Vidéo de présentation de mon nouveau livre “Vers l’informatique raisonnée”…

Faut sourire Lefebvre !

==== Les témoignages des premiers lecteurs ==

Le livre décrit avec simplicité ce que devrait être la frugalité dans l’informatique. Une approche pragmatique et qui tient du bon sens. Je me suis retrouvé personnellement confronté à des situations décrites dans le livre. Les status “ne sera pas implémenté” ou “fonction équivalente existante” ont été difficile a défendre par mes équipes lors des comités produits mais nous apportent ainsi qu’à nos clients quotidiennement le meilleur.

Un livre qui présente une vision claire, avec des explications limpides pour un objectif précis.  L’auteur s’est conformé dans son écriture à ce qu’il conseille en informatique.

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C’est un ouvrage très accessible, à dévorer en quelques heures de lecture par toute personne ayant un contact avec les outils informatiques au sein d’une entreprise. Les idées exposées dans ce livre ont conforté mes convictions, élaborées au regard de mon expérience et de ma volonté de rester sur des principes sains, réalistes et se fondant sur le bon sens.<br>

J’ai particulièrement apprécié l’ouverture et l’analyse exposée au sein du chapitre 5 notamment sur la loi de Moore et l’IA.

Enfin, je ne verrai plus dorénavant le shadow IT uniquement comme un risque (par exemple, la perte de données liée à l’hébergement sur un PC basique sous un bureau, d’une base de donnée devenue au fil du temps critique …), mais aussi comme une réelle opportunité de capitaliser sur une réflexion métier concrète, modélisée dans une application à sécuriser et à professionnaliser au bénéfice des utilisateurs.

Avec Redsen, nous organisons un webinaire sur “l’informatique raisonnée” le 25 septembre prochain… inscrivez-vous via ce formulaire !

Un nouveau livre : vers l’informatique raisonnée

C’est toujours un grand plaisir et une intense satisfaction que de dévoiler un livre sur lequel on a travaillé pendant des mois !

Cette fois, je peux même dire que ça fait des années puisque cette idée de concept (proposer une nouvelle approche de l’informatique en entreprise, l’informatique raisonnée) m’est venu dès 2005 mais j’ai mis un peu de temps à la concrétiser…

Un cap, pas une destination…

Mais cette fois, ça y est : je peux enfin dévoiler ce concept qui m’est cher et qui, en quelques sortes, récapitule tout ce pour quoi j’ai milité tout le long de ma carrière professionnelle. En gros, l’informatique raisonnée, c’est mettre fin au gâchis qui caractérise trop souvent l’informatique professionnelle. Voici le texte de présentation du livre :

Avec les évolutions qu’a connues notre informatique professionnelle ces vingt dernières années, les pionniers des années soixante auraient du mal à la reconnaître !
À tel point qu’on emploie de moins en moins le mot “informatique” lui-même, un glissement sémantique significatif. Mais justement, si on dresse un bilan de l’informatique professionnelle à ce jour, il va être sévère : en effet, le niveau de frustration et de rejet des organisations vis-à-vis de cette ressource essentielle est dû aux errements de ces dernières décennies qu’il devient désormais impossible de dissimuler. Entre des projets de développement d’applications en interne qui échouent trop souvent, un héritage (legacy systems) et une dette technique écrasante (mainframes, ERP), cela fait effectivement beaucoup.
Heureusement, pour sortir de ces impasses et de ces ornières, j’ai un concept à vous proposer : l’informatique raisonnée.L’informatique raisonnée vous offre une démarche qui s’appuie sur des principes simples et bénéfiques. Cette démarche va vous permettre de reprendre la main sur la ressource informatique de façon sereine et durable.J’ai mené la rédaction de ce livre tambour battant !
Des chapitres courts, incisifs qui vont directement au cœur du problème sans s’égarer en circonvolutions inutiles. Le but n’étant pas de délivrer un traité académique exhaustif, mais, de façon plus utile à tous, de faire le point sur une question sérieuse qui va conditionner une bonne partie de notre (nous, les professionnels) pratique future de l’informatique.Les trois premiers chapitres sont consacrés au bilan de ces dernières décennies, le “pourquoi faut-il changer” en clair. Le 4e chapitre est le cœur de cet ouvrage, c’est le “avec quoi” on peut et on doit changer pour prendre enfin le bon cap en matière d’informatique pour les organisations. Si vous êtes pressés, vous pouvez commencer par ce chapitre, mais s’il vous reste un doute sur la nécessité de rompre avec les pratiques habituelles, le reste du livre s’avérera une lecture édifiante…

La couverture du livre.

J’ai commencé à exposer ce concept dans différentes chroniques :

http://www.jouvenot.com/vers-linformatique-raisonnee/

https://www.redsen-consulting.com/fr/inspired/tendances-decryptees/vers-une-informatique-raisonnee

Une vidéo pour présenter mon livre…
Une interview bien menée.

Un nouveau livre : FUSAC

Je viens de publier un tout nouveau récit sur lequel je travaillais depuis des mois. Je suis particulièrement content de l’avoir achevé car, cette fois, j’ai voulu franchir un palier en matière de description. Pour ceux et celles qui me lisent, vous savez que mon style est assez pauvre en description, tout simplement parce que j’ai horreur des descriptions trop longues chez les autres auteurs… Mais il fallait trouver un juste milieu entre trop de descriptions et trop peu. C’est justement pour progresser sur ce plan que j’ai soigné la forme de cette nouvelle fiction.

Il s’agit d’une histoire d’argent. Un “ménage à trois” entre la banque Rinaldi qui arrange les fusions-acquisitions (d’où le titre…) du groupe ARMT et de sa nouvelle cible, la société Safico qui oeuvre dans le domaine de l’informatique. Le récit présente les turpitudes et les péripéties qui émaillent ce rapprochement… Je vous laisse découvrir le reste !

Comme d’habitude, le livre est disponible sur Amazon, tant en version papier que numérique.

Mon style de couverture habituel…

Pourquoi écrire votre autobiographie est bon pour vous…

Depuis quelques mois, j’écris mon autobiographie à la demande de mes fils. Je le fais très sérieusement en commençant par le début. Bien entendu, ça n’est pas destiné à être publié. Je le fais uniquement à titre privé pour transmettre quelque chose de mon parcours à ma descendance comme on dit. Ceci dit, je m’aperçois que cet exercice a bien des vertus. Pour commencer, il vous oblige à revenir sur votre parcours, à l’analyser, a essayer de le comprendre en fait. Mais c’est aussi l’occasion d’avoir un autre regard sur les époques que l’on a traversé.

Certes, une autobiographie c’est pour parler de soi, mais rien n’empêche d’en profiter pour faire un peu d’analyse sociétale et de dire, principalement pour mes fils, comment c’était “avant”…

Je conçois tout à fait combien ce genre d’ouvrage peut paraître être prétentieux quand on est pas soi-même une célébrité. Mais après tout, pourquoi donc ce type d’exercice serait-il réservé aux personnages célèbres ? 

Je conçois aussi que cette écriture peut-être considéré comme intimidante voir inaccessible et c’est justement pour ça que je vous en parle aujourd’hui déjà. Si on fait ça à titre privé, inutile de se soucier du regard des autres. Après tout votre récit n’est destiné qu’aux yeux des gens qui vous connaissent et qui, espérons-le, vous apprécient. Donc, laissons-là la timidité bien connue vis-à-vis de l’éventuelle page(s) blanche(s). Je suis certain que vous aurez bien des choses à raconter et je suis également certain que cela va intéresser vos proches.

Car, combien de fois constate-t’on que les enfants ne savent finalement pas grand-chose sur leurs parents. Ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont surmonté, ce par quoi ils sont passés, et même combien le monde était différent alors à leur époque. C’est bien pour cela et pour d’autres raisons encore qu’une autobiographie se justifie à mon avis dans tous les cas.

Puisque nous avons réussi à justifier la démarche voyons maintenant comment on s’y prend pour arriver au bout. La première vraie difficulté que j’ai constaté, c’est de savoir faire le tri. En effet il est illusoire d’imaginer qu’on va pouvoir “tout” raconter. On est donc continuellement en train de choisir parmi les épisodes dont on arrive à se souvenir. 

Or, voici quelques préambule que j’ai ajouté avant de débuter certains de mes chapitres. 

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Avant de commencer ce chapitre, quelques réflexions sur ma démarche. Généralement, quand on rédige son autobiographie, c’est qu’on sent que notre temps est passé et c’est aussi l’occasion d’un retour méditatif sur ces événements et leurs déroulements. C’est aussi le cas pour moi et je m’aperçois que c’est également un exercice délicat : que prendre, que laisser ?

Faut-il détailler tel épisode ou mieux expliquer tel autre ?

Je m’aperçois que, quel que soit mes efforts en la matière, le résultat ne sera pas parfaitement équilibré, mais qu’importe, l’important est de le faire. Je m’aperçois aussi que je manque cruellement de photographie pour illustrer mes propos. Internet permet de compenser un peu, mais cela m’arrive souvent de penser “ah, c’est dommage que je n’ai pas pris cela en photo”. Mais, d’un autre côté, on traverse sa vie pour la vivre au mieux, pas pour la documenter avec précision.

Bref, reprenons le cours de ce “récit” où nous l’avions laissé…

En effet cette autobiographie est rédigée presque sous la forme d’un dialogue avec mes fils point donc je m’adresse directement à eux dans ces pages.

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L’écriture de cette autobiographie est un exercice particulier. Au début, je pensais que j’aurais du mal à me souvenir de tous les détails, mais finalement, ce n’est pas là que se situe la difficulté. Le fait de me plonger dans mes années passées fait quasi automatiquement remonter à la surface tout ce dont j’ai besoin de me souvenir, au fur et à mesure. Ce qui est difficile, c’est plutôt de choisir quoi raconter et quoi laisser de côté. Il ne s’agit pas de cacher quoi que ce soit, mais plutôt de savoir faire un tri utile : si je devais vraiment tout raconter, on y serait encore dans des années !

Tout n’est pas utile pour comprendre par quoi je suis passé. Je suis évidemment obligé de me concentrer sur l’essentiel. Mais, en même temps, je réalise que les épisodes que je choisis de laisser de côté ont compté en leur temps. Quand je les ai vécus, ça comptait même beaucoup ! 

Cependant, avec le recul, je m’aperçois que cela n’ajoute pas grand-chose à mon histoire (oui, ça reste une histoire même si je la raconte avec autant de sincérité que possible) et donc, sans regret ni arrière-pensée, je les garde pour moi. Car au fond, il ne s’agit plus que d’anecdotes.

Tout cela pour dire qu’écrire ces chapitres me remue pas mal et fait tourner ces souvenirs au plus profond de moi. Cela provoque forcément des questions : est-ce qu’on est défini par ses souvenirs ?

Se retourner sur sa vie passée est-il un exercice facile ?

Peut-on être satisfait de ce qui s’est passé tout en étant satisfait de la manière dont on y a fait face ?

Toutes ces questions, je me les pose tous les jours et il n’y a aucune réponse satisfaisante. Cependant, vos retours enthousiastes m’encouragent beaucoup à persister dans cette voie. Merci pour votre soutien.

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Comme d’habitude, avant de débuter ce chapitre, un peu de réflexion sur cet exercice (l’écriture de cette autobiographie). Au risque de me répéter, je réalise que cette écriture me fait réaliser, comprendre, beaucoup de choses sur mon parcours qui seraient restées enfouies sans cette démarche. Ainsi, de nombreux événements qui me paraissaient anodins à l’époque se sont finalement révélés déterminants. Et, à l’inverse, certains épisodes vécus comme très importants sur le moment n’ont pas grande importance une fois qu’on les regarde avec un certain recul (et du recul, désormais, j’en ai !).

Tout cela pour dire qu’on est malheureusement incapable d’avoir du recul sur l’instant présent. Ce serait pourtant nécessaire, il faudrait être capable de, à tout moment, d’appliquer la règle des 10/10/10 : comment vais-je voir cette situation qui vient de me frapper (la plupart du temps négativement d’ailleurs, c’est toujours les situations contraires qui nous frappent avec le plus d’impact, on ne sait mettre le curseur au même niveau pour les situations positives, hélas) dans dix heures, dix jours, dix semaines ?

Et c’est encore plus vrai si on décale encore l’ordre de mesure : dix semaines, dix mois, dix ans… Vous voyez l’idée.

Bref, ce qu’on fait dans l’instant ne semble pas toujours important et c’est pourtant cette accumulation d’actions, de choix, de décisions qui nous détermine, souvent au plus profond de nous, discrètement. Je n’ai pas de règle ou de recette à proposer à ce sujet, je me contente de le constater…

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Je me disais aussi, dernièrement, que le regard qu’on portait sur les événements passés dépendait aussi de l’humeur du moment. En particulier en ce qui concerne les personnes qu’on a croisées. Avec le temps, les différences ont tendance à s’estomper et ceux ou celles qu’on a rejetés, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, n’apparaissent plus comme si mauvaise une fois que le temps a fait son œuvre.

Tout cela fait aussi s’interroger sur ce qui nous constitue, en tant qu’individu. Suis-je vraiment encore la même personne que lors de ces épisodes ?

Évidemment non, j’ai changé bien sûr. Mais ce changement est-il de surface (je me suis adouci, ma forme physique s’est altérée et ainsi de suite) ou plus profond ?

Par exemple, prendrais-je les mêmes décisions en sachant ce que je sais aujourd’hui ?

Ces questions tournent dans ma tête aujourd’hui et je suis obligé d’admettre que je n’ai pas de réponse à ces questions… Notre passé, nos souvenirs nous définissent-ils en tant qu’individu ?

Oui, sûrement au moins en partie, mais pas totalement puisque je ne vais pas avoir le même regard sur mes souvenirs selon les époques, ma situation et/ou mon humeur. En ce moment, j’imagine souvent retourner en 1975 et vivre cette époque avec mes souvenirs actuels… Je ne sais pourquoi cette hypothèse (impossible) m’occupe, mais je n’arrive pas à m’en détacher. Peut-être est-ce tout simplement le résultat de remuer tout cela en l’écrivant pour vous !

Allez, au travail, c’est pas en rêvassant que cette autobio va s’écrire !

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Revenir sur son passé comme je le fais ici pour vous, c’est aussi s’apercevoir qu’on a manqué des épisodes !

Depuis que je pense au prochain chapitre à écrire, je me remémore sans cesse des faits plus ou moins importants qu’il faudrait raconter, même si cela implique de revenir en arrière quelquefois (je ne vais pas le faire systématiquement sinon, on n’avancerait pas !). Jusque-là, j’ai respecté l’ordre chronologique et je vais continuer à le faire, mais, certaines fois, un petit “flashback” sera nécessaire (et intéressant) afin d’expliquer comment j’en suis arrivé là.

Et cette fois, justement, j’ai un de ces épisodes à vous raconter qui nécessite un court retour en arrière.

