Les paradis fiscaux dans le monde merveilleux du RSI !

Ah, le RSI !

Tous ceux qui ont eu le bonheur de s’y frotter (c’est ironique, bien entendu…) reconnaitrons avec moi qu’il s’agit d’une institution utile et respectable, n’est-ce pas ?

Comment pourrait-il en être autrement pour ce régime de protection sociale, obligatoire et monopolistique ?

Eh bien, Mediapart nous dresse un autre tableau avec « Paradis fiscaux: comment le RSI s’y enrichit avec l’argent des entrepreneurs ! » où il est question de paradis fiscaux… Oui, vous avez bien lu !

Le monde est merveilleux… le RSI met parfois des entrepreneurs en faillite pour récupérer un argent qui sert à financer des entreprises tout à fait en rapport avec l’objet social du régime. Comme on le voit.

Comment s’étonner que la patience des citoyens soit à bout avec des « exemples » pareils ?

Le syndrome du feu d’artifice… sachez voir les vraies tendances !

Lors d’une discussion récente avec un ami (français, via Skype), celui-ci se lamentait sur l’état du monde : tu te rends compte, Trump est un malade, c’est inquiétant !
Et en France, c’est pareil, ces élections sont mal barrées… et ainsi de suite.

J’ai tenté de le rassurer, mais je dois dire que son attitude m’a interpelé : mon ami est intelligent (très même, sinon, il ne serait pas de mes amis…) et pourtant, il est victime, lui aussi, de ce que j’appelle le syndrome du feu d’artifice… Explications : les nouvelles dont vous abreuvent les médias jour après jour sont comme des feux d’artifice… Spectaculaires, captivants, mais, en fait, pas très significatifs. Car une fois la fumée dispersée que reste-t-il ?

Rien. Eh bien le flux des « actualités », c’est pareil : une fois la fumée dissipée, il ne reste rien de significatif… J’ai mis ce dernier mot en gras pour bien appuyer son importance.

En effet, des tendances significatives, il y en a peu et les médias n’en parlent presque pas. Ou, quand ils le font, c’est avec des analyses erronées, car les journalistes sont rarement compétents dans ces matières. Donc, pendant qu’on vous occupait avec la crise en Ukraine ou le « printemps arabe », la vraie tendance de ces dernières années, ça a été la baisse continue et durable du prix du pétrole, point.

Conséquences multiples :

  • les USA, de nouveau autonomes, se sont détachés de leur fixation sur le Moyen-Orient (en admettant finalement que l’Iran était bien la puissance régionale de ce coin-là…),
  • le Venezuela est entré lui dans une « spirale de la mort », voilà un pays ruiné et ravagé par la violence urbaine (et, vous avez remarqué, voilà une vraie crise dont nos médias ne parlent quasiment jamais !),
  • Cuba a perdu le Venezuela (comme allié et comme source de financement) et a été obligé de tendre la main aux USA,
  • les USA ont continué à mettre le boxon au Moyen-Orient parce que c’est ce que veut Israël (mais avec moins d’enthousiasme et moins d’application qu’au temps de Bush tout de même…), pas pour le pétrole qui les intéresse moins désormais,
  • enfin, la Russie de Poutine est entrée dans une crise économique sévère qui l’a empêché de réagir avec toute l’agressivité voulue à la crise ukrainienne…

Bref, voilà quelle était la vraie tendance et voilà quelles en ont été les principales conséquences. Bon, je vous vois venir, vous allez me dire « ben, si t’es si fort, pourquoi tu ne nous annonces pas la prochaine tendance si-gni-fi-ca-tive, hein, puisque t’es si fort ! »… Mais volontiers, suffit de demander !

La tendance actuelle, c’est « l’atterrissage économique » de la Chine : terminée la croissance stratosphérique, les choses vont redevenir « normale », y compris pour nos amis chinois. Une preuve ?
La voilà :

Cette vidéo vient du Wall Street Journal (une très bonne source quand on n’a pas l’esprit borné et des oeillères à la française !). Elle nous montre l’état actuel des chantiers navals chinois : à l’arrêt ou à 25% de leur capacité… C’est pas un signe ça ?
C’est pas une tendance, ça ?

Donc, les conséquences à venir seront basées sur le rééquilibrage qui est en train de se jouer entre les acteurs. Et ce rééquilibrage explique à lui seul pourquoi les Américains sont passés en mode panique : avant, c’était cool, on pouvait commander ce qu’on voulait aux « chinetoques » et ces « bridés » nous achetaient notre dette en plus (sénateur américain expliquant les années Obama) !
Mais là, ça va plus le faire… Ils ont plus les mêmes moyens et va donc falloir se débrouiller autrement pour maintenir notre
way of life (c’est-à-dire dépenser sans compte et faire n’importe quoi avec à côté…).
Dans les années 90, c’étaient les Japonais qui nous avaient fait le coup… Là, c’est au tour des Chinois… Ah, on peut pas compter sur ces « faces de citron », j’vous l’dis, moi (c’est le sénateur qui emploi ces termes, pas moi !).

Bref, vous l’aurez compris : ne vous laissez pas captiver par les feux d’artifice, comprenez les vraies tendances et réfléchissez à partir de celles-ci, point.

Marine présidente ? Oui, mais…

En août 2016, Euronews nous avait déjà régalé d’un « Pourquoi Trump ne peut pas gagner : c’est mathématique« … Par charité, on ne suggéra pas à l’auteur de cet article de réviser ses maths, hein !

Aujourd’hui, c’est The Gardian qui se lance dans ce genre d’expertise hasardeuse : There will be no President Le Pen… Désolé pour The Gardian mais Marine va tout de même être présidente. Ceci dit, c’est pas une bonne nouvelle.

Pour s’en convaincre, il suffit de lire ses 144 propositions… Je l’ai fait et en voilà deux perles significatives (entre autres, il y en a sûrement d’autres !) :

  1. Pour maintenir, moderniser et sécuriser la filière nucléaire française, engager le Grand Carénage, et garder le contrôle de l’État sur EDF, en lui redonnant une véritable mission de service public. Refuser la fermeture de la centrale de Fessenheim (engagement N°134).
  2. Un second porte-avions baptisé « Richelieu », indispensable à la permanence à la mer de notre groupe aéronaval (engagement N°121).

En maintenant le choix du nucléaire, Marine fait le choix gagnant : ça va faire plaisir aux nucléocrates (nombreux et puissants dans notre bon pays), ça mange pas de pain (on s’en fiche des écolos, peu nombreux et plutôt branquignoles…) et ça peut rapporter gros (car s’opposer au nucléaire en France est un choix suicidaire vis-à-vis du système…). Bien vu.

Pour ce qui est du porte-avions, encore un choix débile mais qui fait plaisir au plus cons de ceux qui tiennent les manettes. Là encore, bien vu, le système sera content.

