Faut-il sortir de l’Union Européenne ? Une analyse honnête en 4 questions…

Pour ces élections présidentielles françaises, la position dite des « souverainistes » prend une place croissante. J’ai donc eu l’idée, avec mon fils Damien, de faire une petite vidéo (qui est vite devenue une longue vidéo !) pour analyser la question « fait-il sortir de l’UE ? » en 4 questions :

  1. Le fonctionnement : opaque et non démocratique ?
  2. Le budget : de l’argent gaspillé ?
  3. L’Euro : une monstruosité facteur d’inflation ?
  4. La réglementation : un moyen de plus de martyriser les peuples ?

Voici le résultat de nos modestes investigations dans cette vidéo qui vaut ce qu’elle vaut : nous ne prétendons pas être des experts des questions traitées mais nous nous sommes efforcés de produire un travail honnête…

Bien entendu, nos découvertes, nos positions et nos conclusions vont en surprendre plus d’un car nous allons clairement à l’encontre de l’humeur du moment (en clair, nous ne hurlons pas « sus à l’UE » avec la masse des mécontents…). Mais je ne m’occupe de ce blog pour me conformer à une idéologie, quelle qu’elle soit. Et si ça ne plait pas, tant pis.

Le meilleur (non)candidat à l’élection présidentielle française 2017…

Alors que certains rêvent de François Asselineau (voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Asselineau), censé nous sortir de l’UE en moins de deux (ça rythme et c’est à la mode ! aha, c’est facile de se moquer…), je viens de découvrir, grâce à mon fils Val, celui qu’il nous faudrait, pour de bon. Juste un détail qui cloche : il n’est pas (vraiment) candidat !

Je ne connaissais pas Pierre Lance (voir à https://www.wikiberal.org/wiki/Pierre_Lance et là aussi http://openyoureyes.over-blog.ch/pierre-lance-savants-maudits-chercheurs-exclus-pdf) avant de le découvrir dans cette vidéo YouTube. C’est un peu long, donc, vous pouvez passer en vitesse x1.5, ça reste parfaitement compréhensible. Sur la forme, on dirait un discours des années 30 et c’est facile de caricaturer les propos de Pierre. Mais, sur le fond (et, rappel, c’est quand même ça qui compte), je dirais ceci : je n’aurais rien à ajouter ou a retrancher aux propos de Pierre Lance. En d’autres termes, je suis 100% d’accord avec lui, avec son constat, son analyse, sa proposition et ses conclusions…

Bien entendu, on va trouver que son discours est utopiste, pas réaliste, pas applicable et ainsi de suite. Sans doute, mais son discours sonne juste, vrai, authentique et sensé (c’est tout ?). Et, rien que pour cela, c’est rafraichissant et enthousiasmant (mais oui !). Je vous laisse avec Pierre : écoutez-le du début à la fin, ça ne sera pas une perte de temps, promis.

L’arbre qui cache la forêt, le mécanisme préféré de la techno-structure !

En ce moment, la grosse affaire aux USA, c’est Wikileaks et la révélation des outils (logiciels) de la CIA

Un mécanisme classique utilisé par nos médias : pointez le doigt sur ce qui est accessoire pour masquer ce qui est important… Arrêtez de vous faire avoir par ce flux insignifiant et efforcez-vous de lire entre les lignes.

Trois questions sur le féminisme…

Tout a commencé de façon anodine : mon fils Quentin me propose de répondre à trois questions sur le féminisme, par email…

Voici les questions :

  • Quelle est votre définition d’une personne féministe ? (et faites vous la différence, dans cette définition, entre 1 femme féministe et 1 homme féministe ?)
  • Trouvez-vous que c’est bien, d’être féministe ?
  • Si non, quel est selon vous la bonne attitude à avoir dans notre societé envers les gens autour de nous, qu’ils soient hommes ou femmes ?

Les questions étaient intéressantes, j’avais envie d’y répondre mais pas par écrit… j’ai donc réalisé une petite vidéo vite fait (la qualité est pas terrible mais c’était pour qu’elle reste légère et soit ainsi facile à partager…) :

Là-dessus, mon fils Valentin décide d’y répondre à son tour mais lui, par écrit… Voilà son texte, tel quel :

Définition du féminisme dans Larousse: 

  • Mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société.

Voici mes réponses:

-Une personne féministe est, en théorie, quelqu’un qui vise à défendre et étendre le rôle et le droits des femmes dans la société.

Dans ce sens, il n’y a pas de distinction à faire entre un et une féministe.

Cela dit, le féminisme est une chose très mal compris et très très mal interprété.

-Il ne s’agit pas de dire « c’est bien » ou « c’est mal », car de toute façon, aujourd’hui cette définition évoquée plus haut est complètement éclatée. 

En effet, les revendications féministes initiales sont souvent légitimes, mais trop souvent manipulées pour donner lieu à un effet culpabilisant et revanchard malsain dans les mouvements de pensées récents du féminisme.

Aujourd’hui, ce sont presque intégralement des pensées déterministes, hystériques, exagérés par des groupes grotesques et extrémistes, comme le Femen, par exemple. Le concept de catégoriser le féminisme uniquement comme un mouvement qui est pour la libération des femmes contre les hommes oppressants, misogynes et égoïstes est une calamité.

L’émancipation de la femme n’est pas égale à sa libération des griffes de l’homme.

Le féminisme est mal compris, mal interprété et exagéré, ce qui conduit à bâtardiser les idées de bases, qui elles sont de nature positives et même nobles.

Le mouvement féministe moderne est aussi ridicule que mesquin, avec une vision erronée du monde. Ceci est parfaitement illustré par « la parité » et via l’argument de l’égalitarisme abstrait : argument complètement creux.

-Enfin, « La bonne attitude à avoir dans notre société envers les gens autour de nous, qu’ils soient hommes ou femmes » est une question trop vague est trop générale pour prétendre apporter une réponse utile, concrète et non-utopique.

Ce qu’exprime Val ici est très juste : une bonne cause peut-être gâchée par de mauvais militants… Le féminisme en est un parfait exemple avec son cortège d’exagérations absurdes. Du coup, on va assister à un retour de balancier excessif et ce sont toutes les femmes qui vont être pénalisées à cause de quelques hystériques en mal de reconnaissance… Triste.

Les paradis fiscaux dans le monde merveilleux du RSI !

Ah, le RSI !

Tous ceux qui ont eu le bonheur de s’y frotter (c’est ironique, bien entendu…) reconnaitrons avec moi qu’il s’agit d’une institution utile et respectable, n’est-ce pas ?

Comment pourrait-il en être autrement pour ce régime de protection sociale, obligatoire et monopolistique ?

Eh bien, Mediapart nous dresse un autre tableau avec « Paradis fiscaux: comment le RSI s’y enrichit avec l’argent des entrepreneurs ! » où il est question de paradis fiscaux… Oui, vous avez bien lu !

