Trump, un destin à la Nixon

Je l’ai souvent dit mais il semble que, comme toujours, la réalité dépasse la fiction !

Trump/Nixon, pas même combat mais sans doute même destin !

Car il est de plus en plus clair que notre cher Donal Trump va connaitre un parcours présidentiel aussi calamiteux que Richard Nixon. Depuis qu’il est président, j’ai toujours pensé que ce scénario était possible mais il est désormais de plus en plus probable. Pour être tout à fait clair, résumons rapidement ce fameux scénario. Trump/Nixon est élu pour un premier mandat (1968 pour Nixon, 2016 pour Trump). Pendant ce premier mandat, une affaire se déclenche (le Watergate pour Nixon, plein de trucs divers pour Trump mais il semble bien que la demande faite au président Ukrainien (trouver une affaire louche qui implique Joe Biden) soit la goutte d’eau qui fasse déborder le vase…). Trump/Nixon est élu pour un second mandat (1972 pour Nixon, 2020 pour Trump) mais il ne va pas au bout de ce mandat à cause du scandale déclenché par la précédente affaire (Nixon démissionna à cause du Watergate, Trump pourrait aller au bout de la procédure d’impeachment vu qu’il ne fait rien comme les autres !).

Ce qui était il y a quelques mois encore une mince possibilité (Trump est viré par le congrès US) devient de jour en jour de plus en plus probable. Ah, j’aurais encore dû parier tiens !

La loi de la promesse inversée

« La loi de la promesse inversée »… qu’est-ce que ça peut être ?

Eh bien, je me faisais la réflexion dernièrement que, depuis les débuts « grand public » de l’Internet (mettons dans le milieu des années 90), toutes les promesses (délirantes, pour la plupart) qui ont accompagné cette montée en puissance du Net ont été exactement inversée.

Inversée, c’est à dire ?

C’est-à-dire que, pour chaque promesse, on a eu le résultat inverse. Un exemple : l’Internet devait permettre de « sauver la démocratie » et on a eu le retour du populisme (élection de Trump, brexit, etc.). L’internet devait relancer le petit commerce grâce au commerce électronique pour tous (vous vous souvenez de fin des intermédiaires ou de la « longue traine » ?) et on a eu Amazon, Ebay et Alibaba.

Bref, vous avez compris le concept de la loi de la promesse inversée. On peut donc la décliner ainsi : pour chaque promesse à la mode venant de l’évolution de l’Internet, on peut être sûr qu’on aura finalement le résultat inverse.

Il semble que je ne sois pas le seul à comprendre que l’Internet ne soit pas tout rose…

Allez, un autre exemple mais dans le futur cette fois. En ce moment, la blockchain est à la mode et elle s’accompagne de promesse extravagante : C’est dans ces conditions que la blockchain apparaît comme un organe de confiance, libre et autonome, où les utilisateurs seraient indépendants dans leur action et leur décision. En somme, une forme de « néo-démocratie » voire une « ochlocratie » digitale où le pouvoir serait rendu aux utilisateurs et viendrait à remettre en cause le dictat des opérateurs centraux (à l’inverse même du néolibéralisme, du totalitarisme et de l’étatisme). Je n’invente rien, je viens de lire ceci sur le Web !

Avec une promesse pareille, il est facile d’en déduire que, selon la loi de la promesse inversée, si jamais la blockchain va au bout de son chemin, on aura l’exact inverse, donc une main-mise encore plus forte de la techno-structure sur les moyens de paiement, de transaction et d’enregistrement.

Une vidéo que j’ai publié en décembre 2015…

Crétinisation et Idiocratie (Bruno Lussato en 1987).

Je connaissais Bruno Lussato à cause de sa contribution à l’histoire de l’informatique. Mais je m’aperçois avec plaisir qu’il militait dès les années quatre-vingt contre la crétinisation croissante de la société… On voit ce qu’il est advenu aujourd’hui !

La forme n’est pas terrible mais le fond est impeccable… regardez cela jusqu’au bout !

Ce qui est intéressant avec cette émission d’Apostrophe, c’est que tout ce qui est annoncé s’est (hélas) réalisé. Mais on constate aussi que si le fond est juste (tout à fait juste même !), la forme elle laisse plus qu’à désirer : ces messieurs donnent une impression pitoyable… on dirait de vieux académiciens coupant les cheveux en quatre sur un détail d’orthographe, pas très engageant, n’est-ce pas ?

C’est tout le drame de notre époque : peu importe d’avoir raison sur le fond si la forme ne suit pas… Mais je pense que cela a toujours été vrai finalement !

Les gauchistes sont devenus moralisateurs par tactique !

Nos chers gauchistes donnent la leçon sur tout : moeurs, économie, écologie et ainsi de suite… Et, ce faisant, ils sont devenus proprement insupportables. Mais, la bonne question à se poser est « pourquoi font-ils cela ? »… Je propose la réponse dans la vidéo ci-dessous :

Ah, les gauchistes !
Il faudrait quand même trouver un moyen de les faire taire…

Leur dialectique « tactique » est bien au point et elle fonctionne formidablement aujourd’hui, époque reine du « politiquement correct » (même et surtout s’il est hypocrite). Car, si vous les critiquez, vous êtes un fasciste (voire pire). En effet, puisqu’ils sont tous (et toutes !) des parangons de vertu, si vous êtes contre eux, c’est que vous êtes le mal, forcément !

D’où les attaques « ad personam » (et pas sur les idées, hein !) pour vous disqualifier, vous exclure du débat, interdire votre voix, vous ostraciser systématiquement comme c’est devenu la règle habituelle (d’où le recours rapide à l’étiquette d’anti-sémite si jamais vous résistez trop longtemps… là, l’infamie est telle que votre compte est réglé une bonne fois pour toutes, ah mais !).

La crise des opioïdes aux USA et bientôt en Europe aussi…

Il y a longtemps que je voulais évoquer cette histoire incroyable, ce phénomène très inquiétant qui ravage les USA depuis des années. Je m’intéresse à ce « dossier » depuis 2015 et je suis surpris que ce scandale ne fasse pas plus de bruit. Je suis aussi très surpris (pour ne pas dire plus) que les autorités américaines n’en fassent pas plus pour endiguer cette crise (en fait, elles ne font presque rien car le lobby de « Big Pharma » est très puissant aussi là-bas). Je pourrais me lancer dans de grandes et longues explications sur cette crise mais il se trouve que « Envoyé Spécial » vient de diffuser un reportage fort bien fait et très complet sur le sujet (et c’est moi qui dis cela !) que je vous laisse découvrir ci-dessous :

Un reportage d’Envoyé Spécial très bien fait et très complet.

L’erreur à éviter serait de croire que « chez nous, ça peut pas arriver », que c’est une crise qui va se limiter aux Américains, que c’est à cause de leurs habitudes… C’est vrai que ça joue, un peu. Les Américains consomment naturellement beaucoup plus d’antidouleurs que les Européens, c’est presque culturel. Tout comme les Français consomment trop d’anti-dépresseurs et autres psychotropes. Mais la crise des opioïdes est en train de débarquer aussi en Europe pour les mêmes raisons (systémiques) et quasiment de la même façon qu’en Amérique !

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder ce reportage de RTS (la télévision Suisse) où les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’Oxycontin est en train de produire les mêmes ravages (avec le repli sur l’héroïne en moins, c’est la Suisse quand même…).

Le phénomène commence à se répandre en Europe aussi : la Suisse en témoigne !

Je vous recommande aussi cet article « Etats-Unis: le business de l’overdose » sur https://www.causeur.fr/etats-unis-oxycontin-medicament-drogue-heroine-38451. Cet article complète de façon intéressante le reportage d’Envoyé Spécial.

Arrêtez de regarder/écouter/consulter les actualités !

Vous voulez aller mieux ? Vous voulez vous sentir bien ?
Parfait !

J’ai un moyen à vous proposer : couper les sources toxiques à commencer par les actualités. Vous regardez les actualités à la télé ? Mauvaise idée… Coupez cela totalement.
Vous écoutez les actualités à la radio ? Pareil, très mauvais… Coupez cela totalement.
Vous suivez un fil d’actualité sur le Web (comme celui de Google par exemple) ? C’est pas mieux, à stopper complètement.

Terminé ça !

Les actualités vous apportent-elles du positif ?
Non ?
Alors, il ne faut plus les suivre…
Sont-elles indispensables ?
Non ?
Alors, il ne faut plus les suivre…
Allez-vous être coupé du monde ?
Non ?
Alors, que craindre ?

La plupart des gens continuent à suivre les actualités par réflexe social… voilà la vérité. Ils ne suivent pas l’actualité parce qu’ils en ont besoin ou que cela les intéressent… Non, c’est parce qu’ils veulent être au même niveau que les autres, afin de pouvoir discuter des mêmes sujets…

Et c’est pour cette pauvre raison que tous ces gens continuent de s’abreuver à ces sources toxiques sans même se rendre compte du mal qu’ils se font.

Un nouveau récit de fiction : « Les terribles trop »…

Voici un tout nouveau récit de fiction que je publie aujourd’hui sur ce blog en exclusivité. Il va ensuite rejoindre mon recueil « Un auteur à succès« .

J’ai rédigé ce texte sur le ton de la fiction afin d’aborder librement des sujets importants… à vous de juger si, une fois de plus, la réalité dépasse la fiction !

Les terribles trop

Je ne savais rien de cette réunion avant de m’y rendre. J’avais reçu la convocation par email et j’ai demandé à mon patron s’il savait de quoi il s’agissait. Ce dernier m’a répondu que je devais y aller, que c’était important, que N aurait dû s’y rendre, que je devais le remplacer… et voilà. Il m’a tout de même donné un dossier afin que je me documente. Curieux dossier sur tous les plans. D’abord, il était entièrement en papier. Papier non photocopiable, faut-il le préciser ?

À part si ça vient des archives et que ça concerne des affaires anciennes, c’est de plus en plus rare même chez nous !

Le lieu de la réunion aussi était bizarre : il fallait aller à Genève… Je pris l’avion l’après-midi même, sans connaître ma destination finale. La convocation disait qu’il fallait se pointer à l’aéroport de Genève et qu’une “prise en charge” serait assurée  une fois sur place. J’en profitai pour éplucher ce dossier pendant le vol et là encore, j’allai de surprise en surprise : je découvrai l’existence d’épandages (agricoles ?), de missions aériennes classifiées… Quelle était donc cette opération qui semblait de grande ampleur, mais dont les buts et les limites étaient si flous ?

Une fois l’avion posé sur le tarmac, un type se tenait à la porte des arrivées avec mon nom sur un panneau blanc. Je me dirigeai vers lui et il prit ma valise sans dire un mot. Je le suivis satisfait : il avait été bien briefé… chez nous les spéciaux, on n’aimait pas les bavards et moins on en disait, mieux c’était !

Le trajet en voiture fut très bref et j’eus juste le temps de voir un panneau indiquant la ville de “Meyrin” avant qu’on s’arrête devant une maison ordinaire. J’étais de plus en plus dubitatif. La maison semblait n’être qu’un décor; elle abritait un ascenseur qui nous amena loin dans les sous-sols juste derrière les pistes de l’aéroport. Une fois en bas, l’ambiance était très “béton partout”, mais la promenade n’était pas terminée : un petit tour dans un “golf kart” de couleur kaki et nous étions enfin à destination… Une grande salle de réunion souterraine avec un buffet dans un coin où les autres participants sirotaient un café en attendant les derniers arrivants dont je faisais partie.

Finalement, un retardataire nous rejoignit et le signal pour amorcer la réunion fut donné avec la fermeture des grandes portes de ce quasi-blockhaus. Une imposante table en U était installée pour recevoir une bonne vingtaine de participants assis et un pupitre dominait au centre de l’ouverture du U. Tout le monde disposait d’un microphone qu’on pouvait activer avec un bouton rouge. Un assistant distribuait un document (plusieurs pages reliées par agrafeuses), encore du papier, ça semblait être la règle de cette opération mystérieuse…

Un type dans un costume gris prit place au pupitre, la réunion allait enfin commencer, j’allais peut-être finir par en savoir plus. Après les politesses d’usage, le type commença son exposé sans s’être présenté, comme si tout le monde savait qui il était !

