Sortie au col du grand colombier pour conclure la saison

Cette année en France, j’ai surtout fait des sortie trial avec ma TY. Donc, pour un dernier tour de roue avant l’hiver, je voulais offrir quelque chose de bien à ma CB500 : monter en haut du grand colombier. Et, justement, ça tombait bien car le temps était absolument superbe !

Le tracé pour monter là-haut est simple : ça tourne souvent et serré !
à tel point que certains virages se prennent en seconde et vraiment pas plus… Quand on pense que les gars du Tour de France passent par là… respect !

Voici quelques photos…

La CB 500 presque au sommet… On peut voir le Rhône en contrebas.

Oh, le beau panoramique !

Les deux façons de s’intéresser au MotoGP…

Depuis quelques années, l’audience du MotoGP est en croissance mais pas toujours pour de bonnes raisons… L’incident de Sepang en 2015 (entre Rossi et Marquez) et celui du GP d’Argentine tout récemment (encore Rossi et Marquez) ont généré beaucoup de buzz…

Je comprend qu’il y ait du buzz autour de ces incidents mais je ne souhaite pas que cela deviennent le principal sujet d’intérêt… pourquoi pas les potins pendant qu’on y est ?

Pour remettre tout le monde à l’endroit, il suffit de regarder cette vidéo sublime où Marquez et quelques autres nous montrent combien le pilotage a évoluer et à quel point il est devenu spectaculaire… C’est ça qui compte, rien d’autre !

Les pistes de Floride avec une 125 YZ…

Quand je suis allé à Dania Beach pour l’expo vintage, j’avais repéré au passage le parc “Florida tacks and trails” perdu à l’est de Punta Gorda… FTT propose tous les espaces de “récréations” qui plaisent aux grands enfants que sont les adultes américains : Paint ball, drone, plan d’eau, parc pour les RV (recreational vehicule, les gigantesques motor-homes que les Américains, qui aiment faire du “camping” dans la “grande nature” adorent…) et, bien sûr, circuits de moto-cross et pistes d’enduro. Les circuits et pistes sont nombreuses à FTT. J’ai laissé de côté les différents circuits de moto-cross (je n’étais pas venu ici pour me mesurer aux vrais crossmen qui faisaient des sauts impressionnants) et je me suis naturellement dirigé vers les “pistes d’enduro” sinueuses et étroites, mais, évidemment, toutes plates.

Pour parcourir ces pistes, j’étais équipé d’une Yamaha YZ125 (une machine de cross donc) que j’avais loué à EZ MX Rentals (une minuscule organisation sur place, ça m’arrangeait bien). Donc, un dimanche matin, je prends ma fidèle Z1000, je m’habille légèrement sous mon équipement habituel et je fonce (enfin, c’est une façon de parler, hein !) à Punta Gorda pour rejoindre FTT et ses installations. Une fois les formalités passées (faut payer pour avoir accès au “parc”, mais il faut aussi remplir et signer une décharge…), je rejoins Christian de EZ MX Rentals et là, rebelote, payer, décharge, etc.

Enfin, je peux monter sur “ma” YZ 125. Pourquoi seulement une 125 me direz-vous ?
Eh bien, une vraie 125 de cross, c’est un petit monstre hyper nerveux et très puissant en fait. Pour une découverte de FTT, ça s’est avéré bien suffisant. La YZ n’est pas une moto très facile à utiliser, car elle est haute (la selle est très haute à cause des suspensions à grand débattement), les freins sont trop puissants pour les pistes de poussières et le moteur n’est pas très souple… mais quelle pêche !

Sur la piste N°1 de FTT, j’ai vite découvert que ce n’était pas facile de rester sur ses roues. En vérité, je suis même tombé deux fois… La difficulté principale, c’est de choisir le bon “rail” est d’essayer d’y rester. C’est quand je me suis laissé embarquer de passer d’un rail à l’autre en plein virage que je me suis mis par terre (pas de bobo vue le terrain souple et la faible vitesse). En fait, le pilotage est simple : il ne faut pas couper les gaz !

Plus facile à dire (à écrire) qu’à faire, mais c’est très similaire au jet-ski où l’engin est stable tant que vous accélérez et devient difficile à tenir lorsqu’on coupe les gaz. Sur la YZ, c’est pire à cause de sa hauteur de selle qui empêche de se servir de ses jambes pour rattraper le coup. L’idéal serait de rester debout sur les repose-pieds tout le temps, mais c’est comme ne pas couper les gaz, c’est plus facile à dire qu’à faire !