Le monde est merveilleux… le RSI met parfois des entrepreneurs en faillite pour récupérer un argent qui sert à financer des entreprises tout à fait en rapport avec l’objet social du régime. Comme on le voit.

Comment s’étonner que la patience des citoyens soit à bout avec des « exemples » pareils ?

Le syndrome du feu d’artifice… sachez voir les vraies tendances !

Lors d’une discussion récente avec un ami (français, via Skype), celui-ci se lamentait sur l’état du monde : tu te rends compte, Trump est un malade, c’est inquiétant !
Et en France, c’est pareil, ces élections sont mal barrées… et ainsi de suite.

J’ai tenté de le rassurer, mais je dois dire que son attitude m’a interpelé : mon ami est intelligent (très même, sinon, il ne serait pas de mes amis…) et pourtant, il est victime, lui aussi, de ce que j’appelle le syndrome du feu d’artifice… Explications : les nouvelles dont vous abreuvent les médias jour après jour sont comme des feux d’artifice… Spectaculaires, captivants, mais, en fait, pas très significatifs. Car une fois la fumée dispersée que reste-t-il ?

Rien. Eh bien le flux des « actualités », c’est pareil : une fois la fumée dissipée, il ne reste rien de significatif… J’ai mis ce dernier mot en gras pour bien appuyer son importance.

En effet, des tendances significatives, il y en a peu et les médias n’en parlent presque pas. Ou, quand ils le font, c’est avec des analyses erronées, car les journalistes sont rarement compétents dans ces matières. Donc, pendant qu’on vous occupait avec la crise en Ukraine ou le « printemps arabe », la vraie tendance de ces dernières années, ça a été la baisse continue et durable du prix du pétrole, point.

Conséquences multiples :

  • les USA, de nouveau autonomes, se sont détachés de leur fixation sur le Moyen-Orient (en admettant finalement que l’Iran était bien la puissance régionale de ce coin-là…),
  • le Venezuela est entré lui dans une « spirale de la mort », voilà un pays ruiné et ravagé par la violence urbaine (et, vous avez remarqué, voilà une vraie crise dont nos médias ne parlent quasiment jamais !),
  • Cuba a perdu le Venezuela (comme allié et comme source de financement) et a été obligé de tendre la main aux USA,
  • les USA ont continué à mettre le boxon au Moyen-Orient parce que c’est ce que veut Israël (mais avec moins d’enthousiasme et moins d’application qu’au temps de Bush tout de même…), pas pour le pétrole qui les intéresse moins désormais,
  • enfin, la Russie de Poutine est entrée dans une crise économique sévère qui l’a empêché de réagir avec toute l’agressivité voulue à la crise ukrainienne…

Bref, voilà quelle était la vraie tendance et voilà quelles en ont été les principales conséquences. Bon, je vous vois venir, vous allez me dire « ben, si t’es si fort, pourquoi tu ne nous annonces pas la prochaine tendance si-gni-fi-ca-tive, hein, puisque t’es si fort ! »… Mais volontiers, suffit de demander !

La tendance actuelle, c’est « l’atterrissage économique » de la Chine : terminée la croissance stratosphérique, les choses vont redevenir « normale », y compris pour nos amis chinois. Une preuve ?
La voilà :

Cette vidéo vient du Wall Street Journal (une très bonne source quand on n’a pas l’esprit borné et des oeillères à la française !). Elle nous montre l’état actuel des chantiers navals chinois : à l’arrêt ou à 25% de leur capacité… C’est pas un signe ça ?
C’est pas une tendance, ça ?

Donc, les conséquences à venir seront basées sur le rééquilibrage qui est en train de se jouer entre les acteurs. Et ce rééquilibrage explique à lui seul pourquoi les Américains sont passés en mode panique : avant, c’était cool, on pouvait commander ce qu’on voulait aux « chinetoques » et ces « bridés » nous achetaient notre dette en plus (sénateur américain expliquant les années Obama) !
Mais là, ça va plus le faire… Ils ont plus les mêmes moyens et va donc falloir se débrouiller autrement pour maintenir notre
way of life (c’est-à-dire dépenser sans compte et faire n’importe quoi avec à côté…).
Dans les années 90, c’étaient les Japonais qui nous avaient fait le coup… Là, c’est au tour des Chinois… Ah, on peut pas compter sur ces « faces de citron », j’vous l’dis, moi (c’est le sénateur qui emploi ces termes, pas moi !).

Bref, vous l’aurez compris : ne vous laissez pas captiver par les feux d’artifice, comprenez les vraies tendances et réfléchissez à partir de celles-ci, point.

Marine présidente ? Oui, mais…

En août 2016, Euronews nous avait déjà régalé d’un « Pourquoi Trump ne peut pas gagner : c’est mathématique« … Par charité, on ne suggéra pas à l’auteur de cet article de réviser ses maths, hein !

Aujourd’hui, c’est The Gardian qui se lance dans ce genre d’expertise hasardeuse : There will be no President Le Pen… Désolé pour The Gardian mais Marine va tout de même être présidente. Ceci dit, c’est pas une bonne nouvelle.

Pour s’en convaincre, il suffit de lire ses 144 propositions… Je l’ai fait et en voilà deux perles significatives (entre autres, il y en a sûrement d’autres !) :

  1. Pour maintenir, moderniser et sécuriser la filière nucléaire française, engager le Grand Carénage, et garder le contrôle de l’État sur EDF, en lui redonnant une véritable mission de service public. Refuser la fermeture de la centrale de Fessenheim (engagement N°134).
  2. Un second porte-avions baptisé « Richelieu », indispensable à la permanence à la mer de notre groupe aéronaval (engagement N°121).

En maintenant le choix du nucléaire, Marine fait le choix gagnant : ça va faire plaisir aux nucléocrates (nombreux et puissants dans notre bon pays), ça mange pas de pain (on s’en fiche des écolos, peu nombreux et plutôt branquignoles…) et ça peut rapporter gros (car s’opposer au nucléaire en France est un choix suicidaire vis-à-vis du système…). Bien vu.

Pour ce qui est du porte-avions, encore un choix débile mais qui fait plaisir au plus cons de ceux qui tiennent les manettes. Là encore, bien vu, le système sera content.

La vérité apparait clairement avec ces deux « engagements » : plutôt qu’être une candidate anti-système, Marine donne des gages pour plaire au système, nuance !

Inutile d’épiloguer sur le nucléaire (j’en ai déjà parlé ici), précisons simplement qu’un porte-avions est un moyen de projection des forces… pas de défense du territoire, hein !

Si c’est pour poursuivre une politique crypto-colonialiste, ce n’est peut-être pas nécessaire de sortir de l’Otan (engagement N°118), non ?

Cela prouve simplement que l’entourage de Marine est d’une incompétence crasse (pour ne pas dire pire…) ce qui n’est pas surprenant pour tous ceux qui ont côtoyé une seule fois une seule les joyeux lurons qui forment « les petits gars du Front »… Un beau ramassis d’abrutis, oui !

