Mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas » en est à sa 4ème édition !

Après un gros travail de corrections (merci à Lysoute !), la 4ème édition de mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas » est désormais disponible !

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Je considère que c’est mon travail d’auteur de toujours améliorer la qualité des ouvrages déjà parus avant d’en publier d’autres. En ce moment, toujours avec Lysoute, je travaille sur une grosse mise à jour des tomes 1 & 2 de « Perdu dans le temps« . Je sais que beaucoup préférerait que j’avance sur l’écriture du tome 3 mais il y a un temps pour tout…

Le projet « Freedom machine » a son blog !

J’ai toujours un ou même plusieurs projets de livres en cours. Celui qui progresse le plus en ce moment (pas assez à mon goût mais on va pas commencer à se plaindre dès le début du post, hein !), c’est « Freedom Machine« .

De quoi s’agit-il ?

D’un livre sur la moto !
La pratique de la moto, son évolution et pourquoi sa découverte peut vous être bénéfique… EN effet, si vous voyez la pratique de la moto comme « un truc de fou pour les fous », ce livre a l’ambition de vous faire changer d’avis et de finir par vous dire « tiens, je devrais essayer peut-être… ». Surtout si, comme moi, vous commencez à entrer dans les périodes où « on prend de l’âge », tout ce qui vous permet de vous sentir jeune de nouveau est sans prix, n’est-ce pas ?

Eh bien, je l’affirme (et je l’explique dans cet ouvrage à venir), la moto permet de rester jeune… Intéressé(e) ?

La couverture du livre (la couverture est prête, reste à finir le livre !). La photo a été prise en Floride, la moto est une BMW R850R.

La couverture du livre (la couverture est prête, reste à finir le livre !). La photo a été prise en Floride, la moto est une BMW R850R.

Je vous invite à découvrir ce blog qui doit permettre de patienter en attendant que le livre soit disponible (dans quelques mois, si tout va bien…).

3ème édition de mon livre sur le SimRacing

Oui, je sais, beaucoup d’entres vous vont dire « mais on s’en fiche de son bouquin sur les vroum-vroum virtuels, qu’il avance sur le 3ème tome de perdu dans le temps, bon sang ! » (ou quelque chose d’approchant…), non ?

La vérité est que, bien sûr, je préférerais annoncer le T3 de « perdu dans le temps » plutôt que la 3ème édition de « SimRacing » mais chaque chose en son temps… Déjà, je suis assez content d’avoir pu trouver un peu de temps pour boucler cette mise à jour importante que j’avais en tête depuis un bon moment. Bonne chose de faite donc.

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Ensuite, il est pour moi très important de montrer que lorsque je publie un livre, c’est toujours dans une perspective de long terme : il ne s’agit pas de faire un « one shoot » mais bien de faire évoluer l’ouvrage à travers des éditions successives. C’est ce que j’ai fait avec « cette révolte qui ne viendra pas« et « la malédiction des champions du monde de F1« , entre autres. Et c’est bien ce que j’ai l’intention de faire avec les autres. Donc, cette 3ème édition est une preuve de plus de mon engagement envers mes livres, s’il en fallait.

Revenons au SimRacing. Cette 3ème édition est l’occasion d’une « modernisation » du contenu et de la structure (par terminée d’ailleurs, la modernisation). Je vais continuer à faire des mises à jour régulièrement comme je l’avais fait pour la seconde édition (16 mises à jour entre mai 2012 et novembre 2013 !).

Pour le reste, laissez-moi encore un peu de temps et je vais finir de remonter à la surface pour reprendre mon travail d’écriture, le vrai…

Une pause dans mes projets de livres…

Je dois vous avouer que, en ce moment, je ne travaille pas sur mes livres, pas du tout…

Non pas que je sois devenu paresseux ou dégouté par l’écriture, non, rien de tout cela (heureusement, hein !). Tout simplement, depuis presque trois mois, je suis complètement et totalement mobilisé par la mise en place du LMS pour Montessori.fr.

J’espère pouvoir reprendre mon activité habituelle d’ici deux mois maximum.

Juste avant de plonger dans ce projet, j’ai participé activement à la traduction du livre de Grant Cardone « Vendre ou perdre », ce qui s’est avéré être un projet très prenant lui aussi.

Bref, ça fait donc des mois que je n’avance pas sur le tome III de « Perdu dans le temps », ni sur mes autres projets (dont je parlerais quand j’aurais avancé dessus, justement…). Si j’étais un écrivain connu dont les créations sont attendues, cette « pause » aurait une certaine importance. Mais, vu mon statut, je ne vous fait part de cette situation juste au cas où…

Auteur/lecteur : un échange de qualité qui fait du bien !

Je n’ai pas autant de lecteur que je le voudrais mais, au moins, ceux qui m’écrivent me montrent qu’ils sont des lecteurs de qualité. Qu’est-ce qu’un « lecteur de qualité » ?

C’est celui qui a compris votre démarche et qui en fait une analyse exacte dans son commentaire. Et quand on peut lire un échange comme celui que j’ai reproduit ici, on se dit que, finalement, on a bien de la chance d’avoir réussit à intéresser ce type de personne…

Voici un extrait d’un échange par email que je viens d’avoir avec Ivan Wellesz (lui-même auteur d’un livre technique, que je ne connaissais pas avant) :

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Bonjour,

Une liste de suggestions et d’interrogations concernant la tournure de quelques phrases relevées pendant ma lecture de « Perdu dans le temps » (version Kindle – emprunté Premium – pas de remboursement attendu !)

(Dommage que les ‘notes et signets’ ne puissent pas être sortis de la liseuse. Par bonheur, ma motivation à contribuer aura été largement suffisante pour prendre le temps de les recopier dans ce courrier… preuve que j’ai apprécié la lecture de l’ouvrage.)

 

… (j’ai viré ici les suggestions de corrections mais je peux dire qu’il y en avait un paquet que je suis justement en train d’appliquer à « Perdu dans le temps » pour le mettre à jour).

 

Et j’en ai sans doute laissé un peu pour vos autres lecteurs 😉 En tout cas, j’en ai vu souvent plus dans bien d’autres ouvrages qui ne bénéficient pas du passage entre les mains des correcteurs professionnels auxquels les éditeurs ont recours. Et je suis toujours aussi étonné du nombre de fautes que je relève dans mes propres messages. On ne se méfie jamais assez de ces parasites  🙂

Je pense qu’il n’est pas nécessaire que j’en rajoute pour que vous sachiez que j’ai vraiment apprécié la lecture de votre roman. Si ça n’avait pas été le cas… Je vous souhaite donc tout le succès que vous ne manquerez pas d’obtenir avec les suites que vous lui préparez et toute autre invention que vous pourriez manigancer pour rafraichir le genre bien trop pollué par la marchandisation cinématographique.

En passant, je tiens à exprimer ma préférence pour le tome 1 qui se démarque par son optique intimiste. On se prend bien au jeu en cherchant à imaginer comment on se sortirait d’un tel pétrin… Cet intérêt bien particulier vient justement du fait qu’il n’y a pas (encore) de réponse formatée dans ce scénario par une « culture » induite par les lectures précédentes.

Bien joué! J’espère que vous saurez trouver le moyen de suivre ce filon aussi loin que possible.

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Merci pour ce message qui fait vraiment plaisir !
D’autant que j’ai là de quoi améliorer mon livre…
J’ai bien compris que vous aviez préféré le T1 et c’est pratiquement le cas de tout le monde… Quelque part, ça me rend un peu triste que le T2 ne soit pas plus apprécié car le pauvre est nécessaire : sans lui, pas de saga !
En effet, le tome un se suffit à lui-même mais j’ai trouvé dommage de ne pas lui offrir un horizon un peu plus large car, évidemment, je n’avais pu mettre dans ce premier volume tout ce que j’avais en tête… Donc, l’idée d’une saga était séduisante. Mais, pour autant, je ne voulais pas simplement « prolonger » le T1 et décliner ainsi des « épisodes » des aventures de Vincent (cela aurait pu plaire à de nombreux lecteurs mais ce n’est pas ce que je cherche… Ce que je veux, c’est explorer le genre en y apportant quelque chose de neuf, si possible).
Et, bien sûr, ce n’est pas sans risque car voilà que l’histoire qui semblait basé sur le voyage dans le temps (un thème classique dans la SF) se transforme en une histoire sur les mondes simulés (virtuels mais pas « à la matrix » quand même).
Donc, il s’agit bien d’une vraie lutte pour moi : tenter de séduire quand même les lecteurs mais en allant résolument dans une direction que personne n’attend (pire, que personne ne demande !).
Bref, pardon pour ce bavardage mais c’est rare de trouver une « oreille avertie » en fait alors, j’en profite.
Pour vous remercier de ce remarquable effort, laissez-moi au moins vous offrir deux autres ouvrages de ma plume : « un auteur à succès » et « Hacking » en espérant que cela vous plaise également et sans demander le même examen, of course !
Bonne journée et encore merci.
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Bonjour Alain,Merci pour les exemplaires de Hacking et Un auteur à succès (téléchargés et bien accessible sur mon Kindle).Votre réponse m’encourage à gratter un peu plus ce qui m’a pénétré pendant la lecture du premier tome, et comment je pourrait imaginer en voir la substance déclinée dans le deuxième.

Je retiens bien la démarche qui motive la mise au point d’un mécanisme propre à recevoir toute une série d’histoires possibles et qui resteraient encore à inventer. D’un point de vue tout-à fait personnel, ma (plutôt longue) vie d’informaticien m’a fait apprécier tout particulièrement ces heureuses situations dans lesquels des débouchés inattendus avaient été rendus possibles simplement par la justesse des prémices qui les ont fait advenir. La meilleure surprise vient quand ça s’emboite parfaitement alors que ce n’avais absolument pas été fait pour. On est alors tenté de conclure qu’on aurait eu une sorte d’inspiration. Mais comme je refuse obstinément de croire aux miracles, je préfère analyser ces phénomènes en cherchant à comprendre comment il se fait que ça se soit aussi bien passé…

J’ai effectivement préféré le premier tome à la suite. Si cette suite prolonge l’exploration les différentes réalités, elle se détache aussi distinctement des soucis particuliers du seul personnage auquel le lecteur s’est identifié pendant la première partie. Peut-être que le passage entre la situation solitaire d’un Robinson du temps vers un univers d’intrigues et de manipulations est un peu trop contrasté.

Mais c’est moins par manque de vouloir se prêter à suive l’intrigue que par la frustration de n’avoir pu explorer d’autres situations bizarres. La suite semble se « normaliser » plus ou moins pour devenir un terrain favorable à des intrigues plus orthodoxes. D’autant que je ne peux s’empêcher de penser que l’auteur aurait été tout à fait capable de nous en concocter des bien gratinées.

Bien entendu, mon avis ne prétend à rien d’autre que l’expression d’un ressenti personnel. Chacun apporte à ses lecture les compléments que son imaginaire est disposé à lui fournir. Ce qui fait que le scénario de l’auteur devra passer par toute une collection de prismes plus tordus les uns que les autres. Mais si vous avez relevé une constante en faveur du premier tome, la piste intimiste pourrait être bienvenue pour agrémenter la suite.

Un lecteur largué par la complexité d’une intrigue ou le nombre de personnages devrait pouvoir être repêché par l’illustration de circonstances pratiques, aussi terre à terre que possible. Pour préciser l’idée, j’y verrai bien des situations délicates du genre, un téléphone portable ou un billet de 50€ qui tombe d’une poche en 1980 ou une montre digitale oubliée au poignet et comment ces objets pourraient être reçu. La touche de concret apportée par l’échange de billets devenus des pièces de collection m’accroche bien plus que les effets spéciaux dans les films hollywoodiens.

Je tiens à dire que je fais bien souvent partie d’une minorité, comme beaucoup sur cette terre, je suis donc un très mauvais représentant de vos futurs clients. Alors prenez garde à ne pas accorder une trop grande importance à mes opinions 😉

Je vous souhaite un bonne soirée,

Ivan

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Merci encore Ivan pour cet échange. Que cela puisse vous encourager à tous prendre contact avec moi car j’adore les échanges avec les lecteurs (comme tous les auteurs je suppose…). Et ne soyez pas intimidé : j’accepte tous les commentaires du moment qu’ils sont sincères et constructifs. Après tout, nous sommes dans cette affaire (écriture/lecture) pour nous faire plaisir, n’est-ce pas ?

Deux bonnes nouvelles sur le front de mes livres… Pour moi, en tout cas !

