne pas rebuter les « gens normaux » avec un jargon compréhensibles seulement par les geeks de haut niveau (et non, je ne vais pas utiliser le « elite speak », même pas au niveau 1).

Je vous propose aujourd’hui de télécharger les deux premiers chapitres (je suis en train de rédiger le 3ème…) dans le PDF dont le lien est ci-dessous…

Attention : ces deux premiers chapitres vont sont livrés « tel quels »… Pas encore de vraie relecture ni correction, les notes de bas de pages seront insérées seulement au moment de la finition de l’ouvrage. Je n’ai pas encore d’éditeur pour ce projet alors, si vous êtes intéressés, faites-moi signe (alefebvre@gmail.com) !

Le fichier tapuscript-hacking-chap1&2.pdf se trouve à http://www.mediafire.com/?gluwmztmmzn

Un nouveau projet de livre : « Hacking »
août 20th, 2009 by alefebvre

Après mon livre sur le SimRacing et la bio de Soheil Ayari, j’avais besoin de changer de domaine. Il y a quelques temps que j’ai de nouveau envie d’écrire sur l’informatique mais d’une façon différente. En effet, j’ai déjà pas mal donné dans le livre technique (3 ouvrages), le livre de présentation et d’analyse d’un domaine (les réseaux sociaux, 2 éditions) ou le livre prospectif sur l’industrie ( »le troisième tournant »).

Cette fois, je voulais écrire un livre de fiction qui évoquerait différents aspects de ce domaine (y compris l’univers peu connu des SSII) tout en étant très didactif (pas question d’écrire un livre qui ne sera lisible que par les geeks) avec des notes de base de page à chaque fois que nécessaire, le but étant que le livre final soit lisible et compréhensible par tous et toutes. Un brin d’ambition ne fait jamais de mal…

Bref, je viens de boucler le chapitre 1 (que je publierais sur mon blog dans quelques temps), il est temps de vous révéler de quoi il s’agit…

La DGSE mandate la SySec (SSII spécialisé dans la sécurité informatique) pour mener des attaques préventives sur ses serveurs (pratique classique permettant d’identifier les vulnérabilités et de les corriger avant que des vrais pirates puissent les exploiter). La petite équipe de la SySec va utiliser toutes les ressources du hacking pour tenter de forcer les serveurs de la DGSE (force brute, ingénierie sociale, tracking, injection de code, spoofing, etc.) mais va tourner en rond jusqu’à ce qu’un couple un peu particulier de vrais hackers (le génie et son « canalisateur ») viennent s’intégrer au sein du team.

Bien entendu, mensonges, tromperies et trahison sont les ingrédients principaux de cette histoire où rien n’est conforme à ce qui est annoncé et où tous (ou presque) jouent un double jeu. C’est une histoire où l’espionnage sert de trame à une description variée de l’univers informatique à travers nombre de ces composants.

Pour le moment, je n’ai pas encore d’éditeur pour cet ouvrage et je n’ai même pas cherché : je suis « pris » par l’histoire (qui m’est venue une nuite suite à un rêve) et je me contente de suivre ce chemin aussi vite et intensément que possible !

Interview sur RMC à propos de mon livre « SimRacing »
août 9th, 2009 by alefebvre

Laurent-Frédéric Bollée, l’animateur de l’émission « Motors » sur RMC m’a invité à parler de mon livre aujourd’hui à 13H20… Voici l’enregistrement de cette interview (à écouter en ligne ou à télécharger… Il s’agit de l’émission correspondant à « RMC : 9 août – Motors – 13h-14h ») : http://www.rmc.fr/podcast/podcast.php?id=42

Promotion du livre et dédicaces…
août 7th, 2009 by alefebvre

J’ai quelques demandes de dédicaces pour le livre SimRacing (ça fait plaisir !) dont les ventes démarrent bien et qui est plutôt bien accueillie par la communauté mais comme ça va être compliqué à organiser cela à distance (envoi du livre par la Poste… pas terrible hein !), je propose qu’on fasse UNE séance bien annoncée à l’avance et à un endroit consensuel…
J’ai pensé aller au salon de la simulation qui a lieu en fin d’année en région parisienne (je viens de savoie mais je suis prêt à faire le trajet pour cela…).
Et là, ce sera facile de s’y retrouver et j’aurais plaisir à signer mon livre pour celles (on peut toujours rêver) et ceux que ça intéressent !