La vérité apparait clairement avec ces deux « engagements » : plutôt qu’être une candidate anti-système, Marine donne des gages pour plaire au système, nuance !

Inutile d’épiloguer sur le nucléaire (j’en ai déjà parlé ici), précisons simplement qu’un porte-avions est un moyen de projection des forces… pas de défense du territoire, hein !

Si c’est pour poursuivre une politique crypto-colonialiste, ce n’est peut-être pas nécessaire de sortir de l’Otan (engagement N°118), non ?

Cela prouve simplement que l’entourage de Marine est d’une incompétence crasse (pour ne pas dire pire…) ce qui n’est pas surprenant pour tous ceux qui ont côtoyé une seule fois une seule les joyeux lurons qui forment « les petits gars du Front »… Un beau ramassis d’abrutis, oui !

Bon, Marine va être présidente (c’est Hillary qui va l’avoir mauvaise !). Mais les alternatives n’étaient pas terribles non plus : Hamon (oh non, plus de socialistes, pitié !), Fillon (un type qui a osé promettre le plein emploi) ou Macron (un « m’as-tu-vu » comme je croyais que ça n’existait plus !)…Par charité aussi, on évitera d’évoquer le cas Mélanchon.

Les français et les anglais vu par Netflix, une comparaison… fracassante !

Prenons deux séries récentes sur Netflix qui sont significatives : « The Crown » et « Au service de la France« . Ces deux séries sont significatives de l’image des deux peuples, vis-à-vis des américains.

D’un côté, avec « The Crown », nous avons une production de haute volée, avec un casting impeccable, une bonne écriture et une réalisation soignée (avouons aussi que le budget est conséquent… ça aide !). Le résultat final est à la hauteur : digne est sûrement le mot qui convient le mieux.

De l’autre, nous avons « Au service de la France ». Là, pas besoin de développer, un seul mot suffit à tout résumer : franchouillard.

Eh bien, croyez-le ou non mais c’est ainsi que nous sommes vus, les uns et les autres : les anglais sont dignes, les français moins.

Bien entendu, c’est une généralisation absurde car les anglais peuvent aussi se comporter comme les pires des barbares.

D’un autre côté, les français aussi peuvent se montrer digne du plus grand respect… Un exemple :

Ou plus récent :

La racine du problème selon l’Odieux connard…

Le blog de l’Odieux connard est une bonne source, presque toujours. Et, cette fois, il a fait fort : à travers une petite illustration qu’il affectionne, il remet les choses en place.

Il point du doigt, fort justement, le niveau où nous sommes : tout en bas. Trump et compagnie ne sont pas le problème, ils ne sont qu’un symptôme du problème, nuance !

Allez, la démonstration en image :

Un extrait de « La malédiction des champions du monde de F1 »

Dernièrement, j’ai publié la seconde édition de mon livre sur les champions de F1, la 3ème édition pour être précis. Aujourd’hui, je vous propose un extrait de cet ouvrage : le chapitre concernant Nico Rosberg. Ce dernier est très important car ce n’est pas seulement le dernier champion du monde en date mais c’est aussi celui qui fut assez intelligent pour briser (enfin !) la malédiction !

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Nico Rosberg, l’élu

Quel meilleur moyen de conclure cette galerie de champions qu’avec Nico Rosberg ?

Le voilà enfin, le pilote capable de briser cette malédiction en se retirant en pleine gloire, sans drame, sans aucune tâche sur sa trajectoire, le champion parfait. Le seul qui soit assez intelligent pour être capable de le faire, sans hésiter, sans avoir à le regretter.

Et pourtant, rien ne permettait de penser que Nico Rosberg allait être notre élu. Certes, il était le fils du champion du monde 1982 et ça, incontestablement, ça aide à débuter dans ce milieu. Débuter favorablement, c’est déjà beaucoup, mais cela ne suffit jamais à assurer une carrière, loin s’en faut. Surtout en F1, vous n’y restez que si vous le méritez, point.

Donc, Rosberg gravit les échelons sans provoquer d’enthousiasme, un peu à la façon de Lauda. Une fois en F1, il commence par s’incruster au sein de l’écurie Williams. Il y reste quatre saisons avec des performances honnêtes, mais, encore une fois, rien d’extraordinaire (pas un seul podium, mais la voiture aux performances modestes ne le permet sans doute pas).

En 2010, il arrive chez Mercedes avec Micheal Schumacher comme équipier. L’équipe n’est pas encore au top, mais Nico se défend bien (trois podiums) puisqu’il termine la saison devant son illustre ainé et avec le double de points !

Rosberg sur l’horrible Mercedes de la saison 2012… Avec le temps, les F1 sont devenues de plus en plus grotesques !

C’est lors de la saison 2012 qu’il gagne enfin un Grand Prix en Chine. En 2013, il doit faire équipe avec Lewis Hamilton puisque Schumacher a enfin pris sa retraite définitive. Face à ce nouveau défi, il est de nouveau à la hauteur puisqu’il gagne deux manches du championnat (dont le très recherché Grand Prix de Monaco) et quelques podiums.

La saison 2014 commence bien avec une victoire en Australie et une autre à Monaco. Toute cette saison est ponctuée par le duel serré qu’il mène avec Lewis Hamilton, son équipier. Mais c’est ce dernier qui est titré en fin de saison : Rosberg aura eu largement sa part de problèmes techniques aux plus mauvais moments…

La saison 2015 est moins satisfaisante, car Lewis n’a même pas besoin d’attendre le dernier Grand Prix pour être de nouveau titré. Mais Nico termine la saison sur un rythme élevé : il gagne les deux dernières épreuves de la saison. Cela augure bien pour 2016… Et, effectivement, il démarre bien la saison 2016 en gagnant les quatre premiers Grands Prix !

Puis Hamilton se reprend et Rosberg est victime de divers problèmes. Cette alternance de crises et de bonne série sera l’histoire de cette saison. Hamilton est porté par une série de victoires à la fin de l’année, mais Rosberg gère son avance comme il faut et triomphe de la pression, de l’enjeu et des manoeuvres de son équipier avec une grande maitrise… Il annonce sa retraite dans la foulée à la surprise générale !

Par ce geste unique, Rosberg se met définitivement à part de l’élite des champions du monde : c’est le premier et le seul à avoir compris ce qu’il fallait faire et à être capable de le faire, sans faiblir, pile au bon moment.

Il tourne le dos à l’argent et à une gloire éphémère pour entrer dans la légende par la grande porte… Respect.

Minorités bruyantes : les nouveaux fascistes !

