Rien n’est vrai, l’exemple d’une cheminée d’hôtel !

Un jour, il faudra que j’écrive un livre dont le titre sera « Rien n’est vrai, rien n’est réel, rien n’existe »… Ambitieux, hein !

Alors, je ne vais pas tout expliquer aujourd’hui, sur ce blog (sinon, pourquoi en faire un livre ?), mais on va quand même pouvoir illustrer ce que j’entends par le « rien n’est vrai »… Si vous êtes un(e) habitué(e) -pas question d’écriture inclusive avec moi, jamais- de ce blog, vous savez que je me reporte souvent à la notion de « société du spectacle » de Guy Debord.

Nous sommes de plus en plus en plein dans la société du spectacle puisque tout est mis en scène continuellement. Donc, le vrai, l’authentique est de plus en plus rare, partout, tout le temps. Un exemple significatif pour démontrer mon propos.

Une cheminée dans un hôtel moderne. Vraiment ?

Oui, c’est un exemple tout à fait révélateur de cette société du spectacle qui s’est infiltrée dans tous les recoins de notre présent. Car, tout est faux ici : il n’y a pas de flamme, il n’y a pas de bois, il n’y a pas de chaleur et les crépitements que l’on entend sont rajoutés. En effet, nous sommes en présence d’un dispositif totalement artificiel où des générateurs de fumées sont éclairés par en dessous avec une lumière orange caractéristique donnant (fort bien d’ailleurs) l’illusion de flammes dansantes. Le crépitement sonore est un enregistrement audio qui vient renforcer encore cette mise en scène.

Je sais, ça parait difficile à admettre, mais je suis allé jusqu’à mettre ma « main au feu » pour en avoir le coeur net : aucune brûlure, la fumée est froide et les « bûches » sont en pierre.

Voilà pourquoi « rien n’est vrai » à notre époque : ce n’est pas seulement l’actualité qui est composée de « fake news », c’est tout notre décor qui devient factice, morceau par morceau. Réfléchissez-y, que reste-t-il de vrai, d’authentique autour de vous ?

Dans le genre « rien n’est vrai », cette vidéo (déjà ancienne) est pas mal non plus :

Piëch, Marchionne et Ghosn, pourquoi est-il si difficile de réussir sa sortie ?

Voici trois titans de l’industrie, il se trouve qu’ils se sont tous les trois révélés dans le secteur automobile, mais c’est sans doute un hasard. Ils ont eu des carrières époustouflantes et auraient pu devenir des légendes s’ils avaient réussi leurs sorties.

Mais, chacun à leur manière, ils ont échoué. Ferdinand Piëch est un exemple de créativité, de dirigisme autoritaire. Il a eu des succès incroyables comme les victoires au Mans avec la 917, mais il a aussi subi des échecs à cause de sa personnalité rigide. A la fin de sa carrière, alors qu’il touchait au but (avoir unifié Porsche et WV), il a été viré du groupe de façon peu glorieuse… On raconte que c’est lui qui a vendu la mèche du scandale dieselgate pour se venger, mais que ne raconte-t-on pas sur un personnage de cette envergure ?

Ferdinand Piëch, l’ingénieur à la poigne de fer…

Le cas de Sergio Marchionne est différent, car sa personnalité était presque aux antipodes de celle de Piëch. Autant l’allemand était rigide, autant l’italien savait se faire charmeur (presque des lieux communs en fait…). Mais encore un qui, arrivé au sommet ne sait pas réussir sa sortie : il meurt « bêtement » d’un cancer mal soigné sans avoir eu le temps de profiter de ses victoires, alors qu’il avait préparé sa succession (sans doute imaginait-il qu’il lui restait plus de temps…).

Souriant Sergio… Quel dommage !

Car les réussites de Marchionne sont remarquables, incroyables même !

Il pouvait avoir l’air charmeur, il était aussi capable de trancher (demander à Montezemolo par exemple…).

Le cas de Carlos Ghosn est lui encore sous les feux de l’actualité, mais il n’est pas difficile de penser que, après une belle carrière, il est en train de rater sa sortie, dans les grandes largeurs !

Carlos « cost-killer » Ghosn dans toute sa sévérité !

Lui n’a justement pas préparé sa sortie, refusant ostensiblement de le faire comme si cette réticence pouvait le sauver !

En fait, ces grands patrons sont comme les champions de F1, victimes de la malédiction qui empêche de conclure dignement des parcours grandioses !

Songez-y alors qu’il vous reste encore du temps : faire un beau parcours, c’est bien, mais savoir le terminer en beauté, c’est encore mieux…

Carlos Ghosn, un parfait exemple pour illustrer la notion « d’hubris »

Carlos n’est pas un exemple d’homme à l’écoute des autres, entre autres défauts…

Attention, je ne vais pas écrire sur cas alors que je ne sais pas vraiment (avec précision) ce qui lui arrive. On évitera donc d’affirmer telle ou telle accusation sur ce personnage (https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Ghosn), mais sa chute (car chute il y a bien) est une trop belle occasion d’illustrer ici la notion d’hubris.

L’hybris, ou hubris, du grec ancien ὕϐρις / hybris, est une notion grecque qui se traduit souvent par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré des passions, particulièrement de l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybris

L’hubris et l’ataraxie sont les deux pôles de la philosophie grecque qui est bien moins intimidante que ce qu’on veut en dire. C’est même fort simple en fait : les anciens sages disaient essentiellement qu’il fallait éviter l’hubris et qu’il fallait tendre et atteindre l’ataraxie, son opposée.

L’ataraxie (du grec ἀταραξία, signifiant « absence de troubles ») apparaît d’abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme ou encore la paix de cette dernière résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence. L’ataraxie devient ensuite le principe du bonheur (eudaimonia) dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme. Elle provient d’un état de profonde quiétude, découlant de l’absence de tout trouble ou douleur. Cette notion apparaît à l’époque d’Épicure (Ἐπίκουρος).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ataraxie

Intéressant, mais pourquoi utiliser le cas de Carlos Ghosn pour l’illustrer ?

Mais justement parce qu’il était évident que ce brave Carlos allait être victime de cet hubris qui est connu comme étant la malédiction que lancent les dieux (grecs) à ceux qui sont atteints d’un orgueil démesuré. Et notre Carlos cumulait tous les marqueurs de l’hubris : volontiers arrogant, cassant, brutal, l’homme ne se souciait pas d’attirer la sympathie (ce qui me le rendrait plutôt sympathique en fait !), mais il aimait aussi se rémunérer grassement ce qui était sa faiblesse facilement exploitable pour qui voulait le faire tomber. Car, n’en doutons pas, cet homme a été victime d’une cabale (à ce niveau, ça arrive souvent).

Même si tout roule bien pour vous, évitez l’hubris car les dieux vous guettent (et la chute des hommes est pour eux, le « spectacle des dieux ») et rapprochez-vous de l’ataraxie, le meilleur des buts à atteindre…

Non à la « Pensée unique » en matière de technologie !

Soyons clair, ce qu’on lire en ligne à propos des nouvelles technologies est souvent décevant. Pire, c’est trop souvent le même blabla « c’est révolutionnaire, ça va tout changer, etc. ».

Pensez par vous-même, ne vous laissez pas dicter votre impression du monde !

PS) Une remarque de mon fils ainé qui a tout à fait raison et que je reproduis ici :

par contre, une petite phrase que je trouve critiquable :

tu ne peux pas lire  » je lis TOUT ce qui se dit sur le sujet »

c’est pas exact, exagéré. je peux croire que tu lis beaucoup de choses, mais c’est impossible de tout lire.

il vaut mieux, je pense, pour être efficace et super crédible, de dire « j’ai lu des dizaines (ou centaines ?) de livres/articles et vu des vidéos, récoupé les infos, écouté des conf »

et peut être que ça serait bien d’avoir 2 exemples de sources

par exemple 1 titre de magazine ou de radio ou de podcast

De quoi les gens ont-ils besoin ?

De quoi les gens ont-ils besoin ?
Voilà une vraie question !

Il se trouve que j’ai la réponse : de respect. Les gens ont besoin de respect, de considération. Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’ils n’ont jamais de respect de la part des politiciens et des médias qui les méprisent en profondeur !

Un exemple : lors des périodes électorales, les médias américains utilisent cette expression pour nommer les gens qui vivent dans le Middle West, les états ruraux des USA : le sel de la terre. Lorsque vous entendez cette expression, vous savez tout de suite de qui on parle. Oh, l’expression semble positive, mais elle ne l’est pas : les présentateurs ont beau être souriants et déclamer cela avec le plus grand respect, c’est exactement l’inverse dans leurs têtes… Ils pensent tous que les gens qui vivent dans ces états sont des bouseux, des rednecks, des abrutis pour tout dire…

C’est pareil en France quand une personnalité vient voir « la France d’en bas » et qu’elle dit « rencontrer la vraie France et les vrais gens »… Mensonges et hypocrisie. La terrible vérité c’est que les élites n’ont que mépris pour qui ne fait pas partie de « l’élite » justement. Et ça, ça finit par se sentir d’où la colère sourde qui monte et qui s’exprime de temps en temps comme en ce moment avec les fameux gilets jaunes…

Un brin d’humour ne fait jamais de mal…

En lisant cela, vous pourriez dire « et toi alors ? »
Oui toi, qui est un salopard de donneur de leçons, tu oses nous parler de respect des masses alors que tu es toujours à traiter les masses plus bas que terre ? »…

Les apparences sont souvent trompeuses mon cher !
Il se trouve que j’ai le plus grand respect pour les gens et je le prouve, à ma manière. Ma manière est justement de ne jamais prendre les gens pour des cons, de toujours leur parler d’égal à égal, de ne pas donner dans la facilité et de préférer la vérité, même et surtout quand c’est une terrible vérité…

Voilà ma définition du respect, voilà ce que j’offre aux lecteurs de ce blog.