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C’est pour illustrer ses chapitres qu’on s’aperçoit qu’on a besoin de photos, de beaucoup de photos. C’est là où on se dit qu’on aurait dû tout numériser depuis le début, dès que c’était possible. Croyez-moi, on n’en a jamais assez. Heureusement, grâce à internet, on retrouve plein de choses en ligne, y compris des inédits, y compris des réponses à des questions que l’on se posait depuis 40 ans. Vraiment sur ce plan-là, c’est tout à fait formidable de disposer des moyens que l’on a aujourd’hui. 

Bref, vous l’aurez compris, je suis très favorable à ce que chacun écrive son autobiographie et la diffuse à ses proches. C’est un bon exercice, ça fait du bien à tout le monde, que demander de plus ?

Présentation de mon tout dernier livre : Le facteur chance.

C’est un livre que j’ai commencé durant l’été 2019 et que je termine seulement maintenant… six mois, c’est la moyenne quoi !

La couverture de mon livre “Le facteur chance”.

Comme je l’explique dans la vidéo ci-dessous, l’action se déroule dans le contexte de la saison 2019 de F1 mais, contrairement aux apparences, il ne s’agit PAS d’un livre sur la F1…

Courte vidéo de présentation de mon livre “Le facteur chance”.

Comme je l’annonce dans cette vidéo, j’en prépare une autre, bien plus longue, qui sera une sorte de “making-of” de cet ouvrage.

Comme toujours, mon livre est d’ores et déjà disponible sur Amazon, que ce soit la version papier ou la version Kindle.

Pour lever (un peu) le voile sur le contenu de ce livre, voici un texte de présentation :

Le facteur chance. C’est le facteur différenciant, la clé de voûte des champions, la touche magique qui transforme les rêves une réalité.
Et si ce n’était finalement pas le cas ? Quelle rôle joue la chance dans la victoire en F1?
Que se passerait-il si un nouveau pilote apparaissait soudainement en F1 et se mettait à tout gagner ?
Fred Night, nouveau venu dans la catégorie, débarquant comme parfait inconnu et totalement inaperçu triomphe d’entrée de jeu puis encore et encore dans des circonstance complètement folles.
Il surprend tout le monde autant par ses performances que par son attitude. Fred Night, un pilote mongol (né en Mongolie mais de parents britanniques) au calme imperturbable. Alors qu’il évolue dans une écurie de seconde voire troisième zone (Racing Point), Fred triomphe calmement à chaque course. Bien entendu, des circonstances exceptionnelles entourent ses victoire mais le plus extraordinaire, c’est quelles se manifestent à chaque fois (bien de manière différente), comme si un scénariste et un metteur en scène intervenaient dans les coulisses…
Il est insaisissable, il est révoltant, il est totalement imprévisible. C’est du jamais vu !
Le monde de la F1 n’était pas prêt pour ça, le monde sportif n’était même pas prêt pour lui. Face à ces “tempêtes du hasard”, les champions habituels sont impuissants et les écuries dominantes restent sans réponse. Comment vont réagir le milieu, les médias et les fans ?
Mais qui est-il vraiment, ce personnage indomptable aussi mystérieux que tranchant ?
Désormais n’y a que ce sujet qui préoccupe tout le paddock et tous les médias : mais qui est Fred Night et à quel point sa réussite fulgurante est dû au facteur chance ?
Jusqu’où ira Fred Night ? Comment le milieu va-t-il réagir face à cette moisson jamais vu ?
Comment cela va-t-il finir ? C’est ce que je vous invite à découvrir dans “le facteur chance”…

J’ai situé ce roman dans le domaine de la F1 moderne alors que celle-ci n’a pas particulièrement grâce à mes yeux. En tant qu’amateur de sports-mécaniques, je préfère largement les 24 heures du Mans désormais ou bien la F1 des années 70 que je considère comme un âge d’or (voir à ce propos mes livres sur “Docteur miracle”…). Mais justement, la F1 actuelle si prévisible et si cloisonnée jusqu’au ridicule me paraissait justement être le bon contexte pour faire surgir un “cygne noir” totalement déstabilisant !
Car toute cette histoire tourne autour de l’impact qu’ont les résultats improbables d’un pilote sorti du rang.
Cette histoire que j’ai voulu réaliste n’est pas rigidement fidèle aux arcanes de la saison 2019 de F1. Je me suis autorisé quelques libertés avec les règlements techniques et sportifs afin de pouvoir dérouler mon histoire sans devoir passer par des détails de moindres intérêts. La F1 actuelle est tellement rigide qu’elle laisse peu de place à la créativité de ses acteurs et elle se retrouve souvent dans des impasses absurdes que j’ai préféré éviter.

Voilà, bonne lecture et à bientôt !

Une présentation de tous mes livres dans une vidéo de 30 minutes…

Tout est dans le titre : 30 minutes pour présenter tous mes livres… Il fallait bien cela, non ?

J’ai essayé de respecter l’ordre chronologique de parution de mes livres pour les présenter. C’est une suggestion de mon fils ainé à la base. Il m’a dit “Dad, faudrait que tu fasses un document qui regroupe toutes tes couvertures, pour présenter ton oeuvre, quoi !”. Mais j’ai préféré en faire une vidéo afin d’avoir la possibilité de commenter chaque titre plutôt que de simplement montrer la couverture.

Bon, j’ai bien conscience que cette vidéo ne concerne que moi, avant tout. Mais j’ai eu plaisir à revenir sur chaque étape de ma trajectoire d’auteur et j’ai eu envie de le partager sur ce blog… Voilà qui est fait.

Une vidéo un peu longue mais complète au moins !

Ce qui me fait le plus plaisir : un message de mes lecteurs !

Je viens de recevoir un message de rêve, le type de message que tous les auteurs veulent recevoir… Il vient d’un lecteur Canadien, Michel Fabre qui vient de m’envoyer le message suivant :

Bonjour Alain Lefebvre,
J’ai bien aimé vos livres sur vos amours automobiles. Docteur Miracle et Racing Le Parcours d’un passionné. Ils sont écrits avec générosité et passions. Je les offrent régulièrement à mes amis du Club Porsche Rennsport PCA de Montréal. En effet nous partageons les mêmes sensations en Karting sur Glace et D.E Porsche et courses de 24 heures.
Merci de partager. 
Bienvenue au Canada ??
M.Fabre

En plus, Michel a joint quelques photos de cette activité de Karting sur glace :

Sans pneu à clous, ça doit salement glisser !
On voit la GoPro fixée sur le casque !

Vous pouvez imaginer ce que je ressens lorsque je reçois ce type de message. Car, justement, c’est exactement pourquoi j’écris et je publie mes livres : pour partager ma passion dans quelques domaines. Quand ce but est atteint comme avec Michel, je me dis que tout ce travail en vaut la peine… Merci Michel, merci.

Un nouveau récit de fiction : “Les terribles trop”…

Voici un tout nouveau récit de fiction que je publie aujourd’hui sur ce blog en exclusivité. Il va ensuite rejoindre mon recueil “Un auteur à succès“.

J’ai rédigé ce texte sur le ton de la fiction afin d’aborder librement des sujets importants… à vous de juger si, une fois de plus, la réalité dépasse la fiction !

Les terribles trop

Je ne savais rien de cette réunion avant de m’y rendre. J’avais reçu la convocation par email et j’ai demandé à mon patron s’il savait de quoi il s’agissait. Ce dernier m’a répondu que je devais y aller, que c’était important, que N aurait dû s’y rendre, que je devais le remplacer… et voilà. Il m’a tout de même donné un dossier afin que je me documente. Curieux dossier sur tous les plans. D’abord, il était entièrement en papier. Papier non photocopiable, faut-il le préciser ?

À part si ça vient des archives et que ça concerne des affaires anciennes, c’est de plus en plus rare même chez nous !

Le lieu de la réunion aussi était bizarre : il fallait aller à Genève… Je pris l’avion l’après-midi même, sans connaître ma destination finale. La convocation disait qu’il fallait se pointer à l’aéroport de Genève et qu’une “prise en charge” serait assurée  une fois sur place. J’en profitai pour éplucher ce dossier pendant le vol et là encore, j’allai de surprise en surprise : je découvrai l’existence d’épandages (agricoles ?), de missions aériennes classifiées… Quelle était donc cette opération qui semblait de grande ampleur, mais dont les buts et les limites étaient si flous ?

Une fois l’avion posé sur le tarmac, un type se tenait à la porte des arrivées avec mon nom sur un panneau blanc. Je me dirigeai vers lui et il prit ma valise sans dire un mot. Je le suivis satisfait : il avait été bien briefé… chez nous les spéciaux, on n’aimait pas les bavards et moins on en disait, mieux c’était !

Le trajet en voiture fut très bref et j’eus juste le temps de voir un panneau indiquant la ville de “Meyrin” avant qu’on s’arrête devant une maison ordinaire. J’étais de plus en plus dubitatif. La maison semblait n’être qu’un décor; elle abritait un ascenseur qui nous amena loin dans les sous-sols juste derrière les pistes de l’aéroport. Une fois en bas, l’ambiance était très “béton partout”, mais la promenade n’était pas terminée : un petit tour dans un “golf kart” de couleur kaki et nous étions enfin à destination… Une grande salle de réunion souterraine avec un buffet dans un coin où les autres participants sirotaient un café en attendant les derniers arrivants dont je faisais partie.

Finalement, un retardataire nous rejoignit et le signal pour amorcer la réunion fut donné avec la fermeture des grandes portes de ce quasi-blockhaus. Une imposante table en U était installée pour recevoir une bonne vingtaine de participants assis et un pupitre dominait au centre de l’ouverture du U. Tout le monde disposait d’un microphone qu’on pouvait activer avec un bouton rouge. Un assistant distribuait un document (plusieurs pages reliées par agrafeuses), encore du papier, ça semblait être la règle de cette opération mystérieuse…

Un type dans un costume gris prit place au pupitre, la réunion allait enfin commencer, j’allais peut-être finir par en savoir plus. Après les politesses d’usage, le type commença son exposé sans s’être présenté, comme si tout le monde savait qui il était !

Moi, j’étais toujours dans le noir et j’avais hâte qu’on entre dans le vif du sujet afin de comprendre dans quel fourbi mon patron m’avait envoyé… Je me concentrai donc sur le discours du premier orateur.

Chers délégués, nous avons compilé les nombreux rapports des opérations “Blue Sky” de ces dernières années et nous sommes arrivés à des conclusions que nous allons vous exposer maintenant et qui sont en synthèse dans le document A10 qui vient de vous être remis. Tout d’abord, laissez-moi vous dire que ces opérations s’étalent sur de nombreuses années et que presque toutes les nations du groupe NATOwide y ont participé. Nous avons aussi ici présent, à titre d’observateur, un délégué chinois que je salue au passage.

Quelques têtes se tournèrent vers un Asiatique maigre impassible qui flottait dans un uniforme vert olive au col mao caractéristique… L’orateur poursuivit après un bref geste de la main vers ce représentant de la grande nation chinoise.

Tout cela pour vous dire que c’est à une masse considérable de données que nous avons fait face. Nos analyses ont duré des mois. De plus, il a fallu prendre en compte l’évolution inévitable des expérimentations qui ont émaillé les opérations “Blue Sky” et ce depuis le début. Bref, arriver à une conclusion ne fut pas facile et prit bien du temps.

Mais, cette conclusion, nous l’avons et je voudrais vous la présenter sans fard : ça ne marche pas.

La stupeur s’empara de la salle alors que la dernière sentence de l’orateur tombait. Moi, dans mon coin, je ne comprenais toujours rien : qu’est-ce qui “ne marchait pas” dans ces fameuses opérations “Blue Sky” dont je ne savais rien ?

L’orateur, content de son effet, reprit la parole.

Les concepteurs de “Blue Sky” voulaient contrôler le climat à des fins militaires et pensaient que des épandages aériens allaient suffire pour cela. Mais les effets désirés n’étaient pas toujours au rendez-vous. Il y avait aussi des effets secondaires indésirables et pour tout dire, on est resté assez loin d’une réelle maitrise du climat. Tout juste arrivait-on à provoquer une tempête çà et là, mais sans pouvoir la diriger ni l’arrêter. Bref, tous ces essais se révélèrent assez décevants.

J’avais enfin une partie de la réponse : c’était donc cela “Blue Sky”, pouvoir influencer la météo afin d’affaiblir l’adversaire… Intéressant, effectivement. On comprend que les militaires aient voulu peaufiner cette idée. Mais ça ne m’étonne pas qu’ils ne soient pas arrivés à leurs fins. L’orateur fit une longue pause qui présageait une suite délicate.

Cependant, à l’occasion de ces multiples essais, des résultats inattendus se sont manifestés. Et c’est de cela dont je voudrais vous entretenir désormais…

En effet, nous avons constaté que les opérations “Blue Sky” pouvaient aussi avoir une influence sur les comportements des populations. Lors de cette réunion, nous allons pouvoir écouter des présentations de spécialistes qui vont aborder tous ces sujets. C’est donc avec confiance que je laisse la parole au Général M. qui va nous exposer les détails du bilan militaire des opérations “Blue Sky”.

Tiens, un général désormais, rien que cela !

On voit bien qu’on est au milieu de la communauté du renseignement dominée par les militaires qui adorent les grades ronflants… Chez nous, rien de cela : je ne suis que lieutenant et mon patron est major, rien de plus.

Encore une fois, on ne sait pas son nom. Cela me convient, cette atmosphère de secret m’est habituelle. Mais ce qui me dérange, c’est que ce général se comporte comme un technicien autiste… Cette avalanche de chiffres est vraiment soporifique. Et qu’ils aient employé de l’oxyde d’aluminium, ça peut intéresser qui dans cette salle ?

Il semble que je n’étais pas le seul à m’embêter dans l’assemblée. J’observais les uns et les autres commencer à chuchoter entre eux. Apparemment, certains se connaissaient déjà alors que pour moi, tout était nouveau ici.

Au bout d’un moment, un participant se pencha en avant et appuya sur le bouton du microphone afin de prendre la parole…

  • Hum, excusez-moi… Avant de rentrer dans ce genre de détails techniques, ne pourrait-on pas aborder les questions d’ordre général qui n’ont pas encore été traitées ? C’est possible ?

Le général soporifique s’arrêta immédiatement et semblait perdu. Sûrement, on ne devait pas souvent l’interrompre ainsi !

Le premier orateur intervint :

  • Mais certainement. Et quelles sont donc ces questions d’ordre général qui vous préoccupent?
  • Eh bien pour commencer, comment avez-vous fait pour tenir le secret autour de Blue Sky ?

Le premier orateur se leva de son siège pour répondre à cette importante question… En moi-même, je pensais : “ah, on aborde enfin les choses intéressantes !”.

