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Lecture du livre « Le fait technique » : l’introduction

Comme promis, voici la vidéo de la lecture de l’introduction de mon nouvel ouvrage « le fait technique »…

J’ai mis le texte complet également après…

La lecture verbatim : un excercice difficile !

Introduction

L’évolution technique est mal connue et mal comprise

La technique n’intéresse pas les intellectuels. Ils préfèrent débattre de Marx, de sociologie, de culture générale et d’autres sujets que de se pencher sur la technique et son influence sur la société, “il y a des ingénieurs pour cela…” répondent-ils en riant (avec et c’est important, un reniflement de mépris bien appuyé… histoire de montrer qu’ils sont bien au-dessus de cela !) !

Normal, ils ont suivi principalement des études littéraires, ils ont creusé les écrits des philosophes et des grands penseurs et, parmi ces derniers, aucun ou presque ne s’est intéressé à la science et encore moins à la technologie. Et pourtant, qui pourrait nier que notre époque est déterminée par la technique moderne, qu’elle s’immisce dans tous les détails de nos vies, qu’elle la détermine de plus en plus profondément ?

Et avec cela, il ne faudrait pas s’en occuper ?

Une histoire mal-aimée

L’histoire de l’évolution de la technique est mal connue, mal comprise et même mal aimée. On ne voit pas son importance. Rares sont les penseurs comme Jacques Ellul à s’être penché sérieusement sur le “le fait technique” de notre époque.

J’affirme qu’il faut décrypter les mécanismes de l’évolution technique passée afin de mieux être en mesure d’anticiper ses mouvements dans le futur. Aujourd’hui, tout ce qu’on entend à ce sujet est consternant de bêtises et d’idées reçues : progrès foudroyants, accélération sans fin et croissance sans limites, entre autres… Ce n’est pas avec ces platitudes convenues (et fausses !) que vous allez être en mesure de comprendre ce qui se passe en la matière !

Dépourvu de la connaissance des mécanismes de l’évolution technique, vous serez toujours surpris et éventuellement déçus par la façon dont se passent réellement les choses. Certes, la plupart des prévisions que l’on fait sont vouées au ridicule, mais c’est souvent parce qu’on essaye d’être trop précis et/ou trop spécifiques (se focaliser sur un seul domaine alors que la technique s’immisce partout).

Pour éviter ces déconvenues, il faut reprendre tout depuis le début pour vraiment analyser, étape par étape, comment on est passé en seulement deux siècles d’une société essentiellement rurale à notre technostructure actuelle où tout semble être dicté par des machines et des logiciels…

Une vision juste des capacités réelles de la technique

Une vraie compréhension des lois qui gouvernent l’évolution technique va nous éviter de faire des contresens tels que ceux qu’on entend trop de nos jours comme l’illusion que l’évolution s’accélère (rien n’est plus faux, on le verra en détail dans le chapitre 7).

Prenons un exemple rapide avec les deux erreurs à ne pas commettre au sujet de la technique : le mépris ou la surévaluation, car les deux mènent à des impasses. Avec la première, vous rejetez la technique et vous vous empêchez de prévoir l’impact qu’elle aura sur vos décisions. Avec la seconde, vous faites le contraire : vous accordez trop de crédit dans la technique et vous attendez des résultats irréalistes (et, forcément, vous allez être déçu).

Pour éviter de vous engager dans ces impasses (et d’autres), il faut avoir une vision juste de la nature réelle de la technique (son essence même) : ce qu’elle peut et à quel rythme, ce qu’elle ne peut pas ou pas rapidement.

Cet ouvrage va justement vous aider à avoir les idées claires sur ces sujets, ça c’est pour le fond. Pour la forme, on va rester éloignés des approches académiques traditionnelles qui sont souvent ennuyeuses… Au contraire, l’histoire de la technique peut être ludique et captivante.

Une histoire fascinante

Embarquez avec moi dans ce panorama de l’évolution technique récente (nous allons nous contenter de remonter à la période du début de la fameuse “révolution industrielle”) et vous allez voir combien les tenants et aboutissants de cette transformation (ainsi que ses limites) sont intéressants.

Ensemble, nous allons exposer et expliquer des notions nouvelles comme le “cycle de l’escalier”, “l’empilement vertueux” ou déjà connues comme le “cercle vertueux” ou les “retours décroissants”. Cette revue de détail va vous permettre de saisir l’influence réelle de la technique sur notre civilisation et ainsi de mieux anticiper ce vers quoi on va. Croyez-moi, même sans être (ou sans devenir) technicien, cette histoire va vous fasciner !

Dans les chapitres qui constituent cet ouvrage, vous serez peut-être surpris que j’évoque assez peu (voir pas du tout) la question du numérique qui nous occupe tant de nos jours. En fait, j’ai regroupé mon avis sur cette importante question dans le chapitre douze, le dernier. Ainsi, la boucle sera bouclée.

Quelques mots sur moi

J’écris sur l’évolution technique depuis maintenant plus de vingt ans. Je m’efforce d’aller au-delà des idées reçues et de faire le tri dans ce que la propagande (très active dans le domaine technique) veut nous faire avaler. Je suis donc souvent à contre-courant de la pensée unique, mais, ne vous y trompez pas, je ne suis ni un techno-sceptique ni un techno-pessimiste. En réalité, je m’émerveille tous les jours (oui, tous les jours !) de ce que la technique nous a apporté et les immenses possibilités dont nous jouissons sans même nous en rendre compte (sans même parler du confort…). Je ne voudrais certainement pas d’un retour en arrière, en aucun cas.

Dans cet ouvrage, j’essaye simplement d’avoir une vision juste de l’influence (énorme !) de la technique sur notre société et de son évolution (qui n’est pas tout à fait celle qui nous est présentée), ce qui est déjà un travail considérable auquel je m’astreins tous les jours.

Un nouveau livre : Le fait technique

Voilà, c’est fait, encore un nouveau livre de publié !

Cette fois, il s’agit d’un livre sur la technique, l’évolution technique, la culture technique… Pour me faire comprendre, je vais reprendre ici la présentation du livre déjà disponible sur Amazon (version Kindle et version papier, brochée et reliée)…

La couverture du livre…
Petites explications de l’auteur…

J’ai créé une playlist sur SoundCloud pour avoir la lecture des chapitres en podcast, voir à https://soundcloud.com/lefebvre-alain/sets/le-fait-technique-lecture-des

Et une autre playlist sur YouTube pour les versions vidéo, voir à https://www.youtube.com/watch?v=ul76mG3QrHk&list=PLprHUtvQI2ACuJJHjng85yzzaJ2HX3R6X&ab_channel=LefebvreAlain


L’évolution technique n’est pas un sujet qui passionne les foules. Pire, on constate à son sujet une collection fournie d’idées reçues qui ne résiste pas à la moindre analyse.

Cet ouvrage va vous permettre de détruire ces idées reçues et de les remplacer par des concepts roboratifs comme l’empilement vertueux. 

C’est important d’avoir une vision juste de la technique et de son potentiel réel car la technique sous toutes ses formes a été et reste encore la force majeure qui a forgé l’époque moderne. Et si les techniques évoluent sans arrêt, la technique elle, sa nature profonde, ne varie pas.

L’histoire de l’évolution de la technique est mal connue, mal comprise et même mal aimée. On ne voit pas son importance. Rares sont les penseurs comme Jacques Ellul à s’être penché sérieusement sur le “le fait technique” de notre époque.

J’affirme qu’il faut décrypter les mécanismes de l’évolution technique passée afin de mieux être en mesure d’anticiper ses mouvements dans le futur. Dépourvu de la connaissance des mécanismes de l’évolution technique, vous serez toujours surpris et éventuellement déçus par la façon dont se passent réellement les choses. Certes, la plupart des prévisions que l’on fait sont vouées au ridicule, mais c’est souvent parce qu’on essaye d’être trop précis et/ou trop spécifiques (se focaliser sur un seul domaine alors que la technique s’immisce partout).

Pour éviter ces déconvenues, il faut reprendre tout depuis le début pour vraiment analyser, étape par étape, comment on est passé en seulement deux siècles d’une société essentiellement rurale à notre technostructure actuelle où tout semble être dicté par des machines et des logiciels…

Embarquez avec moi dans ce panorama de l’évolution technique récente (nous allons nous contenter de remonter à la période du début de la fameuse “révolution industrielle”) et vous allez voir combien les tenants et aboutissants de cette transformation (ainsi que ses limites) sont intéressants.

Ensemble, nous allons exposer et expliquer des notions nouvelles comme le “cycle de l’escalier”, “l’empilement vertueux” ou déjà connues comme le “cercle vertueux” ou les “retours décroissants”. Cette revue de détail va vous permettre de saisir l’influence réelle de la technique sur notre civilisation et ainsi de mieux anticiper ce vers quoi on va. Croyez-moi, même sans être (ou sans devenir) technicien, cette histoire va vous fasciner !

Dans les chapitres qui constituent cet ouvrage, vous serez peut-être surpris que j’évoque assez peu la question du numérique qui nous occupe tant de nos jours. En fait, j’ai regroupé mon avis sur cette importante question dans le chapitre douze, le dernier.

Ainsi, la boucle sera bouclée.

Tous mes livres en un clin d’oeil !

J’ai enfin pu rassembler la collection complète de mes livres en version papier… Voici donc les photos de cette « collection » : 36 livres. En fait, je n’en ai écrit que 30 mais il y a là les différentes éditions de certains… voilà pourquoi.

Pouvoir faire cette photo fait plaisir mais je suis bien conscient que c’est juste la situation d’un instant : j’ai toujours au moins un nouveau livre en préparation !

