Soyons positif : mettons « une touche d’Histoire » à notre palette !

Dans cette époque qui peut être parfois si décourageante (omniprésence de la médiocrité…), il faut saluer comme il se doit les initiatives positives et de qualités… Aujourd’hui, je vous propose « Une touche d’Histoire« , un site qui gagne à être connu.

Voilà la présentation du site par son créateur :

Je suis Cédric Soubrié d’Une Touche d’Histoire.

Avec une équipe de passionnés, j’ai sorti une application qui traite d’Histoire et qui a fait un carton sur iPhone et iPad (450 000 téléchargements). L’idée est d’utiliser les possibilités du numérique en terme de pédagogie pour intéresser le plus grand nombre à l’Histoire.
Au-delà de l’aspect technique, le succès vient surtout du contenu qui est adapté aux néophytes mais pousse quand même le lecteur à réfléchir. Pour arriver à ce résultat, chaque article représente plus d’une centaine d’heure de travail.
Jusqu’ici ça marche bien et de nombreuses personnes sont devenues plus curieuses grâce à notre projet.
Comme on peut lire sur le site « on est moins manipulé quand on connait son passé », mes mots exactement !

Les français vus par les étrangers : moroses, hargneux et je-m’en-foutistes !

Voyons les choses comme elles sont, pour une fois : les Français ne sont PAS sympathiques aux yeux des autres peuples. Nous sommes vus comme des êtres moroses : le dicton qui résume tout est « Français ? Des Italiens tristes ! ». Il en dit long sur notre déficit : non seulement nous sommes bordéliques comme les Italiens, mais, en plus, nous ne savons même pas être gais et agréables comme eux. Les femmes surtout, les plus belles sont persuadées qu’il faut « faire la gueule » sinon, on passe pour une idiote avec un sourire niais… Bonjour l’ambiance !

Ils sont souvent hargneux aussi. Une violence latente, poisseuse s’est développée depuis quelques années. Il suffit de prendre le volant pour s’en rendre compte : chaque sortie est l’occasion de voir des comportements injustifiés ponctués d’insultes et de mauvais gestes (pas besoin de préciser, vous m’avez compris : vous le vivez aussi !).

Pourquoi autant de morosité et de hargne ?
Un ensemble de choses sûrement. L’impression de ne pas être entendus, la frustration permanente de vivre dans un pays qui s’enfonce, avec des institutions qui ne fonctionnent plus et un chaos qui s’installe tranquillement.

Du coup, le respect des règles s’effondre, littéralement. C’est l’attitude « je-m’en-foutiste » qui triomphe, partout, tout le temps. Et si vous le faites remarquer, c’est le côté hargneux qui va ressortir, aussitôt.

Qui voudrait vivre avec un peuple pareil et dans un pays pareil ?
C’est la raison pour laquelle tant de Français partent vivre à l’étranger et là, surprise, ils ne sont plus ni moroses ni hargneux, ni « je-m’en-foutiste »… Tout simplement parce qu’on ne leur permet pas, CQFD.

 

No Man’s Sky, pourquoi tant de haine ?

La sortie du très attendu No Man’s Sky (NMS) a provoqué bien des réactions haineuses finalement. Certaines sont même drôles comme celle-ci :

Il faut dire que les vidéos promotionnelles promettaient beaucoup…

Alors, pourquoi tant de haine ?

Pour deux raisons : tout d’abord, la sortie de la version PC (peu après celle pour PS4) s’est mal déroulée… Quelques bugs bloquants empêchaient de lancer le jeu ou, si NMS daignait tout de même démarrer, le niveau de performances était lamentable. Du coup, de nombreux enthousiastes (ceux qui avaient pris les vidéos promotionnelles pour argent comptant…) se sont transformés en déçus de la première heure et ont demandé le remboursement de leur achat (à 60€, NMS n’est pas tout à fait donné…) sur Steam. J’ai pu faire l’expérience de ce démarrage chaotique et, franchement, ça ne méritait pas ce déferlement d’injures : j’ai pu régler le problème du lancement en éditant deux lignes dans un fichier de paramétrages… Pour la suite, je n’ai pas constaté de « performances lamentables » alors que mon PC (utilisé uniquement pour les jeux et la simulation) n’est pourtant pas de première fraicheur…

Mais cela nous amène à la seconde raison : le ressort trop tendu des attentes a déclenché la claque de la déception !

NMS a fait le buzz pendant des mois, voire des années. C’est bon pour les ventes, car plus de 200 000 joueurs se sont rués dessus lors de sa sortie. Mais, l’époque est ainsi faite, nous sommes désormais rapides à brûler ce que nous avons adoré. De puis ce lancement semi-raté (bonnes ventes mais problèmes techniques), l’attrait de NMS semble décliner de plus en plus comme le montre ce graphique :

Source : Steam Spy

Source : Steam Spy

En vérité, il ne faut pas trop accorder d’importance à ce déclin apparent car il en va ainsi de tous les nouveaux jeux : beaucoup d’effervescence avant et pendant la sortie et puis l’enthousiasme s’éteint au fur et à mesure des semaines. J’avais constaté la même chose lors des championnats en simulation : beaucoup de concurrents lors des premières courses, beaucoup moins par la suite. Il vous suffisait d’être constant pour accrocher une place honorable au tableau final, car peu avait le courage de s’accrocher.

Je crois aussi savoir pourquoi NMS a déçu une grande partie des joueurs : NMS n’est pas et ne peut pas être TOUT pour TOUS !

Si vous voulez un jeu  de combats et une simulation de pilotage spatial, tournez-vous plutôt sur Elite: Dangerous. Elite serait formidable d’ailleurs s’il n’y avait pas les trolls qui gâchent tout. Combien de fois ai-je été détruit par un pirate qui s’amusait à attaquer tout ce qui passait à sa portée ?

Trop de fois. Cela m’a lassé et je préfère largement le calme de NMS.

Sur NMS, pour apprécier le jeu, faut savoir prendre son temps. Hein, quoi, prendre son temps ? Sérieux ?
Ben oui, de nos jours, c’est presque contre-intuitif !

Mais c’est sans doute pour cela que je fais partie des rares qui apprécient ce jeu : découvertes lentes, explorations mystérieuses, combats découragés, c’est parfait pour moi.

 

JET.COM et le plus gros pari du monde du e-commerce !

Après l’analyse du rachat de Dollar Shave Club par Unilever, Val nous propose aujourd’hui de revenir sur un autre rachat (qu’il avait prévu en plus !) : celui, tout récent, de Jet.com par Walmart…

Voici l’analyse de ce rachat, rédigée par Valentin Lefebvre et corrigée par Damien Lefebvre…

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La société jet.com s’est fait racheter pour $3,3 milliards par Walmart, environ douze mois après son lancement officiel !
Appeler cela une grosse affaire est un euphémisme.

Jet.com, c’est la boite qui explose tous les records, depuis sa création. Au total, la société a levé $565M en quatre cycles de financement auprès de dix-neuf des meilleurs investisseurs dans le monde (source: crunchbase.com).

Pour comprendre ce succès, il nous faut étudier M. Marc Lore, le fondateur de Jet.com : Marc Lore est un grand « pitchman » et il est certainement l’un des meilleurs du monde de l’e-commerce. En effet, avant de fonder Jet.com, il avait créé une société de négoce en ligne de cartes de sport « The Pit », pour la vendre plus tard à Topps Co. pour $5,7 millions en 2001.

En 2005, M. Lore a monté sa deuxième société « Quidsi »: une entreprise de e-commerce qui détenait des sites comme diapers.com, soap.com, yoyo.com, wag.com et d’autres dans la catégorie de produits de soins. Marc Lore connaissait très bien son industrie et Quidsi a levé environ $60M auprès de grands venture capitalists. Les perspectives étaient très prometteuses jusqu’à ce qu’Amazon décide d’entrer dans le jeu et de déclarer une guerre des prix.

Cette bataille acharnée avec Amazon a dévasté les marques phares de Quidsi, en saignant la trésorerie et en brûlant les profits. Tant et si bien qu’en 2010, la société n’avait finalement plus d’autres options que de faire racheter par … son rival, Amazon pour $550M. Cela représente presque dix fois l’argent que la société a levé dans les tours de financements. Beau retour sur investissement pour une “vente forcé ».

Après avoir travaillé pendant deux ans chez Amazon, M. Lore a quitté la société de Seattle et a commencé à pitcher de nouveau auprès d’investisseurs. Cette fois, il était lancé pour battre le plus grand acteur du milieu : Amazon !

Appelez-le le plus grand pari dans l’histoire de l’e-commerce. M. Lore est certainement le seul homme au monde qui peut s’embarquer dans une telle quête avec une vision si ambitieuse. La société qu’il a fondée, Jet.com, a levé beaucoup d’argent dès le stade initial de l’idée. Inscrit comme le plus grand pari de l’histoire du e-commerce, et à juste titre, la nouvelle société de M. Lore a levé plus que $140M avant même d’être lancée !

Cela fait beaucoup d’argent pour un « démarrage » !

Mais le monde du e-commerce est spécial : pour que ça fonctionne, « vous devez avoir ou atteindre l’économie d’échelle”, selon Marc Lore. Dans le cas de Jet.com, nous parlons de milliards de dollars !

Avant le lancement de Jet.com en juillet 2015, M. Lore a déclaré au Wall Street Journal qu’il prévoyait que l’entreprise atteigne la rentabilité d’ici 2020 une fois qu’elle vendra pour $20 milliards de produits par an. Il a dit le business-modèle de Jet est « prouvé 100% viable à grande échelle. »

En effet, l’e-commerce a une très forte barrière à l’entrée : beaucoup de capital est nécessaire. Nous ne parlons pas ici de votre propre petite boutique en ligne fonctionnant sur Shopify (par exemple), on parle d’une réelle destination, d’un catalogue commercial gigantesque en ligne à grande échelle qui offre et expédie des millions de produits en un clin d’œil.

Pour cela, énormément d’argent est nécessaire pour ne serait-ce que construire le système qui fera fonctionner le tout. Donc, la construction d’un concurrent d’Amazon est pratiquement impossible, sauf si vous avez des montagnes d’argent et le meilleur expert du e-commerce à bord, dès le premier jour… Tout ce que Jet.com avait, dès le début.