Depuis quelques décennies, nous sommes submergés par des vagues successives de minorités bruyantes et revendicatives. J’emploie le terme « minorités bruyantes » à dessein, histoire de les opposer à la bien-connue « majorité silencieuse »… Or, dernièrement, nos minorités bruyantes ne se contentent plus de cela, d’être bruyantes, elles sont même devenues (progressivement, mais de façon de plus en plus évidente) carrément nos nouveaux fascistes.

Cela peut paraitre exagéré mais j’assume. Comme nos militants revendicateurs sont persuadés d’avoir raison et d’être du bon côté de l’évolution (voire même de l’Histoire pendant qu’on y est, par opposition aux réactionnaires qui eux, sont forcément des perdants, hein !), ils permettent donc de terroriser tout un chacun (pour le moment, seulement sur le plan intellectuel mais on sait que ça dérape vite quand on en est là). Mais c’est pas grave puisque c’est pour le bien de la société… C’est quand même bien la bonne conscience, n’est-ce pas ?

Allez, un exemple. Après les trop fameux LGBT (qui, soit dit en passant, n’en ont pas encore tout à fait terminé avec nous… Les premiers « nouveaux fascistes », ce sont bien eux !), nous avons affaire à une nouvelle sorte (très agressive) de militants écologistes : les pro-vegan radicaux (encore qu’il semble que les pro-vegan modérés reste encore à découvrir…).

Comme vous le savez sans doute déjà, les pro-vegan ne veulent pas simplement que nous ne mangions plus de viande mais il faut même bannir (une bonne fois pour toutes) tous les produits animaux (je répète pour que cela soit tout à fait clair : tous les produits animaux et ce définitivement). A la base, je suis plutôt d’accord : les habitants des pays riches consomment souvent trop de viande (en fait, bien trop de viande !) et c’est mauvais pour tout le monde. C’est mauvais pour la santé des consommateurs eux-mêmes, c’est mauvais pour la planète (voir, à ce sujet, l’excellent documentaire Cowspiracy) et c’est terrible pour les animaux que nous maltraitons largement dans ce processus ravageur.

« Mais en fait, t’es vachement d’accord avec eux, finalement » me direz-vous… Oui sur le fond, non sur la façon de « traiter le sujet ». Je pense que dire aux gens « mangez de la viande est criminel » n’est sûrement pas la bonne façon de faire changer les mentalités et encore moins les comportements.

Je suis désolé de constater que c’est toujours les plus radicaux, les plus agressifs et les plus détestables qui l’emportent dans ces mouvements. On se retrouve inévitablement dans des échanges d’insultes ce qui n’est certainement pas la bonne façon d’avancer.

Dans cette mouvance, on voit des trucs désolants comme cette jeune femme qui se fait insulter parce qu’elle annonce qu’elle arrête le véganisme (elle aurait mieux fait de garder cela pour elle) :

Je ne la connais pas et un simple coup d’oeil à sa chaine YouTube me fait comprendre que nous n’avons pas exactement les mêmes centres d’intérêts mais je ne vais pas la traiter de tous les noms pour autant !

Cette évolution radicale et fascisante me désole et me parait contre-productive. Mais les minorités bruyantes se moquent d’un appel à la raison et aux bonnes manières…

La Floride, paradis des amateurs de « vintage cars »…

En Floride, les réunions consacrées aux voitures anciennes sont légions : les américains adorent leurs voitures et ils sont nombreux à consacrer temps et argent à restorer amoureusement (et soigneusement) une Corvette, une Camaro ou autre « muscle cars »…

Et, effectivement, à chaque réunion on peut voir une marée de Chevrolet Corvette (difficile de ne pas trouver le modèle précis qui vous intéresse) mais aussi des modèles plus exotiques comme des De Lorean (de nouveau à la mode ces derniers temps).

Dernièrement, je suis tombé sur un modèle rare : une Alfa Roméo de 1931 !
Son propriétaire affirmait que cette voiture avait participé aux 500 miles d’Indianapolis de cette année-là mais ça, je n’ai pas pu en retrouver la trace (pas sous cette forme là en tout cas, avec phares et autres accessoires forcément superflus pour cette course si particulière).

Mais, quoi qu’il en soit, admirez l’état de cette voiture :

Féminisation ou infantilisation, quel est le vrai problème ?

Certains disent que notre décadence actuelle est due à la féminisation de la société. Mais une autre voix que je respecte dit autre chose : ce n’est pas due à la féminisation (qui elle pourrait être une bonne chose si les féminazi ne gâchaient pas tout…) mais bien plutôt à l’infantilisation croissante voulue par les médias. Abaissons le niveau, encore et toujours chantent-ils en coeur, nous contrôlerons plus facilement le troupeau…

Ah, si on m’avait dit un jour que je reprendrais un contenu publié par Europe1… ça aussi, c’est un signe certain de décadence !

Un extrait de mon dernier livre « Dr Miracle, saison 1970″…

Voici un extrait du chapitre 4 de « Dr Miracle, saison 1970 » :

Finalement, je me souciais pour rien, car, cette fois, la chance a tourné et l’équipe Salzburg a triomphé lors des 1000 km. L’équipe Wyer a eu son lot d’ennuis sur ses deux 908-3 alors que Elford-Ahrens ont été épargnés. Piëch et les autres exultaient et sortaient de cette épreuve avec un moral au beau fixe. La dynamique positive de cette victoire semblait ouvrir les meilleures perspectives pour l’épreuve phare de l’année : les 24 Heures du Mans en juin 1970.

Or, cette année, les 24 Heures avaient un plateau incroyablement relevé : 51 voitures avec une majorité de prototypes 3 et 5 litres. Un affrontement au sommet entre Ferrari et Porsche qui alignaient pas moins de dix 512S (dont cinq longues queues toutes nouvelles et conçues spécifiquement pour Le Mans) et sept 917 (dont deux longues queues très améliorées). Il y avait aussi une Ferrari 312, deux Porsche 908 (dont celle de Steve McQueen) ainsi que trois prototypes Matra et quatre Alfa Romeo, etc. La quantité et la qualité des voitures alignées atteignaient des sommets jamais vus, même au plus fort de la lutte Ford-Ferrari (lors des années 65/66/67). Quel que soit le critère considéré, on pouvait dire sans exagérer qu’il s’agissait de l’épreuve du siècle !

Grâce à sa victoire dans l’Eifel, Piëch était enfin euphorique et mon aura était aussi particulièrement brillante auprès de lui, même s’il était conscient que je n’avais pas eu le temps de faire grand-chose. Il m’appelait « docteur Miracle » et ce surnom m’est resté après coup. Peut-être pensait-il que je lui avais porté chance, mais, au moins, il m’écoutait.

