Dans la série « les plus grands escrocs sur le plan intellectuel », aujourd’hui, Freud et Marx.

Il n’y a plus qu’en France que Freud est encore (et pour combien de temps ?) un grand personnage. Partout ailleurs, on a compris que ce n’était qu’un plaisantin, certes assez doué.

Aux USA par exemple, Freud est complètement ignoré, remis à sa vraie place, celle d’une escroquerie qui ne peut duper que les naïfs et les dogmatiques. Il suffit de lire le livre de Michel Onfray (voir à http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2011/115/onfraysaintmartin.htm, excellente critique de l’ouvrage « Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne ») pour se dire que la France va bientôt regarder Freud comme il se doit : un imposteur.

Penchons-nous plutôt sur le cas de Marx qui garde sa statue plus ou moins intacte en dépit des années et des contradictions de l’Histoire…

Voici un extrait de ce qu’on peut lire à http://www.scienceshumaines.com/les-intellectuels-et-le-marxisme_fr_12207.html et qui me parait tout à fait juste à ce propos :

L’opium des intellectuels

« Cherchant à expliquer l’attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties (…), je rencontrai d’abord les mots sacrés : gauche, Révolution, prolétariat. » En 1955, Raymond Aron publie L’Opium des intellectuels.

L’ouvrage est un essai anticlérical : en retournant la formule marxiste de l’opium du peuple, Aron démonte les mécanismes de la religion séculière que représente à l’époque le marxisme.

Au fondement, il y a une mythologie. Le mythe de la Révolution « sert de refuge à la pensée utopique ». L’universalité et la « grandeur » de la Révolution française fascinent, et justifient le parallèle avec la Révolution russe. Le mythe de la gauche éternelle permet de masquer les incessants affrontements entre Jacobins et Girondins, communistes et socialistes… Aron s’attaque aussi au fonctionnement de ces croyances. Les intellectuels pensent comme des hommes d’Église : infaillibilité du parti, idolâtrie de l’Histoire… Non sans ironie, Aron décrit par exemple le « paradis des intellectuels » (la France), et leur « enfer » (les États-Unis).

Le marxisme serait donc une religion qui a échoué. Mais pourquoi ce dogme si séduisant aux yeux d’un grand nombre était-il voué à l’échec ?

Tout simplement parce que Marx a érigé en dogme la supposée conscience politique du prolétariat. En élargissant, on pourrait même écrire « l’intelligence des masses ». Or, et c’est là qu’est le vice, les masses ne sont précisément pas intelligentes. Au mieux bovines, souvent hargneuses et quelquefois violentes (bêtement violente, dans les deux sens du terme…).

À partir de là, tout le reste de la démonstration s’effondre ce que l’Histoire dans ses différents épisodes s’est empressée de confirmer !

2 réflexions au sujet de « Dans la série « les plus grands escrocs sur le plan intellectuel », aujourd’hui, Freud et Marx. »

  1. Il n’est guère possible de mettre Freud et Marx sur le même plan. Freud un pur escroc et pas seulement intellectuel puisqu’il à été jusqu’à inventer des patients et Marx un pur penseur qui certes a pu faire des erreurs mais qui à mon avis à surtout été bien souvent mal compris et mal interprété.

    Ceci dit ne comptez pas sur moi pour vous donner les bonnes interprétations, je n’ai pas cette prétention, mais d’après ce que je crois savoir, tout un pan de sa pensé qui explique le fonctionnement du capitalisme est toujours complètement valide.
    Il ne faut pas confondre la pensée de Marx et le marxisme et encore moins avec l’URSS ou même le PC, cela reviendrait à confondre la parole de Jesus avec le Vatican ou celle de Coluche avec le business actuel des enfoirés ou encore celle de De Gaule avec le Sarkozisme (Gauliste parait-il :D).

  2. Hum, comme d’habitude, ta contribution est intéressante. Je ne prétendais pas mettre Freud et Marx tout à fait sur le même plan (même s’ils sont tous les deux de plein-pied dans la catégorie « escrocs » selon moi) mais il était important de d’insister sur l’erreur fondamentale du marxisme lié aux masses. Ceci dit, il est vrai que la contribution de Marx à l’analyse historique est, sinon valide, au moins intéressante.

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