Tout d’abord, les ventes de mes livres se maintiennent et c’est tout de même le plus important !
Les ventes sont bien aidées par le succès du dernier titre de Murielle : « Montessori pour les bébés » (que vous pouvez trouver à http://blog.montessori.fr/?page_id=1992).

Non pas que cela représente des revenus importants car ça veut d’abord et avant tout dire qu’on est lu… Et ça, ça compte, ça compte plus que tout même.

Si écrire des livres permettait de devenir riche, cela se saurait !
Mais, à de très rares exceptions près (et assez connues), ce n’est pas le cas. Même en vendant correctement (c’est mon cas) et même en étant auto-publié (c’est aussi mon cas), le niveau des revenus n’équivaut toujours pas à un SMIC, c’est dire…

Bref, cette précision étant faite, je suis tout de même heureux d’annoncer que mes ventes (cumulées) de livres auto-publiés viennent de passer le cap des 7000 exemplaires (pour mémoire, j’avais publié dernièrement le détail de mes statistiques dans ce domaine, voir à http://www.alain-lefebvre.com/?p=1894). C’est toujours agréable de franchir ce genre de seuil mais, promis, je ne fais plus auto-triomphalisme avant de passer la barre des 10 000 !

L’autre bonne nouvelle, c’est le commentaire que mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas » vient de recevoir sur Amazon.fr dernièrement. Ce commentaire n’est pas seulement agréable (une bonne critique a un effet euphorisant, presque aussi fort qu’une critique négative est déprimante…) mais il montre également que ce lecteur a parfaitement compris mon propos… Ecrire pour des lecteurs de cette trempe, c’est un honneur et un plaisir.

La critique en question est visible à http://www.amazon.fr/product-reviews/B005HDX45S/ref=dp_top_cm_cr_acr_txt?ie=UTF8&showViewpoints=1

Mon rôle en tant « qu’éditeur »…

En tant qu’auteur auto-publié totalement intégré (ouf !), je suis également capable de jouer le rôle d’éditeur pour les livres des autres. Je ne le fais pas régulièrement, ce sont plutôt des exceptions, soit parce que je collabore à un titre en tant que co-auteur (comme pour notre livre sur l’histoire de l’informatique avec Laurent Poulain ou, plus récemment, « Le miroir brisé des réseaux sociaux » avec François Liénart), soit parce que je m’occupe de publier les livres écrits par Murielle, mon épouse.

Et, justement, elle vient de terminer son 4ème ouvrage : Montessori pour les bébés. Ce nouvel ouvrage a été l’occasion d’un vrai travail d’équipe puisque Quentin, notre fils aîné, a contribué avec des illustrations et nous avons également intégré la préface de Bernadette Moussy. De mon côté, mon apport est strictement « technique » : j’ai composé la couverture, je me suis occupé de la mise en page et j’ai contribué aux phases (nombreuses !) de corrections. Ensuite, il s’agit juste de générer les fichiers et de les poster sur les différentes plateformes de publication.

Eh bien, même cantonné dans ce rôle « technique », sortir un livre représente une somme de travail significative et, bien sûr, pendant ce temps-là, mes propres projets sont mis entre parenthèses… Car l’investissement requis ne permet pas de se disperser sur plusieurs projets à la fois ; lors de la phase finale, vous n’avez plus qu’une idée : c’est d’en avoir terminé avec le projet en cours qui devient complètement obsédant !

Il y a typiquement un « effet tunnel » lors de cette période intense : plus rien ne compte tant que ce n’est pas enfin fini. Même si ce n’est pas vraiment un de mes livres (je n’en suis pas l’auteur, c’est très clair), je ne peux m’empêcher de considérer qu’il s’agit tout de même d’une de mes créations et cela me permet de comprendre le type d’attachement que ressentent les éditeurs pour les ouvrages qu’ils ont contribué à faire naître… Et là, on réalise que les éditeurs sont encore plus mal compris que les auteurs et ce n’est pas peu dire !

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Parlons chiffres : 42 mois de ventes de livres auto-publiés

Je viens de passer 4 jours pleins à compiler les chiffres de ventes de mes différents ouvrages auto-publiés. En tout, ça représente 42 mois de vente (les premières ventes remontent à mars 2010 sur la Kindle Store d’amazon.com pour « Perdu dans le temps ») répartis sur 19 ouvrages (j’ai inclus dans ces stats les ouvrages de mon épouse que j’ai édités et dont je m’occupe de leur bonne distribution…). Cela m’a pris autant de temps car aucune plateforme ne présente ses chiffres de la même façon et, pour dire les choses comme elles sont, ce n’est jamais complet ni facile à lire… Bref, je suis allé à la pêche, convertir, normaliser et additionner le tout (qui figure désormais dans une feuille de calculs géante sous Numbers dont je suis assez fier…).

Alors, ça donne quoi ?

Vous voulez LE chiffre là, tout de suite ?
OK, j’ai vendu (je ne compte pas les diffusions gratuites, ça fausse les stats !) 6563 livres sur cette période, tous les ouvrages confondus. Selon votre perception et votre connaissance du milieu, ça vous paraîtra beaucoup ou peu… Je peux dire que c’est moins en volume qu’à travers les différents éditeurs avec lesquels j’ai collaboré (mais, avec eux, c’était sur une plus longue période) mais, en revanche, ça représente bien plus en matière de gains (car les éditeurs se réservent la part du Lion alors que l’auto-édition me permet de récupérer jusqu’à 70 % du produit de la vente de chaque livre…).

Ce que je peux d’ores et déjà déduire de cet effort, c’est qu’Amazon écrase tous les autres et ce, assez largement. Sur ces 6563 livres, 5399 ont été vendus via Amazon dont 4229 sur les différentes Kindle Stores du géant Américain (et 1130 au format papier fabriqué par Createspace mais diffusé ensuite par amazon). À côté de cela, les 935 ouvrages écoulés par Immatériel sur les autres plateformes numériques (Fnac, Kobo, iBook, etc.) font pâle figure… Au début, il est naturel de vouloir que ses livres soient présents et disponibles partout, le plus largement possible. Mais, au regard de ces chiffres, on s’aperçoit que ça ne sert pas à grand-chose : à part quelques (rares) exceptions, la plupart de mes titres s’écoulent correctement sur amazon et presque pas sur les autres.

Conclusion, il me semble que le Kindle a déjà gagné la première manche, assez largement d’ailleurs. Le livre papier est toujours présent pour certains titres, pas du tout pour d’autres (comme quoi ça dépend bien du public visé). Pour ce qui est de la diffusion sur papier, je suis bien content d’être passé de Thebookedition à Createspace puisque j’ai vendu plus avec ce dernier en 11 mois (1130 ex.) qu’avec le premier en 42 mois (154 ex.)… Ici, c’est la différence de prix qui joue à fond (Createspace permet de fabriquer pour moins cher et donc de proposer des livres moins coûteux).

Il n’y a pas d’échec, il n’y a que des abandons !

« Il n’y a pas d’échec, il n’y a que les abandons ». Cette citation est attribuée à Albert Einstein. Je dois dire qu’elle reflète bien mon état d’esprit du moment : ne jamais renoncer. Et c’est justement ce que j’ai fait en publiant la seconde édition de mon recueil « Un auteur à succès« . Dans cette seconde édition, j’ai remplacé une des nouvelles qui était un peu faible (l’homme le plus riche du monde) par un tout nouveau récit que j’aime bien (la tour de fer). Jusqu’à présent, je dois avouer que, ce recueil « un auteur à succès » n’a justement pas été un succès !

Mais ce n’est pas pour autant que je vais abandonner la partie, au contraire !
J’ai pour principe de faire évoluer mes livres, de les corriger, de les enrichir et donc de publier des nouvelles éditions de mes ouvrages dès que possible. C’est ce que je viens de faire pour ce dernier et c’est également ce que j’ai fait pour tous les autres ou presque.

Car il faut du temps pour qu’un livre trouve son public. Par exemple notre livre sur l’histoire de l’informatique, rédigé avec Laurent Poulain, lorsque nous l’avons publié il y a maintenant presque trois ans, les débuts ont été très décevants. Et puis, petit à petit, ce livre a fini par trouver un lectorat. Du coup, aujourd’hui, je suis motivé à le mettre à jour, à en faire une seconde édition même si cela représente un travail considérable.

L’écriture n’est pas une activité spectaculaire et l’édition est une activité à long terme. Une fois qu’on a compris ça, on vit plus facilement les aléas et les évolutions de ce travail.

Mise à jour de « Cette révolte qui ne viendra pas »…

Je viens de mettre en ligne la 3ème édition de mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas« . Au sommaire de cette nouvelle édition : l’ajout d’illustrations (une vingtaine) et quelques textes supplémentaires dans la 3ème partie ainsi que dans la conclusion.

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Un exemple de l’intérieur du livre avec les illustrations…

J’en ai profité aussi pour mettre à jour la couverture de la version papier (réalisée sur Createspace) que voici (en version « dépliée », manque juste le code-barre) :

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Soyons franc, ce livre n’a pas connu un succès éclatant : il s’est vendu à moins d’une centaine d’exemplaires. C’est donc un contenu minuscule qui n’a pu voir le jour que grâce aux conditions permises par l’auto-édition, l’impression à la demande et la distribution numérique. Cependant, ce n’est pas diffusion qui fait la valeur à mes yeux. Chaque livre est une démarche, une expression et c’est pourquoi je tiens à le garder bien vivant en le mettant à jour ça et là.

Ces derniers temps, j’ai eu quelques occasions de me pencher sur la notion de succès en tant qu’auteur en constatant que les efforts de Thibault Delavaud et d’Hervé Heurteubise semblaient enfin rencontrer un certain écho. J’en suis sincèrement content pour eux car il s’agit d’auteurs talentueux et je me dis que si eux ont pu voir leur talent reconnu et récompensé, mon tour viendra, forcément…

Ceci dit, le succès peut aussi être amer… Quand je lis ce par quoi est passé Georges RR Martin (l’auteur de la série « Games of Thrones »), c’est clairement pas le type de succès que j’ai envie de vivre… Merci bien !

Un dernier mot sur « Révolte » : si vous aviez déjà acheté un exemplaire des éditions précédentes, envoyez-moi un message et je me ferais un plaisir de vous envoyer celle-ci (au format numérique, of course !).

Auto-édition et questions technique, un témoignage…

Il y a longtemps que je voulais écrire sur Scrivener et les raisons de mon choix de cet outil… Finalement, c’est Pascal de MyKindex qui m’a donné l’occasion de le faire !

à lire sur http://www.mykindex.com/autoedition-particularites-production-multicibles/

Un extrait de « Cette révolte qui ne viendra pas »…

Voici de nouveau un extrait de mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas » (dont je suis en train de préparer une 3ème édition…). Cette fois, il s’agit d’une partie de la conclusion :

Mon plan pour redevenir un être humain

Étape 1 : éteignez la télé. Oui, il le faut et définitivement. Non, il n’y a pas une seule chaîne qui mérite d’échapper au couperet. Éteignez la TV, débranchez le cordon et rangez-la à la cave sinon à la déchetterie.

Étape 2 : éteignez la radio. Mais oui, elle aussi. Non, il n’y a pas non plus, hélas, une seule station qui mérite d’échapper au couperet. Même France Culture est en chute libre et les exceptions genre « là-bas si j’y suis » sont trop rares pour que le « poste » mérite d’échapper à la casse.

Étape 3 : si vous le faisiez encore, arrêtez de lire les journaux. Là encore, hélas trois fois hélas, rien ne mérite d’échapper au feu ou, au moins, à la poubelle. Quand on voit où sont tombés des quotidiens comme « Le Monde » ou des hebdos comme « L’Express », ça permet de comprendre où nous sommes rendus, tout en bas. Inutile donc de perdre du temps avec ces torchons.
Pareil pour les sites Web, même des nouveaux titres comme Rue89. Ils ont montré maintes fois leur collusion avec les organes de propagandes officiels et ne servent donc qu’à relayer la pensée unique et le politiquement correct, à fuir !

Étape 4 : refusez les contraintes obligatoires genre vaccinations, habituez-vous à appliquer la désobéissance civile quand c’est nécessaire (et ce réflexe risque de se multiplier à l’avenir).

Étape 5 : remettez en cause les évidences qu’on vous a inculquées pendant des années, habituez-vous à penser par vous-mêmes (sinon, d’autres le feront à votre place… Pour la plupart, c’est déjà en cours). Revisitez l’histoire (qui est une sorte d’actualité passée, une analyse correcte de l’histoire passée permet de mieux comprendre l’actualité présente) et vous percevrez mieux combien les mensonges d’hier ressemblent à la propagande d’aujourd’hui.

