Vous intéressez-vous *vraiment* à la « crise du pétrole » ?

Ce qu’on vit actuellement n’est pas le résultat des manipulations des vilains spéculateurs qui, par leur rapacité, sont responsable de la montée des prix du pétrole brut (aujourd’hui autour de $150, demain à $200 et plus… et c’est pas fini !).

Tout d’abord, précisons que les spéculateurs sont *nécessaires*… Eh oui, sans eux, plus de fluidité des marchés, plus de liquidités et donc plus d’échanges ou alors des échanges *plus* chers (et non *moins* chers…). Je ne suis pas le seul à le dire. Si vous n’avez pas le temps de lire l’excellent ouvrage « l’économie de spéculation » de Jean Perelevade, voici un petit résumé de cette notion récupérée sur Wikipédia :

L’existence de spéculateurs acceptant de prendre des risques permet à d’autres agents de couvrir leurs propres risques en faisant l’opération en sens inverse, transférant ainsi leur risque aux spéculateurs (opération de couverture de risque), un peu comme le ferait pour eux un assureur.

La liquidité du marché est d’autant plus importante que les volumes traités et le nombre de transactions sont grands. Dans ce sens, la spéculation est sans conteste une activité indispensable. En son absence, les activités de couverture réalisées par les « Hedgers » seraient rendues plus difficiles et plus coûteuses. La spéculation est donc indispensable par l’apport de liquidité.

Par exemple un exportateur européen de produits vers les États-Unis d’Amérique craignant une baisse, par rapport à l’euro, du dollardevise dans laquelle il sera payé pourra vendre à terme des dollars sur le marché des changes à un spéculateur, lequel à l’inverse les achète à terme en pariant sur une hausse du dollar.

En outre, les spéculateurs permettent de réduire les distorsions qui peuvent apparaître momentanément sur les marchés. Quand un arbitrage est ouvert, ces opérateurs, dont l’objectif est le gain financier, vont en tirer profit tant qu’il existe.

Bien. Ceci étant dit, revenons à notre « crise pétrolière »… Tout d’abord, ce n’est PAS une crise. Une crise, c’est comme la fièvre : c’est une situation anormale qui monte jusqu’à atteindre son point paroxitique et qui ensuite revient à son état habituel.

C’est ainsi que ce sont terminées les crises du pétrole précédentes. Il n’en sera pas ainsi cette fois car il ne s’agit pas d’une « poussée de fièvre ». Il s’agit du vrai début d’un lent déclin, phénomène annoncé depuis longtemps et qui est le plus souvent appelé « pic de production »…

En échangeant avec mon fils, je me suis aperçu que le septicisme à propos du pic de production (du pétrole) est encore très répandu. Alors, c’est en regardant le film « Oil, smoke & mirrors » (disponible sur le site www.reopen911.info) que je me suis dit que les 15 premières minutes étaient parfaites pour traiter ce point particulier…

J’ai donc découpé un extrait de ce film que voici (seulement les 15 premières minutes) :

Les intervenants durant cet extrait…

  • Richard Heinberg : Auteur de « The Oil Depletion Protocol »
  • Julian Darley : Fondateur de l’institut « Post Carbon »
  • Michael Meacher : Parlementaire, et ancien ministre britannique de l’environnement
  • Colin Campbel : Géologue et membre de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas
  • Chris Sanders : Economiste politique, membre de Sanders Research Associates
  • Paul Roberts : Journaliste, Auteur de  « The End of Oil »

Mise à jour du 9/11/2007 : le dessous des cartes sur les prévisions croissance/demande en énergie…

    

Dessous des cartes

envoyé par Cassandre-

Voilà pour ce qui est du pic de production… Une offre qui va baisser tendanciellement (lentement si tout va bien, plus rapidement si on a pas de « chance »…) alors que la demande est toujours croissante : même si on est archi-nul en math (c’est mon cas), il est facile de comprendre que cela va provoquer « une tension permanente sur les prix » et donc, pas de retour à la normale.

Dernièrement, une lectrice m’a interpellé en ces termes (à propos d’un article sur la crise du pétrole sur mon blog précédent) : c’est très bien de faire la leçon mais il faudrait aussi recommander des solutions, non ?

Son message était accompagné du récit d’un marseillais qui avait réussi à faire rouler sa voiture à l’huile de friture (récupérée dans les restaurants !). Après les biocarburants, l’huile de friture : on est sauvé, on va pouvoir continuer à rouler !