C’est que, justement, nous n’avons pas tenté de garder le secret absolu sur Blue Sky. Les dix premières années ont été tranquilles, mais cela a commencé à changer au début des années quatre-vingt-dix lorsque nous avons intensifié les vols. À partir de là, quelques curieux et quelques activistes se sont mis à parler sur les forums Internet. Nous avons alors lancé nos contre-mesures habituelles de debuking et le terme chemtrails a bien fonctionné. Nous avions même un plan B au cas où nos épandages seraient révélés au grand jour…

Il s’agissait de dire que nous appliquions un plan de géo-ingénierie pour contrer le réchauffement climatique !

Bien entendu, en réaction à cela, toute la salle se mit à rire. Ah, le réchauffement climatique, quelle belle invention médiatique !

Notre invention médiatique en fait… Lorsque nous avons commencé à inonder les médias avec cette fable, nous ne pensions pas que cela nous serait si utile et à ce point aussi largement adopté par tous. Les variations climatiques sont une réalité, il y en a tout le temps. Croire que le climat est stable c’est nier la force des éléments naturels en perpétuel mouvement; c’est comme croire qu’une construction, quelle qu’elle soit, durera toujours.

Les grosses variations récentes et les tempêtes qui les ont accompagnées nous arrangeaient bien pour crédibiliser une tendance au réchauffement due à la main de l’homme. Culpabiliser les petites gens est un ressort qui fonctionne toujours. Je me rendais compte à présent que les aléas et les effets secondaires des opérations Blue Sky y étaient sans doute pour quelque chose dans ces colères du climat… J’en apprenais beaucoup et ça commençait à me plaire.

Mais finalement, nous n’avons pas eu besoin d’être très actifs au niveau de ses contre-mesures. Les lanceurs d’alertes n’ont pas réussi à se faire vraiment entendre avec leurs chemtrails. Il faut dire que nous avons su déclencher de nombreux contre-feux à tous les niveaux durant la décennie 2000. Les retombées du 9/11 ont été formidablement utiles et je constate qu’elles le sont encore aujourd’hui… qui l’aurait cru ?

L’orateur affichait un sourire satisfait. On pourrait penser que toutes ces réussites étaient dues à son seul mérite !

En voilà un qui aime s’écouter parler et qui est très content de lui-même… Il ne ferait pas long feu chez les spéciaux avec un profil pareil. L’orateur se rassit, estimant avoir répondu à la question et, effectivement, tous les autres hochaient la tête en signe de consentement. Le général quitta le pupitre et un autre intervenant lui succéda aussitôt. Le nouveau venu était nettement plus captivant, il savait s’exprimer en public et ce qu’il avait à dire était tout à fait intéressant…

Nous nous sommes aperçus, un peu par hasard dois-je l’avouer, qu’à défaut de contrôler le climat avec efficacité, nous pouvions au moins contrôler les populations… Eh oui Messieurs, nos épandages nous ont permis de mesurer l’effet des tranquillisants diffusés en aérosol en grande quantité et à haute altitude.

Au début, on n’y croyait pas, mais c’est à l’initiative d’un commandant que la solution s’est dessinée. De son propre chef, il remplaça nos composés chimiques habituels par des psychotropes déclassés qui étaient disponibles en grandes quantités suite à une directive de la FDA qui les retirait du marché. Le résultat immédiat fut spectaculaire et nous incita à creuser dans cette direction.

Une fois qu’on a eu la confirmation que ça marchait, on a même pu juguler des situations d’émeutes comme en 1992 à Los Angeles. C’est grâce à nos pulvérisations que le calme est revenu au bout de cinq/six jours. Après cela, on n’a pas arrêté d’utiliser ce moyen à grande échelle, on a même pu adapter les formules afin qu’elles ne soient pas atténuées par la diffusion en altitude. Tous les autres pays du bloc occidental s’y sont mis aussi avec plus ou moins de réussite. Mais, avec le temps, nous avons pu mesurer que le degré d’abrutissement des populations s’accentuait en fonction de nos épandages et que même, cela favorisait l’effet des programmes de télévision qui évoluaient dans ce sens.

De mieux en mieux. Je savais bien évidemment que le contenu des programmes télé glissait progressivement vers la bêtise la plus crasse, à notre initiative. En revanche, j’ignorais que nous avions un allié dans les airs pour faire avaler cette purée à la population… Décidément, j’étais de plus en plus content d’avoir été obligé de venir. Après cette présentation roborative, une pause fut décrétée et chacun put se restaurer autour du buffet où  les conversations allaient bon train…

Profitant de cette interruption, je m’efforçai de capter les sujets des bavardages, moi qui étais sans doute celui qui en savait le moins, à cette réunion où je ne devais pas être. Un thème revenait tout le temps lors des échanges entre les participants : l’opération “Black Curtain”. Je n’avais aucune idée de ce que cela recouvrait, mais j’avais hâte de le découvrir à ce moment-là… si j’avais su !

La réunion reprenait et chacun regagna sa place. Cette fois, pas de présentation, mais un moment où tout le monde pouvait prendre la parole à ce qu’il semblait. Mon voisin de droite appuya sur le bouton de son microphone le premier…

  • Tout cela n’est pas nouveau. Maintenant, ce qu’on voudrait savoir, c’est quand allons-nous passer à l’étape suivante et avec quelle ampleur ?

Vu les nombreux hochements de têtes qui suivirent, à l’évidence, ces questions soulevaient une attente générale. Il était temps d’y répondre. Encore une fois, ce fut l’orateur initial qui se leva afin d’apporter les précisions voulues. Et toujours avec son sourire satisfait, il balayait l’assistance du regard avant de commencer.

Messieurs, savez-vous combien nous sommes actuellement ?

Je veux dire, sur la terre entière, la population mondiale… Eh bien nous sommes entre 7 et 8 milliards, plus proche de 8 que de 7 d’ailleurs. Un chiffre considérable, n’est-ce pas ?

Et qui va encore augmenter et augmenter toujours. De plus en plus vite même !

Pendant que nous y sommes, savez-vous combien il y a de gens obèses parmi ces presque 8 milliards ?

Plus de 700 millions !

Et si on élargit aux gens simplement en “surpoids”, on monte à plus d’un milliard et demi… Oui messieurs, voilà où nous en sommes. Et tout est comme cela. Je peux vous égrener des statistiques à n’en plus finir, mais elles disent toutes la même chose : nous sommes trop nombreux et la qualité moyenne de la population baisse. Nous allons droit vers une masse de gens trop gros et au chômage. Et encore, je ne parle pas de la baisse générale du niveau intellectuel, car là, nous y sommes pour quelque chose…

(sourires entendus et même quelques rires étouffés dans la salle)

Si encore cette masse grouillante et horrible se contentait de passer et de crever sans faire trop de dommages, ça pourrait aller. Mais non, au contraire. Cette masse croissante s’accompagne aussi d’une consommation exponentielle de ressources. Prenons un exemple simple que tout le monde va comprendre, l’eau. En 1960, l’humanité consommait environ 2 000 km3 d’eau par an, contre 4 000 km3 en 2000, soit le double en quarante ans, en seulement quarante ans… Je vous laisse imaginer où on en est aujourd’hui !

Là encore, tout le monde aura compris mon propos, cette population mondiale qui croît sans ralentir et qui dévore tout sur son passage, c’est ce que nous avons appelé “les terribles trop”. Et c’est justement pour mettre fin à cette impasse que nous avons imaginé l’opération “Black Curtain” que je suis autorisé à vous dévoiler ici.

À ces mots, je sentis un frémissement dans la salle : nous y voilà, il va enfin cracher le morceau !

Je connaissais déjà cette notion de “terribles trop” : trop de gens, trop de consommation de ressources. C’était même devenu une blague entre nous, dans les services : pour sauver le peuple, il faut supprimer le peuple !

En revanche, j’ignorais qu’il y avait une opération destinée à résoudre le problème. Inutile de dire combien j’étais attentif en cet instant précis. Je n’étais pas le seul, tout le monde retenait son souffle, on aurait entendu une mouche voler s’il avait pu y en avoir une dans cette salle bétonnée qui donnait dans les couloirs secrets du CERN. Après avoir ménagé une de ces pauses irritantes, monsieur toujours-content-de-lui reprit son discours.

D’une part, nous avons compris que les épandages aériens sont le vecteur que nous attendions pour répandre notre agent sur le monde entier. D’autre part, nous avons fait des progrès gigantesques en matière de guerre bactériologique. Pensez à la peste noire, à la grippe espagnole ou à la fièvre Ebola… Désormais, nous faisons bien mieux. Nos virus sont virulents et mortels. Si nous les diffusons en aérosol à partir de vols classifiés, nous pouvons déclencher une épidémie mondiale en seulement deux semaines. Si nous enrôlons les vols commerciaux, nous pourrons réduire ce délai à cinq jours !

Black Curtain, c’est ça : une épidémie mondiale et foudroyante qui va mettre à genoux au moins les trois quarts de l’humanité en une à deux semaines.

Les questions fusèrent :

  • Qu’est-ce qui vous fait croire à l’efficacité de votre virus ?
  • Quelle sera la cible, qui va mourir en priorité ?
  • Faut-il vraiment mettre le paquet avec ce moyen ?
  • Comment peut-on s’en protéger ?

Messieurs, je vous en prie, un à la fois !

Tout d’abord, nous ne croyons pas à l’efficacité de notre virus, nous le savons efficace. Nous l’avons testé à une échelle réduite et avec une version atténuée. Souvenez-vous du SRAS en 2003… c’était nous !

Bien que très atténué, notre virus s’est révélé d’une virulence incroyable. Pas de doute à avoir là-dessus, notre version complète sera comme un rideau noir qui va tomber soudainement sur l’humanité. Ensuite, j’ai entendu une question sur la cible. Les personnes au système immunitaire affaibli seront les premières servies. Celles-là vont mourir très vite. Et rappelez-vous tous nos efforts précédents pour justement attaquer ce système avec nos campagnes de vaccinations… ça concerne de plus en plus de monde désormais, il s’agit d’en profiter.

J’ai aussi entendu “comment s’en protéger ?”… c’est une bonne question, mais la réponse ne va pas vous plaire : on ne peut pas !

Si on veut vraiment réduire la population mondiale, on ne peut pas se contenter de demi-mesures et compter sur les faibles pour faire de la place aux forts. En pariant là-dessus on va gagner quoi ?

Deux milliards de moins, au mieux !

Cela n’est pas assez messieurs. En faisant retomber la population autour de cinq à six milliards, on n’aura fait que reculer pour mieux sauter. Dans dix ans, on sera face au même problème sans avoir de possibilité de réutiliser ce moyen radical. Non, si nous frappons maintenant, il faut avoir le courage de frapper fort et en profondeur. Il faut éliminer beaucoup de monde si nous voulons revenir à un niveau supportable.

  • Pas moyen de s’en protéger ? Et nous alors ?
  • Deux milliards de moins, je pense que c’est déjà pas mal !
  • Et quel est ce niveau supportable selon vous ?

Le niveau supportable, il est entre 500 millions et un milliard, pas plus. Au-delà, on retombe dans les ornières du passé. Pour vous répondre franchement, il ne faut pas envisager de s’en protéger : Black Curtain va frapper aveuglément et c’est la meilleure garantie de son efficacité !

Si nous avions un antidote ou un moyen de traitement, cela voudrait dire que notre virus n’est pas parfait et que toutes ces années de recherches et d’expérimentations n’ont servi à rien. Pas cette fois. Je peux vous dire que le virus est tellement efficace que nous aurons tout intérêt à le répandre le plus largement possible afin d’éviter des zones de dépeuplement total, même si nous prévoyons de viser les pays du tiers-monde en priorité.

Nous en sommes là messieurs. D’un côté, vous avez l’arme parfaite et le moyen prouvé de la répandre largement. De l’autre, vous avez le devoir d’accepter le prix à payer pour cette efficacité. Presque tout le monde va mourir, ça veut donc dire que vos proches sont concernés aussi, forcément.

  • Et si vous arriviez à tuer vraiment tout le monde, on serait bien avancés !

Non, ça n’arrivera pas. Tous nos tests le prouvent : on trouve toujours des individus qui résistent. Elle est là la beauté du processus : l’humanité qui va passer cette épreuve sera une version rêvée de la population… plus de gros, plus de faibles, plus de malingres ou de souffreteux. L’humanité de demain sera belle, fière et forte.

Essayez donc de me dire qu’un pareil résultat ne vaut pas quelques sacrifices ?

Le concert des questions cessa. On sentait qu’une chape de plomb était tombée sur les présents. On ne s’amusait plus avec des rapports lointains, on décidait du sort de l’humanité désormais !

Et, encore plus angoissant, du sort de toute l’humanité, vraiment tout le monde. Chacun savait qu’il avait une “chance” (une bonne “chance” même si on adhérait à “l’enthousiasme” de l’orateur) d’y rester ou de perdre un proche. Cette fois, personne n’avait le cœur à rire.

Au bout de la table, lentement, un autre responsable en costume sombre se leva et prit la parole. Il s’exprimait avec un ton lent et prenait soin de bien articuler chacune de ses paroles afin de bien se faire comprendre et comme s’il lui était impossible de se répéter.

Bien. Vous connaissez désormais les grandes lignes de l’opération “Black Curtain” et il nous faut maintenant décider. Quand devons-nous l’activer ?

J’insiste bien sur le fait qu’il n’y aura pas de retour possible : une fois lancée, il faudra que l’opération aille jusqu’à son terme et avec toutes ses conséquences. Impossible d’hésiter dans un cas pareil, c’est oui ou c’est non. Et si c’est non, toutes les traces de cette opération doivent disparaître. Qu’on me comprenne bien, quand je dis “toutes les traces”, ça veut bien dire toutes les traces, sans aucune exception…

Je savais bien reconnaître ce genre de menace voilée. Voilà que ce responsable vient de mettre les points sur les i… “toutes les traces”, ça veut dire nous pardi !

De quoi motiver les indécis, sans nul doute !

Le choix se présentait ainsi : soit on lançait “Black Curtain” et on avait une chance d’y passer ou alors, on renonçait à l’opération, mais on (nous tous ici présents) ne sortait jamais d’ici… Très, très clair !

Bien entendu, ça donnait à réfléchir. Je ne connaissais pas les autres délégués, mais je me doutais que tous avaient compris le message. Dans le milieu du renseignement et des services spéciaux, nous sommes habitués à lire entre les lignes et à comprendre à demi-mot. Je voyais les participants les moins endurcis piquer du nez, complètement abattus par le dilemme et ses perspectives… Mais je sentais bien que la salle était en train d’accepter “Black Curtain”. Cela me convenait au final. Incurable optimiste comme je l’étais, je voyais déjà l’incroyable coup de balai que cette opération mortelle allait donner dans les rangs des spéciaux. Bientôt, très bientôt, moi le lieutenant Rouyer, j’allais monter en grade et devenir le major Rouyer.

“Technologie : perception, illusion, déception”… Pas encore un nouveau livre ? Si !

Je l’ai souvent dit, quand l’inspiration est là, il ne faut pas laisser passer l’instant !

