La moto « sportivo-GT », mythe ou réalité ?

En lisant l’essai de la BMW R1200 RS où le journaliste écrivait (je cite) « Savant mélange de sportive et de GT, ce nouveau modèle pourrait représenter le couteau suisse parfait »…

Cela m’a remis en mémoire ce fameux concept des motos « sportivo-GT », tant vanté par les journalistes de Moto Journal (à l’époque où Moto Journal valait la peine d’être lu…). Ce concept contient la notion de machines polyvalentes. Le monde de la moto aime bien la polyvalence !
Les trail-bikes reposent entièrement sur la notion de polyvalence. Même l’équipement du motard tend vers la polyvalence comme les casques modulables ou transformables. Donc, les motos sportivo-gt sont à la route ce que les trail-bikes sont au domaine du tout-terrain.

Au milieu des années 70, les machines de route qui sont considérées comme les vedettes du domaine sont toutes, en fait, des sportivo-GT avant la lettre : la BMW R90S ou la Kawasaki 900 Z1 de 1974, par exemple, en font certainement partie.

Par la suite, avec l’avénement des super-sportives, l’offre en matière de moto de route s’est radicalement compartimentalisée et les différentes catégories sont donc apparues plus clairement. Dans le cadre d’un marché de la moto désormais orienté vers les loisirs et le plaisir, la polyvalence n’est plus obligatoire. Mais, bien entendu, cette catégorie a tout de même survécue et s’est même développée dernièrement dans une sorte de « retour à la raison ».

Aujourd’hui, à quoi devrait ressembler une machine « sportivo-GT » ?
Tout d’abord, il s’agit d’une grosse cylindrée, au moins 1000 cm3 de façon à présenter suffisamment de puissance pour emmener pilote, passager et (un peu de) baggages. De plus, la machine devrait présenter une protection raisonnable contre les intempéries mais sans aller jusqu’aux carénages enveloppants des « vraies » GT (qui sont lourds et vont donc annuler la possibilité d’utilisation sportive… sans même parler de la position de conduite).
à partir de là, les solutions techniques disponibles sont nombreuses pour obtenir un résultat raisonnablement satisfaisant. Par exemple, au niveau transmission finale, on trouve des motos avec chaines et d’autres avec cardan.

Pour finir, revenons sur la notion même de conduite sportive avec des machines de route… Pour rester dans un cadre raisonnable, une moto sportive ne doit pas être une « grosse » machine qui sera forcément lourde (cette masse ne sera compensé qu’en partie par la puissance). C’est pourquoi des constructeurs comme KTM par exemple, proposent désormais des motos de « petites » cylindrées mais très agiles comme la KTM Duke 390.

 

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Schopenhauer, mon héros !

Je ne suis pas du genre à avoir des idoles, mais j’ai quand même mes héros !

Amateur de sports-mécaniques, j’ai une admiration réelle pour Lauda et Agostini. Dans le domaine historique, je dois dire que j’ai un faible pour Winston Churchill. Normalement, les acteurs me laisse indifférent mais, là aussi, je ne peux réfréner une préférence pour Patrick McGoohan.

Sur le plan intellectuel, c’est vers Arthur Schopenhauer que va ma préférence, sans conteste et sans égal !

Voilà un philosophe comme je les aime : disant la vérité sans fard, sans précaution mais avec profondeur. Schopenhauer ne se joue pas de mots (il laisse cela à Hegel !) et nous renseigne utilement sur la réalité de la condition humaine. Misanthrope comme moi (mais qui ne l’est pas ? Voir à  http://www.alain-lefebvre.com/pourquoi-nous-sommes-tous-des-misanthropes-mais-si/), il aimait les animaux (il adorait son caniche… Nul n’est parfait, je préfère de loin les chats !) et avait compris qu’ils sont nos égaux.

Plutôt qu’une lourde explication de son enseignement, voici une sélection de citations qui situe bien le personnage et sa pensée :

« Je fais ici cette confession en prévision de ma mort, que je méprise la nation allemande à cause de son immense bêtise, et que je rougis de lui appartenir. »

« Les animaux sont principalement et essentiellement la même chose que nous. »

« Un simple coup d’œil nous fait découvrir deux ennemis du bonheur humain : ce sont la douleur et l’ennui. »

« Quelle folie de regretter et de déplorer d’avoir négligé de goûter, dans le passé, tel bonheur ou telle jouissance! Qu’en aurait-on maintenant de plus? La momie desséchée d’un souvenir. »

« Laisser paraître de la colère ou de la haine dans ses paroles ou sur son visage, cela est inutile, dangereux, imprudent, ridicule, commun. On ne doit trahir sa colère et sa haine que par des actes. Les animaux à sang froid sont les seuls qui aient du venin. »

« Je cause parfois avec les hommes comme l’enfant avec sa poupée. Elle sait très bien que la poupée ne l’entend pas, mais elle se procure, par une agréable autosuggestion consciente, la joie de la conversation. »

« Les amis se disent sincères ; ce sont les ennemis qui le sont ; aussi devrait-on, pour apprendre à se connaître soi-même, prendre leur blâme comme on prendrait une médecine amère. »

« Il peut arriver que nous regrettions la mort de nos ennemis et de nos adversaires, même après nombre d’années, presque autant que celle de nos amis, — c’est quand nous trouvons qu’ils nous manquent pour être témoins de nos éclatants succès. »

« Ni haïr, ni aimer fait la première moitié de toute intelligence du monde ; ne rien dire et ne rien croire la deuxième ».

« Ma philosophie ne m’a rien rapporté, mais elle m’a beaucoup épargné. »

« Toute ma philosophie peut se résumer dans cette expression : le monde est l’auto-connaissance de la volonté. »

« Les religions sont comme les vers luisants : pour briller, il leur faut l’obscurité. »

« La vie et les rêves sont les pages d’un seul et même livre »

Je reviens rapidement sur la toute première, à propos de la nation allemande. Je pense que n’importe quel citoyen du monde, s’il est honnête, pourrait dire la même chose de son pays d’origine tellement la bêtise la plus crasse s’est aujourd’hui généralisée…

Un excellent site sur un excellent philosophe => http://www.schopenhauer.fr/

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Dans la série « les plus grands escrocs sur le plan intellectuel », aujourd’hui, Freud et Marx.

Il n’y a plus qu’en France que Freud est encore (et pour combien de temps ?) un grand personnage. Partout ailleurs, on a compris que ce n’était qu’un plaisantin, certes assez doué.

Aux USA par exemple, Freud est complètement ignoré, remis à sa vraie place, celle d’une escroquerie qui ne peut duper que les naïfs et les dogmatiques. Il suffit de lire le livre de Michel Onfray (voir à http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2011/115/onfraysaintmartin.htm, excellente critique de l’ouvrage « Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne ») pour se dire que la France va bientôt regarder Freud comme il se doit : un imposteur.

Penchons-nous plutôt sur le cas de Marx qui garde sa statue plus ou moins intacte en dépit des années et des contradictions de l’Histoire…

Voici un extrait de ce qu’on peut lire à http://www.scienceshumaines.com/les-intellectuels-et-le-marxisme_fr_12207.html et qui me parait tout à fait juste à ce propos :

L’opium des intellectuels

« Cherchant à expliquer l’attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties (…), je rencontrai d’abord les mots sacrés : gauche, Révolution, prolétariat. » En 1955, Raymond Aron publie L’Opium des intellectuels.

L’ouvrage est un essai anticlérical : en retournant la formule marxiste de l’opium du peuple, Aron démonte les mécanismes de la religion séculière que représente à l’époque le marxisme.

Au fondement, il y a une mythologie. Le mythe de la Révolution « sert de refuge à la pensée utopique ». L’universalité et la « grandeur » de la Révolution française fascinent, et justifient le parallèle avec la Révolution russe. Le mythe de la gauche éternelle permet de masquer les incessants affrontements entre Jacobins et Girondins, communistes et socialistes… Aron s’attaque aussi au fonctionnement de ces croyances. Les intellectuels pensent comme des hommes d’Église : infaillibilité du parti, idolâtrie de l’Histoire… Non sans ironie, Aron décrit par exemple le « paradis des intellectuels » (la France), et leur « enfer » (les États-Unis).

Le marxisme serait donc une religion qui a échoué. Mais pourquoi ce dogme si séduisant aux yeux d’un grand nombre était-il voué à l’échec ?

Tout simplement parce que Marx a érigé en dogme la supposée conscience politique du prolétariat. En élargissant, on pourrait même écrire « l’intelligence des masses ». Or, et c’est là qu’est le vice, les masses ne sont précisément pas intelligentes. Au mieux bovines, souvent hargneuses et quelquefois violentes (bêtement violente, dans les deux sens du terme…).

À partir de là, tout le reste de la démonstration s’effondre ce que l’Histoire dans ses différents épisodes s’est empressée de confirmer !

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Mise à jour de mon livre sur le SimRacing à l’occasion de la sortie prochaine de PCARS…

Je viens de publier une nouvelle version de mon livre sur le SimRacing. Cette révision se justifiait par la sortie de deux titres très attendus : Assetto Corsa et PCARS.

J’en ai profité pour rédiger une petite comparaison de ces deux titres qui est disponible sur cette page

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Comparer Assetto Corsa et PCARS… Un exercice délicat !

Assetto Corsa (AC) est disponible depuis quelques mois et PCARS va l’être très bientôt. L’un et l’autre ont été très attendus, très discutés et très critiqués. Il semble que le petit monde du SimRacing ne peut avoir une attitude modérée vis-à-vis des titres qui le font vivre !

« Comparaison n’est pas raison » dit-on avec bon sens. Et, effectivement, comparer ces deux titres n’a pas beaucoup de sens dans la mesure où ils ne présentent pas le même ensemble de fonctionnalités, voitures et circuits. Ceci dit, on peut toujours essayer de déterminer s’ils s’adressent à la même cible, au même profil de Simracer et là, il semble que ce soit plus ou moins le cas. Car c’est toujours ainsi qu’on devrait raisonner avant d’acheter tel ou tel titre : non pas « est-ce le meilleur titre du moment ? » (si tant est qu’on puisse attribuer cette distinction !) mais bien plutôt « est-ce un titre qui sera bon pour moi ? »… voilà la vraie, la seule question à se poser !

Tout d’abord, il est juste de rappeler que les deux titres ont beaucoup évolué pendant leur période de développement, alternant promesses et déceptions, pas en avant et régression, évolutions radicales et compromis nécessaires… Toutes ces choses inévitables lors de projets de cette ampleur.

Deux différences majeures sont également à noter entre AC et PCARS :
– AC permet le modding alors que PCARS ne le permet pas (alors que cela faisait partie des promesses au tout début du projet…).
– PCARS supporte la météo variable et la transition jour/nuit (et avec des effets spectaculaires dans les deux cas !) alors qu’AC n’offre rien dans ce domaine.

Les deux titres se recoupent plus ou moins dans l’offre de contenus (voitures et circuits) mais il juste de dire que c’est PCARS qui en offre le plus (pour le moment car l’offre tierce via les modders peut changer cela). Les deux simulations sont également très semblables dans le rendu graphique de haute qualité. Sans être tout à fait « photo réaliste », disons que l’affichage est spectaculaire et que le niveau atteint de part et d’autre définit un nouveau standard en la matière (avec un -gros- plus pour PCARS qui offre pluie et nuit de façon très réussie). Sur ce plan, toute la concurrence en prend un -sérieux- coup !

On peut ensuite disséquer le comportement dynamique des voitures et trouver des différences et des lacunes plus ou moins criantes entre les deux titres, c’est vrai. Mais, pour ma part, j’ai été surpris par l’évolution d’AC qui est progressivement passée de relativement difficile (début du projet) à relativement facile (moment de la commercialisation) avec quelques excès incontestables (la Lotus 49, en particulier, est bien trop assagie !).

De son côté, PCARS a fait le chemin inverse. L’équipe de développement a réussi à se débarrasser de la tenue de route « gluante » du début pour finalement arriver à un compromis qui est, selon moi, tout à fait satisfaisant (et c’est à souligner, car ce n’était pas gagné au départ…).

Mais je crois que la véritable différence entre ces deux offres se situe autour de l’approche : AC tente de démocratiser la simulation en la rendant à la fois belle et accessible et c’est une démarche méritoire, nécessaire même je dirais !
Merci aux Italiens de Kunos Simulazioni d’avoir fait un pas (réussi) dans cette direction.

PCARS n’a pas le même objectif. Pour l’équipe anglaise de Slightly Mad Studio, il s’agissait plutôt de réussir à s’approcher le plus possible d’une vraie simulation (et on peut dire que l’objectif est atteint) tout en injectant un aspect « jeu » qui est également le bienvenu.
Là aussi, il s’agit d’un pas dans la bonne direction, car des simulations « hard core », on en a déjà suffisamment !

Alors, reste la conclusion… Quel est le titre que je vous recommande finalement ?
Si vous voulez vous amuser avec des IA correctes et un mode carrière intéressant, c’est du côté de PCARS qu’il faut aller. Si vous voulez une grande diversité de contenus (y compris historique) et rouler au sein d’une ligue, c’est plutôt du côté d’AC qu’il faut pencher.

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Peut-on dire (et écrire) qu’on a développé la meilleure application de dating du monde ?

C’est en tout cas le pari de mon fils Valentin!

Dans l’article ci-dessous dont il est l’auteur, il explique en quoi son projet se démarque de la multitude d’offres dans le secteur de la rencontre en ligne (dating).

swipetime

La meilleure application de dating au monde, tout simplement !

Comment peut-on affirmer d’avoir développé la meilleure application de dating, au monde?

Aujourd’hui, il y a déjà plus d’un million d’applications disponible dans l’App Store d’Apple pour l’iPhone et l’iPad. De plus, le domaine du dating est un des secteurs les plus compétitifs de tout le marché des applications mobile… Actuellement, ce secteur est dominé par des géants comme Meetic, Match, Badoo et des nouvelles applications comme Tinder.

Donc, c’est dans ce contexte hautement disputé que j’ai travaillé pour développer SwipeTime et, en me basant sur nos premiers résultats, je peux dire que l’objectif est atteint : SwipeTime est bien la meilleure application de dating au monde!

