Un nouveau projet en cours : un livre sur le SimRacing

Le SimRacing, vous commencez à savoir ce que c’est si vous lisez ce blog (SimRacing : simulation de courses automobiles). Je viens de signer un contrat avec Pearson (www.pearson.fr) pour publier un titre sur ce sujet.

Voici quelle sera la structure de cet ouvrage :

Partie I – Découverte du SimRacing
1 – Définition, origine et caractéristiques…
# Introduction à la simulation automobile et ses spécificités.
2 – Paysage de l’offre actuelle : les simulations les plus populaires
# Présentation des simulateurs actuels et des modes indispensables
3 – Les ligues : le SimRacing organisé en communautés
# Les principales communautés. Pourquoi est-il indispensable d’y adhérer
4 – Différentes façons de vivre sa passion : le modding et l’organisation
# Deux approches liées au SimRacing. Quelques conseils de modding et d’organisation d’événements
5 – Suivre l’actualité et l’évolution du domaine : les sites et les forums incontournables (en plus de celui de votre ligue)
# Conclusion première partie : la grande diversité et du SimRacing et quelles sont ses voies d’évolution…
Partie II – Culture du sport automobile : la philosophie des réglages
1 – Voiture de ville – voiture de course : une approche différente des réglages (pneu, frein…)
2 – Méthodologie des réglages : dans quel ordre ?
3 – Quels réglages selon les situations
# en qualifications
# en course
# selon le type de circuit
# selon le type de voiture
Partie III – Devenir compétitif
1 – Les différents types de joueurs – c’est quoi un « alien » ?
2 – Méthodologie pour progresser
Choisir sa catégorie et son championnat : éviter de se disperser
S’entrainer et atteindre le niveau requis : se fixer un objectif rationnel
3 – Travailler la mise au point : comprendre les réglages, utiliser la télémétrie
4 – Aspects tactiques – gestion du pilotage
Aller vite sur un tour et aller vite en course : pas exactement la même chose…
Obtenir des résultats : savoir gérer les événements
5 – Progresser grâce à la communauté : conseils et réglages, votre ligue est là pour ça !
6 – Les témoignages des meilleurs : des avis validés par l’expérience
7 – Les incidents de course : discipline de ligues ou « safety rating », des approches différentes
8- La triche et les tricheurs : quelques cas exceptionnels

Je vais m’appuyer largement sur la communauté et les témoignages des spécialistes. Si vous avez envie de participer, à m’envoyer des témoignages, n’hésitez surtout pas !

Un peu de « iRacing fatigue » !

Un peu de « iRacing fatigue » !

Depuis quelques semaines, j’ai un sentiment croissant de frustration vis-à-vis de iRacing…
Il ne s’agit pas ici de remettre en cause la qualité de cette simulation que j’ai largement commenté dans ces pages. Simplement, il s’avère que le système de « safety rating » n’est hélas pas suffisant pour assurer des courses propres.
C’est avec un certain recul que j’en suis arrivé à cette conclusion. Finalement, tous ceux qui mettaient en avant le système des ligues avaient sans doute raison : actuellement, je ne vois pas de meilleur moyen d’arriver à « policer » un peu mieux ces courses.

Je m’explique : le SR est un système simple… Soit vous arrivez à faire une course avec le moins d’incidents possible et votre rating s’améliore, soit vous cumulez trop d’incidents (le « trop » est aussi fonction du nombre de tours parcourus et même du nombre de virages franchis « proprement ») et votre rating se détériore. Sur le principe, rien à dire, c’est parfait en théorie. Mais comme le dit si bien JL Gassée « je veux aller habiter en théorie car tout marche parfaitement en théorie ! »…
En pratique, les choses se gâtent un peu. Il faut mettre de côté les incidents qui sont de votre fait : vous avez pris un trajectoire trop large et vous mettez une roue dans l’herbe, hop, un point de moins. Cette roue dans l’herbe se transforme en sortie de route, perte de contrôle, deux points de moins. Cette perte de contrôle se termine dans le rail, contact, 3 points de moins… Eh oui, dura lex, sed lex !
On le comprend assez vite : il faut rouler propre et chercher à assurer car les erreurs se payent cash et tout de suite.

Là où ça ne va plus, ce sont les 4 points qu’on vous retire lors d’un contact avec un concurrent. 4 points, c’est la plus haute sanction et c’est normal puisqu’un contact avec un adversaire est aussi la faute la plus grave. Donc, je trouve normal d’être sanctionné quand je suis trop optimiste et que je vais percuter au freinage celui qui était devant moi (et qui n’y était pour rien, le pauvre !) mais je n’arrive pas à avaler que la sanction s’applique aussi quand je suis la victime de ce type d’erreurs !
Ce problème est connu et il est débattu à longueur de forum sans que personne ne puisse vraiment trouver une solution car il n’y en a pas. En effet, c’est déjà assez difficile, pour des juges humains, de déterminer qui est le responsable dans le cadre d’un « incident de course » alors inutile de le demander aujourd’hui à un logiciel… Restons raisonnable.
Et même, le parti-pris des concepteurs de iRacing de sanctionner toutes les partis peut se défendre dans bien des cas : ce n’est pas parce que vous êtes touché à l’arrière que vous êtes forcément la victime… Dans bien des cas, ça peut-être vous le responsable !
Imaginons que vous retournez en piste sans précaution après une sortie de route, coupant la trajectoire de celui qui arrive alors et vous accroche… Clairement, c’est celui qui est percuté qui est en tort là. Autre exemple : un pilote vous rattrape (il est nettement plus rapide que vous) et vous attaque au freinage… Vous résistez en fermant la porte… L’accrochage qui s’en-suit est alors évidemment de VOTRE faute.
Donc, dans tous ces cas, il est normal d’être sanctionné.

Mais quand vous en êtes à la énième course où un sagoin vous sort sans vergogne (que ce soit en oval à Daytona ou en routier en Skip Barber), vient un moment où vous avez marre… Marre de ces courses ruinées par le mauvais comportement d’adversaires indélicats et marre de voir le SR dégringoler alors que vous vous efforcez de rester propre.

Bref, j’en suis là sur iRacing et je crois que je faire un break pendant quelques semaines pour évacuer cette frustration. C’est dommage parce que, par ailleurs, cette simulation permet de vivre des moments vraiment uniques !
Il y a deux semaines, j’ai eu l’occasion de disputer une course géniale au Loews en Silverado où j’ai terminé 4ème après avoir été dans le paquet de tête pratiquement tout le long (mais je n’ai pas aussi bien géré les derniers tours que les 3 autres vautours qui ont su rester devant moi !). Normallement, des courses comme ça compense bien des gâchis mais là, j’avoue, je sature un peu.

Bilan saison 2008 en SimRacing

C’est l’heure des bilans et je me suis penché sur ma saison 2008 de Simracing. J’avais décidé de me consacrer principalement au championnat Master Series qui se courrait sur GP79/Rfactor et le bilan est à la hauteur de mon investissement : sur 15 courses disputées (je suis l’un de ceux qui a été au départ de toutes les manches… l’assiduité, ça aide un peu quand on vise une bonne place finale !), j’ai terminé onze fois, avec une victoire, six podiums et une pole-position (jai loupé de peu d’avoir le meilleur tour en course à Monza…).

Du coup, j’ai terminé second au classement « master cup » (voir à http://1979gpmasters.forum-actif.net/resultats-et-classements-results-and-standings-f4/classement-masters-cup-t39.htm) et 3ème au classement « 79 trophy ». Cerise sur le gateau, on a également enlevé le classement par équipe (Ligier) dans le classement « 79 trophy » (pour un point !) alors qu’on s’est contenté de la seconde place dans le classement « Master Cup »…

Bref, tout ça considéré, c’est pas mal. 

Toujours sur le mod GP79, j’ai fait quelques courses avec la « Legends League » qui regroupe beaucoup de monde et j’ai pu accrocher quelques bonnes performances comme second à la manche courru au Mans et 7ème pour la course de Paques à Monaco (oui, 7ème ça parait pas formidable mais l’opposition était nombreuse et très relevée…).

J’ai également participé au championnat GP79 organisé par la FFSCA mais ce championnat a beaucoup souffert du manque de participants et je n’y suis donc pas resté jusqu’au bout.

A partir du mois de mai, j’ai commencé ma progression au sein du système iRacing et j’en suis aujourd’hui à la licence C (une victoire en Mazda et quelques « top 5 » dans les autres catégories). Mais là, je ressens une petite lassitude de iRacing que je vais traiter dans une chronique à part…

Pour la saison prochaine, je vais remettre en ça sur GP79 en participant à la suite du Master Series qui est devenue une vraie ligue : Historic SimRacing Organisation (voir à http://historicsimracing.ace.st/).

