L’histoire de Bruce McMaren, un très beau documentaire !

Voilà un documentaire sur le sport-auto que je peux vous recommander sans restriction : « McLaren » est un très beau documentaire, plein d’images inédites, qui raconte en détail l’histoire, l’ascension de Bruce McLaren, le créateur de l’écurie éponyme et qui est finalement devenu un constructeur à part entière sous l’impulsion de Ron Dennis (lui aussi mériterait un documentaire, selon moi !).

Les témoignages de Chris Amon, d’Alastair Cadwell, de ces mécaniciens et de sa veuve sont particulièrement émouvant (certains sont morts depuis la fin de la réalisation de ce documentaire…).

Un grand moment pour les amateurs de sport-auto, surtout ceux qui s’intéressent à cette période. La raison pour laquelle McLaren c’est tournée vers la Can-Am, par exemple, est très bien expliquée.

Grand Prix: The Killer Years, un documentaire et un livre, pour connaisseurs…

Voici un documentaire sur la F1 des années 60 et 70 qui est fort bien fait « Grand Prix: The Killer Years« . Il traite des premiers progrès en matière de sécurité sur les circuits et, on le voit durant les 58 minutes du documentaire, il y avait vraiment à faire !

Mais ce n’est pas tout… Ce très bon documentaire est compléter par un excellent livre qui porte le même titre :

Cet ouvrage regroupe les transcriptions de toutes les interviews effectuées pour le film et, comme le dit fort bien l’auteur, seuls 3% ont été finalement utilisés… Là, pour une fois, on a tout et ça vaut le coup !

Une petite visite au Revs Institute : les américains aiment les voitures !

Aujourd’hui, je me suis rendu au Revs Institute, un musée sur l’automobile (collection Collier) qui se situe à Naples (Floride).

Le bâtiment du musée, vue extérieure de l’entrée principale.

Comme souvent dans les endroits riches (et Naples fait partie de cette catégorie), les américains font bien les choses : bâtiment superbe, collection somptueuse, accueil parfait… Nous avons passé un moment délicieux !

Une vue partielle (très partielle !) de l’intérieur…

C’est à ce genre d’endroit qu’on voit que les américains aiment les voitures et n’ont pas honte de le montrer !

En France, je ne vois qu’un endroit où on trouve une collection d’un tel niveau et présenté dans un état irréprochable !), c’est bien sûr le musée Schumplf.

Revenons au Revs Institute et je vous encourage à jeter un oeil attentif sur la collection très bien présentée sur cette page. J’ai bien entendu pris de nombreuses photos que j’ai regroupé ici https://goo.gl/photos/Hahe2HHSVgHQmJiR9

Dans cette collection, on trouve de nombreuses Porsche : des 908 et des 917 ainsi que des moteurs qu’on peut ainsi examiner de près (c’est pas souvent !).

Le phénomène Zarco : comme Prost mais sur deux roues !

Johann Zarco a commencé sa saison 2017 de MotoGP de façon sensationnelle : il a mené les premiers tours de la course (avant de se mettre au tas, il est vrai…) !

On n’en attendait vraiment pas autant de sa part pour sa toute première course dans la catégorie reine, faut-il le rappeler ?

Après son élimination sur chute, il était calme et honnête… il avouait son erreur mais affichait aussi sa confiance : des courses en tête, il y en aura d’autres !
Il faut se souvenir de Zarco il y a deux ans, également au Qatar pour la première course moto2 de la saison 2015 : il a eu un problème technique (sélecteur de rapports) alors qu’il menait largement. Il ne s’est pas laissé abattre par cet incident et a terminé la saison en champion du Monde…

Zarco me fait beaucoup penser à Alain Prost : beaucoup d’intelligence, de détermination et un pilotage très propre. Si Prost avait roulé en moto, ça aurait ressemblé à ça. Zarco a un grand avenir devant lui.

Steve Mcqueen, the man and Le Mans; le document perdu sur la 917

Voici un documentaire qui vient de sortir et qui apporte la touche final à tous les fans de la Porsche 917Steve Mcqueen, the man and Le Mans

Bon c’est un peu long et, si on déjà lu « A french kiss with death« , on apprend pas grand-chose. Mais c’est l’occasion tant attendue de voir certaines des séquences qui n’ont pas été intégrées au montage final du fameux film « Le Mans »… Et, rien que pour cela, c’est unique !

Un cas unique : John Surtess

John Surtess nous a quitté… Un cas unique, vraiment : le seul qui a pu aligner un titre en F1 après de nombreux titres sur deux roues. Seul Valentino Rossi aurait pu faire pareil mais le conditionnel est de rigueur, même pour Vale…

Pour rendre hommage correctement à « Big John », quoi de mieux que de mettre un extrait de mon livre « la malédiction des champions du monde de F1 » ?

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John « big » Surtees, l’incompris

On vient de l’évoquer, revenons sur le cas de John Surtees, « Big John » comme l’appelaient les Italiens. Surtees est tout de même un cas vraiment unique : le seul jusqu’à ce jour à être passé avec succès de la moto à la F1 et à avoir (presque) tout gagné dans les deux domaines. Mais Big John avait aussi un caractère difficile et il ne put rester chez Ferrari après son sacre -mérité- de la saison 1964.

Une anecdote significative sur Surtees mérite d’être racontée : je l’ai rencontré en personne lors des « coupes de l’âge d’or » à Montlhéry en 1982. Je lui ai alors demandé pourquoi il manquait les 500 milles d’Indianapolis à son palmarès pourtant exemplaire (il y manque aussi une victoire aux 24 Heures du Mans alors qu’il y a mené plusieurs fois au volant d’une Ferrari…) ?

Il me répondit qu’il devait y participer lors de la saison 1966 sur une Lotus, mais il se blessa lors de la série Can-Am (qu’il remporta tout de même cette année-là) et cela l’obligea à déclarer forfait pour Indy… Et c’est Graham Hill qui hérita du baquet de la Lotus et qui l’emporta… On peut supposer que « Big John » n’aurait pas fait moins bien, mais comment savoir ?

La suite est décevante : comme Graham Hill, John Surtees aura une carrière déclinante. Il tente de créer son écurie, car c’est un vrai bourreau du travail, mais, au contraire de Brabham, n’y aura aucun succès (c’est tout de même lui qui participa à l’émergence de Lola). Surtees souffrit surtout d’être incompris.

Donc, on l’a deviné, Surtees n’échappe pas à la malédiction sous la forme de plusieurs saisons de trop (même s’il remporta une victoire mémorable à Monza en 1967…) et d’un long et humiliant déclin…