Donc, en ce moment, j’écris (croyez-le ou non mais un autre livre est déjà en préparation…). Après “Arrêtez de développer des applications” révélé il y a seulement quinze jours, voici “Technologie : perception, illusion, déceptionqui est disponible aujourd’hui.

Alors, de quoi s’agit-il cette fois ?

La technologie “de pointe” a fait preuve d’innovations qui ont changé nos modes de vie ces cinquante dernières années. L’industrialisation technique semble précipiter la diffusion de nouveautés continuellement, d’où notre perception d’accélération. Bilan, explications, analyses vont démontrer dans ce livre que ce progrès n’est qu’illusion et qu’au contraire, la modernisation stagne. L’ouvrage montre, secteur par secteur (informatique, spatial, militaire, nucléaire, pharmacie) que les progrès sont principalement affaiblis par ce phénomène de la loi des “retours dégressifs”.

Un extrait du chapitre d’introduction :

On vous serine continuellement que tout va très vite, que tout se transforme de plus en plus rapidement et qu’on est submergé par ce maelstrom de nouveautés, les unes succédant aux autres avec toujours plus d’impatience, n’est-ce pas ?

C’est la perception partagée par la plupart des gens. Ils vous le diront : “de nos jours ça va trop vite et on a du mal à suivre”. Ils se sont tellement persuadés que ce soit la vérité qu’ils se la répètent les uns les autres.

La technologie semble responsable d’un flot incessant de nouveautés toutes plus incroyables les unes que les autres, qui se succèdent à une vitesse vertigineuse, croissante d’année en année. Cette accélération paraît si réelle que personne ne songe à la remettre en cause. Pourquoi ne pas y croire d’ailleurs, puisque tous vos sens semblent vous indiquer que c’est véritablement le cas ?

Mais ça ne fonctionne pas toujours de la sorte. Il y a seulement quelques siècles, les gens dans leur immense majorité pensaient que le soleil tournait autour de la Terre et pas le contraire. Il suffisait de regarder la course du soleil dans le ciel pour se rendre compte qu’effectivement, il en allait ainsi. Votre intuition et votre sens logique vous le faisaient imaginer faussement, pourtant à cette époque, il était tout à fait logique de penser ainsi et ceux qui affirmaient le contraire étaient très peu nombreux. Aujourd’hui c’est la même chose : tout vous pousse à considérer que le progrès s’accélère continuellement alors que la technologie est en train de ralentir.  Bien sûr, il est tout à fait contre-intuitif d’affirmer cela et, au premier abord, personne ne vous croira.

L’objet de ce livre est de faire ensemble une revue de détail sur la situation technologique actuelle. L’état de l’art, dans tous les domaines qui reposent sur la technologie, est en réalité très différent de ce que la propagande veut vous faire penser. Mais alors, me direz-vous, pourquoi nous mentirait-on sur ce sujet ?

C’est la bonne question à se poser : pourquoi la propagande voudrait nous persuader que la technologie est portée par un progrès continu et inextinguible si ça n’était pas le cas ?

À cela il est facile de répondre : la propagande vous ment sur ce sujet, car elle a intérêt à vous peindre le futur avec du rose plutôt que du noir.  C’est dans son intérêt de réenchanter l’avenir artificiellement, de façon à ce que les citoyens ne soient pas saisis d’angoisse face aux perspectives toujours plus inquiétantes. C’est même une tendance qui porte un nom, c’est ce qu’on appelle le solutionnisme : faire accepter que tout problème a sa solution et que cette solution est d’ordre technique.  Ainsi il n’y a pas matière à s’inquiéter : quel que soit le problème menaçant l’Humanité, la science et la technologie vont y apporter une solution.

Hélas, et nous allons le voir dans ces pages, ça ne va pas se passer de façon aussi idyllique. Le solutionnisme est une illusion tout comme le progrès continu de la technologie. Cette illusion est une absurdité du même ordre que celle de croire à une croissance économique qui serait continue et infinie.

Il est toujours terriblement périlleux de prédire le futur, et y arriver avec précision est encore plus aléatoire. En revanche, ce qu’on peut faire, c’est extrapoler à partir du passé. Et ce qu’on a pu voir dans le passé c’est que toutes les promesses de la propagande n’aboutissent pratiquement jamais. Donc on peut légitimement douter que les voitures autonomes (par exemple) seront dans nos rues aussi rapidement qu’on nous dit et sous la forme que l’on prévoit. À ce niveau-là, ça n’est pas qu’une surprise est toujours possible c’est plutôt qu’une surprise est quasi sûre.

Dans cet ouvrage, nous allons passer en revue les différents domaines qui reposent fortement sur la technologie et nous allons constater que, contrairement à ce qu’on vous dit, la situation est loin d’être aussi rose qu’elle est dépeinte généralement. Que ce soit pour l’informatique, l’industrie spatiale, le militaire et l’armement, l’industrie pharmaceutique, la biotechnologie, la nanotechnologie ou le transhumanisme, on va voir que dans chaque domaine, concrètement, la réalité est bien plus rugueuse que les discours enflammés et suroptimisés que l’on entend dans tous les médias. Nous allons constater que les progrès, au contraire, réclament beaucoup de temps, toujours plus de temps et qu’il faut être patient avant de pouvoir récolter.  Je ne vous demande pas de me croire sur parole, sur une affirmation aussi audacieuse et à contre-courant de ce que vous entendez partout, restez simplement avec moi le long de ces pages et vous verrez que, chapitre après chapitre, domaine après domaine, la réalité est bien plus difficile à maîtriser qu’il n’y paraît.

Je n’ai pas encore de vidéo de présentation à vous proposer mais, en attendant, je vous propose de revoir celle-ci qui est plus ou moins sur le même sujet…

“Arrêtez de développer des applications” est disponible sur Amazon !

Mon nouveau livre est disponible et c’est cette étape qui est à la fois la plus dure à franchir et la plus gratifiante…

Il y avait longtemps que je n’avais pas écris sur l’informatique mais là, je crois que c’était nécessaire… En effet, ça fait des années que je reste perplexe devant cette anomalie : les entreprises développent toujours plus d’applications spécifiques alors qu’elles ne le devraient pas… Les projets échouent toujours avec un taux décourageant et, de plus, l’offre de progiciels en ligne via le cloud (les fameux SaaS) sont désormais plus abondants que jamais.

C’est pour essayer de répondre à cette anomalie que j’ai rédigé et publié ce livre. Voici une petite vidéo de présentation :

La version Kindle ou la version papier sur Amazon.

Un nouveau projet de livre : Arrêtez de développer des applications !

Je fonctionne à l’inspiration. Quand elle vient, je lui obéis, je me mets à écrire. Généralement, elle est assez généreuse avec moi, car je sais respecter les règles du jeu : attendre que ça vienne, ne rien forcer, savoir profiter du moment (quand elle est là, il faut écrire, point !).

Donc, le 22 août dernier, j’ai eu l’idée d’un nouveau livre sur l’informatique. Il y a bien longtemps que je n’ai publié sur le sujet !
En fait, ça remonte à l’Histoire de l’informatique que j’ai rédigé en collaboration avec Laurent Poulain (démarré en 2008, mais publié lors de l’été 2010 finalement). Cette fois, ce nouveau projet m’a été inspiré par l’actualité de ces derniers mois avec les échecs répétés des logiciels destinés à l’administration française, mais aussi par quelques conversations avec d’anciens collègues.

Bref, après un peu de maturation, je me suis lancé le 22 août. Le 2 septembre, j’avais déjà bouclé le premier jet !

Le titre (provisoire) : arrêtez de développer des applications ! (avec le point d’exclamation).
Il s’agit d’expliquer pourquoi les organisations ont intérêt à minimiser leurs efforts de développement de nouvelles applications informatiques alors que tout les pousse à en faire toujours plus (là aussi, la propagande est très active et très efficace).
Pas plus de dix chapitres, tous courts, incisifs, percutants, right to point!
Le premier jet étant terminé, reste à finaliser le projet en éditant le tout correctement. Aucune illustration, j’ai même prévu une couverture sans photo afin de mettre le focus uniquement sur le titre. Le format court permettra un prix de vente très serré pour la version papier.
J’espère pouvoir publier ce nouvel ouvrage prochainement et vous serez les premiers à le savoir !

Une nouvelle vidéo pour mon livre “Cette révolte qui ne viendra pas”

Je viens de publier la 5ème édition de mon livre “cette révolte qui ne viendra pascomme annoncé ici. Mais la vidéo de présentation de cet ouvrage commençait à dater un peu… Donc, j’ai eu l’idée d’en faire une autre que je vous propose aujourd’hui :

Cette fois, j’ai centré mon propos sur la cible de ce livre : à qui il s’adresse et à qui il ne s’adresse pas !

A chacun de juger.

Une cinquième édition pour “Cette révolte qui ne viendra pas” !

Encore une grosse mise à jour pour un de mes livres déjà publiés. Cette fois, c’est “Cette révolte qui ne viendra pas” qui en bénéficie.

Nous en sommes désormais à la cinquième édition.

Pour donner une audience sans contrainte à cet ouvrage, j’en ai même publié une version web sur ce blog (en version intégrale, avec les images, tout !). Ou alors, vous pouvez même récupérer le fichier du livre au format PDF (lui aussi complet). Tout simplement en allant sur cette page.

Voilà, plus d’excuse désormais…

Une grosse mise à jour des deux premiers tomes de “Dr Miracle” et à propos du travail en équipe…

Je viens de publier une grosse mise à jour (corrections et amélioration du style) des deux premiers tomes de “Dr Miracle”. Comme vous le savez, je suis très attaché à l’amélioration continue de mes livres déjà publiés. Et c’est pour cela que, en ce moment, je consacre du temps à une grosse campagne de corrections de mes ouvrages existants.

Encore une mise à jour d’un de mes livres : “Un auteur à succès” avec un récit de plus !

Comme d’habitude, je continue à mettre à jour mes livres. Cette fois, c’est “un auteur à succès” qui est passé par une bonne révision.

J’en ai profité pour ajouter un 9ème récit : Parmi eux, que je reproduis ici :

Parmi eux

Je suis humain, en apparence du moins et, pour tous, ça suffit largement. En vérité, je suis un métamorphe même si ça fait bien longtemps que je n’ai pas repris ma forme originelle. Vous devez vous dire “Mais pourquoi me raconte-t-il cela ?”. Vous allez bientôt comprendre…

Car je joue un jeu serré : si je veux rester discret, fondu dans la masse humaine, je dois faire le moins d’erreurs possible.

Sinon, je suis sûr que les tueurs à la solde du commodore me remarqueraient et m’élimineraient. Ah ça, pas de doute que le commodore m’en veuille toujours : pour lui, j’étais, je suis et je resterai toujours un témoin gênant, à éliminer donc. Bon, pour que vous me compreniez, je réalise qu’il faut que je vous raconte tout depuis le début. Je me lance dans mon récit sans en avoir posé les bases… c’est idiot, je fais cela à chaque fois en plus !

Bref, j’étais à la solde du commodore, comme d’autres métamorphes et, un jour, j’ai échoué dans la mission qui m’était assignée : la victime désignée s’en est tirée et, pour ne pas être démasqué, le commodore s’est résolu à me supprimer. En m’éliminant, il pensait s’assurer que je ne pourrais témoigner et l’exposer…

J’ai pu m’enfuir in extremis et c’est depuis ce jour que je me cache sur cette planète en tâchant de ne plus faire d’erreur. En arrivant dans ce monde, j’ai vite compris la mentalité et les faiblesses des humains et depuis, j’en profite pour rester invisible. Périodiquement, je prends la place d’un riche notable que j’ai assassiné. Pour moi, éliminer un humain est facile : ils sont tellement lents !

C’est sans doute à cause de leur atmosphère si épaisse. Donc, tuer ma cible m’est facile : il me suffit d’être seul avec elle l’espace d’un instant. Ensuite, je prends son apparence et voilà. Me débarrasser du corps est plus difficile, mais depuis le temps, je sais comment procéder désormais. Mon choix de cible est toujours le même : je privilégie les riches, oisifs et pas trop âgés. Je les préfère oisifs, car si je devais exercer un métier précis, je risquerais de ne pas savoir me débrouiller et ainsi de me démasquer !

Leurs femmes et leurs enfants remarquent souvent que mon comportement a changé, mais de là à comprendre qu’un métamorphe s’est introduit dans leurs foyers il y a de la marge. Et quand les soupçons sont trop forts, je passe à l’action et hop, plus de femme, plus de soucis.

Mon seul vrai problème, c’est que lorsque j’ai besoin d’une période de “repos” pour régénérer mon corps, il faut que je puisse rester quelques-unes de leurs années sans être dérangé. Heureusement, les fortunes que je détourne me permettent de m’offrir un mausolée, un refuge isolé où je peux passer ces années délicates bien à l’abri. Mais, il m’est arrivé de faire des rencontres en sortant de ces “sanctuaires” au bout de quelques années. Sûrement, mon aspect devait faire peur, car les humains que j’ai croisés s’enfuyaient effrayés. Ce n’est pas surprenant, car lors du processus de régénération, nous autres métamorphes nous perdons le contrôle de notre apparence… Je ne sais même pas à quoi je ressemblais alors !

Du coup, pour ne pas me faire repérer, j’ai laissé courir des rumeurs à propos de créatures de cauchemars… Les vampires et les morts-vivants, c’est moi qui en suis l’inventeur !

Pour être tout à fait tranquille et pour expliquer mon incroyable longévité, j’ai aussi inventé des personnages fabuleux : Cagliostro et le conte de St-Germain, c’est encore moi !

Les humains sont crédules et friands de sensationnel… je n’ai donc pas eu besoin de beaucoup insister pour que ces rumeurs se développent et prennent corps. Je suis même surpris de voir ce qu’elles sont devenues finalement !

J’ai commencé à m’habituer à cette vie sur cette planète. Vivant discrètement au beau milieu de ces humains faciles à berner. Mais je restais tout de même toujours vigilant. Je savais bien que le commodore ne lâcherait pas l’affaire me concernant. Je surveillais tout ce qui sortait de l’ordinaire et je n’ai pas tardé à repérer les télépathes lancés à ma recherche.

Heureusement, ces derniers sont relativement faciles à égarer : leur extrême sensibilité est également leur plus grande faiblesse… j’en profitais pour les aiguiller sur d’innocentes victimes. Je savais bien qu’ils allaient revenir triomphants vers le commodore qui, lui, ne se laisserait pas tromper aussi facilement. Ce qui arrivait ensuite à ces télépathes maladroits n’est pas difficile à deviner quand on connaît le commodore…

Et maintenant, avez-vous compris pourquoi je vous ai raconté tout cela ?