Bref, j’ai eu des bons moments et des moins bons que j’ai résumé dans cette courte vidéo ci-dessous…

Globalement, c’était super, mais je peux dur que j’en ai bavé et que j’ai fini “en eau”, carrément trempé suite à mes efforts pour rester en selle. Les gros américains (pas les vrais crossmen qui eux étaient très “fit”) préfèrent utiliser des ATV (all terrain vehicule, ce qu’on appelle nous des quads…) sur ces pistes et c’est un problème : non seulement ils se trainent, mais ils creusent des ornières (les fameux rails déjà évoqués) et ils font de la poussière… Quand j’arrivais sur eux, j’avais du mal à les doubler (du fait de l’étroitesse des pistes) et j’ai pensé alors à ce dicton américain “si vous ne faites pas de poussière, vous en mangerez…” (ce dicton, issue en droite ligne de la conquête de l’ouest, figurait les convois de chariots avec le premier qui soulevait de la poussière et les autres qui en profitaient…). Là, je dois dire que j’ai bien compris le sens de ce dicton…

Christian a beaucoup apprécié ma Z1000 puisqu’il l’a prise en photo sous toutes les coutures…

Après un premier passage par les pistes de FTT, je suis vite revenu à la tente de Christian pour réclamer à boire ! Il faisait chaud, mais, surtout, je venais de me taper deux chûtes et j’étais déjà bien calmé…

Ouais, c’est sympa FTT et la YZ, mais c’est pas facile-facile…

La magie d’une balade cool en sous-bois

Ce matin, avec mon pote Dominique, nous avons de nouveau sortis les motos de trial, comme la dernière fois. Quand le temps n’est pas favorable pour la moto de route, une balade cool en sous-bois et juste ce qu’il faut pour vous mettre le sourire au lèvres !

On ne cherche pas à aller vite ni à franchir des trucs impossibles, juste à apprécier l’instant avec des motos tranquilles. D’autant que j’ai désormais une Yamaha 250 TY de 1974, une des toutes premières !

Je n’exploitais pas complètement la Cota 311 que j’avais acheté récemment, je l’ai donc échangé contre cette TY qui convient mieux à mes capacités. C’est un collectionneur du coin qui m’a permis de faire cet échange et j’espère pouvoir publier son interview prochainement sur ce blog.

La TY de 1974 dans son jus !

Cette moto mérite de retrouver son lustre d’origine et c’est prévu : une peinture dans les mêmes tons va lui redonner sa jeunesse de ligne !

Balade tranquille avec des trial à l’ancienne…

Je ne pouvais pas rester sans moto bien longtemps en France, n’est-ce pas ?
Mais, après avoir vendu la GS750, j’avais envie de quelque chose de différent, de refaire un peu de tout-terrain pour changer un peu.

Donc, j’ai trouvé et acheté une Montesa Cota 311 de 1992. Cette moto n’était pas chère car les machines des années 90 ne sont pas aussi recherchées que celles des années 70 !

La Cota 311 (à gauche) et la Cota 348 (à droite), même marque mais pas la même génération, ça se voit tout de suite !

La 348 est bien facile à travailler car il y a beaucoup de place et tous les organes sont bien accessibles. La 311, au contraire, est super compacte et donc, bien plus difficile à travailler !

Mon pote Dom à côté des Montesa qui paraissent toutes petites du coup !

Cela me convenait car, cette fois, je voulais une moto plutôt moderne. Avec Dom, nous nous sommes donc occupé à remettre en route son antique Cota 348 (celle-là, elle vient bien des années 70, pas de doute !) et à vérifier un peu ma Cota avant de se lancer dans les chemins. La Cota de Dom s’est réveillée toute contente qu’on pense de nouveau à elle (ça faisait un moment qu’elle n’avait pas tourné et un remplacement de la chambre à air du pneu avant, le nettoyage de la chaine et du carbu n’était pas de trop !). Donc, après deux-trois séances de nettoyage, vérification, jurons (bon sang !), nous avons pu enfin démarrer nos bouzins et nous élancer dans la campagne. Très vite, c’est l’euphorie et nous faisons des ronds dans les près comme Steeve McQueen à la fin de “any given sunday” avec ses copains dans les dunes !