Bon, Marine va être présidente (c’est Hillary qui va l’avoir mauvaise !). Mais les alternatives n’étaient pas terribles non plus : Hamon (oh non, plus de socialistes, pitié !), Fillon (un type qui a osé promettre le plein emploi) ou Macron (un « m’as-tu-vu » comme je croyais que ça n’existait plus !)…Par charité aussi, on évitera d’évoquer le cas Mélanchon.

Les français et les anglais vu par Netflix, une comparaison… fracassante !

Prenons deux séries récentes sur Netflix qui sont significatives : « The Crown » et « Au service de la France« . Ces deux séries sont significatives de l’image des deux peuples, vis-à-vis des américains.

D’un côté, avec « The Crown », nous avons une production de haute volée, avec un casting impeccable, une bonne écriture et une réalisation soignée (avouons aussi que le budget est conséquent… ça aide !). Le résultat final est à la hauteur : digne est sûrement le mot qui convient le mieux.

De l’autre, nous avons « Au service de la France ». Là, pas besoin de développer, un seul mot suffit à tout résumer : franchouillard.

Eh bien, croyez-le ou non mais c’est ainsi que nous sommes vus, les uns et les autres : les anglais sont dignes, les français moins.

Bien entendu, c’est une généralisation absurde car les anglais peuvent aussi se comporter comme les pires des barbares.

D’un autre côté, les français aussi peuvent se montrer digne du plus grand respect… Un exemple :

Ou plus récent :

La racine du problème selon l’Odieux connard…

Le blog de l’Odieux connard est une bonne source, presque toujours. Et, cette fois, il a fait fort : à travers une petite illustration qu’il affectionne, il remet les choses en place.

Il point du doigt, fort justement, le niveau où nous sommes : tout en bas. Trump et compagnie ne sont pas le problème, ils ne sont qu’un symptôme du problème, nuance !

Allez, la démonstration en image :

Minorités bruyantes : les nouveaux fascistes !

Depuis quelques décennies, nous sommes submergés par des vagues successives de minorités bruyantes et revendicatives. J’emploie le terme « minorités bruyantes » à dessein, histoire de les opposer à la bien-connue « majorité silencieuse »… Or, dernièrement, nos minorités bruyantes ne se contentent plus de cela, d’être bruyantes, elles sont même devenues (progressivement, mais de façon de plus en plus évidente) carrément nos nouveaux fascistes.

Cela peut paraitre exagéré mais j’assume. Comme nos militants revendicateurs sont persuadés d’avoir raison et d’être du bon côté de l’évolution (voire même de l’Histoire pendant qu’on y est, par opposition aux réactionnaires qui eux, sont forcément des perdants, hein !), ils permettent donc de terroriser tout un chacun (pour le moment, seulement sur le plan intellectuel mais on sait que ça dérape vite quand on en est là). Mais c’est pas grave puisque c’est pour le bien de la société… C’est quand même bien la bonne conscience, n’est-ce pas ?

Allez, un exemple. Après les trop fameux LGBT (qui, soit dit en passant, n’en ont pas encore tout à fait terminé avec nous… Les premiers « nouveaux fascistes », ce sont bien eux !), nous avons affaire à une nouvelle sorte (très agressive) de militants écologistes : les pro-vegan radicaux (encore qu’il semble que les pro-vegan modérés reste encore à découvrir…).

Comme vous le savez sans doute déjà, les pro-vegan ne veulent pas simplement que nous ne mangions plus de viande mais il faut même bannir (une bonne fois pour toutes) tous les produits animaux (je répète pour que cela soit tout à fait clair : tous les produits animaux et ce définitivement). A la base, je suis plutôt d’accord : les habitants des pays riches consomment souvent trop de viande (en fait, bien trop de viande !) et c’est mauvais pour tout le monde. C’est mauvais pour la santé des consommateurs eux-mêmes, c’est mauvais pour la planète (voir, à ce sujet, l’excellent documentaire Cowspiracy) et c’est terrible pour les animaux que nous maltraitons largement dans ce processus ravageur.

« Mais en fait, t’es vachement d’accord avec eux, finalement » me direz-vous… Oui sur le fond, non sur la façon de « traiter le sujet ». Je pense que dire aux gens « mangez de la viande est criminel » n’est sûrement pas la bonne façon de faire changer les mentalités et encore moins les comportements.

Je suis désolé de constater que c’est toujours les plus radicaux, les plus agressifs et les plus détestables qui l’emportent dans ces mouvements. On se retrouve inévitablement dans des échanges d’insultes ce qui n’est certainement pas la bonne façon d’avancer.

Dans cette mouvance, on voit des trucs désolants comme cette jeune femme qui se fait insulter parce qu’elle annonce qu’elle arrête le véganisme (elle aurait mieux fait de garder cela pour elle) :

Je ne la connais pas et un simple coup d’oeil à sa chaine YouTube me fait comprendre que nous n’avons pas exactement les mêmes centres d’intérêts mais je ne vais pas la traiter de tous les noms pour autant !

Cette évolution radicale et fascisante me désole et me parait contre-productive. Mais les minorités bruyantes se moquent d’un appel à la raison et aux bonnes manières…

Féminisation ou infantilisation, quel est le vrai problème ?

Certains disent que notre décadence actuelle est due à la féminisation de la société. Mais une autre voix que je respecte dit autre chose : ce n’est pas due à la féminisation (qui elle pourrait être une bonne chose si les féminazi ne gâchaient pas tout…) mais bien plutôt à l’infantilisation croissante voulue par les médias. Abaissons le niveau, encore et toujours chantent-ils en coeur, nous contrôlerons plus facilement le troupeau…

Ah, si on m’avait dit un jour que je reprendrais un contenu publié par Europe1… ça aussi, c’est un signe certain de décadence !

Une bonne image vaut mille mots… Alors, je vous en offre deux !

La connaissance et la compétence sont les clés de notre monde, hier comme aujourd’hui et sûrement comme demain…

Allez, deux exemples (hilarants en plus !) pour illustrer cette profonde sagesse, en images svp.

Le personnage bedonnant de cette « illustration », c’est Flavio Briatore… Pas exactement Casanova ni Roméo, hein !

Cette image prête à sourire mais je trouve que c’est un bon résumé de la situation actuelle : comme les gens ne savent pas « lire », les dirigeants peuvent faire n’importe quoi… Et ils ne s’en privent pas !

Les promesses non-tenues du télétravail

Le télétravail devait révolutionner nos pratiques et nos habitudes. Aujourd’hui, force est de reconnaitre qu’il n’en a rien été ou si peu.

Non pas que les moyens ne soient pas disponibles ou pas assez efficaces. En la matière, on peut même affirmer que les promesses ont été tenues, pour une fois.