Bientôt, je vais pouvoir vous présentez ma nouvelle création : « Le fait technique »… Patience, ça ne va plus être long puisque le premier jet est terminé et que j’entame désormais les phases de correction, mise en page et illustrations…

Avec le sourire !
En haut, les livres de fiction, en bas les livres techniques…

Notre livre sur l’histoire de l’informatique : une mise à jour nécessaire

Je viens de recevoir le message suivant :

===

Bonjour, Je viens de commencer votre livre sur l’histoire de l’informatique. Et malheureusement, il semble que vous vous soyez fait voler votre site histoireinformatique.com. Visiblement, vous avez copié toutes les images du livre… sur ce site donc on peut y accéder. Mais c’est dommage car tous les QR codes du livre ne marchent plus.
===

Et voilà ce que j’ai répondu :

Alors, effectivement, j’ai rapatrié les images sur mon blog principal mais ce n’est pas pratique à consulter. Je dois donc faire une mise à jour de mon livre (avec les images intégrées dans l’ouvrage…) et, quand ça sera fait, vous serez le premier à recevoir la nouvelle version !
Merci de me l’avoir signalé.

Donc, vous l’aurez compris, je suis en train de réaliser une grosse mise à jour de cet ouvrage afin de corriger tout cela… Eh oui, les livres réclament une « maintenance » qu’il faut effectuer régulièrement si on veut les garder « vivants »…

Un nouveau livre (dans un sens) : du client-serveur au Web

En vingt ans, de la fin des années 80 à la fin des années 2000, l’informatique des organisations a connue un développement formidable en passant par des étapes fameuses comme le modèle client-serveur, l’intranet et le Web programmable grâce à LAMP.

Et c’est justement ces tournants significatifs et structurants que j’ai, en quelques sortes, chroniqué dans ce nouveau livre. En réalité, cet ouvrage est une compilation formée de mes trois premiers livres publiés chez Armand-Colin et Eyrolles :

Architecture client-serveur (1993)

Intranet, client-serveur universel (1996)

Web client-serveur, le triomphe du client léger (1998)

Mais ces trois livres n’étaient plus distribués depuis un moment. On pouvait encore en trouver d’occasion ça et là mais je voulais mieux que cela. Je voulais aussi qu’ils soient disponibles au format Kindle. Bref, je voulais que mes « vieux » livres soient aussi bien traités que les nouveaux…

Donc, je me suis lancé dans ce projet de restauration de ces livres afin de pouvoir les publier de nouveau dans une forme « nettoyée » mais sans altérer le contenu original. Au fur et à mesure de ce projet (commencé il y a six mois), j’ai décidé de rassembler ces trois livres en un seul et d’ajouter un commentaire à la fin de chaque chapitre, commentaire bien identifié comme faisant partie de la présente édition. Le but de ce commentaire est de comparer ce que j’écrivais à l’époque de la première parution avec ce qu’on sait désormais.

La couverture du livre actuel qui vient d’être publié sur Amazon.

Globalement, je n’ai pas à rougir de ce que j’ai rédigé alors, bien au contraire !

La plupart du temps, j’ai tapé juste et j’ai annoncé, souvent avec pas mal d’avance, comment tout cela allait évoluer : les formes qui allaient triompher et celles qui allaient disparaitre… Pas un score de 100% juste mais pas loin !

Ce travail « d’archéologie littéraire » m’a occupé de nombreuses heures et je suis plutôt satisfait du résultat. Evidemment, l’ouvrage résultant est assez volumineux (la version papier fait pas moins de 621 pages !) et je ne me fais aucune illusion sur son présent impact : seuls les plus passionnés d’Histoire de l’informatique pourraient avoir intérêt à lire ce livre…

Mais, comme d’habitude, j’ai d’abord fait ce travail pour ma propre satisfaction personnelle.Ceci dit, en relisant ces lignes, je me suis vraiment aperçu que l’histoire de l’évolution technique n’est qu’un perpétuel cycle qui se déroule toujours de la même façon, avec les mêmes exagérations et le même processus de maturité (ou d’oubli !). Sur ce point au moins, ce livre est très actuel.

Vidéo de présentation de mon nouveau livre « Vers l’informatique raisonnée »…

Faut sourire Lefebvre !

==== Les témoignages des premiers lecteurs ==

Le livre décrit avec simplicité ce que devrait être la frugalité dans l’informatique. Une approche pragmatique et qui tient du bon sens. Je me suis retrouvé personnellement confronté à des situations décrites dans le livre. Les status « ne sera pas implémenté » ou « fonction équivalente existante » ont été difficile a défendre par mes équipes lors des comités produits mais nous apportent ainsi qu’à nos clients quotidiennement le meilleur.

Un livre qui présente une vision claire, avec des explications limpides pour un objectif précis.  L’auteur s’est conformé dans son écriture à ce qu’il conseille en informatique.

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C’est un ouvrage très accessible, à dévorer en quelques heures de lecture par toute personne ayant un contact avec les outils informatiques au sein d’une entreprise. Les idées exposées dans ce livre ont conforté mes convictions, élaborées au regard de mon expérience et de ma volonté de rester sur des principes sains, réalistes et se fondant sur le bon sens.<br>

J’ai particulièrement apprécié l’ouverture et l’analyse exposée au sein du chapitre 5 notamment sur la loi de Moore et l’IA.

Enfin, je ne verrai plus dorénavant le shadow IT uniquement comme un risque (par exemple, la perte de données liée à l’hébergement sur un PC basique sous un bureau, d’une base de donnée devenue au fil du temps critique …), mais aussi comme une réelle opportunité de capitaliser sur une réflexion métier concrète, modélisée dans une application à sécuriser et à professionnaliser au bénéfice des utilisateurs.

Avec Redsen, nous organisons un webinaire sur « l’informatique raisonnée » le 25 septembre prochain… inscrivez-vous via ce formulaire !

Un nouveau livre : vers l’informatique raisonnée

C’est toujours un grand plaisir et une intense satisfaction que de dévoiler un livre sur lequel on a travaillé pendant des mois !

Cette fois, je peux même dire que ça fait des années puisque cette idée de concept (proposer une nouvelle approche de l’informatique en entreprise, l’informatique raisonnée) m’est venu dès 2005 mais j’ai mis un peu de temps à la concrétiser…

Un cap, pas une destination…

Mais cette fois, ça y est : je peux enfin dévoiler ce concept qui m’est cher et qui, en quelques sortes, récapitule tout ce pour quoi j’ai milité tout le long de ma carrière professionnelle. En gros, l’informatique raisonnée, c’est mettre fin au gâchis qui caractérise trop souvent l’informatique professionnelle. Voici le texte de présentation du livre :

Avec les évolutions qu’a connues notre informatique professionnelle ces vingt dernières années, les pionniers des années soixante auraient du mal à la reconnaître !
À tel point qu’on emploie de moins en moins le mot “informatique” lui-même, un glissement sémantique significatif. Mais justement, si on dresse un bilan de l’informatique professionnelle à ce jour, il va être sévère : en effet, le niveau de frustration et de rejet des organisations vis-à-vis de cette ressource essentielle est dû aux errements de ces dernières décennies qu’il devient désormais impossible de dissimuler. Entre des projets de développement d’applications en interne qui échouent trop souvent, un héritage (legacy systems) et une dette technique écrasante (mainframes, ERP), cela fait effectivement beaucoup.
Heureusement, pour sortir de ces impasses et de ces ornières, j’ai un concept à vous proposer : l’informatique raisonnée.L’informatique raisonnée vous offre une démarche qui s’appuie sur des principes simples et bénéfiques. Cette démarche va vous permettre de reprendre la main sur la ressource informatique de façon sereine et durable.J’ai mené la rédaction de ce livre tambour battant !
Des chapitres courts, incisifs qui vont directement au cœur du problème sans s’égarer en circonvolutions inutiles. Le but n’étant pas de délivrer un traité académique exhaustif, mais, de façon plus utile à tous, de faire le point sur une question sérieuse qui va conditionner une bonne partie de notre (nous, les professionnels) pratique future de l’informatique.Les trois premiers chapitres sont consacrés au bilan de ces dernières décennies, le “pourquoi faut-il changer” en clair. Le 4e chapitre est le cœur de cet ouvrage, c’est le “avec quoi” on peut et on doit changer pour prendre enfin le bon cap en matière d’informatique pour les organisations. Si vous êtes pressés, vous pouvez commencer par ce chapitre, mais s’il vous reste un doute sur la nécessité de rompre avec les pratiques habituelles, le reste du livre s’avérera une lecture édifiante…

La couverture du livre.

J’ai commencé à exposer ce concept dans différentes chroniques :

http://www.jouvenot.com/vers-linformatique-raisonnee/

https://www.redsen-consulting.com/fr/inspired/tendances-decryptees/vers-une-informatique-raisonnee

Une vidéo pour présenter mon livre…
Une interview bien menée.

Un nouveau livre : FUSAC

Je viens de publier un tout nouveau récit sur lequel je travaillais depuis des mois. Je suis particulièrement content de l’avoir achevé car, cette fois, j’ai voulu franchir un palier en matière de description. Pour ceux et celles qui me lisent, vous savez que mon style est assez pauvre en description, tout simplement parce que j’ai horreur des descriptions trop longues chez les autres auteurs… Mais il fallait trouver un juste milieu entre trop de descriptions et trop peu. C’est justement pour progresser sur ce plan que j’ai soigné la forme de cette nouvelle fiction.