Avant d’affirmer ceci, je dois préciser que j’ai « fait mes devoirs et appris mes leçons » :

  • Pendant les deux dernières années de ma vie, je me suis consacré à ce domaine, j’ai rassemblé une équipe, développé trois produits différents avec lesquels j’ai expérimenté plusieurs idées.
  • J’ai lu plus de vingt livres (en anglais) portant sur les sujets de la séduction, les relations humaines, les interactions sociales et sur le domaine du dating. J’ai lu et écouté chaque interview possible sur toute personne qui a créé une plateforme de dating (sites et/ou applications).
  • J’écoute tous les jours des podcasts sur le dating/relations sociales et je lis tout ce que trouve dans la presse sur tout ce qui est en lient avec les applications et le dating.
  • Je suis sorti toutes les semaines ces deux dernières années dans des bars, clubs et évènements (à San Francisco, L.A et Paris) pour parler avec des femmes au sujet des rencontres, des applications, des relations, de leurs attentes et leur perspective.
  • J’ai étudié en détail tout ce que je pouvais trouver à propos du monde des applications de dating.
  • J’ai moi-même essayé chaque plateforme possible et j’ai discuté avec les utilisateurs de ces services à chaque occasion.
  • J’ai pris note et documenté tout ce que je voyais et comprenais : les remarques, les retours de mes expériences et mes échanges les plus intéressants et pertinents.
  • J’ai pour mentor le fondateur de l’un des plus grands sites de rencontre d’Europe.
  • J’ai personnellement rencontré et interviewé cinq fondateurs qui ont réussi dans le domaine des sites de rencontres.

Bref, cet intense travail de recherche m’a permis de comprendre quels étaient les facteurs de friction (voire de blocage) dans les solutions actuelles, et donc, l’opportunité que cela représente. Et, après avoir mis le doigt dessus, nos expérimentations m’ont confirmé que nous étions dans la bonne direction.

Le facteur principal de friction réside dans le déluge de messages non sollicités que reçoivent les meilleurs profils (en particulier les profils féminins). Quand une belle-fille s’inscrit sur une de ces applications, elle est vite submergée et, refroidie par cette expérience négative, elle fuit ce service!

Ce problème est bien connu des acteurs du secteur du dating, et cela fait presque 15 ans que le secteur tourne autour de cette problématique.

Le statu quo actuel est de recourir à la technique dite du « double-opt-in » (« double validation » en bon français) pour tenter d’éviter le fameux « déluge non sollicité ». Avant d’aller plus loin, il est utile de faire un petit retour en arrière sur les évolutions adoptées par les acteurs du domaine depuis début 2000 :

Au début, c’était le modèle classique (inspiré des boîtes de nuit) : gratuit pour les femmes, payant pour les hommes, avec la possibilité de contacter tous celles et ceux qui vous intéresse, une fois inscrits.

Puis le modèle entièrement gratuit a pris la suite. Cette démarche d’ouverture, comme un « Open-bar » où tout le monde était invité (et chacun peut envoyer des messages à tout le monde sans limites), et on monétisait le trafic avec de la pub.

Les positions sur le Web étant bien établies, c’est sur le terrain du mobile que la bataille s’est ensuite déplacée…

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Les applications mobiles ont tout d’abord adopté les deux modèles déjà vus (« boîte de nuit » et « open-bar ») avant d’en venir au principe du « double-opt-in » qui nécessite que deux personnes se valident mutuellement anonymement avant d’être « matché » et donc en mesure de discuter ensemble.

La monétisation sur ce modèle « double-opt-in » n’est pas encore très claire, car les acteurs majeurs testent des approches hybrides entre les comptes/fonctionnalités premiums, les abonnements et les pubs.

Aujourd’hui, le statu quo dicte qu’il faut absolument avoir le modèle double-opt-in pour réussir dans ce domaine. Concernant la monétisation, les acteurs actuels penchent forcément pour des abonnements « premiums », car l’historique de cette industrie montre que les plus gros chiffres d’affaires sont venus de ces comptes premiums si convoités.

Cependant, comme bien souvent, le statu quo ne traduit qu’une pensée figée, et SwipeTime propose un nouveau modèle tout à fait unique et entièrement gratuit.

Surprenant dans sa simplicité, ce modèle offre sa chance à chacun pour directement écrire un message à toute personne qui lui plaît. Cependant, cette dernière ne découvrira ce message qu’une fois qu’elle consultera le profil en question, et pourra à ce moment-là répondre pour engager une conversation, ou passer son chemin librement.
Le design derrière cette approche rassemble la découverte de profil avec l’aperçu du premier message, et ne sépare les deux qu’une fois qu’il y a une réponse et que cela devient donc une conversation. Fini les notifications dérangeantes continuelles qui nous amenaient sur une boîte de messagerie débordante de message non sollicité. Sur SwipeTime, chaque utilisateur a le contrôle et le confort d’écrire et de répondre à qui bon lui semble quand il découvre leur profil, un par un. La liberté de revenir en arrière dans la découverte de profils et de sauvegarder ceux qui nous plaisent fait parti des fonctionnalités fétiches des utilisateurs.

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Les modèles des concurrents actuels n’adressent pas les problèmes de friction évoqués plus haut, car ils sont trop polarisés vers un seul sexe et ne permettent donc pas de satisfaire entièrement autant l’homme que la femme… et encore moins gratuitement!
Pour faire simple, il y a deux modèles proposés :

  • Système classique d’étalage virtuel des profils, avec une boîte de messagerie séparée.
  • Système de « match » anonyme avec double validation qui ouvre une conversation dans la partie messagerie.

Le premier modèle, dit « supermarché » est très frustrant pour les femmes qui ne se sentent pas du tout en contrôle et en confort, car submergées de notifications dans une boite de messagerie débordante de profils non sélectionnés et non sollicités. L’homme, lui à sa chance, mais le design qui sépare la boîte de messagerie et la découverte des profils ne lui permet pas de sortir du lot.

Le second modèle, avec le « matching » et la double validation ne permet pas une bonne expérience pour l’homme qui n’a pas pleinement sa chance, car il n’a aucun moyen de communiquer avec la femme avant que cette dernière valide son profil anonymement. La femme elle est sur un piédestal, et apprécie le confort et le contrôle de « matcher » avec les personnes qu’elle sélectionne elle, mais cela se transforme plus en jeu de suspense avant de prendre une décision en acceptant ou en rejetant chaque profil.

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Aujourd’hui SwipeTime innove et introduit un produit qui comble entièrement autant l’homme que la femme, en résolvant pour de bon ces fameux problèmes de friction dans ce domaine du dating :

  • L’homme à toutes ses chances de se démarquer et de sortir du lot en écrivant directement un message à la personne qui lui plaît.
  • La femme elle, a la sensation de confort et de contrôle, en découvrant les profils sur un piédestal, toujours avec le pouvoir de décider librement avec qui engager la conversation.

Tout cela est offert gratuitement dans une application qui est remarquable par simplicité d’utilisation et son look design, ainsi que par son positionnement moderne et exclusif sur l’ultra-proximité.

SwipeTime est à l’image d’une rencontre dans la vraie vie : simple, ouverte, excitante et riche d’aventure!

Nous avons donc vu que les plateformes de découvertes sociales, aussi appelées les sites/applis de rencontres n’offrent pas de bonnes expériences qui comblent pleinement les deux sexes, gratuitement.
Aujourd’hui, les gens utilisent des sites/applis qui sont soit trop chers, soit de basse qualité, soit polarisées vers un sexe, ou même spammeuse.

Avec SwipeTime, nous voulons saisir cette opportunité en offrant la meilleure expérience mobile de découverte sociale avec un nouveau modèle qui satisfait enfin pleinement autant l’homme que la femme, et le tout gratuitement!

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Suis-je donc le seul à dénoncer l’abrutissement général ?

Hier soir, avec mon fils ainé, nous avons regardé de nouveau « Les nouveaux chiens de garde« , un excellent documentaire que je ne peux que vous recommander.

Mais, en discutant ce matin à propos des quelques intellectuels (comme Frédéric Lordon) qui ne sont pas complices du système (il y en a mais ils sont peu nombreux et encore moins visibles, forcément…), je réalisais que ces quelques brillantes exceptions étaient à côté de la plaque : ils dénoncent la guerre économique des puissants contre les faibles (pas nouveau) alors que le vrai truc important à dénoncer aujourd’hui, ce n’est pas cela.

Non, je sais que je vais choquer en affirmant que la guerre économique est secondaire mais tant pis, il faut bien qu’il y en ait au moins un qui le dise : le vrai danger, la vraie guerre que mène le système contre les masses, c’est l’abrutissement. Tous ces médias sont effectivement complices, tous ces journalistes et ces « experts » sont effectivement en collusion pour abaisser le niveau général et avec quel succès !

Or, cette tendance à l’abrutissement toujours plus général, toujours plus profond, toujours plus débile, où voyez-vous qu’il est dénoncé ?
Nulle part !

Les gauchistes continuent de gueuler contre le capitalisme triomphant mais ils sont dépassés par la situation : ce n’est pas la capitalisme le vrai danger (il est là pour longtemps), c’est la bêtise entretenue qui nous menace de façon bien plus périlleuse.

 

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Broken arrows : les folies de la guerre froide !

Saviez-vous que, depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’à aujourd’hui, les USA reconnaissent au moins 32 « incidents » mettant en scène des bombes atomiques ?

Et il ne s’agit là que des USA… Imaginez ce qui s’est passé pendant la même période dans les autres puissances atomiques et en particulier l’URSS (la Russie désormais) !

Bref, il y a même un terme pour ce type d’accident : broken arrow (oui, comme le film avec Travolta et Slater en 1996).

Voici un excellent documentaire sur la question :

On y apprend avec effarement quelques excès de la guerre froide, combien on est passé près de grosses catastrophes et combien toutes ces folies ont coûté cher. Cela aide à imaginer les folies qu’on est en train de commettre en ce moment, loin des yeux et des préoccupations des citoyens lobotomisés par la propagande des médias et les émissions de télé-réalité.

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Deux très bons livres à lire : « Touchez pas au réel » et « Le grand jeu »

Comme vous le savez, je lis beaucoup, surtout sur mon Kindle. Et, quand je tombe sur un livre qui vaut vraiment la peine de vous être recommandé, je n’hésite jamais à le faire (comme pour l’excellent « Journal d’un proctologue« ).

Aujourd’hui, ce n’est pas un mais deux livres que je voudrais vous faire découvrir. Tout d’abord, une découverte tout à fait au hasard (je ne connais pas l’auteur et ce titre ne m’avait pas été recommandé) : « Touchez pas au réel ! » de Jose Raymond. C’est le titre qui m’a accroché et je n’ai pas été déçu. Il s’agit d’un recueil de nouvelles « futuristes et fantastiques » qui sont presque toutes excellentes. Je me suis régalé en lisant cet ouvrage et cela m’a encouragé à explorer d’autres titres du même auteur.

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L’autre recommandation du jour est bien plus sérieuse… Il s’agit du célèbre « Le grand jeu » de Peter Hopkirk. Si la notion de « Grand Jeu » ne vous dit rien, il est grand temps de se pencher dessus si jamais vous aimez l’Histoire !

Comme l’explique fort bien la fiche Wikipedia que j’ai mis en référence…

Le Grand Jeu renvoie à la rivalité coloniale entre la Russie et la Grande-Bretagne en Asie au xixe siècle, qui a amené entre autres à la création de l’actuel Afghanistan comme État tampon. Ce fut une caractéristique stratégique des luttes d’influence entre l’Empire russe et l’empire britannique, de 1813 à la convention anglo-russe de 1907. L’Asie centrale était alors un « ventre mou », encore indépendant au début du xixe siècle de toute métropole coloniale.

L’expression apparaît dans le roman Kim, publié en 1901 par Rudyard Kipling.

L’ouvrage d’Hopkirk est formidable, palpipant et je gage que si l’Histoire était enseignée de cette manière, personne ne pourrait dire « ah, je déteste l’Histoire ! ». Ce livre se lit comme un roman d’aventures et, des aventures, il y en a !

Pour faire simple, en face du « Grand Jeu », la conquête du grand Ouest apparait presque comme du pipi de chat à côté… Bref, ruez vous sur ce livre, vous ne pouvez être déçu, promis !

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12 heures de Sebring sur iRacing, récit de la course de Pascal Auger.

Pour des raisons de timing (en plein lors de mon retour en France), je n’ai pas pu participer aux 12 heures de Sebring avec la sympathique équipe belge ARF Racing (cf 24H de Daytona…). Mais je me suis fais remplacer par un bon pilote français que je connais bien : Pascal Auger. Avec lui, j’étais sûr que l’écurie ARF ne perdait pas au change !

Voici donc le récit très détaillé de sa course. Vous allez voir, une fois de plus, que l’endurance, c’est vraiment pas évident…
Merci encore à Pascal de partager cela avec nous !

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Les 12 heures de Sebring sur iRacing

Samedi 28 Mars 2015 c’est l’ébullition sur Iracing, 375 bolides, répartis sur 9 serveurs sont près à s’élancer pour 12 heures de course sur le circuit de Sebring. Pour ma première participation à une course d’endurance, j’ai été recruté par l’écurie ARF Racing composée principalement de pilotes belges et de quelques français. Engagés en catégorie GT3, nous devions être six à piloter une Ruf Track.  Stéphane le team manager avait établi le planning. Celui-ci fut modifié deux fois suite au forfait de deux pilotes et finalement nous avons roulé à quatre, soit trois relais chacun au lieu des deux initialement prévus. Le pilote qui devait prendre le départ absent, c’est moi, pour je ne sais quelles raisons que Stéphane a choisi pour assumer cette lourde responsabilité. Le départ est toujours un moment assez périlleux et il n’est pas rare que les premiers tours soient très chahutés, voir même fatals pour quelques concurrents. Malheureusement j’ai eu la mauvaise idée de ne pas regarder mes Emails de toute la soirée du 27, la veille de la course et je n’ai appris la nouvelle que le 28 vers 12 h, soit deux heures avant le départ. Dans un sens c’était bien car cela m’a évité d’avoir le temps de stresser mais cela a tout de même eu une incidence sur la suite des événements. En effet, c’est le pilote qui prend le départ qui sélectionne le setup que tous les autres devront utiliser pendant la course. J’avais le setup de l’équipe mais ce que j’avais oublié c’est que lorsque je m’entraînais, j’avais modifié un paramètre. Il y a deux ou trois choses que l’on peut modifier depuis le cockpit : la répartition de freinage, la quantité d’ABS ou encore celle d’anti-patinage. C’est cette dernière valeur que j’avais modifiée pour faire des essais, je l’avais descendue de 4 à 2 et malheureusement je ne l’avais pas fait depuis le cockpit mais dans le garage, cela importait peu puisque initialement ce n’était pas moi qui devais prendre le départ. J’avais complètement oublié cette modification.