Une fois que ces cinq étapes seront franchies, respirez à fond et souriez : vous êtes redevenu un être humain, un vrai. Et personne, aussi habile et mal intentionné soit-il, personne ne pourra vous retirer cela.

Interview au sujet des réseaux sociaux…

Il a quelques semaines, j’ai été contacté par Léo Sestier qui voulait réaliser une interview de votre serviteur dans le cadre d’un mémoire pour un master (un étudiant donc).

J’ai accepté, l’interview a eu lieu (via Skype) et Léo a été assez aimable de m’en envoyer la transcription… Voilà donc cet entretien presque in extenso (j’ai simplement viré la partie finale où Léo me demandait d’évoquer 6nergies…) :

Que pensez vous des réseaux sociaux ?

“Je viens d’écrire (avec François Liénart) un livre sur le sujet :  “Le miroir brisé des réseaux sociaux”.

Aujourd’hui ce qu’on constate, c’est que la masse à rejoint les réseaux sociaux, c’est à dire le grand public. On parle maintenant de plusieurs millions d’utilisateurs et nous ne sommes plus sur une population pionnière de personnes qui ont rejoint les réseaux sociaux parce qu’ils étaient convaincus de ce que ça pouvait leur apporter. On est réellement dans un mouvement de masse et un mouvement de masse se caractérise toujours par le “suivisme”.

Un utilisateur rejoint les réseaux sociaux non pas parce qu’il est convaincu que ça peut lui apporter quelque chose, mais parce que ça existe et qu’il en a entendu parler et qu’il ne veut pas être le dernier à en profiter.

Du fait de la présence de cette masse, l’intérêt des réseaux sociaux a changé du tout au tout. La masse est constituée d’une population nombreuse et variée, c’est le point positif. Le point négatif, c’est que les contenus qui sont disponibles sur ces réseaux sociaux sont d’une médiocrité affligeante.

Ce qui est intéressant également, et qui est la deuxième évolution majeure des réseaux sociaux actuels, c’est qu’auparavant ils étaient centrés sur la fonction de connection et l’établissement d’une relation de vous à moi. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui, les réseaux sociaux étant centrés sur la publication de contenu.

Ce changement n’est pas neutre, il accompagne le comportement des masses qui ne cherchent pas à constituer un réseau ou à gérer des relations. Les utilisateurs ont simplement un comportement compulsif de partage et de consultation.

Le type de contenu est-il plutôt du partage d’informations venant de l’extérieur comme un article de presse ou du contenu personnel comme des photos ou des vidéos ?

Les deux. C’est d’ailleurs une surprise car les utilisateurs partagent des vidéos et des photos presque sans aucun filtre. C’est à dire qu’il y a un exhibitionnisme débridé, qui n’était pas prévu ni envisagé.

Quand je réfléchissais il y a 8 ans à l’évolution des réseaux sociaux et ce que cela allait apporter, on envisageait  qu’il y aurait  des problèmes avec la vie privée, mais on ne se doutait pas du tout que les gens eux même allaient créer ces  problèmes.

Pourquoi est on attiré par les réseaux sociaux ?

Il y a deux types de population, ceux qui sont attirés par conviction et tous les autres qui les rejoignent tout simplement parce que des personnes proches y participent. C’est du suivisme absolu. Cela respecte la règle des 80 / 20 et même et même des 90 / 10. C’est à dire que 90% des gens sont des suiveurs et seulement 10% agissent par conviction.

Le bilan actuel des réseaux sociaux est donc forcément négatif.

Est ce qu’il y a des fonctionnalités indispensables aux yeux des utilisateurs ?

Non, un service comme Twitter l’a bien prouvé, car c’est le niveau 0 de la fonctionnalité.

Pourtant cette plateforme connait un très grand succès. On voit bien qu’une absence totale de fonctionnalités n’est pas un problème. Aujourd’hui, pour que n’importe quel service ait du succès, la seule chose qui compte c’est le “momentum”.

Le “momentum”, c’est le mouvement, c’est le fait d’obtenir des utilisateurs, du volume. C’est la seule chose qui compte.

Trouvez vous qu’il y a des fonctionnalités manquantes sur les réseaux sociaux actuels ?

Cela dépend des plateformes. Sur Linkdin ou sur Facebook par exemple l’enveloppe fonctionnelle est très complète. Si on sait se servir de Facebook, ce réseau social est très bien. Je m’en sert beaucoup  mais je nettoie également beaucoup, je filtre au maximum. Les gens avec lesquels je suis connecté sur Facebook, je les élimine dès qu’ils publient un contenu de mauvaise qualité.

La fonctionnalité de partage de contenus est très intéressante, elle me permet par exemple de trouver du contenu auquel je n’aurais pas pu avoir accès autrement ou beaucoup plus difficilement. Facebook est également un outil marketing très intéressant pour faire de la promotion.

Quel est le meilleur modèle économique pour un réseau social ?

Sur internet que cela soit un réseau social ou non, il n’y a que deux modèles qui fonctionnent :

– La publicité, mais à condition qu’il y ait un volume de trafic très important.

On ne peut pas avoir de revenus si on a pas un nombre d’utilisateurs très élévé. Toutes les petites Start-up qui se lancent en imaginant qu’elles vont pouvoir se financer par la publicitié ne l’ont pas compris. C’est comme si un petit entrepreneur constructeur de pavillon pensait pouvoir construire un gratte-ciel.

Le modèle trafic/publicité est seulement pour quelques uns.

L’autre modèle est le modèle “Premium”. Il consiste à vendre des fonctionnalités supplémentaires et pas forcément au public principal.

Le meilleur exemple de modèle premium, c’est le site de petites annonces Craigslist.Il fait seulement payer la publication d’offres d’emploi aux entreprises. Celles-ci privilégient ce site car il est très fréquenté.

Il y a également un troisième modèle qui peut fonctionner, c’est l’abonnement. Mais il n’y a que deux types de sites qui sont arrivés à le faire fonctionner : c’est le Wall Street Journal et les sites pornographiques.

Pour vous, quelles sont les clés pour la réussite d’un réseau social ?

Comme aujourd’hui il est très difficile de faire un réseau social basé sur le volume, parce que la concurrence est intense et que ces services sont sur un déclin qualitatif, cela aura forcément un impact.

Facebook perd beaucoup d’adhérents aux Etats-Unis, chez les jeunes en particulier. Facebook a énormément de territoires à conquérir en dehors des Etats-Unis. Donc en terme de nombre d’utilisateurs cela ne risque pas de baisser.

Par contre le qualitatif va baisser en fonction du niveau de culture des utilisateurs et cela se ressentira sur les publicités. Les annonceurs qui vont vouloir s’adresser à des personnes un peu plus cultivées ne vont plus passer par Facebook.

Si on veut faire un réseau social aujourd’hui, c’est forcément un réseau social spécialisé et par thème. Le critère de succès c’est de choisir un thème pertinent et de parvenir à attirer du monde.

Est ce que les utilisateurs accordent une réelle importance au design et à l’ergonomie d’une plateforme ?

Non car ils ne sont pas capables de différencier un bon design d’un mauvais. Ils sont capables de s’adapter à n’importe quelle interface aussi mauvaise soit elle.

Par contre ils n’aiment pas que ça change.

J’ai beaucoup travaillé sur les notions d’ergonomie et d’expérience utilisateur mais je me suis rendu compte que cela ne faisait pas la différence.

On a beaucoup parlé du phénomène « big brother » avec les réseaux sociaux. Que pensez vous du fait de partager toujours plus votre vie en direct aux yeux des autres ?

Ma position est simple. Tout d’abord, les réseaux sociaux actuels c’est une des façons de gérer son identité numérique. L’identité numérique  ne se résume pas aux contenus que l’on poste sur les réseaux sociaux. L’identité numérique a plein de facettes. Par exemple, si on a sur Amazon une “Wishlist” (liste de souhaits) c’est une partie de notre identité numérique, parce que cette liste indique ce dont on a envie et dit quelque chose sur nous. Si on ne gère pas son identité numérique cela peut avoir des conséquences, parce que cela veut dire que soit on n’existe pas soit ce qui existe sur nous est quelque chose qui n’est pas maitrisé.

Le conseil que j’ai envie de donner, est qu’il faut gérer son identité numérique et poster des choses positives sur soi, c’est simplement une histoire de bon sens.

Avec l’aspect de l’instantanéité, il n’y a plus du tout de profondeur ni de durabilité. Tout doit être instantané, on n’a plus aucune patience et forcément il y a un moment où on va atteindre une limite.

Quel est l’avenir des réseaux sociaux selon vous ?

Les réseaux sociaux ont un grand avenir aux deux extrémités du spectre.

Les RS ont un réel avenir car ils vont être segmentés par domaines et donc ils vont intéresser les gens en fonction de leurs goûts, c’est le côté positif.

De l’autre côté les RS généralistes ont également un grand avenir, parce qu’aujourd’hui la masse les rejoint, même les plus “abrutis”. Ce qui représente beaucoup de monde et c’est monétisable. Si tous les cons du monde se donnent la main sur Facebook, c’est merveilleux !

Un réseau social qui voudrait voir le jour, doit-il utiliser les réseaux sociaux actuels pour fonctionner ?

Je crois que oui. Cela serait idiot de demander aux gens de recréer un nouveau profil, mieux vaut s’appuyer sur ceux existants sur les RS actuels.

C’est la même chose pour le partage de contenu pour se faire connaître ou le login.

C’est gênant de demander aux gens d’avoir un login différent.

Facebook peut aussi devenir une sorte de “hub”, de point central avec des services périphériques.

Faut-il une personnalisation augmentée pour les utilisateurs : par exemple la possibilité de pouvoir changer un fond, une couleur, une photo…

En théorie, on peut croire que c’est important de personnaliser, mais en pratique on voit que les services qui ne pratiquent pas du tout de personnalisation comme Facebook ou Google + rencontrent un vif succès et Myspace qui proposait d’organiser autant que possible sa page a eu un succès important dans un premier temps mais finalement s’est fait balayer par Facebook; Donc la personnalisation ne semblait pas si importante que ça.

C’est comme l’ergonomie, les gens n’y sont pas sensibles à priori, mais si vous retirez après coup des possibilités aux utilisateurs, ils ne vont pas être d’accord.

La réalité augmentée existe depuis plusieurs années déjà, pourtant peu de réseaux sociaux utilisent cette technologie (ex : Tagwhat qui permet de vous localiser, de donner votre avis sur les lieux, boutiques, resto, monuments…). Pourquoi selon vous ?

Cela ne fonctionne pas tant que ça, car les technologies évoluent toujours plus vite que les mentalités. C’est à dire que dans un premier temps les gens ne savent pas que cela existe et ne savent pas à quoi ça sert. La réalité augmentée, c’est voir le monde à travers le filtre de son mobile et donc recevoir des informations supplémentaires.

Cette technologie est pour le moment réservé aux “geeks”. Les gens normaux, la masse,  tant qu’on ne leur a  pas montré un cas concret d’usage, ils n’achètent pas.

Je vous propose une prédiction en terme de réalité augmentée.

La réalité augmentée connaitra son grand succès, le jour où il y aura un jeu de disponible avec.

Ce sera un jeu où on se servira de son mobile et de ses propres déplacements physiques pour transformer la réalité totale en terrain de jeu et pour intéragir avec d’autres utilisateurs qui utiliseront d’autres logiciels.

Par exemple le fait de tirer virtuellement des torpilles sur un autre utilisateur… Le but sera d’être capable de s’en approcher sans être détecté. A partir du moment où ce genre de chose commencera à exister et que les gens le verrons, il y aura un phénomène de feu de broussaille qui se manifestera. Quand les gens vont se rendre compte que 2 ou 4 personnes sur une place publique d’une ville de taille moyenne ou importante jouent à ça, ils vont tout de suite faire de même. Il y aura un effet de contagion, qu’on a d’ailleurs déjà vu dans le passé, par exemple avec la rapidité de la diffusion du téléphone mobile dans notre société.

Peu de personnes avaient réellement besoin d’un téléphone mobile, mais quand on a commencé à voir des gens dans la rue avec quelque chose à l’oreille, parlant en marchant, l’impact visuel a été extraordinaire. Tout le monde s’est dit, pourquoi pas moi. A partir du moment où une partie importante de la population possède cet objet, cela devient une course, il ne faut pas être le dernier à l’acquérir.

Donc en matière de réalité virtuelle ce sera pareil. Cette technologie sera utilisée pour les réseaux sociaux, mais aussi dans d’autres cadres.

