10ème à Interlagos !

Ce matin, avant de me mettre au travail, j’ai décidé de faire une petite course avec Game Stock Car Extreme (le nouveau nom de Game Stock Car 2013 en fait) à Interlagos. Pour cela, j’ai pris une formule trois sur une course de 10 tours seulement, de façon à ce que ça ne prenne pas trop de temps. Qualifié seulement en 15e position, j’ai pris un bon départ et j’ai profité de la bousculade des deux premiers tours pour grappiller quelques places.

Au troisième tour, j’étais donc en huitième position. C’est à partir de là que les choses ont commencé à devenir difficiles : je n’avais pas un rythme suffisant pour rester à cette place et je devais donc me battre pour garder ma position. J’étais à l’aise dans les portions intérieures du circuit mais, pour une raison que je ne m’explique pas, j’étais très lent à la sortie de la dernière épingle qui commande la ligne droite. Du coup, je me faisais dépasser dans la ligne droite des stands et devais ensuite ramer comme un malade pour rester avec mes adversaires et les repasser éventuellement dans les portions intérieures. Ce scénario s’est répété de nombreuses fois et rendait la course très intéressante. Même quand on est seulement 10e, se battre pour sa position occupe votre esprit, mobilise toute votre énergie et toute votre motivation. Peu importe que les hommes de tête soient loin devant, Vous êtes dans votre course et celle-ci est très animée.

Finalement, à deux tours de la fin, je me retrouvais en 10e position avec trois adversaires derrière moi qui était très pressant. J’étais débordé de tous les côtés, quand je faisais un blok pass à droite, c’est un autre qui passait à gauche et ainsi de suite. J’étais obligé à des freinages limites au bout de la ligne droite pour en repasser deux à la fois et ainsi retrouver ma position. Le dernier tour était critique, Il fallait absolument que j’arrive à prendre un peu d’avance et à soigner la sortie de la dernière épingle si je voulais garder ma 10e place. J’y suis parvenu mais de justesse et il n’aurait pas fallu que la ligne d’arrivée soit 100 m plus loin.

Il n’y a que des simulations modernes comme Game Stock Car Extreme qui vous permettent une pareille immersion et un pareil engagement là où beaucoup ne verraient qu’un jeu vidéo comme les autres. Normalement, je n’aime pas trop les monoplaces modernes parce qu’il y a trop d’appui mais, dans ce cas, la réalisation de Reiza est vraiment formidable : comme la motorisation est limitée, on ne peut pas mettre trop d’appuis et, du coup, le compromis est vraiment intéressant. La monoplace est très fine à piloter, réagit avec beaucoup de vivacité et on est vraiment obligé de s’en occuper pour la garder sur la piste. J’ai aussi découvert à cette occasion que de rouler sans aucune aide au pilotage, j’insiste vraiment aucune, augmente encore l’immersion. J’ai aussi supprimé tous les affichages de données de façon à ne garder que les affichages normaux du cockpit et le résultat en matière d’immersion est vraiment notable.

En vérité, je ne comprends pas pourquoi les amateurs de sport auto ne s’intéressent pas plus aux simulations car c’est vraiment une manière extraordinaire de vivre sa passion.

3ème édition de mon livre sur le SimRacing

Oui, je sais, beaucoup d’entres vous vont dire « mais on s’en fiche de son bouquin sur les vroum-vroum virtuels, qu’il avance sur le 3ème tome de perdu dans le temps, bon sang ! » (ou quelque chose d’approchant…), non ?

La vérité est que, bien sûr, je préférerais annoncer le T3 de « perdu dans le temps » plutôt que la 3ème édition de « SimRacing » mais chaque chose en son temps… Déjà, je suis assez content d’avoir pu trouver un peu de temps pour boucler cette mise à jour importante que j’avais en tête depuis un bon moment. Bonne chose de faite donc.

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Ensuite, il est pour moi très important de montrer que lorsque je publie un livre, c’est toujours dans une perspective de long terme : il ne s’agit pas de faire un « one shoot » mais bien de faire évoluer l’ouvrage à travers des éditions successives. C’est ce que j’ai fait avec « cette révolte qui ne viendra pas« et « la malédiction des champions du monde de F1« , entre autres. Et c’est bien ce que j’ai l’intention de faire avec les autres. Donc, cette 3ème édition est une preuve de plus de mon engagement envers mes livres, s’il en fallait.