Moi, j’étais toujours dans le noir et j’avais hâte qu’on entre dans le vif du sujet afin de comprendre dans quel fourbi mon patron m’avait envoyé… Je me concentrai donc sur le discours du premier orateur.

Chers délégués, nous avons compilé les nombreux rapports des opérations “Blue Sky” de ces dernières années et nous sommes arrivés à des conclusions que nous allons vous exposer maintenant et qui sont en synthèse dans le document A10 qui vient de vous être remis. Tout d’abord, laissez-moi vous dire que ces opérations s’étalent sur de nombreuses années et que presque toutes les nations du groupe NATOwide y ont participé. Nous avons aussi ici présent, à titre d’observateur, un délégué chinois que je salue au passage.

Quelques têtes se tournèrent vers un Asiatique maigre impassible qui flottait dans un uniforme vert olive au col mao caractéristique… L’orateur poursuivit après un bref geste de la main vers ce représentant de la grande nation chinoise.

Tout cela pour vous dire que c’est à une masse considérable de données que nous avons fait face. Nos analyses ont duré des mois. De plus, il a fallu prendre en compte l’évolution inévitable des expérimentations qui ont émaillé les opérations “Blue Sky” et ce depuis le début. Bref, arriver à une conclusion ne fut pas facile et prit bien du temps.

Mais, cette conclusion, nous l’avons et je voudrais vous la présenter sans fard : ça ne marche pas.

La stupeur s’empara de la salle alors que la dernière sentence de l’orateur tombait. Moi, dans mon coin, je ne comprenais toujours rien : qu’est-ce qui “ne marchait pas” dans ces fameuses opérations “Blue Sky” dont je ne savais rien ?

L’orateur, content de son effet, reprit la parole.

Les concepteurs de “Blue Sky” voulaient contrôler le climat à des fins militaires et pensaient que des épandages aériens allaient suffire pour cela. Mais les effets désirés n’étaient pas toujours au rendez-vous. Il y avait aussi des effets secondaires indésirables et pour tout dire, on est resté assez loin d’une réelle maitrise du climat. Tout juste arrivait-on à provoquer une tempête çà et là, mais sans pouvoir la diriger ni l’arrêter. Bref, tous ces essais se révélèrent assez décevants.

J’avais enfin une partie de la réponse : c’était donc cela “Blue Sky”, pouvoir influencer la météo afin d’affaiblir l’adversaire… Intéressant, effectivement. On comprend que les militaires aient voulu peaufiner cette idée. Mais ça ne m’étonne pas qu’ils ne soient pas arrivés à leurs fins. L’orateur fit une longue pause qui présageait une suite délicate.

Cependant, à l’occasion de ces multiples essais, des résultats inattendus se sont manifestés. Et c’est de cela dont je voudrais vous entretenir désormais…

En effet, nous avons constaté que les opérations “Blue Sky” pouvaient aussi avoir une influence sur les comportements des populations. Lors de cette réunion, nous allons pouvoir écouter des présentations de spécialistes qui vont aborder tous ces sujets. C’est donc avec confiance que je laisse la parole au Général M. qui va nous exposer les détails du bilan militaire des opérations “Blue Sky”.

Tiens, un général désormais, rien que cela !

On voit bien qu’on est au milieu de la communauté du renseignement dominée par les militaires qui adorent les grades ronflants… Chez nous, rien de cela : je ne suis que lieutenant et mon patron est major, rien de plus.

Encore une fois, on ne sait pas son nom. Cela me convient, cette atmosphère de secret m’est habituelle. Mais ce qui me dérange, c’est que ce général se comporte comme un technicien autiste… Cette avalanche de chiffres est vraiment soporifique. Et qu’ils aient employé de l’oxyde d’aluminium, ça peut intéresser qui dans cette salle ?

Il semble que je n’étais pas le seul à m’embêter dans l’assemblée. J’observais les uns et les autres commencer à chuchoter entre eux. Apparemment, certains se connaissaient déjà alors que pour moi, tout était nouveau ici.

Au bout d’un moment, un participant se pencha en avant et appuya sur le bouton du microphone afin de prendre la parole…

  • Hum, excusez-moi… Avant de rentrer dans ce genre de détails techniques, ne pourrait-on pas aborder les questions d’ordre général qui n’ont pas encore été traitées ? C’est possible ?

Le général soporifique s’arrêta immédiatement et semblait perdu. Sûrement, on ne devait pas souvent l’interrompre ainsi !

Le premier orateur intervint :

  • Mais certainement. Et quelles sont donc ces questions d’ordre général qui vous préoccupent?
  • Eh bien pour commencer, comment avez-vous fait pour tenir le secret autour de Blue Sky ?

Le premier orateur se leva de son siège pour répondre à cette importante question… En moi-même, je pensais : “ah, on aborde enfin les choses intéressantes !”.

C’est que, justement, nous n’avons pas tenté de garder le secret absolu sur Blue Sky. Les dix premières années ont été tranquilles, mais cela a commencé à changer au début des années quatre-vingt-dix lorsque nous avons intensifié les vols. À partir de là, quelques curieux et quelques activistes se sont mis à parler sur les forums Internet. Nous avons alors lancé nos contre-mesures habituelles de debuking et le terme chemtrails a bien fonctionné. Nous avions même un plan B au cas où nos épandages seraient révélés au grand jour…

Il s’agissait de dire que nous appliquions un plan de géo-ingénierie pour contrer le réchauffement climatique !

Bien entendu, en réaction à cela, toute la salle se mit à rire. Ah, le réchauffement climatique, quelle belle invention médiatique !

Notre invention médiatique en fait… Lorsque nous avons commencé à inonder les médias avec cette fable, nous ne pensions pas que cela nous serait si utile et à ce point aussi largement adopté par tous. Les variations climatiques sont une réalité, il y en a tout le temps. Croire que le climat est stable c’est nier la force des éléments naturels en perpétuel mouvement; c’est comme croire qu’une construction, quelle qu’elle soit, durera toujours.

Les grosses variations récentes et les tempêtes qui les ont accompagnées nous arrangeaient bien pour crédibiliser une tendance au réchauffement due à la main de l’homme. Culpabiliser les petites gens est un ressort qui fonctionne toujours. Je me rendais compte à présent que les aléas et les effets secondaires des opérations Blue Sky y étaient sans doute pour quelque chose dans ces colères du climat… J’en apprenais beaucoup et ça commençait à me plaire.

Mais finalement, nous n’avons pas eu besoin d’être très actifs au niveau de ses contre-mesures. Les lanceurs d’alertes n’ont pas réussi à se faire vraiment entendre avec leurs chemtrails. Il faut dire que nous avons su déclencher de nombreux contre-feux à tous les niveaux durant la décennie 2000. Les retombées du 9/11 ont été formidablement utiles et je constate qu’elles le sont encore aujourd’hui… qui l’aurait cru ?

L’orateur affichait un sourire satisfait. On pourrait penser que toutes ces réussites étaient dues à son seul mérite !

En voilà un qui aime s’écouter parler et qui est très content de lui-même… Il ne ferait pas long feu chez les spéciaux avec un profil pareil. L’orateur se rassit, estimant avoir répondu à la question et, effectivement, tous les autres hochaient la tête en signe de consentement. Le général quitta le pupitre et un autre intervenant lui succéda aussitôt. Le nouveau venu était nettement plus captivant, il savait s’exprimer en public et ce qu’il avait à dire était tout à fait intéressant…

Nous nous sommes aperçus, un peu par hasard dois-je l’avouer, qu’à défaut de contrôler le climat avec efficacité, nous pouvions au moins contrôler les populations… Eh oui Messieurs, nos épandages nous ont permis de mesurer l’effet des tranquillisants diffusés en aérosol en grande quantité et à haute altitude.

Au début, on n’y croyait pas, mais c’est à l’initiative d’un commandant que la solution s’est dessinée. De son propre chef, il remplaça nos composés chimiques habituels par des psychotropes déclassés qui étaient disponibles en grandes quantités suite à une directive de la FDA qui les retirait du marché. Le résultat immédiat fut spectaculaire et nous incita à creuser dans cette direction.

Une fois qu’on a eu la confirmation que ça marchait, on a même pu juguler des situations d’émeutes comme en 1992 à Los Angeles. C’est grâce à nos pulvérisations que le calme est revenu au bout de cinq/six jours. Après cela, on n’a pas arrêté d’utiliser ce moyen à grande échelle, on a même pu adapter les formules afin qu’elles ne soient pas atténuées par la diffusion en altitude. Tous les autres pays du bloc occidental s’y sont mis aussi avec plus ou moins de réussite. Mais, avec le temps, nous avons pu mesurer que le degré d’abrutissement des populations s’accentuait en fonction de nos épandages et que même, cela favorisait l’effet des programmes de télévision qui évoluaient dans ce sens.

De mieux en mieux. Je savais bien évidemment que le contenu des programmes télé glissait progressivement vers la bêtise la plus crasse, à notre initiative. En revanche, j’ignorais que nous avions un allié dans les airs pour faire avaler cette purée à la population… Décidément, j’étais de plus en plus content d’avoir été obligé de venir. Après cette présentation roborative, une pause fut décrétée et chacun put se restaurer autour du buffet où  les conversations allaient bon train…

Profitant de cette interruption, je m’efforçai de capter les sujets des bavardages, moi qui étais sans doute celui qui en savait le moins, à cette réunion où je ne devais pas être. Un thème revenait tout le temps lors des échanges entre les participants : l’opération “Black Curtain”. Je n’avais aucune idée de ce que cela recouvrait, mais j’avais hâte de le découvrir à ce moment-là… si j’avais su !

La réunion reprenait et chacun regagna sa place. Cette fois, pas de présentation, mais un moment où tout le monde pouvait prendre la parole à ce qu’il semblait. Mon voisin de droite appuya sur le bouton de son microphone le premier…

  • Tout cela n’est pas nouveau. Maintenant, ce qu’on voudrait savoir, c’est quand allons-nous passer à l’étape suivante et avec quelle ampleur ?

Vu les nombreux hochements de têtes qui suivirent, à l’évidence, ces questions soulevaient une attente générale. Il était temps d’y répondre. Encore une fois, ce fut l’orateur initial qui se leva afin d’apporter les précisions voulues. Et toujours avec son sourire satisfait, il balayait l’assistance du regard avant de commencer.

Messieurs, savez-vous combien nous sommes actuellement ?

Je veux dire, sur la terre entière, la population mondiale… Eh bien nous sommes entre 7 et 8 milliards, plus proche de 8 que de 7 d’ailleurs. Un chiffre considérable, n’est-ce pas ?

Et qui va encore augmenter et augmenter toujours. De plus en plus vite même !

Pendant que nous y sommes, savez-vous combien il y a de gens obèses parmi ces presque 8 milliards ?

Plus de 700 millions !

Et si on élargit aux gens simplement en “surpoids”, on monte à plus d’un milliard et demi… Oui messieurs, voilà où nous en sommes. Et tout est comme cela. Je peux vous égrener des statistiques à n’en plus finir, mais elles disent toutes la même chose : nous sommes trop nombreux et la qualité moyenne de la population baisse. Nous allons droit vers une masse de gens trop gros et au chômage. Et encore, je ne parle pas de la baisse générale du niveau intellectuel, car là, nous y sommes pour quelque chose…

(sourires entendus et même quelques rires étouffés dans la salle)

Si encore cette masse grouillante et horrible se contentait de passer et de crever sans faire trop de dommages, ça pourrait aller. Mais non, au contraire. Cette masse croissante s’accompagne aussi d’une consommation exponentielle de ressources. Prenons un exemple simple que tout le monde va comprendre, l’eau. En 1960, l’humanité consommait environ 2 000 km3 d’eau par an, contre 4 000 km3 en 2000, soit le double en quarante ans, en seulement quarante ans… Je vous laisse imaginer où on en est aujourd’hui !

