Conférence sur l’histoire de l’informatique à l’école 42 le 24 avril 2014

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de l’école 42. C’est la fameuse école créée par Xavier Niel, également fondateur de Free Telecom, où les 1000 étudiants ont été sélectionnés selon un processus inédit et bénéficient d’un enseignement de pointe ET gratuit…

Bref, c’est donc au sein de 42 que, le 24 avril prochain à 18:00, je vais pouvoir évoquer l’histoire de l’informatique et son intérêt à travers la conférence suivante : « ce que nous apprend l’histoire de l’informatique ».

Bon, je suis bien conscient que, voir la présentation sans « le son », c’est assez limité. Mais, bonne nouvelle, vous allez pouvoir assister à cette conférence en direct !
Pas en étant assis dans l’amphithéâtre de 42 (qui, comme on peut s’en douter, est réservé aux élèves de 42…) mais en la suivant sur Dailymotion, en direct live, mais oui !
Cela va être retransmis sur la chaine Dailymotion de l’école, voir à http://www.dailymotion.com/fr/user/42Born2Code/1

 

Les raisons du désastre du site Web « d’Obamacare »

Après une bataille politique qui a duré des années, Obama pouvait enfin lancer son site Web qui permettait la mise en oeuvre de son projet de loi fétiche : ObamaCare.
Mais si le président avait bien manoeuvré sur le plan politique, c’est sur le plan technique que le triomphe allait tourner au désastre : à peine lancé, le site s’effondre et se révèle être tout à fait incapable de faire face à l’afflux des utilisateurs…
Ce lancement manqué qui tourne à la catastrophe nationale a fait beaucoup de bruit aux USA (alors que les désastres de Louvois ou du Dossier médical personnel en France sont passés presque inaperçu…), Voyons donc ce qui s’est passé :
Le lancement du site de l’Affordable Care Act a été condamné par une configuration excessivement complexe qui a essayé de relier les bases de données disparates en temps réel.Des millions d’Américains n’ont pas d’assurance santé et devaient passer par le site healthcare.gov pour s’inscrire dans un premier temps et pouvoir souscrire une assurance-santé abordable dans un second temps (d’où le vrai nom de la Loi « Affordable Care Act » souvent appelée « ObamaCare » à cause du président du même nom qui en fait l’acte centrale de ses deux mandats…).

En particulier, le projet a été condamné par une décision relativement tardive d’exiger que des demandeurs d’ouvrir un compte et de laisser le site vérifier leur identité, leur résidence et leurs revenus avant d’avoir accès au choix des plans d’assurances disponibles. Cela signifiait que le site devait passer par des  interfaces en temps réel aux bases de données maintenues par l’Internal Revenue Service (IRS, le fisc américain) et d’autres organismes. Juste avant son lancement, le président Obama comparait le futur site à Amazon pour vanter sa facilité d’emploi… Mais, patatra, les tests préalables révélaient que le site ne pouvait supporter la charge représentée par 500 utilisateurs… Alors que, potentiellement, le nombre d’utilisateurs attendu se chiffrait plutôt en millions ! Sur les sites d’ecommerce, vous pouvez commencer à explorer l’offre sans avoir à vous inscrire au préalable. De même, les sites de commerce électronique sont également prêts à reporter certains détails. Par exemple, Amazon vous enverra immédiatement un e-mail pour confirmer votre achat, puis plus tard vous en envoyer un autre avec un numéro de suivi pour « tracker » la livraison de votre colis.. En revanche, le site fédéral a fait des choix qui auraient mis à genoux même les meilleurs techniciens. De plus, le défi technologique a été exacerbée par les exigences de l’administration qui voulait que chaque élément de ce site extrêmement complexe soit prêt tous à la fois. Les spécifications finales du site sont sorties très tard et elles ont toutes reposées sur le fait que tout devait être prêt en même temps. C’était l’approche « big bang » : les responsables devaient tout faire pour que tout soit prêt le 1er Octobre… Une tâche qui s’est avérée bien au-delà de la capacité et même de la compétences des personnes impliquées.

Il est temps d’oublier Windows, sérieusement !

Lisez cette article et, ensuite, on va en parler : Why I’ve all but given up on Windows.
OK, c’est fait ?

Alors, commentons. Il y avait longtemps que je n’avais pas parlé d’informatique, mais cette fois je crois que ça vaut la peine. Le type qui a rédigé cette chronique est un expert de Windows, il a aussi publié les livres sur Visual Basic et on peut donc le considérer comme très à l’aise sur sa plate-forme. Et pourtant que dit-il ?

Il dit tout simplement que une fois qu’il est passé sur Mac il n’y a plus eu de problème. Le Mac est fiable et ce n’est certainement pas le cas de Windows. Si même lui arrive pas à faire fonctionner Windows correctement, comment voulez-vous en tirer raisonnablement parti ?

Utiliser un Mac est la seule solution raisonnable qu’on puisse conseiller à la grande masse des utilisateurs. Bien entendu Linux est encore préférable mais il demande quelquefois des compétences techniques n’est pas toujours évident d’avoir.

Je ne suis pas un fan-boy d’Apple et je ne vous recommande pas forcément d’utiliser tous leurs produits dans les toutes dernières versions. Toutefois, si vous avez déjà un PC, je vous recommande d’acheter simplement un Mac Mini, même d’occasion. De branchez dessus votre clavier habituel ainsi que votre moniteur et votre souris. Et avec tout ça le tour est joué vous rentrez dans le monde merveilleux de la fiabilité informatique.

 

Interview au sujet des réseaux sociaux…

Il a quelques semaines, j’ai été contacté par Léo Sestier qui voulait réaliser une interview de votre serviteur dans le cadre d’un mémoire pour un master (un étudiant donc).

J’ai accepté, l’interview a eu lieu (via Skype) et Léo a été assez aimable de m’en envoyer la transcription… Voilà donc cet entretien presque in extenso (j’ai simplement viré la partie finale où Léo me demandait d’évoquer 6nergies…) :

Que pensez vous des réseaux sociaux ?

“Je viens d’écrire (avec François Liénart) un livre sur le sujet :  “Le miroir brisé des réseaux sociaux”.

Aujourd’hui ce qu’on constate, c’est que la masse à rejoint les réseaux sociaux, c’est à dire le grand public. On parle maintenant de plusieurs millions d’utilisateurs et nous ne sommes plus sur une population pionnière de personnes qui ont rejoint les réseaux sociaux parce qu’ils étaient convaincus de ce que ça pouvait leur apporter. On est réellement dans un mouvement de masse et un mouvement de masse se caractérise toujours par le “suivisme”.

Un utilisateur rejoint les réseaux sociaux non pas parce qu’il est convaincu que ça peut lui apporter quelque chose, mais parce que ça existe et qu’il en a entendu parler et qu’il ne veut pas être le dernier à en profiter.

Du fait de la présence de cette masse, l’intérêt des réseaux sociaux a changé du tout au tout. La masse est constituée d’une population nombreuse et variée, c’est le point positif. Le point négatif, c’est que les contenus qui sont disponibles sur ces réseaux sociaux sont d’une médiocrité affligeante.

Ce qui est intéressant également, et qui est la deuxième évolution majeure des réseaux sociaux actuels, c’est qu’auparavant ils étaient centrés sur la fonction de connection et l’établissement d’une relation de vous à moi. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui, les réseaux sociaux étant centrés sur la publication de contenu.

Ce changement n’est pas neutre, il accompagne le comportement des masses qui ne cherchent pas à constituer un réseau ou à gérer des relations. Les utilisateurs ont simplement un comportement compulsif de partage et de consultation.

Le type de contenu est-il plutôt du partage d’informations venant de l’extérieur comme un article de presse ou du contenu personnel comme des photos ou des vidéos ?

Les deux. C’est d’ailleurs une surprise car les utilisateurs partagent des vidéos et des photos presque sans aucun filtre. C’est à dire qu’il y a un exhibitionnisme débridé, qui n’était pas prévu ni envisagé.

Quand je réfléchissais il y a 8 ans à l’évolution des réseaux sociaux et ce que cela allait apporter, on envisageait  qu’il y aurait  des problèmes avec la vie privée, mais on ne se doutait pas du tout que les gens eux même allaient créer ces  problèmes.

Pourquoi est on attiré par les réseaux sociaux ?

Il y a deux types de population, ceux qui sont attirés par conviction et tous les autres qui les rejoignent tout simplement parce que des personnes proches y participent. C’est du suivisme absolu. Cela respecte la règle des 80 / 20 et même et même des 90 / 10. C’est à dire que 90% des gens sont des suiveurs et seulement 10% agissent par conviction.

Le bilan actuel des réseaux sociaux est donc forcément négatif.

Est ce qu’il y a des fonctionnalités indispensables aux yeux des utilisateurs ?

Non, un service comme Twitter l’a bien prouvé, car c’est le niveau 0 de la fonctionnalité.

Pourtant cette plateforme connait un très grand succès. On voit bien qu’une absence totale de fonctionnalités n’est pas un problème. Aujourd’hui, pour que n’importe quel service ait du succès, la seule chose qui compte c’est le “momentum”.

Le “momentum”, c’est le mouvement, c’est le fait d’obtenir des utilisateurs, du volume. C’est la seule chose qui compte.

Trouvez vous qu’il y a des fonctionnalités manquantes sur les réseaux sociaux actuels ?

Cela dépend des plateformes. Sur Linkdin ou sur Facebook par exemple l’enveloppe fonctionnelle est très complète. Si on sait se servir de Facebook, ce réseau social est très bien. Je m’en sert beaucoup  mais je nettoie également beaucoup, je filtre au maximum. Les gens avec lesquels je suis connecté sur Facebook, je les élimine dès qu’ils publient un contenu de mauvaise qualité.

La fonctionnalité de partage de contenus est très intéressante, elle me permet par exemple de trouver du contenu auquel je n’aurais pas pu avoir accès autrement ou beaucoup plus difficilement. Facebook est également un outil marketing très intéressant pour faire de la promotion.

Quel est le meilleur modèle économique pour un réseau social ?

Sur internet que cela soit un réseau social ou non, il n’y a que deux modèles qui fonctionnent :

– La publicité, mais à condition qu’il y ait un volume de trafic très important.

On ne peut pas avoir de revenus si on a pas un nombre d’utilisateurs très élévé. Toutes les petites Start-up qui se lancent en imaginant qu’elles vont pouvoir se financer par la publicitié ne l’ont pas compris. C’est comme si un petit entrepreneur constructeur de pavillon pensait pouvoir construire un gratte-ciel.

Le modèle trafic/publicité est seulement pour quelques uns.

L’autre modèle est le modèle “Premium”. Il consiste à vendre des fonctionnalités supplémentaires et pas forcément au public principal.

Le meilleur exemple de modèle premium, c’est le site de petites annonces Craigslist.Il fait seulement payer la publication d’offres d’emploi aux entreprises. Celles-ci privilégient ce site car il est très fréquenté.