Me voici donc sur la grille à 14 h 20 après quelques minutes de warmup, minutes pendant lesquelles je n’avais par super bien tourné mais j’attribuais alors cela au stress et je me disais que cela allait petit à petit s’arranger après quelques tours. Deuxième erreur. Je m’étais bien entraîné sur cette piste avec la Ruf avec un record en 2.02.238 j’étais capable de tourner régulièrement en 2.03. Oui mais voila, le hasard a voulu que la même semaine ma série favorite et régulière, la SpecRacer Ford Challenge se dispute justement à Sebring en version courte. Les voitures étant très différentes tant au niveau puissance qu’au niveau comportement, j’avais perdu pas mal de mes repères, notamment dans le « S » et dans le dernier virage avant la grande ligne droite, cela allait me causer pas mal de soucis, sortant soit trop large soit trop lentement au début de la ligne droite je perdais du temps et il m’était difficile de dépasser les pilotes que je talonnais quelques virages avant. Pourtant s’il y a un endroit propice pour prendre l’avantage sur un pilote c’est bien cette longue ligne droite. Dans le dernier et dans le premier virage, deux endroits assez difficiles à passer vraiment vite et bien je n’étais pas à la fête  non plus. Heureusement, sur les parties du circuit où je n’avais pas couru en SpecRacer, j’étais plus à l’aise. Lors de ce premier relais, j’ai été incapable de faire mieux qu’un 2.03.884, tournant plus souvent en 2.04, 2.05 et même parfois encore moins vite en fonction du trafic des premiers tours.

La voiture était qualifiée, par le pilote forfait en 2.03.9. Sur la grille, je suis en position 32 sur 41 14 h 20, après un tour de lancement le spotter lance son fameux « Green green green ». Devant, les dix prototypes qui tournent facilement en dix secondes de moins que les GT3 prennent vite le large. Derrière, le départ se passe plutôt bien, les pilotes sont prudents. Ouf ! La ronde infernale commence. Dès le troisième tour je réalise le 2.03.884 qui restera mon meilleur tour jusqu’à la fin, je gagne une place, nous voici 31ème. Tour 8 première frayeur, une BMW essaye de me faire l’intérieur dans le premier virage. Je reste sur une trajectoire que j’estime suffisante pour ne pas le serrer contre le mur mais on se touche. Notre voiture n’a pas de dommage, par contre apparemment la sienne en a subi. Tant pis pour lui, il n’avait qu’à choisir un meilleur endroit ou moment pour dépasser. C’est aussi pendant ce tour que déjà les premiers prototypes prennent un tour au GT3, pendant tout le reste de la course il faudra régulièrement prendre garde à ces bolides qui roulent beaucoup plus vite que nous. Les tours s’enchaînent, je ne roule pas super bien et fait quelques écarts derrière les vibreurs, pourtant je gagne encore quelques places jusqu’à la 28ème position. Au treizième tour je commence à me sentir à l’aise et j’en profite pour faire une belle erreur en tentant de dépasser un adversaire au freinage. J’évalue mal ma vitesse plus élevée que d’habitude puisque j’ai pris son aspiration, je me porte à l’intérieur et je rate le repère de freinage. Un petit tout-droit sans autre conséquence que la perte d’une dizaine de seconde et de trois places, retour à la 31ème position. Suite à cette petite frayeur, je termine mon relais en étant plus vigilant mais en regagnant quelques places. Au 28ème tour après une bonne heure de pilotage, je rentre au stand en 21ème position mais lorsque Cédric s’élance nous sommes de nouveau à la 31ème place soit 21ème des GT3 et à déjà 3 tours des protos.

Cédric fait un très bon relais, enchaînant les tours en 2.04 et 2.03. Au tour 37 il réalise un 2.03.185 qui restera notre tour le plus rapide car après avoir remonté la voiture jusqu’à la 23ème position, au tour 50 c’est le drame ! Sans doute surpris par le réglage différent de l’anti-patinage, une fois le réservoir presque vide il se fait surprendre, perd le contrôle du véhicule et heurte de l’avant un parapet. Le choc n’a pas été très violent, a priori rien de grave, pourtant peu de temps après la voiture se met à cracher un épais nuage de fumée. Aïe ! A ce moment-là nous pensons tous que les 12 h de Sebring n’en feront que 2 pour nous. Consternation ! Mais c’est ce qui a pu se passer, le moteur de la Ruf est à l’arrière. La seule explication que j’ai trouvée c’est que le choc à l’avant a obstrué les prises d’air et le moteur a rapidement surchauffé. Si tel est le cas il est malheureux qu’aucun voyant n’ait averti le pilote. Cédric rentre difficilement au stand en enfumant pas mal de pilotes avec son barbecue ambulant. Verdict des mécanos : la réparation est possible, 12 minutes et 8 minutes de réparation optionnelle. François va pouvoir repartir, nous sommes presque soulagés, presque seulement car comment la voiture va-t-elle fonctionner dès lors ?

Le temps passe et tandis que nous descendons au classement nous nous concertons pour savoir si nous acceptons les réparations optionnelles. Non, on essaye déjà comme ça et François s’élance enfin. Nous sommes à la place 34. Il s’avère rapidement que la voiture a perdu énormément de puissance, François qui est notre pilote le plus rapide ne parvient pas à faire mieux que 2.11 alors qu’il peut avec une voiture en état tourner en 2.01. Dix secondes au tour ce n’est pas possible et après quatre tours, François rentre au stand pour effectuer ces fameuses réparations optionnelles.  Lorsqu’il repart, 8 minutes plus tard, nous sommes désormais à la 36ème place, à 2 tours du pilote qui nous précède et avant-derniers en piste, 4 équipages ayant déjà abandonné. Les réparations optionnelles n’ont pas été inutiles, la voiture a retrouvé un peu de souffle et François parvient en attaquant autant qu’il peut à rouler régulièrement en 2.06, 2.05 et arrache même un 2.04.929. Bien sûr nous sommes frustrés de ne pas pouvoir nous battre à armes égales mais nous sommes décidés à nous battre quand même. Désormais nous ne pouvons espérer remonter au classement qu’en durant plus longtemps que les autres, nous allons donc essayer de durer. Pour respecter a peu près le timing, François laisse le volant à Stéphane avant d’avoir épuisé tout le carburant. Nous sommes au 71ème tour et nous avons repris une place l’équipage numéro 3 ayant fait un très long arrêt au stand. Nos deux poursuivants sont très loin derrière tandis que les équipages qui nous précédent ne sont qu’à quelques tours.

Stéphane ne prend pas de risque, il assure un relais sans casse et bien que moins rapide que nous c’est lui qui remonte le plus de place. Pendant son long relais de 28 tours nous voyons les voitures numéro 5, 28, 47 et 6 subir diverses avaries ou sorties de piste. Lorsqu’il me laisse le volant au tour 98, nous sommes désormais 30ème, soit 20ème des GT3. Pourtant je repars en 31ème position juste derrière la voiture numéro 5. Dès le tour suivant, suite à l’abandon de la Ruf des Flying Turtle nous sommes de nouveau 30ème puis quelques tours plus tard c’est la numéro 5 qui quitte violemment la piste. Je fais un relais relativement prudent en tournant au mieux en 2.07. Par moment le trafic est intense. Non seulement il y a les prototypes qui nous dépassent sans arrêt mais aussi la plupart des GT3, car beaucoup d’entre elles tournent en 2.05, 2.04, 2.03 et même 2.02 pour les meilleures. Il s’en trouve pourtant quelques unes pour être moins rapides que moi et je dois pendant plusieurs tours batailler sévèrement contre une Mac Laren qui me ralenti dans les virages mais me distance à chaque accélération. Notre pauvre Ruf est tellement poussive qu’à deux endroits je monte un rapport de moins que d’habitude. Je profite enfin d’un moment de trafic intense pour dépasser la Mac Laren en même temps qu’un peloton composé de proto et de GT3. Moment assez épique qui fera dire à François qui m’observait : « On avance pas mais y’a de l’action ! ». Au 125ème tour je lui laisse le volant, nous sommes alors 28ème grâce à l’abandon d’un proto.

François commence son relais en tournant comme pour le premier en 2.05 ou 2.06, puis survient a l’épingle un accrochage avec une BMW qui l’envoie faire un spin dans l’herbe. Pas trop de bobo mais il lui semble que le train arrière n’est plus comme avant, rien d’alarmant selon lui pourtant dès lors il tournera un peu moins vite en 2.06 ou 2.07. Pendant ce relais il se trouve confronté au même problème que moi avec la Mac Laren. Cette fois il s’agit d’une Ruf nettement moins rapide en virage mais impossible à dépasser avec notre moteur affaibli. Il se produit alors un truc miraculeux qui aurait pu tourner à la catastrophe mais le sort avait décidé qu’il nous avait assez durement frappé. Alors que je suivais la lutte de François contre cette maudite Ruf qui le gênait, il disparaît soudain de mon écran ! François t’es où ? Et hop ! au bout de quelques secondes il réapparaît juste devant la Ruf. Une petite coupure insuffisante pour le déconnecter mais juste assez et au bon moment pour prendre un virage sans être gêné et prendre l’avantage. Un vrai magicien ce François. Dommage à ce moment-là Stéphane et Cédric n’étaient pas là. J’aurais dû sauvegarder ce moment mais sur l’instant je n’y ai pas pensé du tout. Pas d’abandon à signaler pendant ce relais si bien que lorsque Stéphane reprend le volant au tour 155 nous sommes toujours en 28ème position.

Stéphane assure un relais sage comme à son habitude, peu de fautes et une place de gagnée grâce à un long arrêt au stand de la voiture numéro 11. Place 27, on progresse. D’après François notre Ruf ressemble de plus en plus à une Twingo ! C’est vrai, mais elle tient le coup.

Cédric reprend le volant au tour 179 toujours  en 27ème position. Il remonte une place grâce à une avarie de la BMW numéro 39 Mais celle-ci repartira pas très loin derrière et tournant en 2.03 un rapide calcul nous dit que nous ne pourrons pas la contenir. Une place et mieux grâce a l’abandon de la Ruf numéro 13, nous voici 25ème. Nouvelle frayeur pendant le relais de Cédric, une Ford GT loin derrière nous au classement le bouchonne, mais tout comme François et moi, il ne peut pas dépasser en ligne droite par manque de puissance. Le pilote de la Ford est à l’agonie sous la pression de Cédric mais ne veut pas lâcher. Tandis que nous essayons d’élaborer une stratégie pour passer je dis à Cédric de ne pas prendre de risque et de continuer son pressing car le pilote de la Ford allait faire la faute tout seul. A peine avais-je fini ma phrase que la prophétie se réalisa. L’ennui c’est que la Ford n’est pas partie en spin dans l’herbe mais dans le muret en sortie du dernier virage et après un rebond dévastateur est revenue en toupie dans la trajectoire de Cédric. Il est passé mais il s’en est fallu d’un rien que notre pauvre Ruf se mange une Ford GT tournoyante de plein fouet. Décidément le mauvais sort en avait assez de nous.

Pendant le passage de relais entre Cédric et François, la BMW numéro 39 repasse mais aussitôt c’est la Ruf 419 qui fait un long arrêt donc François est toujours en 25ème position. Cette Ruf 419 va devenir notre adversaire le plus proche jusqu’à l’issue de la course. Lorsqu’elle repart elle a deux tours de retard sur nous mais son moteur à son plein de puissance et elle enchaîne les tours en 2.03, 2.04. Pourrons-nous empêcher son retour ? Pas sûr. François tourne moins vite que lors de ses précédents relais, 2.05 au mieux et la plupart des tours en 2.06. Relais sans grand bouleversement ni incident notable. Au tour 240 Stéphane reprend la voiture toujours 25ème au classement.

Encore une fois c’est Stéphane qui va gagner le plus de places pendant son relais. Il aurait piloté tout le temps on finissait sur le podium ! Au tour 254 il passe la voiture numéro 14 arrêtée au stand depuis plusieurs tours et au tour 266 c’est la 319 qui nous laisse une place. Lorsqu’il me laisse le volant au tour 271 nous sommes à la 23ème place.

Une nouvelle fois nous frôlons la catastrophe au tour 275. Sortant d’un virage en seconde je vois plus loin sur la gauche une Mac Laren qui revient sur la piste. Il me semble reconnaître celle qui m’avait posé tant de problèmes pendant un précédent relais. Je donne pleins gaz, enfin ce qu’il en reste, en espérant bien la devancer avant le prochain virage et je reste sur la droite de la piste. Malheureusement un prototype, le leader de la course, arrive très vite derrière moi et tandis que j’arrive à hauteur de la Mac Laren elle aussi en pleine accélération, je vois le proto qui me colle et qui hésite. Que faire ? Ce sont des instants où tout va très vite et où on a guère le temps de réfléchir. Je ne vois plus le proto dans mon rétro. Le spotter me dit « car on your left », ben oui mais ça je le savais déjà, y avait la Mac Laren. Et ce virage qui se rapproche. Persuadé que le proto est en train de passer entre nous je serre sur la droite mais là, je mets une petit bout de pneu dans l’herbe et aussitôt ma voiture par en spin. Je touche le leader qui en fait, ça je le verrais plus tard sur le replay, avait finalement sagement choisi de rester derrière la Mac Laren. J’avais en fait toute la place possible et il était complètement inutile de serrer a droite. Ce sont là les inconvénients du pilotage sur écran et du champ de vision réduit. Très peu de dégât sur la Ruf, juste la transformation en Twingo qui se précise, mais le leader doit passer au stand et perd une place. Plus tard il perdra beaucoup plus en percutant de plein fouet une voiture dans des conditions similaires et au même endroit où Cédric échappa de peu à la Ford GT. La suite de mon relais fut plus calme, avec à signaler juste le gain d’une place au tour 281 grâce à un arrêt prolongé de la voiture 44.  Nous sommes toujours talonnés par la voiture 419 qui fait le forcing pour revenir mais à plus d’un tour et tournant au mieux en 3 secondes de moins que nous et plus souvent en 2 seulement, nous sommes sauf imprévu à l’abri.