Toujours dans le cadre de la promotion du livre, je vous annonce que je vais passer en direct (par téléphone of course !) à l’émission « Motors » de RMC ce dimanche à partir de 13H20…

Disponibilité de mon livre sur le SimRacing aujourd’hui (normalement…) !
juil 24th, 2009 by alefebvre

Pour fêter la sortie de mon livre sur le SimRacing, j’ai réalisé une petite vidéo de présentation (9 minutes et 20 secondes… J’aurais voulu faire plus court mais il y a beaucoup à dire !) où j’explique la motivation qui m’a poussé à écrire cet ouvrage, son contenu et ses perspectives… Sans oublier une séquence remerciement où, évidemment, j’ai réussi à oublier plein de contributeurs !

J’espère qu’ils sauront m’excuser… J’ai également oublié de préciser ce qu’était le modding (j’explique que le chapitre 4 est consacré au modding mais si on ne sait pas ce que c’est, on est bien avancé !)… Donc, je vais rectifier ici : le modding consiste à ajouter des contenus aux simulations (principalement rFactor qui est vraiment prévu pour cela) comme des voitures, des circuits ou même des séries complètes.

Bref, voici la vidéo…

J’espère que les premiers lecteurs vont réagir et me communiquer leurs avis, réactions, critiques et suggestions car cela servira à améliorer les éditions suivantes (c’est le but de ce projet : en faire une édition annuelle).

SimRacing : premier exemplaire reçu aujourd’hui !
juil 7th, 2009 by alefebvre

La patience est toujours récompensée dit-on… Et, oui, j’ai enfin reçu le tout premier exemplaire de mon livre « SimRacing » aujourd’hui même !

Il est superbe, je suis ravi. Voici quelques photos qui montre la couverture, la 4ème de courverture et l’intérieur (pour avoir une idée de la mise en page). L’éditeur m’annonce qui devrait être disponible en librairie d’ici à une quinzaine de jours, ce qui nous envoi au 20 juillet… Dès que j’ai une date précise, je vous le dis…

La réception du premier exemplaire est toujours une intense satisfaction. Comme le disent mes fils « on met quelques secondes à la parcourir alors que ça représente beaucoup de travail ! »… Oui, des mois de travail même !

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Vendre ses livres en direct… Une expérience modeste mais réussie
juin 28th, 2009 by alefebvre

Depuis un peu plus de deux ans, nous vendons en direct les livres rédigés par Murielle (mon épouse) dans le cadre de son activité Montessori & Homeschooling. Voici un petit retour sur cette expérience modeste de Ecommerce mais assez réussie finalement.

Le premier livre de Murielle, « La pédagogie Montessori illustrée » en est déjà à sa seconde édition et nous le vendons sur notre site Montessori.fr à http://www.montessori.fr/article.php3?id_article=244

Le second livre, « 365 jours d’école à la maison » a lui eu droit à son propre site => http://www.ecolealamaison.org/

Dans les deux cas, la formule de vente est similaire : nous vendons le livre seul ou accompagné d’un CD-Rom de plus de 1000 photos illustrant le sujet en profondeur. Nous acceptons les paiements par paypal et par chèque. Il s’est avéré qu’accepter les paiements par chèque était un facteur important si on veut faire un volume acceptable… Mais il est clair aussi que depuis que Paypal est entièrement traduit en français, son utilisation est de plus en plus répandue.

Pour l’expédition, nous avons une formule assez simple : nous utilisons les enveloppes « prêtes à poster » vendues par La Poste et le coût de l’envoi est inclus dans le prix d’achat : pas de calcul d’affranchissement !