Profitant à fond de ma crédibilité acquise par un sort favorable, j’insistais pour qu’il ne mette pas tous ses œufs dans le même panier. OK pour miser à fond sur la performance avec la longue queue destinée à Elford-Ahrens, l’équipage de pointe. Piëch était d’autant plus optimiste que Wyer persistait à refuser d’aligner une longue queue et allait se contenter de courir avec trois coupés 917, dont deux équipés du moteur 4,9 L. Je lui tenais ce discours qu’il écoutait d’une oreille distraite :

— Votre longue queue va être super performante, surtout entre les mains de Vic Elford. Vous pouvez viser la pole position et il va sans doute mener les premières heures de course, comme en 69.

— Mieux qu’en 69 !

Nous avons beaucoup amélioré ce modèle en un an… Vic me dit qu’il est capable de prendre la cassure d’avant Mulsanne à fond désormais.

— Oui, c’est bien ce que je veux dire : vous avez un atout performance qui va vous permettre de contenir les Ferrari même si elles se montrent bien plus efficaces qu’à Monza ou à Spa. Maintenant, il faut aussi vous doter d’un atout fiabilité qui va vous mettre à l’abri des mauvaises surprises…

— Le 4,9 L est fiable désormais, Peter Falk me l’a garanti. Et j’ai même mis le nouveau, Norbert Singer, pour s’assurer que la boîte de vitesses soit bien refroidie. Vous voyez, j’ai tout prévu !

— Oui, sur le papier, ça semble parfait. Mais je vous suggère d’aller encore plus loin en misant sur un mulet qui fera la distance quoi qu’il arrive. Vous m’écoutez jusqu’au bout ?

— Allez-y, je sens que je ne vais pas pouvoir y échapper…

— Votre seconde voiture doit être un coupé 917, pas une longue queue. Elle sera plus facile à piloter s’il pleut. Elle sera dotée du moteur 4,5 L, pas du 4,9 L. Le « petit moteur » est incassable si on le manipule correctement. Et, justement, il faut lui mettre la boîte à quatre rapports, pas la boîte cinq.

Hans Herrmann à bord d’une 908/3 en 1970

— Et pourquoi ça ?

La boîte à cinq rapports est un progrès par rapport à la boîte quatre.

— Oui, certes, mais c’est aussi un risque : plus vous avez à changer de rapports et plus vous risquez d’en manquer un et de faire un surrégime… Voilà pourquoi il faut assurer aussi de ce côté-là et se contenter de quatre rapports.

— Je vois… Les pilotes vont se trainer avec une telle configuration !

— J’en ai déjà parlé à Attwood et il est partant pour n’avoir que le 4,5 L comme moteur. En revanche, il est plus réticent sur la boîte de vitesses…

— Ah, vous voyez !

Et Hans Herrmann, que dit-il ?

— Il n’est pas très causant lui. Mais je pense qu’il pilotera ce qu’on lui donnera sans trop poser de questions… En revanche, il a une revendication très ferme…

— À savoir ?

— Il veut pouvoir se retirer de la compétition en cas de victoire, tout simplement. S’il gagne, Le Mans sera sa dernière course.

— Rien que cela !

Il oublie un peu vite qu’il a un contrat avec moi jusqu’à la fin de l’année…

— Je crois qu’il est important de bien motiver vos pilotes et si Herrmann sait que sa « liberté » est au bout de cette victoire, il fera ce qu’il faut pour cela.

— Hum… Vous pouvez bien lui promettre n’importe quoi, ce n’est pas avec un mulet pareil qu’ils vont pouvoir gagner la course.

La négociation avec Piëch fut difficile, mais, à la fin, j’enlevai le morceau et il finit par me dire « je vous laisse la numéro 23, faites-en ce que vous voulez, mais la faute sera sur vous si elle termine dernière des prototypes ! »… J’ai ensuite été obligé d’user de beaucoup de persuasion pour convaincre Dick Attwood de se contenter de la boîte à quatre rapports… Et, pendant que la bagarre faisait rage pour la pole position entre la longue queue d’Elford et les meilleures Ferrari, ma numéro 23, elle, ne se classait que 15ème. Piëch me lança un regard ironique lorsqu’il consulta la feuille des temps et je dois avouer qu’à ce moment-là, je commençais moi aussi à douter du bien-fondé de ma stratégie « à coup sûr ».

La course débuta parfaitement pour Porsche : Elford était en tête devant Siffert et les Ferrari avait déjà perdu cinq 512S après seulement une heure !

Deux des voitures rouges avaient cassé leur moteur et trois autres avaient été impliquées dans un accident après Arnage. La pluie qui était annoncée commençait à tomber et Wyer perdit coup sur coup deux de ses 917 : Hailwood sortit de la route alors qu’il était encore en slicks, et Rodriguez grilla son moteur lorsque la turbine de refroidissement s’envola à Mulsanne. Après à peine trois heures de course, la situation était déjà bien éclaircie et beaucoup de favoris avaient disparu.

Alors que la pluie s’intensifiait, la nuit commençait à tomber lorsque la longue queue d’Elford rentrait à son stand pour un arrêt imprévu : le moteur avait un problème !

La voiture repartit, mais elle ne marchait plus aussi bien qu’au départ. L’équipage Siffert-Redman dominait de la tête et des épaules quand Jo Siffert loupa un changement de vitesse juste en passant devant les stands. Je crois que tout le monde dû entendre le hurlement du moteur à cause du surrégime qui en résulta… Siffert rentra aux stands le tour suivant avec un moteur qui crachait son huile, encore un de moins. Finalement, c’est ce vieux Renard de Jacky Ickx qui profita de la situation pour placer sa 512 survivante en tête. Le maître de la pluie semblait apprécier les conditions qui étaient en train de devenir dantesques. Du côté de ma chère numéro 23, les choses progressaient favorablement puisque Herrmann se retrouvait second derrière Ickx peu après minuit. Mais Hans, qui en avait vu d’autres, décrivait les conditions de piste en peu de mots : « je n’ose même pas passer la quatre dans la grande ligne droite, c’est dire ! ». Ickx, pour sa part, ne semblait pas vouloir ralentir sa cadence et il était en train de prendre une grosse avance… Jusqu’à ce qu’il se fasse piéger au freinage de la chicane Ford. La grosse Ferrari était détruite et un commissaire de piste avait même perdu la vie dans l’accident alors que Jacky était seulement bien secoué.

À partir de là, tout le monde comprit qu’il s’agissait d’une épreuve de survie. Les voitures se trainaient à cause de la pluie et, à certains endroits, on voyait même les 911 aller plus vite que les prototypes !

Finalement, au matin, la pluie se calma et l’autre 917 longue queue (celle de Martini avec Larrousse au volant) remontait progressivement jusqu’à la seconde place. Le triomphe de Porsche était complet puisque c’était une 908-2 L qui était solidement campée en troisième position devant les deux Ferrari 512S survivantes.