Revenons au SimRacing. Cette 3ème édition est l’occasion d’une « modernisation » du contenu et de la structure (par terminée d’ailleurs, la modernisation). Je vais continuer à faire des mises à jour régulièrement comme je l’avais fait pour la seconde édition (16 mises à jour entre mai 2012 et novembre 2013 !).

Pour le reste, laissez-moi encore un peu de temps et je vais finir de remonter à la surface pour reprendre mon travail d’écriture, le vrai…

24H00 du Mans sur rFactor : on termine et on gagne !

La semaine dernière, j’ai disputé des 24H00 du Mans virtuelles avec mon fils sur rFactor. Le récit complet (avec une vidéo) se trouve sur « Theracingline » qui le meilleur blog francophone sur le Simracing.

Le sourire de la victoire ! Avec Val Lefebvre, juste après l’arrivée de nos 24H00 du Mans 1977 (mod rFactor sur circuit version 1991 par VirtuaLM). Bilan : 394 tours parcourus, 4 tours d’avance sur le second (seulement 25 voitures à l’arrivée sur 55 au départ…) et une panne de freins à 20mn de la fin (mais j’ai tout de même pu trainer la voiture jusqu’au drapeau à damiers, ouf !). C’était géant mais c’est clair qu’on fera pas ça tous les jours !

Sur Facebook, j’avais mis à jour mon statut au fur et à mesure du déroulement de la course… ça donne ça :

Aujourd’hui, je dispute les 24H00 du Mans 1977 au volant d’une Alpine A442 (il s’agit de simulation sous rFactor bien sûr…) avec mon fils Val Lefebvre… La magie du Mans nous fait encore rêver puisque se sont nos 3ème 24H ensemble (mais on a réussit à terminer qu’une fois).
Pour le moment (3H00 de course disputée déjà), ça se passe bien : on est en tête avec un tour d’avance sur le second (Porsche 936). Mais je connais Le Mans désormais : c’est quand on croit que c’est plié que cette course vous fait sentir que ça n’est jamais terminé avant le drapeau à damiers…

  • Alain Lefebvre Quelques minutes avant de reprendre le volant pour mon prochain relais (Val en piste en ce moment), toujours en tête avec toujours un tour sur la 936 survivante (celle de Pesca/Ickx est déjà partie en fumée !).
  • Alain Lefebvre Ouf, j’ai bien mérité d’aller diner !
    Toujours en tête, la nuit tombe, les incidents se multiplient… C’est la magie de la nuit du Mans !
  • Alain Lefebvre On vient de passer la cap du premier quart de la course, la route est encore longue…
  • Nicolas Rolin Restez concentré, la course est longue et nos expériences passées nous ont montrées que les pannes, ça arrive !
  • Alain Lefebvre Avant de prendre mon relais : déjà 130 tours de parcourus (on va en faire un peu moins de 400 je pense…), encore plus de 16H00 de course, la nuit bat son plein !
    Merci Nicolas Rolin pour ton soutien et je suis sûr que tu aimerais être avec nous en ce moment…
  • Alain Lefebvre Encore 14H00 de course, déjà 160 tours parcourus, tout va bien, toujours ne tête mais déjà un peu de fatigue qui commence à se faire sentir (genoux gauche à détendre dans chaque ligne droite). Val au volant en ce moment, je vais essayer de dormir un peu…
  • Alain Lefebvre C’est le matin !
    270 tours parcourus, encore 7H30 de course, le rythme a baissé (la voiture est un peu abimée… Et ce n’est pas la seule !) mais on garde la tête, toujours devant la 936. Les rangs se sont éclaircis aussi… C’est dur Le Mans !
  • Alain Lefebvre Plus que 6H00 de course… Mais la 936 remonte désormais et menace notre leadership (faut dire qu’on a pas mal perdu en vitesse de pointe…). On serre les fesses en espérant que nos deux tours d’avance vont suffire !
  • Alain Lefebvre Je viens de terminer mon avant-dernier relais (on fait des double-relais en fait) : encore 2H30 de course, 354 tours effectués, toujours en tête avec deux tours sur la 936, on commence à y croire et on est désormais en mode « cruise » pour terminer en douceur (plus que 25 voitures en piste sur les 55 du départ…). Merci à tous pour votre soutien !
  • Alain Lefebvre à moins de 2H00 de l’arrivée, je pensais qu’on allait terminer en douceur… Mais c’était sans compter sur l’impétuosité de Val (ah, jeunesse…) qui a décidé de battre et de rebattre le record du tour !
    Cela fait déjà 4 fois qu’il a battu mon meilleur tour (qui était en 3’27.9) et il est descendu en 3’25.6… où s’arrêra-t-il ?
  • Alain Lefebvre On vient de terminer et on gagné mais pas sans mal : panne de frein avant gauche à 20mn de la fin !
    Du coup, j’ai bouclé les derniers tours en me trainant et en ne freinant que du bout des orteils… La voiture tirait à droite à chaque freinage mais ça restait relativement gérable (moins grave que quand c’est tout un côté qui est en panne de freins, heinNicolas Rolin ?).
  • Alain Lefebvre Bref, Le Mans reste Le Mans jusqu’à la dernière minute !