 

Eduquer ou réprimer, l’éternel débat…

La vie est pleine de surprises !
Jamais je n’aurais pensé mettre une vidéo de LCI (oui, vous avez bien lu : LCI du groupe TF1…) sur mon blog. Mais bon, le sujet avant tout.

De quoi s’agit-il ?
Voici un extrait de l’article afin de comprendre pourquoi cette vidéo est ici :

Merci d’éteindre vos portables. Florence Foresti l’a déjà fait savoir par le passé : rien ne l’agace plus que de voir un spectateur dégainer son smartphone pour enregistrer sa performance et la poster sur les réseaux sociaux avant même la fin de son spectacle. De retour avec un nouveau show, Épilogue, l’humoriste va donc innover en utilisant la technologie Yondr pour bloquer les smartphones des spectateurs.

A l’entrée de la salle, les spectateurs seront invités à glisser leur portable dans une housse tendue par un agent d’accueil, qui se verrouillera automatiquement grâce à un mécanisme. Florence Foresti explique le fonctionnement du dispositif dans un communiqué : « Vous resterez en possession de votre appareil lors du spectacle et, au besoin, vous pourrez accéder aux postes de déverrouillage installés dans la salle. »

Bon, pourquoi pas, hein !

L’usage du mobile est devenu tellement présent (je devrais écrire « envahissant ») que, pour les jeunes, il est en passe de remplacer la cigarette comme « béquille d’attitude » (et tant mieux !). Mais dans le vidéo de LCI, il y a un moment-clé : je vous invite surtout à voir à 1’50, cette dame qui proclame « ce qui qu’il faut, c’est éduquer les gens »… Tout est là.

Oui, tout est là. De nos jours, on n’a jamais mis autant en avant la nécessité « d’éduquer les gens » et que voit-on ?

Eh bien on voit exactement le contraire : répression à tous les étages et même répression automatisée (les radars sur les routes), c’est mieux (et ça rapporte plus) !

Si l’éducation fonctionnait, on ne serait pas dans la situation de névrose qu’on connaît actuellement (voir « Pourquoi une névrose française« ). Nous avons l’examen du permis de conduire le plus sévère du monde (ou peu s’en faut) et, pourtant, les jeunes permis se conduisent mal sur la route (ils ne sont pas les seuls d’ailleurs). C’est bien la preuve que l’éducation ne suffit pas. Certains vont m’objecter que la route est un palliatif pour exprimer la colère sourde que chacun ressent (voir l’affaire des gilets jaunes en ce moment). Peut-être, mais l’endroit est très mal choisi.

Donc, il faut arrêter de croire et de dire qu’il faut « éduquer les gens » alors que la tendance actuelle va justement dans l’autre sens. Et, dans ce domaine, la Chine montre la voie.

Une surveillance serrée et tous azimuts
En effet, l’État chinois utilise tous les moyens du numérique pour traquer, pister, fliquer ses citoyens. Ce qui est déjà opérationnel en Chine, c’est un réseau de surveillance à base de caméra à reconnaissance faciale très développé. La Chine utilise déjà près de 170 millions de caméras de vidéo surveillance et avec des logiciels efficaces puisque lors d’un concert en avril dernier, un fugitif chinois a été arrêté après qu’une des caméras équipées d’un système de reconnaissance faciale ait alerté les autorités de sa présence, parmi la foule de 60 000 personnes, voir à https://siecledigital.fr/2018/04/13/reconnaissance-faciale-police-chinoise/.

Le gouvernement chinois est vraiment en pointe dans ce domaine puisqu’il est en train d’expérimenter un système de reconnaissance de la démarche (voir à https://siecledigital.fr/2018/11/08/la-chine-developpe-une-reconnaissance-de-marche-basee-sur-lintelligence-artificielle/). Et pour que le tableau soit complet, il y a même des caméras acoustiques repèrent les conducteurs qui klaxonnent (voir à https://siecledigital.fr/2018/04/23/en-chine-des-cameras-acoustiques-reperent-les-conducteurs-qui-klaxonnent/).

Cette surveillance tous azimuts ne se limite pas au gouvernement chinois puisque Tencent a annoncé (en octobre dernier) que le jeu “Honor of Kings” allait utiliser la reconnaissance faciale pour vérifier l’âge des utilisateurs, dans le but final de limiter le temps de jeu de ces deniers.

Un permis à points du citoyen
Avec ce qui se passe en Chine, il est clair que l’on va progressivement, mais sûrement vers une sorte de permis à points du citoyen qui permet de classer les bons éléments des mauvais. Les mauvais sont sanctionnés en leur restreignant, par exemple, l’accès au transport en commun. Officiellement, ce système de surveillance des citoyens chinois et la constitution de dossiers sur chacun d’entre eux se concrétise par la mise en place d’un “système de crédit social”, lancé par le bureau général du comité central du Parti communiste chinois (PCC) et celui du Conseil des affaires d’État. Ces organes officiels ambitionnent de donner, d’ici 2020, une note et des points à chaque citoyen chinois, en fonction de son comportement public, sa situation financière et sociale, de ses activités professionnelles, en bref, de tout ce qui est être surveillé, évalué et noté.

Pas encore en Europe ni aux USA
Tout cela n’est pas de la science-fiction c’est déjà opérationnel aujourd’hui. Mais ce qui est déjà en place en Chine ne va pas se généraliser dès demain en Europe (mais sachez que près de 6 millions de caméras de surveillance ont déjà été installées sur l’ensemble du territoire britannique…). Nous n’allons pas mettre en place des systèmes identiques dans la foulée immédiatement, mais il est clair que les expérimentations chinoises sont regardées de près par l’ensemble des gouvernements de la planète et qu’une tendance est en train de se dessiner. Cette tendance est bien connue puisqu’elle est déjà mise en image à travers la série Black Mirror disponible sur Netflix (voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Mirror_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)).

Et dans ce domaine on constate que même les démocraties comme comme la France commence à emboîter le pas avec l’annonce récente du fisc qui va examiner les réseaux sociaux pour mieux comprendre si on lui ment ou pas (voir à http://www.lefigaro.fr/impots/2018/11/11/05003-20181111ARTFIG00154-fraude-le-fisc-surveillera-les-reseaux-sociaux.php).

Donc, préparez-vous, les merveilles du numérique vont enfin permettre d’éradiquer toutes les incivilités dont nos sociétés souffrent de plus en plus. Réjouissez-vous… ou pas.

L’article le plus intéressant que vous pouvez lire à propos de l’IA…

Les articles, vidéos et même documentaires sur l’IA sont partout et, disons-le, on peut y lire (ou y entendre) beaucoup de conneries !

En revanche, je suis tombé sur un article qui sort du lot : https://motherboard.vice.com/fr/article/wjyz59/en-2018-lintelligence-artificielle-est-toujours-une-affaire-dhumains

Voici le chapeau d’introduction pour vous donnez envie de le lire à votre tour :

Pseudo-IA, IA Potmekine, IA Magicien d’Oz… Les techniques de fraude à l’algorithme qui consistent à faire bosser des humains pour pallier aux limites des machines sont partout.

Pour une fois que cet aspect remonte à la surface, je dois dire que j’en suis ravi !

Les investisseurs aiment cette tendance : en 2017, ils ont distribué douze milliards de dollars à quelques milliers d’entreprises d’intelligence artificielle — le double de l’année précédente. En 2021, l’investissement dans l’IA devrait atteindre les 57 milliards de dollars. Logiquement, les acquisitions explosent. Les prévisions des analystes financiers varient mais une chose est sûre : à ce rythme, le marché de l’IA pèsera de quelques dizaines à quelques milliers de milliards de dollars dans la décennie à venir.

Forcément, quand il y a autant d’argent en jeu, la tentation de tricher un peu (ou beaucoup !) n’est jamais loin !
Bon, allez, je vous laisse lire cet article…

Prétendre être un robot tout en étant humain, ça peut rapporter gros !

La nullité totale des intellectuels français, une preuve supplémentaire avec Jacques Audiard

Le fils de Michel Audiard n’est pas un cadeau : grande gueule et donneur de leçons, comme tous les bons « intellectuels français ». C’est exactement le genre de type que je déteste, un connard quoi.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ceci (c’est court, heureusement) :

Rien que la phrase « non, on n’applaudit pas » mériterait une bonne paire de baffes !

Dernièrement, je l’ai entendu cracher sur Netflix qui, selon lui, était la pire des choses. Ah bon ? Et selon quels critère monsieur connard ? Parce que c’est américain… ah…

Encensé par ses copains, monsieur connard est dans la droite ligne des intellos franchouillard : cracher sur tout ce qui est américain… pourquoi ? parce que !

Il me fait penser à ses mêmes intellos parisiens qui s’opposaient à le venue d’Amazon en France. Ceux-là préfèrent sûrement Fnac.fr qui vous traite « à la française » (c’est-à-dire mal… le client est un cochon de payant qui doit se faire pardonner le fait qu’il ait des moyens par une culpabilité sans fin, point).

Monsieur connard se croit tout permis, y compris d’exposer au grand jour ses propres contradictions. Je n’aime pas ce qui vient des USA mais mon dernier film (Sisters, tout en anglais en plus, faut ce qu’il faut !) est un western qui se passe… euh… aux USA en fait. Ah oui, d’accord, pour les autres gens « normaux », ce serait une contradiction ridicule mais pour toi, grand intellectuel, c’est de la créativité, de la liberté poétique… oui, je vois.