Herrmann et Attwood vainqueurs des 24 Heures du Mans 1970

Porsche gagnait enfin les 24 Heures du Mans après une course d’anthologie. Piëch était rayonnant et même Ferry était ému. Bott me fit un clin d’œil très significatif, car, en fait, c’est lui qui m’avait suggéré la configuration « super-safe » de la numéro 23. Après cette victoire, Piëch voulut me confier une autre mission : vendre son écurie Salzburg à Hans Dietier Dechent, qui avait réussi à se classer second avec la longue queue Martini que tout le monde appelait déjà « the hippy car » à cause de sa décoration psychédélique très réussie.

Documentaire sur l’histoire de la Porsche 917 (de 1969 à 1971), petite mise à jour…

En 2006 et 2007, j’ai eu envie de réaliser un documentaire vidéo en français sur l’histoire de la plus mythique de toutes les voitures de course : la Porsche 917. Voici ce documentaire découpé en six épisodes.

A l’époque, je n’avais pu le mettre en ligne sur YouTube car il y avait une contrainte de durée très limitative (hé, c’était il y a déjà dix ans et YouTube était encore tout récent…). J’avais donc d’abord publié ce documentaire sur Dailymotion… Mais, tout dernièrement, SpeedgeRacing a mis en ligne ceci :

Et je me suis rendu compte qu’il était peut-être temps de faire ce que je n’avais pas faire à l’époque : mettre ce documentaire sur YouTube, enfin !

Allez, en prime, je vous met aussi le « best of » qui approche doucement mais sûrement des 200 000 vues !

Ah cette 917, quelle voiture tout de même !
J’ai eu le plaisir et le privilège de faire un tour dedans à Dijon en 2009…

à bord d'une vraie 917 !

Mon livre « Freedom Machine » disponible en seconde édition !

Encore une mise à jour !

Cette fois, c’est mon livre sur la moto, « Freedom Machine, la moto rend jeune » qui a droit à son lifting… Une seconde édition importante puisqu’on passe de 240 à 360 pages !

Retrouvez les détails de cet ouvrage sur son site dédié à freedom-machine.fr

Une bonne image vaut mille mots… Alors, je vous en offre deux !

La connaissance et la compétence sont les clés de notre monde, hier comme aujourd’hui et sûrement comme demain…

Allez, deux exemples (hilarants en plus !) pour illustrer cette profonde sagesse, en images svp.

Le personnage bedonnant de cette « illustration », c’est Flavio Briatore… Pas exactement Casanova ni Roméo, hein !

Cette image prête à sourire mais je trouve que c’est un bon résumé de la situation actuelle : comme les gens ne savent pas « lire », les dirigeants peuvent faire n’importe quoi… Et ils ne s’en privent pas !

Des vidéos « façon Antti » pour la moto

Mon fils Val vient de réaliser quelques vidéos tout à fait remarquables sur l’ambiance et l’histoire du MotoGP (OK, il y a aussi un peu de Superbikes de temps en temps aussi). Il a su capter le style des formidables vidéos d’Antti, ce jeune Finlandais qui nous propose des créations uniques sur le sport-auto… Manquait l’équivalent pour la moto, c’est fait !

Je vous laisse apprécier :

Même si vous n’êtes pas n’êtes pas trop passionnés par les Grands Prix, vous ne pourrez résister à l’attrait de ces images très bien servies par des musiques bien choisies.

Les promesses non-tenues du télétravail

Le télétravail devait révolutionner nos pratiques et nos habitudes. Aujourd’hui, force est de reconnaitre qu’il n’en a rien été ou si peu.

Non pas que les moyens ne soient pas disponibles ou pas assez efficaces. En la matière, on peut même affirmer que les promesses ont été tenues, pour une fois.

Bien entendu, il reste du chemin à parcourir, beaucoup de chemin et c’est toujours ainsi. Car on s’aperçoit en marchant que le but est finalement plus loin qu’évalué au départ. C’est normal et ce n’est là que se situe le problème pour une fois.

Le vrai problème réside plutôt dans notre incapacité à vraiment tirer profit des progrès technique. Combien de fois vous êtes-vous retrouvé dans une réunion à penser « tout cela aurait pu être fait en vidéo-conférence » ?

Mais non, les autoroutes et les aéroports sont toujours aussi saturés et c’est bien la preuve qu’on ne sait pas (ou si peu) profiter des possibilités du télétravail. Et il ne s’agit pas seulement des réticences des employeurs (qui vont toujours préférer exiger votre présence physique, ça rassure !) mais bien de tout le monde en fait. Souvent, les gens ne veulent tout simplement pas rester chez eux pour différentes (mauvaises) raisons. Genre, j’ai déjà mon conjoint sur le dos tout le week-end, je ne veux pas que cela continue pendant la semaine…

Donc, une fois de plus, on est encore englué dans la situation classique du progrès technique qui va bien plus vite que les mentalités humaine.

La bonne SF, c’est quoi ?

En ce moment, les critiques bruissent à l’unisson : le film « Premier contact » serait génial. Cela me fait immanquablement penser à « Interstellar » il y a quelques temps : même enthousiasme, mal placé selon moi.

Désolé d’être à contre-courant (quelle surprise, hein !) mais je ne pense vraiment pas qu’il s’agit de bons films de SF, vraiment pas. En fait, tous ces gens prétendent que c’est génial parce qu’ils n’ont rien compris et n’osent l’avouer de peur de passer pour des huitres (qu’ils sont effectivement, d’une manière générale…). Du côté des producteurs de ces films, l’astuce est simple : comme on n’a pas de profondeur (de scénario), faisons complexe et absurde… ainsi, les gens n’y verront que du feu et penseront « wow, c’est vachement profond en fait ». Une astuce bon marché mais qui fonctionne bien désormais car le niveau est tombé si bas.

Mais alors, si ces deux films sont nuls, peux-tu au moins nous dire quels sont les bons films de SF à voir en ce moment ?

Hum, avant de répondre à cette importante question, essayons déjà de voir ce qui ressort de la SF et ce qui n’en est pas. Un bon exemple nous est donné avec le dernier Star Wars, « Rogue One« . Ce n’est pas un mauvais film (ce qui est déjà une énorme surprise vu la grosse et ignoble daube qu’était le précédent film de la « série », le lamentable et ridicule « Réveil de la force« ) mais, clairement, ce n’est PAS de la SF, plutôt du fantastique avec des lasers, des vaisseaux spatiaux, des explosions qui font qui bruit (y compris dans l’espace, hein… au point en on en est !), tout ça…

Avec des daubes de ce genre, on n’apprend rien sur rien sinon que la nature humaine est toujours prête à avaler n’importe quoi du moment que les médias disent à l’unisson « c’est super, allez-y ».