Là encore, tout le monde aura compris mon propos, cette population mondiale qui croît sans ralentir et qui dévore tout sur son passage, c’est ce que nous avons appelé “les terribles trop”. Et c’est justement pour mettre fin à cette impasse que nous avons imaginé l’opération “Black Curtain” que je suis autorisé à vous dévoiler ici.

À ces mots, je sentis un frémissement dans la salle : nous y voilà, il va enfin cracher le morceau !

Je connaissais déjà cette notion de “terribles trop” : trop de gens, trop de consommation de ressources. C’était même devenu une blague entre nous, dans les services : pour sauver le peuple, il faut supprimer le peuple !

En revanche, j’ignorais qu’il y avait une opération destinée à résoudre le problème. Inutile de dire combien j’étais attentif en cet instant précis. Je n’étais pas le seul, tout le monde retenait son souffle, on aurait entendu une mouche voler s’il avait pu y en avoir une dans cette salle bétonnée qui donnait dans les couloirs secrets du CERN. Après avoir ménagé une de ces pauses irritantes, monsieur toujours-content-de-lui reprit son discours.

D’une part, nous avons compris que les épandages aériens sont le vecteur que nous attendions pour répandre notre agent sur le monde entier. D’autre part, nous avons fait des progrès gigantesques en matière de guerre bactériologique. Pensez à la peste noire, à la grippe espagnole ou à la fièvre Ebola… Désormais, nous faisons bien mieux. Nos virus sont virulents et mortels. Si nous les diffusons en aérosol à partir de vols classifiés, nous pouvons déclencher une épidémie mondiale en seulement deux semaines. Si nous enrôlons les vols commerciaux, nous pourrons réduire ce délai à cinq jours !

Black Curtain, c’est ça : une épidémie mondiale et foudroyante qui va mettre à genoux au moins les trois quarts de l’humanité en une à deux semaines.

Les questions fusèrent :

  • Qu’est-ce qui vous fait croire à l’efficacité de votre virus ?
  • Quelle sera la cible, qui va mourir en priorité ?
  • Faut-il vraiment mettre le paquet avec ce moyen ?
  • Comment peut-on s’en protéger ?

Messieurs, je vous en prie, un à la fois !

Tout d’abord, nous ne croyons pas à l’efficacité de notre virus, nous le savons efficace. Nous l’avons testé à une échelle réduite et avec une version atténuée. Souvenez-vous du SRAS en 2003… c’était nous !

Bien que très atténué, notre virus s’est révélé d’une virulence incroyable. Pas de doute à avoir là-dessus, notre version complète sera comme un rideau noir qui va tomber soudainement sur l’humanité. Ensuite, j’ai entendu une question sur la cible. Les personnes au système immunitaire affaibli seront les premières servies. Celles-là vont mourir très vite. Et rappelez-vous tous nos efforts précédents pour justement attaquer ce système avec nos campagnes de vaccinations… ça concerne de plus en plus de monde désormais, il s’agit d’en profiter.

J’ai aussi entendu “comment s’en protéger ?”… c’est une bonne question, mais la réponse ne va pas vous plaire : on ne peut pas !

Si on veut vraiment réduire la population mondiale, on ne peut pas se contenter de demi-mesures et compter sur les faibles pour faire de la place aux forts. En pariant là-dessus on va gagner quoi ?

Deux milliards de moins, au mieux !

Cela n’est pas assez messieurs. En faisant retomber la population autour de cinq à six milliards, on n’aura fait que reculer pour mieux sauter. Dans dix ans, on sera face au même problème sans avoir de possibilité de réutiliser ce moyen radical. Non, si nous frappons maintenant, il faut avoir le courage de frapper fort et en profondeur. Il faut éliminer beaucoup de monde si nous voulons revenir à un niveau supportable.

  • Pas moyen de s’en protéger ? Et nous alors ?
  • Deux milliards de moins, je pense que c’est déjà pas mal !
  • Et quel est ce niveau supportable selon vous ?

Le niveau supportable, il est entre 500 millions et un milliard, pas plus. Au-delà, on retombe dans les ornières du passé. Pour vous répondre franchement, il ne faut pas envisager de s’en protéger : Black Curtain va frapper aveuglément et c’est la meilleure garantie de son efficacité !

Si nous avions un antidote ou un moyen de traitement, cela voudrait dire que notre virus n’est pas parfait et que toutes ces années de recherches et d’expérimentations n’ont servi à rien. Pas cette fois. Je peux vous dire que le virus est tellement efficace que nous aurons tout intérêt à le répandre le plus largement possible afin d’éviter des zones de dépeuplement total, même si nous prévoyons de viser les pays du tiers-monde en priorité.

Nous en sommes là messieurs. D’un côté, vous avez l’arme parfaite et le moyen prouvé de la répandre largement. De l’autre, vous avez le devoir d’accepter le prix à payer pour cette efficacité. Presque tout le monde va mourir, ça veut donc dire que vos proches sont concernés aussi, forcément.

  • Et si vous arriviez à tuer vraiment tout le monde, on serait bien avancés !

Non, ça n’arrivera pas. Tous nos tests le prouvent : on trouve toujours des individus qui résistent. Elle est là la beauté du processus : l’humanité qui va passer cette épreuve sera une version rêvée de la population… plus de gros, plus de faibles, plus de malingres ou de souffreteux. L’humanité de demain sera belle, fière et forte.

Essayez donc de me dire qu’un pareil résultat ne vaut pas quelques sacrifices ?

Le concert des questions cessa. On sentait qu’une chape de plomb était tombée sur les présents. On ne s’amusait plus avec des rapports lointains, on décidait du sort de l’humanité désormais !

Et, encore plus angoissant, du sort de toute l’humanité, vraiment tout le monde. Chacun savait qu’il avait une “chance” (une bonne “chance” même si on adhérait à “l’enthousiasme” de l’orateur) d’y rester ou de perdre un proche. Cette fois, personne n’avait le cœur à rire.

Au bout de la table, lentement, un autre responsable en costume sombre se leva et prit la parole. Il s’exprimait avec un ton lent et prenait soin de bien articuler chacune de ses paroles afin de bien se faire comprendre et comme s’il lui était impossible de se répéter.

Bien. Vous connaissez désormais les grandes lignes de l’opération “Black Curtain” et il nous faut maintenant décider. Quand devons-nous l’activer ?

J’insiste bien sur le fait qu’il n’y aura pas de retour possible : une fois lancée, il faudra que l’opération aille jusqu’à son terme et avec toutes ses conséquences. Impossible d’hésiter dans un cas pareil, c’est oui ou c’est non. Et si c’est non, toutes les traces de cette opération doivent disparaître. Qu’on me comprenne bien, quand je dis “toutes les traces”, ça veut bien dire toutes les traces, sans aucune exception…

Je savais bien reconnaître ce genre de menace voilée. Voilà que ce responsable vient de mettre les points sur les i… “toutes les traces”, ça veut dire nous pardi !

De quoi motiver les indécis, sans nul doute !

Le choix se présentait ainsi : soit on lançait “Black Curtain” et on avait une chance d’y passer ou alors, on renonçait à l’opération, mais on (nous tous ici présents) ne sortait jamais d’ici… Très, très clair !

Bien entendu, ça donnait à réfléchir. Je ne connaissais pas les autres délégués, mais je me doutais que tous avaient compris le message. Dans le milieu du renseignement et des services spéciaux, nous sommes habitués à lire entre les lignes et à comprendre à demi-mot. Je voyais les participants les moins endurcis piquer du nez, complètement abattus par le dilemme et ses perspectives… Mais je sentais bien que la salle était en train d’accepter “Black Curtain”. Cela me convenait au final. Incurable optimiste comme je l’étais, je voyais déjà l’incroyable coup de balai que cette opération mortelle allait donner dans les rangs des spéciaux. Bientôt, très bientôt, moi le lieutenant Rouyer, j’allais monter en grade et devenir le major Rouyer.

L’affaire Num-alim, comment peut-on agir ?

Dénoncer, c’est bien, agir, c’est mieux !

Dernièrement, j’avais mis en avant le scandale Num-alim (voir à http://www.alain-lefebvre.com/num-alim-un-scandale-de-plus-dans-lagro-alimentaire/). Aujourd’hui, je voudrais vous proposer une démarche simple pour tenter de contrer ce scandale…

De quoi s’agit-il ?
Eh bien, il faut écrire à son député, tout simplement… Et c’est bien plus simple qu’il n’y parait. Tout d’abord, chaque député à une adresse email liée au domaine de l’Assemblée Nationale et c’est ça qu’il nous faut utiliser, massivement si possible.

Pour trouver ces adresses, il suffit de se rendre sur http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/liste/alphabetique

Le site de l’Assemblée Nationale

Ensuite, encore faut-il connaitre son député !
Pas de problème, il y a un site pour cela à https://www.nosdeputes.fr

Un site utile !
Dans mon cas, c’est le département de l’Ain…

Une fois trouvé, vous avez même sa fiche détaillée…

Et là, vous avez même l’adresse email « officielle »…

Donc, il faut écrire une fois qu’on a trouvé son représentant… Ecrire, d’accord, mais quoi ?

Là encore, pas de problème, j’ai un modèle de courrier à vous proposer :

Monsieur (Madame) le député(e) de l’Ain (à remplacer par votre département),

Ce n’est pas mon habitude que d’écrire à un(e) élu(e) mais là, je pense qu’il est de mon devoir de le faire.

Je voudrais attirer votre attention sur l’affaire “Num-alim” qui est présentée sur mon blog à l’adresse suivante http://www.alain-lefebvre.com/num-alim-un-scandale-de-plus-dans-lagro-alimentaire/

Vous pourrez trouver une autre source d’informations dans cet article => https://www.capital.fr/entreprises-marches/num-alim-le-projet-des-industriels-pour-faire-de-lombre-a-yuka-1318595

Et sur sa “source officielle” à http://alimentation-sante.org/2018/07/le-projet-num-alim-pour-organiser-la-transition-numerique-dans-la-filiere-alimentaire/

Cette affaire est grave, car de l’argent public va y être déversé (si ce n’est pas déjà fait). Que les lobbys de l’agroalimentaire soient motivés à conserver intact leur gros business (basé sur le matraquage marketing et la dissimulation), ça peut se comprendre : ces gens veulent continuer à empoisonner la population avec leurs produits bourrés de composés chimiques et sont prêts à tout pour cela.

Mais que cette politique du mensonge organisé (et Num-alim rentre clairement dans cette perspective) soit également soutenue et financée par notre argent, ça c’est insupportable !

Je vous demande donc d’user de votre pouvoir pour empêcher le versement de cette subvention aussitôt que possible. Alors que les corps intermédiaires (dont vous faites partie au premier chef) sont contestés par des mouvements comme celui des fameux “gilets jaunes”, je vous encourage fortement à ne pas rester inactif face à ce détournement honteux de fonds publics qui va servir à dissimuler la vérité sur les aliments industriels aux consommateurs.

Je vous encourage donc à agir pour le bien de tous et ainsi de prouver votre utilité aux yeux du peuple.

Je vous prie d’agréer mes sentiments les meilleurs.

Votre nom en toutes lettres qui fera office de signature.

Vous pouvez reprendre entièrement ce texte ou le modifier comme vous le sentez, pas de problème, il est à vous !

Je viens donc d’envoyer ce message à Olga Givernet et je vous encourage à faire de même en direction de votre représentant à l’Assemblée Nationale. Et si, par hasard, vous pensiez « on est trop petits, on n’a pas assez d’influence, on ne peut rien faire à notre niveau… », regardez simplement cette vidéo :

Alors, pas encore convaincu que chaque voix compte ?

Num-Alim, un scandale de plus dans l’agro-alimentaire !

Prenez quelques minutes et lisez l’article ci-dessous extrait du Canard Enchainé (je ne connait pas la date de parution de cet article mais tout laisse croire que c’est récent).