Du coup, nous sommes également limités à des livraisons en France, nous ne pouvons accepter des commandes de l’étranger (nous faisons presque un remboursement Paypal par semaine car, bien que cette limitation soit précisée en toutes lettres, il est bien connu que les clients ne lisent PAS les conditions de vente !).

Les volumes sont variables mais on peut dire que la moyenne s’établit entre une douzaine et une vingtaine de ventes par semaine… Le fait d’employer des enveloppes prêtes à poster nous facilite grandement la logistique et rend toutes ces opérations gérables. Je suis régulièrement en train de graver des CD-Roms pour avoir de la réserve, mon fils Damien s’occupe des pochettes de ces CDs et notre « petite affaire familiale » tourne ainsi semaine après semaine.

Tout cela pour dire qu’avec un peu d’organisation et un investissement minime, on peut arriver à diffuser soi-même ses propres publications (mais avec des volumes qui restent limités : il faut à peu près un an pour écouler un millier d’ouvrages). Nous l’avons fait pour les livres de Murielle (auquels j’ai participé au niveau de la mise en page) et je pense le faire aussi pour un de mes prochains projets…

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Voici les deux premiers livres de Murielles, de véritables « hits » dans la niche qu’elle occupe !

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Voici les cd-rom qui accompagnent les livres… Eux aussi se vendent assez bien.

Livre sur Soheil Ayari, le point
juin 11th, 2009 by alefebvre

Pour ce projet là aussi, les choses avancent bien… La sortie est désormais proche puisque nous sommes en train de finaliser les derniers détails avec Sassan (le frère de Soheil avec qui je rédige cet ouvrage).

Voici un des projets pour la couverture (il y a des chances que ce soit justement celui-là de retenu…) :

Et voilà à quoi ressemble la mise en page (réalisée par moi cette fois) :

Je ne sais pas trop dire quand le livre sortira mais ça ne devrait plus trop tarder désormais…

Livre sur le SimRacing, le point…
juin 11th, 2009 by alefebvre

Le processus avance dans les délais prévus puisque, avec l’éditeur, nous en sommes à la correction des épreuves et à la définition du contenu de la 4ème de couverture (le verso du livre).

Voici à quoi va sans doute ressembler la couverture (c’est moi qui suis au volant sur cette image) :

Et voici à quoi ressemble la mise en page (réalisée par l’éditeur) :

Bref, ça prend tournure… Rendez-vous en juillet pour la diffusion en librairie !

Livre sur le SimRacing : rédaction terminée !
mai 12th, 2009 by alefebvre

Je viens de terminer la rédaction de mon ouvrage sur le SimRacing… Hourra !

Même s’il reste encore pas mal de travail (relecture, corrections, photos pour la couverture, autorisations diverses, etc.), c’est toujours un grand moment que je marque toujours de la même façon : j’ouvre la porte-fenêtre de mon bureau et je pousse un grand cri libérateur dehors !

Pour vous donner une idée du contenu de cet ouvrage, voici la table des matières que je viens de générer à partir de la version actuelle (qui peut encore évoluer mais dans les grandes lignes, ça sera ça…) :

0- Introduction    6
Des signes de plus en plus nombreux    6
La simulation comme outil ou comme loisir ?    7
Découvrir et s’orienter    7
Débuter et progresser    7

Partie I

chapitre 1- Simulation : définition & historique    9
Simulation : une tentative de définition…    9
Volant + pédales obligatoires    9
Les réglages : un passage obligé !    10
Une vocation : la difficulté !    10
Retour sur l’historique de la simulation : de REVS à GTL    11
Geoff Crammond, le pionnier des pionniers !    11
La préhistoire commence vraiment avec Indy 500    11
Retour de Geoff Cramond avec la série des Grand Prix    11
La simulation version USA, Papyrus et ses séries : Indycar Racing et Nascar Racing    12
Grand Prix II : le début des choses sérieuses…    12
Le premier gros choc avec Grand Prix Legend !    13
La frénésie des titres sur la F1    14
Le rally a aussi eu sa place !    14
Eclatement de la bulle F1 !    14
Une nouvelle vague rafraichissante en 2002 avec LFS    15
Le modding, une autre façon de passer pro !    15
Image Space se recycle en fournisseur de plate-forme…    16
GTL, le coup de maître de SimBin !    16