Il s’agit d’une histoire d’argent. Un « ménage à trois » entre la banque Rinaldi qui arrange les fusions-acquisitions (d’où le titre…) du groupe ARMT et de sa nouvelle cible, la société Safico qui oeuvre dans le domaine de l’informatique. Le récit présente les turpitudes et les péripéties qui émaillent ce rapprochement… Je vous laisse découvrir le reste !

Comme d’habitude, le livre est disponible sur Amazon, tant en version papier que numérique.

Mon style de couverture habituel…

Pourquoi écrire votre autobiographie est bon pour vous…

Depuis quelques mois, j’écris mon autobiographie à la demande de mes fils. Je le fais très sérieusement en commençant par le début. Bien entendu, ça n’est pas destiné à être publié. Je le fais uniquement à titre privé pour transmettre quelque chose de mon parcours à ma descendance comme on dit. Ceci dit, je m’aperçois que cet exercice a bien des vertus. Pour commencer, il vous oblige à revenir sur votre parcours, à l’analyser, a essayer de le comprendre en fait. Mais c’est aussi l’occasion d’avoir un autre regard sur les époques que l’on a traversé.

Certes, une autobiographie c’est pour parler de soi, mais rien n’empêche d’en profiter pour faire un peu d’analyse sociétale et de dire, principalement pour mes fils, comment c’était “avant”…

Je conçois tout à fait combien ce genre d’ouvrage peut paraître être prétentieux quand on est pas soi-même une célébrité. Mais après tout, pourquoi donc ce type d’exercice serait-il réservé aux personnages célèbres ? 

Je conçois aussi que cette écriture peut-être considéré comme intimidante voir inaccessible et c’est justement pour ça que je vous en parle aujourd’hui déjà. Si on fait ça à titre privé, inutile de se soucier du regard des autres. Après tout votre récit n’est destiné qu’aux yeux des gens qui vous connaissent et qui, espérons-le, vous apprécient. Donc, laissons-là la timidité bien connue vis-à-vis de l’éventuelle page(s) blanche(s). Je suis certain que vous aurez bien des choses à raconter et je suis également certain que cela va intéresser vos proches.

Car, combien de fois constate-t’on que les enfants ne savent finalement pas grand-chose sur leurs parents. Ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont surmonté, ce par quoi ils sont passés, et même combien le monde était différent alors à leur époque. C’est bien pour cela et pour d’autres raisons encore qu’une autobiographie se justifie à mon avis dans tous les cas.

Puisque nous avons réussi à justifier la démarche voyons maintenant comment on s’y prend pour arriver au bout. La première vraie difficulté que j’ai constaté, c’est de savoir faire le tri. En effet il est illusoire d’imaginer qu’on va pouvoir “tout” raconter. On est donc continuellement en train de choisir parmi les épisodes dont on arrive à se souvenir. 

Or, voici quelques préambule que j’ai ajouté avant de débuter certains de mes chapitres. 

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Avant de commencer ce chapitre, quelques réflexions sur ma démarche. Généralement, quand on rédige son autobiographie, c’est qu’on sent que notre temps est passé et c’est aussi l’occasion d’un retour méditatif sur ces événements et leurs déroulements. C’est aussi le cas pour moi et je m’aperçois que c’est également un exercice délicat : que prendre, que laisser ?

Faut-il détailler tel épisode ou mieux expliquer tel autre ?

Je m’aperçois que, quel que soit mes efforts en la matière, le résultat ne sera pas parfaitement équilibré, mais qu’importe, l’important est de le faire. Je m’aperçois aussi que je manque cruellement de photographie pour illustrer mes propos. Internet permet de compenser un peu, mais cela m’arrive souvent de penser “ah, c’est dommage que je n’ai pas pris cela en photo”. Mais, d’un autre côté, on traverse sa vie pour la vivre au mieux, pas pour la documenter avec précision.

Bref, reprenons le cours de ce “récit” où nous l’avions laissé…

En effet cette autobiographie est rédigée presque sous la forme d’un dialogue avec mes fils point donc je m’adresse directement à eux dans ces pages.

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L’écriture de cette autobiographie est un exercice particulier. Au début, je pensais que j’aurais du mal à me souvenir de tous les détails, mais finalement, ce n’est pas là que se situe la difficulté. Le fait de me plonger dans mes années passées fait quasi automatiquement remonter à la surface tout ce dont j’ai besoin de me souvenir, au fur et à mesure. Ce qui est difficile, c’est plutôt de choisir quoi raconter et quoi laisser de côté. Il ne s’agit pas de cacher quoi que ce soit, mais plutôt de savoir faire un tri utile : si je devais vraiment tout raconter, on y serait encore dans des années !

Tout n’est pas utile pour comprendre par quoi je suis passé. Je suis évidemment obligé de me concentrer sur l’essentiel. Mais, en même temps, je réalise que les épisodes que je choisis de laisser de côté ont compté en leur temps. Quand je les ai vécus, ça comptait même beaucoup ! 

Cependant, avec le recul, je m’aperçois que cela n’ajoute pas grand-chose à mon histoire (oui, ça reste une histoire même si je la raconte avec autant de sincérité que possible) et donc, sans regret ni arrière-pensée, je les garde pour moi. Car au fond, il ne s’agit plus que d’anecdotes.

Tout cela pour dire qu’écrire ces chapitres me remue pas mal et fait tourner ces souvenirs au plus profond de moi. Cela provoque forcément des questions : est-ce qu’on est défini par ses souvenirs ?

Se retourner sur sa vie passée est-il un exercice facile ?

Peut-on être satisfait de ce qui s’est passé tout en étant satisfait de la manière dont on y a fait face ?

Toutes ces questions, je me les pose tous les jours et il n’y a aucune réponse satisfaisante. Cependant, vos retours enthousiastes m’encouragent beaucoup à persister dans cette voie. Merci pour votre soutien.

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Comme d’habitude, avant de débuter ce chapitre, un peu de réflexion sur cet exercice (l’écriture de cette autobiographie). Au risque de me répéter, je réalise que cette écriture me fait réaliser, comprendre, beaucoup de choses sur mon parcours qui seraient restées enfouies sans cette démarche. Ainsi, de nombreux événements qui me paraissaient anodins à l’époque se sont finalement révélés déterminants. Et, à l’inverse, certains épisodes vécus comme très importants sur le moment n’ont pas grande importance une fois qu’on les regarde avec un certain recul (et du recul, désormais, j’en ai !).

Tout cela pour dire qu’on est malheureusement incapable d’avoir du recul sur l’instant présent. Ce serait pourtant nécessaire, il faudrait être capable de, à tout moment, d’appliquer la règle des 10/10/10 : comment vais-je voir cette situation qui vient de me frapper (la plupart du temps négativement d’ailleurs, c’est toujours les situations contraires qui nous frappent avec le plus d’impact, on ne sait mettre le curseur au même niveau pour les situations positives, hélas) dans dix heures, dix jours, dix semaines ?

Et c’est encore plus vrai si on décale encore l’ordre de mesure : dix semaines, dix mois, dix ans… Vous voyez l’idée.

Bref, ce qu’on fait dans l’instant ne semble pas toujours important et c’est pourtant cette accumulation d’actions, de choix, de décisions qui nous détermine, souvent au plus profond de nous, discrètement. Je n’ai pas de règle ou de recette à proposer à ce sujet, je me contente de le constater…

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Je me disais aussi, dernièrement, que le regard qu’on portait sur les événements passés dépendait aussi de l’humeur du moment. En particulier en ce qui concerne les personnes qu’on a croisées. Avec le temps, les différences ont tendance à s’estomper et ceux ou celles qu’on a rejetés, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, n’apparaissent plus comme si mauvaise une fois que le temps a fait son œuvre.

Tout cela fait aussi s’interroger sur ce qui nous constitue, en tant qu’individu. Suis-je vraiment encore la même personne que lors de ces épisodes ?

Évidemment non, j’ai changé bien sûr. Mais ce changement est-il de surface (je me suis adouci, ma forme physique s’est altérée et ainsi de suite) ou plus profond ?

Par exemple, prendrais-je les mêmes décisions en sachant ce que je sais aujourd’hui ?

Ces questions tournent dans ma tête aujourd’hui et je suis obligé d’admettre que je n’ai pas de réponse à ces questions… Notre passé, nos souvenirs nous définissent-ils en tant qu’individu ?

Oui, sûrement au moins en partie, mais pas totalement puisque je ne vais pas avoir le même regard sur mes souvenirs selon les époques, ma situation et/ou mon humeur. En ce moment, j’imagine souvent retourner en 1975 et vivre cette époque avec mes souvenirs actuels… Je ne sais pourquoi cette hypothèse (impossible) m’occupe, mais je n’arrive pas à m’en détacher. Peut-être est-ce tout simplement le résultat de remuer tout cela en l’écrivant pour vous !

Allez, au travail, c’est pas en rêvassant que cette autobio va s’écrire !

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Revenir sur son passé comme je le fais ici pour vous, c’est aussi s’apercevoir qu’on a manqué des épisodes !

Depuis que je pense au prochain chapitre à écrire, je me remémore sans cesse des faits plus ou moins importants qu’il faudrait raconter, même si cela implique de revenir en arrière quelquefois (je ne vais pas le faire systématiquement sinon, on n’avancerait pas !). Jusque-là, j’ai respecté l’ordre chronologique et je vais continuer à le faire, mais, certaines fois, un petit “flashback” sera nécessaire (et intéressant) afin d’expliquer comment j’en suis arrivé là.

Et cette fois, justement, j’ai un de ces épisodes à vous raconter qui nécessite un court retour en arrière.