On peut imaginer à terme par exemple que les panneaux physiques de circulation vont disparaitre car tout le monde aura un GPS.

La promotion via les blog de lecteurs (et lectrices aussi !)

Aux USA, les blogs de lecteurs de livres sont très répandus et très suivis aussi. Les bloggueurs sont donc très sollicités par les auteurs qui veulent faire connaitre leurs créations…

En France, il semble que cette pratique soit bien plus rare… Mais j’ai eu la chance de tomber sur le blog de Cécile « Canibalecteur » !

Cécile a donc eu la gentillesse d’accepter de lire mon livre « Perdu dans le temps » (tome 1 & 2) et d’en faire une critique, flatteuse… ça fait très plaisir bien sûr !

J’aimerais bien trouver d’autres blogs comme celui de Cécile… En connaissez-vous à me recommander ?

Une petite analyse des ventes mensuelles de mes livres

Comme je me doute que vous aimez tout savoir, tout connaître, je vous livre tous les secrets de ma modeste arrière-boutique !
Cette fois, laissons de côté le style d’écriture ou les affres de la panne d’inspiration, on va parler chiffres… Et ces ventes mensuelles, elles se situent à quel niveau, hein ?

Rien de très spectaculaire, on reste dans le modeste, on plafonne à quelques centaines d’exemplaires y compris dans une descente avec le vent dans le dos… Pas de quoi jouer les évadés fiscaux donc. Déçu ?
Allons, soyons raisonnables, très peu de gens parviennent à vivre de leurs écrits en France, c’est ainsi. Mais, aussi modestes qu’ils soient, mes chiffres de ventes sont tout de même significatifs… Suivez le guide.

Précédemment, mes ventes mensuelles oscillaient entre 100 et 200 exemplaires par mois, pas plus. Et puis, en avril 2013, j’ai pu enfin franchir la barre des 300 exemplaires et, encore mieux ce mois-ci, la barre des 400 (432 en tout à l’heure où je rédige ces lignes). D’où vient donc cette soudaine accélération ?
En fait, ce sont les livres sur Montessori de ma femme qui tirent les chiffres vers le haut. Mais comme je suis à la fois « le nègre » (un peu de rewrite ça et là) et l’éditeur (beaucoup de travail pour publier puisque je m’occupe de tout, y compris des couvertures) de mon épouse, j’ai décidé que je rangeais ses ouvrages sous ma bannière… C’est toujours cela de gagné !

Là où ça devient intéressant, c’est de détailler comment se répartissent ces 432 ouvrages vendus… Voyons tout d’abord les ventes au format papier : elles représentent 192 ventes, tous titres confondus. C’est pas mal et c’est même plus qu’avant proportionnellement. C’est le grand retour du papier alors ?
Non, c’est simplement depuis que j’utilise Createspace plutôt que Thebookedition comme service de « print on demand ». Createspace présente deux avantages majeurs : 1- c’est moins cher que tous les autres et ça permet donc de proposer des livres à des tarifs plus attractifs 2- ça permet de mettre en vente sur Amazon et, ça aussi, ça compte !

Et je me rends compte que, pour certains publics, le papier reste incontournable. Les livres sur Montessori en particulier, se vendent bien plus au format papier qu’au format numérique alors que c’est le contraire pour les autres titres. Un exemple pour illustrer cette différence : notre dernier livre, « Le miroir brisé des réseaux sociaux« , s’est vendu à 185 exemplaires pour son premier mois de publication (un bon début selon mes standards !) mais seulement 39 étaient au format papier.

Autre fait intéressant (mais pas surprenant), c’est la prédominance d’Amazon sur les ventes au format numérique. Mes ventes de titres au format Kindle représentent 198 des 237 ebooks écoulés… Le reste, au format ePub se répartit entre Kobo, la Fnac et iTunes (avec une faible majorité en faveur de la plateforme d’Apple).

Voilà, vous savez tout. J’en tire les leçons suivantes : il faut avoir plusieurs titres à proposer car les ventes fluctuent beaucoup d’un mois sur l’autre et les uns (en forme) compensent alors les autres (en peine). Utilisez des outils de promotion (comme l’excellent mykindex) est utile mais il ne faut pas en abuser (sinon, on en devient accro et ça finit par coûter cher !).

Une présentation de notre nouveau livre : slides et vidéo !

Notre dernier livre, « Le miroir brisé des réseaux sociaux » est en vente depuis peu mais celles-ci démarrent en flèche, preuve que le sujet intéresse !

Notre livre, N°3 dans le top 100 de la boutique Kindle !

Notre livre, N°3 dans le top 100 de la boutique Kindle !

 

Pour mieux présenter notre ouvrage, j’ai réalisé quelques slides et une vidéo… Les voici :

Nouveau livre « Le miroir brisé des réseaux sociaux » enfin en vente !

C’est fait : après trois mois et demi de travail intense avec mon complice François Lienart (co-auteur de cet ouvrage), notre livre est enfin disponible sur Amazon, iTunes et d’autres librairies online…

En effet, c’est le 16 janvier dernier que je lançais ce projet et, finalement, quatre mois et demi, c’est assez rapide pour un livre. Celui-ci n’est pas très gros (120 pages pour la version papier) mais il est très dense. Quoi qu’il en soit, c’est toujours une très grande satisfaction de pouvoir présenter le fruit de son travail !

Voici la présentation finale de ce livre, telle qu’elle est affichée sur les librairies :

Un livre choc qui tombe à pic : enfin un autre discours sur les réseaux sociaux!

Ces fameux réseaux sociaux ont rencontré une progression fulgurante (qui d’entre nous n’a pas au moins une fois entendu vanter la supposée « extraordinaire influence » de Twitter ?). Cependant, il semble qu’aujourd’hui nous sommes en train de vivre un tournant dans la perception que nous avons de ces « nouveaux services » : le temps de la déception est en train de se développer désormais. La déception devient flagrante, même fatigante (émergence des termes comme « Facebook fatigue »).

Dans les chapitres de cet ouvrage, nous avons tout d’abord fait un rappel du contexte afin de bien poser les éléments : le succès de ces services, l’historique qui a précédé et accompagné leur avènement et les usages qui s’en sont dégagés. Ensuite, nous sommes allés à la rencontre des utilisateurs français les plus visibles, les fameux « blogueurs référents », afin de recueillir leurs témoignages et de vérifier quelques hypothèses. À partir de là, il était facile de dérouler nos constatations : les usages et comportements négatifs s’accumulaient ; favorisés, encouragés voire même organisés par la nature même de ces services.

Nous mettons en avant des données chiffrées, des références extérieures et des graphiques qui permettent de mesurer l’ampleur de ces phénomènes. En d’autres mots, ce phénomène tourne à la farce : les blogeurs référents sont -souvent- ridicules, Twitter est surévalué, Facebook déborde de bêtises et le niveau des échanges constatés est -majoritairement- effarant de médiocrité !

On comprend alors pourquoi les comportements moutonniers sont si fréquents et comment hélas, cela risque de s’amplifier. Pour aller au-delà des critiques, nous proposons finalement une bonne manière de profiter de ces services de façon intelligente et modérée.

Et voici où vous pouvez le trouver :

Prix : 3€ (version numérique) et 9€ (version papier, 120 pages)

Vous pouvez également récupérer un extrait et acheter la version pdf de ce livre sur sa page dédiée

Les couvertures de notre livre...

Les couvertures de notre livre…

Livre papier ou livre numérique ? Les deux avec le « Bundle » (offre groupée) !

Alors voilà, j’annonce ici et maintenant qu’à partir d’aujourd’hui, tous mes livres auto publiés (et ça commence à en faire un paquet…) profitent d’une offre exclusive : le bundle !

Le « bundle », qu’est-ce que c’est ?

C’est très simple : si vous achetez un de mes livres au format papier, vous bénéficiez automatiquement de la version numérique de votre choix… Voilà tout. Plus besoin de choisir ou d’opposer l’un à l’autre : mes titres sont disponibles dans tous les formats pour votre confort de lecture. Et si vous achetez l’un, vous avez l’autre de plein droit, point.

Mieux, c’est même rétroactif !

Si vous avez acheté par le passé un de mes livres auto publiés (mon offre ne porte que sur ces livres-là, forcément !), prenez contact avec moi et je mettrais à votre disposition son équivalent numérique dans le format de votre préférence (pdf, epub ou kindle), simple !

Je vais mettre cela en place progressivement sur mon site dans les semaines à venir mais c’est déjà possible simplement en m’écrivant grâce au formulaire ci-dessous… Peut-être ne suis-je pas le premier à faire cela mais je pense que cette pratique a des chances de se généraliser car c’est ce que veulent les lecteurs : des livres faciles à lire, pas une guerre de religion absurde.

Mon livre « Publier sur iPad & Kindle » disponible gratuitement…

Voici la version figée de mon livre « Publier sur iPad & Kindle« .

Après une bonne année hors du circuit commercial (près quelques mois de vente, j’ai décidé d’arrêter la publication de ce livre parce que j’étais face à deux choix : soit le mettre à jour et le publier sous une nouvelle édition « revue, enrichie et corrigée »… Soit, le retirer de la vente, tout simplement. Pour rester en ligne, il aurait fallu le revoir en profondeur et, clairement, je n’en avais pas assez envie pour me lancer là-dedans. Donc, après seulement un an de présence « en librairie », je l’ai retiré de la vente début 2012), je remet ce livre à disposition de celles et ceux qui pourraient en avoir besoin (et vu les messages et commentaires que je vois passer sur ce blog, il semble que même s’il n’est plus à jour, ce livre peut encore être utile…), j’offre maintenant la version pdf de ce livre gratuitement.

Je n’ai effectué aucune mise à jour depuis que je l’ai retiré de la vente, il est exactement dans sa dernière version publiée. Il faut le prendre tel qu’il est et garder en tête que les exemples que je donne sont forcément un peu dépassés désormais.

Par exemple, au moment de sa rédaction, le service KDP d’Amazon ne proposait pas de générateur de couverture (un ajout récent et bien utile : bien qu’encore en bêta, il permet d’obtenir des résultats tout à fait corrects).

Si vous pensez que, en tenant compte de cela, ce livre vaut tout de même le temps que vous passerez à le lire, j’en suis comblé… le voici : La version PDF et gratuite du livre figée dans son édition 2011…

Appel à relectures/corrections de notre nouveau livre : « Le miroir brisé des réseaux sociaux »…

Un nouveau titre va bientôt s’ajouter à ma bibliographie : Le miroir brisé des réseaux sociaux, rédigé en collaboration avec François Lienart.

Voici la couverture de cet ouvrage :

Le miroir brisé des réseaux sociaux.

J’avais déjà évoqué ce projet ici et mais, dans un temps relativement court, nous avons déjà réussi à le terminer. Alors, pourquoi ne pas le publier directement sans attendre ?

C’est que, justement, nous voulons que sa première édition soit aussi satisfaisante que possible et, bien que nous ayons effectué plusieurs passes de relectures/corrections, nous sommes conscients que la version actuelle est encore largement perfectible. C’est pourquoi nous nous tournons vers vous pour cette dernière phase : VOUS pouvez nous aider à publier rapidement en devenant relecteur de la version « bêta »…

En effet, si vous êtes intéressé, il suffit de laisser vos coordonnées dans le formulaire en bas de cette page pour prendre contact avec nous et nous vous enverrons l’adresse de la page où vous pourrez récupérer le livre dans le format de votre choix (pdf, ePub ou mobi/Kindle). Simple non ?

En attendant et histoire de vous donner le ton du livre, voici (in extenso) l’introduction de notre ouvrage :

Introduction : le temps de la déception

Après une progression météorique et une réputation flatteuse auprès des médias traditionnels (qui d’entre nous n’a pas au moins une fois entendu vanter la supposée « extraordinaire influence » de Twitter?), il semble que nous sommes en train de vivre un tournant dans la perception que nous avons de ces « nouveaux services » : le temps de la déception est en train de se développer désormais.

Oui, il s’agit bien des services de réseaux sociaux, les Facebook, Twitter et quelques autres. J’ai pourtant été un « témoin engagé » lors des débuts de cette vague et ce dès 2004. J’ai publié un livre sur le domaine (« Les réseaux sociaux, pivot de l’Internet 2.0 » publié chez M21 édition) pour promouvoir ce mouvement et le faire connaître. Et, bien entendu, j’avais de grands espoirs dans ce mouvement et ses services.

Au début, tout allait bien : Linkedin et Facebook (pour ne citer que ces deux sites) ouvraient des perspectives nouvelles et des possibilités inédites dans un domaine (le relationnel) qui était resté trop longtemps sclérosé.