OK, on va essayer d’être sérieux et d’examiner pourquoi il n’existe aucune solution simple et rapide à la crise du pétrole qui est en train de s’installer dans notre quotidien. Tout d’abord, il faut distinguer les domaines concernés par cette future pénurie de pétrole : il y a principalement les transports, la production d’électricité (et le chauffage) et, enfin, tous les dérivés de la pétrochimie.

C’est dans ce dernier domaine que, par définition, l’alternative aux hydrocarbures sera la plus difficile à trouver. Et c’est bien pour cela que la plupart des experts prédisent que le dernier baril de pétrole sera utilisé pour fabriquer du plastique !

Pour ce qui est de la production d’électricité, les moyens disponibles sont variés. Depuis l’utilisation des centrales nucléaires (je n’approuve pas ce moyen, potentiellement trop dangereux, mais c’est un moyen qu’il ne faut pas oublier dans l’analyse) jusqu’aux éoliennes en passant par l’énergie solaire, les alternatives ne manquent pas. Reste à les développer mais le vrai problème n’est pas là.

Le vrai problème, ce sont les transports. En effet, un véhicule, quel qu’il soit, doit emporter avec lui les moyens de produire son énergie, premier point. Le facteur de taille joue aussi : c’est plus facile pour un navire de consacrer une partie de sa capacité à embarquer des moyens encombrants que pour une voiture ou un avion (c’est pour cela qu’on peut envisager la propulsion nucléaire pour les navires alors que c’est tout à fait inenvisageable pour les avions), second point.

Pour le moment, l’essence reste encore le moyen optimum pour tous les transports terrestres et aériens, hélas !

Prenons le cas de l’automobile pour creuser les voies d’optimisations possibles. Les moyens que l’on commence seulement à voir émerger sont connus depuis des décennies (volant d’inertie pour permettre de relancer le moteur après chaque arrêt, dispositifs de récupération d’énergie au freinage, etc.) mais n’avaient pas été appliqué pour des raisons de coûts !

Si vous proposez une voiture super économe en carburant mais qui coûte bien plus cher à l’achat, vous allez faire un bide, tout simplement. Le GPL n’a pas pris pour diverses raisons mais cet échec est riche d’enseignements : inutile de rêver, les gens ne vont pas adhérer à ces moyens alternatifs s’ils sont moins pratiques et pas vraiment moins coûteux que l’essence et le diesel (dont la généralisation en cours est une véritable catastrophe sur le plan de la santé… mais, comme d’habitude, on s’en apercevra trop tard !).

Les véhicules hybrides (qui allient un moteur électrique à un moteur classique) ne forment encore qu’une niche alors qu’ils ne représentent qu’un pas timide, trop timide dans la bonne direction (et je sais de quoi je parle puisque ma femme conduit une Toyota Prius et j’ai donc pu mesurer l’économie réelle permise par cette voiture innovante et agréable à conduire). La meilleure solution technique en la matière serait la propulsion électrique totale mais dont l’électricité serait produite par un moteur thermique plutôt que stockée dans des batteries (les accumulateurs actuels sont lourds et encore trop peu performants). Le moteur thermique employé ici ne serait jamais en prise avec les roues du véhicule mais exclusivement réservé à faire tourner une dynamo qui produirait l’électricité nécessaire aux moteurs situés dans les roues. Un moteur thermique dédié à la production d’électricité (tout comme un groupe électrogène) serait particulièrement optimisé (tournant tout le temps au même régime et de très faible cylindrée) et donc formidablement économe en carburant. C’est là qu’on réalise que la voiture électrique la plus performante actuellement (et la plus autonome et la plus pratique) repose encore sur un moteur à essence !

Certains vont vous dire, puisque ce sont les batteries qui posent problème, remplaçons-les avec un dispositif bien plus efficace : la pile à combustible. Inventées pour les vols spatiaux, les piles à combustibles sont effectivement le moyen optimum pour produire de l’électricité « à emporter » (ne pas oublier ce dernier point : vous devez non seulement générer votre électricité à la demande mais, en plus, votre générateur doit être facile à emporter, pas trop gros, pas trop lourd…). Pile à combustible dites-vous… Mais quel combustible ?

Et c’est ici que l’hydrogène est mis en avant comme grand vainqueur des énergies d’avenir !