Bien entendu, il reste du chemin à parcourir, beaucoup de chemin et c’est toujours ainsi. Car on s’aperçoit en marchant que le but est finalement plus loin qu’évalué au départ. C’est normal et ce n’est là que se situe le problème pour une fois.

Le vrai problème réside plutôt dans notre incapacité à vraiment tirer profit des progrès technique. Combien de fois vous êtes-vous retrouvé dans une réunion à penser « tout cela aurait pu être fait en vidéo-conférence » ?

Mais non, les autoroutes et les aéroports sont toujours aussi saturés et c’est bien la preuve qu’on ne sait pas (ou si peu) profiter des possibilités du télétravail. Et il ne s’agit pas seulement des réticences des employeurs (qui vont toujours préférer exiger votre présence physique, ça rassure !) mais bien de tout le monde en fait. Souvent, les gens ne veulent tout simplement pas rester chez eux pour différentes (mauvaises) raisons. Genre, j’ai déjà mon conjoint sur le dos tout le week-end, je ne veux pas que cela continue pendant la semaine…

Donc, une fois de plus, on est encore englué dans la situation classique du progrès technique qui va bien plus vite que les mentalités humaine.

Après le mème Hitler, voici le mème Risitas

Un mème internet est un anglicisme (venant d’« Internet meme ») utilisé pour décrire un élément ou un phénomène repris et décliné en masse sur internet.

C’est une acception récente du terme mème, qui définit ce phénomène dans sa globalité. D’après l’Oxford English Dictionary, un « mème » est un élément d’une culture ou d’un ensemble de comportements qui se transmet d’un individu à l’autre par imitation ou par un quelconque autre moyen non-génétique… Merci Wikipédia.

Vous vous souvenez des parodies réalisées à partir de cet extrait de la chute où Hitler réalise que la guerre est perdue… à chaque fois, seuls les sous-titres sont changés pour illustrer la parodie. Et, à chaque fois, ça donne un résultat hilarant (sauf pour les Allemands qui eux ont du mal à comprendre ce que cela a de drôle…).

Ouais, j’avoue, j’ai triché, c’est pas avec cette séquence les parodies d’habitude, c’est plutôt avec celle qui suite mais celle-ci, avec Nabila (vous vous souvenez ?), je trouve ça trop drôle !

Eh bien Risitas est en train de prendre la même place qu’Adolf dans les grands mèmes sur YouTube. Vous ne connaissez pas Risitas ?

Pas de problème. Voilà la vidéo qui l’a rendu célèbre :

Lors de cette vidéo, Risitas nous explique comment Apple finalise ses nouveaux MacBook… Ah, d’accord… Depuis, Risitas est mis à toute les sauces, comme Hitler dans la chute quoi.

Voici la dernière en date, bien marrante sur les résultats des élections US (rappel : Trump a gagné alors que je me souviens encore du titre d’Euronews cet été : Trump ne pas gagner, c’est mathématiques !) :

Merci Euronews pour cette séquence de rigolade… Euh, je veux dire, merci Risitas !

La fin de l’abus de « bonne conscience » en vue ?

Allez, tout n’est pas si noir, y a même de l’espoir quelquefois : quand on touche le fond, on ne peut que rebondir, hein !

Après tout, même François Hollande a compris qu’il était temps de dégager… Heu, je m’égare là (la douleur t’égare, Thierry…).

Bref, où est donc cet espoir que tu nous fais miroiter ?

C’est simple, vous allez comprendre : après des décennies de tyrannie du politiquement correct et de la bonne conscience des Social Justice Warriors (les SJW qui se sont hélas multipliés dernièrement…), il semblerait qu’on soit enfin au bout de cette horrible tendance et que le balancier soit prêt à repartir dans l’autre sens…

Au XXème siècle, des SJW, il y en avait peu et c’était déjà trop. En gros, il fallait subir les sermons d’un BHL (le tartuffe principal) ou d’un Kouchner (le tartuffe secondaire)… Désagréable mais gérable.

Au XXIème siècle, la situation s’est franchement gâtée avec l’expansion d’Internet : toutes les féministes hystériques (ok, y a un peu redondance là, j’avoue…) et autres SJW pré-pubères s’en sont données à coeur-joie… Blogs, réseaux sociaux et YouTube… Bien entendu, vous voyez parfaitement ce que je veux dire, hélas.

Heureusement, tout ça, c’est finit !
Oui, une fois de plus, le Raptor Dissident vient à notre secours afin de mettre tous les SJW en PLS, une bonne fois pour toutes.

Alors, petite précision, cette vidéo n’est pas dans le chaine YouTube du Raptor parce que certaines ont été supprimées (par YouTube suite aux pleurnicheries de ces SJW…) et postées ailleurs par des fans (ben oui, faut bien que les trucs importants passent quand même).

Explication de la censure dans la vidéo suivante :

Les bons contenus de YouTube… Attention, y a du lourd !

Bon, avouons-le, on perd beaucoup de temps sur YouTube à regarder des conneries (ben oui, faut dire les choses comme elles sont, non ?). Allez, un exemple pour vous montrez que je parle d’expérience :

Alors là, c’est clair le « women drivers fail », c’est clairement mon préféré quand mon jeune fils me demande de regarder quelque chose sur « Yatub »… Mais bon, faut se tenir quand même, c’est un blog sérieux ici, hein !

Alors, je vais donc vous recommander des contenus sérieux (mais qui valent la peine d’y passer un peu de temps et même de s’instruire par la même occasion, ah mais !). Donc, on commence par « la philosophie, ça sert à rien et c’est ça qui est bien ! » de Yann Kerninon :

Yann Kerninon fait partie des « inconnus de YouTube » avec des scores ridicules (quelques milliers des vues sur ses vidéos, au mieux… on est clairement à des années-lumières des Youtubers les plus connus !) mais qui pourtant produit régulièrement des contenus fascinants et de qualité.

Si vous aimez la science, je vous conseille « DirtyBiology«  qui présente, explique, décortique avec talent et clarté les différents concepts scientifique :

Le big data, c’est pas que des colonnes de chiffres sans fin… C’est aussi des vidéos décapantes de « Data Gueule » !

Bon, on va finir par du lourd, du très lourd… Petites natures s’abstenir car voici le redoutable Raptor Dissident !

Avec le Raptor Dissident, on fait pas dans la dentelle : tous les tartuffes et les minables qui ferait mieux d’être discrets (mais qui, au contraire, n’hésitent pas à la ramener à tous propos…) sont mis direct en PLS (position latérale de sécurité… oui, moi aussi j’ai pas compris la première fois que j’ai lu/entendu « se faire mettre en PLS) !

Le Raptor Dissident est un phénomène récent sur YouTube mais on peut dire qu’il crève l’écran si j’ose dire !
On aime ou on déteste et, personnellement, j’adore !
Le Raptor nous venge une bonne fois pour toute de toutes ces sous-merde (oh, je commence à m’exprimer comme lui… ça doit être contagieux !) qui n’ont rien à dire mais qui, merci l’Internet, en profitent quand même pour ouvrir leur sales gueules (ah ouais, définitivement contagieux on dirait…). Regardez, écoutez et dégustez (dans tous les sens du terme !).