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C’est pour illustrer ses chapitres qu’on s’aperçoit qu’on a besoin de photos, de beaucoup de photos. C’est là où on se dit qu’on aurait dû tout numériser depuis le début, dès que c’était possible. Croyez-moi, on n’en a jamais assez. Heureusement, grâce à internet, on retrouve plein de choses en ligne, y compris des inédits, y compris des réponses à des questions que l’on se posait depuis 40 ans. Vraiment sur ce plan-là, c’est tout à fait formidable de disposer des moyens que l’on a aujourd’hui. 

Bref, vous l’aurez compris, je suis très favorable à ce que chacun écrive son autobiographie et la diffuse à ses proches. C’est un bon exercice, ça fait du bien à tout le monde, que demander de plus ?

Présentation de mon tout dernier livre : Le facteur chance.

C’est un livre que j’ai commencé durant l’été 2019 et que je termine seulement maintenant… six mois, c’est la moyenne quoi !

La couverture de mon livre « Le facteur chance ».

Comme je l’explique dans la vidéo ci-dessous, l’action se déroule dans le contexte de la saison 2019 de F1 mais, contrairement aux apparences, il ne s’agit PAS d’un livre sur la F1…

Courte vidéo de présentation de mon livre « Le facteur chance ».

Comme je l’annonce dans cette vidéo, j’en prépare une autre, bien plus longue, qui sera une sorte de « making-of » de cet ouvrage.

Comme toujours, mon livre est d’ores et déjà disponible sur Amazon, que ce soit la version papier ou la version Kindle.

Pour lever (un peu) le voile sur le contenu de ce livre, voici un texte de présentation :

Le facteur chance. C’est le facteur différenciant, la clé de voûte des champions, la touche magique qui transforme les rêves une réalité.
Et si ce n’était finalement pas le cas ? Quelle rôle joue la chance dans la victoire en F1?
Que se passerait-il si un nouveau pilote apparaissait soudainement en F1 et se mettait à tout gagner ?
Fred Night, nouveau venu dans la catégorie, débarquant comme parfait inconnu et totalement inaperçu triomphe d’entrée de jeu puis encore et encore dans des circonstance complètement folles.
Il surprend tout le monde autant par ses performances que par son attitude. Fred Night, un pilote mongol (né en Mongolie mais de parents britanniques) au calme imperturbable. Alors qu’il évolue dans une écurie de seconde voire troisième zone (Racing Point), Fred triomphe calmement à chaque course. Bien entendu, des circonstances exceptionnelles entourent ses victoire mais le plus extraordinaire, c’est quelles se manifestent à chaque fois (bien de manière différente), comme si un scénariste et un metteur en scène intervenaient dans les coulisses…
Il est insaisissable, il est révoltant, il est totalement imprévisible. C’est du jamais vu !
Le monde de la F1 n’était pas prêt pour ça, le monde sportif n’était même pas prêt pour lui. Face à ces « tempêtes du hasard », les champions habituels sont impuissants et les écuries dominantes restent sans réponse. Comment vont réagir le milieu, les médias et les fans ?
Mais qui est-il vraiment, ce personnage indomptable aussi mystérieux que tranchant ?
Désormais n’y a que ce sujet qui préoccupe tout le paddock et tous les médias : mais qui est Fred Night et à quel point sa réussite fulgurante est dû au facteur chance ?
Jusqu’où ira Fred Night ? Comment le milieu va-t-il réagir face à cette moisson jamais vu ?
Comment cela va-t-il finir ? C’est ce que je vous invite à découvrir dans « le facteur chance »…

J’ai situé ce roman dans le domaine de la F1 moderne alors que celle-ci n’a pas particulièrement grâce à mes yeux. En tant qu’amateur de sports-mécaniques, je préfère largement les 24 heures du Mans désormais ou bien la F1 des années 70 que je considère comme un âge d’or (voir à ce propos mes livres sur « Docteur miracle »…). Mais justement, la F1 actuelle si prévisible et si cloisonnée jusqu’au ridicule me paraissait justement être le bon contexte pour faire surgir un « cygne noir » totalement déstabilisant !
Car toute cette histoire tourne autour de l’impact qu’ont les résultats improbables d’un pilote sorti du rang.
Cette histoire que j’ai voulu réaliste n’est pas rigidement fidèle aux arcanes de la saison 2019 de F1. Je me suis autorisé quelques libertés avec les règlements techniques et sportifs afin de pouvoir dérouler mon histoire sans devoir passer par des détails de moindres intérêts. La F1 actuelle est tellement rigide qu’elle laisse peu de place à la créativité de ses acteurs et elle se retrouve souvent dans des impasses absurdes que j’ai préféré éviter.

Voilà, bonne lecture et à bientôt !

Une présentation de tous mes livres dans une vidéo de 30 minutes…

Tout est dans le titre : 30 minutes pour présenter tous mes livres… Il fallait bien cela, non ?

J’ai essayé de respecter l’ordre chronologique de parution de mes livres pour les présenter. C’est une suggestion de mon fils ainé à la base. Il m’a dit « Dad, faudrait que tu fasses un document qui regroupe toutes tes couvertures, pour présenter ton oeuvre, quoi ! ». Mais j’ai préféré en faire une vidéo afin d’avoir la possibilité de commenter chaque titre plutôt que de simplement montrer la couverture.

Bon, j’ai bien conscience que cette vidéo ne concerne que moi, avant tout. Mais j’ai eu plaisir à revenir sur chaque étape de ma trajectoire d’auteur et j’ai eu envie de le partager sur ce blog… Voilà qui est fait.

Une vidéo un peu longue mais complète au moins !

Ce qui me fait le plus plaisir : un message de mes lecteurs !

Je viens de recevoir un message de rêve, le type de message que tous les auteurs veulent recevoir… Il vient d’un lecteur Canadien, Michel Fabre qui vient de m’envoyer le message suivant :

Bonjour Alain Lefebvre,
J’ai bien aimé vos livres sur vos amours automobiles. Docteur Miracle et Racing Le Parcours d’un passionné. Ils sont écrits avec générosité et passions. Je les offrent régulièrement à mes amis du Club Porsche Rennsport PCA de Montréal. En effet nous partageons les mêmes sensations en Karting sur Glace et D.E Porsche et courses de 24 heures.
Merci de partager. 
Bienvenue au Canada ??
M.Fabre

En plus, Michel a joint quelques photos de cette activité de Karting sur glace :

Sans pneu à clous, ça doit salement glisser !
On voit la GoPro fixée sur le casque !

Vous pouvez imaginer ce que je ressens lorsque je reçois ce type de message. Car, justement, c’est exactement pourquoi j’écris et je publie mes livres : pour partager ma passion dans quelques domaines. Quand ce but est atteint comme avec Michel, je me dis que tout ce travail en vaut la peine… Merci Michel, merci.

Un nouveau récit de fiction : « Les terribles trop »…

Voici un tout nouveau récit de fiction que je publie aujourd’hui sur ce blog en exclusivité. Il va ensuite rejoindre mon recueil « Un auteur à succès« .

J’ai rédigé ce texte sur le ton de la fiction afin d’aborder librement des sujets importants… à vous de juger si, une fois de plus, la réalité dépasse la fiction !

Les terribles trop

Je ne savais rien de cette réunion avant de m’y rendre. J’avais reçu la convocation par email et j’ai demandé à mon patron s’il savait de quoi il s’agissait. Ce dernier m’a répondu que je devais y aller, que c’était important, que N aurait dû s’y rendre, que je devais le remplacer… et voilà. Il m’a tout de même donné un dossier afin que je me documente. Curieux dossier sur tous les plans. D’abord, il était entièrement en papier. Papier non photocopiable, faut-il le préciser ?

À part si ça vient des archives et que ça concerne des affaires anciennes, c’est de plus en plus rare même chez nous !

Le lieu de la réunion aussi était bizarre : il fallait aller à Genève… Je pris l’avion l’après-midi même, sans connaître ma destination finale. La convocation disait qu’il fallait se pointer à l’aéroport de Genève et qu’une “prise en charge” serait assurée  une fois sur place. J’en profitai pour éplucher ce dossier pendant le vol et là encore, j’allai de surprise en surprise : je découvrai l’existence d’épandages (agricoles ?), de missions aériennes classifiées… Quelle était donc cette opération qui semblait de grande ampleur, mais dont les buts et les limites étaient si flous ?

Une fois l’avion posé sur le tarmac, un type se tenait à la porte des arrivées avec mon nom sur un panneau blanc. Je me dirigeai vers lui et il prit ma valise sans dire un mot. Je le suivis satisfait : il avait été bien briefé… chez nous les spéciaux, on n’aimait pas les bavards et moins on en disait, mieux c’était !

Le trajet en voiture fut très bref et j’eus juste le temps de voir un panneau indiquant la ville de “Meyrin” avant qu’on s’arrête devant une maison ordinaire. J’étais de plus en plus dubitatif. La maison semblait n’être qu’un décor; elle abritait un ascenseur qui nous amena loin dans les sous-sols juste derrière les pistes de l’aéroport. Une fois en bas, l’ambiance était très “béton partout”, mais la promenade n’était pas terminée : un petit tour dans un “golf kart” de couleur kaki et nous étions enfin à destination… Une grande salle de réunion souterraine avec un buffet dans un coin où les autres participants sirotaient un café en attendant les derniers arrivants dont je faisais partie.