Avec HSO, je vais participer au championnat GP79 (15 manches en 100% de distance, 100% de dégats) mais aussi au championnat Procar (des BMW M1 en lever de rideau des épreuves européennes) ainsi qu’au championnat Aurora (une mod dérivé de GP79 et un championnat qui se dispute principalement sur des circuits britaniques). C’est là tout mon programme sur Rfactor (et c’est déjà pas mal !).

Je vais continuer sur iRacing mais en sélectionnant plus mes participations pour ne faire que les courses sur les voitures qui me plaisent.

En marge de mes courses, j’ai également lancé un projet de mod (sur la Ferrari 312B de 1970, voir à http://rfactorcentral.com/detail.cfm?ID=Ferrari%20312B%20F1%2D1970). Là, le projet est un peu dormant mais je compte bien le relancer d’ici peu…

Diplome iRacing : ça c’est du marketing !

Je viens de recevoir une petite surprise… Un diplome iRacing suite à ma victoire sur Formule Mazda à Road America !

Hello,

Congratulations on getting that first win. Hopefully it will be the first of many (perhaps it already is!)

Please take a look at the certificate, if you see any problems with it or see something you would like changed, please let me know by emailing awards@iracing.com. It is a partly automated process, so it is possible changes may be required.

If you are waiting on the certificate for your first oval win, please give a little more time for that to arrive.

Regards,

Tim Wheatley

ça peut paraitre un peu ridicule mais en fait, c’est assez bien joué de leur part je trouve : ça fait plaisir et c’est une façon pas plus bête qu’une autre de « marquer le coup »…

Voici le récit rapide de cette course déposé sur le forum de la FFSCA le 2/11/2008 :

Première course officielle avec la Mazda (j’ai merdé dans une course où l’on était que 4 en début d’apm) et… Première victoire !!
(j’avais déjà gagné deux courses en oval avec la Legends mais des manches non-officielles car le quota n’était pas remplit…)

Incroyable, quelle course !
Je pars en fond de grille (pas de qualifs) et je commence mal : 2 spin lors des 2 premiers tours. Le temps de me calmer et je suis 8ème (car il y eu d’autres vracs aussi).
Une fois que j’arrive à tourner régulièrement en 2.09, je m’aperçois (à ma grande surprise) que je remonte sur ceux qui sont devant. Incrédule, je constate que je peux les passer les uns après les autres.
à mi-course, je suis 4ème et plutôt satisfait mais ce n’est pas fini !
Une déconnexion devant (ou une autre cause) et me voilà 3ème. Je remonte toujours…
à cinq tours de fin, je suis presque dans le sillage du second que je saute le tour d’après. Bon, on arrête de rêver car le premier est à plus de 40 secondes… Reste à finir tranquillou et ce sera déjà pas mal.
Mais, que vois-je, l’écart se réduit à vue d’oeil !
Peut-être le premier a-t-il abimé sa voiture et se traine-t-il jusqu’à l’arrivée comptant sur son avance pour préserver sa place ?
-30 secondes, -25, -20, l’écart fond toujours mais il ne reste que 2 tours…
Dans le dernier tour, je suis à dix secondes… on y croit !
Je vole littéralement, bien décidé à tenter ma chance jusqu’au bout.
L’écart se réduit toujours et je commence à me dire que c’est pour moi cette fois. Je vois le leader devant moi mais il est presque au ralentit : je fond dessus comme un aigle sur sa proie à 3 virages de l’arrivée !
Je passe devant, enfin. Maintenant, ne plus faire de conneries surtout.
J’enroule les virages restant en assurant un max car l’écart avec le suivant et de plus de 5 secondes…
Oui, dernière ligne droite… C’est fait, quelle joie !

Après coup, le leader m’a expliqué par chat qu’il n’avait pas mis assez d’essence et qu’il avait obligé d’économiser dans les derniers tours (surtout le dernier !). Cette victoire est chanceuse, j’en suis conscient (mais comme j’ai eu mon lot de malchance avec la Skippy je ne vais pas bouder mon plaisir pour cette raison) mais c’est aussi une énième démonstration qu’en course, TOUT peut arriver…

En plus, je n’aimais pas la Mazda jusque-là mais je dois dire que la mise à jour de ce matin la rend presque agréable (elle n’est pas encore au niveau de la radical mais la progression est nette). Je crois que, désormais, je vais rouler avec plaisir dans cette monoplace…

Une vidéo sur la course de Dimanche soir (Rfactor, GP79, Monza)

C’est de la cadre du championnat Master Series organisé par Guillaume Siebert (merci à lui !). Voici juste les cinq premiers tours (il y en avait cinquante à boucler !) :

Pour vous permettre de mieux comprendre ce qui se passe, voici le récit de ma course et un résumé de la course de trois adversaires…

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Quelle course !
J’avais passé la semaine à préparer ce rendez-vous avec Marc Florkin et je connaissais bien cette piste.
Tout de même, je fus un peu supris de faire le 4ème temps aux qualifs… J’attendais que Stéphane (Fauries), Jonny et les autres me passent devant comme d’habitude mais là, rien. Les temps des essais étaient serrés mais je restais bien 4ème derrière Tiago et sa FW07 et les deux obus (les Arrows).

Mon départ fut très mauvais : pour éviter de toucher Guillaume au freinage de la première chicane, je me suis décalé à gauche et j’ai mis une roue dans l’herbe… Mauvaise pioche : je me suis retrouvé entrainé sur le dégagement et j’ai loupé l’entrée de la chicane !
Super comme début mais la suite n’est pas mal non plus… Je remonte le mors aux dents et là je me rend compte que je reviens facilement sur le peloton. Je double les derniers sans attendre et je me retrouve assez vite derrière Stéphane. Je reste derrière lui un peu et je pense pouvoir tenter ma chance dans la descente avant la variante Ascari. Mais j’ai été trop optimiste dans mon évaluation du freinage et non seulement je passe Stéphane mais aussi Eric Campillo sur l’élan !
Bien évidemment, ça ne passe pas et je me retrouve en vrac au beau milieu de la chicane, gênant Stéphane par la même occasion (bravo !).

Je repars sans avoir rien touché et sans avoir perdu trop de temps. Et c’est là que je réalise que ma voiture est carrément extraordinaire ce soir… Je pense que la JS11 version Monza (sans aileron à l’avant) est vraiment rapide : pas sous-vireuse malgrè l’absence de flaps à l’avant et pas non plus trop sur-vireuse bien que j’ai eu peu d’appuis au niveau de l’aileron arrière. Ma voiture vole littérallement et je compte bien en profiter.
Mais, justement, voilà quel a été mon problème hier soir : sentant que j’avais en main une voiture vraiment supérieure (question de type ou de réglages, aurais-je touché sans le faire exprès un « sweet spot » ?), j’ai voulu absolument être à la hauteur de son potentiel et, du coup, j’ai été bien trop fébrile. D’où mon départ raté et mes spins à répétition. Manque d’expérience d’être rapide… Ben oui, tout s’apprend.

Donc, bis repetita placent, je remonte de nouveau sur le peloton après être retombé à la 10/11ème place. Mais il semble bien que le peloton soit bien agité ce soir (même sans moi pour y mettre le boxon) et je me retrouve 6ème assez vite. On est 4 groupés dans la ligne droite du départ et l’aspiration y est formidable. Je passe 4ème derrière le groupe de tête qui est déjà à plus de 16 secondes.
Je veux me détacher de JP Campmajo mais je veux en faire trop et trop vite et je me loupe au freinage de la seconde chicane. Je repars en 8ème place et tout est à refaire, une fois de plus !
Mais ma voiture est vraiment supérieure ce soir et, au bout de quelques tours, je suis de nouveau dans le sillage de JP (il était plus facile à doubler quand il avait une Ensign…) puis devant lui. Là, il faut encore m’éloigner de lui et je ne peux le faire qu’à coup de quelques dixièmes à chaque tour. Il faudra un bon moment pour qu’il accepte de lâcher le morceau le bougre !