Au tour 297 je laisse la voiture à Cédric qui tourne pour ce dernier relais avec la régularité d’un coucou suisse en 2.07. Il  amène la voiture jusqu’à l’arrivée sans souci particulier. Nous sommes 22 au Général, 13ème de la catégorie GT3. Nous étions vraiment heureux d’être arrivés au bout de cette course malgré la frustration d’avoir une voiture diminuée. Peut-être même que ce handicap nous a donné encore plus de volonté d’aller au bout. Nous sommes restés connectés quelques minutes tous les quatre pour discuter de cette chouette expérience. Stéphane, Cédric et moi étions heureux mais certainement moins que François qui bien que toujours connecté, se félicitait sans doute aussi de notre prestation, mais dans les bras de Morphée.

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UnTartuffe pris en flagrant délit !

Le travail de lobbyiste pour les empoisonneurs n’est pas toujours facile !

Prenez Patrick Moore qu’un perfide journaliste vient de prendre au mot… Obligé de se rétracter en plein interview, avouez que c’est rageant (c’est surtout ridicule et, pire, significatif).

Voici un transcript approximatif de cette séquence :

Un lobbyiste controversé qui a affirmé que les produits chimiques dans le désherbant Roundup de Monsanto était sans danger pour les humains a refusé de boire ses propres mots quand un journaliste de la télévision française lui a offert un verre.

Dans un aperçu d’un documentaire à venir à la télévision française, le Dr Patrick Moore raconte à Canal + que le glyphosate, l’ingrédient actif de l’herbicide Roundup, n’augmente pas le taux de cancer en Argentine.

«Vous pouvez boire tout un quart et cela ne vous fera pas vous faire du mal», insiste Moore.

« Vous voulez boire? » Demande l’intervieweur. « Nous avons ici. »

«Je serais heureux de, en fait, » répond Moore, ajoutant: « Pas vraiment. Mais je sais que ça ne me ferait pas de mal « .

« Si vous le dites, je ai un verre pour vous », le presses l’intervieweur.

«Je ne suis pas stupide,» déclare Moore.

« Donc, ce est dangereux ? » Conclut l’intervieweur.

Mais Moore affirme que le Roundup est si sûr que « les gens essaient de se suicider » en le buvant, et ils «échouent régulièrement. »

« Dites la vérité, c’est dangereux», dit l’intervieweur.

« Ce n’est pas dangereux pour les humains», remarque Moore. « Non, ça ne l’est pas. »

« Alors, êtes-vous prêt à boire un verre ? » L’intervieweur continue d’insister.

« Non, je ne suis pas un idiot», dit Moore. « Interrogez-moi au sujet du riz doré, c’est ce dont on parle. »

À ce moment, Moore déclare que le « interview est terminée. »

« C’est une bonne façon de résoudre les choses, » ironise l’intervieweur.

«Connard ! » grogne Moore en quittant la salle.

Selon EcoWatch, Moore était un des premiers membres de Greenpeace avant de devenir consultant pour « les entreprises polluantes que Greenpeace essaye de changer : Big Oil, les pesticides et l’agro-industrie des OGM, de la foresterie, l’énergie nucléaire…

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La naissance d’une tendance : la désillusion vis-à-vis du numérique

C’est une tendance qui commence à faire son chemin : les intellectuels réalisent que la généralisation du numérique n’est pas forcément une bonne chose pour nous tous. J’ai déjà publié dans ce sens avec « Le miroir brisé des réseaux sociaux » mais la tendance va au-delà des réseaux sociaux et c’est justifié.

Nicholas Carr (un auteur que j’apprécie particulièrement pour son ton et les sujets qu’il traite) a publié « The Shallows » où il explique ce que l’usage de l’Internet est en train de faire à nos cerveaux (pour celles et ceux qui en ont encore un !). Carr, encore lui, vient de récidiver avec « The glass cage » où, cette fois, son focus est sur l’automatisation de la société et ses conséquences. Mais il ne suffit pas des livres de Carr pour faire une tendance… Mais, il y a d’autres indices !

Le temps (un journal suisse) vient de publier « Le numérique et nous: fin de l’idylle » qui met des mots sur cette tendance. Il y a aussi Andrew Keen qui enfonce le clou avec « The Internet Is Not the Answer« . Surveillez cela, vous allez voir que cette tendance va grossir !

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Une nouvelle courte : le patient N°115

Voici une nouvelle que je viens d’écrire entre deux correction du tome 2 de PMC. Faut jamais laisser passer un flux d’inspiration, n’est-ce pas ?

Donc, je vous laisse apprécier cela (ou non !) tel que c’est (première version, tout juste corrigé vite fait) :

Nouvelle : le patient N° 115

Asile du parc, section gériatrie

– Hey chef, le patient de la chambre 115 m’a remis une lettre… Qu’est-ce qu’on fait dans ces cas-là déjà ?

– T’es nouveau ici, pas vrai ?
Les courriers des patients passent toujours par la voie hiérarchique… n’oublie jamais ça mon gars ou tu resteras pas longtemps ici !
Encore plus dans le cas du 115, je le connais bien celui-là…

– C’est-à-dire que, quand il m’a confié ce courrier, il avait l’air tout à fait normal, un peu inquiet, voire parano, mais normal… je veux dire, pas complètement toqué comme beaucoup ici quoi.

– Ouais, je connais l’animal. Il a l’air normal, mais, crois-moi, il est encore plus secoué que tous les autres, hélas.

– Pourtant, sa lettre montre qu’il a toute sa tête… car je me suis permis de la lire…

– Eh bien moi, sans même la lire, je peux te dire ce qu’il y a dedans !

– … ?

– Tiens, je peux presque te réciter cela par cœur : je cherche un homme de loi qui comprendra ma situation, je suis retenu dans cet asile contre mon gré, je suis prêt à me soumettre à des tests mentaux qui vont démontrer que je suis parfaitement sain d’esprit et ainsi de suite… pas vrai ?

– Oui, c’est cela, presque mot pour mot… Comment savez-vous ?

– Qu’est-ce que tu crois, je connais l’animal je te dis, c’est pas la première fois qu’il essaye de communiquer avec l’extérieur… Tous les nouveaux y ont droit, à cette fameuse lettre qui, effectivement, est très convaincante quand on la lit pour la première fois.

– Mais que veut-il dire à la fin quand il écrit « le médecin-chef sait la vérité, lui » ?

– Ah oui, c’est le passage le plus poignant « je sais qu’il sait, car il me regarde avec tristesse, il connait la vérité de ma condition »… C’est bien écrit en plus, hein !

– Il y a quelque chose de vrai là-dedans ou c’est du délire de A à Z ?

– Hum, je sais pas si je dois te raconter cela en fait…

– Allez chef, dites-moi tout, car je me sens coupable d’avoir trahi sa confiance, ça me soulagera de savoir qu’il est vraiment toqué.

– Bon, comme tu me prends par les sentiments, je vais te raconter cela. Tu te souviens du programme « Orange Mécanique » dont avaient parlé les médias il y a quelques années ?

– Heu, oui, vaguement…

– Je vais te rafraichir la mémoire : ce programme était destiné à vider les prisons des pires criminels en procédant sur eux une sorte de remise à zéro qui allait rendre ces ordures doux comme des agneaux…

– Ah oui, maintenant, je me souviens de cela même que ce nom, orange mécanique, était le surnom donné par les médias à ce qui était présenté comme une expérimentation prometteuse.

– Voilà, c’est pile ça. Le programme était expérimental et, comme sujet cobaye, ils ont justement choisi notre cher patient 115. Ce type avait un passé de tueur en série et, parait-il, il présentait le profil idéal pour cette expérience…

– Et alors ?

– Eh bien tu peux voir le résultat en direct !
La « remise à zéro » a tellement bien marché que le pauvre type n’avait plus aucun souvenir de qui il était et de ce qu’il avait fait… Une coquille vide quoi.

– Ah ouais, ça explique bien des choses…

– Comme tu dis. Évidemment, après ça le programme « Orange Mécanique » a été mis en veilleuse, le pauvre type interné chez nous et retour à la case prison pour tous les autres.

– Mais alors, et cette histoire de médecin-chef, quel rapport ?

– Ah ça, c’est la cerise sur le gâteau… Notre médecin-chef n’a pas toujours été un docteur échoué dans un asile minable, si tu vois ce que je veux dire…

– Oh, vous voulez dire que c’était lui qui a…

– Oui, parfaitement mon gars, le cerveau d’orange mécanique, la solution miracle qui a mal tournée, c’était lui !
On l’a affecté ici pour le cacher, étouffer le scandale et laisser les médias passer à autre chose… Voilà pourquoi il a un regard triste sur le patient 115.

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Pourquoi la mode « café racer » est ridicule et ça depuis le début !

Je sais qu’il faut être positif et politiquement correct et tout ça… mais, aujourd’hui, ras le bol, je vais vous dire ce que je pense de cette ridicule mode du « café racer » (ou plutôt du renouveau de cette tendance) !

Cette mode était déjà ridicule en Grande-Bretagne dans les années 60 et ce n’est pas sa version « moderne » qui va changer les choses (c’est même pire)…

Pourquoi, dans une fausse recherche d’authenticité, transformer de paisibles machines de route, plutôt taillées pour avaler du kilomètres régulièrement, en pseudo bécanes de course ?

Pourquoi faut-il expliquer qu’une paire de guidon-bracelets ne va rien vous faire gagner si ce n’est un tour de reins ?

Pourquoi faut-il (en plus) que cette tendance perverse s’accompagne d’un « dress-code » encore plus ridicule où tous les motards mâles doivent forcément être barbus et tatoués ?

Bref, vous l’aurez compris, je vomis cette tendance grotesque et j’aimerais que tous ces tartuffes fassent semblant de s’intéresser à autre chose (voyons… la bière ?) que de torturer et de déformer de pauvres CX500 qui n’avaient rien demandé (mode colère légitime off mais bon sang que ça fait du bien !).

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Big Pharma ment et que fait la police ? Rien. Pire, elle couvre le mensonge !

Big Pharma, c’est le surnom qu’on donne désormais à la tentaculaire industrie pharmaceutique. Une industrie florissante qui brasse des milliards !

Alors, bien sûr, ses dirigeants veulent que ça dure et même que ça s’améliore encore, si c’est possible. Et pour cela, ils sont prêts à tout (quelle surprise !). Donc, pour accélèrer la mise sur le marché de médicaments douteux, rien de tel que de truquer les études qui sont censées en démontrer l’efficacité et l’inocuité. Or, comme le dit si bien Pharmacorama :

En pharmacologie comme ailleurs, lorsque les méthodes utilisées pour évaluer les paramètres étudiés ne sont pas suffisamment rigoureuses, les résultats obtenus et les conclusions que l’on peut en tirer n’ont guère de valeur.

Et, pour alimenter cette importante réflexion, voici qu’un récent article de Slate.com (par encore de traduction sur slate.fr, sorry!) met les points sur les i : non seulement les laboratoires trichent allégrément lors de ces essais cliniques (sans doute pas tous mais le doute est de rigueur après avoir lu cet article !) mais, en plus, la police ne fait rien. La police, quelle police ?
Eh bien, dans le cas des médicaments, la police c’est la FDA aux USA. FDA pour Food and Drug Administration. Eh bien cette prestigieuse agence gouvernementale ne se contente pas de laisser courir les coupables, elle va carrément jusqu’à couvrir (dissimuler) leurs fraudes… Trop fort !

slateJe ne peux donc que vous recommander de lire cet article, vous allez tomber de haut !

http://www.slate.com/articles/health_and_science/science/2015/02/fda_inspections_fraud_fabrication_and_scientific_misconduct_are_hidden_from.html

Bon, c’est d’accord, ces cinglés d’américains sont tellement corrumpus qu’ils se retrouvent avec une FDA qui est encore pire que les dirigeants de Big Pharma… Mais, en Europe, c’est pas possible un truc pareil, n’est-ce pas ?

Bien sûr que non !
Vous pensez bien, nous, on a l’ANSM : l’agence nationale de protection des médicaments et des produits de santé. Rien à craindre, on est protégé. Hum, tu es sûr ?

http://www.terrafemina.com/forme/sante/articles/9989–au-revoir-lafssaps-bonjour-lansm.html

http://porteuses-de-protheses-mammaires-pip.over-blog.com/article-quatre-ans-apres-le-scandale-pip-l-ansm-publie-un-rapport-sur-les-protheses-mammaires-123547941.html

Au niveau européen, c’est guère mieux, hélas :

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World Superbike à Philips Island, tout simplement génial !

Le championnat du monde Superbike vient de commencer, la première manche à Philips Island vient d’avoir lieu et, en un seul mot, c’était génial !

Alors, pourquoi c’était si bien ?

Par rapport au MotoGP, c’était mieux parce qu’en Superbike, ils ne sont pas seulement 4 à pouvoir gagner (les incontournables Marquez, Rossi, Lorenzo et Pedrosa) mais bien plus nombreux. Pareil au niveau des marques, ce n’est pas seulement Honda et Yam qui se partage les victoires mais Kawasaki, Aprilia, Ducati et Honda qui peuvent gagner (même si ça commence à faire longtemps pour Ducati…). Bref, le plateau est plus équilibré, les courses sont plus serrées et, du coup, côté spectacle, c’est carrément géant.

Les nouvelles régles en vigueur dans le championnat Superbike semble être bien trouvées et même si les machines sont un peu plus lentes qu’avant, ça ne se remarque pas car la bagarre est toujours aussi intense et spectaculaire. Ah, si le sport-auto pouvait être aussi animé que les courses moto, ça serait super !

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Une critique de PMC T1 par canibalecteur

Voici un blog où « Perdu dans le temps » est régulièrement bien traité. Après une critique sur « Perdu dans le temps », en voici une autre sur le T1 de PMC. Merci à Céline !

canibalecteur

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Essai d’une moto électrique : la Zero S… L’avenir de la moto ?

Il y a deux semaines, j’ai eu l’occasion d’essayer brièvement la version 2014 du modèle S de Zero Motortycle, grâce à Hap’s Cycle. Il y avait longtemps que je voulais rouler avec ce type d’engin, car j’imaginais que c’était bien différent des motos à moteur thermique et boite de vitesses. Bon, c’était effectivement forcément différent, mais différent comment ?

C’est justement ce que ce court essai allait me révéler. Beau soleil, pas de vent, pas trop de trafic, des conditions idéales. David de Hap’s Cycle m’explique les particularités de la moto et me souhaite un bon test.

La Zero S sur le parking de Hap's Cycle (Sarasota, Floride).

La Zero S sur le parking de Hap’s Cycle (Sarasota, Floride).