Alors, la prophétie s’est-elle réalisée ?

En octobre 2015, trois mois après le lancement initial, le projet d’utiliser un modèle d’adhésion payant a été abandonné. Cela a été une grande nouvelle. En effet, ce modèle d’adhésion payant était le cœur de l’offre de Jet et même son positionnement/différenciateur sur le marché. Pour qu’une entreprise abandonne son offre de base/positionnement aussi vite que ça, cela signifie qu’il doit y avoir un gros problème quelque part. Probablement les chiffres…

Jet.com offrait gratuitement cette « adhésion économie magique » aux premiers clients pour attirer le trafic, les achats et les inscriptions; mais cela signifiait aussi qu’il n’y aurait pas de bénéfices dans ses activités. De fait, au-delà des dépenses de marketing (grandes publicités à la télévision), le site perdait de l’argent sur chaque commande.

Certains justifieront cette démarche en disant qu’ils sont là pour “conquérir le marché », et donc de tout faire pour favoriser le momentum des ventes. D’ailleurs, Amazon (une bonne base de comparaison !) n’a pas été rentable jusqu’à très tard dans son existence. Pourtant, le dirigeant de Jet.com a bien vu qu’il ne pouvait pas soutenir longtemps cette stratégie avec la fameuse « adhésion économie magique », et certainement pas gratuitement.

Au début 2016, Jet.com se repositionne avec un « algorithme de tarification en temps réel », comme un magasin en ligne de tarification intelligente qui réduit le coût global votre panier au fur et à mesure de vos achats : « plus vous achetez, plus les prix baissent ». Pour que cela fonctionne, bien sûr (vous l’avez compris maintenant) : il faut atteindre des niveaux d’achats massifs pour que l’économie d’échelle s’enclenche.

Et c’est seulement grâce à une mise au point intelligente de la gestion des commandes à grande échelle et des expéditions que Jet.com peut espérer voir des profits au bout de la ligne. L’e-commerce est un business de gestion des commandes et d’optimisation des systèmes de livraisons.

D’un côté, le site Jet.com doit avoir une large sélection de produits qui sont effectivement recherchés par les clients, ce qui nécessite un accès gigantesque aux produits et de jouer à fond l’économie d’échelle pour acheter en gros. De l’autre côté, Jet.com doit avoir une logistique de livraison sophistiquée pour optimiser celle-ci à son maximum.

En mai 2016, Jet.com a fait son entrée dans le secteur de la livraison de produits frais, en concurrence directe avec AmazonFresh et Google Shopping Express. Cela dit, la livraison de produits frais est une activité à faible marge et, là encore, les rapports ont indiqué que Jet perdait de l’argent dans sa quête de détrôner Amazon. (source: WSJ)

Regardons quelques chiffres : avec la projection de réaliser $1 milliard de CA en 2016, Jet.com est un acteur de plus en plus prometteur dans le monde du e-commerce. En fait, c’est un véritable record : vendre pour $1 milliard de marchandises un an après le lancement est absolument hallucinant !

Bien sûr, la société a levé un montant de capital qui représente plus de la moitié de son chiffre d’affaires. Seulement deux ans après la création officielle de la société et douze mois après son lancement, générer autant d’argent est tout de même un record !

D’accord, il n’y a pas de profit, et Jet.com perd beaucoup d’argent depuis le début.
Mais bon, ne pas réaliser de profit et dépenser à perte rapidement, c’est un “classique” dans le monde des startups, n’est-ce pas ?
De plus, il s’agit là d’e-commerce, un monde où les profits ne sont pas visibles avant un très long moment et seulement à grande échelle, bien entendu (pensez Alibaba et Amazon).

Pour comparaison, la division e-commerce de Walmart générait $14 milliards de CA en 2015. Cela peut paraitre impressionnant mais il se trouve que ce n’est pas beaucoup pour ce géant de la distribution. Cette société a une ancienneté de plus de 50 ans, possède une marque célèbre, et un avantage déterminant : des économies d’échelles sur les produits et la distribution… Pourtant, mêmes avec autant d’atouts,  Walmart.com génère 11 fois moins de CA que Amazon (+ $160 milliards). La division en ligne de Walmart n’est pas l’étoile montante de leur entreprise ni même leur priorité.

Nous avons ici un scénario classique  « du dilemme de l’innovateur », de sorte que la « vache à lait » de Walmart reste ses magasins physiques, ils fonctionnent très bien depuis la bonne moitié du siècle dernier, alors que la division des ventes en ligne est arrivée en retard sur ce marché (par rapport aux pionniers du domaine) tout en n’étant ni aussi agressive ni aussi efficace qu’Amazon.

Acquérir jet.com, l’étoile montante du e-commerce, avec en prime l’un des plus grands et meilleurs du secteur pour « seulement » $3,3 milliards apparait alors comme une décision totalement logique !

Voici un raisonnement tout simple : combiner M. Lore, l’homme le plus compétent et le plus féroce du e-commerce, à la tête des opérations en ligne de Walmart, avec l’avantage des économies d’échelle déjà présentes sur les produits et la distribution. Avec cela, Walmart sera enfin dans une excellente position pour vraiment gagner des parts de marché sur le commerce en ligne.

Chronologie des événements pour Jet.com :

  • Juillet 2014: levée de $55M.
  • Septembre 2014: levée de $25M.
  • Février 2015: levée de $140M.
  • Novembre 2015: levée de $350M à une valorisation de $1,35 milliard.

Le montant total des fonds levé en deux ans est de $570M et la société s’est fait racheter pour $3,3 milliards. Cela représente presque un retour de x6 en seulement deux ans !

En conclusion, il y a trois points à retenir ici :

  1. Walmart n’avait en fait pas d’autre option que de procéder à cette acquisition intelligente qui n’est même pas trop chère lorsque vous prenez la peine de regarder les chiffres du e-commerce.
  2. L’affrontement entre Marc Lore et Jeff Bezos est toujours d’actualité. Jeff Bezos, leader d’Amazon est lui aussi absolument féroce et très efficace, introduisant toujours plus d’innovations, de sorte que ce secteur devient de plus en plus compétitif et passionnant à suivre !
  3. Enfin, les grands gagnants dans cette histoire sont les investisseurs en capital-risque; une fois de plus, comme sur l’histoire précédente de l’acquisition de Dollar Shave Club par Unilever. En effet, le rachat a vu l’encaissement d’un gros chèque seulement 2 ans après le financement du démarrage. C’est plus qu’impressionnant.

Relire « La loi de la proportionnalité inversée »

En août 2008, à l’occasion des Jeux olympiques de cette époque, j’écrivais un post intitulé « La loi de la proportionnalité inversée« . Je m’aperçois que huit ans après, je n’ai rien à ajouter !

Tout ce qui est décrit dans cet article déjà un peu ancien est toujours valable si ce n’est encore plus (la F1, par exemple, ne s’est pas améliorée, bien au contraire !). Donc, si comme moi, l’actuel « grande messe des JO » ne vous inspire que rejet et dégoût, lisez le donc (à http://www.alain-lefebvre.com/la-loi-de-la-proportionalite-inversee/), vous vous sentirez moins seul(e) !

Les pépites de YouTube : une vidéo à découvrir absolument !

Je vous ai déjà recommandé les formidables vidéos d’Antti sur les sports mécaniques. Cette fois, c’est UNE vidéo que je veux vous signaler : Wanderers – a short film by Erik Wernquist

Cette vidéo est merveilleuse sur tous les plans : images, musique et texte, tout est parfait. Le texte de la voix-off est de Carl Sagan, rien de moins… Et tout cela s’accorde d’une façon envoutante.

The film begins with a group of nomads around 10,000 BC, travelling through the Middle East on Earth. The film cuts to a large spacecraft leaving Earth’s orbit, likely set to colonize a far-off planet. We see astronauts journeying to the planet Jupiter and its moon Europa, and to the rings of Saturn, as well as around its moon Enceladus. An elevator system is seen to be connected to the planet Mars, and explorers on the Victoria crater on the planet’s surface await approaching dirigibles. Human colonies are shown on the surface of Saturn’s moon Iapetus. A hollowed-out asteroid is depicted, pressurized and filled with breathable air, with man-made lakes and seas rotating around an artificial sun.

On Saturn’s moon Titan, humans are seen flying around with specialized flight gear, made possible by Titan’s relatively low levels of gravity. Explorers are seenBASE jumping off cliffs on Miranda, the smallest moon orbiting the planet Uranus. On Saturn, human-made airships are shown in the distant clouds, overlooked by the planet’s colossal rings. On one of the ships, a female explorer gazes out into the distance, wearing an insulated jacket, a fur hood, and a protective mask. As the clouds of Saturn cast reflections on her helmet, which conceals her mouth, she smiles in wonder. Carl Sagan’s narration concludes as he states:

Maybe it’s a little early. Maybe the time is not quite yet. But those are the worlds, promising untold opportunities, beckon silently. They orbit the sun, waiting.[5]

Ah, comme j’ai évoqué Antti au début de ce post, je ne résiste pas à l’envie d’ajouter tout de même sa vidéo extraordinaire (peut-être même la meilleure d’Antti qui en a pourtant fait de remarquables…) : celle sur Gilles Villeneuve.

Là encore, il suffit de regarder pour se faire saisir par l’accord entre les images et la musique et être pétrifié par l’émotion intense qui coule de ce clip… Je sais que vous allez penser que j’exagère… Si oui, regardez simplement cela :

Parlons business pour une fois : le rachat de DSC par Unilever.

Dernièrement, Unilever a annoncé son intention d’acquérir DSC… Des nouvelles de deals comme celui-là, on en entend tous les jours ou presque. Mais, cette fois, mes fils ont décidé de creuser cette annonce pour en extraire le « pourquoi du comment ». Comme il y a de bonnes chances que vous ne connaissiez pas DSC (Dollar Shave Club), je vous invite à regarder cette courte vidéo qui présente l’activité de cette start-up par le fondateur lui-même (un sacré showman !) :

Quand j’ai vu cette vidéo pour la première fois (il y a quelques années…) je l’ai trouvé excellente mais je restais dubitatif sur le modèle : des rasoirs, par abonnement, vraiment ?