Dom m’a même emmené dans les sous-bois où nous avons pu mouiller nos pneus dans un ruisselet et même caler (moi) dans des petites difficultés (faut reprendre le coup quoi !). Trempé mais content, je suis tout heureux de pouvoir de nouveau goûter aux joies de la balade tranquille et respectueuse (on roule au pas quand on croise des promeneurs). La moto, ça peut aussi être un truc très zen en fait…

Encore des essais de la gamme BMW

Je suis retourné voir mon ami Cyrus Ayari de Hélice Motos et, comme toujours, j’en ai profité pour essayer des BM dans les Monts du Lyonnais (en essayant de rester à son contact…).

Cette fois, nous avons roulé avec une NineT “pure” et une S1000XR (j’ai oublié de prendre des photos et donc, on va se contenter des images “officielles”…) :

La Nine T “pure”.

La S1000 XR.

J’ai commencé par la XR qui est un peu haute pour mon 1,72 m… je touchais juste les pointes des pieds une fois en selle. Mais, comme toujours, une fois que ça roule, plus de problème. Bien entendu, c’est une moto confortable avec même un petit (vraiment petit) pare-brise. Mais c’est surtout du côté du moteur que “ça cause” : 160 ch et un shifter (y compris au rétrogradage) qui aide encore à accélérer fort… Avec tout cela, ce ne sont plus des accélérations, mais des catapultages !

Le moteur affiche une sacrée santé, ça, c’est clair. Mais le reste suit aussi : bonne garde au sol et freinage au top. Il n’y a que le train avant qui, à mon avis, “flottait” un peu, mais c’est sans doute dû à la position qui ne favorise pas le poids sur l’avant… Il faut un peu de temps pour s’habituer au shifter, mais une fois le coup pris, quel pied !

Ensuite, passage à la “pure”. Je vous avais déjà raconté combien j’avais apprécié (adoré en fait) mon premier essai de cette machine. Eh bien, cette fois, c’était encore mieux !

Si c’est possible. La Nine T d’origine était un poil brutal avec son frein avant de luxe. La Pure est une version un peu banalisée et elle perd la fourche inversée et les freins top haut de gamme… Mais, du coup, le freinage est plus “accessible” pour les gens normaux comme moi. Bref, la Nine T est la motojouet par excellence : une partie cycle qui donne une confiance absolue (j’ai rarement ressenti cela aussi fortement) et un moteur d’une disponibilité totale avec une “voix” agréable. C’est que le bruit participe au plaisir (quand il n’est pas excessif, bien sûr), si Monsieur, j’insiste !

Donc, selon moi, la Nine T est bien la meilleure BMW du moment et ce n’est pas étonnant que le constructeur bavarois le décline en gamme.

Un weekend réussi à Dijon pour les Coupes Moto-Légende !

Comme promis, voici un mini compte-rendu de notre weekend à Dijon à l’occasion de Coupes Moto-Légende 2017 et, disons-le tout de suite, c’était vraiment super !

Nous venons d’arriver sur le parking motos…

Avec Dom, nous avions prévu de rallier Dijon en n’utilisant pas (mais alors pas du tout) l’autoroute. Nous avons musardé sur les petites routes, privilégiant le parcours sinueux en passant par Nantua (en partant de Chambéry), Bourg-en-Bresse et Seurre. Il faisait beau, peu de trafic et des routes parfaites qui ne demandaient que cela (d’offrir un espace de jeu pour des motards “raisonnables”…). Donc, on l’a compris, ça commençait bien !

Ma 750GS arrivait à suivre (et même à devancer, de temps en temps) la Triumph Tiger de Dom, on s’est régalé, tout simplement. Une fois sur le circuit, première bonne surprise : la FFMC a organisé une consigne pour les casques et les blousons !

Bien vu, bien organisée, bien pratique et gratuit, que demander de plus ?
Du coup, plus léger, on a pu évoluer dans des conditions confortables… Merci la FFMC !

Le samedi, nous avons parcourus les paddocks et, le dimanche, nous avons regardé les démonstrations en piste. Nous étions sur la pit-lane au moment où Baker, Katayama et Read se sont élancés… Et le bruit des MV, ça vous remue, c’est pas une légende (si, en fait, c’en est une…) !

