Faut-il sortir de l’Union Européenne ? Une analyse honnête en 4 questions…

Pour ces élections présidentielles françaises, la position dite des « souverainistes » prend une place croissante. J’ai donc eu l’idée, avec mon fils Damien, de faire une petite vidéo (qui est vite devenue une longue vidéo !) pour analyser la question « fait-il sortir de l’UE ? » en 4 questions :

  1. Le fonctionnement : opaque et non démocratique ?
  2. Le budget : de l’argent gaspillé ?
  3. L’Euro : une monstruosité facteur d’inflation ?
  4. La réglementation : un moyen de plus de martyriser les peuples ?

Voici le résultat de nos modestes investigations dans cette vidéo qui vaut ce qu’elle vaut : nous ne prétendons pas être des experts des questions traitées mais nous nous sommes efforcés de produire un travail honnête…

Bien entendu, nos découvertes, nos positions et nos conclusions vont en surprendre plus d’un car nous allons clairement à l’encontre de l’humeur du moment (en clair, nous ne hurlons pas « sus à l’UE » avec la masse des mécontents…). Mais je ne m’occupe de ce blog pour me conformer à une idéologie, quelle qu’elle soit. Et si ça ne plait pas, tant pis.

3 réflexions au sujet de « Faut-il sortir de l’Union Européenne ? Une analyse honnête en 4 questions… »

  1. La gestion (démocratique) d’un ensemble d’états ou d’un groupe hétéroclite est un exercice difficile. Meme le Royaume Uni, bien que relativement petit, n’est pas une union idéale. Le système des Etats-Unis a essayé de garder un équilibre délicat entre gros et petits états (comment essayer de rester démocratique tout en évitant que les petits états n’aient pas voix au chapitre?)

    Pour ce qui est du budget équilibré, c’est aussi du au fait que l’UE ne s’occupe pas du budgets des retraites, de la santé ou la défense – qui sont en général ceux qui coutent le plus.

    Par contre, on parle souvent du fait que chaque pays a un droit de véto. Pour quel type de décision ce droit existe-t-il?

    Finalement, je suis d’accord avec Védrine: le fait que les peuples décrochent est une mauvaise chose. Mais il faut dire que l’UE n’a pas aidé. Manque de démocratie (un pays vote non à un référendum? On fait revoter). Manque de transparence (elle est où l’instruction civique qui explique comment l’Europe fonctionne?). Et peu d’information sur ses bénéfices. Par exemple, l’Euro a permis d’en terminer avec la parité entre les monnaies qui coutait fort cher (et parfois attaqué par des traders) et embêtait les entreprises qui voulaient vendre en Europe. Mais on n’a jamais parlé des bénéfices concrets. Est-ce que les européens en ont bénéficié ou est-ce seul une poignée de gens bien placés? Quid aussi des régions d’Europe ou la main d’oeuvre est bon marché, ce qui incite à la délocalisation? Est-ce un vrai problème ou un phénomène marginal repris par la nationalistes?

    Le plus gros défaut de l’Europe est peut-être que les européens n’ont pas voix au chapitre sur la manière de construire l’UE. Quelques élites disent “c’est comme ça que l’EU va fonctionner” et le peuple n’a qu’à la fermer. Pas étonnant après que les nationalistes gagnent des élections.

  2. Oui Laurent, tout cela est bien vrai… Surtout en ce qui concerne le budget : avoir un budget limité et équilibré est « facile » (relativement facile disons) si on exclu les postes les plus problématiques, comme tu le souligne fort justement !
    Le droit de véto ne s’applique qu’au niveau du conseil de l’Europe (qui décide des évolutions structurelles et l’acceptation ou du rejet des nouveaux membres), d’après ce que j’ai compris (mais je peux avoir compris de travers !).

  3. Je ne pense pas que le droit de véto est une bonne idée, surtout quand on est 28 pays! Les Etats-Unis s’y sont essayé avec leur première constitution (Articles of Confederation), et ont décidé d’arrêter les frais avec leur 2e constitution.

Laisser un commentaire