Bon, à ce stade, je me retrouve 4ème à plus de 30 secondes de Guillaume et j’ai bien le sentiment d’avoir gâché ma course car ma voiture m’aurait permis d’être et de rester avec ce groupe de tête. Mais la course est encore longue (il reste encore à ce moment-là plus de 30 tours à faire) et tout reste possible à condition d’y croire.
Normallement, la sagesse devait m’ordonner de me contenter de cette position et de finir la course en contrôlant mon écart avec JP. Mais, vous l’aviez compris, la sagesse n’était pas avec moi dans mon baquet hier soir…
Donc, j’entrepend de remonter sur Guillaume, rien que pour voir si c’est possible. Pour reprendre plus ou moins une seconde au tour à Guillaume, ça me demande une attaque de tous les instants mais, au moins, ainsi je n’ai pas le temps de m’ennuyer !
Ma voiture me permet de revenir sur Guillaume tour après tour et ce dernier est solide : il ne lâche l’écart que morceau par morceau tout en gardant le même rythme. Mais, petit à petit, je m’aperçois que j’arrive tout de même à revenir et, inexorablement, je vais arriver à faire la jonction avant la fin de la course. Restera à le passer mais je dois avouer que cette situation m’excite beaucoup : affronter Guillaume est une situation que je n’ai pas pu faire depuis le début de ce championnat. Or, c’est justement la possibilité de mieux connaitre chacun à travers un vrai baston qui fait le charme de ce championnat.

Voilà, l’Arrows est désormais visible (Martin Audran a disparu entre-temps et je suis maintenant 3ème) et c’est la seconde place qui va se jouer entre nous. J’arrive à passer Guillaume juste avant la parabolique mais il faut encore le lâcher pour rester devant lui jusqu’à l’arrivée mais ça, je n’y suis pas arrivé.
C’est que, une fois Guillaume passé, Il a pu profiter de mon aspi. Il est resté prudent et très clean mais il m’a aussi mis une pression d’enfer !
Du coup, j’ai fait la petite erreur de trop que j’avais réussi à éviter pendant les 30 tours précédents : une rétrogradage un poil trop tardif au moment d’entrer dans Lesmo un. Je pars en spin et tape le rail, boum !
Je peux repartir en lambeaux et c’est en me trainant que je boucle les derniers tours en arrivant de justesse à rester devant JP Campmajo.

Voilà pour cette course palpitante (de mon point de vue). Guillaume est « prenable » dans certains cas (mais il me faut encore un peu de bouteille pour rester cool quand je suis aux avant-postes). Tiago était au-dessus du lot avec sa FW07 mais avec la même voiture, Darryn (d’habitude plutôt rapide) a été plutôt discret. J’ai aussi été surpris de ne pas voir Jonny et si Othmane avait été là, le duel avec Tiago aurait pu être intéressant à voir…

A Montréal, Jonny devrait être de retour car je sais qu’il apprécie ce tracé (je l’y ai vu gagner haut la main sur ce circuit dans un autre championnat il y a un an), moi pas.

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La course de Monza a été très animée lors de ces dix premiers tours (comme souvent lors de ce championnat). Alors que les trois premiers s’échappaient en tête, le peloton était pris de folie et la bagarre était à tous les étages.
Je vous propose d’illustrer cela par le récit de la course de 3 concurrents qu’on entend pas souvent : Stéphane Fauries, Darryn Smalley et Eric Campillo.

Commençons par Stéphane qui a été bien malchanceux (comme souvent) après s’être fait bousculer par plusieurs concurrents alors que lui-même restait prudent…

# Stéphane Fauries (abandon au 5ème tour)
Départ mouvementé pour Stéphane à cause des 2 Tyrrell. Stéphane (TAZ pour les intimes) est derrière JP Campmajo mais ce dernier se loupe à la seconde chicane… Taz évite Jonny en vrac au milieu de cette seconde chicane et passe JP par la même occasion.
JP veut répliquer à l’entrée d’Ascari mais part en spin et entraine Taz… Stéphane repart en ayant perdu 3 places.
Taz repasse devant JP avant la parabolique et boucle ce premier tour 6ème derrière Eric Campillo.
T2 : Lefebvre veut passer son équipier avant Ascari mais se loupe (comme JP le tour d’avant au même endroit !) et gêne Taz qui évite le pire.
T3 : JP repasse devant Taz au freinage de la première chicane mais se loupe à nouveau à la seconde. Fauries attaque Campillo à l’entrée du Lesmo II et ça passe à Ascari, 5ème.
T5 : Stéphane remonte Jonny alors 4ème. Jonny se loupe à la sortie d’Ascari et se retrouve derrière Fauries à l’entrée de la parabolique… Il attaque tout de même au freinage à l’intérieur… C’est trop juste, il élargit et s’appui sur la Ligier !
Les deux voitures partent dans le dégagement mais Taz arrive à remettre sa Ligier à la sortie de la parabolique sans avoir perdu de place.
Mais la meute arrive à pleine vitesse sur lui avec Darryn, Campillo, Campmajo et Lefebvre très groupés. Dans la ligne droite, l’aspi joue à fond et Taz perd 3 places !
A la sortie de la première chicane, Stéphane perd sa Ligier et tape le rail, une roue en moins… C’est terminé pour lui mais, si on compte, ils sont trois à l’avoir poussé pendant ces premier tours : Campmajo, Lefebvre et Jonny… Comment s’étonner que notre Taz pense avoir la poisse quand on s’acharne ainsi sur lui ?

Continuons par Darryn, très rapide sur certains tracé mais qui a été plutôt discret à Monza… Le récit ci-dessous permet de comprendre pourquoi.

# Darryn Smalley (abandon au 39ème tour)
Pris en sandwitch entre Campmajo et Jonny, Darryn tire tout droit à la première chicane et en ressort 7ème derrière Fauries.
Profitant de la confusion à la seconde chicane (où Jonny est en vrac), Olivier Philipps le passe et l’entraine à l’extérieur du Lesmo 1… Darryn spin mais repart 12ème sans avoir touché.
A la fin du 2ème tour, il est revenu dans les roues de Franck Labédan qu’il passe à l’entrée de la chicane II. Il veut passer François Besançon à l’entrée d’Ascari mais François résiste et cède finalement à la parabolique (sa course s’arrête aussi ici hélas). Darryn est alors revenu 8ème.
T3 : à la sortie d’Ascari, Darryn se retrouve derrière les deux « Camp » qui se bagarre durement. Darryn passe JP à la chicane 1, tire tout droit à la chicane 2, passe Eric se faisant mais le laisse repasser devant lui aussitôt en ralentissant fortement avant Lesmo 1 (bravo pour le fair play !).
Darryn repasse Eric à l’entrée de la parabolique et tombe sur Fauries qui sort des graviers à la sortie. Profiant de l’aspiration, Darryn est 4ème au bout de la ligne droite… Pas longtemps car Lefebvre le passe au freinage de la chicane 1.
T8 : Alef se loupe à la chicane 2 et Darryn repasse 4ème, loin devant les duettistes camp & camp.
T9 : Darryn rate son freinage à la chicane 1, tape dans le rail, repart et s’arrête aux stands pour changer son aileron avant.
T16 : Darryn se retrouve derrière Marc Florkin pour lui prendre un tour mais céde en même temps à JP Campmajo et va frôler le rail dans la curva grande !
Ensuite, Darryn tourne régulièrement avec sa Williams blessée et, alors que l’arrivée est en vue, tape de nouveau le rail à la chicane 1 au 39ème tour… out !

Finissons par Eric Campillo qui a fait une course superbe, évitant les grosses erreurs jusqu’au bout et justement récompensé par une 5ème place bien méritée !

# Eric Campillo (5ème)
Après le départ, Eric se retrouve juste devant Jonny à la chicane 2 (après que ce dernier soit partit en spin tout seul) et gagne 2 places de plus après que Darryn et Olivier soient partis danser ensemble à Lesmo !
Jonny repasse devant dès Ascari mais Eric profite aussi de l’accrochage entre JP et Taz.
T2 : quand Alef lance son attaque suicide sur Taz et Eric, seul Stéphane est affecté et Eric continue sa route.
T3 : Fauries passe Eric à Ascari et JP tente de faire de même à la parabolique.
T4 : JP se fait pressant derrière Eric… Il passe à Ascari, Eric est 7ème à ce stade de la course.
Eric repasse JP à la parabolique et Darryn s’est joint au groupe.
T5 : Darryn passe devant au freinage de la parabolique et Alef passe à l’aspi de la ligne droite. Eric est 6ème.
T6 & 7 : JP attaque de nouveaux à la parabolique mais Eric résiste puis il passe enfin à la chicane 1 mais comme il se loupe à la sortie, Eric repasse devant la Lotus.
T8 & 9 : JP attaque encore mais Eric résiste bien.
T10 : JP passe finalement à la chicane 1 et Alef avant la parabolique.
T14 : Olivier a rejoint Eric et le passe à Ascari alors qu’Eric sort large.
T15 : Eric repasse Olivier à l’aspi (Olivier était un poil plus vite au tour qu’Eric mais sa Tyrrell manquait de vitesse de pointe par rapport à la Ferrari ci-fait qu’il ne put jamais passer à l’aspiration malgrè plusieurs tentatives…).
T17 : Olivier attaque et passe (limite) à Ascari. Eric tente de repasser au freinage de la chicane 1 mais Olivier résiste.
T19 : Olivier s’est un peu détaché, Eric roule isolé.
T20 : Eric prend un tour à Darryn.
T25 : Eric repasse devant Olivier en vrac dans la chicane 1…
T32 : Olivier a rejoint Eric et l’attaque sans relache pendant les tours qui suivent… mais au 37ème tour, Eric a réussi à reprendre un peu d’avance.
T40 : Olivier part en spin à Ascari, Eric a de la marge.
T47 : Olivier est presque revenu dans la sillage d’Eric mais ce dernier gère bien la fin de course et fini devant la Tyrrel…

Voilà une course bien maitrisée de bout en bout avec pratiquement pas une erreur… Faut le faire !