chapitre 2- Simulations : les principales offres du marché    17
Une offre riche et diversifiée    17
Life For Speed    17
LFS, points forts et points faibles    20
Les points forts de LFS : accessible et populaire    20
Les points faibles de LFS : richesse limitée & interface qui date un peu    21
Mon opinion sur LFS…    21
Rfactor    21
Un lancement difficile    21
Des mods qui finissent par affluer !    22
RfactorCentral se pose en point de référence…    22
Etre présente dans le “hall of fame”, la consécration pour une mod !    22
Avant tout une bonne plate-forme    23
Reste quelques lacunes    23
Rfactor II pointe son nez    23
Les mods incontournables sur Rfactor, selon moi    23
F1 GP79 : pure et dure pour les plus aguerris    24
Historic GT & Touring Cars : mieux que GTL, c’est possible ?    24
Italian & European Challenge : une bonne surprise    25
Le Mans 1972-1985 : Le circuit de la Sarthre, tel qu’il était, vraiment…    25
Les points forts de Rfactor : une richesse incomparable !    26
Les points faibles de Rfactor : encore quelques lacunes…    26
Mon opinion sur Rfactor…    27
Race 07 + GTR Evolution    27
Finition et ambiance soignées !    28
Des circuits très réussis    28
Comportement : variable selon les voitures    29
Une simulation qui ne peut renier ses origines…    29
Les ligues sont listées    30
Des mods aussi pour Race 07    30
Les points forts de Race07 : magnifique et bien intégrée !    30
Les points faibles de Race07 : encore quelques lacunes…    30
Mon opinion sur Race07…    30
iRacing    31
Les points forts de iRacing : un feeling incroyable !    36
Les points faibles de iRacing : un concept contraignant…    36
Mon opinion sur iRacing…    36
Comparaison n’est pas raison…    37
Comparer les comportements ?    37
Des résultats plutôt tranchés !    38
Mes recommandations    38

chapitre 3- Les autres simulations    40
Grand Prix Legends : plus de dix ans après…    40
Où se procurer GPL ?    40
L’avis des pilotes    41
GPL : peu de mods mais des majeures    41
Le témoignage de Martin Audran    42
Mon avis sur GPL    42
Richard Burns Rally : l’autre titre porté par sa communauté    43
Les projets open source : Racer, Torcs et Vdrift    43
X Motor Racing : un développeur indépendant comme LFS    44
netKar Pro, la renaissance    45

chapitre 4- Le modding    47
La richesse des simulations vient des mods    47
Pourquoi faire ?    47
Témoignage de Frédéric Simian    48
Réalisation du modèle    49
Conversion et essais    49
Au final, un vrai plaisir    49
Témoignage de Niels Heusinkveld    50
Je commence le modding    51
Mes créations, seul ou en équipe    52
Devenir professionnel    55
Le cadre légal du modding    56
La diffusion des mods    56

chapitre 5- La communauté    57
Pourquoi des ligues de Simracers ?    57
Le problème du lobby    57
Le code moral de certaines ligues    58
L’organisation de championnats    58
L’entraide entre participants    59
Adhérer à une ligue, comment choisir ?    59
L’organisation au sein d’une ligue, l’autre façon de vivre sa passion…    60
Les sites d’actualité sur le SimRacing    66
Sites de références et catalogues des mods    68
RSC, le forum principal du Simracing    68

Conclusion partie I    69
La crédibilité des simulations    69
Un vrai pilote face à iRacing    69
Silverstone, très fidèle d’après Soheil    70
Explorer la réaction aux réglages    70
Après l’expert, le néophyte    71
Premier test : rFactor à Monza    72
Second test : Race 07 à Magny Cours    72
Troisième test : LFS en rallycross    73
Quatrième test : iRacing, Phoenix puis à Watkins Glen    73
Et si on testait l’inverse ?    74