Finalement, un retardataire nous rejoignit et le signal pour amorcer la réunion fut donné avec la fermeture des grandes portes de ce quasi-blockhaus. Une imposante table en U était installée pour recevoir une bonne vingtaine de participants assis et un pupitre dominait au centre de l’ouverture du U. Tout le monde disposait d’un microphone qu’on pouvait activer avec un bouton rouge. Un assistant distribuait un document (plusieurs pages reliées par agrafeuses), encore du papier, ça semblait être la règle de cette opération mystérieuse…

Un type dans un costume gris prit place au pupitre, la réunion allait enfin commencer, j’allais peut-être finir par en savoir plus. Après les politesses d’usage, le type commença son exposé sans s’être présenté, comme si tout le monde savait qui il était !

Moi, j’étais toujours dans le noir et j’avais hâte qu’on entre dans le vif du sujet afin de comprendre dans quel fourbi mon patron m’avait envoyé… Je me concentrai donc sur le discours du premier orateur.

Chers délégués, nous avons compilé les nombreux rapports des opérations “Blue Sky” de ces dernières années et nous sommes arrivés à des conclusions que nous allons vous exposer maintenant et qui sont en synthèse dans le document A10 qui vient de vous être remis. Tout d’abord, laissez-moi vous dire que ces opérations s’étalent sur de nombreuses années et que presque toutes les nations du groupe NATOwide y ont participé. Nous avons aussi ici présent, à titre d’observateur, un délégué chinois que je salue au passage.

Quelques têtes se tournèrent vers un Asiatique maigre impassible qui flottait dans un uniforme vert olive au col mao caractéristique… L’orateur poursuivit après un bref geste de la main vers ce représentant de la grande nation chinoise.

Tout cela pour vous dire que c’est à une masse considérable de données que nous avons fait face. Nos analyses ont duré des mois. De plus, il a fallu prendre en compte l’évolution inévitable des expérimentations qui ont émaillé les opérations “Blue Sky” et ce depuis le début. Bref, arriver à une conclusion ne fut pas facile et prit bien du temps.

Mais, cette conclusion, nous l’avons et je voudrais vous la présenter sans fard : ça ne marche pas.

La stupeur s’empara de la salle alors que la dernière sentence de l’orateur tombait. Moi, dans mon coin, je ne comprenais toujours rien : qu’est-ce qui “ne marchait pas” dans ces fameuses opérations “Blue Sky” dont je ne savais rien ?

L’orateur, content de son effet, reprit la parole.

Les concepteurs de “Blue Sky” voulaient contrôler le climat à des fins militaires et pensaient que des épandages aériens allaient suffire pour cela. Mais les effets désirés n’étaient pas toujours au rendez-vous. Il y avait aussi des effets secondaires indésirables et pour tout dire, on est resté assez loin d’une réelle maitrise du climat. Tout juste arrivait-on à provoquer une tempête çà et là, mais sans pouvoir la diriger ni l’arrêter. Bref, tous ces essais se révélèrent assez décevants.

J’avais enfin une partie de la réponse : c’était donc cela “Blue Sky”, pouvoir influencer la météo afin d’affaiblir l’adversaire… Intéressant, effectivement. On comprend que les militaires aient voulu peaufiner cette idée. Mais ça ne m’étonne pas qu’ils ne soient pas arrivés à leurs fins. L’orateur fit une longue pause qui présageait une suite délicate.

Cependant, à l’occasion de ces multiples essais, des résultats inattendus se sont manifestés. Et c’est de cela dont je voudrais vous entretenir désormais…

En effet, nous avons constaté que les opérations “Blue Sky” pouvaient aussi avoir une influence sur les comportements des populations. Lors de cette réunion, nous allons pouvoir écouter des présentations de spécialistes qui vont aborder tous ces sujets. C’est donc avec confiance que je laisse la parole au Général M. qui va nous exposer les détails du bilan militaire des opérations “Blue Sky”.

Tiens, un général désormais, rien que cela !

On voit bien qu’on est au milieu de la communauté du renseignement dominée par les militaires qui adorent les grades ronflants… Chez nous, rien de cela : je ne suis que lieutenant et mon patron est major, rien de plus.

Encore une fois, on ne sait pas son nom. Cela me convient, cette atmosphère de secret m’est habituelle. Mais ce qui me dérange, c’est que ce général se comporte comme un technicien autiste… Cette avalanche de chiffres est vraiment soporifique. Et qu’ils aient employé de l’oxyde d’aluminium, ça peut intéresser qui dans cette salle ?

Il semble que je n’étais pas le seul à m’embêter dans l’assemblée. J’observais les uns et les autres commencer à chuchoter entre eux. Apparemment, certains se connaissaient déjà alors que pour moi, tout était nouveau ici.

Au bout d’un moment, un participant se pencha en avant et appuya sur le bouton du microphone afin de prendre la parole…

  • Hum, excusez-moi… Avant de rentrer dans ce genre de détails techniques, ne pourrait-on pas aborder les questions d’ordre général qui n’ont pas encore été traitées ? C’est possible ?

Le général soporifique s’arrêta immédiatement et semblait perdu. Sûrement, on ne devait pas souvent l’interrompre ainsi !

Le premier orateur intervint :

  • Mais certainement. Et quelles sont donc ces questions d’ordre général qui vous préoccupent?
  • Eh bien pour commencer, comment avez-vous fait pour tenir le secret autour de Blue Sky ?

Le premier orateur se leva de son siège pour répondre à cette importante question… En moi-même, je pensais : “ah, on aborde enfin les choses intéressantes !”.

C’est que, justement, nous n’avons pas tenté de garder le secret absolu sur Blue Sky. Les dix premières années ont été tranquilles, mais cela a commencé à changer au début des années quatre-vingt-dix lorsque nous avons intensifié les vols. À partir de là, quelques curieux et quelques activistes se sont mis à parler sur les forums Internet. Nous avons alors lancé nos contre-mesures habituelles de debuking et le terme chemtrails a bien fonctionné. Nous avions même un plan B au cas où nos épandages seraient révélés au grand jour…

Il s’agissait de dire que nous appliquions un plan de géo-ingénierie pour contrer le réchauffement climatique !

Bien entendu, en réaction à cela, toute la salle se mit à rire. Ah, le réchauffement climatique, quelle belle invention médiatique !

Notre invention médiatique en fait… Lorsque nous avons commencé à inonder les médias avec cette fable, nous ne pensions pas que cela nous serait si utile et à ce point aussi largement adopté par tous. Les variations climatiques sont une réalité, il y en a tout le temps. Croire que le climat est stable c’est nier la force des éléments naturels en perpétuel mouvement; c’est comme croire qu’une construction, quelle qu’elle soit, durera toujours.

Les grosses variations récentes et les tempêtes qui les ont accompagnées nous arrangeaient bien pour crédibiliser une tendance au réchauffement due à la main de l’homme. Culpabiliser les petites gens est un ressort qui fonctionne toujours. Je me rendais compte à présent que les aléas et les effets secondaires des opérations Blue Sky y étaient sans doute pour quelque chose dans ces colères du climat… J’en apprenais beaucoup et ça commençait à me plaire.

Mais finalement, nous n’avons pas eu besoin d’être très actifs au niveau de ses contre-mesures. Les lanceurs d’alertes n’ont pas réussi à se faire vraiment entendre avec leurs chemtrails. Il faut dire que nous avons su déclencher de nombreux contre-feux à tous les niveaux durant la décennie 2000. Les retombées du 9/11 ont été formidablement utiles et je constate qu’elles le sont encore aujourd’hui… qui l’aurait cru ?

L’orateur affichait un sourire satisfait. On pourrait penser que toutes ces réussites étaient dues à son seul mérite !

En voilà un qui aime s’écouter parler et qui est très content de lui-même… Il ne ferait pas long feu chez les spéciaux avec un profil pareil. L’orateur se rassit, estimant avoir répondu à la question et, effectivement, tous les autres hochaient la tête en signe de consentement. Le général quitta le pupitre et un autre intervenant lui succéda aussitôt. Le nouveau venu était nettement plus captivant, il savait s’exprimer en public et ce qu’il avait à dire était tout à fait intéressant…

Nous nous sommes aperçus, un peu par hasard dois-je l’avouer, qu’à défaut de contrôler le climat avec efficacité, nous pouvions au moins contrôler les populations… Eh oui Messieurs, nos épandages nous ont permis de mesurer l’effet des tranquillisants diffusés en aérosol en grande quantité et à haute altitude.

Au début, on n’y croyait pas, mais c’est à l’initiative d’un commandant que la solution s’est dessinée. De son propre chef, il remplaça nos composés chimiques habituels par des psychotropes déclassés qui étaient disponibles en grandes quantités suite à une directive de la FDA qui les retirait du marché. Le résultat immédiat fut spectaculaire et nous incita à creuser dans cette direction.

Une fois qu’on a eu la confirmation que ça marchait, on a même pu juguler des situations d’émeutes comme en 1992 à Los Angeles. C’est grâce à nos pulvérisations que le calme est revenu au bout de cinq/six jours. Après cela, on n’a pas arrêté d’utiliser ce moyen à grande échelle, on a même pu adapter les formules afin qu’elles ne soient pas atténuées par la diffusion en altitude. Tous les autres pays du bloc occidental s’y sont mis aussi avec plus ou moins de réussite. Mais, avec le temps, nous avons pu mesurer que le degré d’abrutissement des populations s’accentuait en fonction de nos épandages et que même, cela favorisait l’effet des programmes de télévision qui évoluaient dans ce sens.