Une vue “panoramique” de la pit-lane…

Bref, on en a pris plein les yeux et les oreilles et c’était carrément merveilleux. Vous pourrez voir sur les photos que l’état de présentation des machines était, en général, mieux que bien, c’est dire !

Au retour, on a fait comme à l’aller : fuck le GPS et fuck l’autoroute, à l’aventure, direction le sud… Bon, ça nous a pris plus de temps que si on avait roulé rationnellement mais on s’est fait plaisir et c’est ça qui compte.

Pour moi, c’est clair : les Coupes Moto Légende, c’est le must !

Toutes les photos (35) sont sur Google photos.

Rendez-vous aux Coupes Moto Légende !

Ce week-end, je serais présent aux Coupes Moto Légendes à Dijon-Prenois. J’y vais avec ma Suzuki GS750 et mon ami Dom (qui lui, y va avec sa Triumph habituelle).

Je ne serais qu’un visiteur anonyme parmi des milliers mais je suis sûr d’y voir plein de choses et de prendre un grand plaisir… Alors, faites comme moi, allez-y !

Balade sur la “Manasota Key”, southwest Florida !

Allez, encore une balade au “plat pays” (mais celui avec du soleil, svp !). Cette fois, nous sommes allés sur la “Manasota Key”. Les “keys” sont des iles qu’on peut atteindre par route : grâce à un grand pont routier ou même, une succession de ponts quelquefois !

Bon, c’est assez rectiligne mais le paysage est sympa…

Balade avec la Z1000 autour de la Myakka river, southwest Florida…

Voici une vidéo d’une balade que je viens de faire avec deux amis :

Bon, je n’ai gardé que les virages (rares en Floride !) et c’est encore trop long mais ça vous donne une idée de ce à quoi ressemble une balade dans mon coin de Floride. Si vous êtes un habitué des lacets des alpes, ici, c’est l’exact opposé : un virage plat et sans difficulté de temps en temps et des miles et des miles de ligne droite pour les relier !

La GoPro était fixée juste derrière le pare-brise et j’ai accéléré certaines séquences (sinon, c’est interminable !).

Tout de même, je vais vous donner la référence de ce parcours : il s’agit du Myakka City Sweepers Loop dont on peut trouver le détail à http://www.motorcycleroads.com/75/1476/Florida/Myakka-City-Sweepers-Loop.html#sthash.TpSw9fIT.AHNVRygR.dpbs

Bon, selon moi, rien ne vaut une balade dans les alpes avec mon pote Dom mais ce n’est que mon avis, je vous laisse continuer à rêver de le Floride et des ces graaaaaannnnnnnds espaces…

Après le rapport “poids/puissance”, penchons-nous sur le ratio “risque/sensations”…

Je viens juste de faire plus 300 kms (aller et retour) juste pour essayer une Royal Enfield Bullet 500 (le modèle 2015).

La Bullet 500 dans toute sa gloire !

En fait, il y avait longtemps que je voulais essayer cette machine, car son (relatif) succès récent m’intriguait : comment une moto aussi rustique peut-elle (bien) se vendre dans nos contrées ?

Que cela s’écoule en Inde, fort bien; c’est logique : construction locale, performances modestes mais suffisantes vu le réseau routier indien (!), prix abordable, longue tradition, etc.
Mais chez nous ?
OK, il y a la mode néo-rétro qui est bien présente mais de là à plébisciter un modèle qui nous vient tout droit des années cinquante (à peine modernisé), il y a de la marge tout de même !

D’où mon intérêt pour cet ovni des deux-roues motorisés, cet engin anachronique mais qui dégage incontestablement un certain charme : celui de l’authenticité. Finalement, ce petit test s’est déroulé quasiment comme prévu (j’avais pris le temps de me documenter et lisant les essais réalisés par d’autres) et je n’ai pas eu de surprise : la Bullet n’a pas besoin de compte-tours car le niveau de vibrations du moteur vous indique tout de suite si vous êtes sur le bon rapport ou pas !
Certes, la puissance est limitée mais pas tant que cela finalement, suffisante diraient les ingénieurs de Rolls & Royce… Elle freine correctement (le frein AV semble bon, le frein AR est plutôt paresseux) et je n’ai pas poussé assez pour évaluer la tenue de route mais, clairement, ce n’est pas une moto sportive. La selle parait un poil dure et la position de conduite est aussi un peu bizarre (bien moins bonne que sur ma Breva).