L’article du Canard Enchainé…

Si vous trouvez cela pénible de lire sur écran, voici une petite vidéo qui résume toute l’affaire et où je reprend, mot à mot, le contenu de cet article…

La vidéo où je résume cette affaire face à mon fils Val…

OK, compris ?

Cette affaire est tout à fait significative de l’enfumage systématique (le titre de l’article du Canard est particulièrement bien trouvé !) que pratiquent sur nous les lobbys des grands industriels (ceux de l’agro-alimentaire dans le cas présent) associés (alliés ? complices ?) à notre gouvernement. Ces gens-là veulent pouvoir continuer à mentir, tricher et empoisonner les consommateurs mais en plus, ils vont recevoir une subvention pour cela !

Si vous n’êtes pas profondément scandalisés, c’est que vous êtes déjà mort…

Rien n’est vrai, l’exemple d’une cheminée d’hôtel !

Un jour, il faudra que j’écrive un livre dont le titre sera « Rien n’est vrai, rien n’est réel, rien n’existe »… Ambitieux, hein !

Alors, je ne vais pas tout expliquer aujourd’hui, sur ce blog (sinon, pourquoi en faire un livre ?), mais on va quand même pouvoir illustrer ce que j’entends par le « rien n’est vrai »… Si vous êtes un(e) habitué(e) -pas question d’écriture inclusive avec moi, jamais- de ce blog, vous savez que je me reporte souvent à la notion de « société du spectacle » de Guy Debord.

Nous sommes de plus en plus en plein dans la société du spectacle puisque tout est mis en scène continuellement. Donc, le vrai, l’authentique est de plus en plus rare, partout, tout le temps. Un exemple significatif pour démontrer mon propos.

Une cheminée dans un hôtel moderne. Vraiment ?

Oui, c’est un exemple tout à fait révélateur de cette société du spectacle qui s’est infiltrée dans tous les recoins de notre présent. Car, tout est faux ici : il n’y a pas de flamme, il n’y a pas de bois, il n’y a pas de chaleur et les crépitements que l’on entend sont rajoutés. En effet, nous sommes en présence d’un dispositif totalement artificiel où des générateurs de fumées sont éclairés par en dessous avec une lumière orange caractéristique donnant (fort bien d’ailleurs) l’illusion de flammes dansantes. Le crépitement sonore est un enregistrement audio qui vient renforcer encore cette mise en scène.

Je sais, ça parait difficile à admettre, mais je suis allé jusqu’à mettre ma « main au feu » pour en avoir le coeur net : aucune brûlure, la fumée est froide et les « bûches » sont en pierre.

Voilà pourquoi « rien n’est vrai » à notre époque : ce n’est pas seulement l’actualité qui est composée de « fake news », c’est tout notre décor qui devient factice, morceau par morceau. Réfléchissez-y, que reste-t-il de vrai, d’authentique autour de vous ?

Dans le genre « rien n’est vrai », cette vidéo (déjà ancienne) est pas mal non plus :

Piëch, Marchionne et Ghosn, pourquoi est-il si difficile de réussir sa sortie ?

Voici trois titans de l’industrie, il se trouve qu’ils se sont tous les trois révélés dans le secteur automobile, mais c’est sans doute un hasard. Ils ont eu des carrières époustouflantes et auraient pu devenir des légendes s’ils avaient réussi leurs sorties.

Mais, chacun à leur manière, ils ont échoué. Ferdinand Piëch est un exemple de créativité, de dirigisme autoritaire. Il a eu des succès incroyables comme les victoires au Mans avec la 917, mais il a aussi subi des échecs à cause de sa personnalité rigide. A la fin de sa carrière, alors qu’il touchait au but (avoir unifié Porsche et WV), il a été viré du groupe de façon peu glorieuse… On raconte que c’est lui qui a vendu la mèche du scandale dieselgate pour se venger, mais que ne raconte-t-on pas sur un personnage de cette envergure ?

Ferdinand Piëch, l’ingénieur à la poigne de fer…

Le cas de Sergio Marchionne est différent, car sa personnalité était presque aux antipodes de celle de Piëch. Autant l’allemand était rigide, autant l’italien savait se faire charmeur (presque des lieux communs en fait…). Mais encore un qui, arrivé au sommet ne sait pas réussir sa sortie : il meurt « bêtement » d’un cancer mal soigné sans avoir eu le temps de profiter de ses victoires, alors qu’il avait préparé sa succession (sans doute imaginait-il qu’il lui restait plus de temps…).

Souriant Sergio… Quel dommage !

Car les réussites de Marchionne sont remarquables, incroyables même !

Il pouvait avoir l’air charmeur, il était aussi capable de trancher (demander à Montezemolo par exemple…).

Le cas de Carlos Ghosn est lui encore sous les feux de l’actualité, mais il n’est pas difficile de penser que, après une belle carrière, il est en train de rater sa sortie, dans les grandes largeurs !

Carlos « cost-killer » Ghosn dans toute sa sévérité !

Lui n’a justement pas préparé sa sortie, refusant ostensiblement de le faire comme si cette réticence pouvait le sauver !

En fait, ces grands patrons sont comme les champions de F1, victimes de la malédiction qui empêche de conclure dignement des parcours grandioses !

Songez-y alors qu’il vous reste encore du temps : faire un beau parcours, c’est bien, mais savoir le terminer en beauté, c’est encore mieux…

Carlos Ghosn, un parfait exemple pour illustrer la notion « d’hubris »

Carlos n’est pas un exemple d’homme à l’écoute des autres, entre autres défauts…

Attention, je ne vais pas écrire sur cas alors que je ne sais pas vraiment (avec précision) ce qui lui arrive. On évitera donc d’affirmer telle ou telle accusation sur ce personnage (https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlos_Ghosn), mais sa chute (car chute il y a bien) est une trop belle occasion d’illustrer ici la notion d’hubris.

L’hybris, ou hubris, du grec ancien ὕϐρις / hybris, est une notion grecque qui se traduit souvent par « démesure ». C’est un sentiment violent inspiré des passions, particulièrement de l’orgueil. Les Grecs lui opposaient la tempérance et la modération.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Hybris

L’hubris et l’ataraxie sont les deux pôles de la philosophie grecque qui est bien moins intimidante que ce qu’on veut en dire. C’est même fort simple en fait : les anciens sages disaient essentiellement qu’il fallait éviter l’hubris et qu’il fallait tendre et atteindre l’ataraxie, son opposée.

L’ataraxie (du grec ἀταραξία, signifiant « absence de troubles ») apparaît d’abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme ou encore la paix de cette dernière résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence. L’ataraxie devient ensuite le principe du bonheur (eudaimonia) dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme. Elle provient d’un état de profonde quiétude, découlant de l’absence de tout trouble ou douleur. Cette notion apparaît à l’époque d’Épicure (Ἐπίκουρος).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ataraxie

Intéressant, mais pourquoi utiliser le cas de Carlos Ghosn pour l’illustrer ?

Mais justement parce qu’il était évident que ce brave Carlos allait être victime de cet hubris qui est connu comme étant la malédiction que lancent les dieux (grecs) à ceux qui sont atteints d’un orgueil démesuré. Et notre Carlos cumulait tous les marqueurs de l’hubris : volontiers arrogant, cassant, brutal, l’homme ne se souciait pas d’attirer la sympathie (ce qui me le rendrait plutôt sympathique en fait !), mais il aimait aussi se rémunérer grassement ce qui était sa faiblesse facilement exploitable pour qui voulait le faire tomber. Car, n’en doutons pas, cet homme a été victime d’une cabale (à ce niveau, ça arrive souvent).

Même si tout roule bien pour vous, évitez l’hubris car les dieux vous guettent (et la chute des hommes est pour eux, le « spectacle des dieux ») et rapprochez-vous de l’ataraxie, le meilleur des buts à atteindre…

Non à la « Pensée unique » en matière de technologie !

Soyons clair, ce qu’on lire en ligne à propos des nouvelles technologies est souvent décevant. Pire, c’est trop souvent le même blabla « c’est révolutionnaire, ça va tout changer, etc. ».

Pensez par vous-même, ne vous laissez pas dicter votre impression du monde !

PS) Une remarque de mon fils ainé qui a tout à fait raison et que je reproduis ici :

par contre, une petite phrase que je trouve critiquable :

tu ne peux pas lire  » je lis TOUT ce qui se dit sur le sujet »

c’est pas exact, exagéré. je peux croire que tu lis beaucoup de choses, mais c’est impossible de tout lire.

il vaut mieux, je pense, pour être efficace et super crédible, de dire « j’ai lu des dizaines (ou centaines ?) de livres/articles et vu des vidéos, récoupé les infos, écouté des conf »

et peut être que ça serait bien d’avoir 2 exemples de sources

par exemple 1 titre de magazine ou de radio ou de podcast

De quoi les gens ont-ils besoin ?

De quoi les gens ont-ils besoin ?
Voilà une vraie question !

Il se trouve que j’ai la réponse : de respect. Les gens ont besoin de respect, de considération. Pourquoi ?

Tout simplement parce qu’ils n’ont jamais de respect de la part des politiciens et des médias qui les méprisent en profondeur !

Un exemple : lors des périodes électorales, les médias américains utilisent cette expression pour nommer les gens qui vivent dans le Middle West, les états ruraux des USA : le sel de la terre. Lorsque vous entendez cette expression, vous savez tout de suite de qui on parle. Oh, l’expression semble positive, mais elle ne l’est pas : les présentateurs ont beau être souriants et déclamer cela avec le plus grand respect, c’est exactement l’inverse dans leurs têtes… Ils pensent tous que les gens qui vivent dans ces états sont des bouseux, des rednecks, des abrutis pour tout dire…

C’est pareil en France quand une personnalité vient voir « la France d’en bas » et qu’elle dit « rencontrer la vraie France et les vrais gens »… Mensonges et hypocrisie. La terrible vérité c’est que les élites n’ont que mépris pour qui ne fait pas partie de « l’élite » justement. Et ça, ça finit par se sentir d’où la colère sourde qui monte et qui s’exprime de temps en temps comme en ce moment avec les fameux gilets jaunes…

Un brin d’humour ne fait jamais de mal…

En lisant cela, vous pourriez dire « et toi alors ? »
Oui toi, qui est un salopard de donneur de leçons, tu oses nous parler de respect des masses alors que tu es toujours à traiter les masses plus bas que terre ? »…

Les apparences sont souvent trompeuses mon cher !
Il se trouve que j’ai le plus grand respect pour les gens et je le prouve, à ma manière. Ma manière est justement de ne jamais prendre les gens pour des cons, de toujours leur parler d’égal à égal, de ne pas donner dans la facilité et de préférer la vérité, même et surtout quand c’est une terrible vérité…

Voilà ma définition du respect, voilà ce que j’offre aux lecteurs de ce blog.

 

Eduquer ou réprimer, l’éternel débat…

La vie est pleine de surprises !
Jamais je n’aurais pensé mettre une vidéo de LCI (oui, vous avez bien lu : LCI du groupe TF1…) sur mon blog. Mais bon, le sujet avant tout.

De quoi s’agit-il ?
Voici un extrait de l’article afin de comprendre pourquoi cette vidéo est ici :

Merci d’éteindre vos portables. Florence Foresti l’a déjà fait savoir par le passé : rien ne l’agace plus que de voir un spectateur dégainer son smartphone pour enregistrer sa performance et la poster sur les réseaux sociaux avant même la fin de son spectacle. De retour avec un nouveau show, Épilogue, l’humoriste va donc innover en utilisant la technologie Yondr pour bloquer les smartphones des spectateurs.

A l’entrée de la salle, les spectateurs seront invités à glisser leur portable dans une housse tendue par un agent d’accueil, qui se verrouillera automatiquement grâce à un mécanisme. Florence Foresti explique le fonctionnement du dispositif dans un communiqué : « Vous resterez en possession de votre appareil lors du spectacle et, au besoin, vous pourrez accéder aux postes de déverrouillage installés dans la salle. »

Bon, pourquoi pas, hein !