Mais il se trouve que le Mike en question a su mener sa barque jusqu’à se faire racheter à prix d’or par une multinationale !

Pourquoi, comment, combien ?
Voici l’analyse de ce rachat, rédigée par Valentin Lefebvre et corrigée par Damien Lefebvre…

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La startup américaine “Dollar Shave Club” (DSC, voir à https://www.dollarshaveclub.com/) vient de se faire racheter par le bien connu groupe Unilever pour un milliard de dollars selon le Wall Street Journal. Cette transaction ravit les investisseurs de DSC, des Venture Capitalist ou VCs, et permet à Unilever de devancer ses concurrents P&G avec Gillette, Amazon et Harry’s.

Pourquoi ?

Bien évidemment, il s’agit de s’assurer la domination du marché en ligne des abonnements et livraisons de produits de soins pour hommes. Mais alors pourquoi Unilever n’a pas plutôt investi en tant que partenaire stratégique à la place d’un achat coûteux en cash ?
En fait, c’était probablement trop tard. Créée en juillet 2011, DSC avait déjà levé beaucoup d’argent auprès des VCs et, pour cette raison, une joint-venture ou un partenariat stratégique, aurait du être exploré bien plus tôt par Unilever ou autres acteurs du marché intéressés.

Je pense que les gros acteurs de ce marché n’ont pas vu venir l’ascension de DSC, qui était très focalisé sur son segment (en ligne uniquement) et qui a réussi à le dominer très rapidement. Il y avait également la menace d’un rachat de la part des concurrents qui auraient pu s’approprier cette étoile montante à la place d’Unilever. Donc, il y avait un deal dans l’air, la question était de savoir qui serait l’acheteur…

Un autre facteur très important dans cette opération est le rôle des VCs. Après avoir aidé au démarrage d’une startup et l’avoir accompagné pendant ses années de croissance, ils ont besoin d’un retour sur leur investissement et un rachat pur et simple est leur “mode de sortie” préféré. C’était donc parfait pour eux, surtout quand il s’agit de cash. Les rachats en actions sont habituellement plus intéressants, mais seulement quand l’acheteur est une société “hot”, comme Google ou Facebook – car leurs ratios de bénéfices par actions sont bien meilleurs que les grandes sociétés “traditionnelles” comme Nike, P&G ou Unilever.

Les VCs ont donc sûrement poussés à conclure ce rachat alors que d’autres options étaient possibles, comme faire d’Unilever un investisseur dans DSC.

De plus, ces acteurs du marché n’ont pas de branche spécialisée sur les commandes en ligne, ou pas assez sérieuse pour prétendre à s’aligner face à DSC. Cette dernière est désormais bien trop importante pour être ignorée, grâce a son positionnement en ligne très réussi. C’est devenu une marque avec laquelle il faut compter.

Les concurrents étaient donc face aux choix suivants : lancer une nouvelle branche pour combattre DSC, la racheter ou l’éliminer. Mais DSC fait maintenant parti des acteurs importants et ne peut pas être détruit facilement et encore moins rapidement.

Amazon était de ceux qui avaient le plus de chances de les détruire, comme ils l’ont fait pour diapers.com. Cela consiste à une guerre de prix et à une concurrence déloyale pour assécher le concurrent afin de le racheter au bord de la faillite… à un prix au rabais.

Qui et comment ?

DSC a fait preuve d’une belle croissance depuis son lancement en 2011 : la société a réalisé $152M de chiffre d’affaires (CA) en 2015 et +$200M en CA cette année 2016 (estimation). $1Milliard en cash pour le rachat signifie que Unilever a payé 5 fois le montant du CA.

Avec 3,2 millions de membres payants, générant en moyenne $5/mois, DSC ne dégage pourtant toujours pas de profits en ayant levé plus de $160M auprès des VCs avec une dernière valorisation fin 2015 estimée à $540M.

Pour cette acquisition, Unilever paye $31,25 par membre inscrit, autrement dit par client payant. C’est tout à fait raisonnable connaissant le coût d’acquisition par membre payé sur des précédents deals pour des startups orientées utilisateur (qui ne généraient pas de CA) comme les exemples ci-dessous :

  • Delicious (Yahoo) => $150
  • Flickr (Yahoo) => $111.11
  • YouTube (Google) => $48,53
  • WhatsApp (Facebook) => $35.56
  • Instagram (Facebook) => $28.57

Pour vous donner de la perspective, Amazon a racheté Zappos en 2009 pour $1 milliard, ce qui représentait un coût de $206,22 par membre.

Pour info, en 2008, Zappos générait $635M en CA avec une croissance annuelle des ventes de 8,4%. Vu sous cet angle $31,25 semble plutôt avantageux…

Cela dit, le CA moyen généré par un membre sur Zappos est surement plus conséquent et la croissance du volume de vente ainsi que la forte part de marché sur leur segment étaient surement plus impressionnantes.

D’après moi, Unilever aurait du racheté DSC plus tôt et donc moins cher.

Unilever est un grand groupe qui à l’habitude d’acquérir des sociétés et même si $1 milliard en cash est une grosse somme, c’est une bonne manoeuvre pour le business. En effet, prenant en compte que le groupe doit être au-devant de tous les segments de son marché [de produit de soins pour femmes et hommes], il parait clair donc que la souscription en ligne est maintenant un business sérieux !

En regardant Facebook qui débourse des prix délirants pour des startups comme Instagram ou Whatsapp (ainsi que les offres de rachat pour Snapchat) qui ne génèrent pas/peu de CA, il parait bon d’acquérir une société qui génère déjà $200M en CA, qui domine un segment croissant d’un gros marché, avec une marque à valeur ajoutée et qui garde son équipe de management aux commandes. Je crois juste qu’ils ont attendu trop longtemps (2 ans), et donc payé $500M en trop (la dernière estimation de valeur de la société était à $539M à la fin 2015).

Le timing à un prix et ici Unilever avait le luxe (ou plus d’autre choix) de payer cher.

Les investisseurs grâce notamment au dernier tour de table fin 2015 ont eu un gros retour sur leurs dollars, et ce très rapidement. C’est donc bien eux les plus grands gagnants de cette affaire, financièrement parlant.

ENGLISH VERSION:

Whom?

The acquirer Unilever buys the Startup DSC, delighting the VCs and kicking competitors in the teeth, such as P&G with Gillette, Amazon and Harry’s.

Why?

Of course it’s all about market dominance, in this case online subscription and delivery of men care goods.

But why didn’t Unilever do a strategic investment then, instead of a pricey acquisition?

It was probably too late. DSC has already raised a lot of money at this point, 5 years after being founded, and thus a strategic partnership/investment of joint-venture should have been explored way earlier. I think the big players didn’t see it coming quick enough, as DSC was very focused on its segment online only, and gained its dominance very well and fast indeed.

Also, Unilever had the clear threat of other competitors (P&G, Amazon) snapping it before their eyes.

A very important factor in this deal is the VCs : they need an exit and an acquisition is their favorite liquidity event . Stock purchases is more interesting for VCs when it’s a “hot chip” company acquiring, like Google or Facebook, since their Earning Per Shares (EPS) ratio is way higher than classical big players companies like Nike, P&G or Unilever.

Plus, those big players don’t have an existing online branch that is serious enough to compete with the rising DSC.

They had 3 options: launch a new branch to compete, buy out DSC, or try to kill them.

DSC became too big to ignore since it’s very well positioned on its segment and has built a valuable brand that has to be reckoned with. Hence they can’t be simply crushed, or at least not quickly.

The ones that could kill them best is Amazon, like they did for diapers.com. But I suppose Jeff Bezos doesn’t see this segment of goods (razors and shaving) as strategic for Amazon’s company roadmap.

What/How?

Founded in July 2011, DSC impressively reached $152 million in revenue in 2015, and is on track to make +$200M revenue this year.

$1B in cash for the acquisition means Unilever paid 5x revenue:

They have 3,2 million paying members,paying an average $5 per month. Nonetheless, DSC has yet to be profitable, having raised over $160M Venture Capital at a $540M valuation in late 2015.

For this acquisition Unilever is paying $31,25 per paying member, a reasonable price considering each customer brings in stable subscription revenue.

Comparing with similar preceding deals on “user-oriented startup” that usually don’t generate much revenue, this acquisition appears as a great deal.

Here are 5 deals with the startup name and acquirer, and the price paid per user:

  • Delicious (by Yahoo): $150
  • Flickr (by Yahoo): $111.11
  • Youtube (by Google): $48,53
  • WhatsApp (by Facebook): $35.56
  • Instagram (by Facebook): $28.57

To give you some perspective, Amazon bought Zappos for $1B in 2009, which represents $206.22 per customer. The year before, Zappos made $635M in revenue with an 8.4% YOY (year-over-year) growth in sales.

I don’t know the YOY growth for DSC but $31,25 seems quite good when seen from this angle. The average revenue generated per user every year might have been bigger for Zappos and their market positioning might have been more impressive though.

Looking at some other market data, QVC recently paid about $2.4 billion for the then-public Zulily, an online shopping site that catered to mothers.

In my humble opinion, Unilever should have bought earlier and thus cheaper.

They are a big conglomerate used to acquire companies, and even though $1B in cash is a lot of money, it’s a sound business move. Especially when you understand that the group needs to compete in all the important segments of their market, namely men/women care products, and it appears that online subscription for razors is now a serious business.

Considering the prices Facebook pays for companies like Instagram, WhatsApp, and the offered Billions for Snapchat, acquiring a company that is already generating $200M in revenue, owning a growing segment of the market with a brand-value, while also keeping the management team in lead is a good move.

I just think they are 2 years late, and thus paid $500M too much.

Timing has a price and here Unilever had no choice but to pay a hefty price. Luckily for them, they could afford it. VCs in the late rounds of funding got a big and quick ROI, making them the biggest winners money-wise at the end of the day.