Partie II

Culture du sport automobile    75
Ce qu’est vraiment une voiture de course…    76

chapitre 6- Le monde unique d’une voiture de course    76
Prendre place à bord    77
Boucler sa ceinture    77
Les commandes    78
Démarrer le moteur    78
Premier roulage    79
Le passage des bosses    79
Accélération et sensation de vitesse    79
Sensations    80
Freinage    80
Tenue de route    81
Hyperspécialisation vs polyvalence    83

chapitre 7- Le pilotage d’une voiture de course…    84
L’importance du contexte pour orienter les réglages    84
Les réglages pour faciliter le pilotage, pas pour masquer les lacunes de ce dernier    84
Pilotage, quelques notions de base…    86
Pilotage seul ou en peloton, pareil ou différent ?    86
Un gouffre qu’on mesure en secondes…    87
Pilotage à l’instinct ?    88
Faible inertie sur ses trois axes    88
De l’importance du débraquage…    88
Sans oublier le freinage dégressif !    90
Et le talon-pointe ?    91
Un épisode qui résume tout    92
Réglages : comment ça se passe dans le monde réel ?    93
Les réglages de base définis à l’atelier    94

chapitre 8- Une démarche de réglages    96
La démarche théorique et l’ordre des réglages    96
Un- L’étagement des rapports de boîte.    97
Deux- La configuration aérodynamique    97
Une voiture bien raide pour optimiser les écoulements d’air    98
Trois- Ajuster le comportement dynamique de la voiture    99
Régler l’amortissement    99
Quatre – Affiner les derniers réglages    100
Et les pneus, tu as oublié les pneus ?    100
La question du carrossage    100
La question de la répartition du freinage    101
Un panorama très diversifié    102

Partie III

Devenir compétitif    103
C’est quoi un “alien” ?    103
La triche et les tricheurs : quelques cas exceptionnels et isolés    103

chapitre 9- La préparation    105
Les témoignages des meilleurs    105
Mon exemple personnel : lent mais tenace.    112
Choisir sa catégorie    112
Gérer la fiabilité    113
Préparer sa machine (le PC sur lequel tourne la simulation)    113
Préparer son environnement personnel    113
Préparer rFactor    114
Fixez votre objectif    114
1- Intelligence : savoir gérer ses courses    114
2- Opportunisme : savoir profiter des occasions    115
3- Ténacité : s’accrocher et durer    116
Préparation mentale    116
Surinvestir sur une course = meilleur moyen d’arriver vite au désastre !    116
La bonne attitude ou toujours savoir raison garder    117
Gérer son moral : les oscillations sont inévitables    118
Gérer le TAF    118

chapitre 10- Progresser !    120
L’entraînement    120
Mise au point    121
Utiliser la télémétrie    122
Une séance de travail pour préparer le GP de Monaco    123
Gestion des courses    124
Gagner avec sa tête    125
Tout peut arriver    126

Conclusion    130
Le simracing seulement pour les “moines-soldats” ?    130
Et maintenant, vers quoi va-t-on aller ?    130
Évolution du matériel    131
Toujours plus d’immersion    131
Vers une professionnalisation du domaine…    131

A- Annexes    132
Le matériel nécessaire    132
Le volant : quasi-monopole du G25    132
Pédalier : un capteur de pression pour la pédale de freins !    133
Le cockpit : pour piloter dans le confort et la concentration    133
Les simulateurs avec mouvements : le top du top !    134
Les salles pour tester le SimRacing    134
En France à Lyon : I-WAY    136

Ne faites pas attention au numéro des pages car là, les illustrations (plus d’une centaine…) ne sont pas intégrées… L’ouvrage final devrait faire dans les 250 pages environ. Sortie prévue courant juillet…

Une photo prise par ma femme pour un projet de couverture (à la demande de l’éditeur… Nous avons fait tout une série de photos).