Pourquoi tant de rage contre ce petit monsieur dont l’influence réelle est proche de zéro ?

Eh bien justement parce que c’est cette clique minable qui confisque la parole et la détourne sur des sujets sans importances. Les intellectuels français ne sont pas seulement insupportables de suffisance, ils sont aussi des complices de la techno-structure afin de garder le peuple (le peuple ? pouah !) la tête sous l’eau, comme il se doit. Pendant ce temps, eux continuent à vivre grassement des subventions de la CNC (récompense pour services rendus).

A propos du documentaire Arte « Starbucks sans filtre »… évitez de regarder ce truc !

Voici un extrait du texte de présentation du documentaire :

Starbucks sans filtre

Comment la chaîne américaine de cafés, désormais planétaire, a conquis les classes moyennes urbaines. Cette investigation sur trois continents dévoile la face soigneusement cachée de la marque à la sirène. Starbucks a imprimé sa marque verte et blanche aux rues des principales villes du monde, de Seattle, son berceau d’origine, à la côte Est, l’Europe et aujourd’hui la Chine, où une nouvelle enseigne ouvre toutes les quinze heures en moyenne – toutes les deux semaines à New York, dont les quartiers les plus centraux semblent pourtant saturés par le logo à la sirène. Avec ses quelque 28 000 enseignes dans plus de 75 pays et ses quelque 350 000 employés, la chaîne américaine de cafés se défend pourtant d’être une multinationale comme les autres. Les produits y sont présentés comme issus à 99 % du commerce équitable, les salariés, comme des « partenaires ».

Ce documentaire promettait beaucoup et il est d’autant plus décevant. En vérité, la façon même dont il est décevant est révélatrice d’une mentalité rampante en France. Cette mentalité est quasiment érigée en morale par Arte qui nous explique longuement combien « le profit c’est le mal » et combien Starbucks est « méchante » dans sa poursuite de l’efficacité marketing… Un discours de syndicaliste de base absolument affligeant, pitoyable, simplement lamentable.

Les exemples d’incohérences ne manquent pas : à un moment, un employé américain de la chaine témoigne que le travail est harassant, qu’il faut être capable de jongler pour survivre mais, peu après, le même se plaint (normal, il ne sait que se plaindre !) que Starbucks ait réduit ses heures de travail… Faudrait savoir : trop de travail ou pas assez de travail ?

Car, soyons clairs, ce qui est reproché à Starbucks dans ce documentaire c’est exactement ce qu’on pourrait reprocher à n’importe quelle chaine de fast-food (ce qu’elle est en fait).

Soyons encore plus clairs : je déteste cette marque que je trouve prétentieuse et aux produits sans intérêt. Il ne s’agit certainement pas du « meilleur café au monde » comme ils veulent le prétendre et les fameux « baristas » ne sont que des employés poussent-boutons, au mieux.

Donc, je n’ai aucun intérêt à défendre Starbucks, au contraire !
Mais, tant qu’à faire, autant attaquer cette marque sur des vrais sujets : trop de sucre dans ses produits (à peine traité par le documentaire) et pas de recyclage de ses fameux gobelets (un peu mieux traité).

Le reste n’est que pleurnicheries à peine dignes d’une section locale de la CGT. Ce n’est pas par hasard, c’est le message que veut faire passer Arte et les responsables de la télé française : les sociétés américaines sont méchantes de vouloir conquérir leurs marchés naturels. Les perdants, c’est mieux. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de relayer ce genre de message à moins qu’on veuille confiner dans leur misère une population déjà lobotomisée en l’anesthésiant encore plus. Honte à Arte !

C’est une preuve de plus qu’il n’y a vraiment rien à regarder à la TV, rien de rien, même Arte…

Réactions suite à la vidéo « pourquoi une névrose française »…

Hier, je publiais « pourquoi une névrose française » sur YouTube et sur mon blog. En très peu de temps, j’ai reçu des réactions intéressantes (via mon email et aussi via Linkedin) et j’ai pensé à les reproduire ici avec l’aimable autorisation de leurs auteurs… Mais certains m’ont demandé de rester anonymes et, bien sûr, je vais respecter cela (je me suis juste contenté de corriger quelques fautes de frappe avant de faire un copier/coller ici) :

Je te confirme que tu vas te faire peu d’amis avec cette vidéo, car il faut effectivement avoir vécu dans d’autres pays pour partager tes constats. C’est quand tu quittes un pays que tu mesures la toxicité de certains de nos comportements (par exemple notre aptitude au sarcasme ou notre exceptionnel talent pour la critique). Centaines inclinations très françaises nuisent à notre bonheur. Le mal français que tu décris vient selon moi d’un décalage croissant entre l’image que les citoyens français se font de leur pays (ce que je pense que je suis) et la réalité qu’ils perçoivent quotidiennement (ce que je constate dans ma réalité). La prise de conscience de ce décalage croissant se matérialise à la longue sous la forme d’un accroissement du niveau d’agressivité et d’incivisme. Prenons un exemple tiré du monde technologique : – Ce que les Français pensent : Nous formons les meilleurs ingénieurs du monde – Ce que les Français constatent : Aucun géant technologique récent (Google, Apple, Huawei, …) n’est français Résultat : Faire ce simple constat avec un français génère une discussion houleuse, car cela remet en cause la prémisse initiale qu’il a intégrée à son identité. Je suis certain que tu pourrais citer d’autres exemples. 🙂

Michel Albo.

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Vidéo sympa et rafraichissante. C’est un sujet que nous abordons souvent avec mon épouse. Je suis Français et cela fait 11 ans que je vis en Suisse, à côté de Saint-Prex. Constat partagé concernant la route. À chaque fois que je prends l’A6, j’ai une boule au ventre et le sentiment de risquer ma vie, avec notamment des énergumènes qui doublent par la droite à 160 sur la bande d’arrêt d’urgence (si, si…). En revanche je serai plus tempéré concernant les commerçants. – Aux US je suis ok y’a pas photo, ils ont un vrai sens du client et du service. C’est culturel et d’être payé au « tip » y contribue pas mal aussi. – En revanche, notre est expérience des Suisses dans le commerce n’est pas meilleure qu’en France, avec des gens souvent désagréables qui ne disent pas bonjour et ne savent même pas qu’ils vendent. Mon constat serait plutôt que les commerçants compétents et agréables en Suisse sont ceux qui ont leur propre affaire. En revanche les « employés de commerce » comme ils disent ici sont souvent des petites mains que leurs patrons « maltraitent » et cela se ressent dans le contact (tester les pharmacies Amavita, certains MElectronics, l’Interdiscount de Morges…). Nous en sommes arrivés à en blacklister certains pour cette raison.

De la part de C.

Et enfin, ce long texte plein de fureur de la part de M.

Eh oui, il y a en fait une multitude de causes à cette situation, ou plutôt une multitude de ressentis individuels, mais qui sont pour la plupart-sinon tous- induits par une technostructure harcelante et écrasante qui se moque complètement des ressentis individuels, absorbée qu’elle est dans le ratissage de l’argent englouti dans la gabegie de la redistribution

Et non, les impôts français n’ont pas toujours été à ce niveau : nous avons encore battu l’année dernière le record des prélèvements obligatoires. Et tout ça pour quoi ? Pour être encore le seul pays développé de l’Union européenne à ne pas respecter les critères de Maastricht (eh non, je ne mets ni la Grèce, ni l’Espagne, ni même l’Italie dans le club des pays développés de l’UE, à moi de me faire des amis…).

Et non, l’État français n’a pas toujours pratiqué une politique de harcèlements individuels : Georges Pompidou déclarait même publiquement qu’il fallait « arrêter d’emmerder les Français ». À l’époque, on était en pleine croissance… Hasard ?

Mais de quels ressentis individuels est-ce que je parle ?

  • La gabegie : voir plus haut. Et que dire de ces rues éventrées six années de suite au même endroit sous prétexte de travaux différents… ou même pas différents d’ailleurs, les travaux d’une année servant simplement à réparer les malfaçons de l’année précédente ?
  • L’injustice : un ménage sur deux ne paie pas l’impôt sur le revenu, évidemment que les autres ont l’impression de payer pour un tas de fainéants et du coup les détestent, à commencer par tous ces piétons qu’on voit baguenauder dans la rue aux heures de travail (de plus en plus souvent des femmes voilées, ce qui n’est certes pas interdit, mais n’arrange rien sur le plan de l’harmonie sociale)
  • L’injustice : pendant que la France de 5 heures du soir et des 35 heures s’engraisse devant son barbecue avant d’aller déclarer ses arrêts maladie pour gastro, les cadres de plus en plus stressés s’échinent jusqu’à 90 heures par semaine sans calculer qu’impôts et frais de costards déduits leur différence de salaire est tout simplement dérisoire
  • L’inégalité des harcèlements : un bon exemple c’est les points de permis retirés dès qu’un flic vous surprend un téléphone à la main, alors que TOUTE LA JOURNÉE ces chers autoentrepreneurs d’Uber font la même chose sans qu’on n’ose rien leur dire de peur de mettre le feu au 93.
  • La multiplication des harcèlements, justifiée par la bien-pensance et rendue praticable par la technologie : non, avant il n’y avait pas des milliers de radars sur les routes, encore moins la vidéo-verbalisation qui transforme le moindre stationnement en crime ruineux. Encore la technostructure, qui a décidé que la voiture était le grand responsable de tous les maux du pays, alors que pendant ce temps-là, le moindre porte-container brûle allègrement ses CENT tonnes de fioul lourd PAR JOUR, au nom d’une mondialisation soi-disant indispensable à la croissance mondiale (rien de plus faux , j’y reviendrai).