L’usage du mobile est devenu tellement présent (je devrais écrire « envahissant ») que, pour les jeunes, il est en passe de remplacer la cigarette comme « béquille d’attitude » (et tant mieux !). Mais dans le vidéo de LCI, il y a un moment-clé : je vous invite surtout à voir à 1’50, cette dame qui proclame « ce qui qu’il faut, c’est éduquer les gens »… Tout est là.

Oui, tout est là. De nos jours, on n’a jamais mis autant en avant la nécessité « d’éduquer les gens » et que voit-on ?

Eh bien on voit exactement le contraire : répression à tous les étages et même répression automatisée (les radars sur les routes), c’est mieux (et ça rapporte plus) !

Si l’éducation fonctionnait, on ne serait pas dans la situation de névrose qu’on connaît actuellement (voir « Pourquoi une névrose française« ). Nous avons l’examen du permis de conduire le plus sévère du monde (ou peu s’en faut) et, pourtant, les jeunes permis se conduisent mal sur la route (ils ne sont pas les seuls d’ailleurs). C’est bien la preuve que l’éducation ne suffit pas. Certains vont m’objecter que la route est un palliatif pour exprimer la colère sourde que chacun ressent (voir l’affaire des gilets jaunes en ce moment). Peut-être, mais l’endroit est très mal choisi.

Donc, il faut arrêter de croire et de dire qu’il faut « éduquer les gens » alors que la tendance actuelle va justement dans l’autre sens. Et, dans ce domaine, la Chine montre la voie.

Une surveillance serrée et tous azimuts
En effet, l’État chinois utilise tous les moyens du numérique pour traquer, pister, fliquer ses citoyens. Ce qui est déjà opérationnel en Chine, c’est un réseau de surveillance à base de caméra à reconnaissance faciale très développé. La Chine utilise déjà près de 170 millions de caméras de vidéo surveillance et avec des logiciels efficaces puisque lors d’un concert en avril dernier, un fugitif chinois a été arrêté après qu’une des caméras équipées d’un système de reconnaissance faciale ait alerté les autorités de sa présence, parmi la foule de 60 000 personnes, voir à https://siecledigital.fr/2018/04/13/reconnaissance-faciale-police-chinoise/.

Le gouvernement chinois est vraiment en pointe dans ce domaine puisqu’il est en train d’expérimenter un système de reconnaissance de la démarche (voir à https://siecledigital.fr/2018/11/08/la-chine-developpe-une-reconnaissance-de-marche-basee-sur-lintelligence-artificielle/). Et pour que le tableau soit complet, il y a même des caméras acoustiques repèrent les conducteurs qui klaxonnent (voir à https://siecledigital.fr/2018/04/23/en-chine-des-cameras-acoustiques-reperent-les-conducteurs-qui-klaxonnent/).

Cette surveillance tous azimuts ne se limite pas au gouvernement chinois puisque Tencent a annoncé (en octobre dernier) que le jeu “Honor of Kings” allait utiliser la reconnaissance faciale pour vérifier l’âge des utilisateurs, dans le but final de limiter le temps de jeu de ces deniers.

Un permis à points du citoyen
Avec ce qui se passe en Chine, il est clair que l’on va progressivement, mais sûrement vers une sorte de permis à points du citoyen qui permet de classer les bons éléments des mauvais. Les mauvais sont sanctionnés en leur restreignant, par exemple, l’accès au transport en commun. Officiellement, ce système de surveillance des citoyens chinois et la constitution de dossiers sur chacun d’entre eux se concrétise par la mise en place d’un “système de crédit social”, lancé par le bureau général du comité central du Parti communiste chinois (PCC) et celui du Conseil des affaires d’État. Ces organes officiels ambitionnent de donner, d’ici 2020, une note et des points à chaque citoyen chinois, en fonction de son comportement public, sa situation financière et sociale, de ses activités professionnelles, en bref, de tout ce qui est être surveillé, évalué et noté.

Pas encore en Europe ni aux USA
Tout cela n’est pas de la science-fiction c’est déjà opérationnel aujourd’hui. Mais ce qui est déjà en place en Chine ne va pas se généraliser dès demain en Europe (mais sachez que près de 6 millions de caméras de surveillance ont déjà été installées sur l’ensemble du territoire britannique…). Nous n’allons pas mettre en place des systèmes identiques dans la foulée immédiatement, mais il est clair que les expérimentations chinoises sont regardées de près par l’ensemble des gouvernements de la planète et qu’une tendance est en train de se dessiner. Cette tendance est bien connue puisqu’elle est déjà mise en image à travers la série Black Mirror disponible sur Netflix (voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/Black_Mirror_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)).

Et dans ce domaine on constate que même les démocraties comme comme la France commence à emboîter le pas avec l’annonce récente du fisc qui va examiner les réseaux sociaux pour mieux comprendre si on lui ment ou pas (voir à http://www.lefigaro.fr/impots/2018/11/11/05003-20181111ARTFIG00154-fraude-le-fisc-surveillera-les-reseaux-sociaux.php).

Donc, préparez-vous, les merveilles du numérique vont enfin permettre d’éradiquer toutes les incivilités dont nos sociétés souffrent de plus en plus. Réjouissez-vous… ou pas.

L’article le plus intéressant que vous pouvez lire à propos de l’IA…

Les articles, vidéos et même documentaires sur l’IA sont partout et, disons-le, on peut y lire (ou y entendre) beaucoup de conneries !

En revanche, je suis tombé sur un article qui sort du lot : https://motherboard.vice.com/fr/article/wjyz59/en-2018-lintelligence-artificielle-est-toujours-une-affaire-dhumains

Voici le chapeau d’introduction pour vous donnez envie de le lire à votre tour :

Pseudo-IA, IA Potmekine, IA Magicien d’Oz… Les techniques de fraude à l’algorithme qui consistent à faire bosser des humains pour pallier aux limites des machines sont partout.

Pour une fois que cet aspect remonte à la surface, je dois dire que j’en suis ravi !

Les investisseurs aiment cette tendance : en 2017, ils ont distribué douze milliards de dollars à quelques milliers d’entreprises d’intelligence artificielle — le double de l’année précédente. En 2021, l’investissement dans l’IA devrait atteindre les 57 milliards de dollars. Logiquement, les acquisitions explosent. Les prévisions des analystes financiers varient mais une chose est sûre : à ce rythme, le marché de l’IA pèsera de quelques dizaines à quelques milliers de milliards de dollars dans la décennie à venir.

Forcément, quand il y a autant d’argent en jeu, la tentation de tricher un peu (ou beaucoup !) n’est jamais loin !
Bon, allez, je vous laisse lire cet article…

Prétendre être un robot tout en étant humain, ça peut rapporter gros !

A propos du documentaire Arte « Starbucks sans filtre »… évitez de regarder ce truc !

Voici un extrait du texte de présentation du documentaire :

Starbucks sans filtre

Comment la chaîne américaine de cafés, désormais planétaire, a conquis les classes moyennes urbaines. Cette investigation sur trois continents dévoile la face soigneusement cachée de la marque à la sirène. Starbucks a imprimé sa marque verte et blanche aux rues des principales villes du monde, de Seattle, son berceau d’origine, à la côte Est, l’Europe et aujourd’hui la Chine, où une nouvelle enseigne ouvre toutes les quinze heures en moyenne – toutes les deux semaines à New York, dont les quartiers les plus centraux semblent pourtant saturés par le logo à la sirène. Avec ses quelque 28 000 enseignes dans plus de 75 pays et ses quelque 350 000 employés, la chaîne américaine de cafés se défend pourtant d’être une multinationale comme les autres. Les produits y sont présentés comme issus à 99 % du commerce équitable, les salariés, comme des « partenaires ».

Ce documentaire promettait beaucoup et il est d’autant plus décevant. En vérité, la façon même dont il est décevant est révélatrice d’une mentalité rampante en France. Cette mentalité est quasiment érigée en morale par Arte qui nous explique longuement combien « le profit c’est le mal » et combien Starbucks est « méchante » dans sa poursuite de l’efficacité marketing… Un discours de syndicaliste de base absolument affligeant, pitoyable, simplement lamentable.

Les exemples d’incohérences ne manquent pas : à un moment, un employé américain de la chaine témoigne que le travail est harassant, qu’il faut être capable de jongler pour survivre mais, peu après, le même se plaint (normal, il ne sait que se plaindre !) que Starbucks ait réduit ses heures de travail… Faudrait savoir : trop de travail ou pas assez de travail ?

Car, soyons clairs, ce qui est reproché à Starbucks dans ce documentaire c’est exactement ce qu’on pourrait reprocher à n’importe quelle chaine de fast-food (ce qu’elle est en fait).

Soyons encore plus clairs : je déteste cette marque que je trouve prétentieuse et aux produits sans intérêt. Il ne s’agit certainement pas du « meilleur café au monde » comme ils veulent le prétendre et les fameux « baristas » ne sont que des employés poussent-boutons, au mieux.

Donc, je n’ai aucun intérêt à défendre Starbucks, au contraire !
Mais, tant qu’à faire, autant attaquer cette marque sur des vrais sujets : trop de sucre dans ses produits (à peine traité par le documentaire) et pas de recyclage de ses fameux gobelets (un peu mieux traité).

Le reste n’est que pleurnicheries à peine dignes d’une section locale de la CGT. Ce n’est pas par hasard, c’est le message que veut faire passer Arte et les responsables de la télé française : les sociétés américaines sont méchantes de vouloir conquérir leurs marchés naturels. Les perdants, c’est mieux. Personnellement, je ne vois pas l’intérêt de relayer ce genre de message à moins qu’on veuille confiner dans leur misère une population déjà lobotomisée en l’anesthésiant encore plus. Honte à Arte !

C’est une preuve de plus qu’il n’y a vraiment rien à regarder à la TV, rien de rien, même Arte…

Réactions suite à la vidéo « pourquoi une névrose française »…

Hier, je publiais « pourquoi une névrose française » sur YouTube et sur mon blog. En très peu de temps, j’ai reçu des réactions intéressantes (via mon email et aussi via Linkedin) et j’ai pensé à les reproduire ici avec l’aimable autorisation de leurs auteurs… Mais certains m’ont demandé de rester anonymes et, bien sûr, je vais respecter cela (je me suis juste contenté de corriger quelques fautes de frappe avant de faire un copier/coller ici) :

Je te confirme que tu vas te faire peu d’amis avec cette vidéo, car il faut effectivement avoir vécu dans d’autres pays pour partager tes constats. C’est quand tu quittes un pays que tu mesures la toxicité de certains de nos comportements (par exemple notre aptitude au sarcasme ou notre exceptionnel talent pour la critique). Centaines inclinations très françaises nuisent à notre bonheur. Le mal français que tu décris vient selon moi d’un décalage croissant entre l’image que les citoyens français se font de leur pays (ce que je pense que je suis) et la réalité qu’ils perçoivent quotidiennement (ce que je constate dans ma réalité). La prise de conscience de ce décalage croissant se matérialise à la longue sous la forme d’un accroissement du niveau d’agressivité et d’incivisme. Prenons un exemple tiré du monde technologique : – Ce que les Français pensent : Nous formons les meilleurs ingénieurs du monde – Ce que les Français constatent : Aucun géant technologique récent (Google, Apple, Huawei, …) n’est français Résultat : Faire ce simple constat avec un français génère une discussion houleuse, car cela remet en cause la prémisse initiale qu’il a intégrée à son identité. Je suis certain que tu pourrais citer d’autres exemples. 🙂

Michel Albo.

