Une petite analyse des ventes mensuelles de mes livres

Comme je me doute que vous aimez tout savoir, tout connaître, je vous livre tous les secrets de ma modeste arrière-boutique !
Cette fois, laissons de côté le style d’écriture ou les affres de la panne d’inspiration, on va parler chiffres… Et ces ventes mensuelles, elles se situent à quel niveau, hein ?

Rien de très spectaculaire, on reste dans le modeste, on plafonne à quelques centaines d’exemplaires y compris dans une descente avec le vent dans le dos… Pas de quoi jouer les évadés fiscaux donc. Déçu ?
Allons, soyons raisonnables, très peu de gens parviennent à vivre de leurs écrits en France, c’est ainsi. Mais, aussi modestes qu’ils soient, mes chiffres de ventes sont tout de même significatifs… Suivez le guide.

Précédemment, mes ventes mensuelles oscillaient entre 100 et 200 exemplaires par mois, pas plus. Et puis, en avril 2013, j’ai pu enfin franchir la barre des 300 exemplaires et, encore mieux ce mois-ci, la barre des 400 (432 en tout à l’heure où je rédige ces lignes). D’où vient donc cette soudaine accélération ?
En fait, ce sont les livres sur Montessori de ma femme qui tirent les chiffres vers le haut. Mais comme je suis à la fois « le nègre » (un peu de rewrite ça et là) et l’éditeur (beaucoup de travail pour publier puisque je m’occupe de tout, y compris des couvertures) de mon épouse, j’ai décidé que je rangeais ses ouvrages sous ma bannière… C’est toujours cela de gagné !

Là où ça devient intéressant, c’est de détailler comment se répartissent ces 432 ouvrages vendus… Voyons tout d’abord les ventes au format papier : elles représentent 192 ventes, tous titres confondus. C’est pas mal et c’est même plus qu’avant proportionnellement. C’est le grand retour du papier alors ?
Non, c’est simplement depuis que j’utilise Createspace plutôt que Thebookedition comme service de « print on demand ». Createspace présente deux avantages majeurs : 1- c’est moins cher que tous les autres et ça permet donc de proposer des livres à des tarifs plus attractifs 2- ça permet de mettre en vente sur Amazon et, ça aussi, ça compte !

Et je me rends compte que, pour certains publics, le papier reste incontournable. Les livres sur Montessori en particulier, se vendent bien plus au format papier qu’au format numérique alors que c’est le contraire pour les autres titres. Un exemple pour illustrer cette différence : notre dernier livre, « Le miroir brisé des réseaux sociaux« , s’est vendu à 185 exemplaires pour son premier mois de publication (un bon début selon mes standards !) mais seulement 39 étaient au format papier.

Autre fait intéressant (mais pas surprenant), c’est la prédominance d’Amazon sur les ventes au format numérique. Mes ventes de titres au format Kindle représentent 198 des 237 ebooks écoulés… Le reste, au format ePub se répartit entre Kobo, la Fnac et iTunes (avec une faible majorité en faveur de la plateforme d’Apple).

Voilà, vous savez tout. J’en tire les leçons suivantes : il faut avoir plusieurs titres à proposer car les ventes fluctuent beaucoup d’un mois sur l’autre et les uns (en forme) compensent alors les autres (en peine). Utilisez des outils de promotion (comme l’excellent mykindex) est utile mais il ne faut pas en abuser (sinon, on en devient accro et ça finit par coûter cher !).

2 réflexions au sujet de « Une petite analyse des ventes mensuelles de mes livres »

  1. Bonjour Alain,

    Vos ventes au format papier sont vraiment excellentes, quasi 200 exemplaires, c’est super !

    Félicitations.

    Amitiés,
    Sébastien

  2. Bonjour,
    Votre analyse est intéressante, car nous n’avons pas du tout le même retour. Pour nos romans, nous vendons vraiment très peu de livres: de l’ordre de 1%. Sans doute parce que ce sont des ‘gros’ bouquins (400 et 600 pages), et que du coup leur prix est plus élevé que 10 euros (15 et 19 euros). Nos ebooks ont pourtant bénéficié d’une bonne mise en valeur dans le top 100. Les versions papier se vendent sans doute mieux lorsqu’il ne s’agit pas de fiction, et qu’ils ne coûtent pas trop cher.

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