Automobilista 2 au Mans sous la pluie

Une anecdote significative qui permet de mesurer où en est arrivé Automobilista 2… Dernièrement, j’ai roulé avec mon fils sur le grand circuit du Mans avec une Porsche 963 (LMDh). Et c’est justement cette expérience que je veux vous relater ici.

Ceci dit, j’entends déjà certains d’entre vous qui vont dire “oui ça existe depuis longtemps dans Automobilista 2 ou dans Assetto Corsa ou encore dans un autre titre, il n’y a rien de nouveau dans ce que tu nous racontes, on sait déjà tout ça”. Admettons, mais j’ai quand même envie de vous raconter mon expérience récente… Merci d’avance pour votre attention !

Donc, c’est mon fils qui était au volant et, alors qui roulait déjà depuis deux relais, il a commencé à se mettre à pleuvoir : pas fort au début et la piste restait sèche. Avec des pneus slick à bonne température, ça tient encore très bien même s’il se met à pleuvoir régulièrement. Il a voulu rentrer au stand tout de suite pour passer les pneus pluie bien que je l’ai prévenu que, sur une piste sèche, ses pneus pluie allaient s’user très rapidement tout en offrant une adhérence moindre que des bons slick. C’est quand même ce qu’il a fait et, évidemment, au bout de 5 tours, les températures de pneus étaient montées dans le jaune. Bien sûr, les pneus se sont usés prématurément très rapidement. Ci-fait que quand la piste est devenue réellement bien mouillée, là où les pneus pluie sont vraiment nécessaires, il a été obligé de s’arrêter de nouveau pour passer des pneus pluie en bon état. Là où la simulation des conditions météo par AMS2 était vraiment fascinante, c’est qu’au début, quand il y avait peu d’eau sur la piste, on pouvait s’en rendre compte à l’absence de spray soulevé par les autres voitures. Et puis au fur et à mesure que la piste se trempait, le spray était de plus en plus présent. En suivant les GT3, on pouvait voir que l’intensité du spray montait et descendait en fonction de la vitesse des voitures et ça aussi c’était vraiment un plus. 

Une fois la piste bien mouillée, les pneus pluie sont nécessaires mais ne permettent pas de faire n’importe quoi et le style de pilotage de mon fils accentuait encore le problème. Par rapport à moi, il a un pilotage beaucoup plus agressif, il attaque plus fort mais comme il a un bon “car control”, il arrive à garder la voiture sur la piste à peu près en toutes circonstances. Par exemple, en arrivant au virage d’Indianapolis, dans le droite rapide qui précède, il l’avale en 6e, juste en levant le pied alors que je freine un peu et rétrograde en 5e. Je préfère faire comme cela de façon à ce que ma voiture soit bien à droite et bien en ligne avant le freinage important pour le virage d’Indianapolis justement. Lui, il arrive à gérer que la voiture  parte au large et à la ramener pour le freinage mais au prix d’une manœuvre périlleuse. Grâce à sa dextérité, ça passe une fois, deux fois, trois fois mais j’ai des doutes sur la durée d’une course d’endurance. 

Bref, il éprouvait beaucoup de problèmes en sortie de virage car, sous la pluie, la motricité est assez pauvre et même le système de “traction control” ne suffit pas à compenser les pertes d’adhérence. Dans ses mains, la voiture pouvait patiner longtemps et perdre beaucoup de temps à chaque sortie de virage lent. Quand j’ai pu prendre le volant, je lui ai montré qu’on pouvait compenser ce handicap par un pilotage plus coulé en appliquant une sorte de traction control volontaire et en utilisant des rapports supérieurs pour conduire sur le couple et limiter l’arrivée de la puissance. Par exemple, dans les chicanes des Hunaudières, j’enroulais en 3e au lieu de rétrograder jusqu’en seconde. Dans ces conditions, mon pilotage à l’ancienne était beaucoup plus efficace que son attaque à outrance en permanence. 

Un autre aspect fascinant de la simulation permise par AMS2 dans ces conditions de pluie, c’est justement sur le grand circuit du Mans le fait que, selon les endroits, le niveau de l’eau sur la piste variait beaucoup. En effet, sur un grand circuit les conditions météo peuvent être différentes d’un bout à l’autre du tracé et c’est justement ce qui était en jeu ici. Presque tout le circuit commençait à être sérieusement mouillé alors que dans la ligne droite des Hunaudières, c’était encore à peu près sec. Et le tour d’après, là c’était mouillé partout.

Tous ces petits détails renforcent beaucoup l’immersion et le plaisir qu’on prend au volant. Bien sûr, tout n’est pas encore parfait mais force est d’avouer que c’est de mieux en mieux et de plus en plus impressionnant !

Une vidéo trouvée sur YouTube pour illustrer (ce n’est pas moi ni mon fils au volant !!).

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