Vous pouvez tenter de me tuer, encore que l’issue d’un affrontement entre métamorphes est difficile à prévoir. Mais, même si vous arrivez à m’abattre, aller chercher votre prime auprès du commodore serait bien imprudent : même en ayant la preuve de mon identité, vous risquez de ne pas pouvoir profiter de votre récompense…

En effet, le commodore va vous faire sonder par son télépathe personnel et lui va s’apercevoir que vous en savez désormais beaucoup trop pour rester vivant. Eh oui, mon histoire personnelle est devenue ma meilleure assurance-vie !

Maintenant, il vous reste à vous faire une place sur cette planète, tout comme moi, mais pas trop proche s’il vous plait… Vous verrez, on s’y habitue vite : dans quelques-uns de leurs siècles, vous aurez presque l’impression d’y avoir vos racines.

Se consacrer à une oeuvre, qu’est-ce que ça veut dire au fond ?

Je viens de publier une nouvelle version de mon livre “affaire classée“.

En corrigeant et en améliorant continuellement mes livres (grâce à vous !), je suis en conformité avec mon objectif principal vis-à-vis de ce travail d’écriture : me consacrer à une oeuvre. Oui, présenté ainsi, ça fait plutôt prétentieux. Donc, laissez-moi expliquer ce que j’entends par là…

En me “consacrant à une oeuvre” (la mienne, faut-il le préciser ?!), je décide de me concentrer sur l’écriture de mes récits au détriment de leur promotion. En clair, peu importe que mes livres soient peu diffusés, l’important, c’est de les faire exister. Je passe donc mon temps à écrire de nouveaux ouvrages et à améliorer ceux déjà publiés, car compléter mon “oeuvre” est plus important à mes yeux que de la faire connaitre. Mon ambition est de couvrir tous les domaines qui m’intéressent et seulement ceux-là. C’est pourquoi je ne crois pas que je vais écrire de la poésie ou des histoires romantiques par exemple. Mais, en dehors de ces exceptions, je ne m’interdis aucune exploration. C’est pourquoi, par exemple, Affaire classée est un roman policier : ça m’intéressait de me confronter à ce genre pour voir ce que je pouvais en faire. Je suis un écrivain “touche à tout” même si cela est mal vu en France.

Sur ce blog, j’essaye de vous faire partager les points importants de ma démarche. Je ne sais pas si je suis compris, mais, au moins, j’aurais été transparent.

Une nouvelle version de l’empereur, revue et corrigée !

Je viens de publier une nouvelle version de mon livre “L’empereur”.

La couverture de la version pour Kindle.

Dernièrement, je regardais Michel Onfray parler de Jean d’Ormesson et de Johnny Hallyday… Onfray mettait en avant, fort justement à mon avis, que d’Ormesson avait vendu pas mal de livres, mais il n’était pas lu pour autant (même pas traduit par exemple, c’est juste une exception française, tout comme Hallyday d’ailleurs).

Je suis dans une bien meilleure position et ça grâce à vous : je suis lu ET corrigé !
Certes, ma diffusion est restreinte (mes livres se vendent peu et c’est bien le moins qu’on puisse dire), mais elle est de qualité… Et c’est vous ma qualité.

Mon bilan 2017 : plutôt satisfaisant

L’inoubliable maire de Paris, Jean Tiberi a dit une fois : mon bilan est bon, les Parisiens m’aiment !

J’aurais pu choisir une image plus flatteuse de l’ineffable couple Tiberi, mais cela aurait été moins drôle !

Je ne sais pas si les Parisiens m’aiment, mais, moi aussi, mon bilan est bon !

Je veux parler de mes livres, bien entendu. Pendant cette année 2017, ma production a été raisonnablement bonne… J’ai publié des nouveaux livres (“L’empereur”, “Affaire classée” et “Dr Miracle, saison 1971”) et j’ai continué la mise à jour minutieuse de mes “anciens” ouvrages (“Freedom Machine” et “SimRacing”). En fait, c’est un travail en continu puisque, en ce moment même, je suis en train de faire une campagne de corrections sur mes titres récents (grâce à l’aide toujours bienvenue de mes lecteurs !) et j’ai lancé le travail sur la seconde édition de l’Histoire de l’informatique (un très gros travail !).

Mes objectifs pour 2018 :

  • Publier une seconde édition de l’Histoire de l’informatique (très enrichie !)
  • Publier “Dr Miracle, saison 1972”
  • Publier des éditions corrigées de mes titres récents
  • Continuer les mises à jour sur “SimRacing”
  • Et sans doute un ou deux nouveaux récits (j’ai toujours au moins une idée en cours)

Bon courage à tous dans vos projets et bonne nouvelle année !

Exploration et fantasmes, jusqu’où peut-on aller avec l’écriture ?

L’écriture a un potentiel énorme et, pour moi, cela a été (et sera encore) une immense source de satisfaction. Voyons d’abord les possibilités d’exploration avant d’aborder les fantasmes…
Je me suis servi de mes récits pour explorer des situations qui me fascinaient ou même, pour certaines, qui me faisaient peur… Oui, l’écriture peut aussi servir à faire face à ses propres démons !
Par exemple, dans le tome un de PMC, j’ai confronté mes personnages à une situation de torture… Oui, c’est clair que c’est horrible, mais je voulais voir comment j’allais pouvoir me plonger dans ce contexte et en sortir le mieux possible (ça se termine bien, je vous rassure !). Je crois y être parvenu, mais, sans doute conscient de ma chance, je n’ai plus trop envie de recommencer, j’avoue !
C’est également dans le T1 de PMC que j’ai introduit une autre scène “extrême” que je voulais explorer depuis longtemps : être un passager dans un avion qui s’écrase au sol… Bon, une fois encore ça finit bien et j’étais là aussi assez content du résultat, car j’avais réussi à faire monter la tension ambiante progressivement jusqu’au moment où toutes les limites sont franchies et où tout le monde est emporté dans une grande panique générale (si je vous dis que “ça finit bien”, vous allez me croire ?).
Les explorations avec l’écriture commencent toujours par une question, la même question qui revient sans cesse : que se passerait-il si… ?
Donc, on part d’une situation extrême ou improbable et on voit où ça nous emmène, comment on arrive à la transcrire, ce qui se passe au niveau émotionnel et ainsi de suite. Je peux vous dire que, dans ce contexte, l’auteur se demande réellement ce qui va en sortir. On est donc bien dans une situation d’exploration où l’aventure est au rendez-vous.
Certaines fois, grâce à la science-fiction, on peut vraiment aller à la découverte de “terres vierges et inconnues”. Dans le tome trois de PMC, j’ai carrément mis en page la scène suivante : un des héros de l’histoire remonte d’une simulation dans le corps d’un autre. Il doit ensuite évoluer dans ce “corps étranger” en donnant le change pour ne pas dévoiler sa supercherie. Cela se corse quand il se retrouve le soir dans “son” domicile et face à “son” épouse… Elle n’est pas dupe et s’aperçoit rapidement qu’il ne s’agit pas de son mari même s’il en a l’apparence physique.
Je dois dire que j’ai toujours pris un grand plaisir de ces exercices d’exploration et que je crois vraiment que tout est possible, tout est permis du moment qu’on est sincère et qu’il ne s’agit pas d’arfices pour pimenter une histoire banale (comme les effets spéciaux dans les films dépourvus de scénario).

Voyons les fantasmes maintenant. Je ne l’ai pas fait souvent, mais il m’est arrivé d’assouvir quelques fantasmes dans mes récits (et non, il ne s’agit pas forcément de quelque chose de sexuel !). À la fin du tome deux de PMC, mes héros retournent en 1932 afin de participer aux 24 Heures du Mans, rien que cela… Je dois dire que faire les 24 Heures du Mans est toujours resté un désir inassouvi pour moi : j’ai pu faire de la course automobile (mais pas jusqu’à ce niveau) et j’ai même pu participer deux fois (en 95 et 96) aux 24 Heures du Mans Karting (qui est une course assez relevée dans cette catégorie), mais c’est tout. Avec un de mes fils, j’ai fait quatre fois les 24 heures du Mans en simulation (mais nous n’avons pu terminer que deux fois…). La simulation, c’est bien (surtout avec les progrès techniques récents tels que les casques de réalité virtuelle qui augmentent encore l’immersion), mais ça reste de la simulation.
Avec l’écriture, j’ai donc pu explorer un autre type de simulation (liée à cet événement) qui, finalement, s’avère très détaillée !
Mais alors, pourquoi en 1932 me direz-vous ?
Ah, toujours cet impératif de réalisme !
Se faire admettre au départ de cette célèbre course alors qu’on est encore un pilote amateur était bien facile à cette époque et bien plus difficile par la suite… Ceci explique cela. Autre fantasme habituel, rencontrer son héros !
J’ai pu le faire dans “Perdu dans le temps” où mon héros va à la rencontre de Jean-Albert Grégoire, célèbre ingénieur de l’automobile et pionnier de la traction avant. Je dois dire que j’ai longtemps rêvé de Grégoire en lisant de nombreuses fois son encyclopédie “Cinquante ans d’automobile” et donc, j’avais l’impression de bien le connaitre (de plus, rencontrer son héros sur le papier évite d’être déçu !).

Quelques-uns de mes livres au format papier… Sous le soleil de la Floride !

L’écriture permet tout cela et même bien plus. Dans un prochain article, j’aborderais la question de la relation avec ses personnages et vous verrez qu’il s’agit là d’un sujet quasiment sans fin.

Ce que nous apporte la bonne Science-Fiction.

J’écris des récits de Science-Fiction (mais pas seulement, j’aime aussi d’autres genres) et j’en lis aussi beaucoup. Aujourd’hui, j’aimerais approfondir ce que peut nous apporter ce genre pas comme les autres. En effet, alors qu’elle a été longtemps (et c’est encore vrai de nos jours) minimisée et même méprisée par les tenants de la “vraie littérature”, ce genre a un rôle et un potentiel unique qui le distingue de tous les autres : nous donner un aperçu de ce que nous réserve le futur et de pouvoir y réfléchir avant que ce dernier nous saute à la figure !

Selon moi, la bonne Science-Fiction, la vraie, c’est celle qu’on peut qualifier “d’anticipation”. Toujours selon moi, “Star Wars”, par exemple, ce n’est pas de la Science-Fiction, car ça ne respecte aucune règle, et ça ne s’embarrasse pas du moindre réalisme sur le plan de la physique. Écrire sans contrainte n’est pas interdit, mais alors, ce n’est pas de la Science-Fiction, c’est du fantastique, nuance…

Donc, la Science-Fiction d’anticipation va respecter des règles, ne pas proposer des avancées “impossibles”, mais tout de même se projeter, prolonger les courbes et voir ce que cela donne. C’est un exercice difficile, ça ne donne pas toujours des bons résultats, mais c’est toujours un bon indicateur du contexte dans lequel évoluait l’auteur. Par exemple, les écrivains de Science-Fiction américains des années cinquante étaient clairement obsédés par la guerre froide qui était très présente à leur époque. Du coup, ils anticipaient forcément une guerre nucléaire prochaine et qui paraissait inévitable à leurs yeux. Une anticipation ratée ?

Peut-être, mais si elle avait été tout de même utile, voire très utile ?
Et si ces récits terrifiants avaient permis de modérer un peu (juste ce qu’il fallait) les décideurs au moment de prendre les décisions fatales ?

Je me souviens en particulier d’une histoire courte et édifiante : après les frappes, le président sort à la surface pour constater que la terre n’est plus qu’une croute brulée et sans vie. Il rentre dans le bunker abattu et déprimé et il en fait part à son chef d’état-major qui lui réplique “comment ça, c’est terrible ? Mais non, nous avons gagné !”. L’horrible joie du militaire était le plus grave avertissement qu’on pouvait imaginer. Là, il est difficile de ne pas admettre que la Science-Fiction joue un rôle majeur.

Pareil sur les fameuses trois lois de la robotique par Asimov. Alors que le débat actuel sur les dangers de l’IA bat son plein (avec raison !), il faut se rappeler que les récits d’Asimov convergent tous pour nous rappeler que ces trois lois ne vont pas suffire à nous épargner les ennuis avec nos robots quand ils seront omniprésents…

De plus, la Science-Fiction permet aussi de prédire avec, certaine fois, une exactitude surprenante ce qui va se mettre en place dans un futur plus ou moins proche. Il y a l’exemple connu des satellites géostationnaires annoncés par Arthur C. Clark bien avant que des satellites en orbites basses soient lancés régulièrement par les grandes puissances. Ou les drogues de synthèse “récréatives” ayant une influence sur le comportement et ainsi de suite.

C’est pour toutes ces raisons que je me suis passionné pour la simulation et que j’ai essayé d’imaginer les conséquences de sa future probable généralisation. J’y ai consacré ma saga PMC où les situations liées à la simulation sont explorées (et encore, je n’ai fait que frôler la surface !) avec les conséquences sur nos modes de vie, mais aussi, la réflexion sur ce qu’est l’individu et de quoi est constituée sa vie.

C’est bien pourquoi je suis persuadé que la Science-Fiction n’est pas un genre mineur. Je crois même que c’est un genre qui est formidablement exigeant quand on s’efforce à respecter ses règles, mais aussi très gratifiant quand on y arrive. Quand je lis, dans “Année 66” que, finalement, nos grands appartements et tout notre mobilier sont devenus inutiles, je réalise que c’est une évolution qui est parfaitement logique et qui donc, a une grande probabilité de se produite effectivement. En lisant ces lignes, j’ai l’impression de pouvoir soulever un coin de voile sur des époques que je ne verrais pas de mon vivant… C’est simplement extraordinaire !

La Science-Fiction nous guide, nous éclaire et nous émerveille. Son large contenu et sa diversité font qu’il y en a pour tous les goûts. Les vrais amateurs se moquent bien de ce que pensent les critiques de littérature coincés dans leurs conventions, ils se régalent avec la tête dans les étoiles !

Un extrait de mon livre “Dr Miracle, saison 1971″…

Et c’est un gros extrait que je vous propose aujourd’hui : pas moins que l’intégralité du chapitre six consacré aux 24 Heures du Mans 1971… Il fallait bien cela pour introduire la saison 71 de “Dr Miracle” !

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6— 24 Heures du Mans avec Marko

En dépit des articles pessimistes des journalistes, il régnait l’ambiance des grands jours sur le circuit. Les essais venaient de débuter et l’excitation était palpable. Les essais d’avril avaient été tellement satisfaisants que l’optimiste coulait à flots dans le clan Porsche !

La longue queue (LH) semblait enfin être arrivée à maturité et les prévisions météo nous promettaient une semaine sans aucune pluie, l’idéal pour la 917 LH qui allait pouvoir exprimer tout son potentiel. Il y en avait trois au départ : deux pour l’écurie Wyer et une pour l’écurie Martini.