C’est ainsi qu’on peut expliquer la mode de l’hydrogène qui sévit déjà un peu partout au point que certains parlent déjà « d’économie hydrogène »… Pas si vite : comment produit-on cet hydrogène ?

Eh bien, euh… voyez-vous, pour le moment, le meilleur moyen de produire de l’hydrogène en grande quantité, c’est en utilisant du… ahem, comment dire, du pétrole, voilà !

Déception : vous imaginiez déjà qu’on allait produire des masses d’hydrogène simplement en faisant l’électrolyse des flots des océans ?

Mais cette électrolyse, vous la faites bien avec de l’électricité (rappelez-vous vos cours de chimie…), n’est-ce pas ?

Et d’où va venir cette électricité ?

Voilà pourquoi le dispositif actuel de production de l’hydrogène (en dehors de la classique électrolyse déjà citée et qui ne permet pas de produire en grosses quantités) repose sur un procédé pétrochimique.

Donc, c’est pas gagné pour l’hydrogène !

De plus, imaginons que cet obstacle soit contourné, comment allez-vous ravitailler votre voiture ?

Oui, comment allez-vous faire le plein d’hydrogène, à la station-service du coin ?

Oubliez cela, quand on voit déjà la comédie du ravitaillement en GPL qui est lui bien anodin par rapport à l’hydrogène sous pression…

Ce tour d’horizon rapide permet de se rendre compte de 2 choses :

1) le problème clé se situe bien au niveau des transports.

2) les alternatives actuellement « à la mode » paraissent encore lointaines vu les obstacles à surmonter.

 

Malgré tout et pour faire plaisir à ma lectrice, quelles sont MES recommandations ?

1- décourager l’usage du diesel en le mettant au même prix que l’essence sans plomb… non, plus cher même !

2- favoriser l’usage du GPL, du gaz naturel et de la propulsion électrique pour les flottes de voitures liées aux grandes organisations et aux municipalités : EDF ferait rouler ses petites voitures bleues à l’électricité, quoi de plus logique ?

Darty fait bien rouler ses voitures de dépannage au GPL !

Le camion qui ramasse les poubelles dans votre commune ne serait-il pas moins bruyant et moins polluant s’il roulait lui aussi à l’électricité ?

3- toutes les compétitions mécaniques sont réorientées vers la recherche en matière d’économies d’énergie !

Je suis un amateur de vroum-vroum (comme dit ma femme), j’ai pratiqué et je pratique encore différentes formes de compétitions mécaniques mais il est temps dans ce domaine de changer d’objectif.

Les 24 heures du Mans, par exemple, devraient reposer sur un règlement technique qui favorise les voitures les moins gourmandes. On donne droit à une certaine quantité d’essence au départ et débrouillez-vous avec cela !

Certes, les 2 premières années seraient éventuellement moins spectaculaires que d’habitude (et encore !) mais, ainsi, les 24 heures du Mans retrouveraient vraiment leur vocation originelle et permettraient des vrais progrès en la matière. Mêmes contraintes et mêmes résultats pour la F1 et le MotoGP : régime sec pour les moteurs thermiques, grande liberté pour les véhicules électriques… Vous verriez vite une voiture électrique gagner un grand prix !

On perdrait à peine en spectacle (de toute façon, les « progrès » continues actuels posent trop de problème sur le plan de la sécurité, rendant obsolètes la plupart des circuits… On ne peut poursuivre indéfiniment dans cette impasse !) et on gagnerait beaucoup au niveau rendement énergétique, tout le monde en profiterait et, ainsi, les courses de voitures et de motos n’apparaîtraient plus comme un gaspillage éhonté (ce qu’elles sont en train de devenir…).

Je sais bien que c’est un peu utopique mais pas tant que cela : un ami m’a donné l’occasion d’essayer un kart électrique il y a quelque temps et cet engin n’avait rien d’un jouet d’enfant, ça poussait fort et sur un piste adapté (indoor), c’était très fun… (plus sur le kart électrique à http://www.kartelec.com/f/acceuil_f.htm)

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on a pas le choix : soit on utilise notre intelligence et on trouve des moyens efficaces de passer au tout-électique, soit on régresse très largement et très sévèrement.

Je voudrais finir ce long article sur ce sujet par un renvoi vers une source qui est bien plus qualifée que moi pour disséquer cette importante question : Jean-Marc Jancovici. Sur son site, vous trouverez de nombreux documents pertinents sur l’énergie et le climat.