Oubliez les blogs, c’est désormais l’ère des chaines YouTube…

En 2004, quand on voulait s’exprimer sur le Web, on ouvrait un blog et il y en a aujourd’hui beaucoup (mais peu qui vaille le détour, hélas…). Tout cela, c’est du passé. Aujourd’hui, si vous voulez diffusez du contenu et être entendu, ce n’est plus un blog qu’il faut lancer mais une chaine YouTube !

Les YouTubers (eh oui, on dit comme cela !) les plus regardés sont vus comme les nouvelles vedettes du moment avec une notoriété (souvent auprès d’une population jeune, pas de surprise de ce côté-là…) qui peut parfois être carrément surprenante.

Non, je ne vais pas évoquer les Cypriens et autres stars déjà connues mais je vais plutôt vous inciter à dénicher les pépites -encore- inconnues mais qui valent d’être découvertes…

Commençons par DirtyBiology => https://www.youtube.com/channel/UCtqICqGbPSbTN09K1_7VZ3Q

Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit de vulgarisation scientifique. C’est dense et précis, bien fait, bien dit, rien que du bon !

Voilà un (bon) exemple de ce qu’on peut trouver sur DirtyBiology…

Pour les cats lovers (j’en fait partie et je n’ai pas honte de le dire !), il y a Cole and Marmelade => https://www.youtube.com/channel/UCvmijL-eepDVHYSJHDY3d6w

Le titre de cette vidéo parle de lui-même !

Pour les passionnés d’Histoire, il y a Histony (Veni, Vidi, Sensi) => https://www.youtube.com/channel/UCt8ctlakIflnSG0ebFps7cw

Très intéressant et bien documenté, même si le narrateur est une caricature du gauchiste à barbichette !

C’est rare de voir quelqu’un parler d’Henri Guillemin et c’est encore plus rare que ça soit juste…

Voilà, je ne vous propose que ces trois-là car, en cette époque de sur-offre et d’abondance, mieux vaut (un peu de) qualité que (bien trop de) quantité…

 

 

Les saisons, un documentaire à regarder en famille

Dernier de la série de documentaires animalier produit par Jacques Perrin, « Les saisons » s’inscrit dans la lignée de « Microcosmos » et du « Peuple migrateur » : tout aussi beau, tout aussi spectaculaire. C’est un peu aussi une synthèse de ces deux-là dans la mesure où on y retrouve des séquences qui évoquent « Microcosmos » (comme le combat de Hannetons) ou « Le peuple migrateur » (comme le vol des oies sauvages).

Ce film magnifique est à regarder en famille comme nous l’avons fait après l’avoir loué sur iTunes (disponible depuis le 27/05).

 

La Floride, paradis de l’amateur de voitures anciennes

En Floride, il y a souvent des « vintages cars show » et j’ai eu le plaisir d’en voir un dernièrement grâce à mon ami JP. Ce rassemblement (accès gratuit !) regroupait des centaines de voitures, la plupart en très bon état et certaines assez rares. Bien entendu, ce sont surtout des voitures américaines qui sont représentées mais pas seulement… Je vous laisse apprécier ce que j’ai déniché à cette occasion :

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Cette superbe Cord (en état concours !) est la toute première voiture américaine à être équipée d’une traction avant… L’ingénieur Grégoire aurait été intéressé !

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Une Lotus Europa, un petit coupé sympathique et très moderne au moment de sa sortie (années 70) et une des premières berlinette à moteur centrale.

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Ma préférée : la fameuse Chevrolet Corvair (année 60). Pour une fois, GM innovait en matière de design : moteur à refroidissement par air et architecture tout à l’arrière, comme la VW ! Mais l’équilibre dynamique des premiers modèles n’était pas très bon ce qui lança la carrière de Ralph Nader avec son fameux livre « Unsafe at any speed ».

La culture automobile des américains est souvent très bonne : on rencontre les propriétaires qui en connaissent long sur leurs voitures. Et ils ont aussi des acronymes hilarant comme LOTUS ou FIAT pour résumer la réputation de telle ou telle marque (LOTUS = lots of trouble, usually serious, FIAT = fix it again, Tony, voir à http://www.ultimatecarpage.com/forum/showthread.php?t=3378).

Pourriez-vous vous imaginer SANS Wikipedia ?

Le monde change en permanence. Avant 2000, on survivait très bien sans Wikipedia. Mais, depuis que ce service est en ligne, j’avoue, je ne peux plus m’en passer. C’est simple, je consulte Wikipedia (la version en français mais aussi la version en anglais souvent plus étoffée et plus précise) quasiment tous les jours !

Du coup, je réalise que j’aurais du mal à m’en passer en fait. C’est pourquoi, chaque année, je fais un petit don à cette organisation. Pas grand chose mais je n’ai pas envie que Wikipedia ou Firefox reposent seulement sur le bon vouloir de Google, si vous voyez ce que je veux dire…

wiki

Si vous pensez comme moi, c’est à votre tour => https://donate.wikimedia.org/

Un essai bref mais époustouflant de la Tesla modèle S !

Je reviens juste d’un bref essai routier de la Tesla S à Sarasota (où cette marque illustre a un show room).

La confirmation que j’ai reçue par email, quelques jours avant l’essai d’aujourd’hui…

Je me suis inscrit pour un « test drive » pour deux raisons : tout d’abord parce que ce n’était pas loin de chez moi et aussi parce que tous mes copains qui avaient déjà essayé l’engin m’avaient dit que cela valait vraiment le coup.

Le très large écran central, très utile !

Donc, je me suis pointé à l’heure dite dans ce show-room de Sarasota, vérification de ma « driver licence » et en voiture !
Bien entendu, on ne m’a pas « lâché » seul avec un modèle S flambant neuf. J’étais accompagné par « Steve », un jeune employé du constructeur. Steve s’est avéré très utile pour me faire découvrir toutes les facettes de ce qui est une véritable plateforme numérique sur roues… Entre le large écran central, le toit ouvrant, les boutons d’ajustements un peu partout, il y a de quoi faire, n’est-ce pas ?

Mais le truc vraiment bluffant, c’est le mode automatique. Bien mieux que le classique « cruise control », là, une fois sur l’autoroute, vous passez le contrôle à la voiture, totalement. Oui, vous avez bien lu : vous lâchez le volant et pouvez vous occuper à autre chose (le texting sans risque !) car la Tesla va jauger le trafic à votre place, changer de file toute seule et ainsi de suite. Je l’ai essayé, je l’ai constaté et c’est vraiment convaincant.

L’autre caractéristique qui est surprenante, ce sont les accélérations… Pour une voiture de 2 tonnes, voilà une berline qui accélère comme aucune autre. En fait, appuyer à fond sur l’accélérateur provoque une telle réaction, un tel effet que vous avez du mal à le croire, plaqué contre le dossier du siège, reprenant vos esprits tout en réalisant que, en fait, vous n’avez pas encore appuyé vraiment à fond !
En fait, cette voiture développe plus de 700 ch et est capable de passer de 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes… hé oui, faut le vivre pour le croire.

Plein d’autres éléments sont assez surprenants comme le frein moteur qui évite quasiment de freiner (sauf en cas de vrai besoin), la tenue de route qui vaut n’importe quelle sportive de renom et le luxe intérieur qui est très réussi. Mon essai était trop bref pour évoquer l’autonomie, mais, globalement, cette voiture vous donne l’impression très nette de vivre un moment du futur au présent. Combien de fois cela vous est-il arrivé ?

Pour moi, c’est quand j’ai eu mon tout premier Macintosh (en 1985), quand j’ai eu accès au Web pour la première fois (en 1995) ou quand j’ai eu mon premier lecteur MP3 (en 1998, bien avant l’iPod donc). Oui, la Tesla représente un petit morceau de notre futur, quand les voitures électriques plus ou moins autonomes seront devenues une banalité. Ne vous méprenez pas, cette évolution peut prendre encore un certain temps, sans doute au moins dix ans, voire plus. Mais si vous avez l’occasion de prendre le volant de cette automobile, n’hésitez pas, vous ne serez pas déçu, promis !

Dans le show room, le châssis montre le principe de la bête !

Articles à découvrir sur mes autres blogs…

Alain-Lefebvre.com est mon blog principal et va le rester. Mais j’ai également d’autres blogs thématiques qui, éventuellement, méritent un détour… Allez, un peu d’autopromotion pour commencer l’année en beauté !

Donc, Freedom Machine est un blog consacré à la moto, mais je ne me contente pas d’y raconter mes aventures de vroum-vroum (comme dirait mon épouse…), j’y propose aussi des analyses du marché comme cet article sur la situation paradoxale d’Harley Davdison.

La « Street » 750 : la machine de la conquête des marchés en croissance !

Du côté Simracing, je propose un site dédié à mon livre sur le sujet, mais qui propose aussi des articles d’analyse comme celui sur le bilan de l’année 2015.

Enfin, le site sur l’histoire de l’informatique est aussi régulièrement alimenté en article sur l’actualité de ce secteur qui m’est resté cher…

Si avec tout cela, vous ne faites pas au moins une découverte intéressante, vous avez le droit de m’insulter dans les commentaires ci-dessous !

Star wars : le vide sidéral !

J’ai accompagné mon fils pour voir le tout dernier Star Wars. La bande-annonce semblait correcte et le battage médiatique (incroyable ici !) autour de cette sortie avait réussi à éveiller ma curiosité.

Dire que j’ai été déçu par le film est en dessous de la vérité. En réalité, j’ai même trouvé triste cette collection nostalgique, ce défilé des vieux acteurs et, comble du comble, cette recopie du scénario du tout premier épisode (celui de 1977).

J’aimais bien la première série, mais je n’ai jamais été un fan-boy. Je ne comprends simplement pas les gens qui se déguisent en reprenant les costumes des acteurs (hier soir, il en avait même un déguisé en Choubaka !).

Bref, ce dernier opus de cette saga (il y en aura d’autres, hélas !) est significatif de la baisse générale du niveau (encore ce sujet !). Je m’explique : si le public trouve formidable cette production poussive et mal inspirée, c’est parce qu’elle est sidérée par l’ambiance. Le battage médiatique parvient à créer un contexte où il est dit, répété, martelé que c’est « le top du top, le film que vous attendiez, celui qui va raviver la flamme, prosternez-vous et adorez », point. Sidération et sacralisation sont le pendant logique du « gouverner par l’émotion ». Nous en sommes là.