Il y a également un troisième modèle qui peut fonctionner, c’est l’abonnement. Mais il n’y a que deux types de sites qui sont arrivés à le faire fonctionner : c’est le Wall Street Journal et les sites pornographiques.

Pour vous, quelles sont les clés pour la réussite d’un réseau social ?

Comme aujourd’hui il est très difficile de faire un réseau social basé sur le volume, parce que la concurrence est intense et que ces services sont sur un déclin qualitatif, cela aura forcément un impact.

Facebook perd beaucoup d’adhérents aux Etats-Unis, chez les jeunes en particulier. Facebook a énormément de territoires à conquérir en dehors des Etats-Unis. Donc en terme de nombre d’utilisateurs cela ne risque pas de baisser.

Par contre le qualitatif va baisser en fonction du niveau de culture des utilisateurs et cela se ressentira sur les publicités. Les annonceurs qui vont vouloir s’adresser à des personnes un peu plus cultivées ne vont plus passer par Facebook.

Si on veut faire un réseau social aujourd’hui, c’est forcément un réseau social spécialisé et par thème. Le critère de succès c’est de choisir un thème pertinent et de parvenir à attirer du monde.

Est ce que les utilisateurs accordent une réelle importance au design et à l’ergonomie d’une plateforme ?

Non car ils ne sont pas capables de différencier un bon design d’un mauvais. Ils sont capables de s’adapter à n’importe quelle interface aussi mauvaise soit elle.

Par contre ils n’aiment pas que ça change.

J’ai beaucoup travaillé sur les notions d’ergonomie et d’expérience utilisateur mais je me suis rendu compte que cela ne faisait pas la différence.

On a beaucoup parlé du phénomène « big brother » avec les réseaux sociaux. Que pensez vous du fait de partager toujours plus votre vie en direct aux yeux des autres ?

Ma position est simple. Tout d’abord, les réseaux sociaux actuels c’est une des façons de gérer son identité numérique. L’identité numérique  ne se résume pas aux contenus que l’on poste sur les réseaux sociaux. L’identité numérique a plein de facettes. Par exemple, si on a sur Amazon une “Wishlist” (liste de souhaits) c’est une partie de notre identité numérique, parce que cette liste indique ce dont on a envie et dit quelque chose sur nous. Si on ne gère pas son identité numérique cela peut avoir des conséquences, parce que cela veut dire que soit on n’existe pas soit ce qui existe sur nous est quelque chose qui n’est pas maitrisé.

Le conseil que j’ai envie de donner, est qu’il faut gérer son identité numérique et poster des choses positives sur soi, c’est simplement une histoire de bon sens.

Avec l’aspect de l’instantanéité, il n’y a plus du tout de profondeur ni de durabilité. Tout doit être instantané, on n’a plus aucune patience et forcément il y a un moment où on va atteindre une limite.

Quel est l’avenir des réseaux sociaux selon vous ?

Les réseaux sociaux ont un grand avenir aux deux extrémités du spectre.

Les RS ont un réel avenir car ils vont être segmentés par domaines et donc ils vont intéresser les gens en fonction de leurs goûts, c’est le côté positif.

De l’autre côté les RS généralistes ont également un grand avenir, parce qu’aujourd’hui la masse les rejoint, même les plus “abrutis”. Ce qui représente beaucoup de monde et c’est monétisable. Si tous les cons du monde se donnent la main sur Facebook, c’est merveilleux !

Un réseau social qui voudrait voir le jour, doit-il utiliser les réseaux sociaux actuels pour fonctionner ?

Je crois que oui. Cela serait idiot de demander aux gens de recréer un nouveau profil, mieux vaut s’appuyer sur ceux existants sur les RS actuels.

C’est la même chose pour le partage de contenu pour se faire connaître ou le login.

C’est gênant de demander aux gens d’avoir un login différent.

Facebook peut aussi devenir une sorte de “hub”, de point central avec des services périphériques.

Faut-il une personnalisation augmentée pour les utilisateurs : par exemple la possibilité de pouvoir changer un fond, une couleur, une photo…

En théorie, on peut croire que c’est important de personnaliser, mais en pratique on voit que les services qui ne pratiquent pas du tout de personnalisation comme Facebook ou Google + rencontrent un vif succès et Myspace qui proposait d’organiser autant que possible sa page a eu un succès important dans un premier temps mais finalement s’est fait balayer par Facebook; Donc la personnalisation ne semblait pas si importante que ça.

C’est comme l’ergonomie, les gens n’y sont pas sensibles à priori, mais si vous retirez après coup des possibilités aux utilisateurs, ils ne vont pas être d’accord.

La réalité augmentée existe depuis plusieurs années déjà, pourtant peu de réseaux sociaux utilisent cette technologie (ex : Tagwhat qui permet de vous localiser, de donner votre avis sur les lieux, boutiques, resto, monuments…). Pourquoi selon vous ?

Cela ne fonctionne pas tant que ça, car les technologies évoluent toujours plus vite que les mentalités. C’est à dire que dans un premier temps les gens ne savent pas que cela existe et ne savent pas à quoi ça sert. La réalité augmentée, c’est voir le monde à travers le filtre de son mobile et donc recevoir des informations supplémentaires.

Cette technologie est pour le moment réservé aux “geeks”. Les gens normaux, la masse,  tant qu’on ne leur a  pas montré un cas concret d’usage, ils n’achètent pas.

Je vous propose une prédiction en terme de réalité augmentée.

La réalité augmentée connaitra son grand succès, le jour où il y aura un jeu de disponible avec.

Ce sera un jeu où on se servira de son mobile et de ses propres déplacements physiques pour transformer la réalité totale en terrain de jeu et pour intéragir avec d’autres utilisateurs qui utiliseront d’autres logiciels.

Par exemple le fait de tirer virtuellement des torpilles sur un autre utilisateur… Le but sera d’être capable de s’en approcher sans être détecté. A partir du moment où ce genre de chose commencera à exister et que les gens le verrons, il y aura un phénomène de feu de broussaille qui se manifestera. Quand les gens vont se rendre compte que 2 ou 4 personnes sur une place publique d’une ville de taille moyenne ou importante jouent à ça, ils vont tout de suite faire de même. Il y aura un effet de contagion, qu’on a d’ailleurs déjà vu dans le passé, par exemple avec la rapidité de la diffusion du téléphone mobile dans notre société.

Peu de personnes avaient réellement besoin d’un téléphone mobile, mais quand on a commencé à voir des gens dans la rue avec quelque chose à l’oreille, parlant en marchant, l’impact visuel a été extraordinaire. Tout le monde s’est dit, pourquoi pas moi. A partir du moment où une partie importante de la population possède cet objet, cela devient une course, il ne faut pas être le dernier à l’acquérir.

Donc en matière de réalité virtuelle ce sera pareil. Cette technologie sera utilisée pour les réseaux sociaux, mais aussi dans d’autres cadres.

On peut imaginer à terme par exemple que les panneaux physiques de circulation vont disparaitre car tout le monde aura un GPS.

Extraits de mon livre « Hacking », roman d’espionnage et d’informatique…

Les deux extraits de « Hacking » que je vous propose ici mettent en scène « Thierry Campana », le personnage que je préfére dans cette histoire (ce n’est pourtant pas le personnage principal…). Dans le premier extrait, il est approché par Bertrand qui veut le convaincre de rejoindre l’équipe :

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Pendant ce temps, Bertrand Lapassé se mit en chasse de Thierry Campana… pour finalement le retrouver au club de gym, comme d’habitude.

Bertrand- Je crois t’avoir trouvé un challenge à hauteur de tes talents…

Thierry- Vas-y, déroule…

Bertrand- Rien que la cible devrait te faire monter aux rideaux… Il s’agit de la DGSE !

Thierry- Attends, là, il y a quelque chose que je ne comprends pas bien… Comment et pourquoi le gentil Bertrand Lapassé, informaticien plan-plan, spécialiste des silos à gros grains, voudrait s’attaquer au symbole de ce qu’il ne faut surtout pas approcher même en pensée, en France du moins… Qui es-tu, en fait ?
Qu’as-tu fait du vrai Bertrand, hein, dis-moi ?

Bertrand- Haha, très drôle… Mais ce n’est pas ton humour vaseux qui va réussir à dissimuler 1) ta peur 2) ton intérêt. Car tu brûles que j’en dise plus, n’est-ce pas ?

Thierry- Je voudrais surtout savoir ce que j’aurais à gagner à me frotter aux men-in-black du ministère de la Défense ?

Hein, c’est quoi mon intérêt dans l’histoire, à part prouver une fois de plus à Bertrand-je-paye-tout-comme-un-poireau que je suis à la hauteur de n’importe quel défi ?

Bertrand- Mais un intérêt sonnant et trébuchant, mon cher !
Oui, je t’offre même d’être payé pour l’exploit qui va couronner ta carrière underground… Je fais partie d’une équipe qui travaille justement à ce projet pour de vrai et le mieux, c’est que le client est la DGSE elle-même !
Yes Sir, la DGSE veut éprouver la sécurité de ses systèmes et a mandaté une équipe chapeautée par un pote à moi pour cela… Et tu ne voudrais pas faire partie de l’aventure ?

Thierry- Ouais… Présentée comme cela, ton histoire a de l’allure effectivement. Je veux être payé en liquide, cash uniquement, c’est ma devise en matière de monnaie !

Bertrand- Aïe !

Je me doutais bien d’une connerie de ce goût-là avec toi… Mais ce n’est pas toi justement qui te vantais d’avoir une « YesCard », tu dois bien avoir un compte en banque quelque part, non ?

Thierry- Oui, j’ai cette carte mais, d’abord, je m’en sers le moins possible pour ne pas me faire repérer bêtement, ensuite, elle n’est évidement pas reliée à un compte en banque, gros bêta, sinon à quoi bon s’embêter à faire une « YesCard » ?

Bref, je veux 1 000 euros en liquide pour commencer et on verra plus tard pour la suite en fonction du boulot que ça représente…

Bertrand- Bon, je vais voir ce que je peux faire sur ce plan… Mais je peux dire à mon pote que tu marches avec nous ?

Thierry- Il vaut mieux que je marche avec vous si vous voulez arriver quelque part, vu que ton copain doit être aussi manchot et lamer que toi…

Bertrand- Good, c’est parti !

Thierry- Et quels sont les systèmes auxquels on doit s’attaquer ?

Bertrand- Justement, on n’en sait rien, on part de zéro. C’est pour cela que j’ai pensé à toi. Seul un artiste de ton niveau peut nous aider à en savoir plus sur la cible et à identifier où sont les serveurs sensibles. Donc, j’ai pensé qu’on avait tout à gagner à recueillir des renseignements de base, genre liste du personnel et ce genre de trucs; ça va forcément nous apprendre quelque chose…

Thierry- Ah ouais… En fait, vous n’êtes pas simplement des lamers, vous êtes aussi sourds et aveugles pour ne rien dire de votre stupidité crasse… Bien, très bien, je vais les mériter moi mes milliers d’euros !