Et que dire des 103 fermetures administratives qui ont frappé ces deux derniers mois les cafés du Nord-est parisien qui osaient organiser des concerts ? Ah oui, c’est pour le bien des Français que la technostructure a décidé qu’il fallait une licence d’ « entrepreneur de musique » pour inviter un band dans son café, et une douzaine de sorties de secours pour que les clients aient le droit de danser. Et tout ça aurait toujours existé ? Et il y a aussi les fermetures pour bruit excessif, où on pointe les établissements de nuit comme seuls coupables du bruit ambiant dans une ville où le nombre de scooters a été multiplié par dix en dix ans (puisque seuls les automobilistes sont considérés comme des criminels de l’environnement) et que 90% d’entre eux roulent avec un pot d’échappement qui déchire l’air au mépris de la règlementation sans que personne ne leur dise rien.

  • Le sentiment sournois et pervasif que le droit à la différence s’est mué en différence des droits (pas de détails écrits, car dans notre beau pays toute vérité n’est pas bonne à dire, mais quiconque a mis les pieds à Roissy CDG ou à Orly Sud comprendra de quoi je parle). Mais combien de dizaines d’années faudra-t-il que les habitants du 19ème arrondissement de Paris supportent malgré eux la présence des dealers de crack qui leur pourrissent la vie, sans que personne ne s’occupe sérieusement de les mettre en taule ?
  • Le sentiment tout aussi pervasif que c’est le voisin qui profite du système, parce que des profiteurs du système il y en a partout : ceux qui « ont droit » à leurs 3 semaines d’arrêt maladie par an et qu’on ne peut pas virer, d’où les 14% d’absentéisme constaté dans le personnel des collectivités locales françaises, ceux qui travaillent au noir dans TOUS les restaurants parisiens, ceux qui emploient des travailleurs au noir bien sûr, ceux qui habitent dans des HLM alors qu’ils ont dépassé le niveau de revenu qui leur en donne le droit depuis 20 ans (pendant que ceux qui y ont vraiment droit attendent des années), et d’une manière générale tous les passagers clandestins  de la gabegie sociale imposée par la technostructure et les bien-pensants au nom des « plus démunis »
  • le sentiment des « plus démunis » justement qu’ils sont exploités par les autres, ce qui n’est pas faux quand on voit le gâchis du système. Voir les foyers pour SDF qui sont tout simplement fermés en journée pour que ce cher personnel de la Ville de Paris puisse prendre ses vacances…

Alors oui, nous vivons dans un pays où tout le monde déteste tout le monde, et c’est le résultat de situations choquantes imposées au nom des bons sentiments ou ignorées parce que le courage politique n’existe pas en face de ceux qui en bénéficient indûment. Aux États unis la quasi-inexistence du système de redistribution fait qu’il n’y a pas de passagers clandestins, et en Suisse le contrôle social permis par la petite taille du pays et de ses localités les dissuade rapidement de jouer aux cons, tout comme ceux qui oseraient jeter un papier par terre. C’est là un avantage indiscutable des petits pays : les comportements déviants sont mieux connus et sanctionnés, au détriment d’une certaine notion de la vie privée ou plutôt d’un renoncement à l’anonymat.

Un grand pays pourrait essayer de profiter de la technologie pour passer au contrôle social à grande échelle (c’est d’ailleurs ce qu’a entrepris la Chine), mais le drame de la France c’est que le contrôle à grande échelle, officiellement diabolisé, a en réalité été adopté sans scrupule sous la forme d’un harcèlement ciblé sur certaines catégories de citoyens, non pas les plus malfaisants mais ceux qui peuvent encore payer et qui ne sont pas organisés pour défiler entre Bastille et Nation.

Bon, on voit bien dans ce message une rancoeur qui a tardé à s’exprimer mais qui recèle aussi beaucoup de bon-sens.

J’ai également reçu quelques messages du genre « bravo », « bien dit », « je n’aurais pas mieux résumé la situation ».

 

Pourquoi une névrose française ?

Je dois dire que j’ai beaucoup hésité avant d’aborder ce sujet et d’en faire une vidéo… Tout d’abord parce que je voulais être sûr de mon fait, de mes conclusions. Ensuite parce que je me doutais que cela n’allait pas être bien reçu. Forcément, quand vous dites à des gens « hey, vous êtes névrosés vous savez ? », c’est rarement accueilli avec des réponses du genre « ah oui, vous avez raison, on va aller se faire soigner… merci ! », n’est-ce pas ?

Bien entendu, je ne pense pas que simplement inciter les gens à ramasser les détritus va solutionner cette névrose française mais ça sera au moins un pas dans la bonne direction et c’est toujours bon à prendre…

Ce que la mode (ridicule) de la barbe et des tatouages nous enseigne…

C’est un fait incontestable : le port de la barbe est à la mode. On en voit de plus en plus et c’est devenu un attribut du look « moderne et dans le coup » pour l’homme. Inutile de vous dire que je trouve cela complètement ridicule…

Et encore, je n’ai pas choisi les plus ridicules !

Mais ce n’est pas tout !

Même les femmes n’échappent pas à cette tendance grotesque… Non, le port de la barbe n’est pas (encore) répandu dans la gent féminine (et c’est heureux, mais ne pariez pas là-dessus pour l’avenir…), mais les tatouages si. Voilà le second volet de cette mode ridicule dédiée au look « branché, dans le coup ». En plus des barbus déjà cités, on voit de plus en plus de jeunes filles (et des moins jeunes aussi, hélas) s’afficher avec des tatouages plus ou moins gros et voyants. J’ai du mal à m’expliquer cette tendance, j’avoue. Tous ces tatoués savent-ils que c’est irréversible ?

Je ne vois pas ce que cela apporte à la beauté féminine mais je dois être trop « de mon époque », sans doute…

Tous ces gens si obsédés par leur apparence ont-ils conscience que ça les range illico dans une catégorie qui ne sera pas forcément enviable selon les circonstances et l’évolution de la société (pour engager un collaborateur, préférez-vous quelqu’un de neutre sur son apparence ou un barbu-tatoué exhibitionniste ?).

C’est sûr, un tatouage comme celui-ci, ça valait le coup !

Mais cette mode n’est pas seulement totalement grotesque, elle est aussi hautement significative… En effet, elle en dit beaucoup sur les forces qui agissent sur la psyché générale. Tout d’abord, nous retrouvons la pulsion d’intégration qui débouche sur une pulsion de conformité dont on peut voir les effets en direct. On savait déjà que les ados étaient des victimes toutes désignées de ces pulsions, mais on s’aperçoit qu’elles sont aussi à l’oeuvre (puissantes et efficaces) sur les tranches plus âgées, sensées être plus mûres.

Et c’est justement ici qu’intervient le second volet de ma démonstration : l’effondrement du niveau général (un thème qui m’est cher, voir ici, ici et ici) produit des effets inattendus (mais pas surprenant quand on y songe). On constate que, chez les hommes, l’abaissement du niveau intellectuel s’accompagne d’une poussée certaine de la frivolité. Sinon, comment comprendre cette récente obsession pour l’apparence ?

Le fait que les hommes soient désormais plus frivoles est avéré par d’autres tendances telles que le recours à l’épilation. Il n’y pas quinze ans, très peu d’hommes avaient recours à cette pratique alors qu’elle est en forte croissance actuellement.

D’un côté, on veut du poil au menton mais pas sur le torse… qu’on m’explique !

Nous sommes donc désormais entourés de jeunes qui affichent des barbes grotesques, des tatouages qui ne le sont pas moins et on va encore m’objecter que le niveau intellectuel se maintient ?

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

La démocratie : théorie et pratique… à l’épreuve des faits grâce à « l’odieux connard » !

Une fois de plus, le « blog d’un odieux connard » vise juste : quand ce n’est pas des justes critiques d’ignobles bouzes, notre odieux blogueur ose s’occuper de politique, de vie sociale, tout ça…

Cette fois, il nous montre avec brio ce qu’est la démocratie, la vraie… ah mais !

C’est à lire ici => https://unodieuxconnard.com/2018/07/31/la-discipline-de-papy/

Dans la série « les grands penseurs du XXème siècle », aujourd’hui Emile Coué, un des plus grands influenceurs !

En France, hélas, on a trop tendance à préférer les escrocs sur le plan intellectuel plutôt que les vrais penseurs, ceux qui laissent une trace durable et utile. Le pire exemple de cette inversion est le culte encore bien vivace qui permet à Freud de rester sur son piédestal (en France seulement, partout ailleurs, l’escroc autrichien est tout au fond de la poubelle de l’Histoire, comme il se doit !).

Aujourd’hui, je voudrais remettre à sa place un intellectuel important et Français (c’est sans doute pour cela que l’intelligentsia française l’a rejeté !) : Emile Coué.

Coué est important car il est à l’origine de deux découvertes fondamentales : l’effet placébo et son contraire, l’effet nocébo.

Il est aussi celui qui a compris que l’imagination était toujours plus forte que la volonté.

Il y a près de 100 ans, Emile Coué a fait cette découverte :

« Lorsque la volonté entre en conflit avec l’imagination, à tout coup, l’imagination l’emporte ».