La vraie SF, au contraire, nous permet d’apprendre quelque chose sur les progrès techniques à venir et leurs impacts sur notre vie, la société et notre évolution. C’est ça la vraie SF et il n’y a rien de tout cela dans les films cités précédemment. La bonne SF respecte aussi les principes scientifiques connus et admis, elle ne jette pas par le fenêtre toutes les contraintes physiques simplement parce que ça rend le scénario plus difficile à écrire.

Le meilleur terme pour définir la SF, c’est sûrement son autre nom : l’anticipation.
En effet, la bonne SF nous permet d’anticiper ce qui va arriver grâce ou à cause des progrès techniques. Je dirais même que la SF nous est indispensable pour comprendre ce qui va arriver et pourquoi.

Bref, quelques exemples de bons films de SF que vous pouvez regarder sans avoir l’impression d’être pris pour un(e) imbécile toutes les cinq minutes : Chappie, Ex Machina et Seul sur Mars.

Annonce de la 3ème édition de mon livre sur « La malédiction des champions du monde de F1 »

Vous savez combien il est important pour moi de tenir à jour mes livres déjà publiés. Corrections, nouveaux contenus, etc. Je ne laisse pas « mourir » mes livres une fois terminés car, en fait, ils ne sont jamais « terminés »…

Bref, tout cela pour dire qu’il était temps de se pencher de nouveau sur cette malédiction qui frappait les champions du monde de F1. J’écris « frappais » car, grâce à Nico Rosberg, cette malédiction a enfin été brisée !

Tous les pilotes ont cette ambition, plus ou moins secrète, plus ou moins avouée, de finir leur carrière en étant au sommet, de raccrocher sur un haut fait, d’éviter le déclin en somme… Et pourtant, force est de constater qu’aucun n’avait atteint ce but jusqu’à ce que Nico Rosberg brise enfin cette malédiction !

Certains vont dire que décrocher un titre est vraiment difficile. D’autres vont affirmer que c’est de se maintenir au sommet (non pas un titre, « acquis par accident », mais plusieurs pour bien montrer qu’on domine son époque !) qui est bien plus dur encore. Tous ont raison, mais on a pléthore de multiples champions du monde pour démontrer que ce dernier but n’est pas si inaccessible… Non, le vrai challenge consistait à réussir sa sortie et là, le palmarès est resté vierge trop longtemps !

Tous veulent le faire, certains l’avouent, mais personne n’y est arrivé avant Rosberg. Et un des éléments d’explication est que les grands pilotes sont des compétiteurs que rien ne décourage. Ils ont déjà connu des hauts et des bas, dès le début de leur carrière et c’est justement parce qu’ils se sont accrochés avec un mental d’acier qu’ils ont finalement réussi.

Alors, il est normal qu’ils soient aveugles à l’approche du déclin. Pour eux, il ne s’agit que d’une mauvaise passe de plus qu’ils auront tôt fait de surmonter, comme les précédentes.

C’est cette confiance en eux -jadis leur meilleure alliée- qui les empêche, finalement, de « sentir » le bon moment pour se retirer. Pourtant, les plus malins, comme Stewart, ont été capables de décider de ce bon moment et de planifier leur retraite, mais c’est là où la malédiction se montre la plus vicieuse en s’alliant à la mort.

L’accident fatal annule les meilleurs plans, soit en tuant l’acteur principal (Rindt), soit en fauchant ses amis (Cevert pour Stewart, Colins pour Hawthorn et bien d’autres).

Une malédiction, vraiment ?

Absolument !

Quand on regarde l’histoire de la Formule Un, ou, plus exactement, l’histoire de ses champions, on s’aperçoit qu’il n’y en a pas un seul qui n’ait pas eu sa carrière marquée par le destin ou tout simplement gâchée par des circonstances contraires. Pas un seul n’a réussi le parcours parfait : capable de se retirer en pleine gloire, d’être complètement satisfait de la performance accomplie et de jouir de sa retraite paisiblement. Comme si l’effort surhumain pour conquérir le ou les titres aboutissait forcément à les mettre sur une trajectoire interdite et définitivement maudite !

Comme si le prix à débourser pour devenir N°1 se payait forcément avec des larmes et de l’amertume, voire quelquefois (souvent même) avec du sang… Quoi qu’il arrive, la malédiction a toujours un coup d’avance et plus d’un tour dans son sac…

Allez, vous devez penser que je déraille ou, du moins, que j’exagère; mais pas du tout : il suffit d’examiner objectivement la liste de tous les champions du monde pour le constater : pas un seul qui n’ait bien fini, pas un seul qui n’ait pas terminé avec un regret, un échec, un déclin ou un drame. Cette malédiction peut prendre de nombreuses formes, mais tous ont été frappés !

Que ce soit la saison de trop (le déclin), l’accident de trop (le prix du sang) ou des circonstances contraires (le titre dévalorisé par le contexte où il a été obtenu), tous nos champions ont vu leurs parcours entachés par cette malédiction… Vous n’êtes pas obligé de me croire tout de suite, mais vous allez voir que, systématiquement, on reconnaît sans mal les effets de cette malédiction dans la destinée de tous ces pilotes hors du commun.

Cet ouvrage est aussi l’occasion de revenir sur l’évolution de la F1 et sur les faits marquants de ses différentes époques.

Vous pouvez retrouver cette 3ème édition au format papier ou numérique sur Amazon dès maintenant…

Un nouveau livre : Dr Miracle, saison 1970

C’est mon moment préféré : l’instant où je peux enfin annoncer mon nouveau livre !
Comme d’habitude, c’est le résultat de plusieurs mois de travail et c’est une vraie satisfaction de pouvoir vous le proposer enfin. De quoi s’agit-il cette fois ?

Dr Miracle est un consultant d’un nouveau genre : il aide les équipes à trouver le chemin de la victoire, tout simplement !

Derrière la victoire de Porsche aux 24 Heures du Mans 1970, on trouve Dr Miracle. Pareil pour la victoire de Honda aux 200 miles de Daytona la même année. Et qui aida Enzo Ferrari à gagner de nouveau en F1 lors de la saison 1970 ?

Dr Miracle bien sûr !

Cet ouvrage est le premier d’une longue série : il porte sur les exploits de Dr Miracle pendant la saison 1970 des sports mécaniques. Cette fiction qui s’appuie sur des événements réels permet de revivre les plus grande épreuves de cet âge d’or du sport-auto et moto. Elle permet également de comprendre ce qui s’est passé en coulisses et d’expliquer des victoires qui auraient pu se dérouler tout autrement… Sans les interventions judicieuses de notre héros.

Un peu crispé sur cette vidéo, Lefebvre ? Respire, tout va bien se passer !

Ce livre est déjà disponible sur amazon, aussi bien en version papier que numérique

Après le mème Hitler, voici le mème Risitas

Un mème internet est un anglicisme (venant d’« Internet meme ») utilisé pour décrire un élément ou un phénomène repris et décliné en masse sur internet.