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Le second extrait met en scène la première réunion de l’équipe nouvellement constituée :

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Clément, Bertrand et Thierry se retrouvent pour leur première réunion de travail…

Clément- Thierry, comme tu es le dernier arrivé aujourd’hui, tu pourrais peut-être nous dire comment tu comptes t’y prendre pour rassembler des informations sur l’informatique de la DGSE ?

Thierry- Mais certainement Boss… Pendant que vous étiez tous les deux en train d’essayer de connecter vos portables de frimeurs au réseau miteux de cette boutique, moi j’étais sur le terrain et je sais déjà comment pénétrer les locaux de l’adversaire… Et j’ajoute que j’y serais déjà parvenu si je n’avais pas été obligé d’assister à votre réunion pourrie où je ne vais rien apprendre vu votre niveau d’ignorance totale sur la cible !

Bertrand- Thierry, tu ne peux pas nous parler comme cela; sinon, ça marchera jamais et on a besoin de se coordonner tous les trois…

Thierry- Ah pardon, moi, je n’ai pas besoin de votre coordination moisie. Je travaille en solo comme j’ai toujours fait… Et de toute façon, qu’est-ce que vous pourriez m’apporter ?
Rien, zéro, nada : vous ne savez rien, vous n’avez pas d’idée, vous attendez que je vous mâche le boulot !
Voilà en quoi ça consiste votre gestion de projet et coordination à la mords-moi-le-nœud !

Clément- Bon, je vois que les échanges vont être super-constructif avec le petit génie que tu nous as amené là, Bertrand; on va bien s’amuser tous les trois !
Mais en dehors d’afficher ton mépris pour les abrutis qui vont t’aligner 1 000 euros avec le sourire, en quoi ta supériorité manifeste est-elle justifiée, Môssieur le génie ?

Thierry- Je vous aurais déjà expliqué ce que j’ai réussi à savoir si vous ne m’interrompiez pas toutes les deux secondes avec vos pleurnicheries de donzelles vexées. Donc, j’étais ce matin 141 bd Mortier, adresse officielle du siège de la DGSE, pour constater que l’entrée est bien gardée mais le contraire aurait été étonnant. J’ai pu soudoyer le planton qui était dans le sas, en lui racontant que je préparais un reportage pour une chaîne de la TNT. On a déjeuné ensemble au moment de sa pause et je sais qu’il faut un badge même pour passer l’entrée principale. Même le nettoyage des bureaux n’est pas confié à une société extérieure, tout est traité en interne, pas moyen de passer par ce biais.

En fait, le planton n’est là que pour compter les entrées et les sorties ainsi que de vérifier le bon fonctionnement du système de caméra de surveillance interne.

Bertrand- Et ce fameux badge, tu sais de quel type il est ?
Tu crois qu’on peut le reproduire ?

Thierry- Pas besoin de le reproduire car j’ai volé celui du planton !

Clément- Hein ?
C’est pas malin ça : le type va s’en apercevoir et donner l’alerte… Ton badge va être invalidé et ils vont être deux fois plus sur leur garde… Dans ces conditions, tu vas jamais pouvoir y entrer…

Thierry- Quand vous aurez enfin compris qu’il vaut mieux me laisser parler, j’aurais le temps de vous dire que j’ai au moins une semaine devant moi avant que le planton ne s’en aperçoive et éventuellement signale la disparition du badge en question… En effet, le garde en faction change tous les jours et le roulement se fait à partir de la garnison des cadets qui sont stationnés au Val de Grâce… Donc, j’ai au minimum une semaine pour faire le boulot, pas d’affolement. Mon type en question en avait fini avec sa garde, juste au moment où j’ai pu l’aborder; j’aurais quasiment pu le raccompagner au Val de Grâce.

Bertrand- Donc, tu peux y aller dès demain alors ?

Thierry- Oui, je ne vais pas tenter d’y aller le soir et me faire remarquer comme un nigaud que je ne suis pas. Je vais me glisser dans le flux normal des horaires habituels. Normalement, dès demain je passe la matinée là-bas. Je vous retrouverai demain après-midi pour une nouvelle réunion de coordination pourrie que vous aimez tant, bande de lamers.

Clément- Profite-en pour changer de ton avec nous car je ne vais pas supporter tes remarques désobligeantes très longtemps… En attendant le récit de tes prochains exploits, je vais te dire ce qu’on cherche en priorité…

Thierry- Oui, ça au moins cela me serait utile…

Clément- Il nous faut les adresses IP des serveurs, n’importe quels serveurs, il nous faut rien qu’un point d’entrée… À partir de là, on pourra commencer à se débrouiller.

Bertrand- Essaye aussi de savoir quelles sont les applications utilisées, les annuaires d’utilisateurs ou la config réseau… Tout ce qui peut nous servir à nous orienter; une fois connectés sur leur intranet, le moindre truc sera utile.

Thierry- Eh, vous ne voulez pas que je vous rapporte un de leur serveur pendant qu’on y est ?
Une fois dans la place, je vais voir ce que j’y trouve : je ne peux rien promettre à l’avance… Attendez au moins jusqu’à demain et là, je pourrai vous en dire plus.

Java n’est pas bon pour vous, une bonne fois pour toute !

Cela fait bien 18 ans que je le dis et le répète : Java, c’est de la merde !

Mais, désormais, on est de plus en plus nombreux à l’affirmer avec même le gouvernement américain qui recommande désactiver Java de vos navigateurs, rien de moins… Quelques détails supplémentaires sur cet article de LMI.

restez à l'écart de Java !

Restez à l’écart de Java !

Evolution de l’Internet de 1995 à nos jours : la double déception !

J’ai été un observateur attentif de l’évolution de l’Internet et de son impact sur nos vies quotidiennes. J’ai même été un peu plus qu’un observateur puisque, à partir de 1995 jusqu’en 1998, je peux dire que j’ai participé à la promotion et la « vulgarisation » de ce médium (et, au départ, ce n’était pas gagné en France !).

Donc, lors de cette période « initiale », je me souviens très bien de nos espoirs et de nos attentes et c’est bien pour cela qu’aujourd’hui, je me sens obligé d’évoquer ma déception, une double déception même !

Attention, il ne s’agit pas du plan technique qui a évolué continuellement et favorablement. Par exemple, on rêvait de vidéoconférences et, aujourd’hui, nous avons Skype et Gtalk qui fonctionnent plutôt bien et gratuitement en plus.

Non, c’est bien sur le plan « sociétal » que la déception a été profonde et même cruelle. Bien entendu, ça paraît naïf d’évoquer cela aujourd’hui mais, dans les années 95/97, quand on évoquait l’avenir et l’impact de l’Internet, on croyait vraiment que cela pouvait améliorer les relations entre les gens et vivifier la démocratie. Oui, dit comme cela, c’est presque comique tellement c’était utopique…

Quand on voit combien les trolls ont gâché tout cela, on doit se résoudre à admettre que celui qui a prophétisé cette évolution en disant « le problème avec le village global, c’est l’idiot du village global » avait tout compris et tout résumé. Le parfait exemple du rêve qui a tourné à la mauvaise plaisanterie est symbolisé par le contenu d’un site comme agoravox qui partait d’un concept louable mais qui est devenu simplement un canal où les plus abrutis font déferler leur torrent de boue (pas ceux qui publient des articles mais plutôt ceux qui y laissent des commentaires, lamentables le plus souvent).

Ici, je dois avouer que je ne suis pas retourné sur Agoravox depuis longtemps (trop écœuré parce que j’ai pu y lire), peut-être que cela a évolué en mieux mais, honnêtement, j’en doute (dites-moi si je me trompe, je serais trop heureux d’avoir tort sur ce point !). Le pire, c’est que cette tendance négative, nocive, se retrouve désormais partout ou presque… Même les blogs sur le simracing sont pollués par les commentaires débiles… Désolant.

Je parlais d’une « double déception », quel est donc le second volet ?

Eh bien, ce sont les réseaux sociaux. Là encore, j’ai été un « témoin engagé » lors de cette vague et ce dès 2004. J’ai publié un livre sur le domaine pour promouvoir ce mouvement et le faire connaître. Et, bien entendu, j’avais de grands espoirs dans ce mouvement et ses services. Au début, tout allait bien : Linkedin et Facebook (pour ne citer que ces deux sites) ouvraient des perspectives nouvelles et des possibilités inédites dans un domaine (le relationnel) qui est resté trop longtemps sclérosé.

Hélas, l’évolution actuelle est trop visible pour se cacher la vérité plus longtemps. Je dois l’avouer, je suis complètement sidéré de voir la médiocrité (voire pire) des contributions de mes connexions sur Facebook. Pas tous, bien sûr mais le fait que même les plus intelligents (pour ceux que je connais bien) s’abaissent à mettre en ligne des « informations » ou des opinions que, vraiment, ils auraient dix fois mieux fait de garder pour eux (oui, vous voyez parfaitement ce que je veux dire, hélas…).

Risquons une prévision : les réseaux sociaux (et Facebook en particulier) vont continuer leur croissance mais… Mais les gens qui seront actifs dessus vont y mettre des contributions qui seront de moins en moins intéressantes. On le voit déjà un peu : certains quittent Facebook et, manque de chance, ce sont justement des gens intéressants qui ont quelque chose à dire (et non des conneries sans nom à mettre en avant). Ceux-ci vont migrer sur Google + jusqu’à ce que ce service soit, lui aussi, touché par ce phénomène…

En me lisant, certains vont se dire « ah, Lefebvre a sa crise habituelle de misanthropie ! » et, vraiment, sincèrement, j’aimerais bien que ça soit juste ça : ma vision des choses qui est filtrée par mes défauts récurrents…

Vous allez dire aussi « ben si c’est si nul FB, pourquoi l’utilises-tu encore ? »… Question légitime et je n’ai aucune honte à répondre que je ne veux pas -encore- me priver d’un moyen important dans le cadre de la promotion de mes ouvrages. Mais bon, j’avoue que je suis proche de quitter FB à mon tour pour me concentrer sur Twitter.

Bref, je constate qu’Internet suit la même pente que les médias de masse (presse, télé, radio) que je décris dans « Cette révolte qui ne viendra pas« . Finalement, c’est peut-être là que se situe la plus grosse déception dans la mesure où nous espérions vraiment que le Web allait échapper à cette évolution débilitante. Mais sans doute que c’est une nouvelle démonstration du principe « les mêmes causes produisent les mêmes effets ».

Connaissez-vous « The Oatmeal » ?

Aujourd’hui, je voudrais vous signaler un blog qui vaut le détour… Il s’agit de « The Oatmeal » !

Ce blog est entièrement en BD et traite de sujets divers : informatique, création, grammaire, animaux domestiques… Rien à voir entre chaque sujet, n’est-ce pas ?

Mais c’est la façon dont ces sujets sont traités qui est à la fois drôle ET intelligente (de plus en plus rare de nos jours… Ah, vous aussi, vous l’aviez remarqué ?) !