L’exemple qui est souvent utilisé est celui-ci :

Posez une planche de 20 cm de large et de 10 mètres de long sur le sol et traversez-la en marchant dessus d’un bout à l’autre. Facile et réalisable par tous, n’est-ce pas ?

Posez cette même planche à 20 mètres de hauteur, entre 2 immeubles et traversez-là de la même façon. L’exercice est beaucoup plus difficile et pourtant, c’est la même planche. Vous avez facilement traversé lorsqu’elle était posée sur le sol ! Alors, qu’est ce qui  fait la différence ? C’est l’imagination ! Dans le 2ème cas, il est très possible que vous puissiez envisager de tomber et vu la hauteur, de vous faire très mal, alors que dans le 1er exemple, vous n’aviez quasiment pas pensé à  la chute et même si vous l’avez fait, vous ne risquiez rien. Source http://www.vivresestalents.fr/mental/pourquoi-limagination-est-elle-plus-puissante-que-la-volonte/

Voilà pourquoi Coué est important et mérite d’être lu, étudié, compris. Voici quelques-unes de ces pensées : simples et puissantes, comme il se doit.

  • Ce ne sont pas les années qui font la vieillesse, mais bien l’idée qu’on devient vieux ; il y a des hommes qui sont jeunes à 80 ans et d’autres qui sont vieux à 40 ans.
  • Les mots « je voudrais bien » amènent toujours « mais je ne peux pas », lorsqu’il y a un doute, il n’y a pas de résultats.
  • Ayez la certitude d’obtenir ce que vous cherchez et vous l’obtiendrez, pourvu que cette chose soit raisonnable.
  • Nous pouvons nous donner à nous-mêmes des suggestions plus fortes que qui que ce soit.
  • Chacune de nos pensées, bonne ou mauvaise, se concrétise, se matérialise, devient en un mot une réalité dans le domaine de la possibilité.
  • Ne dites jamais : je vais essayer de …mais : je vais faire…car lorsqu’il y a un doute, il n’y a pas de résultat.
  • Pensez toujours je peux et jamais je ne peux pas.
  • Toute idée que nous avons dans l’esprit tend à devenir une réalité pour nous et se transformer en acte.
  • Qui part dans la vie avec l’idée « j’arriverai », arrive fatalement, parce qu’il fait ce qu’il faut pour y arriver.
  • Est riche celui qui se croit riche, pauvre celui qui se croit pauvre.
  • L’homme est ce qu’il pense. (de façon intéressante, c’est aussi ce qu’affirme Earl Nightingale).
  • Vos mains tremblent, vos pas sont incertains, dites-vous bien que tout cela est en train de disparaître, et peu à peu cela disparaîtra.
  • Il vaut mieux ne pas savoir d’où vient le mal et le faire passer que de le savoir et de le conserver.
  • La crainte de l’échec le fait presque sûrement échouer, de même que la pensée du succès le conduit au succès : les obstacles qu’il rencontre, il les surmontera toujours.
  • Avec de la confiance en soi, on peut arriver à tout (dans le domaine des choses raisonnables, bien entendu).

Plus à https://www.methodecoue.com/pensee.htm

Le festival de Woodstock, un parfait exemple du problème de la réalité

Quand on vous dit « le festival de woodstock« , tout de suite, vous pensez à un événement légendaire qui est resté au firmament des grands épisodes de l’Histoire de la musique moderne, non ?

Mais, en fait, cette légende dorée ne s’est formée qu’après, bien après. Sur le moment, cet événement a frôlé le désastre sur plusieurs plans : beaucoup plus de monde que prévu donc des embouteillages monstrueux, des coulées de boue à cause de la pluie, quelques accidents mortels et un bilan financier (pour les organisateurs) calamiteux…

Pourtant, ce ne sont pas ces aspects qui ressortent aujourd’hui. Aucun des éléments négatifs ne sont mis en avant, seuls restent les aspects positifs qui ont transformé ce « happening » en la légende absolue…

Donc, ça pose un problème tout simple : quelle est la nature de la réalité ?

En effet, si ce qui nous reste de Woodstock est tellement différent de ce qui s’y est effectivement passé (j’allais écrire « réellement »…), qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux ?
Si tout le monde pense que Woodstock a été un événement génial, 100% parfait, comment argumenter qu’il n’en est rien ?

Eh bien, c’est justement l’argument central de la société du spectacle : ce qui s’est passé ne compte pas, seul compte ce qu’on en relate. Peu importe que le vrai festival ait été un quasi-flop qui a frôlé le désastre à plusieurs reprises, c’est la légende qui s’impose en son lieu et place. C’est comme pour Jésus. Peu importe que le Jésus historique n’ait jamais existé puisque tout ce qu’on a dit et écrit sur lui donne une consistance incontestable au personnage (qui, par ce biais, ne peut PLUS être considéré comme un personnage fictif même s’il s’agit d’une construction d’un bout à l’autre).

Woodstock n’est qu’une illustration de la société de l’illusion (qu’est-ce que le spectacle, dans son essence première, que la mise en scène d’une illusion ?) dans laquelle nous vivons tous. Cette illusion compte plus, pèse plus que tous les éléments matériels qui la compose et c’est nous qui créons cela.

Connaissez-vous Jacques Ellul ?

Tout comme celle de Guy Debord (l’auteur du fondamental ouvrage « La société du spectacle »), je pense que la pensée de Jacques Ellul est indispensable pour comprendre la nature profonde de la société moderne. Debord pensait que tout s’articulait autour de la notion de « spectacle », Ellul lui pense que tout tourne autour de la machine, de la technique…

Jacques Ellul nous explique que la technique et l’évolution technologique sont devenus les forces primaires qui dirigent notre monde (bien au-dessus de la notion de « capital » encore prisée par beaucoup…). Cette technique et la généralisation de cette technique est vue par Ellul comme inéluctable et ayant échappée au contrôle de l’homme depuis bien longtemps.

Il est significatif que Ellul soit aussi peu connu et enseigné. Nos contemporains préfèrent les escrocs intellectuels tels que Freud ou Lacan plutôt que des vrais penseurs comme Debord ou Ellul (qui, tare supplémentaire, était un « provincial », honte suprême !).

Je vous invite à creuser la pensée de Ellul, vous y verrez des révélations très actuelles et très éclairantes sur nos crises modernes à répétition…

Quelques citations de Jacques Ellul :

…la technique nous est dorénavant présentée comme la seule solution à tous nos problèmes collectifs (le chômage, la misère du tiers monde, la crise, la pollution, la menace de guerre) ou individuels (la santé, la vie familiale, et même le sens de la vie) […] Et il s’agit bien de bluff, parce que dans ce discours l’on multiplie par cent les possibilités effectives des techniques et que l’on voile radicalement les aspects négatifs.

 

Ce n’est pas la technique qui nous asservit, mais le sacré transféré à la technique.

 

Il est vain de déblatérer contre le capitalisme : ce n’est pas lui qui crée ce monde, c’est la machine.
  • La technique ou l’enjeu du siècle (1952), Jacques Ellul, éd. Economica, coll. « classiques des sciences sociales », 2008, p. 3
Le phénomène technique (peut se définir comme) la préoccupation de l’immense majorité des hommes de notre temps, de rechercher en toutes choses la méthode absolument la plus efficace.
  • La technique ou l’enjeu du siècle (1952), Jacques Ellul, éd. Economica, coll. « classiques des sciences sociales », 2008, p. 18
Chaque jour mille nouveautés surgissent. Un monde technicisé se construit autour de nous à une vitesse croissante. Une organisation toujours plus rigoureuse, précise, contraignante, exacte, multiple, enserre dans un filet aux mailles toujours plus denses chaque homme à chaque instant de sa vie. Et nous n’y pouvons rien. Personne ne conduit et ne maîtrise cette prolifération. L’opération déclenchée il y a un siècle et demi se poursuit d’elle-même. Personne n’en n’est plus responsable.
  • Exégèse des nouveaux lieux communs (1966), Jacques Ellul, éd. La Table Ronde, coll. « La petite vermillon », 2004, p. 173

Une société qui se repose de plus en plus sur des bulles

Quand on parle de « bulle spéculative », on pense tout de suite aux marchés financiers et à leurs excès qui reviennent cycliquement. Il s’agit là de phénomènes qui sont désormais bien identifiés (pourtant qui continuent à faire des victimes à chaque fois !).

Mais il s’avère que notre société repose également, de plus en plus, sur deux autres sortes de bulles spéculatives : les bulles médiatiques et les bulles techniques.

Les bulles médiatiques sont relativement facile à identifier: ce sont des modes passagères qui enflent, prennent toute la place et disparaissent quasiment du jour au lendemain. La toute première bulle médiatique est sans doute l’affaire Dreyfus qui mobilisa les journaux de l’époque pendant des années !

De nos jours, une élection nationale ou un événement sportif de grande ampleur (comme la désolante « coupe du monde » qui vous accable en ce moment…) sont propices à ces bulles que l’on peut tous constater.

Les bulles techniques sont d’une nature sensiblement différentes mais se déroulent quasiment de la même façon :

  • technique naissante connue seulement des spécialistes dans un premier temps,
  • les médias spécialisés embrayent et permettent de faire connaitre l’innovation en question au-delà de ce premier cercle,
  • suite à des démonstrations spectaculaires, l’intérêt commence à dépasser le domaine spécialisé,
  • les médias généralistes découvrent la technique et l’associent à des promesses toujours exagérées,
  • suite à cette mise en exergue, le bruit médiatique commence à couvrir toutes les informations sérieuses à ce sujet,
  • les différents acteurs entrent dans la danse et participent à l’emballement (comme les rachats de start-up par exemple),
  • un obstacle imprévu casse la dynamique et fait basculer le mouvement de l’enthousiasme à la déception,
  • la chute est brutale et on passe à autre chose.