En fait, cette machine doit s’évaluer à l’aune du contexte d’aujourd’hui : la course à la performance est terminée depuis longtemps. On s’est focalisé sur le rapport poids/puissance pendant des décennies parce que cette donnée était clé dans les performances des machines que les constructeurs nous proposaient. Les constructeurs Japonais ont tout essayé dans ce cadre, même le turbo dans les années 80 (et il parait qu’il va redevenir d’actualité mais je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle…).

Et puis, les progrès dans tous les domaines ont fini par changer en profondeur le comportement des motos modernes. Aujourd’hui, une moto ratée, c’est vraiment rare !
Le ratage se fait plutôt au niveau choix de l’utilisateur : celui qui prend une super-sportive pour faire des grands trajets s’est trompé de film. Pareil sur celui qui achète une grosse GT pour simplement rouler moins de 1500 km par an sous le prétexte que “big is beautiful” (alors qu’il veut simplement frimer en garant sa moto devant les troquets…). Bref, le choix d’un deux-roues doit plus que jamais se faire en fonction de votre cahier des charges. Surtout que, rappelons-le, rouler à deux-roues n’est pas ce qu’il y a de plus rationnel (sauf en ville avec un engin adapté : un scooter) : c’est fatigant, c’est dangereux et ce n’est guère pratique (capacité d’emport limitée donc, pas bon pour faire les courses !). Sans même parler des intempéries : quand on s’est fait rincer une fois à moto, on sait de quoi je parle !

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Bon, on trouve toujours de cas où on a pas trop le choix !

N’allez pas croire que je suis réfractaire à certains types de motos !
Par exemple, j’adore les super-sportives mais sur la piste uniquement (d’ailleurs, dans le même ordre d’idées, viendrait-il à l’idée de la faire de la route avec une trial ?). Sur la route habituelle, une R6, ou une Ducati Panigale est vite une source de fatigue plutôt que de plaisirs…

Dernièrement, grâce à Hélice Motos, j’ai pu essayer le scooter C650 (la version “sport”).

Toujours pareil : j’étais intrigué par le succès du T-Max (Yamaha) et donc, je me disais que j’avais loupé quelque chose dans mon opinion sur les scooters… Le C650 est la réponse de BMW au T-Max. Une très bonne réponse, une très bonne machine (il y aurait beaucoup à dire de positif sur le C650 mais ce n’est pas vraiment le sujet de ce post) mais, clairement, pas pour moi : finalement, même si le fait de ne plus à avoir à passer les vitesses est très confortable, je m’aperçois que cela me manque trop. Cela et plein d’autres choses : si je roule à deux-roues, je veux que cela soit sur une moto et que je le ressente… Sinon, il ne reste plus que le côté irrationnel du deux-roues et je ne suis pas heureux.

Donc, avouons-le, la moto est d’abord et avant tout un engin de plaisir, surtout de plaisir. Plaisir des sensations intenses. Mais, comment faire le plein de ces sensations à notre époque où nos motos ne vibrent plus, où elles commencent à nous protéger du vent (pour certaines) et, d’une façon générale, roulent de mieux en mieux en transmettant de moins en moins de trépidations à leur pilote ?

Jusqu’à présent, la réponse était simple : rouler vite. Mais comment est-il encore possible de rouler vite de nos jours ?
On connait tous la réponse : sur routes ouvertes, ce n’est plus possible.

La vitesse, ok, mais uniquement là où c'est adapté : sur circuit (ici, le tracé de Carole).

La vitesse, ok, mais uniquement là où c’est adapté : sur circuit (ici, le tracé de Carole).

Il faut donc réévaluer notre échelle d’appréciation de nos motos avec un nouveau ratio. Oublions le rapport poids/puissance car nos machines modernes sont désormais trop parfaites pour être juger sur un critère enfin dépassé. Il faut maintenant juger de ce qu’apportent nos machines avec le ratio risques/sensations. Si, pour éprouver quelque chose, il faut rouler au moins au-dessus de 120 km/h… Eh bien, c’est beaucoup moins positif que si je peux me contenter de rouler à 90 et quand même ressentir des sensations. Bien sûr, c’est pour cela qu’une marque comme Harley affiche un tel succès : ses machines ne sont guère performantes mais elles diffusent bruit et vibrations dès les plus faibles vitesses. Bien vu et bien joué.