Allez, on se calme, on prend sa piqure, tout va bien, là… Ah ça, mais faut pas regarder des trucs aussi radicaux voyons !

 

Allez, encore quelques bonnes raisons de détester Noël !

Allez, je sais bien que vous êtes nombreux à détester Noël comme moi. Si vous n’êtes encore convaincu, lisez ceci => http://www.alain-lefebvre.com/allez-avouez-vous-aussi-vous-detestez-noel/

ironie

Je vous propose encore autre chose pour bien enfoncer le clou : Santaland Diaries.

C’est un récit assez connu aux USA qui nous vient du formidable David Sedaris. Je vous invite, vraiment, à écouter son journal ci-dessous : son expérience en tant qu’Elfe à Macy. Si vous comprenez l’anglais, il FAUT écouter cette histoire… ça, vraiment ça, c’est Noël… Triste.

 

Tant qu’à parler du futur, autant le faire avec intelligence…

En suivant ce lien http://nesaranews.blogspot.com/2016/11/good-read-glimpse-of-future-from.html, vous pourrez lire un article (tout en anglais…) plein de prévisions sur le futur technique qui se dessine en ce moment sous nos yeux… Un seul problème, c’est aussi bourré de conneries !

En matière de futur et surtout de future technique, c’est plus ou facile de dire le « quoi » mais déjà beaucoup plus difficile de dire le « quand »… Mais là, cet article nous assène des affirmations qui sont, souvent complètement erronées, tout simplement.

Un exemple :

Autonomous cars: In 2018 the first self driving cars will appear for the public. Around 2020, the complete industry will start to be disrupted.

Des voitures autonomes, dans deux ans, vraiment ?

On en est encore loin !

Certes, les démonstrations actuelles sont souvent impressionnantes (j’ai eu l’occasion d’essayer une Tesla cette année, y compris en mode « automatique »… bluffant mais valable seulement dans certaines conditions… qui ne représentent certainement pas 80% de votre usage !), mais il y a encore du chemin à faire, beaucoup de chemin à faire avant que 80% des usages courants soient couverts et il restera encore les 20%, les plus ardus. Donc, la disponibilité effective des voitures autonomes prendra encore dix ans, au minimum.

Mesure N°9 et N°10 : agences gouvernementales et universités (si j’étais président…)

Continuons le cours de notre énumération des « dix mesures si j’étais président », avec les deux dernières mesures :

9— Services publics
Les organisations et structures redondantes et inutiles sont supprimées. Une seule agence sanitaire de contrôle des médicaments et non deux par exemple.

10— Enseignement
Les universités sont le parent pauvre de l’enseignement supérieur depuis des décennies. On privatise les universités. Seules les meilleures vont subsister et les filières débiles et inutiles vont disparaître.

Commençons par les agences publiques. Il y en a beaucoup trop, tout d’abord. Ce n’est même pas moi qui le dit mais l’IGF !

Le rapport achevé par l’inspection générale des finances (IGF) en mars 2012, mais publié le 17 septembre 2012, recense 1244 agences au total (p. 1). Ce rapport démontre que les agences ont été un « point de fuite » budgétaire, et ont été utilisées pour contourner les restrictions budgétaires de l’État. Il dénonce par ailleurs leurs effectifs pléthoriques, l’absence de tutelle effective de l’État, s’interroge sur l’efficacité de certaines d’entre elles et sur la légitimité de la rémunération de leurs dirigeants. Dans ce cadre, il formule plusieurs recommandations visant à rationaliser l’usage des agences et à réaliser des économies.

Je m’attaquerais en particulier aux « agences de sécurité sanitaires« … En 2013, ces agences sont :

Vous ne trouvez pas que ça fait un peu beaucoup, surtout en regard de leur efficacité !
Noyautées par les lobbies, diffusant une propagande qui frise le ridicule (rappelez-vous l’affaire des coûteux vaccins pour le H1N1…), ces agences méritent un nettoyage qui est devenu plus que nécessaire.

Passons aux universités maintenant. Cela fait plus de quarante ans que celles-ci déclinent… Il serait peut-être temps de faire quelque chose, non ?

Là au moins, c’est simple : on privatise tous les établissements (oui, ça va faire pleurer les gauchistes, mais ces pauvres petits choux n’auront qu’à se plaindre au Raptor Dissident !). Du coup, seuls les plus valables vont trouver preneurs, on ferme les autres et voilà, problème réglé. Car, croyez-vous vraiment que la France ait besoin d’offrir des études « voies de garage » à des jeunes qui ne savent pas encore quoi faire de leur vie adulte ?

Vous voulez étudier une grosse connerie inutile et sans aucun débouché ?
Pas de problème, vous le faites à vos frais et tout le monde est content !

Mesure N°8 : police (si j’étais président…)

Continuons le cours de notre énumération des « dix mesures si j’étais président », avec la mesure concernant la Police… Celle-là au moins, elle est simple et simple à comprendre :

8— Police
La Gendarmerie est supprimée. Ses effectifs sont versés dans la Police nationale. La distribution des effectifs est revue : moins en zone rurale et plus en zone urbaine.

La première terrible vérité c’est que les Gendarmes ne sont pas là pour le bien du public; ils sont présents dans leurs casernes partout en France pour nous surveiller et nous maintenir au pas. Car, rappelons qu’il s’agit d’une armée de l’intérieur dont la mission principale est d’abord et avant tout de prévenir tout mouvement de révolte qui viendrait de la “populace”, comme au moyen âge où l’on nettoyait dans le sang la moindre jacquerie.

Bon, comme les communistes ont renoncé au “grand soir”, il ne reste plus beaucoup de révolutions à endiguer et nos “chers” pandores se  contentent donc de verbaliser les excès de vitesse au bord de la route. C’est plus rentable et c’est moins risqué que de vraiment maintenir l’ordre là où il serait nécessaire d’intervenir…

Il y aurait pourtant un domaine où les Gendarmes pourraient être utiles et serviraient vraiment la société plutôt que de faire les zouaves sur les bords des routes (mais seulement là où on peut piéger facilement le contribuable motorisé, pas là où c’est vraiment dangereux). Je veux parler des zones de  “non-droit” où plus personne (médecins, pompiers, etc.) ne veut aller. Pourquoi ne sont-elles pas investies par les forces de la Gendarmerie ?

Mais non, les Gendarmes ont compris qu’il valait mieux coller à l’esprit du temps et laisser tranquille les plus violents pour ne s’en prendre qu’aux plus dociles. C’est ainsi qu’on a vu les Gendarmes, qui pour une fois étaient sur le lieu du délit et dans les temps, laisser tranquillement les chasseurs de palombes pratiquer leur massacre habituel alors que la Loi l’interdit. Mais les chasseurs sont armés eux aussi, ça fait réfléchir !