Hélas, l’évolution actuelle est trop visible pour se cacher la vérité plus longtemps. Je dois l’avouer, je suis complètement sidéré de voir la médiocrité (voire pire) des contributions de mes connexions sur Facebook (ou un autre service de réseaux social). Le fait est que même les plus intelligents de mes contacts (pour ceux que je connais bien) s’abaissent à mettre en ligne des « informations » ou des opinions que, vraiment, ils auraient dix fois mieux fait de garder pour eux (oui, vous voyez parfaitement ce que je veux dire, hélas…).

Pareil pour la supposée influence de ces nouveaux médias (et en particulier Twitter). Les études récentes montrent que cette influence réelle est encore très surestimée (voir chapitre 4).

Bref, il est de temps de dénoncer certaines de ces idées reçues et remettre les choses à leur place : si ces services n’ont pas tenu leurs promesses, ils ont été en revanche les révélateurs du comportement d’une grande masse de gens.

C’est pour remettre les points sur les i qu’avec mon complice (François Lienart), nous avons rédigé cet ouvrage à quatre mains. Cette collaboration a été vraiment profonde et fluide au point qu’il est difficile de départager qui a fait quoi dans l’ouvrage final!

C’est pour cette raison que nous avons laissé l’emploi de la première personne du singulier dans certaines sections tellement nous avons été à l’unisson tout au long de ce projet.

Dans les chapitres qui suivent, nous avons tout d’abord fait un rappel du contexte afin de bien poser les éléments : le succès de ces services, l’historique qui a précédé et accompagné leur avènement et les usages qui s’en sont dégagés. Ensuite, nous sommes allés à la rencontre des utilisateurs français les plus visibles, les fameux bloggers référents, afin de reccueillir leurs témoignages et de vérifier quelques hypothèses. À partir de là, il était facile de dérouler nos constatations : les usages et comportements négatifs s’accumulaient; favorisés, encouragés voire même organisés par la nature même de ces services.

Bien entendu, face à un sujet aussi vaste, il y a forcément des facettes que nous n’avons pas traité. Comme l’utilisation de Facebook en tant que plateforme de jeux ou de drague. Sur le premier point, il semble que certains utilisateurs ont créé de multiples comptes (quasi vide) uniquement pour gérer au mieux l’allocation des points reçus en jouant (notre témoin en la matière évoque des participants ayant 5 comptes et plus sans que ça soit exceptionnel… Ça relative tout de suite les chiffres de certains services!). Pour le second point, nous n’avons pas eu « d’avis autorisés » sur le sujet par nos témoins habituels mais nos jeunes fils confirment qu’il s’agit bien là d’une utilisation importante du service, dans leur tranche d’âge au moins!

Au final, il en ressort que le sentiment de déception qui monte nettement en ce moment est bien justifié. Mais, bien entendu, il ne s’agit pas de « jeter le bébé avec l’eau du bain » et un usage raisonné est toujours possible de ces services (c’est même le plus profitable). J’espère que, comme nous, c’est à cette conclusion que vous parviendrez en ayant lu ces pages.

Alain Lefebvre & François Lienart — avril 2013

Le contenu de cette version béta est complet à une exception près : la préface. Nous avons proposé cette préface à une personnalité bien en vue de ce domaine et nous attentons son concours…

Mise à jour de mon livre sur le Simracing… Et quelques nouvelles en passant !

Je viens de publier une mise à jour (la 7ème !) de la seconde édition de mon ouvrage sur le SimRacing (voir à http://www.simracingbook.com/). C’était nécessaire car il s’agit d’un domaine qui bouge vite et souvent. Je ne veux pas que mes lecteurs restent avec un livre trop rapidement obsolète (un avantage du numérique, on peut mettre à jour !) et j’ai donc organisé un circuit de suivi et de mise à jour (voir à http://www.simracingbook.com/mise-a-jour/).

À côté de cela, je poursuis la migration de mes ouvrages publiés sur Scrivener et tout cela prend du temps bien sûr. C’est le prix à payer quand on commence à avoir quelques livres publiés : faut entretenir et assurer le service après-vente !

Je ne conçois pas mes livres comme un coup tiré dans le vide et oublié juste après la première parution : je veux les accompagner pendant leur cycle de vie, même si c’est chronophage, c’est significatif de la valeur que je leur accorde. Et si je ne faisais pas cela, quelle image cela projetterait-il ?

Quelques questions précise sur votre usage des réseaux sociaux…

En ce moment, on avance bien sur notre livre « le miroir brisé des réseaux sociaux » qui devrait sortir avant l’été 2013…

Pour coller à la réalité du terrain, on interroge des bloggers « de référence » mais aussi des anonymes à qui j’envoi le message suivant :

Hello,

Je t’écris aujourd’hui pour te poser quelques (peu) questions (précises) sur ta pratique des réseaux sociaux.

J’ai déjà mis un mini-sondage en ligne auquel tu as peut-être déjà répondu (voir à http://www.alain-lefebvre.com/ce-blog/un-questionnaire-sur-votre-usage-des-reseaux-sociaux-merci-davance/) mais, aujourd’hui, il ne s’agit pas de cela. Cette fois, les questions ne se prêtent pas bien à la forme du sondage, d’où ce message…

Donc, ne répond qu’aux questions qui te concernent et qui t’intéressent. Je préfère peu de réponses mais bien argumentées que beaucoup de réponses succinctes !

# Pour commencer, si je te donne à choisir parmi les réseaux généralistes entre Facebook, Twitter, autres (à préciser), sachant que tu ne peux en garder qu’un seul, lequel gardes-tu et, surtout, pourquoi ?

# Sur un univers professionnel, si je te donne à choisir parmi les réseaux LinkedIn, Viadéo, autres (à préciser), sachant que tu ne peux en garder qu’un seul, lequel gardes-tu et, surtout, pourquoi ?

# Pour celles et ceux qui utilisent d’autres réseaux plus spécialisés (Trumblr, Pinterset, autres – à préciser), n’hésitez pas a les citer avec le même type de réponse que précédemment.

# Enfin, parmi tous ces réseaux, si vous ne deviez en garder qu’un seul, lequel serait-ce ?

Ici, tu l’as compris, c’est surtout le « pourquoi » qui m’intéresse…

# Ensuite, combien de temps passes tu quotidiennement sur ces réseaux et estimes-tu que ton usage vaut le temps que tu y passes ?

Je m’explique : on peut considérer que ces services sont devenus des habitudes de notre quotidien mais qu’on pourrait très bien s’en passer s’il n’existaient pas… Est-ce le cas pour toi et, si oui, comment expliques-tu que tu continues à t’en servir en dépit de cette opinion ?

# Enfin, peux-tu me citer un ou plusieurs exemples de ce que tu as obtenu avec l’usage de ces services que tu n’aurais pu obtenir autrement, idéalement en faisant le distinguo entre un acquis personnel et/ou professionnel ?

Voilà, c’est tout. Merci d’avance du temps que tu vas consacrer à me répondre. Bien entendu, si j’utilise tes réponses dans le cadre du livre qu’on est en train de préparer (voir à http://www.alain-lefebvre.com/livres-perso/un-nouveau-projet-le-miroir-brise-des-reseaux-sociaux-une-analyse-critique-8-ans-apres/), ce sera exclusivement sous forme anonyme, personne ne sera cité, rassure-toi !

Merci d’avance et bonne journée.

Si vous voulez y répondre, pas de problème, utilisez le formulaire ci-dessous :

Un grand merci à mes lecteurs(trices)/correcteurs(trices) !

Comme je l’espérais, les lecteurs de mes livres prennent contact avec moi (par email principalement et c’est bien ainsi que c’est le mieux) afin de me signaler des fautes de frappes, d’accords, d’orthographes et de grammaires dans mes ouvrages…

Cet échange fonctionne à plein et je suis particulièrement reconnaissant à tous ceux et toutes celles qui ont cette démarche utile. Je ne peux tous les citer aussi, je vais me contenter de nommer les deux derniers en date : Joseph et Fabien, merci encore.

Bien entendu, les partisans des démarches traditionnels prisées par les éditeurs (tout aussi traditionnels…) ricanent : « ah, sacré Lefebvre, il transforme une faiblesse en avantage ! Très fort, très-très fort… » Et d’ajouter « Forcément que ses lecteurs trouvent des fautes : ses livres en sont truffés ! Il ferait mieux de passer par des correcteurs professionnels… ». Hum, à cette suggestion qui paraît frappée par le coin du bon sens, je voudrais juste opposer ceci :

1- mes livres ont eu droit à des relectures par des pros et ça n’a pas permis d’atteindre le zéro défaut pour autant (les correcteurs professionnels eux-mêmes admettent qu’ils laissent passer au moins une faute toutes les quinze pages et c’est considéré comme un taux tout à fait acceptable).

2- s’il fallait attendre qu’un livre soit « parfait » (au moins au niveau de sa forme si ce n’est dans son fond) pour être publié, le tome 1 de « Perdu dans le temps » attendrait encore sa première édition, dix ans après le premier bouclage du tapuscrit !

3- pour atteindre un bon niveau de qualité éditoriale, rien ne vaut le principe de la « très grande exposition » : faire lire votre livre par le plus grand nombre de lecteurs possible (après publication donc !)… Ainsi, vous avez plus de chances que les fautes résiduelles soient détectées, signalées, corrigées.

En 2001, dans mon livre « Le 3ème tournant« , j’écrivais ceci à propos de la qualité des programmes Open Source :

La loi du plus grand nombre

Car le debug est particulièrement efficace grâce à « la loi du plus grand nombre » :

Étant donné un ensemble de bêta-testeurs et de co-développeurs suffisamment grand, chaque problème sera rapidement isolé, et sa solution semblera évidente à quelqu’un.

Ou, moins formellement, « Étant donnés suffisamment d’observateurs, tous les bugs sautent aux yeux ». Les testeurs étant largement plus nombreux que les développeurs et cette grande exposition débouche sur une profondeur de correction inconnue dans le cadre de projets commerciaux où la date de lancement est souvent un élément inamovible qui prime sur tout le reste.

Plus de dix ans après, je m’aperçois qu’il en est de même pour les livres : bugs ou fautes, même combat !

Je vais donc poursuivre dans cette voie, confiant que ce sont mes lecteurs qui vont me permettre d’atteindre le niveau de qualité souhaitable. En plus, certains en profitent pour me donner leur avis sur ce qu’ils viennent de lire et ce retour m’est tout aussi précieux afin de comprendre ce qui a plu (ou déplu) dans l’histoire que j’ai essayé de faire passer…

Concluons en déplorant encore une fois combien est mal exploité le livre numérique aujourd’hui… ce processus de correction pourrait être optimisé si :

1- l’auteur pourrait avoir connaissance des notes des lecteurs partagées à partir de leur liseuse (bien souvent, cela permettrait de détecter ce qui cloche).

2- si les lecteurs pouvaient recevoir les nouvelles versions au fur et à mesure que l’auteur (ou l’éditeur) prend la peine de les mettre en ligne (seul Amazon propose cette fonction de « push » mais elle n’est pas automatique : il faut la demander ET la justifier… Le staff d’Amazon juge ensuite s’il est bon de le faire ou pas… je préférerais un système automatique qui laisserait à l’auteur/éditeur 5 « push » par an… ou 4 ou même 3 !).

3- si les librairies numériques, au moins, se dépêchaient de mettre à jour une version quand on leur envoi le fichier correspondant… actuellement, seul amazon est vraiment réactif (quelques jours) alors que les autres mettent (au bas mot) quelques semaines à chaque fois !

Bref, c’est à des signes (négatifs) comme ceux-ci qu’on se rend compte qu’on en est vraiment qu’au tout début de cette nouvelle ère !

L’effet magique de la critique positive !

J’avais déjà évoqué les effets dévastateurs de la critique négative alors, aujourd’hui, parlons plutôt de l’inverse : l’effet des critiques positives quand on en reçoit…

J’ai eu le grand plaisir, tout dernièrement, de recevoir non pas une mais deux critiques positives à propos de mon roman de SF « Perdu dans le temps« .