Je prends la route, tout d’abord gentiment afin de me familiariser avec l’engin. En fait, il n’y a rien à apprendre, car il n’y a pas plus simple : pas de boite de vitesse, pas de levier d’embrayage, pas de moteur qui peut caler, rien qu’une poignée (de gaz ?) à tourner et des freins pour contrôler le tout (à leurs emplacements habituels). Du coup, on a une sensation de liberté vraiment totale : jamais cette machine ne vient vous poser le moindre problème, la moindre exigence. On peut tout oublier avec elle, pas de rappel à l’ordre à redouter. Le moteur ne cale pas (ne peut pas caler même) et donc, s’arrêter à un carrefour se fait sans y penser. Cette liberté permet des évolutions à basse vitesse avec une aisance jamais vue : c’est encore mieux qu’avec une moto de trial !

Vous pouvez tourner dans le creux de la main à des vitesses ridiculement faibles, car la traction du moteur vous permet de garder l’équilibre même en évoluant plus lentement qu’au pas, c’est génial !

Mais cette machine ne se contente pas d’aller lentement, elle peut aller vite aussi. En fait, elle va vite tellement rapidement que s’en est déconcertant. Au démarrage d’un feu vert, je laisse tellement les autres sur place (dans le rétro, il semble qu’ils n’ont même pas bougé !) que je me demande si je n’aurais pas grillé le feu rouge des fois ?
Mais non, c’est simplement que la Zero S est un redoutable dragster silencieux. Oui, comme vous vous en doutez, tout cela se fait sans un bruit et cela ajoute au manque de sensation. Du coup, il faut jeter un œil au compteur pour se rendre compte que, wow, je suis déjà à 70PMH (un peu plus de 110 km/h), le tout en un battement de paupière (ou presque) !

Les accélérations sont tellement fulgurantes que j’ai pu rejoindre immédiatement un motard que je venais d’apercevoir en lui laissant le passage, il fut plus que surpris de me voir à sa hauteur l’instant d’après… C’est la moto de superman !
Mais le plus surprenant, c’est que tout cela se fait sans effort, presque sans sensation tellement la puissance (débordante, surtout pour le poids réduit) est délivrée avec progressivité. Le freinage avant est à la hauteur alors que l’arrière est trop dur. J’ai bien aimé la position de conduite, pas trop en avant comme c’est trop souvent le cas avec les roadsters modernes comme la Yam MT07.

Le bilan est donc plus que nettement favorable, qu’il faudrait bien sûr pouvoir confirmer avec un essai de plus longue durée, histoire vérifier l’autonomie par exemple (il y a plusieurs modes sélectionnables avec un bouton pour le moteur, histoire de gérer cet important aspect au mieux). Je suis sorti de cet essai assez impressionné en me demandant si ce type de moto ne représentait pas l’avenir, tout simplement…

Et puis, quelques jours après, j’ai repris ma Z1000 pour aller faire une petit balade avec mes copains floridiens. Et là, j’ai eu la révélation : oui, la Zero représente une certaine forme de l’avenir de la moto, mais il faut comprendre que c’est une déclinaison spécifique de notre plaisir de rouler. Je m’explique : la Zero est très efficace, elle fait tout bien dans son registre. Mais il lui manque quand même quelque chose, quelque chose d’important, de crucial que j’ai retrouvé aussitôt avec la grosse Kawa : la vie. La Z1000 parait vivante avec son bruit et ses — faibles — vibrations. Elle a besoin d’être accompagnée pour se déplacer et accélérer (lâcher l’embrayage, passer les rapports). C’est là une différence énorme… Avec la Zero, vous êtes sur un nuage qui bouge (vite). Avec la Z1000, vous êtes en symbiose avec un engin qui vit, nuance.

Attention, je ne suis pas en train de dire que la Zero ne distille aucune sensation. Simplement, c’est très-très filtré, très atténué, il n’y a que la vitesse et l’efficacité. Avec la Kawa (ou n’importe quelle autre moto classique), vous retrouvez un engin connu, comme un vieux cheval que vous connaissez par cœur, mais qu’il faut manier d’une certaine façon pour obtenir quelque chose de sa part… Donc, la moto électrique va être 100 % naturelle pour les jeunes générations et ces motards-là vont en apprécier chaque minute. Mais les anciennes générations sauront qu’il existe autre chose et continueront à rouler classique.

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Un site sur la moto et les voyages à découvrir !

Je ne peux que vous recommander de visiter le site http://www.motards-en-voyage.com/ car c’est une destination riche et authentique !

L’auteur y raconte ses différents voyages sur ses différentes motos. C’est très bien écrit et on sent le vécu… Comme moi, l’auteur a commencé sa « carrière » par la Honda 125 CG, ça rapproche !

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T2 de PMC : ça se précise !

Enfin une bonne nouvelle du côté de l’écriture !

Après une année 2014 quasi-vierge (en dehors de Freedom Machine), j’ai enfin pu me remettre sur le T2 de PMC ces derniers jours… Et avec des résultats foudroyants !

Bref, sans vouloir trop en dire, le T2 de PMC va bientôt sortir (hum, faut encore passer les phases de corrections… donc ici, « bientôt » veut dire avant l’été 2015 !). Si vous voulez être prévenu de sa disponibilité, rien de plus simple : rendez-vous sur cette page http://www.perdudansletemps.com/le-tome-2-de-pmc-bientot-pret/ et laissez-y votre adresse email !

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Le tome 2 de PMC bientôt prêt !

Enfin !

Oui, après des longs mois d’attente, je peux enfin le dire : le T2 de PMC va bientôt sortir… Il est presque en phase de correction au moment où je rédige ces lignes !

Donc, pour être prévenu de ça sortir effective, rien de plus simple, inscrivez-vous à ma petite newsletter ci-dessous :





Ajoutez simplement votre adresse email ci-dessous et, ainsi, je pourrais vous prévenir lorsque le tome 2 de PMC sera enfin disponible…






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24H00 de Daytona sur iRacing : un super expérience !

Je viens de terminer les 24H00 de Daytona sur iRacing avec une équipe belge. La course était dure mais l’expérience globale était super. Le récit à lire ici

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24H00 de Daytona sur iRacing au sein d’une équipe belge : un grand moment !

Comme vous le savez, j’ai souvent participé à des courses de 24 h en SimRacing avec mon fils, entre autres. Mais on me faisait souvent le reproche de ne pas avoir fait de même online. Les grandes courses d’endurance organisées par des ligues, il y en a, mais le niveau est souvent trop relevé et, pour différentes raisons, je n’avais jamais fait l’effort d’essayer de m’y engager.

Et puis, voilà qu’iRacing annonce sa première vraie course de 24 heures !

Les années précédentes, iRacing se contentait de courses réduites en miroir de ces grands événements (2 h 40 de Daytona, 120mn de Sebring et ainsi de suite). J’aime bien participer aux gros événements d’iRacing comme l’Indy 500 que j’ai enfin réussi à terminer l’année dernière… Et, cette fois, l’affiche était alléchante !

En effet, après bien des mois d’attente, iracing vient enfin de mettre à disposition sa fonction « driver swap » qui aux membres d’un même team de se relayer derrière le volant. Et, justement, voilà que je reçois une invitation à rejoindre une équipe belge menée par Stéphane Frenzel. Je ne connaissais pas Stéphane (et lui, comment me connait-il ?), mais je n’allais pas faire le difficile, car son offre tombait à pic !

J’ai donc commencé l’entrainement au volant de la RUF sur le banking Floridien (que je connais bien pour y avoir souvent couru et que j’ai vu « en vrai » plusieurs fois). Pour me mettre dans l’ambiance, je ne roulais pas seul, mais avec d’autres dans les sessions de « practice » prévues pour cette course. Je n’ai pas été déçu : quelle claque !
En fait, je n’arrivais pas à boucler plus de cinq tours d’affilés sans me sortir, me faire percuter ou à mettre la RUF dans le rail… Voilà qui était encourageant !

La semaine de préparation s’écoulait et je n’arrivais toujours pas à être régulier ou à éviter les erreurs. Je commençais à me dire que j’avais eu tort d’accepter cette invitation et que j’allais mettre mon équipe en difficulté. Bref, j’avais la trouille de tout gâcher… Évidemment, dans ces cas-là, on a tendance à tout mettre en doute. Donc, j’ai essayé les autres voitures afin de vérifier si c’était le comportement de la RUF qui me posait problème (j’avais pourtant réussi à faire une course potable avec l’année dernière, à l’occasion de 2 h 40 de Daytona justement…). J’ai donc testé tour à tour la Ford GT, la BMW Z4, la McLaren et même le proto HDP sur cette même piste afin de me faire une raison. Peine perdue, le problème ne venait pas de la voiture (c’est vraiment avec la RUF que j’étais le plus rapide et que j’avais le meilleur feeling et de loin !), mais de moi : sans doute que la perspective de l’événement me mettait trop la pression. Aussi, je prenais une décision radicale : j’arrêtais de rouler en attendant le jour J afin de me nettoyer la tête et de repartir d’une feuille blanche.

Je tenais parole et c’est ainsi que je rejoignais mes camarades ce samedi matin. Le staff d’iRacing avait programmé la grande course à 13 h GMT, mais pour moi qui réside en Floride (pendant l’hiver), ça faisait un départ à huit heures du matin. Stéphane, notre capitaine était un peu tendu et ça peut se comprendre. C’est lui qui avait tout organisé et voilà à quoi devait ressembler notre tableau de marche :

13 GMT to 15 GMT : Stéphane Frenzel
15 GMT to 17 GMT : Alain Lefebvre
17 GMT to 19 GMT : Éric Antoine
19 GMT to 21 GMT : Alain Lefebvre
21 GMT to 23 GMT : Quentin Lambrechts2
23 GMT to 01 GMT : Stéphane Frenzel
01 GMT to 03 GMT : Alain Lefebvre
03 GMT to 05 GMT : Cedric Brimioulle
05 GMT to 07 GMT : Quentin Lambrechts2
07 GMT to 09 GMT : Éric Antoine
09 GMT to 11 GMT : Stéphane Frenzel
11 GMT to 13 GMT : Quentin Lambrechts2

Et c’est lui aussi qui avait qualifié la voiture. Il y avait 40 partants au départ de notre split. Et comme il y avait une dizaine de splits simultanés, cela représentait presque 400 équipages, souvent avec 4 équipiers chacun en moyenne, soit au bas mot 1500 pilotes au départ… ça cause, non ?

Laissons donc la parole à Stéphane pour ce début :

Après une semaine de préparation intense, lorsque l’on est sur la ligne de départ, on se demande si l’on a pas oublié quelque chose ou si tout le monde sera là ou encore… on pense « je vais surement me vautrer au premier tour ! »
Mais bon après des qualif moyenne, en partant de la 19e place, je ne pense plus à rien et pied au plancher, j’attaque dès le début pour éviter les crashes. Premier tour, un gain de 9 places. Pour la suite, ça roule tout seul en faisant attention tout en gardant une bonne vitesse.

On sent la tension de l’enjeu dans ces quelques lignes et je peux dire que je connais cela : lors des courses d’équipe où j’ai été le « capitaine », on se sent responsable et tout et on s’inquiète de tout… Éric confirme la tension du départ :

Steph prend le départ et assure le premier relais. La tension lors du départ lancé est palpable. Avant tout, éviter l’accrochage du début de course. On est toujours à la merci d’un pilote un peu trop optimiste. D’ailleurs dès le tour de formation, on assiste à un accident (!). Une fois les autos lâchées, on croise les doigts. Au fur et à mesure des tours, la confiance s’installe et on commence à se relaxer.
Vu la consommation de l’auto, on devra assurer un ravitaillement toutes les 55 minutes à peu près. Steph assure le premier double relais. Il nous fait une ou deux petites frayeurs, mais rien de sérieux. La voiture est impec lorsque Alain prend le volant. Bien vite, notre team prend des places et la remontée commence.

24alain

Au freinage de la chicane, en début de course, notre RUF est encore belle !

Après un départ prudent, Stéphane a déjà réussi à positionner notre voiture à la 14e place au général au bout de la première heure et même 10e au bout de la seconde. Il y avait une douzaine de protos HDP au départ, mais ils se sont vite autoéliminés dès le début de la course : un vrai massacre !
En fait, il s’est vite avéré que ces voitures étaient bien trop fragiles pour ce genre d’épreuve. Par la suite, nous avons souvent vu les protos « survivants » décapités, tronqués, laminés, abimés, transformés en kart… J’exagère un peu, mais à peine !

Après le second relais de Stéphane, c’est à moi de prendre le relais. Il me donne une voiture intacte et j’ai cœur à la laisser dans le même état. Lors des presque deux heures que dure mon premier relais (avec un arrêt ravitaillement entre), je n’arrive pas à faire le sans-faute (deux petits tête à queue sans conséquence, car je ne touche rien), mais le résultat est quand même meilleur que ce que je redoutais. Du coup, nous intégrons le top 10 au classement général (en 8e position) et la 6e place en GT3. Le comportement de la RUF est très intéressant et je continue de croire que c’est actuellement la meilleure voiture proposée par iRacing. Elle a son petit caractère, mais, quand on l’a compris, elle se laisse mener assez rapidement. Il ne faut pas la brusquer (en particulier, elle déteste d’être jeter brutalement dans un virage, il faut au contraire l’inscrire en douceur et alors, elle est capable d’en sortir très vite) et il faut accepter que son comportement soit très variable selon que vous roulez avec le plein ou réservoir vide. En effet, avec le plein et les pneus neufs, cette voiture est docile et efficace. Une fois le réservoir allégé et les pneus usés, la même voiture commence à devenir nerveuse et susceptible… Pas question alors de la maltraiter, car le fameux « coup de raquette » n’est jamais loin.
Mais contrairement aux autres voitures d’iRacing (et je venais d’en tester quelques-unes dans leur dernière version), c’est la seule qui me « parle » réellement au volant. Avec elle, vous pouvez « sentir » ce qui se passe. Une fois passé un certain seuil (qu’on prend vite l’habitude de déceler), on sait qu’on peut accélérer à fond, elle ne décrochera plus. Le moteur participe beaucoup à cette capacité à enrouler, on peut même souvent se contenter de rentrer deux rapports au lieu de trois quand on veut assurer et calmer la voiture… Le rapport supérieur jouant quasiment le rôle d’un « traction control » du pauvre !

Notre voiture lors d'un arrêt aux stands.

Notre voiture lors d’un arrêt aux stands.