Le livre est déjà en pré-commande (mis en ligne par l’éditeur je suppose) sur amazon.fr à http://www.amazon.fr/Simracing-Lefebvre-Alain/dp/2744092657/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1242220811&sr=8-1

Projet en cours : une biographie sur Soheil Ayari
avr 6th, 2009 by alefebvre

Comme vous le savez sans doute, je connais Soheil Ayari (voir son site officiel à http://www.ayari.com/) qui est un des top pilotes Français. Du coup, je suis en train de rédiger une biographie sur lui qui va être publié dans les mois qui viennent par son frère (qui est également son manager).

Rédiger une biographie était un excercice nouveau et intéressant pour moi et le parcours de Soheil méritait bien cet effort particulier. Je vous propose ici un extrait (le prologue et l’introduction) de cet ouvrage qui aura pour titre « Soheil Ayari, un pilote moderne ».

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Quelques nouvelles de mon livre sur le SimRacing
avr 4th, 2009 by alefebvre

Je vais vous dire où j’en suis dans ce projet qui, en ce moment, me dévore complétement, j’y consacre quasiment tout mon temps !
Mais ça ne suffit pas et je suis plutôt en retard… Nous avions prévu que l’ouvrage serait terminé fin avril mais je viens de prévenir l’éditeur qu’il faut prévoir au moins 2 semaines de décalage sinon plus…
Bref, je subit un stress important pour cet ouvrage mais je pense que ça en vaut la peine : plus je travaille dessus et plus j’ai conscience que ce sera le premier livre de référence sur notre passion !
De plus, j’ai désormais le projet de le mettre à jour chaque année pour suivre les évolutions de notre domaine. Bref, c’est un projet qui, globalement, devrait marquer un point de passage et c’est assez exaltant.

Bon, voilà où j’en suis ce vendredi 3 avril :
- la première partie prend plus de temps que prévu… J’ai bouclé le chapitre un (historique) et le chapitre deux (présentation des 4 principales simulations) mais il reste tous les autres (autres simulations, communautés, modding, équipement, etc.).
- la seconde partie est déjà rédigée (culture du sport-auto) et validée par Soheil Ayari mais il manque les illustrations pour considérer qu’elle est bouclée et cela représente un gros travail…
- la troisième partie (comment progresser), elle, reste encore vierge, tout est à faire (mais j’ai plein d’idées) !

Bref, il reste encore beaucoup de travail même si ce qui est déjà fait représente aussi beaucoup de travail. Les échanges que j’ai eu avec les simracers fameux ou anonymes représentent aussi une des meilleures parts de ce projet, c’est vraiment enrichissant. Ce domaine est formidable et il est évident qu’il est promit à un grand avenir !

Evaluation de iRacing par Soheil Ayari…
fév 21st, 2009 by alefebvre

Le 17 février 2009, j’avais rendez-vous avec Soheil Ayari afin de lui faire essayer iRacing…
Cela faisait des années que j’avais en tête d’organiser ce genre de “confrontation” : prendre un pilote connu et lui faire essayer une de nos simulations habituelles afin d’avoir son avis sur le degré de réalisme atteint, domaine par domaine. Et dans le cadre du livre que je suis en train d’écrire sur le SimRacing, cette évaluation par un vrai pilote professionnel était indispensable.
Au départ, Soheil n’était pas très “chaud” pour cette évaluation car, selon lui, il n’a jamais aucun feeling avec les jeux vidéo… Mais, justement Soheil, là, il ne s’agit PAS de jeux vidéo mais de simulation, nuance !