HD Superlow rider 2014. Le succès des Harley vient d'un élément simple : voici des motos que l'on peut sentir vivre !

HD Superlow rider 2014. Le succès des Harley vient d’un élément simple : voici des motos que l’on peut sentir vivre !

C’est selon cette logique qu’il faut juger la Royal Enfield Bullet : ses défauts deviennent alors des qualités !
Oui, la Bullet va limiter votre vitesse de croisière en commençant à devenir “très vivante” dès 90 km/h mais c’est justement ce qu’il faut et ce qu’on doit vouloir puisque tracer à grande vitesse sans trépidation est devenu un non-sens.

Les machines modernes sont devenues des motos trop parfaites et, alors qu’on considérait il y a encore pas si longtemps que de gommer les aspérités était un progrès, ça ne l’est plus maintenant qu’on est dans une impasse. Il faut ralentir tout en conservant les sensations que nous recherchons. Pour cela, il faut des motos vivantes, avec du caractère et des traits marquants, pas des engins aseptisés qui ne commencent à se révéler qu’à des vitesses interdites.

Certaines motos récentes que j’ai essayé dernièrement m’ont fait la même impression que la Zero (un moto électrique) : pas de défaut mais pas de vie non plus. Prenons un exemple simple : la gamme MT de Yamaha. La MT09 et 07 sont sûrement de très bonnes machines mais jamais je n’achèterais une de ces motos… Car le moteur me fait l’effet d’une turbine (le bruit est le même d’ailleurs !). Alors que chez Yamaha, il y a encore des machines attractives voire captivantes : la Bolt ou la V-Max, il suffit de les essayer pour comprendre !

La V-max est monstrueuse dans tous les sens du terme, y compris là où ça compte : les sensations, même à basses vitesses !

La V-max est monstrueuse dans tous les sens du terme, y compris là où ça compte : les sensations, même à basses vitesses !

Toutes les motos que j’ai essayées dans ma vie de motard m’ont finalement appris une chose, encore et encore : l’agrément de conduite vient principalement du comportement moteur. Si vous avez un moteur creux ou plat (comme le précédent modèle de Triumph Bonneville, le modèle récent et bien mieux et heureusement !), c’est carrément barbant à piloter. En revanche, un moteur coupleux et disponible rend la moto agréable même si elle n’est pas vraiment puissante. Eh bien, ça va devenir vrai aussi pour la partie-cycle : les motos trop parfaites sur ce plan sont ressenties comme “lisses”, trop lisses. Les motos vivantes doivent montrer qu’elles ressentent la route, pas qu’elles l’avalent et la digèrent sans vous demander votre avis. Nous voulons rouler sur deux-roues, pas sur un tapis volant !

Bref, tout cela pour dire que nous devons chercher et trouver notre plaisir dans une zone désormais plus étroite, à des vitesses forcément plus lentes et c’est pour cela que nous devons nous concentrer sur les sensations et non plus sur les performances.

Petite balade sur l’aile du V-twin…

Je l’ai déjà exprimé mais il faut que je le redise : le caractère des moteurs V-twin des Moto-Guzzi est tellement jouissif que j’ai du mal à comprendre pourquoi on ne voit pas plus de ces motos sur nos routes ?

Et pourtant, l’essayer, c’est l’adopter. Je suis très fan de ma Moto Guzzi Breva qui me procure toujours un vif plaisir. Ce n’est pas une moto sportive, son moteur n’est pas un monstre de puissance mais, en dépit de tous ces “moins”, elle n’a rien à envier à aucune machine de la concurrence en matière de sensations. Elle est tellement vivante, elle a tellement d’allant, tellement facile à piloter, à placer où on veut, qu’on sent vite ses propres limites avant d’atteindre les siennes.

Attention, je ne suis pas en train de dénigrer les autres motos ni de dire que les Guzzi sont les meilleures mais, avant de mépriser les V-twins à cardan, essayez-en au moins une…

Bref, cette petite vidéo vous montrera combien je m’éclate à son guidon !

Pas d’exploit inconsidéré mais simplement un grand plaisir à enrouler les courbes de cette belle Savoie.

 

Comment améliorer (encore plus) vos balades ?

Une fois de retour en France, la perspective de reprendre nos balades à moto avec mon ami Dom était enthousiasmante… Et en plus, j’avais eu une idée pour améliorer encore nos sorties : pouvoir communiquer ensemble par la voix et en permanence !