D’un côté, lors de courses d’endurance, vous ressentez le poids de votre responsabilité vis-à-vis de votre équipe. De l’autre, lors des courses online, vous roulez avec des « vrais gens », pas des robots et il faut que votre comportement soit impeccable (lorsque vous gâchez la course d’un autre à cause de votre erreur, vous vous sentez carrément mal !). Là, on avait les deux contraintes qui pesaient : vous aviez les autres pilotes autour de vous et, en plus, vos équipiers qui étaient aussi online à vous regarder !
Je dois dire que cela est plus ou moins facile à vivre… Lors de mon premier tête à queue (dans le fameux « horse shoe » de Daytona, le virage avant le raccordement où j’ai été obligé de resserrer ma trajectoire pour éviter un concurrent plus lent qui ne me laissait pas assez de place), j’ai copieusement labouré la pelouse de l’infield (la partie intérieure de l’anneau de Daytona) et, peu après, j’ai entendu Stéphane commenter : on va changer les lames de la tondeuse à gazon à ton prochain arrêt !
Bien entendu, c’était dit avec humour, mais je n’étais pas tout à fait dans les bonnes dispositions pour le recevoir ainsi : j’avais plutôt honte de ma maladresse en fait !

Bref, le fait que vos équipiers puissent jouer les spotteurs pour vous est génial et utile (attention, un proto arrive sur toi… il te reste 40 litres dans le réservoir… et ainsi de suite), mais ça augmente la pression, car vous savez que vous n’êtes pas seul au volant et que toutes vos petites fautes qui, autrement, passeraient inaperçues sont visibles comme le nez au milieu de la figure par les gens qui vous ont fait confiance et qui espèrent que vous n’allez pas plier la voiture bêtement. Donc, la tension déjà latente dans une course de longue haleine est bien présente, je vous l’assure. De nouveau, voyons le témoignage d’Éric pour bien prendre la mesure de cet aspect :

Après 4 heures de course, ça va être à mon tour de prendre le volant. Alain ramène l’auto dans les stands, je clique sur le bouton qui me donne le contrôle. Le ravitaillement terminé, je m’élance en piste. Non sans une certaine appréhension ; pas question de casser l’auto. Mes premiers tours seront guidés par la prudence. Certains pilotes n’ont pas vraiment compris qu’une course de 24 heures dure… 2 tours d’horloge. Au fil des tours, je trouve mes marques. Il y a des moments tendus avec beaucoup de trafic et d’autres plus calme où je suis isolé. La voiture est saine et je prends du plaisir.
Pour communiquer, Steph a programmé deux canaux de chat vocal. Le simple fait d’entrer ou de sortir de l’auto bascule du canal Team au canal « pilote ». Ce dernier comme son nom l’indique, est réservé à la communication avec le pilote, histoire de ne pas le déconcentrer inutilement. Les encouragements en les indications de consommation de mes coéquipiers me tiennent en confiance.
Je dois cependant avouer que c’est avec un réel soulagement que j’ai rendu la voiture à Alain. La direction était, il est vrai, un peu faussée suite à un accrochage avec un concurrent (attardé — en plus) qui s’est fendu sur moi d’un intérieur un peu viril. Bon, l’auto roule, c’est le principal.

Lors de ce second relais, j’ai cru que j’allais enfin réaliser ce sans-faute : la voiture roulait bien, la direction était OK et j’avais pu enfiler les tours avec un bon niveau de performance. Et puis, alors que j’annonce à mon équipe que je rentre dans deux tours, je perds la voiture dans la chicane. Honnêtement, je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai simplement perdu la voiture au freinage et je me suis retrouvé « en luge » sans plus aucun contrôle. J’ai tapé le rail de face, assez fort. La voiture était complètement enfoncée dans les pneus qui étaient présents pour jouer le rôle d’amortisseur. Même en enclenchant la marche arrière, impossible de sortir la RUF de cette situation. Heureusement, iRacing me bascula en mode « towing » (remorquage) et je me retrouvais dans les stands à devoir attendre de longues minutes pour simuler le temps nécessaire à la réparation (calculée automatiquement par le logiciel d’iRacing, le tout en fonction du niveau de dégâts).

Comme j’avais quasiment terminé mon relais, c’est Quentin qui prit ma place au volant et je me retrouvais dépité et honteux. Stéphane essaya de me rassurer en me disant que ce n’était pas trop grave et qu’on allait pas perdre trop de temps, rien à faire, je me sentais tout à fait minable… La situation au bout de huit heures de course n’était pourtant pas trop mauvaise : nous étions 7e au général et 6e en GT3 juste avant ce crash.

Après cet incident, je coupais la communication pour m’isoler et digérer mon erreur (encore que, j’insiste, je n’ai pas compris ce qui s’est passé : j’ai freiné comme d’habitude sur la même trajectoire, rien qui permette d’expliquer le décrochage). Quand je suis revenu auprès de mon équipe pour prendre des nouvelles de la situation, Quentin avait eu un crash à la sortie du premier virage et les réparations qui suivirent étaient encore plus longues que lors des précédentes !

Nous tombions à la 9e place au général et en 8e position en GT3. Stéphane reprit le volant comme prévu et remit la machine en marche. Notre RUF avait un aspect « froissé » assez accentué, mais sans que ça soit trop grave : l’aileron arrière était encore à peu près droit par exemple. La voiture avait un peu perdu en vitesse de pointe, il était devenu difficile de tourner en 1’50/1’51 (plutôt entre 1’52/1’54), mais cela aura pu être bien pire.

Notre voiture avec son aspect "froissé" (elle n'était pas la seule comme cela !)...

Notre voiture avec son aspect « froissé » (elle n’était pas la seule comme cela !)…

Je repris le volant le soir venu (pour moi) alors que nous franchissions déjà la mi-course. Normalement, c’était mon dernier passage en piste et je m’efforçais de le soigner. Cette fois, je réussis à faire un relais sans aucune erreur et j’étais heureux de céder le volant à Cedric que je n’avais pas encore entendu. D’ailleurs, après que Stéphane m’ait passé le relais, il m’annonça qu’il allait se reposer, j’étais seul. Au début, j’étais plutôt content de ne plus être « sous surveillance », mais, très vite, j’ai commencé à me poser des questions : que va-t-il se passer si Cédric ne se pointe pas ?
Devrais-je rester au volant et m’enfiler les relais suivants ?
Bref, je n’étais pas tout à fait serein et je fus plus que soulagé quand Cédric apparut sur mon écran et que j’entendis sa voix.

Tout cela pour dire que j’allais pouvoir me coucher content et soulagé, heureux d’avoir accompli « mon devoir », finalement. Pendant ce temps-là, Éric et les autres continuaient la tâche… Le témoignage d’Éric :

Quentin et Cédric et Stephane vont assurer la nuit. Je reprends le volant à 8 heures le dimanche matin. Malgré les difficultés de la nuit, la RUF est en bonne position dans le classement et le châssis est nickel. Par contre on a perdu en vitesse de pointe. On va faire avec. Lors de ce second double relais, j’arrive à maintenir la voiture en sixième position sans rien abîmer cette fois. La tension est toujours bien présente, bien que moins aiguë qu’en début de course. Le plaisir est au rendez-vous, l’adrénaline monte lors des dépassements et lors des bagarres en « paquet ».

J’avais mis mon réveil à 7 h du matin afin de voir comment mon équipe avait réussi à traverser la nuit et les dernières heures de la course. Je constate avec plaisir que la voiture est toujours en piste et en bonne position qui plus est. Stéphane est au volant, mais, tout d’un coup, il rentre aux stands au ralentit : son PC est en train de lui poser des problèmes (sa carte graphique aurait eu un coup de chaud) et il me demande de prendre le volant pour terminer la course. Me voici de nouveau aux commandes pour la dernière heure où je vais me contenter de rouler puisque, de toutes les façons, les jeux sont faits à tous les étages. Je vair devoir m’arrêter aux stands une dernière fois pour remettre de l’essence, car j’avais pu calculer que cela allait être juste.

Finalement, c’est un grand soulagement que de couper la ligne d’arrivée au terme de ces 24 heures. Nous finissons 5e en GT3 et 6e au général, ce qui est tout à fait correct. Notre équipe était homogène et nous avons réussi à passer à travers les gros ennuis. Une grande satisfaction.

iracing

Il s’avère que c’est moi qui ai le plus roulé (205 tours en 7 heures), mais c’est Cédric qui a fait le relais le plus rapide alors que la voiture était déjà « marquée »… Bravo à lui !

Je laisse le mot de la fin à Éric qui résume bien l’avis général en quelques phrases :

Au terme du double tour d’horloge, nous avons rempli notre contrat. Nous nous sommes beaucoup amusés et nous avons ramené la RUF en bonne position à l’arrivée. Je dois avouer que, après réflexion, si nous avons pris autant de plaisir, c’est du en grande partie grâce à iracing. La simu est excellente et leur technologie, serveurs y compris, est d’une efficacité redoutable. Pas de déconnexion, pas de latence, des changements de pilote sans accroc… 24 heures de pur bonheur !

Allez, je ne peux résister à l’envie d’ajouter quelque chose… oui, cet événement réussi marque un tournant : iRacing a pu achever quelque chose de spécial, l’ère des grandes courses d’endurance est en train de s’ouvrir. Certes, il manque encore quelques fonctions importantes pour tout soit parfait (comme la transition jour/nuit quand même assez importante dans ce contexte… rFactor l’offre depuis longtemps, gageons qu’iRacing finira bien par l’intégrer aussi). La simulation pour un grand nombre d’amateurs prend encore de l’ampleur avec cette nouvelle offre, même si, il faut le dire, iracing n’est clairement pas pour tout le monde. Pour ma part, j’ai déjà hâte de m’aligner aux prochaines 12 heures de Sebring avec la même équipe, naturellement !

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Faut-il forcément avoir de l’imagination pour écrire ?

Bien entendu, nous parlons ici d’ouvrages de fiction. Pour les livres de non-fiction, seules l’expertise et l’expérience sont nécessaires (oui, les deux, c’est mieux).

Donc, la question de l’imagination… On suppose qu’un auteur de fiction déborde d’imagination pour être capable de raconter ainsi des histoires à partir de… rien. Mais, en fait, dans mon cas au moins, ce n’est justement pas à partir de rien !

Prenons le plan des personnages, ô combien important pour un bon récit. Mes personnages sont toujours (toujours !) inspirés des gens que je connais bien. Donc, si vous développez une relation avec moi, il y a des chances (ou des risques…) que vous vous retrouviez dans un de mes livres !

Pourquoi faire ainsi ?

Parce que cela m’assure plus de réalisme plus facilement. Dans un dialogue, je sais ce que le personnage va répondre en fonction du caractère de la vraie personne, c’est une aide non négligeable. C’est presque comme si j’entendais les dialogues, simplement en chargeant en mémoire les caractères de ceux qui m’inspirent tel ou tel personnage.

Pareil pour les situations : je m’inspire largement de ce que j’ai lu par ailleurs. Pour moi, aucune lecture n’est inutile, car cela alimente mon réservoir des situations utilisables par la suite. Comme le disait fort justement Picasso, « les artistes médiocres copient, les grands artistes pillent ! » (citation reprise et largement appliquée par la suite par Steve Jobs…).

Donc, selon moi, l’imagination n’est pas nécessaire, mais l’observation, l’analyse et une bonne mémoire font le job (et je dirais même « encore mieux »).

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Quelques précisions sur ma démarche d’écriture

J’écris aussi bien des ouvrages de fictions que des livres thématiques (non-fiction). Les deux démarches sont évidemment différentes, mais elles se rejoignent sur quelques points. Voyons cela…

Quand on se lance dans l’écriture d’un livre sur tel ou tel sujet (non-fiction donc), c’est parce qu’on a quelque chose à dire sur le domaine (posture d’expert) ou une expérience à relater (posture du témoin). Généralement, le développement tourne autour de réponses à des questions. Par exemple, dans mon dernier livre, « Freedom Machine », j’ai répondu à la question suivante (entre autres) : pourquoi l’industrie britannique de la moto a-t-elle été balayée par les Japonais (chapitre 5) ?

Dans un autre livre de non-fiction, « Le miroir brisé des réseaux sociaux », nous avons (avec François Lienart) analysé pourquoi les réseaux sociaux étaient devenus plus nocifs que bénéfiques pour leurs utilisateurs. Bref, vous voyez l’idée.

Du côté des ouvrages de fiction, on pourrait croire que la démarche est totalement différente : on raconte une histoire, on est pas là pour répondre à des questions…

Et c’est vrai que l’auteur de fiction n’a pas besoin de la posture d’un expert ou d’un témoin puisqu’il incarne le démiurge, celui qui créé un univers taillé selon son imagination. Et, disons-le tout net, si ce rôle de créateur tout-puissant peut sembler exaltant par certains côtés, avouons surtout que cela représente un travail immense et souvent intimidant (une « sacrée tâche » si je voulais faire un jeu de mots… bon, passons). Encore que, déjà, les deux démarches se rejoignent dans le travail de documentation qui s’impose en amont : l’auteur « spécialiste » est obligé de s’appuyer et de mettre en avant des exemples qu’il doit trouver lors de ces recherches. L’auteur « romancier » doit faire de même (des recherches documentaires) s’il a le souci du réalisme (dans le fonctionnement de son univers). Mais ça va plus loin en termes de similitudes : l’auteur romancier, lui aussi, se retrouve souvent à répondre à des questions !

Ces questions sont d’ordre plus général, souvent liées à ce qu’on appelle « les grands thèmes » : l’amour, l’aventure, la réussite, le pouvoir, l’échec, la mort, etc.
Genre « comment fait-on face à la mort » (comme dans l’excellent film « The Grey ») ou autres interrogations fondamentales de ce type… Mais tous les romans n’ont pas forcément cette ambition (et c’est loin d’être une obligation !). Cela peut aussi se résumer à des questions plus terre à terre, plus marginales ou même carrément extraordinaires (qui sortent complètement du champ quotidien ordinaire). Dans « Perdu dans le temps », j’essaye d’étudier comment un type ordinaire va réagir quand il est placé dans une situation réellement extraordinaire… Et dans « PMC », je creuse notre rapport au réel grâce aux possibilités des mondes simulés (qui, bientôt, ne seront plus du domaine de la science-fiction).

Bref, on l’aura compris, la différence entre fiction et non-fiction existe, mais pas autant qu’on pourrait le croire et c’est pour cela que je ne veux pas me limiter à un domaine. Dans le même ordre d’idée, j’ai même l’ambition d’écrire un livre de non-fiction dans chaque genre tradionnellement identifié : science-fiction (ça, c’est déjà fait !), fantastique (un auteur à succès), aventure (à venir), espionnage (Hacking), policier (à venir), etc.