 

Mise à jour de mon livre sur le Simracing… Et quelques nouvelles en passant !

Je viens de publier une mise à jour (la 7ème !) de la seconde édition de mon ouvrage sur le SimRacing (voir à http://www.simracingbook.com/). C’était nécessaire car il s’agit d’un domaine qui bouge vite et souvent. Je ne veux pas que mes lecteurs restent avec un livre trop rapidement obsolète (un avantage du numérique, on peut mettre à jour !) et j’ai donc organisé un circuit de suivi et de mise à jour (voir à http://www.simracingbook.com/mise-a-jour/).

À côté de cela, je poursuis la migration de mes ouvrages publiés sur Scrivener et tout cela prend du temps bien sûr. C’est le prix à payer quand on commence à avoir quelques livres publiés : faut entretenir et assurer le service après-vente !

Je ne conçois pas mes livres comme un coup tiré dans le vide et oublié juste après la première parution : je veux les accompagner pendant leur cycle de vie, même si c’est chronophage, c’est significatif de la valeur que je leur accorde. Et si je ne faisais pas cela, quelle image cela projetterait-il ?

Hommage aux 24H00 du Mans et au SimRacing

C’est le WE du Mans alors, pour fêter cela, j’ai remanié une vidéo que j’avais déjà utilisé il y a deux ans et je vous la propose aujourd’hui :

C’est une mélange entre des images issues des vraies 24H00 du Mans et d’une course virtuelle (sur ce même tracé et avec un proto LMP2) que j’ai disputé avec Nicolas Rolin, on équipier habituel. L’idée est de montrer combien les deux univers sont -relativement- proches…

SimRacing seconde édition, désormais disponible !

C’est toujours un plaisir d’annoncer la sortie d’un de mes livres !

Je croyais que cette seconde édition de mon ouvrage sur le SimRacing (SimRacing, découverte & progression) serait vite bouclée mais, en fait, j’y ai passé bien plus de temps que prévu… Comme d’habitude en fait. Toutefois, je suis particulièrement content du résultat : plus de 25% de textes en plus, 94 images supplémentaires (264 au lieu de 170), des interviews inédites (VirtualR, InsideSimracing.tv, etc.) et un prix divisé par 5 !

En effet, la version papier était proposée à 21,90€ alors que la seconde édition (disponible en formats numériques seulement) est disponible pour 4€ !

Simracing, découverte & progression

Pourquoi n’avoir pas prévue de version papier pour cette seconde édition ?

La première édition était limitée par le nombre de pages qui devait rester raisonnable (moins de 250) et ne pouvait être imprimé qu’en N&B pour des raisons de coût (décision de l’éditeur de la première édition : Pearson). Pour s’affranchir de toutes ces limites, la version numérique s’imposait. De plus, une version papier en couleurs et avec le volume de la seconde édition aurait coûté bien trop chère (entre 35 et 40 € !). La version numérique permet de proposer une livre pour bien moins cher sans se limiter en terme de pages ou d’images.

Et cette fois, j’ai prévu d’exploiter à fond les possibilités du numérique en proposant à mes lecteurs de les enregistrer dans une base de données afin de pouvoir les notifier et mettre à leur disposition (gratuitement, of course !) les mises à jour au fur et à mesure de leur sortie.

Mieux, j’ai même prévu quelque chose pour les acheteurs de la première édition !