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Vidéo sympa et rafraichissante. C’est un sujet que nous abordons souvent avec mon épouse. Je suis Français et cela fait 11 ans que je vis en Suisse, à côté de Saint-Prex. Constat partagé concernant la route. À chaque fois que je prends l’A6, j’ai une boule au ventre et le sentiment de risquer ma vie, avec notamment des énergumènes qui doublent par la droite à 160 sur la bande d’arrêt d’urgence (si, si…). En revanche je serai plus tempéré concernant les commerçants. – Aux US je suis ok y’a pas photo, ils ont un vrai sens du client et du service. C’est culturel et d’être payé au « tip » y contribue pas mal aussi. – En revanche, notre est expérience des Suisses dans le commerce n’est pas meilleure qu’en France, avec des gens souvent désagréables qui ne disent pas bonjour et ne savent même pas qu’ils vendent. Mon constat serait plutôt que les commerçants compétents et agréables en Suisse sont ceux qui ont leur propre affaire. En revanche les « employés de commerce » comme ils disent ici sont souvent des petites mains que leurs patrons « maltraitent » et cela se ressent dans le contact (tester les pharmacies Amavita, certains MElectronics, l’Interdiscount de Morges…). Nous en sommes arrivés à en blacklister certains pour cette raison.

De la part de C.

Et enfin, ce long texte plein de fureur de la part de M.

Eh oui, il y a en fait une multitude de causes à cette situation, ou plutôt une multitude de ressentis individuels, mais qui sont pour la plupart-sinon tous- induits par une technostructure harcelante et écrasante qui se moque complètement des ressentis individuels, absorbée qu’elle est dans le ratissage de l’argent englouti dans la gabegie de la redistribution

Et non, les impôts français n’ont pas toujours été à ce niveau : nous avons encore battu l’année dernière le record des prélèvements obligatoires. Et tout ça pour quoi ? Pour être encore le seul pays développé de l’Union européenne à ne pas respecter les critères de Maastricht (eh non, je ne mets ni la Grèce, ni l’Espagne, ni même l’Italie dans le club des pays développés de l’UE, à moi de me faire des amis…).

Et non, l’État français n’a pas toujours pratiqué une politique de harcèlements individuels : Georges Pompidou déclarait même publiquement qu’il fallait « arrêter d’emmerder les Français ». À l’époque, on était en pleine croissance… Hasard ?

Mais de quels ressentis individuels est-ce que je parle ?

  • La gabegie : voir plus haut. Et que dire de ces rues éventrées six années de suite au même endroit sous prétexte de travaux différents… ou même pas différents d’ailleurs, les travaux d’une année servant simplement à réparer les malfaçons de l’année précédente ?
  • L’injustice : un ménage sur deux ne paie pas l’impôt sur le revenu, évidemment que les autres ont l’impression de payer pour un tas de fainéants et du coup les détestent, à commencer par tous ces piétons qu’on voit baguenauder dans la rue aux heures de travail (de plus en plus souvent des femmes voilées, ce qui n’est certes pas interdit, mais n’arrange rien sur le plan de l’harmonie sociale)
  • L’injustice : pendant que la France de 5 heures du soir et des 35 heures s’engraisse devant son barbecue avant d’aller déclarer ses arrêts maladie pour gastro, les cadres de plus en plus stressés s’échinent jusqu’à 90 heures par semaine sans calculer qu’impôts et frais de costards déduits leur différence de salaire est tout simplement dérisoire
  • L’inégalité des harcèlements : un bon exemple c’est les points de permis retirés dès qu’un flic vous surprend un téléphone à la main, alors que TOUTE LA JOURNÉE ces chers autoentrepreneurs d’Uber font la même chose sans qu’on n’ose rien leur dire de peur de mettre le feu au 93.
  • La multiplication des harcèlements, justifiée par la bien-pensance et rendue praticable par la technologie : non, avant il n’y avait pas des milliers de radars sur les routes, encore moins la vidéo-verbalisation qui transforme le moindre stationnement en crime ruineux. Encore la technostructure, qui a décidé que la voiture était le grand responsable de tous les maux du pays, alors que pendant ce temps-là, le moindre porte-container brûle allègrement ses CENT tonnes de fioul lourd PAR JOUR, au nom d’une mondialisation soi-disant indispensable à la croissance mondiale (rien de plus faux , j’y reviendrai).

Et que dire des 103 fermetures administratives qui ont frappé ces deux derniers mois les cafés du Nord-est parisien qui osaient organiser des concerts ? Ah oui, c’est pour le bien des Français que la technostructure a décidé qu’il fallait une licence d’ « entrepreneur de musique » pour inviter un band dans son café, et une douzaine de sorties de secours pour que les clients aient le droit de danser. Et tout ça aurait toujours existé ? Et il y a aussi les fermetures pour bruit excessif, où on pointe les établissements de nuit comme seuls coupables du bruit ambiant dans une ville où le nombre de scooters a été multiplié par dix en dix ans (puisque seuls les automobilistes sont considérés comme des criminels de l’environnement) et que 90% d’entre eux roulent avec un pot d’échappement qui déchire l’air au mépris de la règlementation sans que personne ne leur dise rien.

  • Le sentiment sournois et pervasif que le droit à la différence s’est mué en différence des droits (pas de détails écrits, car dans notre beau pays toute vérité n’est pas bonne à dire, mais quiconque a mis les pieds à Roissy CDG ou à Orly Sud comprendra de quoi je parle). Mais combien de dizaines d’années faudra-t-il que les habitants du 19ème arrondissement de Paris supportent malgré eux la présence des dealers de crack qui leur pourrissent la vie, sans que personne ne s’occupe sérieusement de les mettre en taule ?
  • Le sentiment tout aussi pervasif que c’est le voisin qui profite du système, parce que des profiteurs du système il y en a partout : ceux qui « ont droit » à leurs 3 semaines d’arrêt maladie par an et qu’on ne peut pas virer, d’où les 14% d’absentéisme constaté dans le personnel des collectivités locales françaises, ceux qui travaillent au noir dans TOUS les restaurants parisiens, ceux qui emploient des travailleurs au noir bien sûr, ceux qui habitent dans des HLM alors qu’ils ont dépassé le niveau de revenu qui leur en donne le droit depuis 20 ans (pendant que ceux qui y ont vraiment droit attendent des années), et d’une manière générale tous les passagers clandestins  de la gabegie sociale imposée par la technostructure et les bien-pensants au nom des « plus démunis »
  • le sentiment des « plus démunis » justement qu’ils sont exploités par les autres, ce qui n’est pas faux quand on voit le gâchis du système. Voir les foyers pour SDF qui sont tout simplement fermés en journée pour que ce cher personnel de la Ville de Paris puisse prendre ses vacances…

Alors oui, nous vivons dans un pays où tout le monde déteste tout le monde, et c’est le résultat de situations choquantes imposées au nom des bons sentiments ou ignorées parce que le courage politique n’existe pas en face de ceux qui en bénéficient indûment. Aux États unis la quasi-inexistence du système de redistribution fait qu’il n’y a pas de passagers clandestins, et en Suisse le contrôle social permis par la petite taille du pays et de ses localités les dissuade rapidement de jouer aux cons, tout comme ceux qui oseraient jeter un papier par terre. C’est là un avantage indiscutable des petits pays : les comportements déviants sont mieux connus et sanctionnés, au détriment d’une certaine notion de la vie privée ou plutôt d’un renoncement à l’anonymat.

Un grand pays pourrait essayer de profiter de la technologie pour passer au contrôle social à grande échelle (c’est d’ailleurs ce qu’a entrepris la Chine), mais le drame de la France c’est que le contrôle à grande échelle, officiellement diabolisé, a en réalité été adopté sans scrupule sous la forme d’un harcèlement ciblé sur certaines catégories de citoyens, non pas les plus malfaisants mais ceux qui peuvent encore payer et qui ne sont pas organisés pour défiler entre Bastille et Nation.

Bon, on voit bien dans ce message une rancoeur qui a tardé à s’exprimer mais qui recèle aussi beaucoup de bon-sens.

J’ai également reçu quelques messages du genre « bravo », « bien dit », « je n’aurais pas mieux résumé la situation ».

 

Pourquoi une névrose française ?

Je dois dire que j’ai beaucoup hésité avant d’aborder ce sujet et d’en faire une vidéo… Tout d’abord parce que je voulais être sûr de mon fait, de mes conclusions. Ensuite parce que je me doutais que cela n’allait pas être bien reçu. Forcément, quand vous dites à des gens « hey, vous êtes névrosés vous savez ? », c’est rarement accueilli avec des réponses du genre « ah oui, vous avez raison, on va aller se faire soigner… merci ! », n’est-ce pas ?

Bien entendu, je ne pense pas que simplement inciter les gens à ramasser les détritus va solutionner cette névrose française mais ça sera au moins un pas dans la bonne direction et c’est toujours bon à prendre…

Ce que la mode (ridicule) de la barbe et des tatouages nous enseigne…

C’est un fait incontestable : le port de la barbe est à la mode. On en voit de plus en plus et c’est devenu un attribut du look « moderne et dans le coup » pour l’homme. Inutile de vous dire que je trouve cela complètement ridicule…

Et encore, je n’ai pas choisi les plus ridicules !

Mais ce n’est pas tout !

Même les femmes n’échappent pas à cette tendance grotesque… Non, le port de la barbe n’est pas (encore) répandu dans la gent féminine (et c’est heureux, mais ne pariez pas là-dessus pour l’avenir…), mais les tatouages si. Voilà le second volet de cette mode ridicule dédiée au look « branché, dans le coup ». En plus des barbus déjà cités, on voit de plus en plus de jeunes filles (et des moins jeunes aussi, hélas) s’afficher avec des tatouages plus ou moins gros et voyants. J’ai du mal à m’expliquer cette tendance, j’avoue. Tous ces tatoués savent-ils que c’est irréversible ?

Je ne vois pas ce que cela apporte à la beauté féminine mais je dois être trop « de mon époque », sans doute…

Tous ces gens si obsédés par leur apparence ont-ils conscience que ça les range illico dans une catégorie qui ne sera pas forcément enviable selon les circonstances et l’évolution de la société (pour engager un collaborateur, préférez-vous quelqu’un de neutre sur son apparence ou un barbu-tatoué exhibitionniste ?).

C’est sûr, un tatouage comme celui-ci, ça valait le coup !

Mais cette mode n’est pas seulement totalement grotesque, elle est aussi hautement significative… En effet, elle en dit beaucoup sur les forces qui agissent sur la psyché générale. Tout d’abord, nous retrouvons la pulsion d’intégration qui débouche sur une pulsion de conformité dont on peut voir les effets en direct. On savait déjà que les ados étaient des victimes toutes désignées de ces pulsions, mais on s’aperçoit qu’elles sont aussi à l’oeuvre (puissantes et efficaces) sur les tranches plus âgées, sensées être plus mûres.

Et c’est justement ici qu’intervient le second volet de ma démonstration : l’effondrement du niveau général (un thème qui m’est cher, voir ici, ici et ici) produit des effets inattendus (mais pas surprenant quand on y songe). On constate que, chez les hommes, l’abaissement du niveau intellectuel s’accompagne d’une poussée certaine de la frivolité. Sinon, comment comprendre cette récente obsession pour l’apparence ?

Le fait que les hommes soient désormais plus frivoles est avéré par d’autres tendances telles que le recours à l’épilation. Il n’y pas quinze ans, très peu d’hommes avaient recours à cette pratique alors qu’elle est en forte croissance actuellement.

D’un côté, on veut du poil au menton mais pas sur le torse… qu’on m’explique !

Nous sommes donc désormais entourés de jeunes qui affichent des barbes grotesques, des tatouages qui ne le sont pas moins et on va encore m’objecter que le niveau intellectuel se maintient ?

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir…

La démocratie : théorie et pratique… à l’épreuve des faits grâce à « l’odieux connard » !

Une fois de plus, le « blog d’un odieux connard » vise juste : quand ce n’est pas des justes critiques d’ignobles bouzes, notre odieux blogueur ose s’occuper de politique, de vie sociale, tout ça…

Cette fois, il nous montre avec brio ce qu’est la démocratie, la vraie… ah mais !

C’est à lire ici => https://unodieuxconnard.com/2018/07/31/la-discipline-de-papy/

Dans la série « les grands penseurs du XXème siècle », aujourd’hui Emile Coué, un des plus grands influenceurs !