De mieux en mieux. Je savais bien évidemment que le contenu des programmes télé glissait progressivement vers la bêtise la plus crasse, à notre initiative. En revanche, j’ignorais que nous avions un allié dans les airs pour faire avaler cette purée à la population… Décidément, j’étais de plus en plus content d’avoir été obligé de venir. Après cette présentation roborative, une pause fut décrétée et chacun put se restaurer autour du buffet où  les conversations allaient bon train…

Profitant de cette interruption, je m’efforçai de capter les sujets des bavardages, moi qui étais sans doute celui qui en savait le moins, à cette réunion où je ne devais pas être. Un thème revenait tout le temps lors des échanges entre les participants : l’opération “Black Curtain”. Je n’avais aucune idée de ce que cela recouvrait, mais j’avais hâte de le découvrir à ce moment-là… si j’avais su !

La réunion reprenait et chacun regagna sa place. Cette fois, pas de présentation, mais un moment où tout le monde pouvait prendre la parole à ce qu’il semblait. Mon voisin de droite appuya sur le bouton de son microphone le premier…

  • Tout cela n’est pas nouveau. Maintenant, ce qu’on voudrait savoir, c’est quand allons-nous passer à l’étape suivante et avec quelle ampleur ?

Vu les nombreux hochements de têtes qui suivirent, à l’évidence, ces questions soulevaient une attente générale. Il était temps d’y répondre. Encore une fois, ce fut l’orateur initial qui se leva afin d’apporter les précisions voulues. Et toujours avec son sourire satisfait, il balayait l’assistance du regard avant de commencer.

Messieurs, savez-vous combien nous sommes actuellement ?

Je veux dire, sur la terre entière, la population mondiale… Eh bien nous sommes entre 7 et 8 milliards, plus proche de 8 que de 7 d’ailleurs. Un chiffre considérable, n’est-ce pas ?

Et qui va encore augmenter et augmenter toujours. De plus en plus vite même !

Pendant que nous y sommes, savez-vous combien il y a de gens obèses parmi ces presque 8 milliards ?

Plus de 700 millions !

Et si on élargit aux gens simplement en “surpoids”, on monte à plus d’un milliard et demi… Oui messieurs, voilà où nous en sommes. Et tout est comme cela. Je peux vous égrener des statistiques à n’en plus finir, mais elles disent toutes la même chose : nous sommes trop nombreux et la qualité moyenne de la population baisse. Nous allons droit vers une masse de gens trop gros et au chômage. Et encore, je ne parle pas de la baisse générale du niveau intellectuel, car là, nous y sommes pour quelque chose…

(sourires entendus et même quelques rires étouffés dans la salle)

Si encore cette masse grouillante et horrible se contentait de passer et de crever sans faire trop de dommages, ça pourrait aller. Mais non, au contraire. Cette masse croissante s’accompagne aussi d’une consommation exponentielle de ressources. Prenons un exemple simple que tout le monde va comprendre, l’eau. En 1960, l’humanité consommait environ 2 000 km3 d’eau par an, contre 4 000 km3 en 2000, soit le double en quarante ans, en seulement quarante ans… Je vous laisse imaginer où on en est aujourd’hui !

Là encore, tout le monde aura compris mon propos, cette population mondiale qui croît sans ralentir et qui dévore tout sur son passage, c’est ce que nous avons appelé “les terribles trop”. Et c’est justement pour mettre fin à cette impasse que nous avons imaginé l’opération “Black Curtain” que je suis autorisé à vous dévoiler ici.

À ces mots, je sentis un frémissement dans la salle : nous y voilà, il va enfin cracher le morceau !

Je connaissais déjà cette notion de “terribles trop” : trop de gens, trop de consommation de ressources. C’était même devenu une blague entre nous, dans les services : pour sauver le peuple, il faut supprimer le peuple !

En revanche, j’ignorais qu’il y avait une opération destinée à résoudre le problème. Inutile de dire combien j’étais attentif en cet instant précis. Je n’étais pas le seul, tout le monde retenait son souffle, on aurait entendu une mouche voler s’il avait pu y en avoir une dans cette salle bétonnée qui donnait dans les couloirs secrets du CERN. Après avoir ménagé une de ces pauses irritantes, monsieur toujours-content-de-lui reprit son discours.

D’une part, nous avons compris que les épandages aériens sont le vecteur que nous attendions pour répandre notre agent sur le monde entier. D’autre part, nous avons fait des progrès gigantesques en matière de guerre bactériologique. Pensez à la peste noire, à la grippe espagnole ou à la fièvre Ebola… Désormais, nous faisons bien mieux. Nos virus sont virulents et mortels. Si nous les diffusons en aérosol à partir de vols classifiés, nous pouvons déclencher une épidémie mondiale en seulement deux semaines. Si nous enrôlons les vols commerciaux, nous pourrons réduire ce délai à cinq jours !

Black Curtain, c’est ça : une épidémie mondiale et foudroyante qui va mettre à genoux au moins les trois quarts de l’humanité en une à deux semaines.

Les questions fusèrent :

  • Qu’est-ce qui vous fait croire à l’efficacité de votre virus ?
  • Quelle sera la cible, qui va mourir en priorité ?
  • Faut-il vraiment mettre le paquet avec ce moyen ?
  • Comment peut-on s’en protéger ?

Messieurs, je vous en prie, un à la fois !

Tout d’abord, nous ne croyons pas à l’efficacité de notre virus, nous le savons efficace. Nous l’avons testé à une échelle réduite et avec une version atténuée. Souvenez-vous du SRAS en 2003… c’était nous !

Bien que très atténué, notre virus s’est révélé d’une virulence incroyable. Pas de doute à avoir là-dessus, notre version complète sera comme un rideau noir qui va tomber soudainement sur l’humanité. Ensuite, j’ai entendu une question sur la cible. Les personnes au système immunitaire affaibli seront les premières servies. Celles-là vont mourir très vite. Et rappelez-vous tous nos efforts précédents pour justement attaquer ce système avec nos campagnes de vaccinations… ça concerne de plus en plus de monde désormais, il s’agit d’en profiter.

J’ai aussi entendu “comment s’en protéger ?”… c’est une bonne question, mais la réponse ne va pas vous plaire : on ne peut pas !

Si on veut vraiment réduire la population mondiale, on ne peut pas se contenter de demi-mesures et compter sur les faibles pour faire de la place aux forts. En pariant là-dessus on va gagner quoi ?

Deux milliards de moins, au mieux !

Cela n’est pas assez messieurs. En faisant retomber la population autour de cinq à six milliards, on n’aura fait que reculer pour mieux sauter. Dans dix ans, on sera face au même problème sans avoir de possibilité de réutiliser ce moyen radical. Non, si nous frappons maintenant, il faut avoir le courage de frapper fort et en profondeur. Il faut éliminer beaucoup de monde si nous voulons revenir à un niveau supportable.

  • Pas moyen de s’en protéger ? Et nous alors ?
  • Deux milliards de moins, je pense que c’est déjà pas mal !
  • Et quel est ce niveau supportable selon vous ?

Le niveau supportable, il est entre 500 millions et un milliard, pas plus. Au-delà, on retombe dans les ornières du passé. Pour vous répondre franchement, il ne faut pas envisager de s’en protéger : Black Curtain va frapper aveuglément et c’est la meilleure garantie de son efficacité !

Si nous avions un antidote ou un moyen de traitement, cela voudrait dire que notre virus n’est pas parfait et que toutes ces années de recherches et d’expérimentations n’ont servi à rien. Pas cette fois. Je peux vous dire que le virus est tellement efficace que nous aurons tout intérêt à le répandre le plus largement possible afin d’éviter des zones de dépeuplement total, même si nous prévoyons de viser les pays du tiers-monde en priorité.

Nous en sommes là messieurs. D’un côté, vous avez l’arme parfaite et le moyen prouvé de la répandre largement. De l’autre, vous avez le devoir d’accepter le prix à payer pour cette efficacité. Presque tout le monde va mourir, ça veut donc dire que vos proches sont concernés aussi, forcément.

  • Et si vous arriviez à tuer vraiment tout le monde, on serait bien avancés !

Non, ça n’arrivera pas. Tous nos tests le prouvent : on trouve toujours des individus qui résistent. Elle est là la beauté du processus : l’humanité qui va passer cette épreuve sera une version rêvée de la population… plus de gros, plus de faibles, plus de malingres ou de souffreteux. L’humanité de demain sera belle, fière et forte.

Essayez donc de me dire qu’un pareil résultat ne vaut pas quelques sacrifices ?

Le concert des questions cessa. On sentait qu’une chape de plomb était tombée sur les présents. On ne s’amusait plus avec des rapports lointains, on décidait du sort de l’humanité désormais !

Et, encore plus angoissant, du sort de toute l’humanité, vraiment tout le monde. Chacun savait qu’il avait une “chance” (une bonne “chance” même si on adhérait à “l’enthousiasme” de l’orateur) d’y rester ou de perdre un proche. Cette fois, personne n’avait le cœur à rire.

Au bout de la table, lentement, un autre responsable en costume sombre se leva et prit la parole. Il s’exprimait avec un ton lent et prenait soin de bien articuler chacune de ses paroles afin de bien se faire comprendre et comme s’il lui était impossible de se répéter.

Bien. Vous connaissez désormais les grandes lignes de l’opération “Black Curtain” et il nous faut maintenant décider. Quand devons-nous l’activer ?

J’insiste bien sur le fait qu’il n’y aura pas de retour possible : une fois lancée, il faudra que l’opération aille jusqu’à son terme et avec toutes ses conséquences. Impossible d’hésiter dans un cas pareil, c’est oui ou c’est non. Et si c’est non, toutes les traces de cette opération doivent disparaître. Qu’on me comprenne bien, quand je dis “toutes les traces”, ça veut bien dire toutes les traces, sans aucune exception…

Je savais bien reconnaître ce genre de menace voilée. Voilà que ce responsable vient de mettre les points sur les i… “toutes les traces”, ça veut dire nous pardi !