Pour commencer, je vous recommande en particulier sa toute dernière page (à ce jour) qui, justement, traite de la création, de l’inspiration et des critiques (des autres…). A déguster à http://theoatmeal.com/comics/making_things (évidement que c’est tout en anglais ! Ah, j’avais oublié de le préciser ?).

Un nouveau roman en phase finale : Hacking !

Bonne et grande nouvelle : je viens de réussir à terminer une première version de « Hacking« .

Ce livre raconte une histoire d’espionnage avec, évidemment, une dimension informatique. J’avais commencé cet ouvrage en août 2009 (voir le premier billet à ce sujet) et j’ai donc mis presque trois ans à le terminer… Quand je vous dis que l’écriture est une activité lente !

Bon, j’ai encore un peu de travail avant d’avoir vraiment finalisé le premier jet (et de pouvoir le diffuser à mon cercle habituel) mais là, clairement, on tient le bon bout !

Du coup, j’ai envie de mener une nouvelle expérience avec ce nouveau livre : faire appel à des volontaires pour la phase de relectures/corrections… Si ça vous intéresse, prenez contact avec moi (via ce blog ou via mon profil FB).

En attendant, voici le premier projet de couverture (lui aussi est loin d’être finalisé !)…

Découverte du Nook color

J’ai pu manipuler briévement le Nook Color dans un magasin « Books a Million » de Floride (où je suis en ce moment). Il semble donc que le Nook ne soit pas vendu seulement dans le réseau des librairies « Barnes & Nobles » puisque « Books a Million » le propose également (le Nook Color mais aussi le tout nouveau Nook Simple Touch Reader ainsi que l’ancien à deux écrans).

Le Nook a Books a Million

Comme vous le savez, je suis un fervent utilisateur du Kindle d’Amazon et c’est donc avec beaucoup d’intérêt que j’ai pris quelques minutes pour manipuler le Nook… Le Nook Color évoque ce que sera le Kindle Fire quand il sera disponible : contenus numériques divers et même des applications (comme un jeu d’échecs intégré en standard). Cependant, j’ai trouvé que le Nook Color semblait bien lourd, presque autant que l’iPad de ma femme (mais ce n’est qu’une impression, j’ai pas vérifié le vrai poids dans les données techniques).

Passons rapidement sur l’ancien Nook à deux écrans (un grand en N&B en haut pour afficher les livres et un petit en bas -en couleurs- pour afficher les icones des fonctions) et voyons le petit nouveau : le Nook Simple Touch Reader (NSTR). Celui-là est léger comme le kindle et l’écran est vraiment très contrasté et donc très lisible et confortable, comme le Kindle mais en plus blanc. Bref, là aussi, un produit qui est à la hauteur de son grand concurrent.

Il est clair que la différence va se faire sur les contenus disponibles et sur la robustesse de l’infrastructure employée pour les distribuer. En attendant, on vient de pré-commander le Kindle Touch pour Damien (Valentin a lui déjà reçu le sien, un modèle classique, en France), qu’on recevra fin novembre en Floride… Je vous en parle dès qu’on l’a !

Màj du 9/11/2011 : peu de temps après cette « découverte », voilà que B&N lance le Nook Tablet (et baisse le prix du Nook Color). Pour ceux que cela intéressent, voilà un comparatif entre le Kindle Fire et le Nook Tablet.

Une chronique excellente : « Ignorer la sagesse collective » par Laurent Poulain

Ignorer la sagesse collective à http://deselection.wordpress.com/2011/10/28/ignorer-la-sagesse-collective/
Excellent, vraiment une excellente chronique !

Je crois que la phrase la plus significative est « Mais pour créer le prochain Google ou le prochain Facebook, il faut faire quelque chose que personne ne fait. De préférence, quelque chose que personne ne veut faire, afin que la concurrence se moque de votre idée jusqu’à ce qu’il soit trop tard. »… Tout est dit !
J’ai participé à une start-up (qui n’a pas connu le succès, hélas !) et je peux dire que tout ce qu’écrit Laurent est justifié et exact, je peux le confirmer…
Bravo Laurent, well done.

Ebooks : la galère des DRM ou comment les contourner…

Je ne me contente pas d’écrire des livres, je suis également un gros lecteur !

Et donc, de plus en plus, je cherche des versions numériques des titres que j’ai envie de lire sur mon Kindle. Dernièrement, j’ai acheté « The Age of AirPower » sur le Kindle store d’Amazon (un livre sur l’évolution historique et le déclin de l’aviation militaire, tout en anglais of course) et on m’a recommandé « Armes de corruption massives » ainsi que « Analyste au cœur de la folie financière« … Après quelques recherches, je constate que ces deux ouvrages sont disponibles au format Epub sur le site fnac.com. Bonne pomme, je risque une commande à la Fnac et, comme je le redoutais, la commande n’aboutie pas pour une raison qui reste obscure. Je ne suis pas surpris outre mesure vu les critiques que j’avais pu lire ça et là sur la « qualité » du site fnac.com… Donc, s’il en était besoin, je déconseille d’utiliser fnac.com !

Heureusement, je trouve la même offre sur le site du « Furet du Nord » qui lui est fort bien fait. Je commande et je paye les deux ouvrages, tout va bien me dis-je puisqu’il m’est dit que je vais recevoir un message email avec les liens pour télécharger les deux livres.


Effectivement, je reçois le message promis mais, surprise, un des deux livres n’arrive pas au format Epub comme je l’attendais : à la place, j’ai un fichier URLLink.acsm… Qu’est-ce que c’est que ça ?

Il s’avère que le livre numérique « Analyste au cœur de la folie financière » édité par Grasset est hélas doté d’un horrible « DRM Adobe »… Damned !

Certes, j’aurais dû être plus attentif au moment de l’achat et rester à l’écart car ce dispositif est terriblement contraignant. Tout d’abord, il faut installer le logiciel d’Adobe (Adobe Digital Edition) avant de pouvoir faire quoi que ce soit. Zut, j’ai la dernière version de Mac OS et, bien sûr, le site d’Adobe m’indique que ma configuration n’est pas compatible… Ça commence fort !

Bien sûr, en cherchant un peu, je trouve la solution sur une page du site d’Adobe… Mais c’est pénible qu’un éditeur de ce rang ne soit pas en mesure de reconnaitre Mac OS Lion.

Une fois installé le bazar d’Adobe, ça marche tout seul ?
Même pas, il faut aussi s’inscrire sur le site pour avoir un ID Adobe !

Et tout cela pour quoi ?
Eh bien pour avoir le plaisir sans mélange d’avoir enfin le droit de lire le livre que vous venez d’acheter sur Adobe Digital Edition (et donc seulement sur votre PC ou votre Mac… Super pratique et confortable, merci !) et nulle part ailleurs.

Bon, j’exagère un peu car cette merveille est capable de transférer votre ouvrage sur la tablette de Sony ou sur celles de Bookeen qui, comme chacun sait, {mode ironique on} sont les liseuses numériques les plus répandues sur le marché {mode ironique off}. Mais inutile d’envisager de transférer sur votre Kindle ou votre iPad car ces deux gadgets ne sont pas reconnus par ce logiciel-prison !

Ce que je voudrais dire ici à Grasset et aux autres éditeurs fervents de ces DRMs c’est qu’il faut être particulièrement stupide, arrogant ou méprisant (les trois à la fois ne sont pas exclus…) pour s’imaginer que le client va être satisfait par cette « solution » bancale et bridée. C’est sûr qu’avec des comportements de ce genre, le Syndicat National de l’Edition peut se targuer que le marché du livre numérique « reste encore marginal » !

Évidemment, quand la Kindle Store d’Amazon va débarquer en version française avec une offre riche, pratique et adaptée, ces beaux messieurs n’auront plus que leurs yeux pour pleurer… Mais comment peut-on être aussi c*ns et bornés ?

Bon, revenons à des choses positives. Tout d’abord, le fait d’acheter des fichiers Epub ne m’empêche pas de lire les livres achetés sur mon Kindle grâce à Calibre !
Jusque-là, je n’aimais pas trop ce logiciel car je n’avais pas vraiment compris son intérêt… Mais quand il s’agit de convertir un livre au format Epub dans le format Mobipocket, Calibre le fait vite et bien… Sauf si le fichier Epub est enchaîné dans son DRM !

La solution est évidente, il faut faire sauter ce DRM (ce qui est, précisons-le, tout à fait illégal). C’est ainsi que j’ai trouvé la page du blog de Korben où la procédure pour le faire est expliquée en détail… Et ça marche !

Certes, c’est encore un peu technique (donc hors de portée de l’utilisateur moyen et c’est bien le but visé par le lobby de l’édition qui préfère punir les utilisateurs honnêtes que de chercher une vraie solution) mais, au moins, on peut le faire. Korben signale aussi une autre solution, plus simple, mais qui ne marche que sous Windows (voir http://www.epubee.com/). J’en ai trouvé un pour Mac mais il est payant (http://www.epubor.com/mac-epub-drm-removal.html).

Il est clair qu’avec des restrictions pareilles, le marché du livre numérique va forcément tarder à décoller en France… Jusqu’à ce qu’un acteur fasse les choses correctement. Je parie sur Amazon dont la Kindle Store devrait être proposée aux clients français dans quelque temps. Et je compte bien être un des premiers auteurs français présent dessus !

Et, bien sûr, je n’ai jamais mis de DRM sur mes livres numériques, aucun, même le « tatouage » proposé par Immatériel…

Linux pour le desktop… 10 après, Ubuntu l’a fait !

Cela fait plus ou moins depuis 10 ans que je surveille l’évolution de Linux afin de voir à quel moment ce dernier sera prêt pour le « desktop », c’est-à-dire représenté une alternative viable à Windows ou même Mac OS. Et, aujourd’hui, j’ai pu constater que c’était fait : installer Ubuntu sur une machine prévue pour Windows est non seulement facile mais également largement profitable !

Les fans de Linux vont se dirent « Lefebvre est gentil mais il retarde : ça fait déjà un bon moment que c’est le cas ! »… Sans doute, mais il fallait que j’en fasse l’expérience moi-même sur un cas concret pour en être certain. Voyons cela en détail…

Mon fils Damien (13 ans) venait de s’acheter (avec son argent) un Netbook HP Mini et celui-ci venait avec Windows Seven Start Edition d’installer. Je connais un peu Windows Seven puisque c’est ce système qui est installé sur ma machine dédiée à la simulation (et qui a ainsi pu remplacer mon vieux Windows XP qui commençait à montrer son âge). Mais je n’imaginais pas que la version « Starter Edition » de Windows Seven était aussi bridée !
En fait, Starter Edition interdit carrément de personnaliser ou même de configurer sa machine correctement, un vrai système vexatoire… On se demande ce qu’avait Microsoft en tête en mettant sur le marché une déclinaison aussi peu utilisable de son dernier Opus en matière d’OS ?