Ayant réussit à le “coincer” pour quelques heures devant ma machine, j’avais hâte d’avoir enfin son feedback de champion authentique du sport auto devant l’objet de notre passion… Soheil est bien le pilote idéal pour ce test car, dans sa carrière, il a tout conduit ou presque : Karting, Formule Ford (champion de France en 1994), Formule 3 (champion de France en 1996 et vainqueur de la coupe du Monde à Macao en 1997), F3000 (deux victoires en 97 et 98, plus de nombreux podiums), F1 (test sur Williams-Renault fin 1997), prototype (nombreuses participations aux 24H00 du Mans dont une 4ème place en 2004), Supertourisme (3 fois champion de France de la catégorie en 2002, 2004 et 2005) et GT (nombreuses courses sur Viper, Corvette et 2 fois champion de France sur Saleen en 2006 et 2007 plus le titre internationale en Le Mans Series en 2007) et même des Porsche 935 et 917 lors des rencontres Le Mans Classic… On le voit, un palmarès flatteur (et pas assez connu, c’est pour cela que je m’occupe de rédiger sa biographie !) qui met en exergue sa capacité d’adaptation.
En plus de son aura de pilote rapide, Soheil a la réputation d’être un fin metteur au point ce qui ne gâche rien dans le cadre de notre test. Enfin, Soheil était quasiment “vierge” en terme de simulation, n’en ayant jamais testé avant ce matin là (tout au plus quelques tests de jeux vidéo du genre Gran Turismo et autres…).

De mon côté, j’avais sélectionné la barquette Radical de iRacing sur le circuit de Silverstone car c’est un tracé que Soheil connait bien (il y a courru plusieurs fois en proto et en GT dans le cadre des Le Mans Series). La Radical n’est pas une voiture qu’il a déjà piloté en vrai mais comme la Corvette C6R (sa voiture actuelle en championnat de France GT avec Bruno Hernandez) n’était pas encore disponible sous iRacing, il fallu bien s’en contenter…

Dès les premiers tours de roues, Soheil note que le circuit est très fidèle ce qui permet de commencer sur une bonne note. Au bout de quelques minutes, Soheil est capable d’enchainer les virages sans sortir et commence à aligner les tours chrono. Les temps affichés sont moyens (1’53.4 pour son meilleur tour alors que mon temps de référence établi juste la veille était de 1’50.5) car Soheil se plaint de la sensation au freinage : “impossible de faire du dégressif avec ta pédale qui bouge, là !”.
En effet, le pédalier du Volant Logitech G25 propose une pédale avec un senseur de position plutôt qu’un capteur de pression… Or, sur une voiture de course, la pédale de freins ne présente aucun jeu, tout repose sur la pression à exercer, une différence de taille en matière de sensations !
A force, j’ai réussi à m’habituer à cette distortion par rapport à la réalité mais pour Soheil, le handicap est bien plus grand : il s’agit de redéfinir une manoeuvre de base en une matinée…

En dehors de la sensation au freinage, Soheil est très positif :

  • Le circuit est vraiment super fidèle, c’est carrément exactement cela jusqu’au plus petit vibreur !
  • Pour moi, le circuit est réaliste à 95% (en fait, c’est sans doute moins que cela car l’évolution de l’adhérence de la piste en fonction des passages répêtés et du dépot de gomme qui s’ensuit n’est pas simulé…).
  • La sensibilité au volant et à l’accélèrateur est également très bonne, je donnerais 75% pour le volant et 95% pour la réponse à l’accélèrateur.
  • Pour moi, il n’y a que les freins qui pêchent vraiment et encore, c’est à cause de la sensibilité et du mode de fonctionnement de la pédale. Je ne donne que 50% de réalisme dans ce domaine mais il faudrait voir ce que ça donne avec un autre pédalier (Frex GP propose un pédalier de ce type mais je n’en suis pas encore équipé…).
  • Le SimCom motion n’est pas gênant et la poussée au freinage est bien reproduite… Et on s’habitue vite à ce que ça bouge : je n’y prêtais déjà plus attention au bout de quelques tours.
  • Rien à voir avec les jeux vidéo que j’ai pu essayer : là au moins, il faut doser et la sensibilité au volant est très fine, on sent bien quand on roule sur un vibreur par exemple.