Le premier vient d’un ancien collègue (perdu de vue jusqu’à ce contact inopiné… comme quoi, l’écriture mène à tout même au « reconnecting » !) qui vient de terminer la lecture du tome 1 :

Quelques commentaires sur ce tome 1:
Le temps qui continue à s’écouler pendqnt qu’on est dan une autre époque et la nécessit é de »rattapper ce décalage, ça c’est une belle trouvaille (les bulles de réalité)
De même les rappels des technologies  proches dans la vie d’un adulte de notre époque mais déjà tellement dépassées. J’ai beaucoup aimé ces descriptions de mondes pourtant pas si éloignés ce qui rajoute à l’étrangeté des situations.
Idem pour le réalisme des situations, exemple le probleme de l’argent, dans de nombreux romans se science fiction on « zappe » ça et la langue parlée aussi: la façon de parler, la langue changent vite et ça n’est jamais pris en compte dans les ouvrages américains ou anglophones.
Les allers et retours dans le temps finissent par donner le tournis et c’est bien le but!
Pour moi, les conversations sont trop longues, les gens parlent comme des livres, ça manque de naturel.
Bref j’ai passé un bon moment à lire le T1 et je vais attaquer le T2, j’ai envie de savoir comment la suite s’est articulée avec le premier tome !
Bon WE
Joseph

J’ai reçu ce commentaire par email mais j’en reçois aussi via mon blog comme ce court mais roboratif message d’Olivier :

Bonjour,

Tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour ces 2 bons livres. Continuez votre beau travail. J’aimerais savoir quand le 3ième livre sortira sur Ibooks, car j’ai hâte de le lire. Merci d’avoir créé une aussi belle série.
Olivier

Ce à quoi, j’ai répondu ceci :

Merci Olivier.
Je peux vous certifier que ça fait vraiment plaisir de lire ce type de commentaire, oh oui !
Pour ce qui est du T3, j’y travaille mais je ne peux encore dire vraiment QUAND il sortira car je ne le sais moi-même (j’espère pour cet été mais je ne peux en être sûr)… Avez-vous lu les extraits que j’ai déjà publié à http://www.perdudansletemps.com/le-premier-extrait-du-tome-iii/et à http://www.perdudansletemps.com/le-second-extrait-du-tome-iii/ ?
Enfin, puis-je vous demander une faveur ?
Puisque vous avez apprécié les deux tomes, pouvez-vous mettre un ou même deux (un pour chaque !) commentaires sur iBooks, ça aiderait beaucoup !

Car j’ai constaté que les lecteurs prenaient volontiers contact avec l’auteur (moi !) ce qui est déjà génial mais négligent de laisser ce type de commentaire sur la librairie numérique où ils ont acheté le livre en question (encore que, je viens de m’apercevoir que j’ai eu 4 nouveaux commentaires dernièrement sur amazon.fr et amazon.com !). Il faut donc demander, relancer encore et encore… à la longue, c’est un peu pénible : ça fait quémandeur, genre « vous avez aimé mon livre, vous venez me le dire mais ça ne suffit pas; il faut encore faire ça et ça… », ça casse un peu la beauté du geste quelque part.

D’ailleurs, je me demande pourquoi les gens ont cette réticence à laisser des commentaires sur amazon, iTunes ou ailleurs ?

Surtout quand on constate l’incroyable exhibitionnisme qu’on peut constater par ailleurs sur les réseaux sociaux !

Peut-être parce qu’il s’agit, cette fois, d’exprimer une véritable opinion, de l’argumenter, de la défendre et même, d’être critique sans être bêtement négatif… Bref de se creuser la tête. Ceci dit, je ne peux dire combien les critiques positives ont un effet magique chez moi (comme chez d’autres, j’imagine) : cela me regonfle, m’encourage, me pousse à continuer et fini par me convaincre que tout ce travail n’est pas inutile après tout… Et il y a même un bonus : cela permet de se renforcer et mieux supporter les critiques négatives quand elles arrivent (car, forcément, elles aussi reviennent régulièrement !).

Mon prochain gros truc

Mon prochain gros truc est l’adaptation française de The Next Big Thing, un mème viral dans lequel les auteurs exposent leur prochain projet puis invitent d’autres auteurs à faire de même sur leur blog respectif.

Le duo des auteurs de M.I.A m’ont invité à faire partie de cette chaîne et je saute donc avec plaisir sur l’occasion… :)

1. Quel est le titre de votre prochain texte?

C’est toujours difficile pour moi d’identifier le prochain livre à sortir car je travaille toujours sur plusieurs projets à la fois et je ne sais pas d’avance lequel va franchir la ligne d’arrivée en premier !

Cependant, je vais ici parler du tome III de « Perdu dans le temps« , le projet le plus cher à mon coeur…

2. D’où vous vient l’idée principale ?

Depuis le début, « Perdu dans le temps » est pensé comme une saga en plusieurs volumes. Le tome II était très différent du premier volume mais le tome III reprendra la trame esquissée dans le tome II.

3. À quel genre appartient-il ?

Cette fois encore, il s’agira de science-fiction, déclinant les thèmes du voyage dans le temps et des mondes simulés.

4. Si votre texte était adapté au cinéma, quels acteurs verriez-vous dans les rôles principaux?

Déjà, j’aimerais bien être associé au projet comme Tom Clancy pour « à la poursuite d’octobre rouge » ou « la somme de toutes les peurs ». Ensuite, je ne connais pas assez d’acteurs pour en identifier un qui ressemble à l’image que je me fais de Vincent (le personnage principal de « Perdu dans le temps« ).

5. Quel est le synopsis du texte en une phrase?

Vincent et ses compagnons se sont dispersés dans différentes époques pour échapper à leurs poursuivants… Mais ceux-ci se retrouvent également dans le rôle de la proie et sont obligés de plonger dans les simulis pour survivre !

6. Allez-vous être publié par un éditeur ou en auto-édition?

Comme d’habitude, je vais utiliser mon label « Talking Heads » pour publier ce troisième volume… Aussi bien en version papier que numérique.

talkingheads-single

7. Combien de temps avez-vous mis pour produire votre premier jet ?

Je n’ai pas encore terminé ce premier jet !

J’espère avoir terminé d’ici l’été afin d’être en mesure de publier à la rentrée ou avant.

8. À quel autre livre pouvez-vous le comparer ?

Je ne sais pas vraiment quoi répondre à cette question car j’espère produire quelque chose de vraiment original. Mais mon inspiration vient des nombreux ouvrages sur le voyage dans le temps ainsi que des quelques ouvrages sur le thème des mondes simulés comme « Simulacron 3 ».

9. Qui ou quoi a inspiré l’écriture de votre livre ?

Au départ (et ça remonte assez loin : 1992 !), c’était de répondre à la question : que se passe-t-il si tu essayes de convaincre tes proches que tu viens d’une autre époque ?

J’ai donc fait quelques tests et ça m’a convaincu que Vincent ne pourrait pas partager son expérience. Mais, finalement, au fil de l’écriture, les choses ont bougé…

10. Que pourriez-vous dire pour piquer l’intérêt de votre lecteur?

Dans le tome III, Vincent en profite pour réaliser un vieux rêve : participer aux 24H00 du Mans. On explore aussi les particularités des mondes simulés. La trame de la saga continue d’être tissée et je peux déjà dire qu’un 4ème volume sera nécessaire !

Extraits de mon livre « Hacking », roman d’espionnage et d’informatique…

Les deux extraits de « Hacking » que je vous propose ici mettent en scène « Thierry Campana », le personnage que je préfére dans cette histoire (ce n’est pourtant pas le personnage principal…). Dans le premier extrait, il est approché par Bertrand qui veut le convaincre de rejoindre l’équipe :

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Pendant ce temps, Bertrand Lapassé se mit en chasse de Thierry Campana… pour finalement le retrouver au club de gym, comme d’habitude.

Bertrand- Je crois t’avoir trouvé un challenge à hauteur de tes talents…

Thierry- Vas-y, déroule…

Bertrand- Rien que la cible devrait te faire monter aux rideaux… Il s’agit de la DGSE !

Thierry- Attends, là, il y a quelque chose que je ne comprends pas bien… Comment et pourquoi le gentil Bertrand Lapassé, informaticien plan-plan, spécialiste des silos à gros grains, voudrait s’attaquer au symbole de ce qu’il ne faut surtout pas approcher même en pensée, en France du moins… Qui es-tu, en fait ?
Qu’as-tu fait du vrai Bertrand, hein, dis-moi ?

Bertrand- Haha, très drôle… Mais ce n’est pas ton humour vaseux qui va réussir à dissimuler 1) ta peur 2) ton intérêt. Car tu brûles que j’en dise plus, n’est-ce pas ?

Thierry- Je voudrais surtout savoir ce que j’aurais à gagner à me frotter aux men-in-black du ministère de la Défense ?

Hein, c’est quoi mon intérêt dans l’histoire, à part prouver une fois de plus à Bertrand-je-paye-tout-comme-un-poireau que je suis à la hauteur de n’importe quel défi ?

Bertrand- Mais un intérêt sonnant et trébuchant, mon cher !
Oui, je t’offre même d’être payé pour l’exploit qui va couronner ta carrière underground… Je fais partie d’une équipe qui travaille justement à ce projet pour de vrai et le mieux, c’est que le client est la DGSE elle-même !
Yes Sir, la DGSE veut éprouver la sécurité de ses systèmes et a mandaté une équipe chapeautée par un pote à moi pour cela… Et tu ne voudrais pas faire partie de l’aventure ?

Thierry- Ouais… Présentée comme cela, ton histoire a de l’allure effectivement. Je veux être payé en liquide, cash uniquement, c’est ma devise en matière de monnaie !

Bertrand- Aïe !

Je me doutais bien d’une connerie de ce goût-là avec toi… Mais ce n’est pas toi justement qui te vantais d’avoir une « YesCard », tu dois bien avoir un compte en banque quelque part, non ?

Thierry- Oui, j’ai cette carte mais, d’abord, je m’en sers le moins possible pour ne pas me faire repérer bêtement, ensuite, elle n’est évidement pas reliée à un compte en banque, gros bêta, sinon à quoi bon s’embêter à faire une « YesCard » ?

Bref, je veux 1 000 euros en liquide pour commencer et on verra plus tard pour la suite en fonction du boulot que ça représente…

Bertrand- Bon, je vais voir ce que je peux faire sur ce plan… Mais je peux dire à mon pote que tu marches avec nous ?

Thierry- Il vaut mieux que je marche avec vous si vous voulez arriver quelque part, vu que ton copain doit être aussi manchot et lamer que toi…

Bertrand- Good, c’est parti !

Thierry- Et quels sont les systèmes auxquels on doit s’attaquer ?

Bertrand- Justement, on n’en sait rien, on part de zéro. C’est pour cela que j’ai pensé à toi. Seul un artiste de ton niveau peut nous aider à en savoir plus sur la cible et à identifier où sont les serveurs sensibles. Donc, j’ai pensé qu’on avait tout à gagner à recueillir des renseignements de base, genre liste du personnel et ce genre de trucs; ça va forcément nous apprendre quelque chose…

Thierry- Ah ouais… En fait, vous n’êtes pas simplement des lamers, vous êtes aussi sourds et aveugles pour ne rien dire de votre stupidité crasse… Bien, très bien, je vais les mériter moi mes milliers d’euros !

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Le second extrait met en scène la première réunion de l’équipe nouvellement constituée :

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Clément, Bertrand et Thierry se retrouvent pour leur première réunion de travail…

Clément- Thierry, comme tu es le dernier arrivé aujourd’hui, tu pourrais peut-être nous dire comment tu comptes t’y prendre pour rassembler des informations sur l’informatique de la DGSE ?

Thierry- Mais certainement Boss… Pendant que vous étiez tous les deux en train d’essayer de connecter vos portables de frimeurs au réseau miteux de cette boutique, moi j’étais sur le terrain et je sais déjà comment pénétrer les locaux de l’adversaire… Et j’ajoute que j’y serais déjà parvenu si je n’avais pas été obligé d’assister à votre réunion pourrie où je ne vais rien apprendre vu votre niveau d’ignorance totale sur la cible !

Bertrand- Thierry, tu ne peux pas nous parler comme cela; sinon, ça marchera jamais et on a besoin de se coordonner tous les trois…

Thierry- Ah pardon, moi, je n’ai pas besoin de votre coordination moisie. Je travaille en solo comme j’ai toujours fait… Et de toute façon, qu’est-ce que vous pourriez m’apporter ?
Rien, zéro, nada : vous ne savez rien, vous n’avez pas d’idée, vous attendez que je vous mâche le boulot !
Voilà en quoi ça consiste votre gestion de projet et coordination à la mords-moi-le-nœud !

Clément- Bon, je vois que les échanges vont être super-constructif avec le petit génie que tu nous as amené là, Bertrand; on va bien s’amuser tous les trois !
Mais en dehors d’afficher ton mépris pour les abrutis qui vont t’aligner 1 000 euros avec le sourire, en quoi ta supériorité manifeste est-elle justifiée, Môssieur le génie ?