Voilà, grosso-modo, comment ça se passe à chaque fois, que ce soit à propos des voitures autonomes ou de l’IA, c’est toujours la même histoire et ça se termine de la même façon.

Quels sont les médias qui méritent -encore- votre attention ?

Comme vous le savez, je ne suis pas tendre vis-à-vis des médias actuels. Il suffit de voir ce que sont devenus des titres comme « Le Monde » ou des stations comme « France Culture » pour déprimer. Il y a seulement quinze ans, Le monde était encore une source de référence. Désormais, ce n’est plus qu’un titre parmi les autres, n’hésitant même pas à recourir aux « unes accrocheuses » et aux articles plats en plus d’être mal rédigés. Du côté de « France Culture », c’est encore pire : le n’importe quoi l’emporte désormais avec une nette préférence pour les références freudiennes (une tendance hélas trop courante en France, voir dans cet article et dans cet autre).

Bien entendu, on évitera soigneusement de citer la moindre chaine télévisée tellement leur niveau est tombé si bas, inutile d’en parler. C’est même devenu un bon indicateur : si quelqu’un dans votre entourage en parle (parce qu’il la regarde), c’est une bonne raison de ne plus le fréquenter.

Mais alors, dans ce paysage déprimant, ne reste-t-il rien qui vaille ?
Si et c’est même la (bonne) raison de post !

La première référence que je vous recommande, c’est The Economist. Oui, le vénérable magazine britannique est une très bonne source sur l’économie (avec un titre pareil, on ne pouvait espérer moins…) mais aussi sur la technique et la géo-politique. Je m’y suis abonné et je constate que les articles sont d’une grande qualité, y compris quand la rédaction évoque des sujets que je connais bien (ça rassure). The Economist arrive même à être drôle, à sa façon…

L’autre référence, c’est Courrier International. Courrier est plus récent que The Economist et n’est pas sur le même registre, mais la sélection des articles réalisés est souvent très bonne.

Bon, à choisir entre les deux, je vais quand même préférer The Economist mais ce n’est que mon choix, à vous de voir. Je m’étais promis de publier une chronique positive sur les médias, défi relevé !

 

 

Que peut-on dire d’intéressant sur Trump ?

Les médias en parlent continuellement, mais, hélas, pour n’en dire que des choses assez pauvres : ce type est terrible, c’est le pire président américain et ainsi de suite…

Essayons de dépasser cela et de voir pourquoi Trump se conduit ainsi. Attention, il ne s’agit pas de le justifier ou d’affirmer qu’il s’agit d’un excellent président des USA (Trump est simplement représentatif de son époque et de ce qu’est devenu son pays, rien de plus et, oui, c’est bien triste).

J’ai donc préparé cette petite vidéo afin de vous présenter mon opinion sur la question…

En plus de cette vidéo, j’aimerais préciser un point important qui est abordé dans ce montage : l’état de l’économie américaine.

Certains peuvent trouver choquant de m’entendre affirmer que l’économie US est peu compétitive et incapable de combler le déficit commercial américain (et c’est pourtant le cas depuis de nombreuses années !). Les plus âgés se souviennent de General Electric, IBM et General Motors qui étaient effectivement des géants à leurs époques, mais qu’en reste-t-il ?

IBM n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était (et c’est mérité, voir ici et là). GM est passée tout près de la faillite en 2008/2009 et c’est l’administration Obama qui l’a sauvé. Aujourd’hui, GM semble aller mieux, mais je demande à voir sur le long terme (même pas, reparlons-en dans quatre ans !). Quant à General Electric, ça reste encore un fleuron de l’industrie américaine même si elle est plutôt en mode retrait qu’en mode conquête (voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/General_Electric#Recentrage_sur_les_activit%C3%A9s_industrielles). Pour les plus jeunes, la puissance américaine s’incarne fièrement à travers les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) plus quelques brillantes pépites comme Tesla, Uber et autres. Mais la réalité est bien moins reluisante que les apparences. Il suffit de creuser un peu sous la surface pour s’apercevoir que l’industrie américaine dépend complètement de ses sous-traitants d’Asie du Sud-est (que deviendrait Apple sans Samsung ?). Intel est le dernier (des grands) fournisseur de composants qui fabrique encore aux USA (et encore : trois usines aux USA et six ailleurs dans le monde !).

Notre focalisation sur les performances et les annonces des GAFAM est typiquement occidentale. Nous ne nous rendons pas compte que, pendant ce temps, les entreprises chinoises sont en train de grandir à vitesse grand V alors qu’elles ne nous sont presque pas connues (l’équivalent des GAFAM chinois c’est les BATX). Pourtant, Tencent est déjà le numéro un du jeu vidéo (hé oui !). Attention, je ne suis pas en train de faire une fixation sur les Chinois à la manière des Américains qui adorent se désigner un ennemi. D’autant que la leçon du Japon est là pour nous rappeler que « tout ce qui brille n’est pas or » et que la croissance chinoise pourrait se révéler fragile (dans les années quatre-vingt, on annonçait déjà que l’industrie japonaise -alors en plein boom- allait dominer le monde sous peu… On sait ce qu’il advint -effondrement au début des années quatre-vingt-dix-, mais le Japon est tout de même resté un géant économique).

Bref, l’économie américaine est en mauvais état et peine à rester compétitive sur la plupart des secteurs avec une exception : la vente d’armes (petites et grosses !).

Lookheed Martin (spécialisée dans l’armement, justement) est moins connue que Boeing, mais bien plus profitable (même niveau de profits avec moitié moins de chiffre d’affaires !).

Tout cela explique pourquoi Trump fait du Clinton (Bill, pas Hillary) quand ce dernier disait et répétait « it’s the economy, stupid« . Trump est cohérent, mais ça ne le rend pas sympathique pour autant…

Le président dans toute sa splendeur… La classe !

La pollution par le plastique : l’arbre qui cache la forêt ?

La pollution par le plastique est « à la mode » en ce moment !
Il faut dire qu’elle a l’avantage d’être visible voire spectaculaire…

Des poissons et des algues, non… Des bouteilles plastiques, oui !

Des décors que personne ne souhaite voir !

Du coup, la lutte contre les déchets plastiques est devenue une priorité… enfin au moins au niveau de la scène médiatique (car, en réalité, c’est business as usual). C’est ainsi que l’on voit des « mouvements spontanés » comme #BeatPlasticPollution qui ont les faveurs du public pour quelques mois. Du côté des pays riches, la question est traitée de façon fort différente : les européens semblent prendre le sujet au sérieux alors que les américains ne s’en soucient guère. Cela correspond à mon expérience de la vie en Floride : les sacs plastiques vous sont encore largement proposés aux caisses des supermarchés.

Mais il semblerait que le vrai problème ne se situe pas au niveau des pays riches mais plutôt du côté des pays en développement… En effet, d’après The Economist le flux de rejet du plastique vient surtout du sud-est asiastique.

Most of the plastic in the ocean comes not from tidy Europe and America, but from countries in fast-developing East Asia, where waste-collection systems are flawed or non-existent (see map). Last October scientists at the Helmholtz Centre for Environmental Research, in Germany, found that ten rivers—two in Africa and the rest in Asia—discharge 90% of all plastic marine debris. The Yangtze alone carries 1.5m tonnes a year.

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La majeure partie du plastique de l’océan provient non pas de l’Europe et de l’Amérique, mais des pays d’Asie de l’Est en développement rapide, où les systèmes de collecte des déchets sont défectueux ou inexistants (voir carte). En octobre dernier, des scientifiques du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale, en Allemagne, ont découvert que dix rivières – deux en Afrique et le reste en Asie – déversent 90% de tous les débris marins en plastique. Le Yangtze transporte à lui seul 1,5 million de tonnes par an.

Cela dit, je suis toujours un peu suspicieux quand on lance ainsi une « grande cause pour l’environnement » car je crains qu’on soit en train de nous enfumer comme c’est souvent le cas. Car, pendant que cette mode bat son plein, Bayer supprime la marque Monsanto, sans doute pour se prémunir contre d’éventuelles poursuites judiciaires. Certes, que les baleines avalent des sacs plastiques est triste (et il faut effectivement prendre des mesures pour éviter cela) mais je ne voudrais pas que Monsanto/Bayer s’en tire aussi facilement de leur côté !

Montessori est devenue l’étiquette marketing à la mode !

C’est devenu le dernier « buzzword » à la mode : Montessori. Vous trouvez désormais des cahiers « Montessori » dans les supermarchés mais, surprise, quand on regarde le contenu de ces fameux cahiers, il n’y a rien de la pédagogie Montessori dedans !

Vu dans un supermarché Leclerc… Du « Montessori », en veux-tu, en voilà !

L’étiquette Montessori est partout sur ces produits… sauf dans les contenus qui sont les mêmes que l’année dernière où l’étiquette n’était pas encore présente… cherchez l’erreur !

Avec mon épouse, nous avons oeuvré depuis le milieu des années 90 afin de diffuser cette pédagogie, la faire connaître et en faire profiter le plus grand nombre. Nous avons créé le site www.montessori.fr dès 1995, publié des livres et des albums à ce sujet, mis en place des formations (pendant quinze ans) puis un site d’E-learning (plus de 600 stagiaires formés en quatre ans) et, enfin, une offre de webinaires pédagogiques. Précisons aussi que nous avons été les pionniers dans chacune de ces catégories : le 1er site Web en français sur Montessori, les premiers livres en Français sur le domaine aussi, les premières formations en ligne (et sur les trois tranches d’âges, svp !) et les premiers Webinaires montessori. Nous avons toujours mené le train envers et contre tous, en dépit des critiques et des ricanements (ceux qui se moquaient ne tardaient pas à nous imiter, ensuite).