Pour rédiger ces récits, j’ai passé pas mal de temps à visionner le replay dans tous les sens et je voudrais vous dire ici que cette course était vraiment superbe !
Par moment, on s’y croirait… Les ralentits dans les chicanes sont saisissant (Eric presque systématiquement en glisse au milieu de la première chicane… bravo !) et la mise en grille après le tour de formation est également un gros plus au niveau du « réalisme » de ce spectacle. J’ai essayé de regarder tout cela d’un oeil neuf et je dois vous dire que j’ai trouvé ça somptueux !
Il faut être conscient que nous avons là quelque chose d’unique et il faut que nous fassions quelques efforts afin de le préserver et de le faire grandir encore.

iRacing : saison 3 bientôt terminée…

La saison 3 (la première vraie saison complète à laquelle je peux participer) est presque terminée : c’est la dernière semaine en ce moment.

Je suis assez satisfait de mes résultats puisque j’arrive désormais à faire des « top 5 » aussi bien en road (courses sur circuit avec la monoplace Skip Barber) qu’en ovale. Pour le moment (car le classement évolue tous les jours), je suis 503ème au classement du championnat Skip Barber (sur 1690 classés) et 374ème dans le championnat Late (courses sur Ovales, sur 1518 classés).

Surtout, ce qui me fait plaisir, c’est que j’arrive désormais régulièrement à terminer mes courses sans aucun incident et donc j’accumule les points au niveau de mon Safety Rating : le passage en licence « C » (je suis en « D » actuellement) est largement assuré aussi bien en road qu’en oval. Bref, tout va bien sur ce plan et j’apprécie toujours autant ce logiciel et ses courses super disputées.

Du côté de mes participations aux championnats GP79 sur Rfactor, ça va pas mal non plus : les championnats FFSCA et Master Serie sont dans leurs dernières parties et je fait partie des cinq premiers dans les deux classements, ce qui est plutôt pas mal (mieux que ce que j’espérais en début de saison anyway…).

3 mois avec iRacing, le bilan

Aujourd’hui, ça fait pile trois mois que je suis inscrit à iRacing, ça vaut donc la peine de revenir dessus et faire un bilan déjà plus approfondi que mes précédents articles sur le sujet. Cette fois, je suis nettement plus négatif et cela s’explique facilement : avec le recul, les bons points restent positifs mais les défauts ont eu le temps de se montrer et c’est pour cela que ce bilan à trois mois va vous paraitre bien moins rose que mes autres revues sur iRacing.

Donc, commençons par le bon puisque je dois être plus critique : cette simulation est vraiment au-dessus du lot par la qualité et la finesse du comportement des voitures. Les vidéos comparatives qu’on trouve sur YouTube sont assez significatives de la fidélité des circuits reproduits, rien à dire de plus à ce niveau, c’est vraiment le top. Du coup, les utilisateurs commencent à être nombreux (entre 4000 et 6000 selon les sources) et ont voit quelques têtes d’affiches qui s’alignent plus ou moins régulièrement : Dale Earnhardt Jr mais aussi Jacques Villeneuve, entre autres (encore que, je n’ai pas eu l’occasion de les rencontrer/affronter lors des courses que j’ai disputé).

La qualité de la simulation vient aussi de l’absence de bug et de la stabilité online (très peu de déco pendant les courses et on peut revenir si ça arrive, c’est géré).

Le principal reproche que je ferais à iRacing aujourd’hui c’est que le service tarde un peu à évoluer alors que les lacunes les plus évidentes commencent à devenir pesantes : je pense en particulier à l’absence de drapeaux jaunes et bleus ainsi que de l’impossibilité d’enregistrer les replays. Certes, des nouveaux contenus (payants) sont disponibles régulièrement (comme le tracé de Sebring cette semaine) ou annoncé (comme la Lotus 79 ou le Truck Nascar) mais je préférerais tout de même que le coeur du service soit bouclé une bonne fois pour toute (surtout que les lacunes listées -il y en a d’autres mais celles-ci sont vraiment les plus criantes- paraissent comme quasiment déjà faites… Qu’est-ce qu’on attend donc ?).

Ensuite, même si le « safety rating » (SR) joue son rôle « d’amortisseur de comportement », il y a encore trop de cas où se retrouve dehors à cause d’un abruti qui se comporte comme tel. Finalement, sur ce plan, rien ne vaut l’auto-discipline stricte qu’on trouve dans le cadre des bonnes ligues (mais où, en revanche, on est rarement nombreux au départ des courses…). Là, il est difficile de l’imputer comme un défaut du système (encore que le fait de perdre des points de SR également quand on est victime et pas seulement quand on est victime est quand même difficile à digérer…), il s’avère que le besoin d’une surveillance humaine n’est pas rendue inutile pour autant.

Un autre point qui est frustrant, c’est que les saisons sont longues (12 semaines), les courses nombreuses et que la façon dont le classement s’établit n’est pas encore limpide. Sur ce plan, l’accès aux statistiques et la possibilité de les trier est encore largement améliorable.

Le nombre de participants aux courses est satisfaisant au niveau des licences basses mais c’est déjà plus délicat dès qu’on grimpe d’un étage (logique et la situation devrait s’améliorer avec le temps). Du coup, ça arrive de courrir dans un cadre non-officiel (les résultats de la course ne vont pas être comptabilisés dans le championnat de la série en cours) parce que le quota n’est pas atteint (c’est d’autant plus dommage que c’est justement dans des courses « off » que j’ai eu mes deux victoires !). Il y a donc des séries qui sont plus populaires que d’autres et on sent bien que certaines séries sont en « test » et ne survivront sans doute pas la prochaine saison…

Le point que je trouve le plus frustrant finalement, ce sont les voitures !

Dans celles qui sont disponibles, il y en a certaines que je n’aime vraiment pas et, pas de veine, c’est surtout dans les « routières » qu’elles se trouvent…

Inutile de revenir sur le cas de la Pontiac Solstice qui est vraiment une punition (quelle mauvaise idée d’obliger à commencer par ce veau !) mais le cas de la Formule Mazda mérite un examen -critique- : voilà une monoplace qui est bien plus rapide (et moderne) que la Skip Barber mais où le feeling est dramatiquement absent (au contraire de la Skip Barber qui est délicate à mener mais qui « envoi » un feedback intense de façon permanente, un vrai régal !). Cette voiture offre bien trop d’appuis et présente des réactions trop vives pour que je puisse prendre le moindre plaisir à son volant. Pas de chance, la série en licence C se courre sur cette voiture alors que je pense que ce serait 10 fois mieux d’utiliser la Radical (un petit proto moderne mais qui lui présente un bon feeling).

Bref, quand je vais être promu en licence C (pour le volet routier), je pense que je vais continuer en Skip Barber parce que la Mazda est trop décevante. Là aussi, dommage qu’on ne puisse pas revendre les voitures achetées sur un « aftermarket », ce serait une démarche intelligente pour iRacing même si, dans un premier temps, cela occasionnerait une légère perte de revenus.

Du coup, pour le moment, iRacing est surtout un paradis pour ceux qui adorent les courses sur ovales (et c’est pas mal non plus, croyez-moi !). Donc, plutôt orienté public américain qu’européen. Je pense que ça va évoluer dans le futur car iRacing ne peut se contenter de cette niche. Le développement sérieux du volet « routier » se fera sans doute plus tard, une fois l’anchrage sur le marché domestique (US) bien assuré.

D’ailleurs, à ma grande surprise, j’ai de bien meilleurs résultats dans les courses sur ovales (avec le modèle « Late ») que sur circuits routier (avec la Skip Barber où j’ai encore du mal à entrer dans le top 5 régulièrement).