Et si vous êtes *vraiment* motivé, je vous recommande chaudement de suivre (intégralement, cela va sans dire !) les cours que JMJ a donné à l’école des mines dernièrement : ça dure un peu plus de 10 heures mais c’est tout à fait complet et édifiant. Toutes les vidéos sont sur cette page. Je viens de les finir et je ne puis dire qu’une chose : chapeau bas maître !

On ne va pas se contenter de la référence Jancovici (même si elle est de première classe), je voudrais également vous recommander ce site http://www.oleocene.org/

Un petit complément d’informations et une synthèse bien faite avec cette vidéo :

 

15 réflexions au sujet de « Vous intéressez-vous *vraiment* à la « crise du pétrole » ? »

  1. Comme tu l’as conseillé j’ai visionné (plutôt écouté en bossant) les 16 heures de cour de JMJ (non ce n’est pas Jean Michel Jarre !).

    C’est extrèmement instructif. J’encourage tout le monde à les visionner.

  2. En fait, tu as raison : c’est 16 heures plutôt que 10 !
    J’avais loupé quelques modules (qui, sans doute, n’étaient pas encore dispo au moment où j’ai récupéré les premiers) mais je viens de compléter ma « collection » et je vais finir cette série.

    Pour le projet Loremo, je ne connaissais pas et ça me semble intéressant. Déjà, un point sur lequel je suis d’accord avec eux, c’est la question du poids.
    Les voitures modernes sont de plus en plus lourdes et il semble que rien n’arrête cette inflation (même la réglementation y participe). Or, on sait bien qu’en compétition, le poids, c’est l’ennemi.
    Pour ce qui concerne les économies d’énergies, c’est vrai aussi.

  3. Je recommande aussi le livre de Jean-Luc Wingert « la vie après le pétrole » Editions Autrement, le premier paru sur le sujet en France. Il est très bien documenté et a le mérite – après l’exposé didactique du peak oil – de passer en revue les alternatives énergétiques.
    Jean-Luc n’étant affilié à aucun groupes d’influence (il a passé 10 ans en SSII sur des projets intranet), son regard est assez objectif.
    > http://www.apreslepetrole.org/

  4. Le gros atout de la Loremo c’est qu’elle met en oeuvre des technologies existantes et dont les coûts sont maitrisés. Les principes sont simples et connus: Réduction du poids, réduction de la surface (le « S » de SCX), réduction de la trainée (CX), réduction de la cylindrée. Tout le contraire de ce que nous propose les constructeurs. Par contre, il faut accepter une réduction de la sécurité passive et du confort, et aujourd’hui qui est prêt à l’accepter ?

  5. Très intéressant et pertinent l’analyse du pic de pétrole – Merci!

    Pas du tout d’accord par contre sur le préambule et la formule
    « les spéculateurs sont *nécessaires*… « !
    Ou alors il faudrait la compléter par «  »les spéculateurs sont *nécessaires* pour le Marché (cad le primat du Marché sur la vie), ou pour l’économie globalisante (mondialisée), etc…
    Or cela, « le Marché », l’économie mondiale, globalisante etc. est la source même des maux de la planète. Selon de nbreux scientifiques, la 6ème extinction des espèces a bien commencé…

    Alors les spéculateurs, et la finance juché sur le toit du monde, on est à une des sources du principales du Problème, celle qui détruit les sociétés, les cultures, les économies de subsistance, etc.

    On est très loin du « doux commerce » de Montesquieu avec les « spéculateurs » à la barre…

    Jancovici (très bonne référence) ne dirait surement pas autre chose…;-)

  6. Une précision s’impose : je pense que les spéculateurs sont nécessaires pour le fonctionnement actuel de nos marchés.
    Si on n’avait que des marchés locaux avec des échanges simples et directs… Alors, effectivement, ces « intermédiaires du risque » ne seraient pas nécessaires. Mais il faut voir le monde tel qu’il est : aujourd’hui, sans spéculateur, il n’y a tout simplement pas de marché.