Have you seen the movie, “Steve Jobs”? Why is it a flop?

All of the press in the U. S. have said it, the new film about Steve Jobs, who is played by Michael Fassbender, is a complete flop. But it is not alone. According to the U. S. press brigade, it appears that the time around Halloween was a complete failure for new movie releases.

I have seen all of the movies on the subject of Steve Jobs, and yes there are a lot of them, maybe too many. Therefore, the first reaction from the bored moviegoers; another movie about Steve Jobs?  You have got to be kidding, right? (egal – Tu dois plaisanter, n’est-ce pas ?)

The movie focuses on the how Steve manages the release of all of his different products….. The launching of a product and of all of the products? Again, you have got to be kidding, right? (Ya, okay, I understand)

In short, there are some clear reasons why this movie misses its mark. However, even if you insist that “Pirates of Silicon Valley” is really the best movie on this topic, I still think that this latest movie, “Steve Jobs”, would be worth the trouble of watching if: you have a deep interest in this topic; and you are truly knowledgeable on this topic (because there are quite a few tacitly implied statements that naïve viewers may miss).

At first I was not convinced on the choice of Michael Fassbender to play the part of Steve Jobs, because their appearances are not alike, really.


But then, I need to admit, that this excellent German actor is very convincing. He brings a certain depth, and his acting is appropriate, (as much as I can judge, because Steve Jobs is the only great computer expert that I have not met in person).

Finally, Jobs is on the path to become almost like a myth, and the number of movies (too many) about this topic clearly demonstrate this. We, who have never known him, and more important have never worked with him; will not and could not ever be a part of this. But like most individuals of genius, these exceptionally bright leaders, by necessity, can also be exceptionally difficult to live with.

Conférence en direct : le processus créatif

Après mes quelques expériences précédentes sur Periscope, je pense que je suis prêt à élargir la possibilité de suivre « en direct » mes petites conférences, en passant par YouTube qui offre cela désormais.

Donc, le sujet du jour : le processus créatif !
Je ne prétend évidemment pas expliquer le processus créatif globalement mais seulement comment il fonctionne pour moi (restons avec ce que l’on connait !).

Voici mes slides

Le processus creatif from Alain Lefebvre

Et voici la vidéo de cette petite conférence…

 

Une expérience de « grassroots » racing à Desoto Speedway (FL)… Rafraichissant !

Desoto Speedway est un petit circuit oval (3/8 de mile, banking de 12°) situé sur la côte ouest de la Floride.

C’est là qu’hier soir, j’ai pu assister aux finales du championnat local en catégorie « Sprint car », « Modified » et « Late Model ». Les habitués d’iRacing connaissent bien ces voitures… Pour les autres, faites un effort d’imagination : du gros, du rustique, du puissant et ça tourne à gauche… Simple non ?

Eh bien croyez-moi, je ne me suis pas ennuyé une seconde en assistant à ces courses !
On peut dire que ce qu’on veut des américains mais ils ont le sens du spectacle, ça oui !

Les courses s’enchainaient presque sans temps mort et les « entre actes » permettaient d’aller sur la piste (mais oui !) pour rencontrer les pilotes et voir leurs voitures de près… Tout cela était très rafraichissant, surtout quand on connait le contexte des compétitions de sport-auto en Europe où le spectateur est, le plus souvent, le seul à ne pas être pris en compte par les organisateurs…

Là, c’était tout le contraire : dans ces compétitions d’un championnat local, nous étions vraiment aux bases du sport-auto US (d’où mon titre de « grassroots racing », le terme « grassroots » est souvent employé pour qualifier les mouvements politiques populaires, venant de la base), sur un petit circuit, avec relativement peu de spectateurs (quelques centaines tout au plus) mais où tout était pensé et tourné vers le spectateur et sa satisfaction. Le petit circuit permet de tout voir depuis les gradins et la succession de courses courtes permet d’enchainer les compétitions sans que celles-ci tournent à la procession forcément ennuyante.

Au lieu de critiquer les américains et de les traiter de bouseux sans culture (ne serait-ce pas un oxymore ?), on devrait s’en inspirer plus souvent sur certains plans… Le sport-auto en Europe aurait beaucoup à y gagner, c’est certain !

 

Vu : le nouveau « Steve Jobs » au cinéma… Pourquoi ce film est-il un flop ?

Tous les médias américains le disent, le nouveau film sur Steve Jobs dont le personnage principal est interprété par Fassbender est un flop. Ce n’est pas le seul d’ailleurs, il semble que cette période d’Halloween est un « bain de sang » côté nouvelles sorties au cinéma selon ces mêmes médias.

J’ai vu tous les films et documentaires sur ce sujet et, oui, il y en a eu trop. C’est donc une première explication de la tiedeur du public : encore un film sur Jobs ?
You’ve got to be kidding me, right?

Ensuite, l’action est centrée autour des différents lancement de produits orchestrées par Steve… Un lancement de produit et DES lancement de produits ?
You’ve got to be kidding me, right? (bon, ok, on a compris)

Bref, il y a des raisons objectives à ce que ce film soit un four. Pourtant, même si je persiste à penser que « Pirates of Silicon Valley » est le meilleur film jamais fait sur le sujet, je pense tout de même que ce dernier « Steve Jobs » vaut la peine d’être vu si 1) vous vous intéressez VRAIMENT au sujet 2) si vous connaissez VRAIMENT cette histoire (car il y a de nombreux sous-entendus pas toujours évident pour le profane).

Au début, j’étais très septique sur le choix de l’acteur principal (Fassbender) car la ressemblance est tout de même fine (pour ne pas dire moins) :

Et puis, je dois avouer que cet excellent acteur allemand est convaincant dans ce rôle, il apporte une certaine profondeur, il joue « juste » (pour autant que je puisse en juger car Jobs est le seul « grand » de l’informatique que je n’ai jamais rencontré en personne).

Pour finir, Jobs est donc en train de devenir une sorte de mythe et les (trop) nombreux films à son sujet en sont la démonstration. Nous qui ne l’avons pas connu et qui, surtout, n’avons pas travaillé avec lui, ne saurons/pourrons jamais faire la part des choses. Mais les génies sont comme les champions : des êtres d’exception donc, forcément, difficile à vivre…

Voulez-vous être un phare ou un boulet ?

Les boulets sont nombreux et ils gâchent la vue… Mais les phares éclairent le paysage et le rendent plus beau !

Dommage qu’ils ne soient pas plus fréquents (les phares bien sûr !)… Bref, dans la vie, vous avez le choix : soit être un phare, soit un boulet pour les autres.

Dans l’océan de médiocrité qui nous submerge tous les jours, on trouve tout de même quelques phares… Je vous propose une courte liste (forcément incomplète) des « phares » que l’on peut dénicher sur le Web (des gens qui savent de quoi ils parlent et le font bien…) :

  • http://20committee.com/ un excellent blog sur les affaires étrangères.
  • https://motomatters.com/ un autre excellent blog sur le sport moto (vroum vroum !)
  • http://www.monde-diplomatique.fr/ un journal peu connu mais qui mérite le détour… On n’est pas forcément d’accord avec tout mais, au moins, c’est une voix différente (et c’est bien rédigé, ce qui ne gâche rien !).
  • http://www.manicore.com/index.html de Jean-marc Jancovici. Un expert en matière d’énergie. Là aussi, je ne suis pas d’accord avec toutes ses positions (surtout en ce qui concerne le nucléaire) mais, au moins, il sait de quoi il parle, lui.
  • http://www.jp-petit.org/ si vous vous intéressez à la science, voilà une voix différente et très intéressante !

La BD en numérique avec Iznéo

De temps en temps, je vous recommande des livres sur ce blog (ça va bientôt revenir, j’en ai un paquet dans ma liste !). Aujourd’hui, on va évoquer la BD…

Comme j’ai basculé depuis longtemps du côté du livre numérique, il était logique que je fasse de même pour la BD : acheter des albums pour les lire une fois et les empiler ensuite dans des étagères, j’aime pas. Sur ce plan aussi, le numérique me parait bien plus rationnel (mais ça n’engage que moi…).

Problème : l’offre en matière de BD numérique est bien plus restreinte qu’en matière de livres « texte ». Cet article récapitule l’offre du marché (encore que, il me semble qu’il n’y ait pas tout, manque http://www.avecomics.com/fr_fr/ par exemple). Je me suis contenté d’essayer et d’adopter Iznéo.

Il n’y a pas tout sur Iznéo mais, soyons raisonnable, l’offre est tout de même abondante. J’ai souscrit à leur formule d’abonnement mensuel qui me satisfait complètement. Voyons tout d’abord les points positifs de ce service :

  • l’offre est abondante,
  • l’offre est diversifiée et bien classée,
  • leur formule d’abonnement est avantageuse (selon moi, évidemment),
  • enfin, l’interface utilisateur est bien faite (et c’est ô combien important).

Les points négatifs maintenant :

l’interface utilisateur est bonne, certes, mais elle n’est pas exempte de défauts : elle ne mémorise pas où vous en étiez dans un album, vous n’avez pas de liste des albums déjà consultés (sauf ceux qu’on a acheté mais pas ceux qu’on a pu lire grâce à la formule d’abonnement) et, surtout, vous ne pouvez pas laisser d’appréciation. Pas même un simple « like », pas d’étoile, pas de commentaire, rien…

C’est un peu surprenant et, pour tout dire, c’est un gros manque : j’aimerais bien découvrir des albums ou des séries grâce au « social scoring ». Pour le moment, il faut faire une croix dessus mais je gage que ça finira par venir, forcément.

On fait quand même de belles découvertes sur Iznéo comme la série « Orbital » (très différent de « Valérian & Laureline » et très réussie), « Double masque » ou « La Banque », très bien faite et bien documentée à la fin.
banque

L’épuration continue : suppression de mon compte Google+ aujourd’hui

Ce matin, j’ai appliqué la procédure prévue par Google pour supprimer (définitivement, tout quoi !) mon compte Google+. Mais, surprise, le compte est vide, certes, mais il est toujours là !