Un autre point gênant concerne les commandes. Le volant (j’ai un G25 Logitech) à retour de forces est géré de façon spectaculaire (même si mon SimCom n’est pas encore reconnu -Frex y travaille-, le feedback est extraordinaire) mais on ne peut pas en dire autant du pédalier… Il y a un gros problème au niveau de la pédale de freins qui 1) est bien trop sensible 2) pas réglable !

Et, comme si ça suffisait pas, il faut recalibrer le pédalier avant chaque session pour avoir un rendu potable. C’est super-frustrant et on se demande pourquoi il laisse cela en l’état alors qu’il suffirait d’ajouter une sensibilité réglable en % pour corriger ce défaut…

Le dernier point critiquable concerne l’ambiance globale : c’est vrai que c’est assez froid par rapport à ce qu’on trouve dans une ligue où tout le monde se connait plus ou moins. Les courses ont lieu et, le plus souvent, tout le monde se barre sans un mot après, sauf si c’est pour s’engueuler suite à un accrochage. Là aussi, ça va sans doute changer (en mieux) quand un cadre sera mis en place pour les ligues et clubs « privés » mais, pour le moment, c’est encore trop sur un mode « compétition/consommation ».

Voilà mon bilan subjectif et incomplet après 3 mois d’utilisation. En le relisant, je m’aperçois que ça parait vraiment sombre… N’allez pas en déduire que je reviens sur mes premiers jugements et que, tous comptes fait, iRacing n’est qu’une grosse arnarque !

Je le redis encore : cette simulation est -selon moi- au-dessus du lot sur bien des points (les plus importants, toujours selon moi). Les courses sont nombreuses et très disputées et le logiciel est très stable. Avec le temps, tout cela ne peut que se bonifier et je suis heureux de faire partie des pionniers.

Drôle de soirée à Hockenheim !

Hier soir, reprise du championnat Master Serie, GP79 sous Rfactor avec des courses qui représentent un vrai challenge : 100% de distance, 100% de dégats !

Nous n’étions que quinze au départ mais pour des épreuves aussi difficiles, c’est déjà beau d’arriver à attirer un plateau de qualité et c’est à Guillaume Siebert (surnommé « Bernie »… devinez pourquoi !) qu’on doit cette perf. Je fréquente assez le petit monde du simracing pour apprécier la performance à sa juste mesure.

En plus d’organiser ce très beau championnat, Guillaume est un pilote rapide et sûr : hier soir, il signa la pôle position mais n’en profita pas… Mortifié par son erreur au départ (il avait oublié de programmer le tour de formation et, du coup, le départ surpris tout le monde !), il s’est déconcentré et ne pu franchir la première chicane.

Car c’est là la première des conditions pour réussir dans ces courses : rester concentré sur son pilotage de la première à la dernière seconde. Il y a d’autres conditions (comme ne rien oublier dans la préparation de sa voiture : ni la quantité de carburant nécessaire -à condition de l’avoir calculé !- ni de régler les ouvertures -radiateur et freins- pour que le refroidissement permette à la voiture d’aller au bout) mais celle-ci, c’est vraiment la plus dure.

C’est pour cette raison que je suis particulièrement satisfait de ma course d’hier soir : alors que je déteste ce tracé, j’ai réussi à me maintenir à la 3ème place à 4 tours de l’arrivée. Un beau podium alors ?

Hélas non : un pb réseau m’a déconnecté à ce moment-là alors que je commençais à savourer ce résultat bien mérité (c’est comme ça, les déconnection font partie des aléas contre lesquels on ne peut rien). Mais ma légitime déception était très atténuée par le fait que j’étais vraiment satisfait par mon comportement tout au long de ces 41 tours (la course en faisait 45) : pas une seule erreur, rien à me reprocher !

C’est l’objectif que je me fixe avant chaque départ mais c’est rare que j’y arrive. C’est pour cela que j’étais particulièrement satisfait. La bonne attitude sur le plan mental (concentré, déterminé et assuré dans ses gestes) est plus difficile à obtenir qu’il n’y parait car vous êtes sous pression pendant chaque instant…

Ainsi, hier soir, j’ai passé le premier quart de la course à lutter avec Johnny Martens. C’était une lutte à distance, chacun avec un oeil sur l’écart… J’adore ce type de bagarre car le mental y joue un grand rôle. Cela fait désormais plus d’un an que je cours avec Johnny dans les championnats GP79 et je sais combien il peut être « vite » et c’est donc une grande satisfaction de pouvoir lui résister. Finalement, il abima sa voiture et ne représenta plus une menace (mais il parvint à terminer sa course).

C’est la loi de ce type d’épreuve : il faut être rapide pour avoir sa chance de figurer parmi les mieux classés mais c’est tout de même moins important que d’être fiable et d’être capable de terminer.

Pour cela, il faut être capable de laisser filer les plus rapides pendant les premiers « chapitres » de la course, il suffit d’être encore là pendant la conclusion pour être systématiquement bien classé. C’est pour cela que je n’étais pas inquiet de ma médiocre qualification (seulement 9ème temps sur 15, même en ayant amélioré mon meilleur chrono sur ce circuit) car j’étais très content de ma voiture en conditions courses (réservoir plein et pneus tendres).

Garder sa concentration est primordiale, même quand l’imprévu s’en mêle. Et c’est ce qui est arrivé à mon coéquiper Stéphane Fauries (Taz). Taz a été très surpris par le vrai-faux départ et a laissé filer pleins de concurrents pendant le premier tour, croyant encore qu’il s’agissait seulement du tour de formation… Une fois qu’il eu réalisé sa méprise, c’était trop tard : position et concentration envolée, il ne lui fallu que quelques tours pour achever de gâcher sa soirée en se sortant.

Pourtant, Taz est bien plus rapide que moi : même sans entrainement, même avec un setup bancal, il arrive toujours à signer des meilleurs chronos que moi lors des essais.

Je sais aussi que Stéphane Lebourhis est également bien plus véloce, j’ai pu m’en rendre compte à de nombreuses reprises mais, hier soir, cela ne lui a pas servi (éliminé mais je ne sais pas encore pourquoi). Cela a bien profité à son frère Alexandre qui signa ainsi sa première victoire parmi nous au volant de la seule Renault RS11 en course hier soir (mais je pense que si Othmane avait été présent, il aurait atomisé tout le plateau…).

Bravo à Franck Labédan qui a réussi à terminer (et qui a récupéré ma 3ème place du coup). Je suis particulièrement heureux de voir que Franck a trouvé le moyen de boucler une épreuve complète car c’est un vrai challenge, quelle que soit votre place à l’arrivée et je souhaite que Thierry Cassagne y parvienne lui aussi très vite.

Nous participons à ces courses pour ces moments-là : une intense satisfaction d’avoir réussi « quelque chose ». Et, croyez-moi, quand vous parvenez à maitriser ces voitures pendant 1H30 (tout en se bagarrant avec les autres), vous ressentez une gratification qui vous paye largement des efforts consentis.

Le SimRacing peut être aussi intense que la vraie course, j’en témoigne !

Les aspects négatifs de iRacing

Je suis devenu un fan d’iRacing depuis fin juin 2008. Mais l’irruption de cette nouvelle simulation de course auto ne fait pas que des heureux… Les critiques sont très vives sur les forums francophones !

Je me propose ici de récapituler la plupart des aspects objectivement négatifs de cette solution afin que les hésitants puissent se faire une idée en connaissance de cause…

Il ne s’agit pas ici de se répandre en imprécations furieuses comme je l’ai trop souvent lu sur des forums (et, le plus souvent, de la part d’excités qui n’avaient même pas testé iRacing…) mais plutôt de faire la part des choses afin que le débat se déroule sur de bonnes bases.

Mais, avant cela, un petit rappel est utile :

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iRacing est la nouvelle simulation de course automobile qui fait son entrée sur le marché cet été (beta-test depuis mars 2008, lancement officiel le 26/08/2008).

Cette fois, il ne s’agit pas d’un simple jeu vidéo plus sophistiqué et plus délicat à piloter que GTA ou autre, il s’agit d’une vraie simulation reprenant fidèlement le tracé des vrais circuits et modélisant des vrais voitures.

Mais l’originalité de iRacing vient du fait que cette simulation s’accompagne d’un environnement de compétition inédit avec des licences et des points de sécurité en plus des classiques championnats online. On peut dire qu’il s’agit de la première tentative sérieuse de reproduire la plupart des facettes de la course autombile à travers une application Internet.