Par sécurité, presque par acquit de conscience, Wyer engageait aussi une 917 courte (K) équipée des dérives droites déjà vue sur certaines courses cette année. C’est du côté de chez Martini que Piech put le mieux s’exprimer : en plus de la longue queue confiée à Elford/Larrousse, Porsche engageait une 917 courte “classique” et une autre 917 déjà plus exotique. Cette ultime évolution de la 917 (déjà vue aux essais d’avril) était aussi courte qu’une 917 K, mais plus large et bien plus ronde aussi. Par facétie, les mécaniciens s’étaient amusés à la peindre en rose avec des traits noirs, comme pour figurer les schémas des bouchers désignant les différents quartiers d’un animal. Le sponsor Martini n’apprécia pas la plaisanterie et refusa tout net que le moindre autocollant de sa marque figure sur cette voiture originale.

Piech était très excité par sa dernière trouvaille :

– Avec la 917/20, nous pouvons aller vite en ligne droite tout en gardant la maniabilité d’une 917 K. C’est à ma demande que le bureau d’études de la SERA a creusé dans cette direction et il semble qu’il ait effectivement trouvé quelque chose. C’est Willy qui va la piloter et attendez-vous à une surprise !

Wyer a enfin fini par adopter ma longue queue, mais j’ai d’autres tours dans mon sac, comme disent les français, hein !

Piech semblait bien s’amuser, bien plus détendu qu’en 1970 où il courrait toujours après sa première victoire au Mans. Là, la perspective d’une seconde victoire paraissait comme une évidence, mais il faut toujours se rappeler que, au Mans, rien ne se passe jamais comme prévu… et, pour faire face à l’imprévu, j’avais mon idée…

– Je suis heureux de voir que vous êtes si confiant, mais laissez-moi tout de même m’occuper de la 917 K Martini, histoire que nous ayons toutes les chances de notre côté.

– Lefranc, j’apprécie que vous soyez aussi méthodique, mais, cette fois, croyez-moi, tout est bordé !

J’ai même trouvé la recette pour calmer Siffert… Jo n’a jamais terminé les 24 Heures, mais, cette fois, je crois que je vais réussir à lui faire voir la ligne d’arrivée à notre bouillant Suisse…

– Ah oui ?

Et comment allez-vous vous y prendre ?

– Simple, je lui ai promis un moteur gratuit pour sa 917/10 Can-Am !

Après Le Mans, Jo va commencer sa campagne de la Can-Am et avoir un moteur de réserve gratuit est très attractif pour lui. Et pour décrocher ce moteur, la condition est toute simple : il doit être à l’arrivée, quelle que soit sa place.

Croyez-moi, il va soigner chaque changement de vitesse notre Suisse !

– Bon, OK, tout est bordé. Mais puisque tout est prévu, laissez-moi m’occuper de cette voiture qui semble la moins performante, la numéro 22 toute blanche… à propos, qu’avez-vous de spécial dessus ?

– Euh, mais rien, rien de spécial. C’est juste une 917 K toute neuve, pour que Martini ait trois voitures, comme Wyer.

– Allons, à d’autres, mais pas à moi. Je sais que vous ne faites jamais rien au hasard. Si cette 917 K est là c’est que vous avez quelque chose à tester. Et même, j’ajouterais que vous voulez rester discret sur ce test, n’est-ce pas ?

– En fait, c’est une 917 K tout ce qu’il a y de plus standard. Mais on a juste remplacé l’aluminium du châssis habituel par du magnésium, c’est tout. Tout est dans les cotes habituelles.

– Rien que cela !

Un châssis un magnésium, carrément !

Mais pourquoi, pourquoi prendre un tel risque sur cette voiture ?

– Mais parce qu’on a toujours besoin de rechercher des nouvelles solutions. La course ne s’arrête jamais et si vous vous reposez sur vos lauriers, vous rétrogradez immédiatement, voilà pourquoi.

Ce châssis en magnésium ne va pas faire gagner grand-chose à cette voiture-là, je l’admets. Elle est déjà légère, mais là, elle va vraiment être au poids minimum. J’ai même demandé à Martini de prévoir des autocollants plutôt que de la peinture pour elle.

Le but, c’est de valider cette solution, car on va en avoir besoin pour la voiture de la Can-Am. Ces voitures sont de vrais monstres, grosses, larges et lourdes du coup. Donc, chaque kilogramme gagné est un avantage significatif. Vous comprenez ?

– Bien sûr que je comprends. Mais l’équipage est prévenu au moins ?

– Non, bien sûr que non. Ils pensent avoir une 917 toute neuve, mais ils ne savent rien sur le châssis et ça doit rester comme cela. Les pilotes sont paranos et depuis l’accident de Schlesser, l’usage du magnésium est mal vu en sport auto. Si vous leur dites qu’ils roulent dans une cage en magnésium, ils vont vouloir s’échapper comme des oiseaux craintifs.

Je vous laisse gérer cette voiture à condition de faire motus sur ce détail, c’est compris ?

Piech m’avait coincé avec sa proposition. Après cela, je me sentais une obligation morale de m’occuper de cet équipage afin de les amener à bon port sans encombre avec leur voiture “spéciale” (Jo Schlesser se tua au GP de France 1968 au volant d’une Honda F1 qui avait de nombreuses pièces en magnésium)… Tout d’abord, les rencontrer pour faire plus ample connaissance, car ils étaient absents de Sebring.

Gijs Van Lennep était un pilote néerlandais calme et il me faisait beaucoup penser à Larrousse, en plus jeune. En revanche, Helmut Marko, un Autrichien, était déjà plus difficile à aborder, car on sentait chez lui une grande ambition. Il n’était pas du genre à se laisser dicter sa conduite par un français tombé de nulle part… et il me le fit bien sentir d’entrée de jeu. Pour les convaincre de m’écouter, je leur tins le discours suivant :

– C’est votre première participation aux 24 heures du Mans dans une voiture capable de gagner au général (en 1970, Marko avait terminé troisième sur une 908). Si vous voulez tirer le maximum de cette chance, j’ai un plan à vous proposer…

– Capable de gagner ?

Oui, si on oublie les longues queues qui sont largement plus rapides que notre 917 !

En plus, j’ai peur que les voitures plus rapides que la nôtre soient nombreuses… si on termine dans les cinq premiers, ce sera déjà bien !

– Hum, n’avez-vous pas terminé troisième l’année dernière sur une modeste 908 ?

– Oui, mais il avait plu pendant presque toute la course !

Ça nous a bien aidés à compenser notre vitesse inférieure. Et puis, il y a eu beaucoup d’abandons…

– Vous avez raison, il pleuvait l’année dernière et il parait qu’il va faire beau cette année, mais ça veut dire que les contraintes sur les voitures vont être plus sévères !

Je parie qu’il va y avoir au moins autant d’abandons encore cette fois-ci…

– Bon, admettons. Et c’est quoi votre plan ?

– Oubliez vos adversaires, oubliez tous ceux qui sont plus rapides que vous pendant les essais, car, effectivement, ça va allez vite, très vite. Les grosses 917 vont se livrer à une lutte de prestige et les quelques Ferrari de pointe vont vouloir montrer qu’elles existent, elles aussi. Résultat, vous allez vous qualifier loin sur la grille, mais j’affirme que c’est sans importance.

Souvenez-vous à quelle position était Hermann/Attwood au départ l’année dernière… quinzième !

– Ok, on se traine pendant les essais… et après ?

– Après, pareil. Le seul moment où il faut allez vite, c’est à partir de la seconde moitié de la course. C’est comme à Indianapolis, la seule chose qui compte, c’est de rester dans le même tour que le leader lors de la dernière partie de l’épreuve, c’est-à-dire les dix ou vingt dernières boucles.

Restez calmes, ménagez votre voiture, ne prenez aucune bordure, même pendant les essais. Et, au moment clé, foncez,  mais seulement à ce moment-là.

– Pourquoi pas, mais comment savoir que le moment-clé est arrivé ?

– Vous n’aurez pas besoin de le deviner, car je serais là pour vous l’indiquer…

Marko semblait septique, mais je vis Van Lennep me sourire. Dans ses yeux je pouvais lire “laisse-moi faire, je vais convaincre Marko de faire comme tu nous le dis”. Rassuré, je les laissais faire pour les essais. Hans-Dieter Deschent était ravi que je m’occupe de la numéro 22, car lui se consacrait à la longue queue d’Elford/Larrousse. Sa voiture vedette, celle capable de gagner. Cette année, Elford était au sommet de son art avec un équipier qui semblait avoir un effet très positif sur lui. Ces deux-là étaient rapides tout en ne forçant pas sur la voiture, une redoutable combinaison et qui expliquait pourquoi tout le monde avait le sourire dans le stand Martini.

Du côté du “cochon rose”, je discutais un peu avec Willy Kauhsen (qui faisait équipe avec un autre allemand, Reinhold Joest) qui lui aussi, souriait largement…

– Cette voiture est bonne, mais tout de même pas aussi rapide que les vraies longues queues. Mais je m’en fiche, pour moi, cette course, c’est comme des vacances !

Ça me change des séances de mise au point de la 917 Can-Am. On a fini par choisir la solution à moteur turbo, mais il y a encore une montagne de travail avant qu’elle ne soit compétitive…

– Ah ?

Qu’est-ce qui cloche ?

– Le moteur est trop pointu. Il est puissant, trop puissant même !

On ne peut pas utiliser une boite cinq normale avec lui, il faut se contenter de quatre rapports dans un carter renforcé. On doit même quasiment bloquer le différentiel pour éviter qu’il parte en morceaux !

Mais le vrai problème, c’est le temps de réponse du turbo. Impossible de piloter correctement avec ça : tu rentres dans un virage, mais tu ne sais jamais comment tu vas en sortir !

Si tu accélères trop tôt, tu sors en marche arrière, si tu accélères trop tard, tu te traines en sortie et tu sousvire terrible… vraiment difficile.

Alors, tu sais, piloter cette 917, c’est vraiment comme des vacances pour moi !

Ensuite, je passais chez Penske où l’ambiance était nettement plus tendue. Mark Donohue s’était rapidement aperçu que sa 512M ne pouvait suivre les 917 LH dans la longue ligne droite et, pire, rien de ce qu’il essayait comme réglage ne semblait permettre d’améliorer cela…

Même avec l’aileron arrière à zéro, la vitesse de pointe plafonnait à 350, rendait au moins 30 km/h aux plus rapides des Porsches. Avec un handicap pareil, la belle Ferrari bleue avait du mal à être compétitive ce qui cadrait difficilement avec la mentalité de Penske et Donohue !

Juste avant de venir au Mans, Donohue restait sur une déception aux 500 milles d’Indianapolis : sa McLaren l’avait lâché (panne de transmission) alors qu’il était largement en tête et qu’il contrôlait la course à sa guise… Manquer une victoire à l’Indy 500, voilà qui était difficile à avaler pour des Américains aussi ambitieux, que ce soit Penske ou Donohue…

Entre deux grimaces, Penske prit quand même le temps de me confirmer qu’ils avaient prévu de passer la semaine suivante à Stuttgart afin de rencontrer Piech et d’essayer la nouvelle voiture prévue pour la Can-Am.

Je passais ensuite dans le stand Wyer afin de prendre des nouvelles de Siffert que je retrouvais blanc comme un linge… il me raconta qu’il venait d’échapper à un terrible accident :

– J’arrive à pleine vitesse dans Maison-Blanche et je tombe sur une 911 quasiment au ralenti, sans que les commissaires l’aient signalé. Pour l’éviter, je suis parti en tête-à-queue et, miracle, je n’ai rien touché !

J’ai eu mon content de chance aujourd’hui. Je devrais être mort à cette heure. Les nouvelles longues queues tiennent bien la route, mais rouler avec de telles voitures à ces allures c’est déjà assez risqué, mais nous ajouter des voitures lentes dans les pattes, c’est vraiment trop…

Le Mans est une course déjà assez dangereuse, pas la peine d’en ajouter.

Je laissais Jo se remettre de ses émotions et je retournais voir “mes” pilotes pour faire le point sur cette journée d’essais. Ils avaient l’air plutôt satisfaits et Gijs m’accueillit en plaisantant :

– Est-ce qu’on s’est assez trainé ou faut-il qu’on ralentisse encore ?

– Comprenez-moi bien les gars, Le Mans, c’est simple et ça tient en une seule formule : allez aussi lentement que possible et aussi vite que nécessaire.

Ce n’est pas de moi, mais je crois que ça résume bien le défi. À un moment, il faudra mettre les gaz, mais, ici, celui qui tire le premier est rarement à l’arrivée.

La seconde journée d’essais se passa bien et, finalement, mes poulains se qualifièrent à une honorable sixième place, derrière les 917 LH et les 512 les plus rapides, mais devant la 917/20 de Kauhsen et la 917 K Gulf de Attwood, ce qui était bien mieux que ce que j’espérais.

Le vendredi, comme toujours, fut consacré à la reconstruction des voitures. Nous étions basés à Téloche et les mécaniciens s’activaient pour tout vérifier et changer tout ce qui était nécessaire. Piech m’assura que le châssis en magnésium allait être examiné avec tout le soin nécessaire et que si on trouvait la moindre fêlure, on le changerait pour un traditionnel en aluminium.

Et le grand moment arriva enfin. Je n’avais plus besoin de rappeler notre plan de marche à mon équipage, nous étions en phase et il me semblait qu’ils avaient adhéré à ma stratégie pour de bon.

Le départ lancé se passa sans encombre et les trois 917 LH bondirent en tête suivie par la Ferrari Penske. Les premières heures de course furent dominées par ce quatuor ultrarapide. Donohue/Hobbs arrivaient à rester en vue des Porsche grâce à des ravitaillements express. Au bout de trois heures, Rodriguez/Oliver était en tête sur la première Gulf Porsche suivi par Larrousse/Elford sur la Martini longue queue. Donohue/Hobbs étaient troisième devant Siffert/Bell (les deux 917 qui étaient seconde et quatrième avaient toutes les deux perdu quelques minutes aux stands pour la même cause : un condensateur défaillant). La surprise venait de “ma” numéro 22 qui était cinquième. À ce stade, ça me paraissait bien trop beau, mais Van Lennep m’assura qu’ils ne forçaient pas du tout et qu’ils ménageaient la voiture, comme prévue et comme promis. Jusque-là, la course semblait se dérouler sans incident majeur et on commençait à entrer dans la période nocturne toujours avec un rythme élevé.

Cela changea brusquement à 8h15 quand la 512 de Penske s’arrêta à son stand et ne repartit pas : le capot était levé, mais les mécaniciens semblaient travailler de plus en plus lentement… pas bon ça. La nouvelle tomba : abandon sur panne moteur. Peu après, c’était au tour de la magnifique longue queue Martini de se trainer jusqu’à notre stand : la turbine de refroidissement s’était envolée et le moteur avait surchauffé. Hans-Dieter Deschent était effondré : son “gros coup” venait de s’évaporer !