Thierry- Je vous aurais déjà expliqué ce que j’ai réussi à savoir si vous ne m’interrompiez pas toutes les deux secondes avec vos pleurnicheries de donzelles vexées. Donc, j’étais ce matin 141 bd Mortier, adresse officielle du siège de la DGSE, pour constater que l’entrée est bien gardée mais le contraire aurait été étonnant. J’ai pu soudoyer le planton qui était dans le sas, en lui racontant que je préparais un reportage pour une chaîne de la TNT. On a déjeuné ensemble au moment de sa pause et je sais qu’il faut un badge même pour passer l’entrée principale. Même le nettoyage des bureaux n’est pas confié à une société extérieure, tout est traité en interne, pas moyen de passer par ce biais.

En fait, le planton n’est là que pour compter les entrées et les sorties ainsi que de vérifier le bon fonctionnement du système de caméra de surveillance interne.

Bertrand- Et ce fameux badge, tu sais de quel type il est ?
Tu crois qu’on peut le reproduire ?

Thierry- Pas besoin de le reproduire car j’ai volé celui du planton !

Clément- Hein ?
C’est pas malin ça : le type va s’en apercevoir et donner l’alerte… Ton badge va être invalidé et ils vont être deux fois plus sur leur garde… Dans ces conditions, tu vas jamais pouvoir y entrer…

Thierry- Quand vous aurez enfin compris qu’il vaut mieux me laisser parler, j’aurais le temps de vous dire que j’ai au moins une semaine devant moi avant que le planton ne s’en aperçoive et éventuellement signale la disparition du badge en question… En effet, le garde en faction change tous les jours et le roulement se fait à partir de la garnison des cadets qui sont stationnés au Val de Grâce… Donc, j’ai au minimum une semaine pour faire le boulot, pas d’affolement. Mon type en question en avait fini avec sa garde, juste au moment où j’ai pu l’aborder; j’aurais quasiment pu le raccompagner au Val de Grâce.

Bertrand- Donc, tu peux y aller dès demain alors ?

Thierry- Oui, je ne vais pas tenter d’y aller le soir et me faire remarquer comme un nigaud que je ne suis pas. Je vais me glisser dans le flux normal des horaires habituels. Normalement, dès demain je passe la matinée là-bas. Je vous retrouverai demain après-midi pour une nouvelle réunion de coordination pourrie que vous aimez tant, bande de lamers.

Clément- Profite-en pour changer de ton avec nous car je ne vais pas supporter tes remarques désobligeantes très longtemps… En attendant le récit de tes prochains exploits, je vais te dire ce qu’on cherche en priorité…

Thierry- Oui, ça au moins cela me serait utile…

Clément- Il nous faut les adresses IP des serveurs, n’importe quels serveurs, il nous faut rien qu’un point d’entrée… À partir de là, on pourra commencer à se débrouiller.

Bertrand- Essaye aussi de savoir quelles sont les applications utilisées, les annuaires d’utilisateurs ou la config réseau… Tout ce qui peut nous servir à nous orienter; une fois connectés sur leur intranet, le moindre truc sera utile.

Thierry- Eh, vous ne voulez pas que je vous rapporte un de leur serveur pendant qu’on y est ?
Une fois dans la place, je vais voir ce que j’y trouve : je ne peux rien promettre à l’avance… Attendez au moins jusqu’à demain et là, je pourrai vous en dire plus.

Extraits de mon livre « cette révolte qui ne viendra pas »… Histoire vous donner envie !

Dans mon livre « Cette révolte qui ne viendra pas« , je m’efforce de démontrer que la « techno-structure » (terme de mon invention qui définit l’ensemble des institutions qui nous gouverne et nous contrôle) maintient son emprise sur le peuple via la manipulation historique et la propagande des médias.

Je vous propose aujourd’hui deux extraits pour illustrer ces deux points. Voici le premier extrait, celui sur la guerre du Vietnam…

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Abordons maintenant le gros morceau de cette énumération historique : la guerre du Vietnam… Le point clé de ce conflit est sans conteste « l’incident du Tonkin » (moins de neuf mois après l’assassinat de Kennedy) qui permit la montée en puissance de l’implication américaine dans cette guerre civile entre Nord et Sud Vietnam. Revenons donc sur les circonstances de cet « incident » pour comprendre comment il a pu représenter un tournant dans cette histoire sanglante.

L’incident du Tonkin

Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Incidents_du_golfe_du_Tonkin

Le 2 août 1964, le destroyer américain USS Maddox (DD-731), au cours d’une mission de reconnaissance dans le golfe de Tonkin commencée le 31 juillet, est attaqué dans les eaux internationales par trois canonnières nord-vietnamiennes. Le Maddox, après avoir seulement été atteint par une balle de mitrailleuse, se replie dans les eaux sud-vietnamiennes où il est rejoint par le destroyer C. Turner Joy.

Le 4 août, les deux destroyers américains entament une patrouille en direction de la côte nord-vietnamienne. Lors de la patrouille, le C. Turner Joy reçoit des signaux sonar et radio qui sont interprétés comme une autre attaque de canonnières nord-vietnamienne. Pendant près de deux heures, les navires américains ont fait feu sur des cibles détectées au radar. Il est très improbable qu’il y ait eu des forces nord-vietnamiennes dans ce secteur pendant leur combat. Le capitaine John J. Herrick a même admis que ce n’était rien de plus qu’un opérateur sonar « excessivement zélé » qui « entendait battre sa propre hélice ». Toutefois à ce moment, une grande partie de l’équipage croyait vraiment être sous le feu ennemi. En 1995, le général Võ Nguyên Giáp, à l’époque commandant en chef des forces nord-vietnamiennes, a confirmé l’attaque du 2 août mais a nié toute participation dans « l’incident » du 4 août.

Le 30 novembre 2005, la National Security Agency rend publiques des centaines de pages de documents secrets sur l’incident du Golfe de Tonkin de 1964.

Bien que l’information obtenue bien après le soir du 4 août indique qu’il n’y a pas eu concrètement d’attaque nord-vietnamienne, les autorités américaines et tout l’équipage ont affirmé à l’époque qu’une attaque avait eu lieu. Par conséquent, des chasseurs des porte-avions Ticonderoga et Constellation ont été envoyés pour frapper des bases de torpilleurs et des installations de carburant.

En 1995, le général à la retraite Nguyen Giap dans un entretien avec l’ex-secrétaire à la défense Robert Mcnamara (dans le cadre du documentaire « The Fog of War »), dénie catégoriquement que les canonnières aient attaqué les destroyers américains le 4 août 1964. Une conversation enregistrée d’une réunion quelques semaines après la résolution du golfe de Tonkin, publiée en 2001, révèle que Robert McNamara a exprimé au président Johnson des doutes sur la vraisemblance irréfutable des attaques.

Il est d’ailleurs établi aujourd’hui que les Incidents du Golfe de Tonkin ont été instrumentalisés pour permettre une escalade de l’intervention des USA dans le conflit indochinois. Les Papiers du Pentagone ont révélé que le texte de la Résolution a été rédigé par l’administration Johnson plusieurs mois avant que lesdits « incidents » aient eu lieu.

The Fog of War est un film documentaire réalisé par Errol Morris en 2003, dans lequel l’ancien secrétaire d’État à la Défense Robert McNamara revient sur sa carrière (étude à Berkeley puis Harvard, et PDG de Ford) et sur ses responsabilités d’homme d’État de 1962 à 1967.

Là, on tient du lourd :

1- la réalité de l’attaque n’a pu être établie avec certitude du côté de ses participants américains (et c’est bien le moins qu’on puisse en dire !).

2- malgré tout, l’événement a été instrumentalisé afin de justifier une implication ouverte de l’appareil militaire américain tout entier.

3- il s’avère en fait que l’administration Jonhson avait préparé toute l’affaire des mois avant.

4- McNamara avoue le tout dans un documentaire qui intervient à la fin de sa vie (il n’a alors plus rien à perdre…).

En un sens, cette affaire est absolument exemplaire : on ment, on manipule et, finalement, on avoue quand « tout cela n’a plus d’importance »… Moi, je crois au contraire que le délai ne fait rien à l’affaire : il est établi qu’il y a eu complot, mensonges et manipulation de l’opinion publique… Que ce soit aujourd’hui ou il y a 40 ans, quelle différence ?

Et les conséquences n’ont pas été minces car la guerre du Vietnam a été un conflit horrible : bombardements massifs (autant que pendant toute la seconde guerre mondiale !), emploi du napalm, utilisation de l’agent orange (défoliant mis au point par Monssanto), etc. Tout a été employé pour écraser les Vietcongs sous un déluge de feu alors que les enjeux stratégiques ne le justifiaient certainement pas. La fameuse « théorie des dominos » proposée justement par McNamara ne s’est pas révélée juste : les Vietnamiens voulaient juste leur indépendance, pas propager le communisme dans toute l’Asie du sud-est, comme le constate finalement McNamara au soir de sa vie dans « The Fog of War »…

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Voyons maintenant le second extrait. Celui-ci porte sur un exemple flagrant de passivité de l’opinion. Dans la continuité du premier extrait, voyons maintenant les fameux « Pentagon Papers » :

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La révélation de la vérité ne déclenche rien

On l’a vu largement dans la première partie, la vérité remonte toujours à la surface et il suffit de donner du temps au temps pour savoir le fin mot de l’histoire. Ceci dit, la vérité elle-même ne suffit pas à soulever les foules et la meilleure preuve, on l’a eu avec les Pentagon’s Papers.

Daniel Ellsberg pensait qu’il suffisait que ces documents secrets soient rendus public, de révéler tous les mensonges et manipulations des administration Johnson puis Nixon sur la gestion de la guerre au Vietnam pour que ça provoque un mouvement insurrectionnel immédiat du peuple révolté… En fait, il n’en a rien été. La publication de ces fameux documents a pu avoir lieu grâce au New York Times puis aux autres grands quotidiens américains mais ça n’a pas soulevé les foules… À la grande déception de Daniel !

Cela a tout de même provoqué la défiance de l’opinion publique vis-à-vis de Nixon et la presse, qui n’a guère apprécié de se faire censurer a pris sa revanche en relayant le scandale du Watergate qui a fini par démettre Nixon. Mais de grande révolte comme espéré par Daniel Ellsberg, point.

Il semble que la colère populaire ait été épuisée par les nombreuses manifestations contre la guerre du Vietnam qui avaient eu lieu peu avant…

Les « Pentagon’s Papers »

Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Papiers_du_Pentagone

Les Pentagon’s Papers (« papiers du Pentagone ») est une expression populaire désignant le document United States-Vietnam Relations, 1945-1967 : A Study Prepared by the Department of Defense (« Relations entre les États-Unis et le Viêt Nam, 1945-1967 : Une étude préparée par le Département de la Défense »). Il s’agit de 47 volumes totalisant 7 000 pages secret défense émanant du Département de la Défense à propos de l’implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Viêt Nam de 1945 à 1971.

Le document, rédigé par trente-six officiers militaires et experts politiques civils, éclaircit en particulier la planification et la prise de décisions propre au gouvernement fédéral des États-Unis. Il fut rédigé à la demande de Robert McNamara, alors au poste de secrétaire à la Défense, en 1967.

La majorité de ces 7 000 pages de textes et d’analyses couvrant la période 1945-1967 fut clandestinement communiquée à la rédaction du New York Times au début de l’année 1971 par Daniel Ellsberg, un ancien analyste de la RAND Corporation, avec l’aide de son ami Anthony Russo, du linguiste Noam Chomsky et de l’historien Howard Zinn.

Le New York Times consulta le cabinet d’avocats Lord Day & Lord qui en déconseilla la publication. Mais James Goodale, conseiller juridique et vice-président du journal, invoqua le droit (garanti par le Premier amendement) du public à connaître une information cruciale pour sa compréhension de la politique du gouvernement, et son avis l’emporta.

Les papiers révèlent, entre autres, que le gouvernement américain a délibérément étendu et intensifié la guerre du Viêt Nam en menant des bombardements secrets sur le Laos, des raids le long du littoral vietnamien, et en engageant les marines dans des actions offensives, avant leur engagement officiel, et alors que le président Lyndon Johnson avait promis de ne pas s’impliquer davantage dans le conflit.