Voir à http://en.wikipedia.org/wiki/IRacing

Et ce lancement n’est pas une tentative timide d’une start-up sans référence : il s’agit du retour de Dave Kammer (le créateur de Grand Prix Legend et de Nascar 2003) qui a réussi a rassembler les grands moyens pour cette nouvelle aventure !

L’investissement dans iRacing se monterait à plusieurs dizaines de millions de Dollars…

Ce retour de Kammer dans l’arène de la simulation se fait en proposant un business-modèle inédit dans ce secteur : la location au mois plutôt que l’achat « sec » du logiciel. Cette formule est bien connue dans de nombreux secteurs du jeux vidéo (avec des succès mondiaux comme World of Warcraft) mais n’avait pas encore été essayé sur des applications de simulations sportives.

L’accueil d’iRacing a été très bon alors que l’accès est encore réservé à quelques « invités ». On peut prévoir que le succès sera massif dès que le service ouvrira ses portes au « grand public ». Le succès médiatique de iRacing est déjà en cours puisque des grands noms du sport auto US s’affichent déjà comme des pratiquants enthousiastes.

Le succès public va suivre logiquement car iRacing n’est pas qu’un logiciel, c’est un environnement de compétitions qui n’a pas son équivalent.

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Voilà pour le rappel du contexte.

Maintenant, voyons les aspects négatifs car il y en a…

1- tout est en anglais

L’interface de iRacing est entièrement en anglais. La documentation pratique est maigre alors que le « sporting code » (les règles du jeu en quelques sortes…) est un document PDF assez conséquent, le tout en anglais. Il est douteux que tout cela soit traduit rapidement dans les différentes langues des marchés visés (ça n’est pas annoncé sur le forum officiel, canal officiel d’informations et d’échanges entre iRacing et ses clients).

Moi, ça ne me gêne pas (que tout soit en anglais) mais je comprend que ça peut en rebuter quelques-uns…

Cette question de l’anglais n’est pas anecdotique : l’audience de iRacing est très internationale et l’anglais y est la langue naturelle… Si vous n’êtes pas capable de vous exprimer en anglais, comment allez-vous converser avec les autres pilotes ?

2- on paye au mois

La possibilité d’utiliser iRacing est lié au paiement d’un abonnement mensuel. Arrêtez de payer et vous n’avez plus accès au logiciel, point !

C’est très différent d’acheter un programme sur CD/DVD (ou à télécharger) une fois de l’installer et de s’en servir comme bon vous semble et quand vous voulez…

Aujourd’hui, l’abonnement mensuel est à $13 (soit moins de 10 euros ou encore moins selon les fluctuations du cours des monnaies) mais rien ne garantit que cela ne va pas augmenter à l’avenir (ne serait-ce que si le $ remonte…). 

C’est clair que ce n’est pas le même prix qu’un achat « sec » une seule fois et là, c’est surtout la perception du prix qui va jouer… Ceci dit, cet abonnement peut aussi baisser ou rester stable, il est difficile de s’avancer sur ce domaine.

Tout ce qu’on peut en dire, c’est que ce mode de paiment est déjà l’oeuvre dans de nombreux jeux en ligne dit « massivement multi-joueurs » comme World of Warcraft ou d’autres. Ces applications ont tout intérêt à faire croitre leur base de joueurs (et donc ne s’amusent pas trop à « jouer sur le prix de l’abonnement ») puisqu’on est là dans un mécanisme typique de réseau social => le monde appelle le monde, plus il y a de joueurs actifs et plus il y en aura. La masse d’abonnés représente la meilleure forme de « contenu » qui soit : c’est la garantie que vous allez trouver des adversaires de votre niveau pour la course que vous avez choisi…

A ce niveau, la masse fait toute la différence et c’est, in fine, bien cela qu’on « achête » : le droit de rejoindre une communauté dense et diversifiée.

3- il faut acheter les voitures & circuits supplémentaires

Non seulement il faut payer tous les mois mais, en plus, il faut aussi systématiquement payer si on veut élargir le package de base « voitures/circuits » !

En effet, vous ne disposez au départ que de deux voitures (une pour les épreuves sur circuits routiers et une autre pour les courses sur circuits ovals) et de quatre circuits.

Si vous obtenez votre licence de niveau « D » (le niveau juste après le stade « rookie ») et que vous voulez disputer le championnat qui se courre avec les petites monoplaces Skip Barber, il faut alors acheter la voiture ($15) et les circuits nécessaires (de $15 à $20 selon les tracés).

Ce côté « il faut passer encore et encore au tiroir-caisse » est assez déplaisant. Que ce soit sur le principe ou parce qu’on trouve que les circuits/voitures sont chers, c’est clairement un des aspects répulsifs d’iRacing.

4- le système de « security rating » peut être frustrant…

Pour progresser, il faut une bonne connaissance et compréhension du fonctionnement du système de points qui gouverne le « security rating » (ce ratio est déterminant pour l’obtention des licences permettant de s’aligner dans les différents championnats organisés par FIRST, l’organisme sportif mis en place par iRacing).

En effet, l’environnement de compétition qui est proposé (et qui est le seul moyen d’utiliser effectivement cette simulation) peut apparaitre comme complexe, rigide et générateur de frustration s’il n’est pas présenté et expliqué de manière adéquate.

Le principe du SR (« security rating », votre « note de sécurité ») est bon mais son application peut parfois être frustrante : si vous êtes percuté par un concurrent lors d’une course, vous allez perdre 4 points sur votre SR comme lui… Alors que vous estimez légitimement que vous n’y êtes pour rien puisque la faute revient logiquement à celui qui vous a touché !

Certes mais c’est déjà difficile à juger pour des juges humains alors imaginez la complexité pour un logiciel… Les concepteurs d’iRacing ont donc opté pour un principe de sévérité maximum.

A long terme, je pense effectivement que c’est un bon calcul mais, certaines fois, ça peut être terriblement frustrant !

Une anecdote pour illustrer cela : ce mardi, je disputais une course dans le cadre du championnat Skip Barber. Les choses se présentaient plutôt bien puisque j’étais 3ème au moment d’entamer le dernier tour. Derrière moi, une meute de pilotes a réussi à me recoller et le finish va être serré… à deux virages de la fin, je suis poussé hors de la piste !

Je repars tout de même pour terminer 6ème (première frustration : je manque le podium) mais, en plus, j’ai perdu 7 points à mon SR (seconde frustration : je suis puni alors que pas fautif, selon moi…) : 4 points de contact, 2 points de perte de contrôle et un point pour le hors piste… Difficile de faire pire.

L’australien qui m’a poussé s’est excusé ensuite via la messagerie du forum mais voilà une illustration de ce qui peut arriver. Si vous n’êtes pas prêt pour ce genre de situation, c’est que vous n’êtes pas prêt pour la bagarre en paquet, tout simplement…

6- modding impossible

C’est affiché clairement par les concepteur d’iRacing : pas de modding avec eux !

Les concepteurs ont le parti-pris de tout maitriser eux-mêmes : modélisation au laser des tracés (uniquement des tracés réels et dans leur configuration actuelle) et modélisation fidèle des voitures après accord et licence avec les constructeurs.

Cela veut dire que iRacing ne va pas profiter des formidables ressources de la communauté très active des moddeurs et c’est bien dommage…

7- choix voitures/circuits limités

Du coup, de part le choix d’interdire le modding, le choix des voitures/circuits est forcément limité. Pas question de pouvoir rouler sur une circuit qui n’existe plus.

Oubliez l’idée de rouler avec une Porsche GT3 tant que les concepteurs d’iRacing n’auront pas signer un accord avec Porsche et scanner la voiture sous toutes les coutures.

8- système de licence contraignant

Le système de licence et de security rating en place est un principe vertueux mais aussi bien contraignant… N’imaginez pas pouvoir débuter dans iRacing et pouvoir d’entrée de jeu disputer le championnat de votre avec la voiture qui vous plait le plus (même si vous l’avez acheté !) : il faut d’abord sortir du statut « rookie » (débutant), faire ses classes et faire ses preuves pour accéder aux vraies licences et pouvoir participer aux championnats avec les meilleurs.

C’est vrai que l’investissement de départ (non financier cette fois) est important et la pente à grimper peut sembler rude à quelques-uns, inutile pour la plupart qui sont déjà rompus à la compétition online avec des palmarès éloquents mais il n’y a pas de court-circuit possible : vous commencez comme Rookie et vous le rester tant que votre SR ne progresse pas nettement (et c’est pas si facile, vous allez vous en apercevoir…).

9- logiciel non-achevé

Dernier point noir : iRacing n’est pas -encore- une solution totalement achevée.