C’est une acception récente du terme mème, qui définit ce phénomène dans sa globalité. D’après l’Oxford English Dictionary, un « mème » est un élément d’une culture ou d’un ensemble de comportements qui se transmet d’un individu à l’autre par imitation ou par un quelconque autre moyen non-génétique… Merci Wikipédia.

Vous vous souvenez des parodies réalisées à partir de cet extrait de la chute où Hitler réalise que la guerre est perdue… à chaque fois, seuls les sous-titres sont changés pour illustrer la parodie. Et, à chaque fois, ça donne un résultat hilarant (sauf pour les Allemands qui eux ont du mal à comprendre ce que cela a de drôle…).

Ouais, j’avoue, j’ai triché, c’est pas avec cette séquence les parodies d’habitude, c’est plutôt avec celle qui suite mais celle-ci, avec Nabila (vous vous souvenez ?), je trouve ça trop drôle !

Eh bien Risitas est en train de prendre la même place qu’Adolf dans les grands mèmes sur YouTube. Vous ne connaissez pas Risitas ?

Pas de problème. Voilà la vidéo qui l’a rendu célèbre :

Lors de cette vidéo, Risitas nous explique comment Apple finalise ses nouveaux MacBook… Ah, d’accord… Depuis, Risitas est mis à toute les sauces, comme Hitler dans la chute quoi.

Voici la dernière en date, bien marrante sur les résultats des élections US (rappel : Trump a gagné alors que je me souviens encore du titre d’Euronews cet été : Trump ne pas gagner, c’est mathématiques !) :

Merci Euronews pour cette séquence de rigolade… Euh, je veux dire, merci Risitas !

La fin de l’abus de « bonne conscience » en vue ?

Allez, tout n’est pas si noir, y a même de l’espoir quelquefois : quand on touche le fond, on ne peut que rebondir, hein !

Après tout, même François Hollande a compris qu’il était temps de dégager… Heu, je m’égare là (la douleur t’égare, Thierry…).

Bref, où est donc cet espoir que tu nous fais miroiter ?

C’est simple, vous allez comprendre : après des décennies de tyrannie du politiquement correct et de la bonne conscience des Social Justice Warriors (les SJW qui se sont hélas multipliés dernièrement…), il semblerait qu’on soit enfin au bout de cette horrible tendance et que le balancier soit prêt à repartir dans l’autre sens…

Au XXème siècle, des SJW, il y en avait peu et c’était déjà trop. En gros, il fallait subir les sermons d’un BHL (le tartuffe principal) ou d’un Kouchner (le tartuffe secondaire)… Désagréable mais gérable.

Au XXIème siècle, la situation s’est franchement gâtée avec l’expansion d’Internet : toutes les féministes hystériques (ok, y a un peu redondance là, j’avoue…) et autres SJW pré-pubères s’en sont données à coeur-joie… Blogs, réseaux sociaux et YouTube… Bien entendu, vous voyez parfaitement ce que je veux dire, hélas.

Heureusement, tout ça, c’est finit !
Oui, une fois de plus, le Raptor Dissident vient à notre secours afin de mettre tous les SJW en PLS, une bonne fois pour toutes.

Alors, petite précision, cette vidéo n’est pas dans le chaine YouTube du Raptor parce que certaines ont été supprimées (par YouTube suite aux pleurnicheries de ces SJW…) et postées ailleurs par des fans (ben oui, faut bien que les trucs importants passent quand même).

Explication de la censure dans la vidéo suivante :

Les bons contenus de YouTube… Attention, y a du lourd !

Bon, avouons-le, on perd beaucoup de temps sur YouTube à regarder des conneries (ben oui, faut dire les choses comme elles sont, non ?). Allez, un exemple pour vous montrez que je parle d’expérience :

Alors là, c’est clair le « women drivers fail », c’est clairement mon préféré quand mon jeune fils me demande de regarder quelque chose sur « Yatub »… Mais bon, faut se tenir quand même, c’est un blog sérieux ici, hein !

Alors, je vais donc vous recommander des contenus sérieux (mais qui valent la peine d’y passer un peu de temps et même de s’instruire par la même occasion, ah mais !). Donc, on commence par « la philosophie, ça sert à rien et c’est ça qui est bien ! » de Yann Kerninon :

Yann Kerninon fait partie des « inconnus de YouTube » avec des scores ridicules (quelques milliers des vues sur ses vidéos, au mieux… on est clairement à des années-lumières des Youtubers les plus connus !) mais qui pourtant produit régulièrement des contenus fascinants et de qualité.

Si vous aimez la science, je vous conseille « DirtyBiology«  qui présente, explique, décortique avec talent et clarté les différents concepts scientifique :

Le big data, c’est pas que des colonnes de chiffres sans fin… C’est aussi des vidéos décapantes de « Data Gueule » !

Bon, on va finir par du lourd, du très lourd… Petites natures s’abstenir car voici le redoutable Raptor Dissident !

Avec le Raptor Dissident, on fait pas dans la dentelle : tous les tartuffes et les minables qui ferait mieux d’être discrets (mais qui, au contraire, n’hésitent pas à la ramener à tous propos…) sont mis direct en PLS (position latérale de sécurité… oui, moi aussi j’ai pas compris la première fois que j’ai lu/entendu « se faire mettre en PLS) !

Le Raptor Dissident est un phénomène récent sur YouTube mais on peut dire qu’il crève l’écran si j’ose dire !
On aime ou on déteste et, personnellement, j’adore !
Le Raptor nous venge une bonne fois pour toute de toutes ces sous-merde (oh, je commence à m’exprimer comme lui… ça doit être contagieux !) qui n’ont rien à dire mais qui, merci l’Internet, en profitent quand même pour ouvrir leur sales gueules (ah ouais, définitivement contagieux on dirait…). Regardez, écoutez et dégustez (dans tous les sens du terme !).

Allez, on se calme, on prend sa piqure, tout va bien, là… Ah ça, mais faut pas regarder des trucs aussi radicaux voyons !

 

Une communauté bienveillante pour les auteurs, ça existe ?

Conseillé par mon fils ainé, je suis allé voir Scribay et bien m’en a pris !

En conformité avec ce qui est annoncé en page d’accueil, j’y ai trouvé une « communauté bienveillante » où les auteurs sont accueillis à bras ouverts (façon de parler, bien entendu !).

Sur Scribay, on est lu, relu, critiqué (gentiment, toujours), corrigé (si c’est ce que vous souhaitez) et ainsi de suite. Les inscrits sont aimables et compétents, on croit rêver !