En France, c’est mal vu d’être un « touche-à-tout », mais je n’en ai cure, je poursuis ma route comme je le sens, point.

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Un mois (ou presque) avec Assetto Corsa version 1

Cela fait désormais presque un mois que j’utilise Assetto Corsa (AC) avec plus ou moins d’intensité. Je ne prétends pas en avoir fait déjà le tour, mais je crois que le moment est bon pour vous donner un peu de feedback sur ce titre qui était très attendu.

On peut lire plein de choses sur les différents sites et forums qui parlent de Simracing : comme quoi la simulation est incomplète (pas de drapeau jaune en bord de piste par exemple), que les IA sont abominables, que les contenus sont pauvres ou que la gestion des volants est bizarre… Bien entendu, dans tout ce fatras, il y a beaucoup de faux, de n’importe quoi et, quand même, un peu de vrai.

Tout d’abord, c’est vrai que cette simulation est incomplète : pas de transition jour/nuit, pas de gestion météo (comprendre, pas de pluie, jamais !) et, c’est vrai, pas de commissaires de piste qui vont agiter des drapeaux pour gérer les événements de l’épreuve. Bon, on peut voir les choses ainsi et décréter que AC ne mérite pas qu’on en parle et que c’est un scandale de vendre (pour de l’argent, vous vous rendez compte ? quelle horreur !) ainsi un produit pas terminé. D’accord, c’est un point de vue.

Mais, pour essayer de rester raisonnable, quelles sont les simulations qui sont complètes, terminées, sans bug et tout et tout ?

La réponse est simple : aucune. Que ce soit iRacing avec toutes ses années de développement ou rFactor (sans même parler de rFactor2), toutes sont incomplètes. De plus, nos attentes en la matière n’arrêtent pas d’augmenter. Quand rFactor est sortie en 2005, elle paraissait pourtant assez complète, mais ne proposait que peu de contenus… Dix ans après (ou presque), les contenus sont là (merci les modders !), mais on voit maintenant toutes les lacunes de ce titre : pas d’évolution météo, pas de gestion de l’évolution de l’adhérence de la piste et ainsi de suite… Mais aussi, les exigences ont grimpé en terme de rendu graphique et de précision de la simulation des différents systèmes (d’où la complexité de la simulation des pneumatiques dans rFactor2, complexité qui n’est pas sans poser des problèmes aux modders…).

Donc, dans cet article, je vais plutôt me concentrer sur ce qu’on peut dire de ce titre dans son état actuel (et il y a beaucoup à dire). Tout d’abord, il est particulièrement intéressant de voir combien le comportement des voitures a évolué tout au long de la longue phase de développement/mise au point. Au début, les voitures étaient assez délicates à tenir, les fameux « coups de raquettes » étaient fréquents et irrattrapables (à moins d’être un alien ce que je ne suis pas, CQFD). Et puis, progressivement, le comportement s’est adouci, assagi, est devenu beaucoup plus facile à maitriser. Avec la version actuelle, les voitures sont presque toutes faciles à piloter et permettent d’attaquer presque sans retenue. Non, le titre n’a pas versé dans l’arcade pour autant et dire que les voitures sont désormais des « tapis volants » rivés à la route est abusif. Cependant, il est tout de même clair qu’il y a eu une évolution quasiment « radicale » entre le début et la présente fin du projet.

Je pense même qu’il s’agit d’une évolution bienvenue, car je suis persuadé que c’est ce qu’attend la grande majorité du marché : des titres réalistes, mais pas trop « hard core ». Les simulations qui sont excessivement difficiles à piloter ne sont pas forcément plus réalistes que les autres, c’est une idée reçue et ça fait des années que je le répète. Donc, une fois encore, redisons la bonne formule d’une simulation réussie (en très résumée) : les voitures doivent être faciles à piloter lorsqu’on roule « normalement » et la difficulté doit s’accroitre au fur et à mesure qu’on attaque. En clair, il est facile de piloter, il est difficile d’aller vraiment vite.

Cette évolution importante pendant la phase de développement est aussi un rappel, s’il en était besoin, qu’il faut attendre la fin de ce processus avant de juger un titre. C’est seulement avec la vraie version 1 qu’on peut proposer une opinion valable. AC vient de le montrer et il faut garder cela en tête pour PCARS…

Pour en revenir à AC, il est vrai que le volant est difficile à régler, mais, au moins, le retour de forces est carrément bon. C’est vrai aussi que les IA ne sont pas les meilleures (et de loin), mais elles ne sont pas « abominables » comme j’ai pu le lire çà et là (les premières versions des IA de PCARS étaient vraiment abominables, ça c’est amélioré depuis…). Ceux qui pensent que les IA sont sans importance, car seul le online compte se leurrent sur la réalité du marché ou sont simplement des ignorants qui gagneraient à se taire (ah, ça faisait longtemps que je voulais écrire cela, ça fait du bien !). Le online justement, parlons-en. Il fonctionne correctement avec AC, mais je n’ai pas encore compris l’intérêt des serveurs avec la fonction « booking » (sauf si ça permet de revenir après une déconnexion, mais je n’ai pu tester cela). Il ne faut pas se faire d’illusion sur les serveurs actuels en accès libre sur AC : c’est l’habituelle foire d’empoigne et les courses « propres » sont une vue de l’esprit (comprendre : ça n’existe pas). Seules les événements au sein d’une ligue (où vous êtes connu et sanctionnable en cas de mauvais comportement) ou avec un système comme celui d’iRacing (critiquable, ô combien, mais qui a le mérite de « policer » un peu le comportement des pilotes) permettent d’obtenir des courses « relativement » propres (tout est dans le relativement). J’ai également lu que le mode carrière était sans aucun intérêt… C’est très exagéré. Tous les titres qui affichent un mode carrière font à peu près la même chose : un déroulement plus ou moins scénarisé et dont l’intérêt dépend fortement de la qualité des IA… Celui d’AC n’échappe pas à cette règle, mais il permet au moins de découvrir les tracés et les voitures dans un contexte de course plutôt que d’essayer toutes les combinaisons et tournant seul en essais. Donc, je n’écrirais certainement pas « à éviter à tout prix ! », au contraire.

Les circuits me paraissent très réussis sur le plan visuel (en clair, les graphismes sont carrément magnifiques et les effets visuels, comme les reflets du soleil, sont étonnants), mais me semblent bien moins bosselés que dans la réalité. En vrai, les pistes présentent beaucoup d’irrégularités et on peut les sentir. Ici, les tracés sont beaucoup trop lisses à mon goût. Les voitures sont magnifiques, mais toutes ne sont pas aussi formidables à piloter : celles qui ne sont pas équipées de pneus racing sont molles et peu agréables. Les autres sont plus ou moins intéressantes selon le caractère moteur et le poids (comme toujours en fait). je dois dire que j’ai du mal à comprendre pourquoi une simulation de course s’attarde à proposer autre chose que des voitures de course… Les voitures de route sont horribles à piloter sur circuit tout simplement parce qu’elles ne sont pas faites pour cela, point.

Pour conclure, est-ce qu’AC vaut-il la peine de s’y intéresser ?

Oui, sans réserve et le fait est que les modders ne sont s’y pas trompés : les projets pleuvent sur AC en ce moment, c’est un signe qui ne trompe pas.

Est-ce le nouveau standard du moment ?

Pas tout à fait, car il y a encore des lacunes à combler avant de prétendre à ce titre, mais il faudra réévaluer tout cela dans quelques années. Et une bonne surprise est envisageable, voire probable.

Le mot de la fin ? Bravo Kunos, c’est du bon travail !

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Le Web et le debunking : la grande machine à laver plus blanc que blanc !

Pour commencer, qu’est-ce donc que ce terme, « debunking », expression américaine que vous ne connaissez pas forcément…

Le debunking consiste à décrédibiliser une information qu’on ne peut plus cacher. Cela a commencé avec les premiers témoignages de soucoupes volantes… Aussitôt, Hollywood a réalisé des films pleins de soucoupes volantes, ramenant l’importante question au niveau d’un mythe ou d’une distraction. Pendant longtemps, Hollywood a été le principal pourvoyeur des opérations de debunking, à la demande des puissances qui nous gouvernent (tada !). Mais il y a eu aussi des cas plus précis encore comme l’affaire du vol 800 de la TWA. Si cela ne vous dit rien, allez donc lire la fiche Wikipédia qui résume cette catastrophe qui fait quelques vagues à l’époque (j’en parle aussi dans mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas », car cette « opération » est restée emblématique de la façon dont l’information au public peut être tournée, retournée et manipulée).

Pendant l’enquête sur la catastrophe, Pierre Salinger est arrivé sur le devant de la scène avec un document (une photo) qui prouvait que l’avion avait été abattu (par erreur !) par un missile tiré lors d’un exercice de la marine américaine, ouch !

Pierre Salinger n’était pas n’importe qui (En 1960, il devient responsable de presse de la campagne de John Fitzgerald Kennedy, puis en 1961 porte-parole de la Maison-Blanche, fonction qu’il conservera après l’assassinat de John F. Kennedy, sous la présidence de Lyndon Johnson jusqu’en 1964.), donc ses déclarations fracassantes ont fait un certain bruit… Il prétendait avoir eu cette photo via les services secrets français. En fait, il s’agissait d’un coup monté, la photo était truquée et la preuve du trucage a été fournie aux médias qui se sont empressés de ridiculiser Salinger. La thèse du « missile perdu » était décrédibilisée en même temps, bien joué.

Presque vingt ans après, cette affaire rebondit encore, car il semble bien que le « cover up » soit de plus en plus évident. Les enquêteurs du NTSB ont été contraints au silence par le FBI, mais, désormais à la retraite, ils commencent à parler => http://www.foxnews.com/us/2013/06/18/twa-flight-800-investigators-break-silence-in-new-documentary-claim-original/
Bon, Foxnews n’est pas une source que je recommanderais sans réserve (loin s’en faut, c’est la chaine des plus dingues des conservateurs US !), mais c’est juste pour illustrer notre cas.

Bien, on a compris ce qu’était le debunking, comment ça marchait et qui l’employait. Mais, bien sûr, produire des films hollywoodiens ou piéger des personnalités comme Salinger à chaque fois qu’on veut « cacher » quelque chose, c’est compliqué et ça coûte cher ! 

La techno-structure a fini par se demander s’il n’y avait pas un moyen d’arriver au même résultat, mais plus vite et moins cher… Et la réponse est venue, évidente, lumineuse : le Web bien sûr !

Voilà ma théorie du moment : 80 % des sites d’informations « alternatives » (ceux qui parlent des sujets considérés comme non sérieux par les médias traditionnels) sont, en fait, des organes de debunking… Dommage, hein !

Donc, l’honnête homme qui cherche des informations sur des sujets importants (chemtrail, vaccinations, etc.) afin de se faire une opinion, voire même agir le cas échéant, va être repoussé dans son doute, mais ne pourra pas se déterminer, car il aura été troublé de voir que les contenus intéressants (ou qui semblent intéressants) sont mélangés avec des contenus délirants (reptiliens et autres). Ces derniers (contenus délirants) remplissent leurs rôles en contaminants les premiers (les contenus intéressants qu’on ne peut plus cacher et qu’il faut donc décrédibilisés).

Allez, un exemple pour illustrer : le site www.librepenseur.org

Un site qui semble intéressant puisqu’on y trouve des articles et des documentaires sur les chemtrails (une des questions qui me taraudent en ce moment…). Et, parcourant un peu ce site qui contient d’autres contenus intéressants (comme sur les vaccinations, un autre sujet important selon moi), je tombe sur cet article http://www.lelibrepenseur.org/2015/01/07/creationnisme-les-idiots-pensent-que-la-vitesse-de-la-lumiere-des-etoiles-contredit-un-univers-de-6-000-ans-par-laurent-glauzy/

Il suffit de lire le début de cet article pour tomber de haut : l’auteur est un créationiste pur et dur, citant la bible le plus sérieusement du monde… Je dois dire que, après cela, le site perd tout son intérêt pour moi.

Ce n’est pas un hasard, c’est voulu et ça marche très bien. Ces sites sont des créations sponsorisées par les « autorités » afin d’augmenter le bruit et donc de diminuer le signal (le fameux rapport signal/bruit, bien connu des ingénieurs du son…).

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Message d’adieu à mes contacts sur Facebook…

Histoire d’être un peu cohérent suite à mon post d’hier http://www.alain-lefebvre.com/on-ne-peut-pas-faire-confiance-aux-acteurs-du-cloud-et-voila-pourquoi/, j’ai donc décidé de passer à l’action !

Commençons par Facebook. Je vais fermer ce compte aujourd’hui même mais je ne voulais pas le faire sans adresser un petit « message d’adieu » à mes contacts (rien de dramatique hein !). Car, j’avoue, il m’est arrivé de passer des bons moments sur FB et même d’y faire des découvertes intéressantes. Mais, avouons-le aussi, tout cela a tendance à se dégrader rapidement depuis quelque temps. Même les gens que je considérais comme intellectuellement valables se mettent à publier n’importe quoi. Et si ce n’était que des banalités à pleurer, ce ne serait pas grave mais, hélas, le dérapage vers la beauferie la plus éhontée est de plus en plus net…

C’est donc par affection pour vous que je vous quitte !

Oui, je ne veux pas être le témoin de votre descente vers les plus bas niveaux encouragés par ces médias sociaux (voir à ce propos ce qu’on en disait dans le livre « Le miroir brisé des réseaux sociaux »).

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On ne peut pas faire confiance aux acteurs du Cloud et voilà pourquoi…

L’histoire que je vais vous raconter ici est cruciale. Souvent, on ajoute un post sur son blog sans vraiment y accorder d’importance, mais là, je sais que ça va compter. En bref : la tendance de porter « l’informatique dans le nuage » repose, fondamentalement, sur la confiance qu’on peut accorder à ses acteurs. Cela parait évident, mais c’est tout de même bon de le rappeler. Or, la petite aventure que j’ai vécue récemment (et que je vais vous relater ici, vous l’avez compris) m’a convaincu que, non, on ne peut simplement pas leur confiance, fin de l’histoire.

Qu’on ne s’y trompe pas : je n’étais pas anti-cloud, au contraire !