Car, quand on roule avec un pote, les échanges sont limités : quelques gestes, la voix uniquement à l’arrêt… C’est pas avec cela qu’on peut se coordonner efficacement sur les décisions à prendre sur la route au dernier moment, n’est-ce pas ?

La solution : un système d’intercom sans fil. Il en existe désormais plusieurs et, après avoir regardé un peu l’offre, j’ai acheté le Cardo Scala Rider Q3 (la version multiset afin d’en avoir un à filer à mon comparse…).

L’installation est facile car tout est prévu, en abondance même.

Une fois installé, j’ai pu réaliser un test statique : ça marche !

Mais, bien sûr, il n’y a que le test dynamique qui compte… En route donc !
Et nous voilà dans les Bauges faisant test après test : ça marche vraiment bien. Du coup, on s’est retrouvé à causer tout le long de notre balade (des vraies gonzesses !).

Et croyez-moi, ça ajoute une dimension incroyable : on se pointe des trucs à voir, celui qui est devant ouvre la route signale les dangers potentiels à l’autre et ainsi de suite. Franchement, essayer un système de ce type, c’est l’adopter immédiatement !

De plus, faut avouer que c’est vraiment bien fait : le volume du son s’adapte automatiquement au bruit ambiant, la liaison voix se déclenche toute seule sans avoir à appuyer sur un bouton… Tout est impeccable au final.

En fait, je regrette juste de ne pas y avoir pensé plus tôt…

Bien entendu, à l’avenir, les casques (haut de gamme) vont être pré-équipés pour faciliter l’intégration et la rendre quasi-invisible. En attendant, vous pouvez toujours vous procurer le Scala Rider, je confirme que c’est un bon choix !

La route rien qu’à vous (et pour 400 autres motos) entre Chambéry et Aix-les-Bains, ça vous dirait ?

Samedi 16 avril 2016, la FFMC (Fédération Française des Motards en Colère) organisait une journée d’actions contre le contrôle technique des deux et trois roues motorisées. Il y avait donc une manifestation près de chez moi, à Chambéry et je m’y suis donc rendu avec un ami. Grosse mobilisation pour cette journée avec 10 000 motards à Paris, 3000 à Lyon et 2000 à Toulouse par exemple…

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas participé à une “manif” et, cette fois, c’était bien différent de ce à quoi je m’attendais. En vérité, je ne savais pas à quoi m’attendre… J’ai eu droit à une grande et belle surprise !

L’immense cortège a circulé à vitesse réduite entre la place des éléphants à Chambéry jusqu’à la place des thermes à Aix-les-Bains et, je dois le dire, ce fut tout à fait grandiose… Beaucoup de gens filmaient, prenaient des photos, nous saluaient, nous souriaient, c’était enthousiasmant !

Si le fait de saluer un motard lorsque vous le croisez (une bonne pratique !) vous fait du bien (sinon, à quoi bon ?), imaginez un peu ce que cela fait d’être au milieu d’une horde de centaines de motards… La sensation d’appartenir à une communauté est alors très forte. C’était donc avec fierté et grand plaisir que j’ai fait partie de ce cortège bon enfant (à part quelques “burns” sans autre conséquence qu’un peu de fumée, je n’ai vu aucun débordement). Tout ce qui roule à moto était représenté et c’était également formidable de voir cette diversité des machines. La passion de la moto s’exprime encore mieux quand on est plusieurs pour la partager, c’est clair !

Place des Thermes à Aix-les-Bains, on ne voit qu'une fraction des motard(e)s présent(e)s/

Place des Thermes à Aix-les-Bains, on ne voit qu’une fraction des motard(e)s présent(e)s.

Je dois aussi tirer mon chapeau à l’organisation mise en place par les membres de la FFMC (reconnaissables à cette occasion à leurs gilets jaunes…) : tous les carrefours, bretelles d’accès et ronds-points étaient balisés, tous !
Rien n’était laissé au hasard et, du coup, tout le défilé s’est déroulé dans les meilleures conditions de sécurité… C’est grâce à tous ses bénévoles que ce genre d’événement peut avoir lieu et se passer comme il faut. Bravo les gars, ça c’est du boulot !

Souriant entre ma Guzzi et la Triumph de mon pôte...