Tout cela au prix d’un effort constant au maximum des capacités de notre petite équipe (quatre personnes)…

Jamais nous n’aurions pensé qu’on en arriverait là : Montessori est devenue une étiquette marketing galvaudée et dépourvue de sens, quelle tristesse !

Du coup, on se retrouve dans une situation déplorable : beaucoup de gens qui n’y connaissent rien disent n’importe quoi sur Montessori et ça se vend !

On sait comment cela va finir : quand la mode sera passée, « l’étiquette Montessori » sera au mieux oubliée, au pire dévalorisée. Mais pourquoi s’en étonner ?

Les gens qui achètent ces prétendus cahiers « Montessori » ne le font pas parce qu’ils sont convaincus par cette pédagogie. Ils en ont vaguement entendu parler et pensent que c’est bien (genre « vu à la télé »), que c’est « haut de gamme » et donc ont la conscience tranquille en achetant ces « produits » creux et trompeurs. Et pourquoi feraient-ils autrement ?

Pourquoi seraient-ils plus attentifs et plus investis en matière d’éducation alors qu’ils ne le sont pas en ce qui concerne l’alimentation, le lieu de vie et la santé (les trois sont liés d’ailleurs) ?

Pourquoi faut-il regarder le documentaire « What the health » ?

J’ai regardé le documentaire « What the health » disponible sur Netflix et je vous recommande d’en faire de même. Mais, avant de vous jeter sur Netflix, ce film mérite quelques commentaires… D’abord, attention, ce documentaire est carrément terrifiant parfois !

Bon, je pense que ce qui est exposé là-dedans est principalement vrai. On vit dans un monde où tout est fait pour abrutir les gens et les empoisonner (nourriture ET médicaments).

J’ai surtout beaucoup apprécié la partie sur Big Pharma (vers 1H00) qui, à mon avis, est vraie à 100% : on traite que les symptômes, c’est voulu et délibéré !

Rien que cet aspect-là en dit long sur l’état de corruption (au sens large et pas seulement sur le plan financier) de notre société moderne…

On va vers un mode où les gens seront de plus en plus malades et obèses (Près d’un quart de la population mondiale pourrait être obèse en 2045… source => https://www.sciencesetavenir.fr/sante/pres-d-un-quart-de-la-population-mondiale-pourrait-etre-obese-en-2045_124198).

Entendez-moi bien : je ne suis pas en train de dire « tous vegans demain ! ». Or, c’est tout de même un peu le message (pas subtil que cela) de ce documentaire… C’est de la propagande pro-vegan assez radicale, mais, une fois qu’on sait cela, on est capable de visualiser cela avec des pincettes.

D’ailleurs, pour équilibrer un peu ce que vous allez voir dans « What the health » qui est vraiment la suite de « Cowspiracy » (facile à reconnaitre si vous avez déjà vu ce précédent doc par la même équipe : c’est quasiment le même argument et ce sont encore les mêmes mécanismes narratifs pour les dérouler), je vous recommande la lecture (complète) de ce post : 10 FAIBLESSES DU DOCUMENTAIRE WHAT THE HEALTH à http://www.charlesbrumauld.com/documentaire-what-the-health/

Mais, une fois tout cela bien précisé, je persiste : ce type de documentaire est nécessaire et c’est à nous de le regarder.

Ceci dit, trouver ensuite son équilibre et son bon mode de vie est difficile et prend du temps. Éliminer complètement la viande est, à mon avis, discutable. Je pense que, au final, tout est dans l’excès. Il faut arriver à éviter les excès dans tous les domaines et, disons-le clairement, c’est difficile.

Ready player one : un film (une daube en fait) à éviter !

C’est le film du moment, la méga-production qui fait parler d’elle, « l’instant VR » de cette génération !

Ben non, en fait, simplement une grosse daube qui accumule les poncifs : mal adaptée du livre du même nom, mal jouée, mauvais casting, trop d’effets spéciaux « plein la vue » (on dirait un gros gâteau américain : plein de couleurs, plein de couches, pas de goût, trop de sucre…), on se croirait dans World of Warcraft, une vraie cata !

Sur Allociné, on peut voir que la presse corrompue est (presque) unanime : c’est génial, allez-y !

Les spectateurs sont bien plus lucides et honnêtes (ma source http://www.allocine.fr/film/fichefilm-229831/critiques/spectateurs/star-0/) :

Franchement, ma note est à la hauteur de la déception. Je suis de la génération qui a grandi avec Spielberg, j’ai adoré Spielberg. Ce que j’ai vu là est un ramassis de technologie (superbe au demeurant) au service de…rien. Scénar totalement nul, intrigue inexistante, tributes à la génération 70-80 toutes les 2 images, bref, un vide sidéral à 200 images par seconde. Juste une machine à faire du fric, manichéenne et bien pensante. On dirait du Disney…

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Aucune mise en scène… à part le premier plan… pas de cinéma… du jeu video, laid, abêtissant… nanar qui vieillira plus vite que son ombre, à l’instar de Star Wars VIII. Honteux.

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Au-dessus de quinze ans ne vous étonnez pas si vous avez des picotements pour quitter la salle dès le premier quart d’heure. La référence à quelques vrais films du passé est un tour de passe-passe destiné à ratisser large… Ce film a peut-être quelque chose à voir avec les jeux vidéo mais certainement pas avec le cinéma. Enfin j’espère. Mais j’ai bien peur que la pente soit déjà raide et que le port du casque soit bientôt obligatoire. Tout ça est flippant.

Conclusion : une grosse daube boursoufflée et ridicule. Et ceux qui disent « wow, c’est génial » sont de gros tarés qui ne méritent que votre mépris (à éviter, eux aussi).

Charlatans d’homéopathes ! – L’Edito carré

Pour une fois, je me contente de diffuser un texte de Pierre Lefebvre (pas de lien de parenté…) :

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Bonjour,

Vous l’avez sans doute lu dans la presse tout comme moi : dans une tribune du Figaro du 18 mars 2018, 124 professionnels de santé (!) exigent que le gouvernent interdise les médecines dites « alternatives » qui seraient, pour ces 124 (!) « dangereuses », « sans aucun fondement scientifique », « nourries par des charlatans » et « basées sur des croyances promettant une guérison miraculeuse ».

Ils osent ! La peur du ridicule ne les retient pas. La dictature de l’industrie pharmaceutique peut compter sur de nombreux idiots utiles (au mieux) pour continuer à engranger des milliards de bénéfice et nous imposer la vaccination obligatoire sur le dos de notre santé !

Seul dans les médias, à ma connaissance, un édito de Mathieu Vidard sur France Inter[1] le 20 mars 2018 a remis, un peu, les choses à leur place.

     Car, enfin, rappelons à ces 124 « personnels de santé » que leur médecine « officielle », prétendue « scientifique » et « sans dangers », celle qui prescrit en France près de 50 boites de médicaments chimiques par habitant et par an[2], provoquerait chaque année 18 000 morts, dont 1/3 seraient dus à des prescriptions non justifiées desdits médicaments par les médecins[3] ! 18 000 morts. Et cela sans compter les milliers dus aux infections nosocomiales.

Alors, messieurs les 124 « personnels de santé », face à vos 18 000 morts, au minimum, par an, de combien en seraient responsables les médecines dites « alternatives » que vous voulez supprimer ?

0 (zéro), paraît-il.

Source : http://www.epvl.eu/category/actualites/

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Je pense qu’il n’y a rien à ajouter : les tartuffes de big pharma agissent sur tous les fronts (il n’y a pas de petits bénéfices !) à nous de ne pas nous laisser faire !

Ces mots qui sont nos maux…

Il y a quelques mots et expressions modernes (ou, sur le plan historique, relativement modernes) qui synthétisent la dérive et les dysfonctionnements de notre société moderne. En France tout d’abord, mais pas seulement : je constate aussi cette dérive aux USA.

Alors, de quoi s’agit-il ?

Eh bien il y a « politiquement correct » en premier lieu, mais pas seulement. J’ai déjà évoqué le politiquement correct dans ce post, je vous invite donc à y revenir. Pour faire court, disons que le politiquement correct empêche les débats et échanges où on va dire les choses comme elles sont… Ben oui quoi, faut pas choquer, vous comprenez ?

Non, je ne comprends pas. Je ne vois pas en quoi le désir absolu de ne « pas choquer » pourrait contribuer à nous faire avancer, désolé.

L’autre mot qui est à bannir est l’égalitarisme. Voilà une doctrine particulièrement pernicieuse et qui se répand à présent partout, hélas. Sous prétexte d’une égalité de base (souhaitable), on va imposer des règlements castrateurs qui aboutiront au nivellement par le bas. Ce réflexe doit être une conséquence de la montée de la bêtise et de la médiocrité sans doute !

Comme tous les médiocres sont jaloux de la réussite (quelle qu’elle soit !) des autres, ils ont inventé une doctrine qui permet de couper les ailes à tous ceux qui dépassent de la ligne (le clou qui dépasse appelle le marteau !). Bravo, bien joué, on va vers une société qui fait vraiment envie avec ça !

Enfin, terminons par la victimisation, dernier avatar de la « culture de l’excuse ». Cherchez bien, vous devez forcément être « victime de quelque chose » : si ce n’est votre patron, c’est sans doute votre conjoint ou même vos amis ou vos collègues qui vous martyrisent !