G+ ne veux pas mourir et donc, reste collé à moi, au secours !

G+ ne veux pas mourir et donc, reste collé à moi, au secours !

Je me demande combien il y a ainsi de comptes fantômes dans G+ ?

Un livre en cours d’écriture… Voulez-vous participer ?

Comme vous le savez, je suis en train d’écrire « IA, la grande question » (voir la présentation vidéo ci-dessous)…

Dans ce livre, j’ai prévu de traiter, plus ou moins en profondeur, les questions suivantes :

  • Que nous apprend l’histoire de l’IA dans notre capacité à comprendre le problème posé ?
  • Qu’est-ce que la singularité ?
  • Doit-on comprendre en profondeur les notions d’intelligence et de conscience pour développer une AI forte ?
  • La singularité a-t-elle une probabilité raisonnable d’arriver à terme lors des prochaines décennies ? Sinon, quand arrivera-t-elle ?
  • Pourquoi une IA forte pourrait représenter un danger pour l’humanité ?
  • Quelles sont les formes de danger réprésentées par l’IA pour l’humanité ?
  • Pourquoi nous ne savons pas éviter les catastrophes techniques ?
  • Quels sont les exemples précédents de dangers potentiels catastrophiques et notre attitude vis-à-vis d’eux ?
  • Que devrait-on faire pour éviter le danger représenté par une IA forte ?
  • Qui aurait le droit de maîtriser cette IA (militaire, gouvernement, secteur privé) ?

Mais le sujet est tellement vaste, tellement profond que, pour une fois, j’ai envie d’innover un peu… Pourquoi ne pas impliquer mes lecteurs cette fois ?

Oui, vous pouvez participer si vous le souhaitez, de façon plus ou moins intense, et vivre ainsi l’expérience d’écriture d’un livre au fur et à mesure de sa création…

Les buts de cette participation sont clairs, il s’agit de :

  • rester clair, limpide, l’ouvrage doit pouvoir être compris par des néophytes complets du sujet (l’immense majorité des gens, tout simplement),
  • ne pas dire de conneries, le contenu doit être justifié, apporter quelque chose à l’argumentation (plus facile à dire qu’à écrire !),
  • répondre aux questions, à toutes les questions importantes, si possible (objectif d’exhaustivité).

Pour m’aider à atteindre ces objectifs, vous pouvez éditer les chapitres regroupés dans le dossier que j’ai partagé ci-dessous. Vos contributions doivent être ajoutées avec le fonction « commentaires » de Google Docs, facile à utiliser pour vous, facile à consulter pour moi.

Vous pouvez donc, dès maintenant, consulter et commenter les chapitres déjà en ligne à partir de ce lien

sommaire

Pour le moment, il n’y a que les trois premiers chapitres. Tous sont encore en phase de « premier jet », pas corrigés donc et on s’en rend compte tout de suite.

Pour me signaler les fautes à corriger (si vous voulez vous contentez de ce rôle, c’est ok aussi !), faites-le à travers la fonction « commentaires » : ça sera plus facile pour moi de voir ce qu’il faut corriger et dans quel sens…

Voilà, si vous avez envie de participer à un livre, vivre l’expérience de la création en direct, semaine après semaine, mois après mois, c’est maintenant !

Schopenhauer, mon héros !

Je ne suis pas du genre à avoir des idoles, mais j’ai quand même mes héros !

Amateur de sports-mécaniques, j’ai une admiration réelle pour Lauda et Agostini. Dans le domaine historique, je dois dire que j’ai un faible pour Winston Churchill. Normalement, les acteurs me laisse indifférent mais, là aussi, je ne peux réfréner une préférence pour Patrick McGoohan.

Sur le plan intellectuel, c’est vers Arthur Schopenhauer que va ma préférence, sans conteste et sans égal !

Voilà un philosophe comme je les aime : disant la vérité sans fard, sans précaution mais avec profondeur. Schopenhauer ne se joue pas de mots (il laisse cela à Hegel !) et nous renseigne utilement sur la réalité de la condition humaine. Misanthrope comme moi (mais qui ne l’est pas ? Voir à  http://www.alain-lefebvre.com/pourquoi-nous-sommes-tous-des-misanthropes-mais-si/), il aimait les animaux (il adorait son caniche… Nul n’est parfait, je préfère de loin les chats !) et avait compris qu’ils sont nos égaux.

Plutôt qu’une lourde explication de son enseignement, voici une sélection de citations qui situe bien le personnage et sa pensée :

« Je fais ici cette confession en prévision de ma mort, que je méprise la nation allemande à cause de son immense bêtise, et que je rougis de lui appartenir. »

« Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous. »

« Un simple coup d’œil nous fait découvrir deux ennemis du bonheur humain : ce sont la douleur et l’ennui. »

« Quelle folie de regretter et de déplorer d’avoir négligé de goûter, dans le passé, tel bonheur ou telle jouissance! Qu’en aurait-on maintenant de plus? La momie desséchée d’un souvenir. »

« Laisser paraître de la colère ou de la haine dans ses paroles ou sur son visage, cela est inutile, dangereux, imprudent, ridicule, commun. On ne doit trahir sa colère et sa haine que par des actes. Les animaux à sang froid sont les seuls qui aient du venin. »

« Je cause parfois avec les hommes comme l’enfant avec sa poupée. Elle sait très bien que la poupée ne l’entend pas, mais elle se procure, par une agréable autosuggestion consciente, la joie de la conversation. »

« Les amis se disent sincères ; ce sont les ennemis qui le sont ; aussi devrait-on, pour apprendre à se connaître soi-même, prendre leur blâme comme on prendrait une médecine amère. »

« Il peut arriver que nous regrettions la mort de nos ennemis et de nos adversaires, même après nombre d’années, presque autant que celle de nos amis, — c’est quand nous trouvons qu’ils nous manquent pour être témoins de nos éclatants succès. »

« Ni haïr, ni aimer fait la première moitié de toute intelligence du monde ; ne rien dire et ne rien croire la deuxième ».

« Ma philosophie ne m’a rien rapporté, mais elle m’a beaucoup épargné. »

« Toute ma philosophie peut se résumer dans cette expression : le monde est l’auto-connaissance de la volonté. »

« Les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut l’obscurité. »

« La vie et les rêves sont les pages d’un seul et même livre »

Je reviens rapidement sur la toute première, à propos de la nation allemande. Je pense que n’importe quel citoyen du monde, s’il est honnête, pourrait dire la même chose de son pays d’origine tellement la bêtise la plus crasse s’est aujourd’hui généralisée…

Un excellent site sur un excellent philosophe => http://www.schopenhauer.fr/

« The Great War », une chaine Youtube à suivre !

Si, comme moi, vous aimez l’Histoire (même si, on prête tantôt à Napoléon, tantôt à Winston Churchill la phrase : « L’histoire est un mensonge que personne ne conteste »), il vous faut suivre la chaine Youtube « The Great War » !

Chaque semaine est mis en ligne un nouvel épisode qui raconte le déroulement de la guerre 14/18 en détail et avec des images souvent inédites… Vraiment bien fait et édifiant.

Commenté (en Anglais, faut-il le préciser ?) avec brio par Indiana Neidell, voilà une réalisation comme on aimerait en voir plus souvent !

‘The Great War’ shows you the history of the First World War in the four years from 1914 to 1918, exactly 100 years ago. Our host Indy takes you back week by week and shows you what was going on in the past. Learn more about the Allies and the Central Powers, archdukes, emperors, Winston Churchill, Franz Ferdinand, Wilhelm II, soldiers, battles and of the life aside the battlefield. Subscribe to our channel to watch a new video every Thursday!

Le meilleur musicien actuel (selon moi…)

Vous écoutez de la musique en travaillant (c’est mon cas) ?
Alors j’ai une recommandation à vous faire : découvrez un musicien inconnu qui est pourtant un des tous meilleurs actuellement… Qui ?
Aha, j’ai accroché votre curiosité, hein !
En plus, il est français et il a même d’autres talents (qui le font vivre parce que, la musique, c’est pas encore ça…). Allez, assez de suspense, il s’agit de Johannes Roussel
Vous pouvez découvrir et même acheter ses albums à http://johannes.roussel.free.fr/music/index.htm et, perso, je vous recommande de commencer par « Landing at night » et « Light », les deux meilleurs selon moi.
Une fois que vous aurez découvert ces oeuvres, immanquablement, vous allez vous dire « mais comment ça se fait que ce type ne soit pas plus connu ? »…

Combien existe-t-il de ces joyaux qui restent ainsi inconnus, que ce soit dans la musique, la peinture, la littérature et autres ?

Pourquoi certains percent alors que d’autres restent dans l’ombre ?

Pas à cause du talent car il suffit d’écouter les titres de Johannes Roussel pour comprendre que ce n’est pas ce qui lui manque. Donc, il y a un autre facteur ou un tas d’autres facteurs… Mais, en attendant de résoudre ce grand mystère, en attendant de révéler ce grand secret, vous pouvez bénéficier de cette pépite que j’apprécie tous les jours.

Capsules compatibles Nespresso : test des capsules de café Gourmesso

Saviez-vous que le marché des capsules de café pour machines compatibles avec Nespresso (marque de Nestlé) représente 500 millions d’unités par an ?

Evidemment, un tel volume excite les convoitises alors que c’est toujours Nestlé qui capte l’essentiel de cette manne… Du coup, les concurrents commencent à arriver sur ce segment qui est non seulement juteux (avec ou sans jeu de mot ?) et qui n’est plus marginal (rappel : 500 millions d’unités par an !). Maison du Café s’y est mis ainsi que d’autres, tous disponibles dans les grandes surfaces (Carrefour et Casino proposent aussi leur propre marque !), preuve que ce type de consommation commence à se répandre pour de bon.

J’ai testé ces différentes alternatives (pas toutes !) et je dois dire que ce qui est proposé par Casino ou Maison du Café est décevant (quand on compare au produit vidé, c’est-à-dire à Nespresso ou même aux différentes capsules à remplir soi-même). Et quand j’écris « décevant », c’est pour rester gentil (vous me connaissez !).