En effet, je veux faire profiter de la seconde édition les lecteurs de la première version de ce livre (au format papier et publiée par Pearson). Pour cela, envoyez une simple photo de vous avec le livre visible à simracingbook@gmail.com (précisez aussi le format de votre choix : ePub, .mobi/Kindle ou PDF) et je vous enverrais (gratuitement) la seconde édition… Je vous inscrirais également dans ma base des mises à jour.

Le livre dispose de son propre site à www.simracingbook.com

PCARS et rFactor2 : les progrès continuent

PCARS et rFactor2 sont les deux promesses du moment : rFactor2 est la suite très attendue de rFactor (que, normalement, on ne présente plus !) et ce depuis un certain temps. Actuellement en beta, rFactor2 se peaufine petit à petit en attendant la version définitive. Le build 68 puis 69 viennent d’être disponibles mais c’est surtout du côté des mods que la nouveauté est intéressante : Virtua_LM vient de dévoiler la version beta du tracé de Mid Ohio (déjà disponible pour rFactor depuis quelques temps).

Le build 68 de rFactor2...

Avec ce circuit, on a un avant-goût de ce que va apporter rFactor2 quand les meilleurs modders vont commencer à mettre en ligne leurs productions pour ce titre… Cette version de Mid Ohio est un vrai régal… J’ai vraiment hâte que Virtua_LM fasse de même pour le tracé du Mans et pour son mod des protos des années 80… Avec ça, serait vraiment le rêve !

Le premier virage du circuit de Mid Ohio par Virtua_LM pour rFactor2.

Du côté de PCARS, le rythme est toujours aussi soutenu et, je dois le dire, les progrès sont continus. Bien entendu, il reste encore beaucoup à faire, les lacunes et les défauts sont encore légion mais comment s’en étonner vu le statut actuel (Alpha) du logiciel ?

Commençons par parler des voitures. Une nouvelle vient d’apparaitre avec le build N°174 : la Palmer Jaguar. Pour le moment, c’est pas encore terrible car la voiture semble sans vie mais ça devrait vite s’améliorer.

La Palmer Jaguar de PCARS sur le tracé de Monza (Milan)...

D’ailleurs, toujours pour rester sur les voitures, l’état actuel est assez mitigé : certaines paraissent très bien (les Lotus F1 78 & 86 ainsi que la Radical V8) alors que pour d’autres, il manque encore quelque chose avant d’avoir vraiment envie de rouler avec. Cependant, build après build, je réalise que le comportement s’améliore. Pas toujours par grandes étapes mais toujours un peu au moins. Un signe qui va dans le bon sens : on peut commencer à travailler les setups et obtenir des améliorations dans le feeling.

Les problèmes de directions flottantes sont désormais derrière nous mais le FFB n’est pas encore à la hauteur de celui d’iRacing (et loin de celui de rFactor2 qui est actuellement le top absolu en la matière, selon moi). Là encore, j’ai plutôt confiance dans l’évolution à venir si je me base sur ce qui vient d’être fait ces dernières semaines.

Un truc qui me gêne en revanche, c’est le nouveau modèle de gestion de la lumière : avec le HDR, la piste est bien trop brillante, comme si on était en plein soleil dans le désert… La visibilité des points de repères en est grandement affectée et je suis obligé de rouler avec le HDR off mais peut-être suis-je un cas particulier. J’était également très critique sur la sensation de vitesse mais, là aussi, je constate que les progrès sont sensibles (et variables selon les tracés et les voitures), même s’il reste bien du chemin avant d’atteindre les sensations que l’on peut ressentir sur le vieux Spa avec rFactor2.

Tiens, parlons des tracés justement. C’est de ce côté-là que les nouveautés sont les plus spectaculaires avec PCARS ces derniers temps : les circuits sont désormais nombreux et certains sont vraiment réussis. Le tracé « Loire » (Le Mans en fait) est vraiment à son début et il manque encore trop de décors pour s’y croire mais Donington, Monza, Mugello ou Road America sont eux plutôt convaincants.

Le tracé du Mugello (Florence) dans PCARS...

Bref, tout cela va dans le bon sens mais il faut accepter de laisser « du temps au temps » afin que ces titres puissent être jugés objectivement : dans leurs versions finales.

Toutefois, je crois déjà pouvoir dire que PCARS sera bien mieux que les décevants Shit 1 & 2 et que rFactor2 sera une grande réussite à la hauteur de rFactor (quoi qu’en disent les détracteurs qui sont déçus par l’absence de graphismes spectaculaires dans rFactor2).