J’ai accueilli cette tendance avec enthousiasme, considérant qu’elle était tout à fait justifiée, bien en ligne avec mes convictions et, ce n’est pas négligeable, avec ce que j’avais écrit sur le domaine année après année (j’ai commencé à écrire sur ce sujet en 1998…). J’étais donc très favorable à l’utilisation des services distants et ça me paraissait même la seule façon rationnelle d’agir, plutôt que de vouloir réinventer la roue encore et toujours comme on le fait trop souvent dans le monde de l’informatique.

Du coup, j’y ai eu recours largement, aussi bien pour mon usage personnel que professionnel, comme pour le LMS que j’ai mis en place à la demande de mon épouse pour son activité de formations Montessori.

Oui, mais, il y avait une condition tout de même, une condition critique, sine qua non comme dirait un juriste. Et cette condition, c’était la confiance dans les prestataires de ces services distants. Eh oui, à quoi bon un service de stockage en ligne si vos fichiers risquent d’être perdus pour un oui ou pour un non (je me contente ici d’un exemple simple, mais vous avez compris le principe…). Mauvaise nouvelle : on ne peut PAS leur faire confiance !

Comment puis-je être aussi catégorique ?

Simplement en acceptant les faits pour ce qu’ils sont : ce que je viens de vivre (de subir devrais-je écrire) démontre que Google n’est pas digne de la confiance qu’on place en lui. Et il ne s’agit pas seulement de Google (ce serait trop beau), c’est pareil pour les autres aussi : Apple, Amazon, Facebook, les fameux GAFA qui dominent désormais notre planète numérique. OK, vous avez assez patienté, passons au déroulé des faits qui parlent par eux-mêmes :

Le 11 décembre, je reçois plusieurs messages des utilisateurs de notre LMS qui s’inquiètent de ne plus avoir accès à certains contenus (les contenus en question, audio et vidéo, sont justement hébergés sur Gdrive…). Habitué à ce genre de message (« ça marche plus… ah ben si finalement, ça marche ! »), je ne me suis pas trop affolé, mais je suis tout de même allé vérifier (c’est beau la conscience professionnelle, hein !). Et là, j’ai bien été obligé de constater l’ampleur des dégâts : plus aucun des contenus stockés sur Gdrive n’était accessible depuis notre plateforme. Si j’allais sur Gdrive je constatais qu’ils étaient encore là (ouf !), mais à travers notre LMS, terminé, fini, plus rien.

Aussitôt, je fais appel au support technique de Google et je me retrouve dans une session de messagerie instantanée pendant près d’une heure avec une interlocutrice (Lala) qui m’a bizarrement fait l’effet d’un robot (ils utilisent déjà des robots pour le support ?). Bref, au bout d’une heure, le robot me dit que mon cas va faire l’objet d’une enquête (investigation). Le même jour, je reçois un premier message email qui me confirme le statut de ma requête :

Hi Lefebvre,

Thank you for contacting Google Drive!

Per our conversation, at this time I have reviewed your case and am currently waiting for my teammates to provide some information. I wanted to let you know that your case is being worked on and I will get back to you as soon as possible.

In the meantime, please do let me know if you discover any additional information that may be helpful in finding a solution.

Thanks for your patience.
If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

Thanks !

Lala
The Google Support Team

googmess1

Le lendemain, je reçois le message suivant :

Hi Lefebvre,

Thank you for your request. I have received an email regarding your Inquiry about your Google Drive contents (a video for example) unable to be previewed from a hosting website. Unfortunately Google Drive discontinued supporting web hosting. You can refer to this link : https://support.google.com/drivekb/answer/6089022

One solution is to upload your video In Youtube and use it to embed links into your hosting site. Just a reminder, Google Drive and Youtube is not fully Integrated yet so you will still need to manually re upload the file to Youtube.

Thanks !

Oliver
The Google Support Team

googmess2N’en croyant pas mes yeux, j’essaye quand même d’aller voir les explications proposées, mais le lien ne débouche sur rien (voir ci-dessous, encore une fois je n’invente rien, hélas !)…

liengoogInutile d’expliquer que Youtube ne pouvait pas être une solution acceptable pour nous puisque la migration s’annonçait mal vu l’absence d’outil. Je réponds donc ceci (en espérant autre chose) :

What do you mean by « Google Drive discontinued supporting web hosting »?

When and where it has been annouced?
And do you realize that migrate my videos from gdrive to youtube will be an huge workload for me (I have dozen and dozen of videos for my LMS !).
The same for all the PDF (I have hundreds!).
And your link  https://support.google.com/drivekb/answer/6089022 send me to nothing… have another url to explain your position ?
Et voici leur réponse (plus que décevante) :

Hi Lefebvre,

Thank you for contacting the Google Drive Team.

I am currently handling your concern and I just need to let you know that the option given to you by the previous representative is the best that we can offer right now. I hope that you understand and you may also send a feedback to Google about supporting web hosting. You may visit : http://www.google.com/tools/feedback/intl/en/learnmore.html

If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

Thanks !

Red
The Google Support Team

googmess3Mon message suivant est plus pressant déjà :

I do not want to be aggressive and I have great respect for what google does overall but … but your responses are completely useless!
I just wonder where is stated that the web hosting support is arrested for GDrive and you are unable to point it out!
One would think that this is stated nowhere and it is an arbitrary decision on your part …
I hope all the same he will find someone to take my request seriously and give me a serious answer, finally.
Regards.
Mais la dernière réponse est du même acabit :

Hi Lefebvre,

Thanks for the reply.

Once again, my apologies for the inconvenience. For the moment the feedback link is just our best option. I hope you understand.

If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

Thanks !

Red
The Google Support Team

googmess4Bref, on (Google) a décidé d’arrêter cette fonction. On est incapable d’expliquer où on a prévenu (si même on a prévenu), mais on espère que notre absence de réponse vous a rendu heureux d’avoir contacté le support… Comme devais-je le prendre ?

Peu importe puisque j’ai passé ensuite deux semaines assez tendues où j’ai été obligé de migrer en catastrophe plus de 600 fichiers sur un de mes serveurs privés équipé de Filezilla (version serveur). Encore heureux qu’on ait pu mettre cela en place rapidement grâce à notre sysadmin hors pair !

Moralité : seules les solutions open source sont pérennes (les grands projets au moins) et seules ces solutions devaient être utilisées par moi, par vous, par tous. Bien entendu, je ne pense pas vous convaincre avec ma petite mésaventure, mais, honnêtement, je ne pouvais pas garder cela pour moi, sous silence. Peut-être que ce récit va éviter à l’un ou à l’autre de se faire avoir par Google et consorts dans une situation du même type.

D’un mal peut sortir un bien et, pour ma part, la leçon a porté : je vais consacrer ce début d’année à me sortir de toutes les dépendances que j’ai avec ces acteurs : terminé Gmail, Facebook, Youtube et autres. Cela va me prendre un peu de temps et, dans certains cas, ça ne sera pas très pratique, mais si je me laisse tromper plusieurs fois, alors je mérite ce qui m’arrive !

Publié dans Anecdotes IT | Un commentaire

On ne peut pas faire confiance aux acteurs du Cloud et voilà pourquoi…

L’histoire que je vais vous raconter ici est cruciale. Souvent, on ajoute un post sur son blog sans vraiment y accorder d’importance, mais là, je sais que ça va compter. En bref : la tendance de porter « l’informatique dans le nuage » repose, fondamentalement, sur la confiance qu’on peut accorder à ses acteurs. Cela parait évident, mais c’est tout de même bon de le rappeler. Or, la petite aventure que j’ai vécue récemment (et que je vais vous relater ici, vous l’avez compris) m’a convaincu que, non, on ne peut simplement pas leur confiance, fin de l’histoire.

Qu’on ne s’y trompe pas : je n’étais pas anti-cloud, au contraire !

J’ai accueilli cette tendance avec enthousiasme, considérant qu’elle était tout à fait justifiée, bien en ligne avec mes convictions et, ce n’est pas négligeable, avec ce que j’avais écrit sur le domaine année après année (j’ai commencé à écrire sur ce sujet en 1998…). J’étais donc très favorable à l’utilisation des services distants et ça me paraissait même la seule façon rationnelle d’agir, plutôt que de vouloir réinventer la roue encore et toujours comme on le fait trop souvent dans le monde de l’informatique.

Du coup, j’y ai eu recours largement, aussi bien pour mon usage personnel que professionnel, comme pour le LMS que j’ai mis en place à la demande de mon épouse pour son activité de formations Montessori.

Oui, mais, il y avait une condition tout de même, une condition critique, sine qua non comme dirait un juriste. Et cette condition, c’était la confiance dans les prestataires de ces services distants. Eh oui, à quoi bon un service de stockage en ligne si vos fichiers risquent d’être perdus pour un oui ou pour un non (je me contente ici d’un exemple simple, mais vous avez compris le principe…). Mauvaise nouvelle : on ne peut PAS leur faire confiance !

Comment puis-je être aussi catégorique ?

Simplement en acceptant les faits pour ce qu’ils sont : ce que je viens de vivre (de subir devrais-je écrire) démontre que Google n’est pas digne de la confiance qu’on place en lui. Et il ne s’agit pas seulement de Google (ce serait trop beau), c’est pareil pour les autres aussi : Apple, Amazon, Facebook, les fameux GAFA qui dominent désormais notre planète numérique. OK, vous avez assez patienté, passons au déroulé des faits qui parlent par eux-mêmes :

Le 11 décembre, je reçois plusieurs messages des utilisateurs de notre LMS qui s’inquiètent de ne plus avoir accès à certains contenus (les contenus en question, audio et vidéo, sont justement hébergés sur Gdrive…). Habitué à ce genre de message (« ça marche plus… ah ben si finalement, ça marche ! »), je ne me suis pas trop affolé, mais je suis tout de même allé vérifier (c’est beau la conscience professionnelle, hein !). Et là, j’ai bien été obligé de constater l’ampleur des dégâts : plus aucun des contenus stockés sur Gdrive n’était accessible depuis notre plateforme. Si j’allais sur Gdrive je constatais qu’ils étaient encore là (ouf !), mais à travers notre LMS, terminé, fini, plus rien.

Aussitôt, je fais appel au support technique de Google et je me retrouve dans une session de messagerie instantanée pendant près d’une heure avec une interlocutrice (Lala) qui m’a bizarrement fait l’effet d’un robot (ils utilisent déjà des robots pour le support ?). Bref, au bout d’une heure, le robot me dit que mon cas va faire l’objet d’une enquête (investigation). Le même jour, je reçois un premier message email qui me confirme le statut de ma requête :

Hi Lefebvre,

Thank you for contacting Google Drive!

Per our conversation, at this time I have reviewed your case and am currently waiting for my teammates to provide some information. I wanted to let you know that your case is being worked on and I will get back to you as soon as possible.

In the meantime, please do let me know if you discover any additional information that may be helpful in finding a solution.

Thanks for your patience.
If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

Thanks !

Lala
The Google Support Team

googmess1

Le lendemain, je reçois le message suivant :

Hi Lefebvre,

Thank you for your request. I have received an email regarding your Inquiry about your Google Drive contents (a video for example) unable to be previewed from a hosting website. Unfortunately Google Drive discontinued supporting web hosting. You can refer to this link : https://support.google.com/drivekb/answer/6089022

One solution is to upload your video In Youtube and use it to embed links into your hosting site. Just a reminder, Google Drive and Youtube is not fully Integrated yet so you will still need to manually re upload the file to Youtube.

Thanks !

Oliver
The Google Support Team

googmess2N’en croyant pas mes yeux, j’essaye quand même d’aller voir les explications proposées, mais le lien ne débouche sur rien (voir ci-dessous, encore une fois je n’invente rien, hélas !)…

liengoogInutile d’expliquer que Youtube ne pouvait pas être une solution acceptable pour nous puisque la migration s’annonçait mal vu l’absence d’outil. Je réponds donc ceci (en espérant autre chose) :

What do you mean by « Google Drive discontinued supporting web hosting »?

When and where it has been annouced?
And do you realize that migrate my videos from gdrive to youtube will be an huge workload for me (I have dozen and dozen of videos for my LMS !).
The same for all the PDF (I have hundreds!).
And your link  https://support.google.com/drivekb/answer/6089022 send me to nothing… have another url to explain your position ?
Et voici leur réponse (plus que décevante) :

Hi Lefebvre,

Thank you for contacting the Google Drive Team.

I am currently handling your concern and I just need to let you know that the option given to you by the previous representative is the best that we can offer right now. I hope that you understand and you may also send a feedback to Google about supporting web hosting. You may visit : http://www.google.com/tools/feedback/intl/en/learnmore.html

If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

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Red
The Google Support Team

googmess3Mon message suivant est plus pressant déjà :

I do not want to be aggressive and I have great respect for what google does overall but … but your responses are completely useless!
I just wonder where is stated that the web hosting support is arrested for GDrive and you are unable to point it out!
One would think that this is stated nowhere and it is an arbitrary decision on your part …
I hope all the same he will find someone to take my request seriously and give me a serious answer, finally.
Regards.
Mais la dernière réponse est du même acabit :

Hi Lefebvre,

Thanks for the reply.

Once again, my apologies for the inconvenience. For the moment the feedback link is just our best option. I hope you understand.

If you have any more questions, please reply to this email. I’m happy to help!

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Red
The Google Support Team

googmess4Bref, on (Google) a décidé d’arrêter cette fonction. On est incapable d’expliquer où on a prévenu (si même on a prévenu), mais on espère que notre absence de réponse vous a rendu heureux d’avoir contacté le support… Comme devais-je le prendre ?

Peu importe puisque j’ai passé ensuite deux semaines assez tendues où j’ai été obligé de migrer en catastrophe plus de 600 fichiers sur un de mes serveurs privés équipé de Filezilla (version serveur). Encore heureux qu’on ait pu mettre cela en place rapidement grâce à notre sysadmin hors pair !

Moralité : seules les solutions open source sont pérennes (les grands projets au moins) et seules ces solutions devaient être utilisées par moi, par vous, par tous. Bien entendu, je ne pense pas vous convaincre avec ma petite mésaventure, mais, honnêtement, je ne pouvais pas garder cela pour moi, sous silence. Peut-être que ce récit va éviter à l’un ou à l’autre de se faire avoir par Google et consorts dans une situation du même type.

D’un mal peut sortir un bien et, pour ma part, la leçon a porté : je vais consacrer ce début d’année à me sortir de toutes les dépendances que j’ai avec ces acteurs : terminé Gmail, Facebook, Youtube et autres. Cela va me prendre un peu de temps et, dans certains cas, ça ne sera pas très pratique, mais si je me laisse tromper plusieurs fois, alors je mérite ce qui m’arrive !

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