Bref, Gourmesso a pris contact avec moi (suite à mes différentes posts sur le sujet que vous pouvez retrouver ici et ) pour me proposer de tester leurs capsules et j’ai accepté. Voici le résultat de ce test sans prétention.

gourmesso

Dans la vidéo ci-dessous, je montre à quoi ressemble le résultat qui, disons-le tout de suite est tout à fait honorable (et, sans vouloir être lourd, c’est vraiment bien mieux que Maison du Café ou Casino !). Gourmesso met en avant son avantage de prix mais le prix n’est pas le critère le plus important si le résultat est raté. Là, on peut dire que ce n’est pas le cas. Alors, voici une alternative crédible à Nespresso (dans le domaine du prêt à employer car il ne faut pas oublier les capsules à remplir soi-même) ?

Hum, pas tout à fait complètement (si je puis me permettre). Les capsules Nespresso (en dehors de leurs propres défauts comme l’emploi de l’alu et toutes ces choses) restent tout de même un poil devant car le café qui en résulte me semble (j’insiste sur la subjectivité de cette opinion car, en matière de goût, on est forcément dans le subjectif, en plein dedans même !) être un peu plus consistant.

Consistant ?
Que veux-tu nous dire par cela ?

Eh bien, avec Nespresso, pas une goutte de l’eau chaude sous pression ne tombe dans la tasse sans être passé à travers le café. Avec Gourmesso, ce n’est pas encore tout à fait le cas : dans 2 cas sur 3, il faut une à deux secondes avant que l’eau ne réussisse à percer l’opercule et donc, on voit couler de l’eau « pure » avant qu’elle soit ensuite colorée par le café. C’est court mais cette différence existe. Gourmesso arrivera-t-il à améliorer sa formule pour éliminer cet ultime défaut ?
Le fabriquant annonce déjà un nouveau matériaux pour ces capsules, la solution est peut-être là-dedans…

Amateurs de sport-auto, découvrez les « track days » !

Je vous invite aujourd’hui à une découverte roborative pour tous les amateurs de sport-auto : les track days (littéralement « journées de piste »). Cette notion est culturellement bien connue aux USA (voir à http://en.wikipedia.org/wiki/Track_day). En effet, l’organisation de track days est très populaire aux États-Unis, il y a même des constructeurs spécialisés dans ce type de voiture et, progressivement cela commence à se populariser également en Europe (voir à ce sujet un site vraiment bien fait sur le sujet à http://www.super-trackday.com/). C’est définitivement une bonne façon de découvrir ce qu’est vraiment le pilotage sur circuit !

J’ai participé avec mon fils Val aux track days organisés par Ayari les 26 & 27 juillet dernier (voir àhttp://www.ayaritrackexperience.com/) sur le magnifique circuit de Dijon-Prenois. Nous sommes allés avec ma Porsche Cayman. Le plan initial était de tourner à deux voitures : lui au volant ma Porsche et moi au volant d’une autre Porsche louée à cette occasion (une 911 GT3 RS !) et je dois dire que cela a été une expérience mémorable (dont je parle aussi un peu dans cet article pour souligner la différence avec la simulation). Finalement la journée de roulage s’est super-bien passée, cela a été une très bonne expérience, autant pour moi qui n’avais pas roulé depuis longtemps (en réel sur circuit), que pour Val dont c’était la première expérience sur circuit en sport auto (alors qu’en simulations il commence à avoir une bonne expérience puisqu’il est mon coéquipier dans nos courses endurance). Val a même roulé beaucoup plus que moi, y compris au volant de la GT3 et il a adoré cette expérience.

Ma Cayman avec Val au volant...

Ma Cayman avec Val au volant… Photographie : Kévin RUEFLIN.

Je ne vous raconte pas cela pour vous donner envie (enfin si mais dans le sens positif du terme, pas « à la française », si vous voyez ce que je veux dire…) mais plutôt pour mettre en avant ce que peut apporter ce genre d’expérience dans la compréhension de ce qu’est le pilotage (pour ceux que ça intéressent !).

L’intérêt des track days est multiple : il permet de découvrir la pratique sur circuit dans un contexte simplifié qui n’est pas intimidant. Car, s’engager directement en compétition est évidemment beaucoup plus « rude » et bien plus contraignant !

On peut bien sûr passer par la case club comme les clubs Porsche qui organisent des réunions toute au long de l’année sur des circuits mais, là encore, il faut au moins avoir une Porsche… Donc, là aussi, ce n’est pas forcément accessible à tous alors que les track days sont ouverts à tous du moment que vous avez une voiture « sportive » (et là, la définition est assez large), vous êtes accepté et vous tournez avec les autres « pilotes » sans plus de contraintes. Vous avez juste besoin de porter un casque au volant de votre voiture (c’est la seule contrainte obligatoire et incontournable, pas besoin de revêtir toute la panoplie homologuée FIA : combinaison ignifugée, gants, bottines et même sous-vêtements du même acabit !). Ni d’avoir un extincteur à bord et un arceau-cage comme la compétition sur circuit l’impose habituellement pour pouvoir s’aligner même dans les catégories réservées aux débutants. Donc, bien moins de contraintes lors des track days et c’est toujours cela de gagné.

Bien entendu, ça peut paraître bizarre de devoir mettre un casque (après tout, une voiture, ce n’est pas une moto, vous ne risquez pas de tomber de votre siège !) mais je vous confirme que c’est bien nécessaire !
Croyez-moi, c’est vraiment justifié : il suffit d’avoir fait quelques tête-à-queue au bord de sa voiture sur un circuit pour se rendre compte que, lors de ces « instants intenses » on est fortement ballotté dans tous les sens et que votre tête peut alors venir frapper la vitre de votre portière et, on réalise qu’on est bien content d’avoir respecté l’obligation d’avoir mis un casque sur votre précieuse cervelle… Donc, les track days sont bien une façon simple, sécurisée et peu contraignante d’accéder à la pratique sur circuit.

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La belle 911 GT3 RS, toujours avec Val au volant… Photographie : Kévin RUEFLIN.

L’autre avantage c’est que c’est très encadré (et ce n’est pas contradictoire avec la légèreté des contraintes). On ne vous lâche pas « comme ça », vous commencez le matin par un briefing où on vous explique à quoi ressemble le tracé, ses principales caractéristiques, quels sont les endroits pièges (et, sur un circuit comme Dijon-Prenois qui est plutôt impressionnant, cette introduction est bienvenue !). On vous explique aussi quelle est la signification des différents drapeaux parce que, bien sûr, il y a des commissaires tout autour de la piste et on va vite s’apercevoir que ces commissaires sont très utiles et mêmes complètement indispensables. En fait, morceau par morceau, couche par couche, le briefing vous apporte tout ce qu’il faut savoir pour une pratique sécurisée car comme vous n’allez pas être seul en piste, il va donc falloir être capable de vous insérer dans le trafic et de gérer ce trafic au mieux.

Le trafic est un point important, surtout pour la sécurité mais ce n’est pas le seul : il y a aussi les aspects techniques. Là encore, les organisateurs vont font des recommandations qu’il est important de comprendre et de suivre, surtout en ce qui concerne la pression des pneus qui est évidemment très différente de la pratique routière habituelle. Sur le circuit, on vous indique qu’il y a une « station de gonflage » à votre disposition pour contrôler et ajuster cet aspect. On vous incite à faire peu de tours d’affilée pour commencer et aussi par la suite afin de permettre aux pneus mais aussi aux freins de refroidir. Car ces équipements ne sont pas conçus pour résister à l’intensité de la pratique sur circuits et on s’en aperçoit vite !

Surtout quand on tourne pour la première fois, vous avez forcément tendance à « surpiloter » plus ou moins et, du coup, à accentuer encore les réactions d’une voiture qui vont être amplifiées par la relative souplesse des suspensions (même les voitures dites sportives sont réglées afin d’être capables d’absorber des conditions de routes « normales » donc bien plus souples que si elles ne roulaient que sur piste…). Donc, dans un premier temps, la voiture va bouger beaucoup et si vous bougez beaucoup aussi au volant ça va encore être accentué et, au bout du compte, ce sont vos pneus qui encaissent le choc. Et, même si ça paraît incroyable, il faut savoir qu’en quelques tours d’un circuit comme Dijon, si vous ne prenez pas de précaution et que vous surpilotez beaucoup, vous pouvez arriver à « flinguer » vos pneus (et même vos freins par la même occasion !).

Une fois sur la piste, vous allez vous apercevoir que, comme souvent, le pilotage est un « art simple et tout d’exécution » !
Bien entendu, si c’est votre « trip », vous pouvez aussi faire hurler les pneus de votre voiture (mais pas longtemps, voir plus haut…) comme le kéké de base ou dans une série américaine bas de gamme mais ça ne sera pas très efficace (en termes de chrono…). En fait, pour être efficace, pour aller vite, il faut piloter propre. Piloter propre ça veut dire avoir des trajectoires fluides et ça veut dire aussi éviter à tout prix de « surpiloter ». Surpiloter (vous avez remarqué que j’aimais bien cette expression, hein !) c’est donner des coups de volants trop secs et trop amples, faire glisser la voiture, rentrer trop fort dans les virages parce que, même si ça vous surprend, on perd beaucoup plus de temps en freinant très tard et à rentrer « en vrac » dans un virage qu’à sacrifier (un peu) l’entrée de virage pour soigner sa sortie. Il faut donc freiner suffisamment tôt afin d’arriver à choper le point de corde et pouvoir accélérer le plus tôt possible. C’est une équation bien connue des vrais pilotes : il y a beaucoup plus à gagner lorsqu’on soigne la sortie de virage qu’à faire un freinage « de la mort qui tue » en entrée (une exception toutefois : lors d’une bagarre en peloton où le freinage est bien souvent la seule occasion de passer son adversaire, on perd un peu de temps mais, au moins, on se retrouve devant l’autre… sauf si ce dernier est assez malin pour vous laisser passer, et vous repasser en sortie selon la classique manœuvre du « une-deux » mais c’est un autre sujet…). Donc, si votre objectif, c’est le chrono, il va vous falloir apprendre à piloter propre et, évidemment, c’est plus facile à écrire qu’à faire parce que quand on est spectaculaire et qu’on se bat beaucoup au volant on peut avoir l’impression d’aller vite mais en fait c’est pas vrai.
Ce côté « rester en dedans » peut être un peu décevant pour les amateurs qui s’imaginent que le pilotage sur circuit est forcément très agressif et forcément très spectaculaire. C’est presque le contraire au final.