Après le fiasco de Vista, Microsoft a une sacrée pente à remonter et ce n’est pas comme cela que cette société va améliorer son image, surtout auprès des jeunes utilisateurs… Bref, avec Damien, nous nous sommes concertés et j’en suis venu à lui proposer de passer à Linux (vu qu’il n’est pas intéressé par les logiciels Microsoft spécifiques à Windows comme Office et penche plus pour le développement en C, l’évolution vers Linux était naturelle…).

C’est donc ainsi que j’ai pu renouveler mon expérience de Linux (je faisais un essai de loin en loin à peu près une fois par an, sur différentes machines mais jamais dans un vrai cas concret d’utilisation). L’installation est simple et n’appelle aucun commentaire : les différents sous-systèmes (son, réseau, etc.) de la machines sont reconnus sans avoir à configurer quoi que ce soit. Un premier bon point.

Ensuite, pour ajouter des logiciels à ceux déjà présents, il y a l’excellent « Ubuntu Software Center », équivalent de « l’App Store » présent sur Mac OS (et là, Ubuntu est carrément en avance sur Windows où l’on attend encore une initiative dans ce domaine). Grâce au Software Center, l’installation de nouveaux logiciels (auparavant souvent problématique sous Linux, sauf à savoir comment choisir les bons « packages » et aussi savoir où les mettre…) est transparente. C’est ainsi que Damien a pu installer (seul) Google Chrome qu’il préfère à Firefox.

Enfin et c’est là que j’attendais Ubuntu au tournant, vient le dernier test « monde réel »… L’installation d’une imprimante !
Chez nous, les différentes imprimantes sont partagées en réseau local grâce à un vieux Mac Mini qui termine sa carrière ainsi. J’ai donc voulu voir comme Ubuntu reconnaît cela et rendait facile l’ajout d’une imprimante dans sa configuration. Eh bien, là aussi 10 sur 10 : la Laserjet (partagée en réseau avec le protocole « bonjour » d’Apple ») est reconnue du premier coup sans même avoir à lui indiquer le chemin ou le serveur. Bon et l’impression est-elle correcte (le driver est-il bon ? car avec la Laserjet 1020, c’est un point crucial !) ?
Une fois de plus, Ubuntu passe le test haut la main…

Ma petite série de test (installation système, installation d’applications et d’imprimantes) paraîtra sans doute légère à certains mais, pour moi, ce sont là les éléments essentiels pour prétendre au label « utilisation concrète dans le monde réel ». Avec Ubuntu, Linux est donc « desktop-ready » longtemps après avoir conquis le monde des serveurs (où là, c’est plutôt à la concurrence de remonter la pente !).

Ce délai nécessaire (mettons 10 ans) à la maturation d’une offre système pour poste client me fait penser que lorsque Google Chrome OS sera enfin disponible, il lui faudra encore un peu de temps avant d’être capable de franchir mes petits tests aussi confortablement qu’Ubuntu.

En tout cas, cette évolution ne dit rien de bon pour l’avenir de Microsoft. Certes, l’éditeur de Redmond a encore des réserves (de cash !) et l’inertie naturelle du marché fait qu’un grand acteur de l’informatique met un peu de temps avant de tomber. Mais quand la perte de « mind share » est patente, la perte de « market share » suit inévitablement derrière… Cela s’est toujours passé ainsi et je ne vois pas pourquoi Microsoft échapperait à la règle.

Gérer enfin sérieusement la question des mots de passe…

Bon, il est temps de devenir sérieux sur les questions de sécurité informatique et, bien sûr, ça commence par avoir des passwords qui ressemblent à quelque chose (genre ed022f4f8ba5fa88c7d7e87d34a plutôt que nom-de-mon-chat…).

Mais, tout de suite, se pose la question cruciale : comment faire pour se souvenir de mots de passe aussi compliqués ?

Je pense qu’une solution est d’utiliser une application qui va gérer cela à notre place et nous demander de nous souvenir d’un seul password maitre… Et je crois avoir trouver une application de ce goût-là !

Il s’agit de YPassword développée par Yann Esposito. YPassword est un Widget à intégrer au sein de votre Mac OS… Ah, vous n’avez pas de Mac mais plutôt un truc sous Windaube ?
Dans ce cas, vous pouvez regarder du côté de 1Password mais je n’en sais pas plus sur ce produit… Alors que pour ce qui est de YPassword, j’ai plus à dire !

Tout d’abord, l’auteur explique très bien sur cette page les principes et la méthode qui sont à la base de son logiciel. Il explique aussi pourquoi vous devriez avoir recours à un gestionnaire de mots de passe comme YPassword.

J’en ai profité pour poser quelques questions à l’auteur qui a répondu vite et bien, jugez plutôt :

> # Comme il s’agit de sécurité (gestion des mots de passe), on est en droit> d’être méfiant… Qu’est-ce qui nous garantit que YPassword ne va pas> « siphonner » nos passwords pour les envoyer sur le net on ne sait où ?

Oui, c’est le problème majeur avec tous les outils de gestion de mots de passe. Une fausse réponse serait de dire « faite moi confiance ». Non, je ne ferai pas celle là, ou plutôt pas que celle là :- pour la confiance, je suis une personne sérieuse, avec une vie stable. Je n’irai jamais essayer de voler des informations à des tiers. Celà va à l’encontre de mes idées et aussi de mes intérêts. Sans parler des problèmes de légalité. Évidemment, ça, n’importe qui peut le dire, mais j’ai un blog avec pas mal de détails sur mon identité, un CV, etc.

Ça veut simplement direque je ne suis pas un « script kiddie », ni un scammeur 🙂 Bon, ensuite pour l’étape de confiance suivante. Les seules vérifications quasi-absolues que vous pouvez faire sont : 1ère solution : regarder les traces réseaux, et vérifier qu’il n’y apas de paquet réseau qui sort lors de l’utilisation de mesapplications. C’est, je pense, assez facilement vérifiable, surtoutpour vous ;-). C’est même vrai pour l’application iPhone sauf si vouscliquez sur les liens vers le site officiel bien entendu. On peut rajouter à celà que toutes les applications fonctionnent sansréseaux. Par exemple le widget. Mais aussi les applications web. Une fois téléchargées sur votre client si vous coupez le réseau, ellescontinuent de calculer correctement les mots de passe. 2ème solution : regarder le code source. C’est souvent un argument refuge, mais cette fois ce n’est pas une pirouette. Tous mes outils (à part pour l’application iPhone) ont leur code source ouverts et endomaine public. Souvent le code est assez court pour être vérifier _vraiment_. Je pense que je peux vous aider pour ça.

Partons du plus simple au plus compliqué :0. Le dashboard widget, je suis presque certain qu’il existe unendroit où on peut vérifier les autorisations demandées par chaque widget. Il est facile de constater que le mien ne demande pas d’accès au réseaux. Seulement un accès à un fichier qui enregistre les préférences. De ce coté là, pas de soucis, Apple à fait le travail. En plus le widget est un ensemble de fichiers, html/css/js que l’on peut facilement regarder. Le code est dans les js, et je pense qu’il est très lisible. Il est donc vérifiable si vous vous en sentez le courage. Notez de plus qu’à chaque redémarrage de Dashboard, vous devez entrez à nouveau votre mot de passe principal parce que je ne le sauvegarde jamais sur le disque. Même pas dans le keychain.

1. le script ypassword (http://github.com/yogsototh/getpass), le code est disponible ici :https://github.com/yogsototh/getpass/blob/master/ypasswordIl fait 30 lignes, il est clair qu’il n’y a aucune tentative d’envoi à un serveur centralisé.

2. les applications web. L’application faite avec Cappuccino est un peu plus jolie, mais par contre le code doit être compliqué. Cappuccino est un générateur de javascript (en gros). Le plus simple à vérifier c’est l’application jQuery. Vous pouvez vérifier le code source, le copier et l’héberger sur un serveur à vous. Il ne s’agit que de fichier javascripts, html et css. Toutes les opérations se font coté client. Là aussi, le code source est je pense assez lisible. Ça demande un peu plus d’effort que précédemment, mais je pense que c’est réalisable.

3. Pour l’appli iPhone, c’est par contre un problème de confiance. Jene vois pas comment, sans vous donner accès au code source, vous prouvez que l’appli ne fait pas des choses bizarres. Le plus simple serait de trouver un moyen de mettre l’application dans une _sandbox_ qui ne peut pas se connecter au net. Mais je ne pensepas qu’iOS propose ça avant un petit moment. Si vous avez le moyen je pense aussi que vous pouvez vérifier que l’application ne fait pas appel à des librairies qui font appel au web. Mais ça veut dire, décrypter l’exécutable de mon application, lancer la commande string dessus pour vérifier les librairies utilisées. Mais, il y a toujours le risque qu’Apple enregistre tout ce que vous tapiez sur votre iPhone. C’est le même genre de confiance qui est enjeu. À noter, je sauvegarde le mot de passe principal dans le keychain, parce que je considère que sur iPhone l’exigence va plus du coté de la simplicité d’utilisation que de la sécurité à tout prix. keychain reste un endroît très sûr pour enregistrer les mots de passes. J’espère au moins que ça a pu vous prouvez que j’étais de bonne foi :-).

> # Comment doit-on se servir de YPassword ?
> Est-ce seulement une widget qui permet de copier/coller le mot de passe ou> bien ce processus peut-il être automatisé (grâce à « forcePaste » mais
> l’absence de doc me laisse dans le doute) ?

le forcePaste ne sert que dans les cas où le copier/coller ne marchepas pour certains champs.Dans ce cas, il faut copier le mot de passe, lancer « forcePaste » etpositionner son curseur dans le champs récalcitrant. « forcePaste »simule des tapes sur le clavier qui reviennent à faire un copier/coller. Personnellement je copie/colle à chaque fois. Et en fait je laisse Safari enregistrer mes mots de passes générés dans keychain. Donc en général je n’utilise le widget que lorsque je veux changer de mot de passe ou que je n’ai pas enregistrer le mot de passe avec Safari. Jem’en sers aussi pour les application qui demande des mots passes comme l’application twitter.

> # Pourquoi avoir réalisé YPassword ?

Je suis un grand testeur de nouveau services web. Au moment detwitter, il en fleurissait des dizaines. Et chaque service demandaitun nouveau mot de passe. De plus, j’ai réalisé que le mot de passe que j’avais donné pour accéder aux mails de mon entreprise (petite) était le même que pour mon gmail. Rajouté à celà, j’avais dans mon entourage quelqu’un qui en créant sa petite entreprise voulais (contre toute déontologie) regarder certaines informations privés que ses clients lui fournissaient. En recherchant un peu partout, il s’est avéré que la méthode d’YPassword est certainement à la fois la plus sûre et la plus simple que j’ai trouvé. C’est le bon compromis entre très bonne sécurité et simplicité d’utilisation. J’ai commencé à faire des sha1 à la main, en ligne de commande. Puis j’ai réalisé le script. Ensuite, pour me simplifier la vie, j’aicommencer à faire de petits outils autour de la méthode.