Mais si, les victimes (de tout et de rien) sont de plus en plus nombreuses de nos jours. Y compris et surtout parmi les délinquants. Il faut dire que ce n’est pas de leur faute (culture de l’excuse), mais celle de la société (au passage, ça permet de renforcer l’égalitarisme…).

Tant qu’on ne sortira pas de ces raisonnements absurdes, on peut dire adieu aux vrais progrès et accepter de se laisser glisser dans une lente, mais certaine régression…

Après les tartuffes, voilà les « jamais-contents » !

J’ai souvent pointé du doigt la nocivité des tartuffes, ces hypocrites qui occupent la scène médiatique avec leur politiquement-correct de façade.

Mais voilà que je dois ajouter une nouvelle catégorie sociétale dans les nocifs qui nous pourrissent la vie : les jamais-contents !

Pour définir les jamais-contents, il suffit de se pencher sur les débats stériles qui agitent nos sociétés développées comme celui sur la cigarette électronique. Je fais partie de ceux qui ont toujours combattu l’usage du tabac et je dois donc saluer le progrès notable que représente la cigarette électronique. Mais, pour certains, ça ne sera jamais suffisant. Au lieu de se réjouir du progrès réel qu’apporte le vapotage, les tristes jamais-contents vont poser la question le plus sérieusement du monde : et si cette nouvelle cigarette (qui n’a rien en commun avec l’ancienne, faut quand même le reconnaitre à un moment !) était aussi nocive (voir plus pendant qu’on y est, hein !) que l’ancienne ?

C’est débile, mais les médias ne résistent pas à ce genre de questionnements et ils les relaient avec gourmandise… Je vais vous dire pourquoi ce type de débat qui, si on était entre gens sérieux, ne devrait pas passer le stade de bavardages stériles entre mou du bulbe. C’est parce que le sevrage du tabac perturbe tellement de monde qu’on trouve toujours des tartuffes et des jamais-contents pour remettre en cause, à coup d’arguments de sophistes, cette évolution positive.

Même chose pour le débat épique concernant la voiture électrique. Certains n’hésitent pas à prétendre qu’elle est, finalement, aussi polluante que celle à moteur thermique… ben voyons !

Alors, c’est sûr, pour les voitures électriques, il faudra produire de l’électricité. Et si cette production est polluante, on peut penser qu’on a pas beaucoup avancé… Et les batteries, tu as pensé aux batteries ?

Elles aussi sont source de pollution, d’utilisation dantesque de ressources rares et ainsi de suite… ça y est, c’est tout ?

Tout cela est vrai, mais je ne peux m’empêcher d’avoir un gros doute sur la sincérité de ces critiques quand j’en vois l’origine… Si c’est PSA qui mène la charge contre la voiture électrique, je comprends mieux : les tartuffes donnent des armes aux jamais-contents, voilà, tout s’explique.

Rappelons-nous que ce sont les gens de PSA (et en particulier Jacques Calvet de sinistre mémoire) qui ont fait le lobbying nécessaire pour nous imposer la mode du diesel dont a désormais un mal fou à se débarrasser (et pour toux ceux qui ont du mal à revendre leurs voitures diesel pourries, je dis : bien fait !).

Car, à un moment, faut quand même comparer ce qui est comparable : la voiture thermique émet des polluants en fonctionnant, la voiture électrique n’en émet pas, point.

Ceci dit, si ça amuse les jamais-contents de couper les cheveux en quatre dans des débats stériles avec des arguments de sophistes, grand bien leur fasse !
Mais en silence, svp…

La bientraitance, dernier avatar du politiquement correct !

La bientraitance est une notion à la mode en ce moment… On la voit partout, on en parle beaucoup, mais la pratique-t-on vraiment ?

La réponse est dans la question et c’est non bien sûr !

C’est devenu une caractéristique de nos sociétés, plus on parle d’un truc et moins on l’applique !

Il en est ainsi de la protection de l’environnement : tous les plus gros pollueurs ont mis le « greenwashing » en priorité de leur communication. Car ils ont bien compris qu’en parler (de la protection de l’environnement) évitait de devoir agir : c’est plus efficace (un peu de propagande en direction des zombies) et bien moins cher. Et c’est ainsi dans tous les compartiments de notre belle techno-structure : on a généralisé le window-dressing (arranger la vitrine, faire semblant) plutôt que l’action en profondeur. Et tout cela découle (selon moi) de cette généralisation récente du « politiquement correct » qui est vraiment le pire poison qu’on puisse imaginer pour une société moderne.

Désormais, il faut faire semblant de croire que nous vivons tous dans un monde de bisousnours !

Vous y croyez à ça ?

Même cette version là n’est pas très crédible…

Je refuse cette hypocrisie et je proclame ma liberté de toujours pouvoir traiter les cons, les beaufs et les tartuffes comme ils méritent de l’être.

Il n’est jamais trop tard pour cracher sur Noël !

Jai déjà publié cette chronique il y a un an mais les bonnes choses doivent servir plusieurs fois !

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Allez, je sais bien que vous êtes nombreux à détester Noël comme moi. Si vous n’êtes encore convaincu, lisez ceci => http://www.alain-lefebvre.com/allez-avouez-vous-aussi-vous-detestez-noel/

ironie

Je vous propose encore autre chose pour bien enfoncer le clou : Santaland Diaries.

C’est un récit assez connu aux USA qui nous vient du formidable David Sedaris. Je vous invite, vraiment, à écouter son journal ci-dessous : son expérience en tant qu’Elfe à Macy. Si vous comprenez l’anglais, il FAUT écouter cette histoire… ça, vraiment ça, c’est Noël… Triste.

 

Verus sapien vs Joe sixpack, apprenez à les différencier !

Les américains ont le sens de la formule pour désigner les beaufs : Hillbilly, Redneck ou encore, le meilleur selon moi, Joe sixpack. Ce dernier terme est une évolution tardive du « average Joe » (équivalent de l’expression « le pékin moyen » en bon français), le terme « sixpack » fait référence au paquet de cannettes de bière vendu par six… CQFD.

Des Joe sixpack, vous en connaissez sans doute quelques-uns dans vos différents cercles, hélas. Pourtant, il me semble utile de dresser une petite liste pour bien les reconnaitre sans risquer de se tromper. Car le Joe sixpack affiche certaines caractéristiques qui permettent de l’identifier à coup sûr !

Voyons cela…

  • Il fume en plus de boire (ben oui, faut ce qu’il faut !).
  • Il aime le football (il va aux matchs où il vocifère « enculé » toutes les deux minutes… C’est ça la beauté du sport de masse, non ?).
  • Il pense que le moteur diesel est le moteur idéal (et que ces connards d’écolos font chier pour rien !).
  • Il parle beaucoup, à tort et à travers et surtout sur les sujets qu’il ne connait pas. Au finale, il se contente d’aboyer avec la meute.
  • C’est un grand consommateur de télé (ben quoi, y a autre chose à faire ?) et, même s’il rechigne à l’avouer, aime beaucoup les programmes de TF1 et M6 (coup de bol, ils ont justement été « conçus » pile pour lui !). Ah oui et pour la radio, il écoute NJR bien sûr…
  • Il ne lit pas de livre (un truc d’intello, pourquoi se prendre la tête avec ces histoires, y a même pas d’image ?!) et, au mieux, feuillette de temps en temps un magazine (genre l’Equipe ou un tabloïd people).
  • Il fait un boulot sans intérêt et parce qu’il y est contraint (faut bien payer son loyer) mais peu importe, ce qui compte, ce sont les vacances (tous les ans au même endroit) !
  • Il pense que sa condition minable est à cause du « manque de chance » et ne n’oublie jamais de blâmer les autres (assistés en tout genre), tout en en revendiquant plus de RTT ou autres quand c’est possible (merci la CGT).

Vous avez forcément reconnu au moins une de vos connaissances, n’est-ce pas ?

Critique du livre « Divertir pour dominer – la culture de masse contre les peuples »

Je viens de lire « Divertir pour dominer » et, bien que mon avis sur cet ouvrage soit très négatif, j’ai eu envie de vous en parler… Au départ, voilà un livre qui avait tout pour me plaire : dénoncer l’abrutissement généralisé, je ne peux qu’être pour !

Hélas, le ton du livre est désastreux : le collectif des auteurs s’exprime comme une bande de gauchistes de bas étage. Pour dire, il n’hésite même pas à employer le terme « conscience de la classe ouvrière » !

Le diagnostic est bon : la télé est un instrument d’abrutissement, la pub avilit tout et le sport (de masse) est un instrument de propagande à peine dissimulé. Mais, ça se gâte sérieusement quand on lit les analyses : on se croirait face à des maoïstes des années soixante-dix préconisant la révolution culturelle, la rééducation des bourgeois par le travail (dans des camps, faut leur apprendre à vivre à ces salauds !) et la dictature immédiate des « gardes rouges », faut ce qu’il faut !

Quelque part, il semble que le juste milieu n’existe pas : soit on trouve des vendus qui défendent le système actuel avec des arguments absurdes (genre, « la télé permet de distraire le peuple qui l’a bien mérité » et « le sport de masse permet l’expression des émotions du peuple » alors qu’on sait bien que c’est faux : la télé abrutie et le sport de masse médiatisé ne sert que de canal d’expression aux pires bassesses), soit on trouve des radicaux qui veulent le retour d’un collectif utopique qui n’a jamais existé et qui ne verra jamais le jour (car trop en opposition avec la nature humaine profonde). Désolant…