La seconde terrible vérité, c’est cette nouvelle version de la “loi du plus fort” qui est encouragée aujourd’hui par les institutions de notre société : soyez violent et on vous laissera tranquille ou soyez nuisible et on vous donnera satisfaction. Ce n’est pas exactement la vision que j’avais de l’état de droit…

Bref, la Gendarmerie a prouvé mainte fois qu’elle ne servait pas nos intérêts, donc, on la supprime et on la fusionne avec la Police, ça sera plus simple et plus clair pour tout le monde. On en profite aussi pour redistribuer les effectifs : plus en zones urbaines (où ils sont nécessaires et moins en zones rurales (où ils ne servent à rien ou presque mais où c’est plus tranquille, pas fous !).

Mesure N°7 : la Justice (si j’étais président…)

Continuons le cours de notre énumération des « dix mesures si j’étais président », avec la mesure concernant la Justice… Ah, voilà un sujet polémique, voilà un sujet qui enflamme !

7— Justice
Les prisons sont vidées et supprimées. Les peines lourdes (plus de trois ans d’emprisonnement) sont envoyées en Guyane dans un périmètre spécial. Les peines légères sont assignées à résidence avec bracelet électronique (avec localisation GPS et camisole chimique si nécessaire) pour la nuit, aux travaux d’intérêts généraux pour la journée. Les détenus vont servir à quelque chose : nos espaces seront propres désormais.

Alors, tout d’abord, un constat : la Justice fonctionne mal, elle est lente (pas bien, mais on est habitué…), elle laisse passer beaucoup de choses (ah ça, par contre, pas bien du tout !) et, enfin, la situation de la population carcérale est tout sauf satisfaisante.

Alors que la proportion de nos concitoyens emprisonnés est faible par rapport à notre population globale (au contraire des USA, par exemple, où la part de la population carcérale frôle 1% de la population totale !), nous n’arrivons pas à les héberger correctement puisque, de façon systématique, le nombre d’incarcérés dépasse la capacité d’hébergement (58 587 places pour 68 253 personnes écrouées, au 1er septembre 2016).

La solution est-elle de construire plus de prisons ?
De privatiser ce secteur afin que ce soit des sociétés qui gèrent le problème (comme, en partie, aux USA justement, avec tous les effets pervers qu’on a pu constater depuis cette innovation brillamment mise en place par l’administration Reagan !) ?

Non et non, certainement pas. Vous me connaissez, je propose quelque chose de plus radical !

1) On supprime les prisons et on s’appuie bien plus sur le concept de « personnes suivies en milieu ouvert » comme le dit si bien notre ministère de la Justice actuel. Cela veut dire le recours (massif !) aux bracelets électroniques et, oui, à la camisole chimique pour certains cas. Mais ça, c’est seulement pour les délits mineurs, ceux qui auraient écopé d’une peine de prison de moins de trois ans. Et pour les autres alors ?

2) Pour les autres, c’est direct la Guyane !
Ah, tu vas restaurer le bagne ?
Pas exactement, je pense à un truc encore plus radical encore !

Le « périmètre spécial » auquel je pense ferait dix kilomètres carré, entouré de grillages électrifiés et gardé par la Légion qui aurait ordre de tirer à vue. Les types envoyés là devraient se débrouiller pour survivre pendant la durée de leur peine. Si ce n’est pas le cas, eh ben tant pis, fallait pas déconner et se faire choper les gars. Je pense que ça serait assez dissuasif en fait et assez économique au final. Et, actuellement, ça ne concernerait que 40% des condamnés.

Pour celles et ceux qui ne savent pas l’état de déliquescence de notre système pénal, je renvoie vers cette étude : La délinquance de 1975 à 2000, évolutions des chiffres et des concepts.
Par Sebastian Roché, chargé de recherche au CNRS, CERAT-Grenoble,secrétaire général de la société européenne de criminologie.

Bien sûr, ça date un peu, mais un coup de sondage rapide montre que ça ne s’est pas vraiment arrangé (effet Taubira ? Un peu, oui !). Pour les pressés, j’en ai fait un résumé succinct ci-dessous :

La meilleure explication de l’augmentation de la délinquance tient en un constat simple : la  facilité grandissante, pour les délinquants, d’accomplir des méfaits et la faiblesse de la réaction de la société et des institutions pénale.

L’augmentation de la délinquance n’est pas un phénomène récent. Elle a crû considérablement depuis 1960, et les agressions, elles, ont décollé depuis 1985.

L’explication ne saurait être celle d’un meilleur enregistrement des faits par la police de proximité du fait des réformes : la comparaison de deux enquêtes nationales sur les  victimes montre que le taux de plaintes des particuliers pour agression baisse entre 1985 et 1995.

Si les délits ont à ce point augmenté, c’est que les délinquants ont de moins en moins de risques d’être pris…

Face à cette vague délinquante, comment le système pénal réagit-il ?

La vérité est qu’il réagit peu ou pas du tout. Et que son efficacité est déclinante au moment où l’on en aurait le plus besoin. La plupart de ses forces sont localisées dans les départements où les délits sont le moins nombreux.

De plus, les taux d’élucidation des délits chutent. Suite de l’extrait :

Les taux d’élucidation varient énormément suivant la nature des actes : plus de 80 % des meurtres sont élucidés, contre à peine plus de 10 % des cambriolages. Cependant, des tendances lourdes sont facilement décelables : en moyenne, les taux d’élucidation en France sont passés de 51 % en 1950 à 27,5 % en 2000.

Le risque pris par le délinquant a presque été divisé  par deux. Au total, le risque réel d’être pris est d’environ 23% pour les atteintes aux personnes et il est seulement de 6% pour les vols.

Que le taux d’élucidation soit faible n’est pas le plus grave, car la situation se dégrade encore dans la suite du système…

En moyenne, au cours des années 90, la justice a classé sans suite de 77 à 78% des affaires portées à sa connaissance. Seules un peu plus de 20% d’entre elles ont été traitées.

Pourquoi la justice reste-t-elle inerte si souvent ?

Il peut s’agir d’une question de procédure (la police n’a pas réuni les éléments suffisants), d’une volonté du magistrat de « laisser prescrire » (c’est souvent le cas pour les mineurs).

Mais, surtout, cette inefficacité est due à la saturation du système pénal. Ce qui dicte le comportement du juge, ce sont les ressources dont le système dispose. Concrètement, dans les tribunaux des grandes agglomérations, le vol est dépénalisé : on ne traite plus les vols d’un montant inférieur à 100, voire à 250 euros.

Et même lorsque la justice donne une réponse, celle-ci n’est pas nécessairement exécutée. D’après les chiffres publiés par le ministère de la Justice lui-même, 37% des peines de prison, 52% des peines d’emprisonnement avec sursis total et mise à l’épreuve et 43% des travaux d’intérêt général ne sont pas exécutés.