A partir de là, nous sommes passés à une seconde phase de ce test : le réalisme de la sensibilité de la voiture aux changements de réglages. La Radical propose une plage étendue de réglages sous iRacing et Soheil a pu s’en donner à coeur joie !
En effet, le comportement plutôt sous-vireur de la baquette ne lui convenait pas du tout…


C’est pas normal que ça sousvire comme cela dans les rapides, une voiture de course bien réglée, ça ne fait pas cela, pas d’accord !
Dans la dernière épingle de Silverstone, c’est normal que tu sous-vire, toutes les voitures font cela ici mais ailleurs, non, c’est pas acceptable… Fait voir ton réglage…

Comme réglage de base pour la Radical sur Silverstone (version GP), je m’étais contenté du réglage par défaut “basic” plutôt que “advanced” avec très peu de modifications (barre arrière sur “firm” plutôt que sur “medium” justement pour combattre cette tendance au sous-virage vraiment marquée sur la Radical et ce un peu partout…). C’est ici que notre test est devenu vraiment fascinant car Soheil pris les choses en main : modifiant le set-up dans tous les sens, il parvint en moins d’une heure à véritablement métamorphoser la voiture !
Il procéda par touches successives mais sans hésiter à modifier plusieurs choses à la fois (ce que je ne fais jamais de peur de me perdre en route !) et à chaque fois avec un instinct technique très sûr : à peine un tour lancé pour vérifier la validité du dernier choix et déjà le verdict tombe :

  • hum, c’est mieux mais c’est pas encore ça; on va essayer encore plus de pitch (le “pitch” dans la jargon de Soheil correspond à la balance de la garde au sol : plus de pitch veut dire d’abaisser l’avan par rapport à l’arrière).
  • combien on a en poids-roues (le “poids-roues”, c’est la répartition des masses mesurée au niveau des 4 roues), c’est à l’équilibre ?
  • montres-moi jusqu’où on peut aller en “caster” (chasse de la direction)… C’est tout ?


Soheil me demanda de reprendre le volant pour juger de l’amélioration du comportement et, effectivement, la Radical se pilotait bien plus facilement ainsi… Je pus alors tourner en 1’49.4 sans trop forcer. Les deux heures prévues initialement ont été largement débordé tellement le pilote Savoyard était pris par le challenge d’équilibrer la Radical sur le tracé de Silverstone.
C’est dans des occasions comme celle-ci qu’on mesure la différence qui existe entre nous, amateurs passionnés, et des pilotes de la trempe de Soheil qui sont complétement investis dans leur métier : je croyais m’y connaitre en matière de set-up mais je pensais aussi que la Radical était fondamentalement sous-vireuse et qu’on ne pouvait pas trop la changer… En deux temps-trois mouvements, Soheil me démontra le contraire avec une sciende des réglages qui me laissa pantois !

Au final, Soheil attribua une évaluation de 90% à la sensibilité aux réglages. Le mot de la fin de la part de notre pilote ?

Pour découvrir un nouveau tracé, ton truc, c’est vraiment l’idéal !
Si je dois courrir aux USA lors des prochaines saisons, je passerais d’abord par chez toi pour apprendre Daytona ou Sebring, ça sera toujours ça de gagné…

On a pas eu le temps de comparer aussi Rfactor ou GTR-Eevolution mais ce n’est que partie remise car je gage que Soheil est désormais intéressé à en savoir plus sur les possibilité de ces simulateurs.

Pour les plus passionnés, voici la série de set-up modifiés progressivement par Soheil (le N°6 étant le dernier et le plus performant…) : soheil-ayari-radical

« 365 jours d’école à la maison » disponible, enfin !
fév 17th, 2009 by alefebvre

Nous venons de recevoir les 2000 exemplaires de « 365 jours d’école à la maison », c’est la joie !

Si vous pensiez que « l’école à la maison » n’était pas légale (et donc pas permise) ou que « l’instuction en famille » n’était pas pour vous (trop compliquée, trop contraignante, pas nécessaire, pas utile), lisez ce livre… Il va remettre en cause ces idées reçues !

Plus d’informations (et pour commander l’ouvrage) sur le site dédié au livre à www.ecolealamaison.org

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