> # YPassword est actuellement en version 1.6… Y-a-t’il un historique des> versions et quelles sont les évolutions prévues (le cas échéant) ?

Je n’ai pas l’historique sous la main, je vous donnerez plus dedétails dans la soirée si vous le souhaitez. Mais de mémoire, les version 1.0 à 1.4 étaient des corrections de bug mineurs d’interface graphique.Pour la version 1.5 j’ai ajouté la possibilité de changer de mot de passe. J’ai fait l’expérience de compromettre un d’entre eux sur un forum :-(, gasp… La version 1.6 était une correction rapide d’un bug (d’interface) de la 1.5.

> # YPassword est-elle une application exclusivement locale (et donc> strictement attachée au Mac qui l’héberge) ou peut-on imaginer une version> sur le Web qui permet d’accéder à ses mots de passe depuis n’importe-quelle> machine ?

En réalité, la méthode est disponible partout, sur le web. Par contre, c’est la partie préférence (liste des sites web, login, longueur du motde passe, etc…) qui eux ne sont disponible que localement. Il y a peu de risque de publier ces données sur une page web, survotre blog ou autre. Un attaquant ne disposant que de ces informations ne pourra pas retrouvez vos mots de passe sans votre mot de passe principal. Cependant, ça n’est pas complètement satisfaisant. C’est pourquoi je suis en train de travailler à un moyen de synchroniser ces informations Le mode opératoire devant nécessairement être :
– Chaque client (iPhone, web),  doit encrypter le blocs d’informations (nom de login, longueur des mots de passes, etc.) dans un « blob ».
– Ce « blob » est alors envoyé sur un serveur que chaque client doitêtre capable de récupérer. Je comptais faire moi même le serveur qui devait héberger des blobs encryptés, mais avec l’annonce d’iCloud, je vais attendre d’avoir plus de détails pour savoir si je peux utiliser ça directement. Au moins, ça sera peut-être encore plus sûr que d’héberger moi-même les « blobs ». Sans compter que je pense que la législation française n’est pas très souple avec l’hébergement de données et en particulier de données encryptées. Par exemple, ça ne m’étonnerai pas que l’on me demande d’avoir la capacité de pouvoir décrypter tous les « blobs » que j’héberge. Ce qui est évidemment hors de question. Le seul moyen d’avoir quelque chose de sûr c’est que je ne puisse en aucun cas savoir ce que les « blobs »contiennent.

Si vous êtes séduit comme je l’ai été, vous pourrez trouver YPassword ici…

Documentaires Arte sur le hacking…

Deux documentaires intéressants ont été diffusés sur Arte à propos du hacking…
Je les recommande car je trouve le contenu plutôt crédible. Ce qui n’est pas dit en revanche, c’est que les attaques de « déni de service » sont possibles grâce à l’immense armée invisible de tous les PC sous Windows qui sont infectés par des « botnets »… Et ça en fait beaucoup !
Tellement en fait que le doc n’ose se pencher sur cette question qui est pourtant centrale…

Un second documentaire se penche sur les hackers et permet d’avoir un aperçu des fameux anonymous… Très bon doc également :

La version papier de mon livre « Publier sur iPad & Kindle »

Bien entendu, il est plus logique d’acheter la version numérique de cet ouvrage (c’est d’ailleurs celle qui se vend le mieux) mais avoir une version papier est toujours utile… Voici deux photos qui illustrent l’aspect et le contenu de mon dernier livre en date :

La couverture de "Publier pour iPad & Kindle"

La couverture de "Publier pour iPad & Kindle"

L'intérieur de mon livre "Publier sur iPad & Kindle"

L'intérieur de mon livre "Publier sur iPad & Kindle"

Vous pouvez acheter ce livre sur TheBookEdition pour 10€ (hors frais d’envoi).

Publier un ebook, la démarche et les outils

==== mise à jour du 7 février 2011 : je viens d’en faire un livre, voir à http://www.alain-lefebvre.com/livres-perso/publier-sur-ipad-kindle-mon-nouveau-livre-sur-la-publication-numerique/ ====

Publier pour le numérique : iPad, Kindle, Epub et autres incontournables…

Il y a longtemps que je voulais rédiger cet article mais, finalement, j’ai bien fait d’attendre un peu car je n’ai pas arrêté d’en apprendre ces derniers temps sur ce domaine !

Il est vrai qu’il s’agit encore d’un domaine très immature et où les « terres vierges » sont légions… Bref, cet article ne doit pas être pris comme définitif sur le sujet mais cela devrait tout de même vous permettre d’en savoir plus sur « comment publier un livre pour les plates-formes numériques »…

Ces plateformes commencent à se multiplier mais je vais limiter mon propos aux deux tablettes de lecture » les plus en vue : le Kindle d’Amazon et l’iPad d’Apple. Mais en fait, traiter l’iPad permet de traiter aussi les autres lecteurs d’eBooks comme celui de la Fnac, celui de France-Loisirs ou ceux de Bookeen car tous reposent sur le format Epub. Seul le Kindle reste encore accroché au format mobipocket mais on peut imaginer que, à l’avenir, même Amazon devrait supporter tôt ou tard le format Epub.

Le Kindle : populaire aux USA, quasi-inconnu en France

Commençons par le Kindle. Je sais que le Kindle n’est pas encore très populaire auprès du public français tout simplement parce qu’Amazon n’a encore fait aucun effort en direction de ce marché : la « kindle store » n’est disponible qu’en anglais (en fait, il a deux kindle stores : une pour le marché US et une pour UK) et les titres disponibles sont en écrasante majorité en anglais. On peut dire qu’Apple a fait un bien meilleur travail avec l’iBooks store (pour l’iPad) qui a été rapidement disponible en français et avec une offre de titres dans notre langue qui n’est pas ridicule.

Cependant, Amazon a toujours procédé ainsi : le site marchand en français est apparu bien après la version anglaise et il a pourtant été un succès au bout du compte.

Bref, revenons au Kindle. C’est par cette plateforme que j’ai débuté mon expérience en la matière en janvier 2010 (c’est-à-dire justement au moment même où l’iPad était annoncé) car mon raisonnement était le suivant : il y a peu de titres en français sur la kindle store et cela va me permettre de « sortir du lot » avec mon livre « Perdu dans le temps« .

Un raisonnement qui s’est avéré juste puisque les ventes ont décollé rapidement, preuve qu’il y a des clients francophones équipés de Kindle et désireux de lire des livres dans notre langue.

Donc, pour publier pour le Kindle, il faut d’abord se créer un compte sur Amazon DTP (DTP pour Digital Text Platform). Amazon DTP est une très belle web application qui est gratuite et tout en anglais (quelle surprise !). Le gros du travail réside évidemment dans la préparation des fichiers que vous allez télécharger sur DTP afin de publier votre livre dans la Kindle Store. je dis LES fichiers car il y en aura au moins deux : la couverture d’une part et le texte d’autre part.

Amazon DTP

Amazon DTP

Pour la couverture, c’est simple : il faut faire un fichier JPEG ou PNG en quadri (même si le Kindle n’affiche encore qu’en N&B, l’application Kindle elle est disponible pour de nombreuses machines et la plupart sont capables d’afficher les couleurs…) et d’au moins 600 pixels en hauteur. Si vous ne savez pas faire cela, adressez-vous à un graphiste pro ou demi-pro qui sait bien faire ce genre de travail…

L’édition numérique et l’édition papier : deux mondes distinct !

Le vrai travail se situe sur le tapuscrit lui-même. Car une édition numérique est bien différente d’une édition papier et ce n’est rien de le dire !

Quand vous préparez un livre destiné à être imprimé, vous travaillez dans le cadre d’un format et de dimensions connues à l’avance. Votre pagination ne va pas varier au grè d’un changement de police de caractères car, de toutes évidences, votre futur lecteur n’a pas cette possibilité !

Tout change avec un ebook car le lecteur peut « personnaliser » son mode de lecteur plus ou moins en profondeur : il peut choisir l’orientation du texte, la taille de la police et même dans certains cas la fonte de caractère. Tout cela impacte fortement la pagination, le découpage du texte, son aspect et le placement des illustrations (quand il y en a). On n’est plus du tout dans le cadre bien connu des dimensions et du format immuable qui prévaut dans le cas du papier.

Donc, vous pouvez oublier tout ce qui est « autour » de votre texte : en-tête, pied de page, notes de bas de page, etc. Tout cela n’apparaîtra pas. La notion même de « page » est à reconsidérer : il faut plutôt visualiser votre contenu comme une page continue (qui peut être fort longue) avec seulement quelques ruptures au fil des chapitres et sections.

Du coup, la pagination totale de votre ouvrage peut varier sensiblement et il n’y a plus de valeur absolue comme on est habitué à avoir dans l’édition papier…

Du coup, dans une certaine mesure, on peut dire que la finalisation du tapuscrit est plus simple mais ne vous réjouissez pas trop vite… Il y a moins de travail d’un côté et plus de l’autre !

Je vais vous décrire ce processus mais je vais d’abord commencer par la démarche que j’employais avant de trouver l’outil idéal (Jutoh) que je vais présenter un peu plus loin. Si vous êtes pressé, sauter directement à la section « Jutoh » mais je vous recommande plutôt de prendre votre temps et de lire aussi la section ci-dessous car il y a des notions importantes qui y sont traitées…

Formater son texte en deux versions : HTML et Epub

Imaginons que vous partiez d’un document MS-Word qui contient l’ensemble de votre texte. MS-Word n’étant pas un format recommandé par Amazon DTP (le format PDF est lui aussi vivement déconseillé par Amazon DTP…), il faut donc convertir votre précieux texte dans un autre format… En regardant ce que recommandait Amazon DTP, je me suis décidé pour le HTML. Les éditeurs HTML sont nombreux mais j’ai arrêté mon choix sur SeaMonkey, un browser bien équipé plus ou moins dérivé de Firefox.

On peut faire autrement car il existe des programmes permettant de générer directement un .prc (l’extension du format mobipocket) à partir d’un document MS-Word ou d’un PDF… Et c’est le cas du Mobipocket Creator disponible gratuitement depuis http://www.mobipocket.com/en/downloadsoft/productdetailscreator.asp

Mais cet outil ne fonctionne que sous Windows et je travaille sur Mac, j’ai donc opté pour une autre voie… Formatter en HTML.

SeaMonkey utilisé comme éditeur HTML

SeaMonkey utilisé comme éditeur HTML

Avec SeaMonkey, j’ai pu faire un copier/coller de mon texte et avoir une version HTML de mon tapuscrit en un tour de main… Alors, faire du HTML standard, ça suffit pour formater un livre prêt pour Amazon DTP ?

Hélas non, ça serait trop simple !

Car le format mobipocket choisit par Amazon est certes dérivé de HTML mais il contient en plus certains tags spécifiques (non standard of course !) qu’il est indispensable d’employer… Ces tags sont nécessaires pour définir la table des matières et les ruptures de page (pour délimiter les chapitres). Il faut donc insérer ces tags directement dans le code HTML avec votre éditeur (SeaMonkey permet de faire cela puisqu’il donne aussi accès au code pur en plus du mode « wysiwyg »).