Et ça, les track days peuvent vous permettre de le découvrir, de le comprendre et de le mettre en application parce que vous n’êtes pas seul dans cette expérience. Il y a bien sûr les autres participants avec lesquels vous pouvez avoir des échanges dans une atmosphère qui n’est pas celle de la compétition mais, surtout, l’encadrement qui est formé le plus souvent d’anciens pilotes de notoriété qui vont justement vous expliquer ces choses avec autorité et compétence, vous donner des observations après vous avoir vu sur la piste et même, encore mieux, rouler avec vous à vos côtés. Quand on a Soheil Ayari comme passager et qu’après vous changez de place (Soheil devient le pilote de votre voiture et c’est vous qui êtes passager) vous bénéficiez en quelque sorte d’une comparaison « avant/après » qui est très significative et même très éclairante !
Et là, ce ne sont pas les possibilités de Soheil qui sont démontrées (lui-même n’a plus grand-chose à prouver…) mais plutôt les possibilités de votre voiture une fois qu’elle est menée comme il faut et ça peut être très surprenant…

Sur le pilotage et en particulier sur le pilotage sur circuit, on peut en écrire des tonnes (et il existe de très bons ouvrages sur la question, surtout en anglais) mais, en fait, ça se résume à « emmener la voiture à son rythme » (en plus des aspects théoriques habituels tels que trajectoires, point de freinage, point de braquage, point de sortie et ainsi de suite). Et c’est bien là l’essentiel : aller à son rythme et de hausser ce rythme pro-gre-ssi-ve-ment tout en restant toujours sous contrôle. C’est important à comprendre parce que si on outrepasse cette limite, votre propre limite qui est rarement celle de votre voiture d’ailleurs, vous allez beaucoup sortir et vous n’allez pas bien comprendre pourquoi vous sortez (en dehors des dégâts que vous allez éventuellement faire mais c’est justement là que la pratique sur circuit est intéressante : il faut vraiment sortir fort -ou au mauvais endroit- pour casser quelque chose). La notion de danger est bien moins présente que sur route ouverte (et c’est tout de même un gros, un énorme avantage des track days !) mais ce n’est pas ça qui doit vous inciter à vous comporter de façon débridée. Parce que, d’une part, ça ne va pas être efficace et, d’autre part, ça ne va pas vous permettre de comprendre ce qui se passe avec la voiture. Car il faut réaliser que, sur un circuit, vous n’allez pas reconnaître votre voiture !
Sur route ouverte, c’est presque impossible d’atteindre les limites d’une voiture sportive (sans compter que c’est très dangereux et légitimement réprimandable !). En revanche, sur circuit, vous allez être très surpris de voir que ces limites (qui, encore une fois sont plutôt vos limites que les limites de votre véhicule habituel), vous les atteignez très vite, comme si c’était plus la même, comme si sa capacité de freinage, qui auparavant vous enthousiasmait était devenue médiocre, comme si les super-pneus sport glissaient comme sous la pluie et ainsi de suite. C’est très surprenant mais c’est également très significatif. Donc, sur circuit, vous être vraiment dans les conditions idéales pour apprendre quelque chose pour de bon (à moins que vous soyez venu simplement pour « faire glisser votre caisse » comme un kéké alors pas de problème, défoulez-vous !) à condition d’y aller pas à pas, étape par étape, sinon, vous ne voyez rien, vous ne comprenez rien et vous abîmez simplement le matériel (le vôtre !).

Lors des track days, l’encadrement est particulièrement important et utile ne serait-ce que pour raisonner les plus agressifs. Lorsqu’une voiture plus rapide vous double, pas de problème sauf si le pilote ne prend aucune précaution et s’amuse à vous frôler au plus près… Les organisateurs ont vite fait de ramener ce pilote à la raison avant qu’un incident regrettable se produise. Surveiller et endiguer ce genre de comportement permet de « prévenir plutôt que guérir » et vu le prix de la tôle froissée sur ce genre de voitures, c’est effectivement préférable !

Un autre avantage des track days c’est qu’il s’agit d’une réunion décontractée de passionnés et il est bon de le rappeler. On peut donc faire des rencontres, riches, intéressantes avec des gens qui sont aussi passionnés que vous et qui ont des choses à raconter. On en voit même qui viennent avec des quasi-protos comme les Radical par exemple et qui vous racontent qu’ils viennent sur le circuit par la route avec des engins pour le moins inhabituels (ils changent simplement les pneus une fois sur le tracé parce que les slicks ne sont pas autorisés sur route ouverte…).

Bref, j’espère vous avoir donné envie de découvrir ce genre d’expérience et ne peux que vous recommander de passer par la parfaite organisation des « Ayari’s brothers » !

EDF : de l’usager au client ou inversement ?

Je vais vous raconter ce qui nous est arrivé hier car je crois que cela est significatif. Mercredi donc, vers 14h30, nous avons eu une coupure d’électricité. Vérification faite cela ne venait pas de chez nous : le disjoncteur, les fusibles, tout était OK. J’ai donc pris ma moto pour aller faire quelques petites courses et, chemin faisant, je suis tombé sur une équipe qui travaillait sur une des lignes voisine de notre maison. Du haut de leur panier, ces travailleurs m’ont indiqué que la coupure allait durer quatre heures. Une fois de retour chez moi, j’ai pris mon téléphone mobile qui lui marchait encore, afin d’appeler le dépannage EDF et essayer d’en savoir plus. J’appelle et je constate que le numéro d’urgence a changé. Je note, appelle le bon numéro et tombe sur un serveur vocal.

Finalement j’ai enfin une opératrice en ligne qui prend note de l’incident que je lui signale, semble ne pas être au courant de cette intervention, et c’est tout !

Quand je m’étonne de ne pas avoir été prévenu elle me répond, sur un ton tout à fait naturel, « oh mais c’est depuis 2007 qu’on ne prévient plus les clients ! » Comme si cela allait de soi…

Je m’étonne qu’elle me rétorque c’est à la mairie de nous prévenir. Cette situation me paraissant anormale je demande à poser une réclamation. Là encore elle rejette toute responsabilité : nous, c’est ERDF ; si vous n’êtes pas content, adressez-vous directement à EDF, au service client.

Je prends donc ma facture EDF, je trouve le numéro de téléphone du service client, à nouveau un serveur vocal, et enfin un opérateur au boulot. Là, je raconte mon histoire un jeune homme plutôt aimable qui comprend bien la situation mais ne peut rien faire. Lui aussi trouve que la réponse de ERDF est anormale et prend note des circonstances de mon appel. Ma réclamation est donc enfin enregistrée mais y aura-t-il une suite, mystère ?

Tout de même le jeune homme me propose un geste commercial de 30 € sur ma prochaine facture, histoire de garder de bonnes relations. Finalement, l’électricité est revenue vers 17h30, happy end donc. Pas tout à fait, je garde une impression forte de cet incident : le service client s’est beaucoup amoindri sur EDF… On est passé de l’usager au client mais il semble que seul le mot ait changé et que le service ce soit pas mal dégradé par la même occasion. J’ai l’habitude de vivre la moitié de l’année en Floride, et je peux dire que là le service client existe réellement. Il faut dire qu’aux États-Unis ils sont en concurrence depuis longtemps et donc ont appris à vivre avec cette notion de concurrence et s’attachent à satisfaire vraiment le client, le vrai.

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Justement, c’est bien de cela qu’il s’agit, EDF !
Je choisis d’être prévenu quand il y a des coupures de courant, tout simplement… C’est possible ?

Adieu Twitter, tu ne me reverras pas !

Je viens de fermer mon compte Twitter, tchao goodbye!

Twitter pose trop de problèmes de sécurité pour qu’on le garde l’esprit tranquille. Alors que j’en avais un usage prudent et raisonnable, il a été piraté déjà trois fois… C’est bien trop.

Mais si encore c’était utile !
Mais non, lors de toutes ces années d’usage, je ne peux vraiment pas citer un cas où j’ai pu  avoir quelque chose que je n’aurais pu avoir sur d’autres services.

Sans parler de l’absurde course aux followers que se livrent tous les frimeurs du Web. Quand on voit que Twitter est devenu un marché pour tous ces gogos, ça remet là aussi les choses en place…

Voilà le type de message qu'on reçoit sur Twitter...

Voilà le type de message qu’on reçoit sur Twitter…

J’avais un compte sur Twitter car je pensais qu’il était nécessaire que je puisse suivre les progrès et évolutions de ce service. C’est fait, mission accomplie; salut et continuez sans moi…

« Le monde sur le fil » : livre, film, remake et petite exception à la règle…

Connaissez-vous le livre Simulacron 3 de Daniel F. Galouye ?

Cet ouvrage de SF est l’un des premiers à traiter (de façon intéressante en plus) du thème des mondes simulés (si vous avez lu le tome II de « Perdu dans le temps« , vous savez combien ce thème m’est cher !).

Deux films ont été dérivés (plus ou moins étroitement) de ce livre : « Le monde sur le fil » et « Passé Virtuel« .

  1. « Le monde sur le fil » a été réalisé en 1973 par le fameux cinéaste Allemand Fassbinder.
  2. « Passé Virtuel » est plus récent (1999) et américain…

Souvent, les productions européennes sont supérieures aux américaines car moins formatées et moins stéréotypées… Mais pas cette fois !

Le film de Fassbinder est très médiocre, daté, mal joué et mal réalisé. Passé Virtuel, en revanche, est une bonne surprise : pas un chef d’oeuvre mais ça se laisse voir… Si vous êtes intéressé par le sujet, je recommande le second mais surtout pas le premier !

A notre époque où les remakes (souvent décevants) et les remix (toujours désastreux) sont légions, voici une petite exception qui confirme la règle…