Et l’étude se conclut sur ces tristes et édifiantes questions : à quoi sert d’élucider les délits si une large part des affaires sont classées ?

À quoi sert de dépenser de l’énergie pour juger quelqu’un si, au bout du compte, on ne peut faire exécuter le jugement ?

Oui, en effet, on peut légitimement se demander à quoi sert un système pénal aussi peu efficace, aussi peu dissuasif avec une police dépassée, des tribunaux engorgés et des prisons saturées. En gros, on se retrouve dans la situation où les délinquants sont de moins en moins souvent arrêtés, quand ils sont arrêtés, ils ne sont pas jugés et quand ils sont jugés, ils ne sont pas emprisonnés…

On est bien loin de “l’impunité zéro” chère à notre cher-président-sauveur-de-la-république (Chirac à l’époque où j’écrivais ces lignes…), on est plutôt proche de la “sanction zéro” !

Mais comment en est-on arrivé là ?

Pourquoi notre système pénal est-il dans un tel état ?

Imaginez un opérateur de téléphonie mobile qui installe ses magasins et ses meilleurs vendeurs dans les zones rurales tout en sachant que ses relais et ses clients se trouvent dans les villes. Que penserait-on ?

Qu’il cherche à aller à la faillite.

C’est exactement ce que fait le système pénal. Les causes du dysfonctionnement du système pénal sont nombreuses et connues. Le mystère est donc qu’elles perdurent. Comment l’expliquer ?

D’abord, l’insuffisante évolution de la carte policière et de la carte judiciaire.

La répartition des forces publiques dans la France urbaine du début du 21ème siècle date d’il y a 50 ans. Elle est organisée pour un pays encore largement rural à l’époque. Or, la population a augmenté de moitié depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et surtout l’urbanisation n’a pas cessé au point que les villes avalent les campagnes environnantes.

La principale modification de la carte judiciaire, en un siècle, aura été en 1958 la suppression de plusieurs milliers d’établissements – les justices de paix et les tribunaux cantonaux – et des tribunaux de première instance. Bref, on  a détruit la justice de proximité. En regard, la création de quelques poignées de maison de justice et du droit ces dernières années ne sont rien.

Bref, on est face à un système qui est en bout de course, parce que figé sur des données qui n’ont plus cours…

Et pourquoi ne fait-on rien pour changer cela ?

Pour des raisons idéologiques d’abord : il y a une vingtaine d’années, la gauche voyait dans la police un outil d’oppression au service du capitalisme, et, en  conséquence, ne percevait pas l’urgence de sa présence dans les villes et les quartiers populaires.

Corporatistes ensuite : les élus locaux ruraux craignent toute rationalisation qui ferait partir des emplois de policiers ou gendarmes et contribuerait à désertifier leurs campagnes. Ils forment un lobby très puissant.

Mesure N°6 : défense (si j’étais président…)

Reprenons le cours de notre énumération des « dix mesures si j’étais président » (j’ai été un peu occupé ces dernières semaines…).

6— Défense
La France doit-elle se doter de moyens de projection pour pouvoir intervenir comme une puissance coloniale qu’elle n’est plus ?
Non. Plus de porte-avions couteux et fragiles du coup. Notre effort de défense est concentré sur la protection du territoire. C’est tout et c’est déjà beaucoup. Du coup, forcément, on se retire aussi de l’OTAN…

Parlons sérieusement. Trump parle de faire payer les pays qui profitent du « parapluie » de l’OTAN… ça tombe bien, on va en profiter pour en sortir justement !

Car ce « parapluie » n’est déjà pas gratuit. Si nous avions des soldats français qui se battent actuellement en Afghanistan (voir à https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_fran%C3%A7aises_en_Afghanistan), c’était « grâce » à l’OTAN… Moi qui croyais que cette organisation devait juste servir à nous protéger des Russes, m’aurait-on menti quelque part ?

Le drapeau de l’OTAN pour ceux qui débarquent…

Que l’OTAN serve les visées impérialistes des Américains, je n’ai rien contre, du moment que je ne suis pas obligé d’y contribuer… Soyons sérieux pour une fois et admettons l’évidence : nous ne sommes plus une grande puissance mondiale et nous ne sommes plus (non plus) une puissance coloniale. Donc, ajustons nos moyens de défense à notre statut réel, pas à notre statut imaginaire…

Devons-nous défendre notre territoire ?
Absolument !
Devons-nous attendre que d’autres le fassent pour nous (façon OTAN avec son agenda qui peut surprendre…) ?
Absolument pas !

Donc, on fait ce qu’il faut : on donne les vrais moyens à notre armée, on se dote d’une vraie infrastructure de renseignements (sans laquelle l’armée est sourde et aveugle) et on compte sur nous-mêmes, comme les Suisses (qui le font fort bien soit dit en passant).

Pas d’attentat chez les Suisses, pas de drame, pas de visée inconsidérée, rien que du concret et du raisonnable. Le bon exemple n’est pas loin, il suffit de s’en inspirer.

Une courte fable : le jeune homme et la montre

J’aime bien aborder tous les genres littéraires et voilà que j’ai eu l’occasion, dernièrement, d’imaginer cette courte fable… Aussitôt imaginé, aussitôt rédigé !

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Un jour, un homme donna à une montre à son fils.

« Je n’en veux plus » lui dit-il, « peut-être pourras-tu en faire quelque chose, si elle te plaît. »

Le fils était ravi de ce cadeau, car la montre lui plaisait beaucoup. Elle était moderne, très design, très belle en fait.

Il porta donc cette montre avec fierté et plaisir pendant des années. Mais, bien sûr, l’usure du temps fit son œuvre et le bracelet s’avéra être fragile. Voilà le fils avec sa belle montre au rebu, le bracelet cassé. Il alla à la ville afin de faire réparer l’objet chéri. Mais, hélas, aucun bijoutier n’était capable de remettre en état ce bracelet qui n’avait pourtant rien de particulier.

Le fils tempêta et se plaignit amèrement de tant d’incompétence des gens du métier : eh quoi, s’ils ne peuvent prendre soin d’un objet aussi simple, ils ne servent à rien !

Le père lui dit : tu peux continuer à te plaindre ou tu peux essayer de faire quelque chose par toi-même puisque ces gens en sont incapables. Le père suggéra de séparer le bracelet du boitier afin de pouvoir lui trouver un remplacement. Avec l’aide de tout petit tournevis, cela fut fait rapidement. Peu après, le père partit en voyage et le fils dut se débrouiller seul.

Il finit par trouver une partie de la solution : un cordonnier habile répara promptement le bracelet. Il suffisait de le remettre en place et la montre pourrait alors retrouver le poignet du jeune homme.

Celui-ci retrouva les petits tournevis et se mit à l’ouvrage, seul, sans l’aide habituel du père. Il parvint à remonter le tout, mais, horreur, la montre était à l’envers. Il ne se découragea pas et recommença.