Et j’y ai également découvert des auteurs de talent !
Un exemple : Jean Coutelard et son haletant « Année 66 », un roman de SF très bien tourné… Je vous encourage donc à découvrir Scribay et à y participer. Merci à Arnaud et Manuel, les créateurs du site.

scribay-about

Parler de F1 mais seulement pour de bonnes raisons !

Allez, la toute dernière actualité me pousse à parler de F1, pour une fois. Non, rien à changé : les courses sont toujours aussi peu intéressantes (et c’est un euphémisme !) et, pire, désormais, c’est même le championnat qui a perdu tout intérêt puisqu’on sait que c’est forcément une Mercedes qui va l’emporter… Triste.

Mais, attendez une minute, le champion du monde de l’année est un personnage d’exception, pour de bon !
Non, je ne pense pas à Hamilton qui, selon moi, reste toujours aussi ridicule dès qu’il n’est plus au volant mais bien de Nico Rosberg qui vient juste de décrocher la timbale… Et alors ?

Et alors, aussitôt après avoir enfin réussi à décrocher la couronne, voilà qu’il déclare sa retraite !

Magistral. Et super rare en plus. Comme je l’explique dans mon livre « La malédiction des champions du monde » tous veulent le faire, très peu y arrivent. Voici un extrait du livre à ce propos (dans le chapitre sur Jenson Button) :

En voilà un qui ose le dire tout haut au moins !

En août 2012, voilà ce que Button déclarait au Daily Mail : C’est dans ma tête. Dans n’importe quel sport, le truc est de se retirer au bon moment. Tant de pilotes disent qu’il attendent de quitter la F1 car ils sont impatients de mener une vie plus tranquille et deviennent fous quatre mois plus tard car ils regrettent ce train de vie. Je garde des ambitions, un autre championnat à mon palmarès serait une consécration fantastique.

Se retirer au bon moment… Tous en rêvent, aucun n’y parvient !

Jusqu’à aujourd’hui, seuls Bayliss et Biaggi (des motards) ont réussi à sortir par le haut. Tous les autres (j’insiste, tous les autres, même Jackie Stewart) ont échoué sur ce point précis (et j’explique pourquoi dans mon livre que ceux qui se sont retirés de la F1 après leur titre l’ont fait à cause des circonstances, pas de leur propre volonté, totalement libre de le faire).

Bravo Nico. Tu prouves ainsi que tu es largement au-dessus de tous ces champions (y compris et surtout de ton père qui ne brillait pas par son intelligence, lui…).

Du coup, il va vraiment falloir que je mette à jour mon livre désormais… Patience !

Allez, encore quelques bonnes raisons de détester Noël !

Allez, je sais bien que vous êtes nombreux à détester Noël comme moi. Si vous n’êtes encore convaincu, lisez ceci => http://www.alain-lefebvre.com/allez-avouez-vous-aussi-vous-detestez-noel/

ironie

Je vous propose encore autre chose pour bien enfoncer le clou : Santaland Diaries.

C’est un récit assez connu aux USA qui nous vient du formidable David Sedaris. Je vous invite, vraiment, à écouter son journal ci-dessous : son expérience en tant qu’Elfe à Macy. Si vous comprenez l’anglais, il FAUT écouter cette histoire… ça, vraiment ça, c’est Noël… Triste.

 

Tant qu’à parler du futur, autant le faire avec intelligence…

En suivant ce lien http://nesaranews.blogspot.com/2016/11/good-read-glimpse-of-future-from.html, vous pourrez lire un article (tout en anglais…) plein de prévisions sur le futur technique qui se dessine en ce moment sous nos yeux… Un seul problème, c’est aussi bourré de conneries !

En matière de futur et surtout de future technique, c’est plus ou facile de dire le « quoi » mais déjà beaucoup plus difficile de dire le « quand »… Mais là, cet article nous assène des affirmations qui sont, souvent complètement erronées, tout simplement.

Un exemple :

Autonomous cars: In 2018 the first self driving cars will appear for the public. Around 2020, the complete industry will start to be disrupted.

Des voitures autonomes, dans deux ans, vraiment ?

On en est encore loin !

Certes, les démonstrations actuelles sont souvent impressionnantes (j’ai eu l’occasion d’essayer une Tesla cette année, y compris en mode « automatique »… bluffant mais valable seulement dans certaines conditions… qui ne représentent certainement pas 80% de votre usage !), mais il y a encore du chemin à faire, beaucoup de chemin à faire avant que 80% des usages courants soient couverts et il restera encore les 20%, les plus ardus. Donc, la disponibilité effective des voitures autonomes prendra encore dix ans, au minimum.

The Grand Tour, à la hauteur de Top Gear ?

L’histoire est connue : après s’être fait virer de la BBC suite à une altercation avec un producteur (en mars 2015), Jeremy Clarkson (accompagné de ces deux acolytes, Richard Hammond et James May) signe avec Amazon (Netflix était sur les rangs aussi, du coup, le deal a été coûteux…) pour une nouvelle série d’émission plus ou moins basée sur le principe de Top Gear : du vroum-vroum avec de l’humour plus ou moins britannique (Clarkson est anglais, certes, mais il peut paraitre un peu vulgaire à certains…).

Bref, la grande question n’était pas « est-ce que Top Gear reste regardable avec le départ de la fine équipe ? » (non, bien sûr) mais plutôt « est-ce que la nouvelle série (The Grand Tour) sera-t-elle à la hauteur de Top Gear ? », n’est-ce pas ?

Alors, ne reculant devant rien quand il s’agit de vroum-vroum (une cause sacrée s’il en est !), j’ai donc regardé le premier épisode qui était diffusé sur Amazon à partir d’hier… Alors ?

Bof. C’est effectivement un copycat de Top Gear, mais, bizarrement, il manque quelque chose. Comme si d’être passé de la BBC (anglaise pur jus) à Amazon (clairement américaine, pas de question là-dessus) lui avait fait perdre cette touche si caractéristique qui faisait que même si on appréciait pas forcément Clarkson, on aimait Top Gear.

Alors, pourquoi en parler ?

Eh bien, justement, pour évoquer le côté « magique » du succès. Le succès ne se résume pas à une recette où une « dream-team », c’est un ensemble de choses : les bons ingrédients, au bon moment et dans le bon contexte. Donc, une somme de critères qui rend la « programmation du succès à coup sûr » impossible.

Bien souvent, dans le succès d’un champion, on passe à côté des vraies raisons tout simplement parce que ces dernières ne sont pas forcément visibles : le bon coach, la bonne équipe technique, tous ces acteurs qu’on ne voit jamais, mais qui sont essentiels dans la réussite de la recette.

Je parierais volontiers que, dans le cas de « The Grand Tour » il manque un ou plusieurs éléments clés, et sûrement du côté de l’écriture. Pareil pour Top Gear d’ailleurs : sans Clarkson-Hammond-May, vous pouvez oublier le succès passé les gars !