En France, hélas, on a trop tendance à préférer les escrocs sur le plan intellectuel plutôt que les vrais penseurs, ceux qui laissent une trace durable et utile. Le pire exemple de cette inversion est le culte encore bien vivace qui permet à Freud de rester sur son piédestal (en France seulement, partout ailleurs, l’escroc autrichien est tout au fond de la poubelle de l’Histoire, comme il se doit !).

Aujourd’hui, je voudrais remettre à sa place un intellectuel important et Français (c’est sans doute pour cela que l’intelligentsia française l’a rejeté !) : Emile Coué.

Coué est important car il est à l’origine de deux découvertes fondamentales : l’effet placébo et son contraire, l’effet nocébo.

Il est aussi celui qui a compris que l’imagination était toujours plus forte que la volonté.

Il y a près de 100 ans, Emile Coué a fait cette découverte :

« Lorsque la volonté entre en conflit avec l’imagination, à tout coup, l’imagination l’emporte ».

L’exemple qui est souvent utilisé est celui-ci :

Posez une planche de 20 cm de large et de 10 mètres de long sur le sol et traversez-la en marchant dessus d’un bout à l’autre. Facile et réalisable par tous, n’est-ce pas ?

Posez cette même planche à 20 mètres de hauteur, entre 2 immeubles et traversez-là de la même façon. L’exercice est beaucoup plus difficile et pourtant, c’est la même planche. Vous avez facilement traversé lorsqu’elle était posée sur le sol ! Alors, qu’est ce qui  fait la différence ? C’est l’imagination ! Dans le 2ème cas, il est très possible que vous puissiez envisager de tomber et vu la hauteur, de vous faire très mal, alors que dans le 1er exemple, vous n’aviez quasiment pas pensé à  la chute et même si vous l’avez fait, vous ne risquiez rien. Source http://www.vivresestalents.fr/mental/pourquoi-limagination-est-elle-plus-puissante-que-la-volonte/

Voilà pourquoi Coué est important et mérite d’être lu, étudié, compris. Voici quelques-unes de ces pensées : simples et puissantes, comme il se doit.

  • Ce ne sont pas les années qui font la vieillesse, mais bien l’idée qu’on devient vieux ; il y a des hommes qui sont jeunes à 80 ans et d’autres qui sont vieux à 40 ans.
  • Les mots « je voudrais bien » amènent toujours « mais je ne peux pas », lorsqu’il y a un doute, il n’y a pas de résultats.
  • Ayez la certitude d’obtenir ce que vous cherchez et vous l’obtiendrez, pourvu que cette chose soit raisonnable.
  • Nous pouvons nous donner à nous-mêmes des suggestions plus fortes que qui que ce soit.
  • Chacune de nos pensées, bonne ou mauvaise, se concrétise, se matérialise, devient en un mot une réalité dans le domaine de la possibilité.
  • Ne dites jamais : je vais essayer de …mais : je vais faire…car lorsqu’il y a un doute, il n’y a pas de résultat.
  • Pensez toujours je peux et jamais je ne peux pas.
  • Toute idée que nous avons dans l’esprit tend à devenir une réalité pour nous et se transformer en acte.
  • Qui part dans la vie avec l’idée « j’arriverai », arrive fatalement, parce qu’il fait ce qu’il faut pour y arriver.
  • Est riche celui qui se croit riche, pauvre celui qui se croit pauvre.
  • L’homme est ce qu’il pense. (de façon intéressante, c’est aussi ce qu’affirme Earl Nightingale).
  • Vos mains tremblent, vos pas sont incertains, dites-vous bien que tout cela est en train de disparaître, et peu à peu cela disparaîtra.
  • Il vaut mieux ne pas savoir d’où vient le mal et le faire passer que de le savoir et de le conserver.
  • La crainte de l’échec le fait presque sûrement échouer, de même que la pensée du succès le conduit au succès : les obstacles qu’il rencontre, il les surmontera toujours.
  • Avec de la confiance en soi, on peut arriver à tout (dans le domaine des choses raisonnables, bien entendu).

Plus à https://www.methodecoue.com/pensee.htm

Le festival de Woodstock, un parfait exemple du problème de la réalité

Quand on vous dit « le festival de woodstock« , tout de suite, vous pensez à un événement légendaire qui est resté au firmament des grands épisodes de l’Histoire de la musique moderne, non ?

Mais, en fait, cette légende dorée ne s’est formée qu’après, bien après. Sur le moment, cet événement a frôlé le désastre sur plusieurs plans : beaucoup plus de monde que prévu donc des embouteillages monstrueux, des coulées de boue à cause de la pluie, quelques accidents mortels et un bilan financier (pour les organisateurs) calamiteux…

Pourtant, ce ne sont pas ces aspects qui ressortent aujourd’hui. Aucun des éléments négatifs ne sont mis en avant, seuls restent les aspects positifs qui ont transformé ce « happening » en la légende absolue…

Donc, ça pose un problème tout simple : quelle est la nature de la réalité ?

En effet, si ce qui nous reste de Woodstock est tellement différent de ce qui s’y est effectivement passé (j’allais écrire « réellement »…), qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux ?
Si tout le monde pense que Woodstock a été un événement génial, 100% parfait, comment argumenter qu’il n’en est rien ?

Eh bien, c’est justement l’argument central de la société du spectacle : ce qui s’est passé ne compte pas, seul compte ce qu’on en relate. Peu importe que le vrai festival ait été un quasi-flop qui a frôlé le désastre à plusieurs reprises, c’est la légende qui s’impose en son lieu et place. C’est comme pour Jésus. Peu importe que le Jésus historique n’ait jamais existé puisque tout ce qu’on a dit et écrit sur lui donne une consistance incontestable au personnage (qui, par ce biais, ne peut PLUS être considéré comme un personnage fictif même s’il s’agit d’une construction d’un bout à l’autre).

Woodstock n’est qu’une illustration de la société de l’illusion (qu’est-ce que le spectacle, dans son essence première, que la mise en scène d’une illusion ?) dans laquelle nous vivons tous. Cette illusion compte plus, pèse plus que tous les éléments matériels qui la compose et c’est nous qui créons cela.

Connaissez-vous Jacques Ellul ?

Tout comme celle de Guy Debord (l’auteur du fondamental ouvrage « La société du spectacle »), je pense que la pensée de Jacques Ellul est indispensable pour comprendre la nature profonde de la société moderne. Debord pensait que tout s’articulait autour de la notion de « spectacle », Ellul lui pense que tout tourne autour de la machine, de la technique…

Jacques Ellul nous explique que la technique et l’évolution technologique sont devenus les forces primaires qui dirigent notre monde (bien au-dessus de la notion de « capital » encore prisée par beaucoup…). Cette technique et la généralisation de cette technique est vue par Ellul comme inéluctable et ayant échappée au contrôle de l’homme depuis bien longtemps.

Il est significatif que Ellul soit aussi peu connu et enseigné. Nos contemporains préfèrent les escrocs intellectuels tels que Freud ou Lacan plutôt que des vrais penseurs comme Debord ou Ellul (qui, tare supplémentaire, était un « provincial », honte suprême !).

Je vous invite à creuser la pensée de Ellul, vous y verrez des révélations très actuelles et très éclairantes sur nos crises modernes à répétition…

Quelques citations de Jacques Ellul :

…la technique nous est dorénavant présentée comme la seule solution à tous nos problèmes collectifs (le chômage, la misère du tiers monde, la crise, la pollution, la menace de guerre) ou individuels (la santé, la vie familiale, et même le sens de la vie) […] Et il s’agit bien de bluff, parce que dans ce discours l’on multiplie par cent les possibilités effectives des techniques et que l’on voile radicalement les aspects négatifs.

 

Ce n’est pas la technique qui nous asservit, mais le sacré transféré à la technique.

 

Il est vain de déblatérer contre le capitalisme : ce n’est pas lui qui crée ce monde, c’est la machine.
  • La technique ou l’enjeu du siècle (1952), Jacques Ellul, éd. Economica, coll. « classiques des sciences sociales », 2008, p. 3
Le phénomène technique (peut se définir comme) la préoccupation de l’immense majorité des hommes de notre temps, de rechercher en toutes choses la méthode absolument la plus efficace.
  • La technique ou l’enjeu du siècle (1952), Jacques Ellul, éd. Economica, coll. « classiques des sciences sociales », 2008, p. 18
Chaque jour mille nouveautés surgissent. Un monde technicisé se construit autour de nous à une vitesse croissante. Une organisation toujours plus rigoureuse, précise, contraignante, exacte, multiple, enserre dans un filet aux mailles toujours plus denses chaque homme à chaque instant de sa vie. Et nous n’y pouvons rien. Personne ne conduit et ne maîtrise cette prolifération. L’opération déclenchée il y a un siècle et demi se poursuit d’elle-même. Personne n’en n’est plus responsable.
  • Exégèse des nouveaux lieux communs (1966), Jacques Ellul, éd. La Table Ronde, coll. « La petite vermillon », 2004, p. 173

Une société qui se repose de plus en plus sur des bulles

Quand on parle de « bulle spéculative », on pense tout de suite aux marchés financiers et à leurs excès qui reviennent cycliquement. Il s’agit là de phénomènes qui sont désormais bien identifiés (pourtant qui continuent à faire des victimes à chaque fois !).

Mais il s’avère que notre société repose également, de plus en plus, sur deux autres sortes de bulles spéculatives : les bulles médiatiques et les bulles techniques.

Les bulles médiatiques sont relativement facile à identifier: ce sont des modes passagères qui enflent, prennent toute la place et disparaissent quasiment du jour au lendemain. La toute première bulle médiatique est sans doute l’affaire Dreyfus qui mobilisa les journaux de l’époque pendant des années !

De nos jours, une élection nationale ou un événement sportif de grande ampleur (comme la désolante « coupe du monde » qui vous accable en ce moment…) sont propices à ces bulles que l’on peut tous constater.

Les bulles techniques sont d’une nature sensiblement différentes mais se déroulent quasiment de la même façon :

  • technique naissante connue seulement des spécialistes dans un premier temps,
  • les médias spécialisés embrayent et permettent de faire connaitre l’innovation en question au-delà de ce premier cercle,
  • suite à des démonstrations spectaculaires, l’intérêt commence à dépasser le domaine spécialisé,
  • les médias généralistes découvrent la technique et l’associent à des promesses toujours exagérées,
  • suite à cette mise en exergue, le bruit médiatique commence à couvrir toutes les informations sérieuses à ce sujet,
  • les différents acteurs entrent dans la danse et participent à l’emballement (comme les rachats de start-up par exemple),
  • un obstacle imprévu casse la dynamique et fait basculer le mouvement de l’enthousiasme à la déception,
  • la chute est brutale et on passe à autre chose.

Voilà, grosso-modo, comment ça se passe à chaque fois, que ce soit à propos des voitures autonomes ou de l’IA, c’est toujours la même histoire et ça se termine de la même façon.

Quels sont les médias qui méritent -encore- votre attention ?

Comme vous le savez, je ne suis pas tendre vis-à-vis des médias actuels. Il suffit de voir ce que sont devenus des titres comme « Le Monde » ou des stations comme « France Culture » pour déprimer. Il y a seulement quinze ans, Le monde était encore une source de référence. Désormais, ce n’est plus qu’un titre parmi les autres, n’hésitant même pas à recourir aux « unes accrocheuses » et aux articles plats en plus d’être mal rédigés. Du côté de « France Culture », c’est encore pire : le n’importe quoi l’emporte désormais avec une nette préférence pour les références freudiennes (une tendance hélas trop courante en France, voir dans cet article et dans cet autre).

Bien entendu, on évitera soigneusement de citer la moindre chaine télévisée tellement leur niveau est tombé si bas, inutile d’en parler. C’est même devenu un bon indicateur : si quelqu’un dans votre entourage en parle (parce qu’il la regarde), c’est une bonne raison de ne plus le fréquenter.