  7. Cette précision est juste mais étrange.
    C’est comme si vous disiez « le bois est nécessaire pour faire un feu de cheminée »! Oui, bien sûr
    Et de la même façon les spéculateurs sont nécessaires pour le Marché et donc entretenir l’incendie planétaire avec la complicité de chacun.
    (et que l’on justifie en plus benoitement avec une pseudo orthodoxie économique 😉
    Pseudo car il n’y a rien d’orthodoxe dans la science économique, et ses pré-supposés, hérités d’Adam Smith, ne tiennent pas la route un instant (ce serait le sujet d’un autre débat bcp plus long)

    Le monde tel qu’il est, comme vous dites (et que vous reconnaissez dans vos chroniques souvent pertinemment) c’est celui qui nous emmène dans le mur!
    Et s’il n’y avait plus de Marché, ce serait la meilleure nouvelle du monde!!!
    Alors revenons majoritairement aux marché locaux comme vous le suggérez et on se sauvera peut-être

  8. Un complément sur la formule « Le monde tel qu’il est » trop souvent mis en avant comme argument définitif
    « Le monde tel qu’il est », c’est nous (je répète), Nous qui le construisons, nous…
    C’est pas Dieu le créateur qui a créé le Marché
    Le soleil, la planète qui tourne autour, on y peut rien, d’accord!
    Mais le Marche, l economie, cela releve de constructions voulues et decides par les hommes, non ?

  9. @ Martin => oui, on est d’accord sur au moins deux points :
    1) le monde est tel que nous le construisons, tous les jours, par nos actes et nos choix !
    2) le retour au local (et non plus cet « hypermarché » global hors de tout contrôle) pourrait nous sauver, peut-être…

    Cependant, une fois qu’on a dit cela, on se retrouve vite face à la triste réalité : l’immense majorité des gens n’est 1) ni consciente que « le marché nous tue » 2) ni prête à faire les efforts (importants) pour changer de mode de vie.

    Déjà, nous qui sommes conscients, faisons-nous le nécessaire ?
    J’ai une Prius c’est bien mais il vaudrait mieux ne pas avoir du tout de voiture en fait…
    J’achête uniquement de la nourriture bio mais il faudrait généraliser ce mode de consommation « raisonnable » à tout le reste et ce n’est pas encore le cas.
    La liste est longue du chemin qui reste à parcourir pour des gens comme nous… Alors, avant que la masse s’y mette, on sera vraiment mal.

  10. D’accord avec vous sur la difficulté de la prise de conscience
    Mais celle-ci avance quand même par 2 biais :
    1) La prise de conscience de chacun l’impasse actuelle (les indicateurs de tous les cotés sont aux rouges, sociaux et environnementaux)
    Mais d’accord pour dire que le chemin est encore long pour ne pas être tjrs abusé par le discours dominant (qui sait trouver les boucs émissaires pour détourner l’attention sur les vrais causes), et encore plus long le chemin, une fois que l’on a compris pour se mettre en cohérence avec ses actes quotidiens
    2) Mais que l’on soit conscient ou inconscient de l’impasse du système actuel, le « mur » des ressources s’approchent et donc forcément avec lui la nécessité de changer radicalement de logique. Et là qu’on est compris ou non, on sera obligé de revoir radicalement nos pratiques.
    Espérons que dans ce tournant que nous allons voir de notre vivant (5, 10, 20 ans maxi ?), la raison l’emportera face à la recherche (par le pouvoir en place) de boucs émissaires commodes permettant de prolonger le système dans une dictature imposant des restrictions à la grande masse pour permettre à l’oligarchie en place de préserver encore son modèle intenable…

  11. « Le “mur” des ressources s’approchent et donc forcément avec lui la nécessité de changer radicalement de logique. Et là qu’on est compris ou non, on sera obligé de revoir radicalement nos pratiques. »

    Là encore, d’accord à 100%… Mais le réveil risque (va) d’être douloureux !

  12. Casey Stoner would probably admit to not being the world’s most popular rider but think about it, when you look at the level of competition he can regularly win against you have to admit to his ability. Maybe what they say is true and nice guys really do finish last. The nastier you are, the nearer the winner’s enclosure you get.

  13. Bonjour ,

    Je suis Bastien, Digital Marketing Manager chez Ecoreuil.fr.

    J’ai pensé que vous seriez intéressé par notre article et infographie sur le pétrole. Nous y mettons en avant les chiffres impressionnants liés à son commerce, et sa nécessité dans nos économies.

    https://www.ecoreuil.fr/blog/economie-petroliere

    Vous être libre de publier l’infographie ou tout autre partie de la page si vous estimez qu’elle est pertinente pour l’audience de votre site.

    Qu’en pensez-vous ?

    En vous souhaitant une bonne journée !

    Bien cordialement,
    Bastien Hudelot

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