Une autre Ferrari 512 venait de casser un piston était hors de course elle aussi, mais cela nous semblait sans importance. Piech faisait la tête : sa 917/20 n’était pas assez compétitive pour suivre le rythme des 917 Gulf et voilà que sa longue queue favorite était hors du jeu. Il lui fallait désormais admettre que ses meilleurs espoirs reposaient sur les longues queues de Wyer…

Peu avant dix heures, nouveau coup dur : la numéro 22 a des ennuis d’alternateurs et il faut changer la courroie. Dix minutes de perdues, mais cela aurait pu être pire. Du coup, la 917 d’Attwood progressa de deux places et Wyer se retrouva avec ses trois voitures aux trois premières positions !

Cela ne dura pas : Siffert s’arrêta bientôt en se plaignant que sa voiture vibrait terriblement au freinage. Nouvelles plaquettes et purge du circuit de freinage n’y firent rien : il s’arrêta de nouveau et il fallut changer l’amortisseur arrière gauche tout en reconstruisant toute la suspension, une heure et dix minutes de perdues…

Le Mans commençait à mordre les concurrents de tête et sa morsure était douloureuse, comme toujours. La nuit était désormais bien installée et les incidents se succédaient : la 512  spéciale (un modèle M profondément modifié) de Parkes venait de sortir à Maison-Blanche. Miraculeusement, il parvint à ramener sa voiture aux stands et les mécaniciens s’employaient à la réparer autant que possible…. Encore une qu’on pouvait oublier pour la gagne.

À trois heures du matin, c’était au tour de la voiture de tête d’être touchée : Oliver alors à son volant rentra en se plaignant des mêmes symptômes que Siffert quelques heures avant. Le team Wyer s’employait à reconstruire l’arrière gauche : nouvel amortisseur, nouveaux triangles et ça repart, mais beaucoup de temps perdu aussi. Encore une fois, presque en même temps, c’est la 917 d’Attwood (qui venait juste de prendre la tête pour relayer sa voiture soeur) qui s’arrêtait avec une boite qui venait de perdre le cinquième rapport… impossible de continuer sans : il fallait refaire la transmission, ce qui prit pas moins de 27 minutes.

Surprise, c’est une Ferrari 512M qui hérita du commandement. Celle de l’écurie espagnole Montjuic qui marchait fort jusque-là. Alors que le stand Wyer était en train de travailler sur ses deux voitures (celle de Siffert/Bell tournait de nouveau régulièrement, mais elle était loin au classement), voilà que la 917/20 (le cochon rose…) avait à son tour des ennuis : un câble à remplacer. Après un quart d’heure de réparation, Joest put repartir, mais pas pour longtemps puisqu’il se planta aussitôt à Arnage, sans doute pour avoir voulu rattraper trop vite le temps perdu…

Piech vint me voir et il avait sa mine des mauvais jours :

– Il faut donner l’ordre à l’équipage de la 22 de mettre le paquet. On ne peut pas rester derrière cette Ferrari espagnole !

– Je ne suis pas de cet avis. Nous ne sommes qu’à mi-course, il reste encore beaucoup de temps et ce n’est pas le moment de céder à la précipitation. Oui, la 22 est en seconde position, mais ce n’est pas une raison pour l’envoyer au feu, c’est trop tôt.

De plus, je vous fais remarquer que les 917 de Wyer sont retardées, mais pas encore éliminées. Elles ont encore largement le temps de remonter.

Piech ne me répondit rien, mais je pouvais voir qu’il n’était pas content du tout par la tournure des événements. Comme chaque année, son dispositif était en train de s’éroder. Les voitures les plus rapides avaient du mal à franchir le cap de la nuit et tous les directeurs d’écurie étaient passés par ce genre d’épreuve. Mais pour Piech, ce genre de retournements était bien trop familier : c’était déjà arrivé en 1968 (toutes les 908  officielle -sauf une qui fut très retardée- avaient cassé les unes après les autres) et en 1969 (là encore, il ne restait plus qu’une 908 sur l’armada Porsche pour lutter pour la victoire, finalement battue sur le fil par la Ford GT40 de Wyer…). En 70, c’était plutôt chez Ferrari que la casse et les incidents avaient décimé l’impressionnante formation rouge, mais les Porsche aussi avaient perdu quelques éléments.

Et là, ça recommençait : les voitures de Stuttgart qui semblait imbattable au départ étaient retardées ou éliminées et c’était une Ferrari privée de seconde zone qui se retrouvait en tête. J’avais pu sentir son soulagement lorsque Penske dû abandonner (il considérait, à raison, que cette Ferrari très bien préparée et bien conduite était un client sérieux pour la victoire). Mais là, sa rage était claire : pas question de se faire battre par des Espagnols sortis de nulle part !

Les démons du Mans devaient bien rigoler de voir le dépit du patron allemand, mais décidèrent tout de même que la fête était terminée pour la 512M jaune : Vaccarela rentra en se plaignant d’un embrayage qui patinait. Dix minutes de perdu pour tenter de l’ajuster. La Ferrari repartit, mais s’arrêta de nouveau, loin des stands cette fois… Terminé pour eux.

C’est ainsi que notre 917 blanche se retrouva en tête. Tout n’était pas fait pour autant : les longues queues de Wyer étaient de nouveau en piste et tournaient vite pour remonter, impossible de suivre ce rythme.

C’est la 917LH de Rodriguez qui craqua la première : une conduite d’huile se rompit et bien que Pedro tenta de ramener la voiture, le moteur était cuit en arrivant au stand Gulf.

L’aube commençait à poindre, mais on sentait bien que le combat n’était pas encore terminé. Dans le stand Wyer, les visages crispés reflétaient la volonté de vaincre de cette équipe. Piech s’était un peu calmé et il couvait du regard le stand Martini où la numéro 22 était l’objet de tous les égards.

J’allais voir mon équipage de jeunes pilotes pour leur prodiguer encouragements et patience.

– Quoi, c’est pas le bon moment pour en mettre un bon coup, histoire de les décourager pour de bon ?

– Non, pas encore. Là, ce qu’il faut, c’est éviter les erreurs à tout prix. La course est encore longue et la victoire n’est toujours pas à vous. Patience, je vous dis, patience…

À sept heures du matin, la 917K d’Attwood était remontée à la seconde place et son rythme montrait bien qu’elle était en chasse. En revanche, la longue queue de Siffert était clairement en train d’agonir : une trainée de fumée blanche accompagnait son sillage et tout le monde savait ce que cela signifiait, le moteur était touché…

Jo Siffert tenait absolument à terminer (pour les raisons que l’on sait) et motiva son équipe à tenter toutes les réparations nécessaires. Mais, peu avant neuf heures du matin, la dernière longue queue fut mise hors course à son tour.

Notre 917K Martini n’avait alors plus que quatre tours d’avance sur la 917K Gulf. C’est alors que je passais la consigne à “mes” pilotes : on augmente le rythme pour maintenir cet écart, pas plus, pas moins. Mais l’équipage Attwood/Müller fut tout de même capable de remonter encore en allant vraiment vite : plus que trois tours de retard, plus que deux tours… encore deux heures à tenir.

Piech avait tenté de raisonner Wyer pour assurer un doublé Porsche en douceur, mais le vieux “death ray” faisait la sourde oreille, voulait à tout prix décrocher la timbale pour son sponsor historique. Piech ronchonnait que, décidément, Wyer n’était pas un partenaire avec qui on pouvait s’entendre.

Finalement, alors que l’épuisement nous guettait tous, le jeune équipage tint bon et amena notre 917 blanche à la victoire avec juste deux tours d’avance… ça été juste, mais suffisant !

Un nouveau livre disponible : Dr Miracle, saison 1971

Même si j’ai travaillé sur “L’empereur” et “Affaire classée“, je n’en oubliais pas ma nouvelle saga pour autant !

Car c’est bien de ça qu’il s’agit : une saga. L’écriture des saisons successives de “Dr Miracle” va m’occuper pendant quelques années, je crois !

Après le premier tome couvrant la saison 1970, voilà enfin la saison 1971, présentation…

Avec ce second récit de “Dr Miracle” (d’autres tomes portant sur les saisons suivantes sont évidemment au programme !), je poursuis mon projet de saga sur le sport automobile. Ce récit de semi-fiction est une manière intéressante (selon moi) de raconter ce qui s’est passé dans ce milieu à ces époques. Il existe de nombreux livres de références et de biographies utiles pour avoir un écho de cet âge d’or, mais je trouvais qu’il manquait quelque chose, un récit vécu de l’intérieur qui permette de faire un tour d’horizon aussi large que possible de ce qu’étaient les sports mécaniques lors des années soixante-dix et c’est pour cela que le personnage de Dr Miracle s’est imposé à moi.

Saison 1971

Après une première année encourageante (saison 1970) où il rencontra et aida les ténors de ce milieu (de Ferdinand Piech pour Porsche à Enzo Ferrari en passant par Jean-Luc Lagardère pour Matra), notre héros est devenu un vrai professionnel avec des contacts solides dans le monde de la compétition mécanique. Il rempile donc plein d’espoir et d’ambition pour une nouvelle saison où il devra confirmer ses talents et son utilité à ce petit  univers qui découvre cet intervenant avec étonnement et donc, scepticisme.

Une nouvelle version de mon livre “Cette révolte qui ne viendra pas”…

Je fais cela tout le temps : procéder à des mises à jour de mes livres déjà publiés. Pour moi, un livre n’est pas un objet mort que j’abandonne aussitôt terminé. Je suis conscient qu’il est toujours nécessaire de corriger, de réviser, d’enrichir…

Bref, c’est ce que je viens de faire pour “Cette révolte qui ne viendra pas“. Il ne s’agit pas d’une nouvelle édition (nous en sommes toujours à la quatrième édition) mais bien d’une révision/correction.

Un extrait de “Affaire classée” mon dernier livre en date…

Voici un (long) extrait de mon livre “Affaire classée” qui est aussi mon tout premier roman policier… En fait, c’est le chapitre quatre tout entier que je vous propose ici !
Ne me remerciez pas, c’est tout naturel !

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4- Trudeau entre en jeu

 

Le soir même, à l’hôtel, nous fîmes une vidéoconférence avec le brigadier Dubois afin de lui faire part de nos premières impressions. Corinne Minier faisait preuve d’une grande maîtrise d’elle-même et ne laissait rien paraître. Elle n’essaya pas de jouer l’épouse éplorée et a tout de suite avoué qu’elle avait pris de la distance vis-à-vis de son mari. Il y a quand même des choses qui ne collent pas tout à fait avec sa version. Tout d’abord, elle donne peu d’explications sur sa certitude que ce soit bien le robot qui est la cause de la mort. Ensuite, elle dit s’être inquiétée lorsque Pierre est resté trop longtemps dans sa salle… mais, justement, les vidéos de surveillance disent le contraire : les époux Minier vivaient chacun de leur côté dans cette grande maison et chacun ne semblait guère s’occuper de ce que faisait l’autre…

Mais c’était encore peu de choses, pas assez pour l’impliquer. Donc, si on ne pouvait encore l’écarter complètement des soupçons concernant cette affaire, rien ne permettait encore d’en faire une suspecte.

Zacharie Dubois était d’accord avec nous : il fallait désormais se concentrer sur les “aspects techniques” de l’enquête. Maintenant que l’autopsie de la victime était terminée, il fallait arriver à faire de même sur le robot et aussi arriver à faire parler l’ordinateur portable afin que les vidéos de la salle d’entrainement nous révèlent ce qui s’était réellement passé.

Nous décidames de nous répartir le travail : je m’occupais du robot et Claude du portable.

Le lendemain matin, j’appelais Allied RB au téléphone afin de savoir qui était l’expert en matière de robotique qui pourrait nous aider dans le diagnostic de cette machine. Assez rapidement, on me mit en rapport avec Éric Trudeau qui avait conçu le robot en question sous les directives et la supervision de Pierre Minier, l’homme de la situation quoi !

Trudeau accepta finalement de me rejoindre au laboratoire scientifique de la police belge où le robot était entreposé bien qu’il ait d’abord demandé (et même insisté) à pouvoir examiner le robot dans les ateliers d’Allied RB. J’ai dû lui expliquer que c’était légalement impossible et que, durant toute l’enquête, le robot devrait rester au laboratoire scientifique de la police belge comme “pièce à conviction”. De plus, il ne pourrait l’approcher et encore moins le toucher sans que je sois présent à tout instant et pour toute la durée nécessaire au diagnostic.

À l’heure dite, nous voilà donc tous les deux dans une grande pièce carrelée où se trouve le robot. Celui-ci est allongé sur la paillasse du labo. Éric me demande s’il peut commencer et je l’invite à procéder, curieux de voir comment il va faire… Il sort tout d’abord un espèce d’appareil d’électricien, genre voltmètre/ampèremètre afin de (je suppose) mesurer l’activité électrique éventuelle de la machine. Il fait vite la grimace…

– Ça va pas être facile, il n’a plus du tout de jus dans la caisse !

– C’est-à-dire ?

– Eh bien, le robot est autoalimenté par le courant qui est présent dans ses accumulateurs. S’il n’y a pas de courant, ça va pas être évident de procéder à un diagnostic…

– Vous pouvez contourner cela ?

L’alimenter en électricité depuis l’extérieur, ça doit être forcément possible, non ?

– Oui, mais pas évident avec l’équipement de ce “labo”… ça serait bien plus facile chez nous.

– Comme je vous l’ai déjà expliqué, ça va pas être possible…

– Je sais, je sais, simplement, c’était pour dire que vous ne me facilitez pas la tâche. Vous savez, les techniciens aiment bien râler, car on leur demande toujours des trucs impossibles à faire… alors, râler est notre manière de valoriser nos difficultés.

– Je comprends, je vous assure que je comprends. D’autant que nous avons tout notre temps, prenez la journée si c’est nécessaire, pas de problème, je peux attendre. Les seuls trucs qu’on ne peut pas faire, c’est bouger le robot et vous laisser seul avec lui.

– Et vous avez bien raison de ne pas me laisser seul avec ce truc, car là, j’ai vraiment envie de le réduire en poussière !

De plus, moi, je n’ai pas toute la journée : j’ai du travail qui m’attend au bureau. Bien plus de travail que je le voudrais, mais c’est ainsi. J’ai des équipes à superviser, des projets en retard, et ainsi de suite, vous savez ce que c’est.

– Rassurez-vous, je suis en mesure de vous procurer les documents de réquisition qui vous permettront de justifier votre absence auprès de votre employeur. Ce que vous faites-là pour moi, ce n’est pas me rendre service, c’est obéir à une injonction officielle, rien de moins.

Éric grogna et retourna à son travail. Cela prit deux bonnes heures pour alimenter de nouveau le robot en électricité. Éric m’expliqua que c’était long, car il prenait beaucoup de précautions afin de ne pas aggraver la situation actuelle qui, selon lui, “n’était déjà pas brillante !”. Au bout de ce long délai, il put enfin brancher un câble de diagnostic dans un interstice presque invisible du robot : fallait vraiment savoir que c’était là et à quoi ça servait pour s’y brancher !

Mais ma joie fut de courte durée, car je voyais bien qu’Éric n’obtenait pas grand-chose en sondant les différentes mémoires de stockage de cette machine.