Le logiciel fonctionne bien (mais il est exigeant en ressources, prévoir obligatoirement un PC de bon niveau…), les bugs sont plutôt rares mais les lacunes sont bien là : les drapeaux jaunes ne sont pas gérés, les replays ne s’enregistrent pas, les chronos partiels ne s’affichent pas et ainsi de suite… La liste est longue et elle peut être choquante !

Espérons que la version qui sera mise en ligne pour l’ouverture officielle du 26 août (c’est bientôt !) comblera tout ou partie de cette litanie car, sinon, la démarche serait un peu légère…

J’aurais également pu ajouter que les contacts humains sont moins favorisés que dans le ligues (et c’est vrai que, pour le moment, c’est moins chaleureux) mais là aussi, il y a le potentiel pour que ça soit aussi bien sinon mieux quand dans les ligues le jour où les fonctions de type réseaux sociaux seront plus et mieux développées…

Voilà, j’ai récapitulé les principaux points noirs de la solution proposée actuellement par iRacing. Mais, il faut garder en tête qu’il ne s’agit pas d’une solution comparable point par point à Rfactor (car alors, Rfactor gagne sur de nombreux tableaux) mais bien d’une approche radicalement différente et où les « défauts » deviennent plus ou moins les contreparties incontournables des choix effectués.

En effet, c’est parce que le SR est contraignant et va être frustrant qu’on va faire particulièrement attention à son comportement en piste !

Le modding est banni mais c’est ainsi que le fonctionnement va être maitrisé et ainsi de suite.

iRacing ne prétend pas devenir tout pour tout le monde mais va sans doute devenir l’environnement de compétition online prédominant si des évolutions souhaitables voient le jour rapidement :

– il faudrait que les voitures/circuits supplémentaires puissent être revendus sur une « marketplace » =>  cela permettrait d’atténuer le coût d’acquisition et cela permettrait certaines formes de sponsoring

– il faut que les lacunes soient comblées et que le rythme d’évolution de la solution ne faiblisse pas => c’est la contrepartie légitime au principe de la location par rapport à la vente « une fois ».

Sur ce dernier point, on a vu dans le domaine de l’informatique une évolution comparable : la vente de licence de logiciels est en train de se restreindre au profit de la location de solutions online, prêtes à l’emploi sans installation. En effet, on a constaté que les éditeurs étaient plus motivé à vous vendre la prochaine release de leur logiciel que de corriger et de faire évoluer celle qu’ils vous ont déjà vendu…

La proposition de valeur est inversée dans le cas de la location : il s’agit alors de vous garder fidèle et seule des évolutions régulières (et allant dans le bon sens) y contribuent.

Quelques adresses utiles pour iRacing

Pour vous aider à mieux comprendre iRacing et à progresser dans cette compétition, voici quelques adresses utiles…

Tout d’abord, la fiche wikipedia décrivant cette simulation et son environnement à http://en.wikipedia.org/wiki/IRacing

Je recommande également chaudement l’édition de juin de AutoSimSport (à http://www.autosimsport.net/index.php, attention, choisir le Volume 4, Issue 3-18.Jun.2008), un pdf tout en anglais mais bourré d’articles formidables sur iRacing

Le principal forum sur le sujet (en anglais of course… Le forum présent sur iRacing est également très actif mais uniquement réservé aux membres) à http://forum.racesimcentral.com/forumdisplay.php?f=1503

Il y a aussi des forums francophones comme celui de la FFSCA à http://forum.ffsca.org/forumdisplay.php?f=199 et celui de RacingFR à http://www.racingfr.com/forum/index.php?showforum=382

Pour trouver des réglages (setups), on peut aller à http://www.iracing-france.com/forum/ (en français) et à http://www.sim-chassis.com/index.php (en anglais mais plus complet).

Rfactor vs iRacing : comparaison n’est pas raison !

Inutile d’en rajouter sur iRacing, on aime ou pas, c’est une affaire de feeling comme toujours avec ce genre de logiciel ou la demande d’abstraction est élevée (en clair, on vous demande de « ressentir » quelque chose alors que peu de sens sont mis dans la boucle à part la vue, l’ouie et le volant avec FFB dans le meilleur des cas… On loin du torrent de sensations qu’on reçoit « en vrai » et même le SimCom Motion reste pauvre comparé aux tremblements-grondements-vibrations d’une vraie voiture de course… Et, en plus, le SCM n’est pas -encore- reconnu par iRacing !).

Bref, face à cette demande de mise en condition par le biais du mental, chacun va faire plus ou moins de chemin selon la façon dont il apprécie ce qu’envoi le logiciel… Et, en gros, ça va surtout dépendre si le logiciel répond en phase avec votre attente (là, je met une roue sur le vibreur… donc, il devrait se passer cela… Si ça le fait comme on pense que ça doit le faire, c’est super, si ça le fait pas tout à fait comme on s’y attendait, c’est la déception et la frustration…).

Avec certains logiciels (GTR2 pour moi), le chemin est court et ressemble à une impasse. Sur d’autres (Rfactor et iRacing pour moi), le chemin est plus long et les sensations plus intenses. Cependant, le chemin que me permet de parcourir rFactor ne ressemble pas tout à fait à celui que je perçois avec iRacing sans pouvoir vraiment dire que l’un va plus loin que l’autre.

Et n’oublions pas qu’il s’agit là toujours d’un cheminement personnel qui ne peut être tout à fait partagé par deux individus, même avec des trajectoires et des expériences propres, j’ai pu voir de nombreuses fois que le ressenti pouvait différer largement.

Ceux qui viennent me voir chez moi pour essayer mon SCM (prenez des tickets !) me permettent de constater ces variations qui se reproduisent toujours.

Dernièrement, j’ai eu une preuve supplémentaire qu’il était vain d’argumenter en ce domaine avec le feedback sur iRacing que m’a envoyé (par email) Stéphane Lebourhis. Stéphane (qui est un fin pilote et un observateur raisonnable de ce petit monde) n’est pas emballé par iRacing et en particulier par les sensations du FFB de ce logiciel. Alors que, justement, je trouve que c’est là l’un des gros points forts d’iRacing (et, au vu des forums, je ne suis pas le seul à penser cela…). Comme quoi, tout est vraiment affaire de sensations per-so-nelles, point.

En revanche, là où la différence est nette et incontestable entre Rfactor et iRacing c’est dans le mode des courses… La vraie innovation apportée par iRacing réside justement dans le mode d’organisation et d’encadrement des courses. On apprécie cet encadrement ou pas, on pense que ça vaut le prix ou pas mais la vraie différence est bien là (selon moi).

Sur Rfactor, sans les ligues, les possibilités de courrir sont assez limitées puisque le lobby n’offre aucun encadrement. Une utilisation approfondie de Rfactor est donc inséparable de l’adhésion à une (ou plusieurs) ligue. Mais la fréquence des courses est forcément moindre que ce qu’offre iRacing et, pour moi, le fossé est creusé.

Je vais continuer les championnats GP79 que j’ai entamé à la FFSCA et dans le Master Serie de Guillaume parce que j’aime aller au bout des choses mais je ne suis pas certain d’aller au-delà… Alors que je suis quasi-sûr d’être accroché à iRacing pour de longues années.

Pour finir, je voudrais revenir sur une expérience récente que je trouve significative…

Comme beaucoup, j’ai été séduit par le mod Historix GT (le portage de GTL sous Rfactor pour faire court) qui présente des qualités vraiment importantes et bien au-dessus de nombreux mod (et je commence à savoir que de quoi je parle depuis que je me suis un peu impliqué dans le modding avec la F312B… à propos de ce projet, une prochaine version va bientôt voir le jour puisque le fameux Niels de Historix est en train de réviser les physiques de cette voiture !). 

Par exemple, le FFB de ce mod est vraiment formidable, sans doute le meilleur à ce jour sour Rfactor.

Pourtant, même ce mod présente de sérieuses lacunes sur certains points importants : je me suis rendu compte que la Porsche 906 décollait vraiment haut sur la bosse des hunaudières juste avant le freinage de Mulsannes (vous l’aviez compris, il s’agit du circuit du Mans dans sa version 79 par VirtuaLM)… Mais, comme la voiture retombait pile sur le nez, la reprise de contrôle à « l’aterrissage » était du domaine de la loterie…

J’ai trouvé la solution en retirant complétement l’appui aérodynamique procuré par les flaps avants (facile à faire en modifiant le fichier .hdv). Ainsi, la 906 sautait bien à plat et le contrôle à l’aterrissage ne pose plus de problème.

J’ai discuté (par chat) de ce point particulier avec Niels qui m’a avoué que la stabilité aérodynamique des voitures n’était pas achevé sur ce mod (et pas de nouvelle release prévue pour corriger cette lacune).