De quoi motiver les indécis, sans nul doute !

Le choix se présentait ainsi : soit on lançait “Black Curtain” et on avait une chance d’y passer ou alors, on renonçait à l’opération, mais on (nous tous ici présents) ne sortait jamais d’ici… Très, très clair !

Bien entendu, ça donnait à réfléchir. Je ne connaissais pas les autres délégués, mais je me doutais que tous avaient compris le message. Dans le milieu du renseignement et des services spéciaux, nous sommes habitués à lire entre les lignes et à comprendre à demi-mot. Je voyais les participants les moins endurcis piquer du nez, complètement abattus par le dilemme et ses perspectives… Mais je sentais bien que la salle était en train d’accepter “Black Curtain”. Cela me convenait au final. Incurable optimiste comme je l’étais, je voyais déjà l’incroyable coup de balai que cette opération mortelle allait donner dans les rangs des spéciaux. Bientôt, très bientôt, moi le lieutenant Rouyer, j’allais monter en grade et devenir le major Rouyer.

« Technologie : perception, illusion, déception »… Pas encore un nouveau livre ? Si !

Je l’ai souvent dit, quand l’inspiration est là, il ne faut pas laisser passer l’instant !

Donc, en ce moment, j’écris (croyez-le ou non mais un autre livre est déjà en préparation…). Après « Arrêtez de développer des applications » révélé il y a seulement quinze jours, voici « Technologie : perception, illusion, déception » qui est disponible aujourd’hui.

Alors, de quoi s’agit-il cette fois ?

La technologie « de pointe » a fait preuve d’innovations qui ont changé nos modes de vie ces cinquante dernières années. L’industrialisation technique semble précipiter la diffusion de nouveautés continuellement, d’où notre perception d’accélération. Bilan, explications, analyses vont démontrer dans ce livre que ce progrès n’est qu’illusion et qu’au contraire, la modernisation stagne. L’ouvrage montre, secteur par secteur (informatique, spatial, militaire, nucléaire, pharmacie) que les progrès sont principalement affaiblis par ce phénomène de la loi des « retours dégressifs ».

Un extrait du chapitre d’introduction :

On vous serine continuellement que tout va très vite, que tout se transforme de plus en plus rapidement et qu’on est submergé par ce maelstrom de nouveautés, les unes succédant aux autres avec toujours plus d’impatience, n’est-ce pas ?

C’est la perception partagée par la plupart des gens. Ils vous le diront : “de nos jours ça va trop vite et on a du mal à suivre”. Ils se sont tellement persuadés que ce soit la vérité qu’ils se la répètent les uns les autres.

La technologie semble responsable d’un flot incessant de nouveautés toutes plus incroyables les unes que les autres, qui se succèdent à une vitesse vertigineuse, croissante d’année en année. Cette accélération paraît si réelle que personne ne songe à la remettre en cause. Pourquoi ne pas y croire d’ailleurs, puisque tous vos sens semblent vous indiquer que c’est véritablement le cas ?

Mais ça ne fonctionne pas toujours de la sorte. Il y a seulement quelques siècles, les gens dans leur immense majorité pensaient que le soleil tournait autour de la Terre et pas le contraire. Il suffisait de regarder la course du soleil dans le ciel pour se rendre compte qu’effectivement, il en allait ainsi. Votre intuition et votre sens logique vous le faisaient imaginer faussement, pourtant à cette époque, il était tout à fait logique de penser ainsi et ceux qui affirmaient le contraire étaient très peu nombreux. Aujourd’hui c’est la même chose : tout vous pousse à considérer que le progrès s’accélère continuellement alors que la technologie est en train de ralentir.  Bien sûr, il est tout à fait contre-intuitif d’affirmer cela et, au premier abord, personne ne vous croira.

L’objet de ce livre est de faire ensemble une revue de détail sur la situation technologique actuelle. L’état de l’art, dans tous les domaines qui reposent sur la technologie, est en réalité très différent de ce que la propagande veut vous faire penser. Mais alors, me direz-vous, pourquoi nous mentirait-on sur ce sujet ?

C’est la bonne question à se poser : pourquoi la propagande voudrait nous persuader que la technologie est portée par un progrès continu et inextinguible si ça n’était pas le cas ?

À cela il est facile de répondre : la propagande vous ment sur ce sujet, car elle a intérêt à vous peindre le futur avec du rose plutôt que du noir.  C’est dans son intérêt de réenchanter l’avenir artificiellement, de façon à ce que les citoyens ne soient pas saisis d’angoisse face aux perspectives toujours plus inquiétantes. C’est même une tendance qui porte un nom, c’est ce qu’on appelle le solutionnisme : faire accepter que tout problème a sa solution et que cette solution est d’ordre technique.  Ainsi il n’y a pas matière à s’inquiéter : quel que soit le problème menaçant l’Humanité, la science et la technologie vont y apporter une solution.

Hélas, et nous allons le voir dans ces pages, ça ne va pas se passer de façon aussi idyllique. Le solutionnisme est une illusion tout comme le progrès continu de la technologie. Cette illusion est une absurdité du même ordre que celle de croire à une croissance économique qui serait continue et infinie.

Il est toujours terriblement périlleux de prédire le futur, et y arriver avec précision est encore plus aléatoire. En revanche, ce qu’on peut faire, c’est extrapoler à partir du passé. Et ce qu’on a pu voir dans le passé c’est que toutes les promesses de la propagande n’aboutissent pratiquement jamais. Donc on peut légitimement douter que les voitures autonomes (par exemple) seront dans nos rues aussi rapidement qu’on nous dit et sous la forme que l’on prévoit. À ce niveau-là, ça n’est pas qu’une surprise est toujours possible c’est plutôt qu’une surprise est quasi sûre.

Dans cet ouvrage, nous allons passer en revue les différents domaines qui reposent fortement sur la technologie et nous allons constater que, contrairement à ce qu’on vous dit, la situation est loin d’être aussi rose qu’elle est dépeinte généralement. Que ce soit pour l’informatique, l’industrie spatiale, le militaire et l’armement, l’industrie pharmaceutique, la biotechnologie, la nanotechnologie ou le transhumanisme, on va voir que dans chaque domaine, concrètement, la réalité est bien plus rugueuse que les discours enflammés et suroptimisés que l’on entend dans tous les médias. Nous allons constater que les progrès, au contraire, réclament beaucoup de temps, toujours plus de temps et qu’il faut être patient avant de pouvoir récolter.  Je ne vous demande pas de me croire sur parole, sur une affirmation aussi audacieuse et à contre-courant de ce que vous entendez partout, restez simplement avec moi le long de ces pages et vous verrez que, chapitre après chapitre, domaine après domaine, la réalité est bien plus difficile à maîtriser qu’il n’y paraît.

Je n’ai pas encore de vidéo de présentation à vous proposer mais, en attendant, je vous propose de revoir celle-ci qui est plus ou moins sur le même sujet…

« Arrêtez de développer des applications » est disponible sur Amazon !

Mon nouveau livre est disponible et c’est cette étape qui est à la fois la plus dure à franchir et la plus gratifiante…

Il y avait longtemps que je n’avais pas écris sur l’informatique mais là, je crois que c’était nécessaire… En effet, ça fait des années que je reste perplexe devant cette anomalie : les entreprises développent toujours plus d’applications spécifiques alors qu’elles ne le devraient pas… Les projets échouent toujours avec un taux décourageant et, de plus, l’offre de progiciels en ligne via le cloud (les fameux SaaS) sont désormais plus abondants que jamais.

C’est pour essayer de répondre à cette anomalie que j’ai rédigé et publié ce livre. Voici une petite vidéo de présentation :

La version Kindle ou la version papier sur Amazon.

Un nouveau projet de livre : Arrêtez de développer des applications !

Je fonctionne à l’inspiration. Quand elle vient, je lui obéis, je me mets à écrire. Généralement, elle est assez généreuse avec moi, car je sais respecter les règles du jeu : attendre que ça vienne, ne rien forcer, savoir profiter du moment (quand elle est là, il faut écrire, point !).

Donc, le 22 août dernier, j’ai eu l’idée d’un nouveau livre sur l’informatique. Il y a bien longtemps que je n’ai publié sur le sujet !
En fait, ça remonte à l’Histoire de l’informatique que j’ai rédigé en collaboration avec Laurent Poulain (démarré en 2008, mais publié lors de l’été 2010 finalement). Cette fois, ce nouveau projet m’a été inspiré par l’actualité de ces derniers mois avec les échecs répétés des logiciels destinés à l’administration française, mais aussi par quelques conversations avec d’anciens collègues.

Bref, après un peu de maturation, je me suis lancé le 22 août. Le 2 septembre, j’avais déjà bouclé le premier jet !

Le titre (provisoire) : arrêtez de développer des applications ! (avec le point d’exclamation).
Il s’agit d’expliquer pourquoi les organisations ont intérêt à minimiser leurs efforts de développement de nouvelles applications informatiques alors que tout les pousse à en faire toujours plus (là aussi, la propagande est très active et très efficace).
Pas plus de dix chapitres, tous courts, incisifs, percutants, right to point!
Le premier jet étant terminé, reste à finaliser le projet en éditant le tout correctement. Aucune illustration, j’ai même prévu une couverture sans photo afin de mettre le focus uniquement sur le titre. Le format court permettra un prix de vente très serré pour la version papier.
J’espère pouvoir publier ce nouvel ouvrage prochainement et vous serez les premiers à le savoir !