Mais alors, dans ce paysage déprimant, ne reste-t-il rien qui vaille ?
Si et c’est même la (bonne) raison de post !

La première référence que je vous recommande, c’est The Economist. Oui, le vénérable magazine britannique est une très bonne source sur l’économie (avec un titre pareil, on ne pouvait espérer moins…) mais aussi sur la technique et la géo-politique. Je m’y suis abonné et je constate que les articles sont d’une grande qualité, y compris quand la rédaction évoque des sujets que je connais bien (ça rassure). The Economist arrive même à être drôle, à sa façon…

L’autre référence, c’est Courrier International. Courrier est plus récent que The Economist et n’est pas sur le même registre, mais la sélection des articles réalisés est souvent très bonne.

Bon, à choisir entre les deux, je vais quand même préférer The Economist mais ce n’est que mon choix, à vous de voir. Je m’étais promis de publier une chronique positive sur les médias, défi relevé !

 

 

Que peut-on dire d’intéressant sur Trump ?

Les médias en parlent continuellement, mais, hélas, pour n’en dire que des choses assez pauvres : ce type est terrible, c’est le pire président américain et ainsi de suite…

Essayons de dépasser cela et de voir pourquoi Trump se conduit ainsi. Attention, il ne s’agit pas de le justifier ou d’affirmer qu’il s’agit d’un excellent président des USA (Trump est simplement représentatif de son époque et de ce qu’est devenu son pays, rien de plus et, oui, c’est bien triste).

J’ai donc préparé cette petite vidéo afin de vous présenter mon opinion sur la question…

En plus de cette vidéo, j’aimerais préciser un point important qui est abordé dans ce montage : l’état de l’économie américaine.

Certains peuvent trouver choquant de m’entendre affirmer que l’économie US est peu compétitive et incapable de combler le déficit commercial américain (et c’est pourtant le cas depuis de nombreuses années !). Les plus âgés se souviennent de General Electric, IBM et General Motors qui étaient effectivement des géants à leurs époques, mais qu’en reste-t-il ?

IBM n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était (et c’est mérité, voir ici et là). GM est passée tout près de la faillite en 2008/2009 et c’est l’administration Obama qui l’a sauvé. Aujourd’hui, GM semble aller mieux, mais je demande à voir sur le long terme (même pas, reparlons-en dans quatre ans !). Quant à General Electric, ça reste encore un fleuron de l’industrie américaine même si elle est plutôt en mode retrait qu’en mode conquête (voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/General_Electric#Recentrage_sur_les_activit%C3%A9s_industrielles). Pour les plus jeunes, la puissance américaine s’incarne fièrement à travers les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) plus quelques brillantes pépites comme Tesla, Uber et autres. Mais la réalité est bien moins reluisante que les apparences. Il suffit de creuser un peu sous la surface pour s’apercevoir que l’industrie américaine dépend complètement de ses sous-traitants d’Asie du Sud-est (que deviendrait Apple sans Samsung ?). Intel est le dernier (des grands) fournisseur de composants qui fabrique encore aux USA (et encore : trois usines aux USA et six ailleurs dans le monde !).

Notre focalisation sur les performances et les annonces des GAFAM est typiquement occidentale. Nous ne nous rendons pas compte que, pendant ce temps, les entreprises chinoises sont en train de grandir à vitesse grand V alors qu’elles ne nous sont presque pas connues (l’équivalent des GAFAM chinois c’est les BATX). Pourtant, Tencent est déjà le numéro un du jeu vidéo (hé oui !). Attention, je ne suis pas en train de faire une fixation sur les Chinois à la manière des Américains qui adorent se désigner un ennemi. D’autant que la leçon du Japon est là pour nous rappeler que « tout ce qui brille n’est pas or » et que la croissance chinoise pourrait se révéler fragile (dans les années quatre-vingt, on annonçait déjà que l’industrie japonaise -alors en plein boom- allait dominer le monde sous peu… On sait ce qu’il advint -effondrement au début des années quatre-vingt-dix-, mais le Japon est tout de même resté un géant économique).

Bref, l’économie américaine est en mauvais état et peine à rester compétitive sur la plupart des secteurs avec une exception : la vente d’armes (petites et grosses !).

Lookheed Martin (spécialisée dans l’armement, justement) est moins connue que Boeing, mais bien plus profitable (même niveau de profits avec moitié moins de chiffre d’affaires !).

Tout cela explique pourquoi Trump fait du Clinton (Bill, pas Hillary) quand ce dernier disait et répétait « it’s the economy, stupid« . Trump est cohérent, mais ça ne le rend pas sympathique pour autant…

Le président dans toute sa splendeur… La classe !

La pollution par le plastique : l’arbre qui cache la forêt ?

La pollution par le plastique est « à la mode » en ce moment !
Il faut dire qu’elle a l’avantage d’être visible voire spectaculaire…

Des poissons et des algues, non… Des bouteilles plastiques, oui !

Des décors que personne ne souhaite voir !

Du coup, la lutte contre les déchets plastiques est devenue une priorité… enfin au moins au niveau de la scène médiatique (car, en réalité, c’est business as usual). C’est ainsi que l’on voit des « mouvements spontanés » comme #BeatPlasticPollution qui ont les faveurs du public pour quelques mois. Du côté des pays riches, la question est traitée de façon fort différente : les européens semblent prendre le sujet au sérieux alors que les américains ne s’en soucient guère. Cela correspond à mon expérience de la vie en Floride : les sacs plastiques vous sont encore largement proposés aux caisses des supermarchés.

Mais il semblerait que le vrai problème ne se situe pas au niveau des pays riches mais plutôt du côté des pays en développement… En effet, d’après The Economist le flux de rejet du plastique vient surtout du sud-est asiastique.

Most of the plastic in the ocean comes not from tidy Europe and America, but from countries in fast-developing East Asia, where waste-collection systems are flawed or non-existent (see map). Last October scientists at the Helmholtz Centre for Environmental Research, in Germany, found that ten rivers—two in Africa and the rest in Asia—discharge 90% of all plastic marine debris. The Yangtze alone carries 1.5m tonnes a year.

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La majeure partie du plastique de l’océan provient non pas de l’Europe et de l’Amérique, mais des pays d’Asie de l’Est en développement rapide, où les systèmes de collecte des déchets sont défectueux ou inexistants (voir carte). En octobre dernier, des scientifiques du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale, en Allemagne, ont découvert que dix rivières – deux en Afrique et le reste en Asie – déversent 90% de tous les débris marins en plastique. Le Yangtze transporte à lui seul 1,5 million de tonnes par an.

Cela dit, je suis toujours un peu suspicieux quand on lance ainsi une « grande cause pour l’environnement » car je crains qu’on soit en train de nous enfumer comme c’est souvent le cas. Car, pendant que cette mode bat son plein, Bayer supprime la marque Monsanto, sans doute pour se prémunir contre d’éventuelles poursuites judiciaires. Certes, que les baleines avalent des sacs plastiques est triste (et il faut effectivement prendre des mesures pour éviter cela) mais je ne voudrais pas que Monsanto/Bayer s’en tire aussi facilement de leur côté !

Montessori est devenue l’étiquette marketing à la mode !

C’est devenu le dernier « buzzword » à la mode : Montessori. Vous trouvez désormais des cahiers « Montessori » dans les supermarchés mais, surprise, quand on regarde le contenu de ces fameux cahiers, il n’y a rien de la pédagogie Montessori dedans !

Vu dans un supermarché Leclerc… Du « Montessori », en veux-tu, en voilà !

L’étiquette Montessori est partout sur ces produits… sauf dans les contenus qui sont les mêmes que l’année dernière où l’étiquette n’était pas encore présente… cherchez l’erreur !

Avec mon épouse, nous avons oeuvré depuis le milieu des années 90 afin de diffuser cette pédagogie, la faire connaître et en faire profiter le plus grand nombre. Nous avons créé le site www.montessori.fr dès 1995, publié des livres et des albums à ce sujet, mis en place des formations (pendant quinze ans) puis un site d’E-learning (plus de 600 stagiaires formés en quatre ans) et, enfin, une offre de webinaires pédagogiques. Précisons aussi que nous avons été les pionniers dans chacune de ces catégories : le 1er site Web en français sur Montessori, les premiers livres en Français sur le domaine aussi, les premières formations en ligne (et sur les trois tranches d’âges, svp !) et les premiers Webinaires montessori. Nous avons toujours mené le train envers et contre tous, en dépit des critiques et des ricanements (ceux qui se moquaient ne tardaient pas à nous imiter, ensuite).

Tout cela au prix d’un effort constant au maximum des capacités de notre petite équipe (quatre personnes)…

Jamais nous n’aurions pensé qu’on en arriverait là : Montessori est devenue une étiquette marketing galvaudée et dépourvue de sens, quelle tristesse !

Du coup, on se retrouve dans une situation déplorable : beaucoup de gens qui n’y connaissent rien disent n’importe quoi sur Montessori et ça se vend !

On sait comment cela va finir : quand la mode sera passée, « l’étiquette Montessori » sera au mieux oubliée, au pire dévalorisée. Mais pourquoi s’en étonner ?

Les gens qui achètent ces prétendus cahiers « Montessori » ne le font pas parce qu’ils sont convaincus par cette pédagogie. Ils en ont vaguement entendu parler et pensent que c’est bien (genre « vu à la télé »), que c’est « haut de gamme » et donc ont la conscience tranquille en achetant ces « produits » creux et trompeurs. Et pourquoi feraient-ils autrement ?

Pourquoi seraient-ils plus attentifs et plus investis en matière d’éducation alors qu’ils ne le sont pas en ce qui concerne l’alimentation, le lieu de vie et la santé (les trois sont liés d’ailleurs) ?

Pourquoi faut-il regarder le documentaire « What the health » ?

J’ai regardé le documentaire « What the health » disponible sur Netflix et je vous recommande d’en faire de même. Mais, avant de vous jeter sur Netflix, ce film mérite quelques commentaires… D’abord, attention, ce documentaire est carrément terrifiant parfois !

Bon, je pense que ce qui est exposé là-dedans est principalement vrai. On vit dans un monde où tout est fait pour abrutir les gens et les empoisonner (nourriture ET médicaments).

J’ai surtout beaucoup apprécié la partie sur Big Pharma (vers 1H00) qui, à mon avis, est vraie à 100% : on traite que les symptômes, c’est voulu et délibéré !

Rien que cet aspect-là en dit long sur l’état de corruption (au sens large et pas seulement sur le plan financier) de notre société moderne…

On va vers un mode où les gens seront de plus en plus malades et obèses (Près d’un quart de la population mondiale pourrait être obèse en 2045… source => https://www.sciencesetavenir.fr/sante/pres-d-un-quart-de-la-population-mondiale-pourrait-etre-obese-en-2045_124198).

Entendez-moi bien : je ne suis pas en train de dire « tous vegans demain ! ». Or, c’est tout de même un peu le message (pas subtil que cela) de ce documentaire… C’est de la propagande pro-vegan assez radicale, mais, une fois qu’on sait cela, on est capable de visualiser cela avec des pincettes.

D’ailleurs, pour équilibrer un peu ce que vous allez voir dans « What the health » qui est vraiment la suite de « Cowspiracy » (facile à reconnaitre si vous avez déjà vu ce précédent doc par la même équipe : c’est quasiment le même argument et ce sont encore les mêmes mécanismes narratifs pour les dérouler), je vous recommande la lecture (complète) de ce post : 10 FAIBLESSES DU DOCUMENTAIRE WHAT THE HEALTH à http://www.charlesbrumauld.com/documentaire-what-the-health/

Mais, une fois tout cela bien précisé, je persiste : ce type de documentaire est nécessaire et c’est à nous de le regarder.

Ceci dit, trouver ensuite son équilibre et son bon mode de vie est difficile et prend du temps. Éliminer complètement la viande est, à mon avis, discutable. Je pense que, au final, tout est dans l’excès. Il faut arriver à éviter les excès dans tous les domaines et, disons-le clairement, c’est difficile.