Basé sur HTML mais un HTML très rustique !

Tiens, pendant qu’on y est, parlons donc un peu de HTML car, finalement, c’est bien ce format quasiment universel (c’est celui des pages Web !) qui est à la base de tous les ebooks. En effet, mobipocket est basé sur HTML, comme je viens de le souligner, mais il se trouve que c’est également le cas du format Epub… Donc, vous allez forcément penser que si c’est du HTML, ça veut dire qu’en terme de mise en page, on peut faire plus ou moins la même chose que sur les pages du Web… Oui et non : oui, vous avez le droit de penser cela et non, ce n’est pas le cas mais alors pas du tout !

C’est bien du HTML mais un HTML qui ressemble fort à ce qu’on avait en 1994 avec la version 1.0 de ce standard… Pas du tout ce qu’on faire aujourd’hui avec la version 4 (et la version 5 est en train de prendre position…). Et ce niveau de HTML est terriblement limité :  pas gestion des tables (pour faire des tableaux ou pour faire de la mise en page un peu élaborée), pas de placement précis des images et ainsi de suite… On doit se contenter des fonctions de base ce qui fait un sacré retour en arrière par rapport à la mise en page permise par les traitements de texte modernes ou à ce qu’on peut faire en matière de design de page web aujourd’hui. Mais bon, cette rusticité a du bon (ça évite de faire des erreurs et des fautes de goût !) et c’est pour tout le monde pareil. Et n’allez pas croire que le format Epub soit mieux placé que le format mobipocket sur ce plan… Il y a des différences entre les deux mais elles sont minimes. Mais l’avantage, c’est que votre texte une fois mis en conformité avec ces limites peut servir de base pour une génération à la fois au format Epub et au format Mobipocket… On ne peut être perdant sur tous les tableaux !

Comment obtenir une preview à partir de DTP ?

Une fois que vous avez formaté votre tapuscrit à la sauce HTML+tags spécifiques mobipocket (comme <mbp:pagebreak /> pour les ruptures de chapitres), vous pouvez charger le tout sur Amazon DTP. Je l’ai déjà dit, cette application est très bien faite et facile à utiliser (à condition de comprendre l’anglais of course !) mais elle présente tout de même un défaut : elle ne permet pas de récupérer son livre une fois celui-ci mit au format Mobipocket par Amazon DTP. Vous pouvez seulement faire une « preview » de votre livre dans une fenêtre du navigateur et cette visualisation est un peu approximative. Difficile de se contenter de cela. Amazon diffuse bien gratuitement un outil qui permet de faire cela mieux et en local sur votre machine : le « Kindle previewer » (existe pour Windows et pour Mac). Cet outil permet un rendu déjà bien fidèle de ce qu’affiche le vrai Kindle mais il impose d’avoir le fichier au format mobipocket de disponible…

Le "kindle previewer", outil gratuit proposé par Amazon...

Le « kindle previewer », outil gratuit proposé par Amazon…

L'application Kindle ici en version Mac OS (où les couleurs sont gérées)...

L’application Kindle ici en version Mac OS (où les couleurs sont gérées)…

Il existe bien une astuce compliquée pour obtenir le fichier au format final kindle (.azw) et la voici :

First, go to the Upload & Preview page for the title you’re publishing

Right click the “Download HTML” link and copy the link location

Paste the link into another browser window

Replace the “zip” with “azw” in the “file_type” part of the URL, then hit Enter

Firefox will tell you to save a .zip file – go ahead and save it

Rename this file so it has a .azw ending, then copy it to your Kindle

You should now see your title on your Kindle!

Bref, une fois satisfait, vous pouvez terminer la définition de votre ouvrage, choisir le prix et ainsi de suite. Il faut prévoir un délai (au moins 2/3 jours) avant que votre ouvrage soit validé par le staff de Amazon DTP qui sont très attentifs aux questions de droits : il va falloir prouver que vous êtes bien le détenteur des droits le cas échéants…

Et si vous faites une mise à jour quelques semaines après votre première mise en ligne (par exemple), le délai de validation est de nouveau là (et pendant lequel la version précédente n’est plus disponible à la vente !), il faut le savoir.

Pages 09 propose une fonction d'export au format Epub mais vous pouvez l'oublier tellement est elle limitée pour ne pas dire buggée !

Pages 09 propose une fonction d’export au format Epub mais vous pouvez l’oublier tellement est elle limitée pour ne pas dire buggée !

Voilà pour la partie concernant le Kindle. Voyons comment générer un livre au format Epub maintenant…

Mettre un livre au format Epub sur un Mac…

En partant d’un PDF ou d’un document Word, vous avez pas mal d’outils qui vous proposent de générer directement un fichier au format Epub comme Stanza ou Calibre. Mais vous n’avez alors aucun contrôle sur le résultat produit et vous ne pouvez passer en mode édition si nécessaire. Il y a aussi la toute dernière version de Page (iWork 09) qui prétend pouvoir exporter votre document au format Epub mais, à l’usage, cette fonction export se révèle tellement limitée (pas de support de la table des matières par exemple) qu’elle est inutilisable dans le cadre d’un travail sérieux…

J’ai donc cherché ailleurs et j’ai trouvé Sigil, un projet open source qui adresse précisément ce besoin et qui le fait pour toutes les plates-formes habituelles (Windows, Mac OS mais aussi Linux).

Je ne pouvais repartir de ma version en HTML (car elle contient des tags spécifiques) et j’ai donc employé le copier/coller pour recréer tous les chapitres dans un projet Sigil.

Sigil n’est pas encore un outil complètement achevé et je suis tombé sur des limites et sur des bugs qui rendaient son utilisation pénible et frustrante…

Sigil, un outil open source dédié à l'édition au format Epub...

Sigil, un outil open source dédié à l’édition au format Epub…

L’outil idéal qui permet de n’avoir qu’une version de son tapuscrit : Jutoh…

Frustré par les limites de Sigil, j’ai repris mes recherches de l’outil idéal et je suis tombé sur Jutoh. Sigil est gratuit et Jutoh est payant (mais pas cher selon moi), certes. Mais, au bout d’un moment, il faut bien admettre qu’on n’en a que pour son argent… Et avec Jutoh, je suis pleinement satisfait d’y avoir « investit » quelques euros (24€, ce qui est très raisonnable pour un logiciel de cette qualité) !

Pour Jutoh, le point d’entrée idéal est un fichier au format ODT (Open Office). J’ai donc convertit mon document Pages en document Word afin de pouvoir l’importer dans Open Office et le sauver au format ODT (vous suivez ?). Open Office est gratuit, on ne va donc pas se plaindre…

Une fois que vous avez votre « source » au format ODT, Jutoh l’avale, le convertit et le transforme en un projet Jutoh tout à fait utilisable. La génération de la table des matières et l’insertion d’images sont faciles. Et, cerise sur le gâteau, si vous avez installé correctement le Kindle Generator, Jutoh est capable de générer aussi une version mobipocket que Epub de votre ebook. Ce dernier point est important car il permet de n’avoir qu’une seule version de votre tapuscrit et, pour l’avoir fait, je peux vous assurer qu’il est pénible et aléatoire de devoir maintenir deux versions d’un même texte…

Jutoh, l'outil qui permet de générer aussi des ebooks au format Epub qu'au format mobipocket...

Jutoh, l’outil qui permet de générer aussi des ebooks au format Epub qu’au format mobipocket…

Publier pour iBook (iPad)… Pas simple !

Même si le format Epub est largement reconnu, vous avez sûrement envie que votre livre soit disponible sur la librairie iBooks d’Apple, spécialement mise en place pour l’iPad… Oui mais ce n’est pas si simple !
Tout d’abord, pour ouvrir un compte sur iTunes Connect, il vous faut un Apple ID (l’identifiant des développeurs) et un numéro fiscal aux USA… Gasp, voilà que ça se complique sérieusement !

iTunes connect, l'application en ligne qui permet de gérer la publication de vos titres sur l'iBooks store...

iTunes connect, l’application en ligne qui permet de gérer la publication de vos titres sur l’iBooks store…

Heureusement, j’ai pu passer par celui de Laurent Poulain qui vit à Boston. Et ce n’est pas fini !

Il faut aussi préparer son livre grâce à l’application iTunes Producer (à télécharger depuis iTunes Connect) qui n’est disponible qu’en version Mac OS… Etonnant non ?

L'application "iTunes producer", nécessaire pour charger sur iTunes Connect et disponible uniquement pour Mac OS...

L’application « iTunes producer », nécessaire pour charger sur iTunes Connect et disponible uniquement pour Mac OS…

Là aussi, pas de problème pour moi. Enfin, quand vous avez réussi à franchir toutes ces arcanes, votre ouvrage est enfin chargée sur iTunes Connect avant d’être validée par le staff Apple (ici aussi, comptez un délai conséquent, pire qu’avec Amazon !) pour finalement apparaître sur iBooks et donc sur l’iPad de vos proches, YES !

Un point-clé, la distribution

Il y a un élément qui ne change pas avec le numérique, c’est l’importance d’être bien distribué, surtout vis-à-vis du marché français, je m’explique… Aux USA, l’approche est plutôt ouverte, à part chez Apple où c’est un peu plus compliqué, les auteurs indépendants sont les bienvenus et on ne vous demande pas quelle est votre « part de marché » avant de vous ouvrir un compte sur Amazon DTP ou autre.

En France, c’est l’inverse, les auteurs indépendants sont méprisés et à chacune de vos demandes vous obtenez un « qui tu es toi ? » si même vous obtenez une réponse… Donc, si vous voulez voir votre ouvrage dans les pages des sites spécialisées comme Numilog ou des nouvelles librairies numériques comme celle de la Fnac.com, inutile de demander directement, ce n’est pas prévu et on ne vous répondra même pas. Il faut passer par un dis-tri-bu-teur, point. Actuellement, il y a 3/4 distributeurs principaux qui officient dans le monde de l’édition numérique. Je les ai tous sollicités et seul Immatériel m’a répondu (positivement, en plus !). Donc, j’ai pu charger mes livres sur la plate-forme d’Immatériel et ainsi les voir s’afficher sur les sites d’Epagine, Feedboks, Dialogues, Fnac.com et même Apple iTunes (iBooks iPad), ouf !

La plateforme du distributeur immateriel.fr

La plateforme du distributeur immateriel.fr

Conclusion

J’évoquais déjà ici les avantages du livre numérique sur le livre papier du point de vue du lecteur. Mais pour un auteur indépendant, l’édition en numérique a bien des avantages à condition de maîtriser les aspects techniques que nous venons de détailler (et qui sont à la portée de tous, pas besoin d’être un geek pour arriver à faire un ebook !). Tout d’abord, il n’y a plus de pagination minimum… Dans le monde de l’édition papier, vous n’êtes pas pris au sérieux si votre livre fait moins d’une centaine de pages. Ici, la notion de pagination est tellement variable que, du coup, elle est absente : sur les librairies numériques, vous remarquerez que vous n’avez presque jamais d’indication de volume sur l’ouvrage qui vous est présenté… Saut quand on peut télécharger un extrait (gratuit). Si on sait que l’extrait représente n% (10 à 15% le plus souvent) du livre complet, il est facile d’extrapoler son volument final.