Une nouvelle vidéo pour mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas »

Je viens de publier la 5ème édition de mon livre « cette révolte qui ne viendra pas » comme annoncé ici. Mais la vidéo de présentation de cet ouvrage commençait à dater un peu… Donc, j’ai eu l’idée d’en faire une autre que je vous propose aujourd’hui :

Cette fois, j’ai centré mon propos sur la cible de ce livre : à qui il s’adresse et à qui il ne s’adresse pas !

A chacun de juger.

Une cinquième édition pour « Cette révolte qui ne viendra pas » !

Encore une grosse mise à jour pour un de mes livres déjà publiés. Cette fois, c’est « Cette révolte qui ne viendra pas » qui en bénéficie.

Nous en sommes désormais à la cinquième édition.

Pour donner une audience sans contrainte à cet ouvrage, j’en ai même publié une version web sur ce blog (en version intégrale, avec les images, tout !). Ou alors, vous pouvez même récupérer le fichier du livre au format PDF (lui aussi complet). Tout simplement en allant sur cette page.

Voilà, plus d’excuse désormais…

Une grosse mise à jour des deux premiers tomes de « Dr Miracle » et à propos du travail en équipe…

Je viens de publier une grosse mise à jour (corrections et amélioration du style) des deux premiers tomes de « Dr Miracle ». Comme vous le savez, je suis très attaché à l’amélioration continue de mes livres déjà publiés. Et c’est pour cela que, en ce moment, je consacre du temps à une grosse campagne de corrections de mes ouvrages existants.

Encore une mise à jour d’un de mes livres : « Un auteur à succès » avec un récit de plus !

Comme d’habitude, je continue à mettre à jour mes livres. Cette fois, c’est « un auteur à succès » qui est passé par une bonne révision.

J’en ai profité pour ajouter un 9ème récit : Parmi eux, que je reproduis ici :

Parmi eux

Je suis humain, en apparence du moins et, pour tous, ça suffit largement. En vérité, je suis un métamorphe même si ça fait bien longtemps que je n’ai pas repris ma forme originelle. Vous devez vous dire “Mais pourquoi me raconte-t-il cela ?”. Vous allez bientôt comprendre…

Car je joue un jeu serré : si je veux rester discret, fondu dans la masse humaine, je dois faire le moins d’erreurs possible.

Sinon, je suis sûr que les tueurs à la solde du commodore me remarqueraient et m’élimineraient. Ah ça, pas de doute que le commodore m’en veuille toujours : pour lui, j’étais, je suis et je resterai toujours un témoin gênant, à éliminer donc. Bon, pour que vous me compreniez, je réalise qu’il faut que je vous raconte tout depuis le début. Je me lance dans mon récit sans en avoir posé les bases… c’est idiot, je fais cela à chaque fois en plus !

Bref, j’étais à la solde du commodore, comme d’autres métamorphes et, un jour, j’ai échoué dans la mission qui m’était assignée : la victime désignée s’en est tirée et, pour ne pas être démasqué, le commodore s’est résolu à me supprimer. En m’éliminant, il pensait s’assurer que je ne pourrais témoigner et l’exposer…

J’ai pu m’enfuir in extremis et c’est depuis ce jour que je me cache sur cette planète en tâchant de ne plus faire d’erreur. En arrivant dans ce monde, j’ai vite compris la mentalité et les faiblesses des humains et depuis, j’en profite pour rester invisible. Périodiquement, je prends la place d’un riche notable que j’ai assassiné. Pour moi, éliminer un humain est facile : ils sont tellement lents !

C’est sans doute à cause de leur atmosphère si épaisse. Donc, tuer ma cible m’est facile : il me suffit d’être seul avec elle l’espace d’un instant. Ensuite, je prends son apparence et voilà. Me débarrasser du corps est plus difficile, mais depuis le temps, je sais comment procéder désormais. Mon choix de cible est toujours le même : je privilégie les riches, oisifs et pas trop âgés. Je les préfère oisifs, car si je devais exercer un métier précis, je risquerais de ne pas savoir me débrouiller et ainsi de me démasquer !

Leurs femmes et leurs enfants remarquent souvent que mon comportement a changé, mais de là à comprendre qu’un métamorphe s’est introduit dans leurs foyers il y a de la marge. Et quand les soupçons sont trop forts, je passe à l’action et hop, plus de femme, plus de soucis.

Mon seul vrai problème, c’est que lorsque j’ai besoin d’une période de “repos” pour régénérer mon corps, il faut que je puisse rester quelques-unes de leurs années sans être dérangé. Heureusement, les fortunes que je détourne me permettent de m’offrir un mausolée, un refuge isolé où je peux passer ces années délicates bien à l’abri. Mais, il m’est arrivé de faire des rencontres en sortant de ces “sanctuaires” au bout de quelques années. Sûrement, mon aspect devait faire peur, car les humains que j’ai croisés s’enfuyaient effrayés. Ce n’est pas surprenant, car lors du processus de régénération, nous autres métamorphes nous perdons le contrôle de notre apparence… Je ne sais même pas à quoi je ressemblais alors !

Du coup, pour ne pas me faire repérer, j’ai laissé courir des rumeurs à propos de créatures de cauchemars… Les vampires et les morts-vivants, c’est moi qui en suis l’inventeur !

Pour être tout à fait tranquille et pour expliquer mon incroyable longévité, j’ai aussi inventé des personnages fabuleux : Cagliostro et le conte de St-Germain, c’est encore moi !

Les humains sont crédules et friands de sensationnel… je n’ai donc pas eu besoin de beaucoup insister pour que ces rumeurs se développent et prennent corps. Je suis même surpris de voir ce qu’elles sont devenues finalement !

J’ai commencé à m’habituer à cette vie sur cette planète. Vivant discrètement au beau milieu de ces humains faciles à berner. Mais je restais tout de même toujours vigilant. Je savais bien que le commodore ne lâcherait pas l’affaire me concernant. Je surveillais tout ce qui sortait de l’ordinaire et je n’ai pas tardé à repérer les télépathes lancés à ma recherche.

Heureusement, ces derniers sont relativement faciles à égarer : leur extrême sensibilité est également leur plus grande faiblesse… j’en profitais pour les aiguiller sur d’innocentes victimes. Je savais bien qu’ils allaient revenir triomphants vers le commodore qui, lui, ne se laisserait pas tromper aussi facilement. Ce qui arrivait ensuite à ces télépathes maladroits n’est pas difficile à deviner quand on connaît le commodore…

Et maintenant, avez-vous compris pourquoi je vous ai raconté tout cela ?

Vous pouvez tenter de me tuer, encore que l’issue d’un affrontement entre métamorphes est difficile à prévoir. Mais, même si vous arrivez à m’abattre, aller chercher votre prime auprès du commodore serait bien imprudent : même en ayant la preuve de mon identité, vous risquez de ne pas pouvoir profiter de votre récompense…

En effet, le commodore va vous faire sonder par son télépathe personnel et lui va s’apercevoir que vous en savez désormais beaucoup trop pour rester vivant. Eh oui, mon histoire personnelle est devenue ma meilleure assurance-vie !

Maintenant, il vous reste à vous faire une place sur cette planète, tout comme moi, mais pas trop proche s’il vous plait… Vous verrez, on s’y habitue vite : dans quelques-uns de leurs siècles, vous aurez presque l’impression d’y avoir vos racines.

Se consacrer à une oeuvre, qu’est-ce que ça veut dire au fond ?

Je viens de publier une nouvelle version de mon livre « affaire classée« .

En corrigeant et en améliorant continuellement mes livres (grâce à vous !), je suis en conformité avec mon objectif principal vis-à-vis de ce travail d’écriture : me consacrer à une oeuvre. Oui, présenté ainsi, ça fait plutôt prétentieux. Donc, laissez-moi expliquer ce que j’entends par là…

En me « consacrant à une oeuvre » (la mienne, faut-il le préciser ?!), je décide de me concentrer sur l’écriture de mes récits au détriment de leur promotion. En clair, peu importe que mes livres soient peu diffusés, l’important, c’est de les faire exister. Je passe donc mon temps à écrire de nouveaux ouvrages et à améliorer ceux déjà publiés, car compléter mon « oeuvre » est plus important à mes yeux que de la faire connaitre. Mon ambition est de couvrir tous les domaines qui m’intéressent et seulement ceux-là. C’est pourquoi je ne crois pas que je vais écrire de la poésie ou des histoires romantiques par exemple. Mais, en dehors de ces exceptions, je ne m’interdis aucune exploration. C’est pourquoi, par exemple, Affaire classée est un roman policier : ça m’intéressait de me confronter à ce genre pour voir ce que je pouvais en faire. Je suis un écrivain « touche à tout » même si cela est mal vu en France.

Sur ce blog, j’essaye de vous faire partager les points importants de ma démarche. Je ne sais pas si je suis compris, mais, au moins, j’aurais été transparent.

Une nouvelle version de l’empereur, revue et corrigée !

Je viens de publier une nouvelle version de mon livre « L’empereur ».

La couverture de la version pour Kindle.

Dernièrement, je regardais Michel Onfray parler de Jean d’Ormesson et de Johnny Hallyday… Onfray mettait en avant, fort justement à mon avis, que d’Ormesson avait vendu pas mal de livres, mais il n’était pas lu pour autant (même pas traduit par exemple, c’est juste une exception française, tout comme Hallyday d’ailleurs).

Je suis dans une bien meilleure position et ça grâce à vous : je suis lu ET corrigé !
Certes, ma diffusion est restreinte (mes livres se vendent peu et c’est bien le moins qu’on puisse dire), mais elle est de qualité… Et c’est vous ma qualité.