Souriant entre ma Guzzi et la Triumph de mon ami Dom…

Le fait que les gens sur le bord des routes soient aussi positifs (dans leur grande majorité) m’a interpelé je dois dire. Pourquoi donc cette manifestation provoquait-elle un tel engouement ?

Je ne prétends pas connaitre à coup sûr l’humeur des Français mais je pense que notre petite manif procurait un exutoire au ras-le-bol des gens qui nous voyaient passer. Tous en ont marre de subir sans jamais pouvoir s’exprimer, marre de subir une techno-structure autiste qui les opprime à tout propos. Mais, cette fois, grâce à nous, il y avait une occasion de se réjouir : en voilà quelques-uns qui avaient le cran et les moyens de dire tout haut ce que beaucoup avaient envie de dire tout bas… Voilà mon explication. Elle vaut ce qu’elle vaut mais je serais surpris d’être complètement à l’ouest sur ce coup-là.

Un livre que j’aurais aimé écrire (en version moto, bien sûr !) : Engines of change

Quand on s’intéresse à l’histoire de l’automobile, il s’agit d’un des ouvrages incontournables : “Engines of Change: A History of the American Dream in Fifteen Cars” par Paul Ingressia, un journaliste américain (Prix Pulitzer en 1993, c’est pas rien !).

Ce livre fascinant à lire, retrace l’évolution de la société américaine au XXe siècle à travers quinze voitures phares, iconiques (comme la Ford T, la Corvette, la Mustang, etc.).

Pourquoi est-ce que j’évoque ce livre sur un blog dédié à la moto ?
Tout simplement parce que, après l’avoir lu (il y a deux ans), j’ai eu envie d’écrire le même mais sur la moto. Finalement, cela ne s’est pas fait et j’ai concentré mes efforts sur “Freedom Machine” (avec un résultat que j’espère intéressant… à vous de me le dire !).

Mais l’exercice est intéressant. Quelles machines devrait-on sélectionner dans ce cadre si on voulait écrire l’équivalent sur la moto ?
Tout d’abord, je ne pourrais le faire sur une aussi grande période (le XXe siècle dans son ensemble). Non pas que les machines anciennes soient dépourvues d’importance et d’intérêt, tout au contraire. Mais je ne les connais pas assez pour en parler. Limitons-nous donc à la période 1960-2000 qui est plus dans mon rayon… Rappelons aussi qu’il s’agit de sélectionner les motos ayant eu le plus d’influence sur leur marché mais aussi au niveau de la société. Dans ce contexte, le scooter Vespa de Piaggo, par exemple, est incontournable (même si certains pensent qu’il ne s’agit PAS d’une moto…). OK ? Allons-y !

Vespa Piaggo

Honda Super Cub

Kawasaki 500 H1

Yamaha 250 DT-1

Honda CB750

Kawasaki 900 Z1

Bultaco 250 Sherpa

BMW R90S

Benelli 750 Sei 

Suzuki Rotary 

Honda GoldWing

J’arrête là !
Il y en aurait encore beaucoup d’autres comme la Honda CX500 et CX500 Turbo, la Yamaha 350 RDLC, la Kawasaki 900 Ninja et ainsi de suite.

Pourquoi avoir sélectionnée telle moto plutôt qu’une autre ?
Ah mais c’est qu’il aurait fallu écrire le livre pour l’expliquer !

La Floride vu en moto…

Voici une vidéo que j’ai réalisé à partir de nombreuses prises de vue avec ma GOPRO. J’ai ajouté une musique “country” pour faire plus couleur locale !

Bon, en fait, il y avait des heures de vidéo avec ce que j’ai ramassé avec la caméra montée soit sur ma BMW, soit sur la Kawasaki mais j’ai condensé le tout en 3 minutes, c’est bien assez pour se faire une idée des paysages, non ?

Il y a aussi des images de la Bike Week de Daytona que j’ai récupéré sur le Net (ça se voit, la qualité d’image est moins bonne).

La joie de rouler à moto, tout simplement !

Pour le plaisir, j’ai réalisé cette petite vidéo à partir de nombreux clips trouvés sur Youtube ainsi que quelques séquences personnelles… Musique de Pogo.


J’ai essayé de montrer la diversité de ce que peut représenter “rouler à moto” : pour certains, ce sera “à fond la caisse” alors que pour d’autres, ce sera plutôt “enjoy the ride” y compris en se trainant !