Il y a la notion de prix pour se faire une idée.

Et là aussi, c’est un autre avantage du numérique : tous les prix sont possibles. Du coup, on trouve pas mal de titres qui sont proposés à moins de deux euros (et pour les livres à contenu réduit, c’est bien le moins !), une liberté qui est difficilement possible dans le monde du papier puisque les coûts sont liés (en partie) à la taille du livre à imprimer…

Juste un dernier mot… Ne pas confondre PDF et numérique : le PDF n’est qu’une déclinaison de la version papier. Et générer un PDF à partir de votre livre n’est pas produire un ebook (d’autant que la plupart des lecteurs ont du mal à afficher les PDF confortablement à part l’iPad).

Notre livre sur l’histoire de l’informatique disponible en version papier, enfin !

Enfin, la version papier de notre ouvrage est disponible chez TheBookEdition… En plus de la version papier, vous pouvez aussi acheter la version PDF pour 9,99 € au lieu de 30,25 € pour la version papier.

Le livre L\'histoire de l\'informatique moderne

Mon nouveau livre sur l’histoire de l’informatique, disponible !

Voilà, il est enfin là : notre livre « Cow-boys contre chemin de fer ou que savez-vous vraiment de l’histoire de l’informatique ? » vient d’être disponible sur Amazon.com en version Kindle et une version pour l’iPad (via l’application iBooks et iTunes) est en préparation… La version papier suivra après mais ça encore prendre un peu de temps.

kindle store

La page d'amazon.com où l'on peut acheter notre ouvrage pour le Kindle...

Je suis vraiment heureux d’avoir abouti car cela a été un long travail… Et également un très gros travail : avec 1 040 882 signes, c’est le plus gros livres que j’ai jamais rédigé (mais pas seul, il ne faut pas oublier mon co-auteur, Laurent Poulain, voir à http://www.histoireinformatique.com/?page_id=13). Pour vous donner un ordre d’idée, ça représente 4 à 5 fois le volume de « Les réseaux sociaux » !

Le livre sur l’histoire de l’informatique est quasiment prêt !

Cela fait des mois et des mois que j’y travailler avec Laurent Poulain mais, ça y est presque, on touche au but !
En effet, le livre est presque prêt et c’est la version pour le Kindle d’Amazon qui va être disponible en première, la version papier suivra juste après…

Voici la couverture (réalisée par Alexis Poncet) déjà, pour patienter encore un peu :

histoire de l'informatique

histoire de l'informatique

Comparatif Kindle/iPad

Vouloir comparer le Kindle d’Amazon avec l’iPad d’Apple, c’est comme vouloir confronter des oranges et des bananes sous prétexte que ce sont tous les deux des fruits !

Pour éviter de tomber dans cet écueil, j’ai donc limité mon test uniquement au domaine de la lecture de livre, journaux et magazine… Voyez plutôt :

Bon, évidemment, j’ai oublié des trucs dans cette vidéo. Tout d’abord, l’iPad n’est pas seulement trop lourd pour serveur de tablette de lecture confortable (faut le tenir à deux mains pour maintenir la bonne inclinaison et on fatigue vite), son écran est très sensible aux reflets (d’où l’importance de maintenir la bonne inclinaison !) et c’est assez gênant. Ensuite, il faut dire que même si le Kindle se débrouille correctement pour rendre les PDFs, l’iPad arrive à faire bien mieux sur ce plan grâce à la très bonne application « goodreader » (pas gratuite mais ça vaut le coup selon moi).

Donc, finalement, les points positifs et négatifs s’équilibrent plus ou moins : le Kindle est supérieur pour ce qui est des livres mais l’iPad l’emporte sur les magazines et les PDFs…

Encore plus arrogants et menteurs que les Politiciens ? Les constructeurs informatiques !

Les déboires récents de Dell et Apple nous apprennent au moins une chose : il n’y a pas de limite à l’arrogance et au mensonge de la part de ces gens-là…

Si vous n’êtes pas au courant, voilà de quoi vous mettre à niveau : Dell a sciemment fait le coup de la panne à des millions de clients et Antenne de l’iPhone 4: la lettre d’Apple décryptée. Bref, résumons-nous : voilà Steve « genius » Jobs qui nous dit que 1) on ne sait pas tenir sa dernière merveille correctement (et encore pire si vous êtes gaucher… Mais qui se soucie des gauchers ?) 2) que le niveau de réception n’est pas un indicateur à prendre au sérieux vu que -vous allez rire- la formule de calcul le concernant est fausse depuis des années !

Steve « futur ex-genius » Jobs nous refait le coup de « it’s not a bug, it’s feature you morron » (c’est pas un bug, c’est une caractéristique pauvre abruti !).

Du côté de Dell, c’est encore pire : Micheal « ex-genius » Dell nous a fait un coup à la Enron, tout simplement. Genre « Bon d’accord, j’avais un gros stock de condensateurs défectueux mais c’est pas grave, je les ai fourgué quand même à mes cochons de clients parce que hein, business is business !

Face à autant de suffisance et de mauvaise foi, il n’y a qu’une action possible : délaisser l’iPhone pour passer à Androïd (c’est ce que j’ai fait depuis deux semaines, test comparatif bientôt mais je peux vous dire que je ne regrette pas mon choix !) et oublier Dell, définitivement.

Pétition pour la réouverture du musée de l’informatique et du musée du jeu vidéo

Depuis le 24 avril, le musée de l’informatique et le musée du jeu vidéo sont fermés. En effet, suite à un incident technique grave, les quatre ascenseurs panoramiques qui desservent le Toit de la Grande Arche ont été arrêtés, l’Etat appliquant à juste titre le principe de précaution.
Mais les affres de la bureaucratie française n’ont pas permis de trouver une solution organisationnelle et technique alors que quatre autres ascenseurs intérieurs desservent le Toit de la Grande Arche en passant par ses parois.
Initialement annoncée pour une durée de quatre mois, la réparation des ascenseurs semble n’être qu’un prétexte pour remettre en question l’exploitation touristique du Toit de la Grande Arche. Et ce monument phare du département des Hauts de Seine, qui attire plus de 250 000 visiteurs par an, pourrait bien ne jamais réouvrir au public.
Quoiqu’il en soit le musée de l’informatique et le musée du jeu vidéo sortiront de cette passe difficile, mais pour nous soutenir dans notre démarche nous avons besoin de votre appui.
Signez la pétition « pour la réouverture du musée de l’informatique » !

Vous êtes un élu, un chef d’entreprise, et vous souhaitez accueillir le musée de l’informatique de manière temporaire ou permanente dans votre ville, contactez-nous.
Vous représentez une entreprise, une école, un organisme professionnel ou culturel, et vous souhaitez soutenir notre démarche, contactez-nous.

Signez la pétition now !

Le livre « histoire de l’informatique », première version complète disponible !

Alors, attention, version complète oui, version définitive non bien sûr !

Comme d’habitude, je vous fait profiter du texte dès qu’il est disponible mais il reste encore tout cela à faire : relecture, corrections, illustrations et mise en page… bref, le livre définitif ne sera pas effectivement disponible à la vente avant septembre. Même le titre n’est pas encore tout à fait fixé. Pour le moment, nous sommes sur cette idée :

titre-livreQu’en pensez-vous ?

Histoire de l’informatique : la section « Internet & réseaux » disponible !

Dans le cadre de l’ouvrage « histoire critique de l’informatique moderne » (titre provisoire) que je suis en train de rédiger avec Laurent Poulain, je suis heureux et fier de mettre à votre disposition une version mise à jour du tapuscript qui comporte enfin la 3ème section de ce livre : « Internet et les réseaux »…

Le livre commence à prendre forme avec cette section : on a déjà 400 pages de textes et ça, avant même qu’on y mette les illustrations, ça promet !

Bien entendu, il faut garder en mémoire qu’il s’agit d’un « work in progress » : le texte qui est aujourd’hui disponible n’a pas été relu avec soin, il n’est pas corrigé, il n’est pas mis en page et il manque aussi les notes de base de page sans parler des illustrations (que je prévois nombreuses car j’ai déjà commencé à les sélectionner…). Bref, c’est juste pour vous faire patienter avant l’ouvrage final qui sera bien mieux, forcément !

Lien supprimé.

Une petite mise à jour de « Hacking », histoire de patienter…

Vous l’avez compris, je me consacre en ce moment pleinement à mon ouvrage « histoire critique de l’informatique moderne » et c’est bien parce qu’il est très difficile d’écrire deux livres à la fois que j’ai mis (à regret) mon projet « Hacking » un peu en sommeil… Dernièrement, j’ai tout de même eu l’occasion de relire entièrement ce que j’avais déjà rédigé et, bien sûr, d’y apporter quelques corrections.

Du coup, je vous propose cette version pour patienter un peu avec, en prime, le chapitre six (qui n’est pas terminé mais c’est déjà ça de plus)… Je compte bien reprendre l’écriture de « Hacking » dès que possible, sans doute cet été. Pour télécharger la version actuelle de « Hacking », il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous (fichier au format PDF) :

tapuscrit-hacking

Quelques nouvelles de mon projet de livre « histoire critique de l’informatique moderne »

Il y a longtemps que je n’avais pas donné de nouvelles de ce projet mais c’est le dilemne classique : avancer concrétement (en clair passer son temps à rédiger) ou commenter (comme donner des nouvelles du projet sur le blog ou Facebook…) et, ces derniers temps, j’ai plutôt choisi d’avancer !

Aujourd’hui, tout de même, j’estime que l’avancement est suffisamment significatif pour vous en faire part… Alors, voici les principales news :

  • Laurent Poulain est désormais co-auteur de cet ouvrage.
  • Philippe Nieuwbourg en est toujours l’éditeur (à travers le musée de l’informatique) et, d’un commun accord avec lui, nous avons décidé de repousser la sortie du livre à septembre (on sera pas prêt avant anyway…).
  • Les deux premières parties (matériel/constructeurs et logiciel/éditeurs) sont quasiment terminées et en voici les pdf (quand j’écris « terminées », il s’agit juste de la partie rédaction… Il reste encore les illustrations, les notes de base de page, la mise en page, les corrections, etc.). Pour ceux qui avaient déjà lu la première partie, vous pouvez y revenir car elle a beaucoup bougé !

Bref, ça avance et vos contributions et témoignages (ça commence à venir, vous pourrez le voir dans les pdfs) sont toujours les bienvenus… Liens supprimés.

Désormais, nous nous consacrons à la rédaction de la 3ème partie : l’ère du réseau (histoire du réseau local et d’Internet) et c’est déjà bien partit !