– Bon, soyons clairs, y a plus rien de lisible dans ce truc !

J’espérais avoir les dernières images vidéos de la dernière utilisation, car il stocke en continu la dernière minute d’utilisation, mais c’est mort, y a plus rien, tout est effacé… le seul truc que j’ai réussi à lire, c’est la log système.

– Et que dit la “log système” ?

– Pas de quoi monter au plafond, j’en ai peur !

La log système enregistre juste les timestamp de mise sous tension et de mise en veille. Donc, à part les dates et heures d’utilisation du robot (heure et date précise de son activation à sa mise en sommeil et la durée de cette période), on ne saura rien de valable.

– Donc, votre diagnostic est bien que le robot a été détruit par le seau d’eau que l’épouse a lancé sur la machine, vous confirmez ?

– Un peu que je confirme !

Pour lui ça a dû être horrible : raz-de-marée et tremblement de terre en même temps, la totale !

Tous les circuits “nobles” ont grillé, et plutôt deux fois qu’une. Ne reste que le noyau système qui n’a pas trop souffert, mais c’est aussi parce que c’est le mieux protégé. Tous les autres circuits ont pris des surtensions massives parce que le voltage des servomoteurs s’est répandu partout, ça a dû être vraiment terrible. C’est même pas la peine de le démonter pour voir ce qui est récupérable et ce qui ne l’est pas : pour moi, tout est grillé et ce tas de ferraille est désormais bon pour la casse, même les recycleurs n’en voudront pas.

En fait, c’est même un miracle que j’ai pu le réactiver, mais ça, c’est parce que le noyau était encore en état sinon, on faisait chou blanc partout.

– Donc, si je vous suis bien, cette machine ne peut rien nous apprendre à part quand elle a été utilisée et combien de temps à chaque fois, c’est ça ?

– Tout à fait cela, rien d’autre à en tirer. Désolé de ne pouvoir plus vous aider. Je peux retourner à mon travail maintenant ?

– Encore une question, une question importante : cette machine peut-elle avoir été piratée à distance ?

– Piratée à distance ?

Mais pour quoi faire ?

– Eh bien imaginons que j’en veuille à la vie de Pierre Minier et que j’ai appris qu’il se servait d’un robot de combat pour s’entrainer… pas difficile de se dire qu’il suffit de prendre le contrôle du robot pour le transformer en une arme, une arme mortelle.

– Alors là, je vous arrête tout de suite : on peut l’imaginer, oui. Mais le faire, alors là, c’est une autre paire de manches !

– Et pourquoi pas ?

On a des centaines d’affaires de détournement de machines, y compris à distance. Vous n’avez pas entendu l’affaire de l’enlèvement du PDG de Volvo peut-être ?

Eh bien s’est arrivé alors qu’il était à bord de sa voiture de fonction… autonome. Les truands ont pris le contrôle de la voiture et l’on amenée tout gentiment à leur repère plutôt qu’au domicile du PDG !

– Oui, mais pour prendre le contrôle à distance, il faut que la machine en question soit dotée d’un moyen de communication… or, notre robot n’en avait pas, aucun, zéro. C’était un proto, réalisé sur mesure pour Minier selon les desiderata de Minier. S’il s’était s’agit d’une machine régulièrement commercialisée, bien sûr qu’on aurait inclus un module de communication, ne serait-ce que pour pouvoir faire les diagnostics à distance et ainsi de suite. Mais là, la place nous manquait et, en plus, Minier n’en voulait pas. On n’avait même pas de système de sécurité, c’est vous dire !

J’en ai discuté plusieurs fois avec Minier, mais il ne voulait rien entendre : il voulait son robot tout de suite, il ne voulait pas attendre qu’on ait soigneusement calibré les servomoteurs afin de ne pas déclencher de coups trop appuyés… mais pas le temps pour cela, on lui a livré dès qu’on eut terminé l’assemblage et les premiers tests. C’était de la folie, je le savais, mais Minier avait trop de poids dans la boîte pour que je puisse m’y opposer.

Pour tout vous dire, je n’ai pas vraiment été surpris quand j’ai entendu les nouvelles de l’accident…

– Mais nous n’avons pas encore conclu à un accident…

– Et que voulez-vous que ça soit ?

Minier a abusé de son robot, s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment, un coup trop brusque, un angle trop fermé et voilà, vos cervicales sont brisées et adios…

– Oui, ça expliquerait tout en effet. Sauf que…

– Sauf que quoi ?

– Sauf que Minier n’a pas reçu UN coup malencontreux, il a reçu une pluie de coups mortels. C’est un passage à tabac en règle qui a tué Minier, pas un geste trop appuyé d’une machine innocente et mal calibrée. Le robot s’est véritablement acharné sur Minier et il ne peut l’avoir fait que s’il était programmé pour cela.

De plus, je vous rappelle qu’avant cette soirée fatale, Minier a utilisé le robot sans aucun problème pendant des jours et des jours… S’est-il plaint auprès de vos services que le robot fonctionnait mal durant cette période ?

– Euh non, pas que je sache…

– Vous voyez, pas si simple, hein !

Donc, j’en reviens à ma question de base : le robot pouvait-il être piraté pour être détourné de son fonctionnement normal ?

Étant entendu que cela ne pouvait se faire à distance, j’ai bien compris, mais peut-être depuis le domicile des Minier, à leur insu…

– Ben, rien n’est impossible en matière d’électronique. Surtout qu’il s’agissait d’un proto vraiment à l’état brut. Le port de diag n’était même pas protégé par mot de passe, les échanges entre les modules n’étaient pas cryptés et ainsi de suite. Si cela n’avait dépendu que de moi, jamais cette machine n’aurait quitté nos ateliers.

Finalement, c’est une bonne chose que madame Minier l’ait détruite.

Je ressentis une impression bizarre en l’entendant évoquer Corinne Minier. Quelque chose d’indéfinissable sur le moment, mais qui sonnait faux.

– Donc, un piratage reste dans le domaine du possible ?

– Oui, oui, c’est possible. Mais faut quand même un niveau de compétence pas banal et, à part quelqu’un travaillant chez nous et connaissant nos protocoles, je ne vois pas de hacker capable de faire cela.

N’ayant plus rien à lui demander, je laissais Trudeau retourner à son travail, mais j’ai eu du mal à dissiper la fausse note finale de cet échange…

Le soir, retour à l’hôtel et encore une vidéoconférence avec Dubois pour faire le point à trois. Rien de mirifique de mon côté : Trudeau restait convaincu qu’il s’agissait d’un accident, mais sans pouvoir le prouver (et ce n’est pas le robot qui allait nous y aider). Du côté de Claude, pareil, morne plaine : l’ordinateur portable de Minier s’avérait très coriace, car si le mot de passe système n’avait résisté que quelques heures, il s’avérait que les vidéos elles-mêmes étaient sévèrement cryptées elles aussi.

Et là, il ne s’agissait pas seulement d’un mot de passe à faire sauter, mais bien de contenus lourds à reconstituer octet par octet, un travail de titan qui allait forcément prendre du temps.

Peut-on écrire pour un seul lecteur ?

Tous les auteurs sont confrontés à cette grande question, cette vraie question : pour qui écrit-on (qui vient en complément de l’autre question fondamentale : pourquoi écrit-on ?) ?

Tous vont vous répondre qu’ils préfèrent la qualité à la quantité. C’est sans doute vrai la plupart du temps. Mais quid quand la quantité est vraiment absente ?
Seriez-vous capable de continuer à écrire si ce n’était que pour un seul et unique lecteur ?

Aha, ici, le débat prend un tour épique : si c’est vraiment la qualité plutôt que la quantité qui vous motive, alors UN SEUL lecteur (ou lectrice) devrait être suffisant, non ?

Je dois dire que je pense être confronté à ce problème précis. Et je peux donc répondre : oui, même pour un seul lecteur, le plaisir d’écrire, la motivation à écrire est bien présente.

Cela ne m’arrive pas souvent de faire des séances de signatures/dédicaces… En voilà une à Lyon pour mon livre sur les réseaux sociaux, il y a déjà quelques temps…

J’ai la chance d’avoir un ami un Floride qui lit systématiquement tout ce que j’écris… Et mon fils Val fait pareil d’ailleurs (de quoi te plains-tu ? ça fait déjà deux !). De la part de ces deux lecteurs fidèles, j’ai toujours des retours riches et intéressants. Pas seulement sur le fait que ça leur a plut (ou pas) mais surtout sur le comment est-ce que ce récit à été reçu, ce qui les a touché, ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins.

Clairement, avec des retours de ce niveau, je ne peux me plaindre.

Présentation de mon nouveau livre : Affaire classée, un roman policier !

Je viens de publier un nouveau livre : Affaire classée. Pour moi, c’est vraiment une nouveauté car c’est mon tout premier roman policier. J’aime explorer de nouveaux domaines et je ne me vois pas me limiter à tel ou tel genre dans ma trajectoire d’écrivain.

Voici la couverture du livre :

Et voici une petite vidéo de présentation de cet ouvrage :

Recevoir un de mes livres gratuitement ? Il suffit de demander (poliment) !

Ce que je cherche avant tout dans ma démarche d’auteur de livres, ce sont les échanges avec les lecteurs (toujours riches et gratifiants), bien plus que les ventes en fait… Je parle dans cet article de mes chiffres de ventes et cela suffit à situer le sujet.

Donc, je ne veux aucun obstacle entre nous : si vous avez envie de lire un de mes livres, il suffit de me le demander et je vous l’envoie, gratuitement !

Mais oui, il n’y a pas d’astuce, rien qu’un formulaire à remplir (celui est en bas de cette page). Je vous demande juste de m’envoyer un retour, un commentaire une critique de l’ouvrage une fois lu (si c’est le cas). C’est cela, juste un échange auteur/lecteur/lectrice…

Bon, mon offre se limite tout de même aux versions numériques (PDF, mobi ou ePub) de mes livres. Si vous voulez une version papier, il faudra l’acheter sur Amazon tout de même (mais mes livres ne sont pas chers). Si vous ne savez pas quel livre choisir, voyez du côté de cette page où ils sont tous listés. Si c’est la fiction qui vous intéresse, j’ai des livres de SF (Perdu dans le temps, PMC, L’empereur, La guerre des Froes), de fantastique (Un auteur à succès), sur l’informatique et l’espionnage (Hacking) et même sur les sports-mécaniques (Dr Miracle). Si c’est le non-fiction que vous préférez, j’ai “Cette révolte qui ne viendra pas“, une Histoire de l’informatique avec “Cow-boys contre Chemin de fer” ou les réseaux sociaux avec “Le miroir brisé des réseaux sociaux“…. Encore le sport-auto avec la biographie de Soheil Ayari ou “La malédiction des champions du monde de F1“.
Si vous aimez le moto, j’ai ce qu’il vous faut : Freedom Machine, la moto rend jeune !
Enfin, pour les fans de SimRacing, j’ai “SimRacing, découverte et progression” qui est, en toute modestie, la référence en Français sur le domaine.

Bref, “y a du choix” comme dirait Poelvoorde…

Bien, comment ça se passe alors ?

C’est très simple : vous remplissez complètement (et exactement svp, si l’adresse email est fausse par exemple, je ne peux rien faire !) le formulaire ci-dessous et quand je reçois votre message, je vous envoie (laissez juste 24H de délai…) le lien permettant de télécharger le livre désigné dans le format voulu… Simple, non ?

Après, c’est à vous de jouer.

Demandez votre livre gratuit !
Tous ces titres sont triés par ordre de publication, le plus récent en premier.
Pourquoi vouloir ce livre ? Merci de m'expliquer (même brièvement) les raisons de votre choix.

La terrible vérité sur les ventes de mes livres…

De temps en temps, je vous ai proposé un post sur les ventes de mes livres. Je partageais ainsi mes expériences et la réalité de ce mini-business, en France tout du moins… Vous pouvez retrouver ces posts ici : décembre 2011, mai 2013, septembre 2013.

Aujourd’hui, je reviens sur ce sujet pour vous avouer que mes ventes se sont dramatiquement réduites… En effet, nous sommes passés d’un record de plus de 400 exemplaires par mois en 2013 à quelques dizaines par mois (entre 40 et 60) cette année. Un recul d’un facteur de dix, ce n’est pas négligeable !

Que s’est-il passé ?
Je ne peux être sûr de rien, mais j’ai quand même quelques soupçons. Tout d’abord, l’offre de livres (et en particulier au format numérique) s’est beaucoup développée alors que, dans le même temps, les gens lisent de moins en moins… cherchez l’erreur !

Donc, j’ai clairement bénéficié d’un “âge d’or” qui a été bref et spectaculaire : de 2011 à 2014 (soyons larges), les ventes de livres sur Kindle se sont rapidement développées et ont ensuite décliné (les miennes en tout cas). Je ne cherche pas à faire pleurer sur mon cas (ce serait vain et je suis quasiment certain que mon cas n’est pas isolé), simplement à présenter les choses comme elles sont.

Je peux tout de même constater certains faits : en premier lieu, il semble que ce sont mes livres les plus anciens qui résistent le mieux. Sans doute parce que ce sont ceux qui ont le plus de commentaires (positifs dans le meilleur des cas !). Mes derniers livres, au contraire, ne semblent pas décoller… ceci explique cela ?

Ensuite, je constate qu’Amazon domine de la tête et des épaules ce marché. Mes livres étaient disponibles sur toutes les principales plateformes et j’ai donc pu voir les vrais chiffres. En dehors des ventes Amazon (au format Kindle donc), les autres plateformes ne représentaient que des volumes ridicules, quasiment rien en fait. C’est pour cela que j’ai fini par me concentrer sur Amazon, tout simplement. Je précise que tous mes livres sont également disponibles au format papier, mais que, une fois encore, je constate que seul le format numérique se vend de façon significative (même si ça reste bas par rapport aux sommets de 2013…).

Encore un nouveau livre : l’Empereur !

Eh oui, je ne peux pas m’en empêcher : alors que je devais travailler sur la saison 1971 de Dr Miracle (ça vient, rassurez-vous), j’ai eu une nouvelle inspiration sur un sujet différent. Les “moments d’inspiration” sont trop précieux pour être négligés, je me suis donc mis à écrire “l’Empereur”.

Le pitch du livre est simple :

C’est un récit court, mais vertigineux, car il démontre que nous ne sommes que des jouets et que nos décisions découlent de l’environnement qui nous entoure. Il s’agit d’un professeur d’université enlevé par des extra- terrestres (les Mons, dans une galaxie lointaine, on sait peu de choses sur eux…) afin de devenir leur empereur et de mener la guerre contre leurs voisins (sur lesquels on en sait encore moins !), rien que cela… Bien entendu, rien n’est conforme aux apparences !

Et voici aussi une petite vidéo pour compléter cette présentation…

Il est déjà disponible sur Amazon, aussi bien version papier (seulement 3,78 € !) que Kindle

La couverture de la version pour Kindle.