Zoom sur Brabham et Stewart, extraits de mon livre « La malédiction des Champions du monde de F1 »

La saga des champions du monde de F1 est une histoire haute en couleurs et en douleurs. Pour toutes ces raisons, elle vaut bien d’être racontée… Je vous propose ici deux extraits de mon livre « La malédiction des champions du monde de F1 » :

Jack « black » Brabham, le rock

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Jack Brabham en 1966, année de son dernier titre (crédit photo : Lothar Spurzem)

Le cas de Jack Brabham mérite un détour : trop rude écorce pour être troublé par les accidents, « Black Jack » empocha trois titres et fut le premier -et demeure le seul- à avoir réussi l’exploit de triompher sur sa propre voiture (en 1966).

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Jack Brabham sur la monoplace qui porte son nom au Nurburgring en 1965 (crédit photo : Lothar Spurzem). Brabham détestait les moteurs limités à 1500cc qui caractérise la F1 d’avant 1966…

Mais l’Australien a toujours été sous-estimé alors qu’il fut l’artisan essentiel du triomphe des Cooper en 1959 et 1960. On peut même dire, sans vraiment exagérer, que le vrai technicien à l’origine de l’avènement des monoplaces à moteur arrière en F1, c’est lui !

Mais, à partir de cet apogée, les choses se gâtent nettement : en 1967, c’est son équipier (Denny Hulme) qui décroche la timbale et les deux hommes se brouillent. Les saisons suivantes sont bien moins brillantes pour Jack le constructeur et le pilote. La revanche doit venir en 1970 avec une monoplace (la BT33) qu’il juge parfaite.

Mais cette saison est une longue suite de déceptions : la victoire lui échappe à chaque fois comme si la malchance concentrait son pouvoir sur lui seul… La saison débuta bien en Afrique du Sud puisqu’il gagna mais, pour la manche suivante, en Espagne, son moteur le trahi à 30 tours de la fin alors qu’il avait fait la pôle position aux essais et qu’il détenait le record du tour en course…
À Monaco, alors qu’il menait depuis bien avant la mi-course, il se « prit les pieds dans le tapis » dans le dernier virage du dernier tour et laissa la victoire à Rindt, in extremis : l’épisode est resté célèbre.
Casse encore au GP de Belgique et résultat blanc au GP des Pays Bas. Un podium (3ème) au GP de France et voici le GP d’Angleterre à Brands Hatch. Jack y est dominateur en dépit de la pôle position de Rindt puisqu’il signe le record du tour… Hélas, la victoire lui échappe de nouveau pour un problème d’alimentation en essence lors des derniers tours (il termine tout de même second derrière Rindt).

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Jack Brabham sur la BT33 à Brands Hatch en 1970… Avec un peu plus de réussite, il aurait pu être titré cette année-là également !

Abandons et résultats blancs pour les grands prix suivants jusqu’au tout dernier, le GP du Mexique. Là, sa BT33 file comme le vent et Jack tient la forme des grands jours, il y croit !
Mais une panne moteur de plus vient réduire à néant efforts et espoirs. C’est une casse de plus, la casse de trop…

Cette guigne persistante finit par avoir raison de sa ténacité et c’est un Brabham anéanti qui jette l’éponge à la fin de la terrible saison 1970. Alors que cette ultime campagne devait être celle du renouveau, elle vira au désastre avec une seule victoire et quelques podiums (qui auraient dû être autant de victoires supplémentaires).

Pourtant, le pilote australien était vraiment une pointure et son talent est resté relativement méconnu car il passait trop de temps sur les aspects techniques et surtout, se consacrait à monter sa propre écurie plutôt que de se concentrer sur sa carrière de pilote. Pour toutes ces raisons, bien qu’il soit un des rares triples champions du monde, on pense rarement à lui quand il s’agit de désigner les plus grands. Les noms de Stewart ou Lauda sortiront plus facilement que celui de Brabham alors qu’il n’a rien accompli de moins que les deux premiers. Lorsqu’ils courraient, Moss et Clark faisaient les grands titres des journaux et il semble qu’il en soit de même encore aujourd’hui…

Jack a même touché à tout dans sa carrière puisqu’il s’aligna aux 500 Miles d’Indianapolis (en 1961, sur Cooper) et aux 24H00 du Mans (en 1970 sur Matra). Jack ne fit pas grand-chose au Mans (où deux de ses fils y remportèrent la victoire plus tard !). Mais son passage (7ème au final) à Indy déclencha l’évolution des voitures vers le moteur central arrière…

Pourtant, même Black Jack n’a pas su conclure en beauté avec ses quelques saisons de trop (mais la toute dernière aurait pu tourner favorablement car Jack était encore très compétitif)… Donc, oui, Brabham fut lui aussi, victime de la malédiction d’autant qu’il ne resta pas longtemps dans le milieu, vendant sa chère écurie Brabham à un certain Bernie Ecclestone…

Jackie Stewart, l’esthète

Jackie_Stewart_speaking2005 Jackie Stewart en 2005 (crédit photo : Dan Smith)

Intéressons-nous à un « monstre sacré », l’Ecossais Jackie Stewart. En apparence, Stewart a tout pour lui : intelligent, parcours sans faute, pilote très classe, trois couronnes mondiales à son palmarès et sachant tirer sa révérence en pleine gloire au soir de son 3ème titre. En voilà au moins un qui contredit cette histoire de malédiction, en voilà un qui a su faire ce qu’il faut, comme il faut et quand il faut, non ?

Non. Et en fait, il s’en est fallu de peu.

Le cas Stewart illustre de façon éclatante combien la malédiction peut être vicieuse et à quel point sa morsure est douloureuse quand elle s’abat sur sa victime… Et pourtant, l’écossais semblait avoir tout ce qu’il fallait pour lui échapper

StewartJackie19690801MatraFord-LotharSpurzem Jackie Stewart sur la Matra-Ford au GP d’Allemagne en 1969, l’année de son premier titre (crédit photo : Lothar Spurzem)

Dans son parcours, Stewart n’a connu qu’un seul (relatif) échec : celui de ne pouvoir garder le titre deux ans de suite car chaque couronnement était suivi d’une année « sans » (enfin, du niveau de Stewart quand même !). En 1970, après son année triomphale chez Matra, il quitte l’écurie française pour suivre Tyrrel, son manager, qui va créer sa propre écurie mais la toute première saison de ce nouveau team débute avec une March qui n’est pas au niveau. Des nombreux pilotes March, Stewart est l’un des deux seuls à avoir réussi à gagner avec une de ces voitures lors du GP d’Espagne 1970… Il faudra ensuite attendre le GP d’Italie 1976 pour voir une March triompher à nouveau avec, cette fois, Peterson à son volant… Et c’est tout pour cette marque !

Il faudra attendre la fin de la saison 1970 pour que Tyrrel puisse enfin aligner son propre châssis… Une année perdue !

La saison 1971 fut presque la « promenade de santé » annoncée pour Stewart mais celui-ci rechute lors de la saison 1972 : un ulcère à l’estomac l’empêche de contrer Fittipaldi (ulcère sans doute dû à de trop nombreux voyages vers les USA pour honorer son contrat de participation à la Can-Am…). 

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La Tyrrel Ford de 1971 qui permit à Stewart de dominer largement ses adversaires

En 1973, il décide d’une saison d’adieux qui est programmée comme une tournée triomphale. Mais la saison 1973 va se révéler longue et cruelle : Stewart a voulu garder le secret sur sa décision (seul Ken Tyrrel est au courant) et sa femme se ronge les sangs en voyant les accidents s’accumuler autour de son mari. Cevert et Stewart dominent au sein de l’écurie Tyrrel, ils accumulent les doublés et Cevert se hisse nettement au niveau du maître.

C’est que François Cevert est clairement le protégé et le successeur désigné du champion du monde… L’aider à arriver au sommet fait donc partie de l’ultime « feuille de route » que s’est fixé l’Ecossais avant de quitter la F1 pour de bon.

Arrive le dernier GP, le 100ème de Stewart, celui où il va annoncer son retrait, celui de la libération. Mais, une fois de plus, les dieux se jouent des programmes trop bien ficelés et vont punir Stewart en foudroyant Cevert pendant les essais qualificatifs. 

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François Cevert dans le baquet de sa Tyrrel en 1973 (crédit photo : Raimund Kommer)

En effet, soucieux d’asseoir son nouveau statut, le français s’obstine à vouloir signer la pole position jusqu’au moment où sa Tyrrel quitte la route et se retourne sur le rail de Watking Glens…

La fête tourne à la tragédie. Car c’est vraiment une tragédie pour Stewart qui toujours gardera le regret de ne pas avoir partagé sa décision avec Cevert et ainsi faire baisser la pression sur celui qui devait être son digne successeur. Le chemin de croix (la saison 1973 a été particulièrement pénible avec son lot d’accidents) se conclut en calvaire et c’est un Stewart défait qui quitte la scène… Un de plus !

Un nouveau projet : « le miroir brisé des réseaux sociaux », une analyse critique, 8 ans après

J’envisage d’écrire de nouveau sur les réseaux sociaux… Eh oui, huit ans après !

En effet, j’ai déjà rédigé un ouvrage sur le sujet, publié par M21 en 2005 (et avec une seconde édition en 2008) qui a eu un certain succès. Dans ce premier ouvrage, j’assumais le rôle de promoteur de ce qui était, à l’époque, des nouveaux services. Depuis, les choses ont beaucoup évoluées et pas toujours en bien, il faut bien l’avouer.

Bref, j’imagine l’articulation de ce nouveau livre ainsi :

Titre : Le miroir brisé des réseaux sociaux

Première partie : le bilan

Entre 2005 et 2013, huit ans se sont écoulés et les réseaux sociaux se sont installés en profondeur dans l’Internet et nos vies quotiennes. Quel bilan peut-on en faire aujourd’hui ?

Quel est l’écart entre ce que nous espérions et ce que nous avons obtenus ?

Comment expliquer cet écart ?

Seconde partie : recommandations

Les principes de bases de l’intérêt des réseaux sociaux n’ont pas variés (effet de levier, les facettes de l’identité numérique) et ils restent valables. Comment se comporter et comment faire pour en tirer parti sans tomber dans les inconvénients énumérés dans la première partie…

Mais, cette fois, je ne veux pas en faire seulement un projet personnel mais, si possible, un projet plus « collectif » : en utilisant largement vos témoignages, tout simplement !

Donc, vous êtes largement invités à me transmettre vos contributions sur le sujet :

  • ce que les réseaux sociaux vous on apporté (ou pas, les déceptions sont aussi les bienvenues),
  • vos expériences positives comme les négatives,
  • les services que vous utilisez, ceux que vous préférez et ceux avec lesquels vous n’avez pas accrochés (des noms !),
  • vos espoirs pour une pratique renouvelée.

Avec tout cela, je me sens fort d’en faire quelque chose de bien !

Plutôt que de parler de mon style d’écriture, parlons de mon style de lecteurs !

Afin d’éviter de tomber dans le piège des auteurs qui se prennent au sérieux (c’est très tendance en ce moment !), je ne vais pas vous parler de mon style d’écriture mais plutôt de ce que je crois être mon « style de lecteur » (et lectrice, bien sûr !).

Avant d’être un auteur, je suis avant tout un lecteur : je lis beaucoup plus que je n’écris, c’est évident. Bien entendu, j’ai mes préférences et celles-ci se retrouvent dans ma façon de rédiger les ouvrages que je vous propose… On peut dire que, d’une certaine manière, j’ai rédigé les livres que j’aurais aimé lire !

Donc, c’est en me basant sur ces préférences que je peux me risquer à définir un portrait de mon lecteur-type. Ce dernier n’aime pas les longues descriptions ampoulées : le décor, quand il est nécessaire, doit être mis en place sur un ton minimaliste. Pareil pour les personnages : ceux-ci doivent se révéler à travers les dialogues. Le déroulement de l’histoire doit rester réaliste et le lecteur-type n’aime pas être pris pour un imbécile avec des deus ex machina ou autres subterfuges.

Du coup, ce lecteur idéal va accepter un rythme un peu lent ou des développements un peu longs si la cohérence de l’histoire l’exige. Il admettra aussi que les personnages prennent leur autonomie et sortent du cadre initial où l’auteur voulait les confiner (car cet auteur, naïvement, crois encore qu’il est le maître du jeu !).

Il faut donc à ces lecteurs de l’intelligence (pour comprendre le contexte sans avoir besoin de longues descriptions), de la finesse (pour saisir quels sont les points importants sans que l’auteur soit obligé de mettre les points sur les i à chaque chapitre…) et de la culture (afin de capter les références suggérées ça et là). Bref, on l’aura compris, mes lecteurs se recrutent parmi la crème de la crème !

Vous êtes vous reconnus dans ce portrait ?