De plus, Niels est assez critique sur la modélisation du circuit du Mans par VirtuaLM (cette fameuse bosse ne devrait pas être aussi accentuée d’après lui).

Tout cela pour dire que même sur des « produits de la communauté » aussi aboutis et acclamés que le mod Historix GT et le circuit du Mans par VirtuaLM, on trouve encore des lacunes importantes de cet ordre…

Mon avis sur iRacing, nouvelle offre de Sim Racing…

Cette nouvelle simulation était attendue avec beaucoup d’intérêt par le petit monde du Sim Racing car ses concepteurs sont issus des équipes de feu Papyrus, l’éditeur de Grand Prix Legend et de Nascar Racing (entre autres). A découvrir à http://www.iracing.com 

Depuis le lancement du premier round d’invitations sur iRacing (j’ai reçu la mienne le 25 juin), j’ai été surpris de voir la teneur du retour sur les forums français : des avis très tranché sur celui de la FFSCA et quasiment rien sur celui de GTRO !

J’ai aussi pu constater que ceux qui sont les plus virulents sont aussi ceux qui n’ont PAS testé : ils se refusent à franchir le pas à cause de la formule d’abonnement qui leur parait excessif (c’est leur droit) et, ensuite, ils veulent justifier leur décision en disant que « c’est de la merde »… Bizarre ou logique ?

Bref, je vais essayer de vous donner un retour objectif en dehors des questions de coûts qui, c’est vrai, peuvent susciter des débats.

Abordons tout de suite la question du comportement des voitures : c’est tout simplement ce qu’il y a de mieux actuellement, selon moi.

Le feeling est incroyable, la précision est bien là, la réaction immédiate et on « sent » que c’est correct. Les circuits sont bien réalisés aussi même s’il est difficile de se rendre compte si telle bosse est bien au bon endroit (et ça, on s’en fiche un peu).

Ce qui pêche, c’est que les voitures de base ne sont pas très excitantes… Surtout pour ce qui est la Pontiac Solstice (qui la voiture avec laquelle vous débuter votre « carrière » en road racing). Pourtant, quand vous passez au volant de la Skip Barber (une monoplace « école ») qui n’est pas puissante et qui n’a pas d’appui, tout change !

Vous mettez vraiment un pied dans le monde des monoplaces : des voitures précises, exigeantes, vives et qui pardonnent peu… Là, l’excitation monte tout de suite !

Vous allez dire que j’exagère mais on s’y croirait. Et encore : pour le moment mon SimCom Motion n’est pas encore reconnu par iRacing… Qu’est-ce que cela va être quand ça sera le cas ?

Même sans mon « baquet qui bouge », je n’ai pas le « mal de mer » que je ressens que avec Rfactor au bout de quelques tours si j’ai débranché mon SimCom tellement le niveau de concentration nécessaire est élevé…

Ensuite, iRacing innove par sa formule d’encadrement des courses et d’attribution des licences. Tout cela tourne autour du « security rating ». En clair, vous avez dès le départ deux licences : une pour les courses sur ovals et une autre pour les courses sur routes. Bien entendu, vous commencez en bas de l’échelle : rookie pour les deux !

Pour grimper, il faut gagner des points sur votre « security rating » en participant à des courses et à des « time trial » (épreuves chronométrées). Mais on peut aussi *perdre* des points lors de ces épreuves !

C’est là où est l’astuce : soit vous boucler vos courses sans incident, soit votre progression vers le prochain niveau de licence va être long…

Et les championnats les plus intéressants sont évidemment réservés à ceux qui ont fait leurs preuves lors de ces épreuves pour rookies. Donc, on se retrouve dans une situation d’auto-contrôle qui est une alternative intéressante au code de discipline instauré par les ligues (et je pense même que les ligues sont nées à cause de la nécessité de mettre en place ce code de conduite et de la faire respecter).

Tout d’un coup, c’est comme si le lobby n’était plus pollué par les bourrins !

Les critiques les plus fréquentes sur iRacing se résument à « c’est trop américain » et « c’est juste une réutilisation de Nascar Racing 2003″… A mon avis, c’est un peu court !

Tout d’abord, c’est vrai qu’il y a beaucoup de circuits américains qui sont proposés, et alors ?

Des pistes comme Laguna Seca, Road America ou Daytona, c’est pas des tracés valables, grandioses même ?

Il y aura des contenus européens, ça viendra mais le choix de circuits est déjà assez varié je trouve.

L’autre critique porte sur l’orientation « courses sur ovals »… Il flotte là un relent de « les courses sur ovals, c’est bon pour les bourrins qui ne savent ni freiner ni piloter… le vrai pilotage, c’est sur circuit routier, point ! ». Objection votre honneur : je suis plutôt un pilote de routier mais je me suis toujours aperçu que performer sur les ovals était loin d’être simple… Alors, pensez que c’est « une voie de garage pour les pilotes ratés », vous m’excuserez mais c’est risible !

J’ai participé à une dizaine de courses avec les « Legends cars » sur des ovals courts et je peux vous assurez que c’est terriblement prenant… Et mes médiocres résultats (un seul top 5) prouvent que non, ce n’est pas facile.

Ceci dit, tout n’est pas super positif au royaume de iRacing, il y a des points noirs et j’en vois au moins deux gros :

1- le mécanisme de « security rating » est super en théorie mais pas encore parfait en pratique… En effet, vous perdez des points même si vous êtes la *victime* d’un accrochage : vous êtes percuté par l’arrière mais ça compte pareil !

C’est comme si on était puni deux fois : votre course est ruinée par un pilote qui ne maitrise pas son freinage ou sa ligne ET vous perdez des points par la même occasion… Super frustrant !

Je sais bien qu’il faut être deux pour s’accrocher mais tout de même, c’est dur à avaler. Du coup, on se retrouve à faire des efforts démesurés pour être sûr de n’être touché par personne… Je pense que le mécanisme doit être amendé et je doute qu’il soit définitif dans sa forme actuelle.

2- le programme est gourmand en ressources systèmes… Toute l’interface utilisateur repose sur un navigateur web (une bonne idée d’ailleurs) qui lance le programme permettant de se retrouver sur piste. Mais ce dernier est très exigeant et les FPS sont rares. Tellement rare que dans certains cas que ça en devient carrément injouable !

Je viens juste de changer de PC et c’est iRacing qui ma poussé à le faire… Si on ajoute que tout, absolument tout est en anglais et seulement en anglais (moi, ça ne me gêne pas du tout mais je peux comprendre que ça en rebute), ça fait quand même quelques obstacles à franchir… Faut déjà être motivé !

Et comme en plus il n’y pas de démo possible (zéro), que tout se passe online (zéro offline, même quand on est seul), ça commence à faire beaucoup.

Donc oui, objectivement je comprend qu’on puisse être dubitatif face à cette offre qui est très atypique : innovante, très encadrée, avec une approche restrictive et un mode de paiement aussi inhabituel (dans notre petit monde du Sim Racing… ailleurs, dans les grands jeux multi-utilisateurs, il y a longtemps que c’est ainsi).

Pourtant, je constate que les retours sur le forum de RSC sont majoritairement positifs (pour ne pas dire élogieux) et que les avis sur le forum propre à iRacing (il y en a un mais il est réservé aux inscrits) sont de la même teneur. Ceux qui ont essayé ont adopté et sont devenus accros (avec des exceptions, des testeurs comme Guillaume Siebert ont passé leur chemin…).

Pour moi, c’est clair que je suis désormais du côté des accros et pour plein de raisons :

– je crois à la pertinence du principe du security rating (même s’il est perfectible)

– j’aime le comportement des voitures (même si les voitures ne sont pas très excitante a priori)

– j’aime le fait de pouvoir courrir souvent (en ligue, on doit s’entrainer beaucoup mais on court rarement finalement… là, c’est une course toutes les deux heures !)

Je suis persuadé que cette formule a un énorme potentiel et que iRacing est en train de changer le mode de fonctionnement du Sim Racing. Cela ne veut pas dire que tout va changer brutalement, il faudra du temps bien sûr.

Mais je vois à l’avenir deux formules :

– une simulation très ouverte, conçu pour le modding et les ligues… et c’est Rfactor.

– une simulation très fermée, conçu pour l’organisation de courses en continue et avec un code sportif bien défini… et c’est iRacing.

Bien entendu, tout cela n’est que mon avis in fine. D’aucuns peuvent rigoler en pensant « sacré Alain, il sait plus comment claquer son fric, voilà qu’il se fait avoir avec cette daube d’Iracketing »… Riez messieurs, moi j’y retourne !