Finalement, la montre retrouva son bracelet et sa bonne place.

montre

Le fils était très content et très fier d’avoir abouti. Il envoya une photo au père de la montre de nouveau à son poignet. Le père, tout aussi fier, lui dit ceci : cette fois, cette montre est bien la tienne, car tu y as investi du temps et des efforts dans cet objet. L’argent ne suffit pas. En fait, il ne suffit jamais. Pour que les choses nous appartiennent vraiment, pour de bon, il faut toujours y mettre un peu du sien.

Tu verras qu’il en est de même pour beaucoup de choses. Cette montre t’a enseigné une leçon utile. Penses-y la prochaine fois que tu seras confronté à l’adversité, quelle que soit sa forme.

La leçon de l’élection de Trump : instituts de sondage = agences de notation !

C’est toujours agréable d’avoir raison, surtout bien avant le moment de vérité et contre l’avis de (presque) tout le monde !

Oui, j’avais prévu l’élection de Trump (voir cet article) et j’ai même parié avec un ami (US) là-dessus. Mais je n’en tire aucune gloire car il m’arrive aussi de me tromper lourdement (alors que j’avais bien pronostiqué la réélection d’Obama en 2012, j’ai cru et annoncé que Sarkozy allait faire de même…).

Bref, la leçon du jour, c’est plutôt que les instituts de sondage se sont encore lourdement plantés : après le brexit, Trump !
Cela commence à faire beaucoup et l’image de ces instituts rejoint désormais celle des agences de notation (vous vous souvenez des AAA des banques américaines avant 2008 ?), au moins dans l’esprit du public américain…

Et en France, cela va-t-il faire pareil ?
Va-t-on vers un triomphe inattendu de Marine Le Pen ?

En tout cas, le facteur décisif aux USA a été le rejet des politiciens traditionnels, un élément pas assez perçu par l’establishment et c’est ce qui a causé sa perte. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est sans doute ce dont nous avons besoin, nous aussi…

Deux héros méconnus (ou, au moins, pas assez connus) du XXème siécle

On va faire une petite pause dans l’énumération de mes dix mesures car je suis en train de lire un (petit) livre sur l’ONU… Et comme, justement, une de mes mesures concerne l’ONU, autant attendre un peu sur ce point, non ?

En attendant, je voudrais évoquer deux héros du XXème siècle dont on ne parle pas assez, selon moi : Guy Debord et Richard Feynman. Pas de lien entre les deux : le premier était un philosophe ou, au moins, un penseur (situationniste) alors que le second était un (brillant) physicien. Rien à voir donc sinon l’époque.

Guy Debord est surtout connu pour son livre : la société du spectacle. Cet ouvrage majeur est le meilleur livre qu’on ait écrit jusqu’ici sur la société moderne. Debord avait tout compris avant les autres et en profondeur. Vingt ans après ce livre, Debord récidive avec « Commentaires sur la société du spectacle » un peu plus abordable que l’original. Il faut le dire, Debord n’est pas très « accessible » et ne fait aucun effort dans ce sens. Pire, il aime bien être hermétique comme le démontre son documentaire « La société du spectacle » qui n’est carrément pas regardable (et là, vous pouvez me croire sur parole !).

Heureuseument, Yann Kerninon nous propose cette excellente vidéo qui fait une bonne synthèse des concepts de « la société du spectacle ». Ne vous formalisez pas des 30 premières secondes, c’est Kerninon qui tente de faire de l’humour…

Merci Yann.

Voyons maintenant le cas de Feynman. Bien moins connu qu’Einstein, c’est pourtant un type considérable dans l’Histoire moderne de la science car, en dehors des ses contibutions (très importantes mais difficiles à saisir…) à la physique quantique, ce Monsieur est à l’origine de la nanotechnologie et des ordinateurs quantiques (sans doute l’avenir technique de l’informatique), rien que cela !

C’est lui qui imagina les nanotechnologies le tout premier (en 1959 !) avec une conférence restée célèbre : There is Plenty of Room at the Bottom (« Il y a plein de place au fond »).

Un savant sympathique à découvrir séance tenante moi je dis :

Merci Richard.

Mesure N°4 : médias (si j’étais président…)

Continuons notre revue de détails de mes dix mesures… Aujourd’hui, les médias.

4— Médias
à quoi servent les médias dits de service public ? À rien !
France Télévisions et Radio France sont privatisés. Ça ne changera rien à l’offre de contenus et ça sera plus cohérent. La redevance audiovisuelle est supprimée pour les mêmes raisons.

Privatiser Radio France et France Télévisions est, aujourd’hui, la seule chose logique à faire puisque ces organisations n’essayent même plus de faire semblant d’être différentes. Le trop fameux « mieux-disant culturel » et la non moins fameuse « exception culturelle française » ne sont plus aujourd’hui que des notions vides de sens qui laissent un goût amer à tous ceux qui ont entendu ces promesses creuses pendant trop longtemps.

De plus, quand on voit à quel niveau de bêtise et de beauferie sont tombées ces chaines « populaires », ce sera une punition bienvenue. Même France Culture ne ressemble plus à rien de nos jours. C’est le dernier média où le freudisme peut s’exprimer sans être aussitôt étouffé par le ridicule. Là aussi, la punition sera justifiée.

Mesure N°3 : santé (si j’étais président…)

Hier, j’ai loupé l’occasion d’arriver à publier un article sur mes dix mesures chaque jour… Pas grave, on continue aujourd’hui !

3— Santé
On consomme beaucoup trop de médicaments en France (surtout quand on compare à nos voisins…) !
Les médicaments inutiles, inefficaces et dangereux se voient retirer leur AMM et, pour les autres, seuls ceux qui n’ont pas de génériques alternatifs sont encore remboursés.

Il suffit de lire le livre Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux de Philippe EVEN et Bernard DEBRÉ pour se rendre compte qu’on marche sur la tête en France, sur ce sujet !

Cet abus de médicaments est non-seulement dangereux mais, en plus, il nous coûte très cher… En dehors de remplir les poches de « big pharma », je ne vois pas l’intérêt de continuer dans cette voie.

Bien entendu, le lobby de la mine d’or des médicaments s’est crispé lors de la publication de ce livre vérité :

Dans leur livre, ils étaient loin d’être tendre avec leurs collègues. Et c’est ce qui leur a porté préjudice. Deux ans après la publication du controversé « Guide des 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », les médecins Philippe Even et Bernard Debré ont été sanctionnés par l’Ordre des médecins. Une décision à laquelle ils ne s’attendaient pas : un an d’interdiction d’exercer la médecine dont six mois avec sursis. Une sanction à portée symbolique, puisque les deux auteurs n’exercent plus.

Source : http://www.lci.fr/sante/bernard-debre-et-philippe-even-interdits-dexercer-la-medecine-pour-leur-guide-des-medicaments-1545784.html