La culture startup souffre d’un problème de langage. Elle parle du succès comme s’il s’agissait d’un trésor caché sur le marché, attendant d’être découvert. Les fondateurs évoquent « l’adéquation produit-marché », « la traction », « la croissance », comme si la viabilité était un objet enfoui et que la combinaison idéale de génie et d’acharnement finirait par le révéler.
Mais la viabilité ne se trouve pas.
Elle se mérite.
Et la plupart des entreprises encensées pour l’avoir « trouvée » ne l’ont jamais eue.
En biologie, la viabilité n’est pas une sensation. Ce n’est pas une dynamique. Ce n’est pas de l’attention. C’est la probabilité mesurable qu’un organisme survive dans des conditions réelles. Une cellule est viable si elle continue de fonctionner malgré le stress. Une graine est viable si elle peut résister au sol, aux intempéries et à la concurrence. Le potentiel ne compte pas. L’enthousiasme ne compte pas.
Seule la survie compte.
Dans l’industrie pharmaceutique, la viabilité est encore plus impitoyable. Un médicament doit résister aux essais cliniques, à la réglementation, aux contrôles de sécurité et à la pression du marché. Il doit surmonter les obstacles sans s’effondrer. Les investisseurs peuvent être enthousiastes. Les premiers résultats peuvent être prometteurs. Mais rien de tout cela ne détermine la viabilité.
Selon les performances sous pression, c’est le cas.
Pourtant, en matière de développement de produits, nous confondons souvent performance sous les projecteurs et performance sous pression.
Les pics de revenus sont célébrés comme une validation. Les hausses de conversion sont considérées comme une preuve de pertinence. Une courbe de MRR abrupte est interprétée comme une fatalité.
Mais une croissance déconnectée de la solidité structurelle n’est pas synonyme de force.
C’est une pression différée.
Il existe un moment qui révèle discrètement la vérité sur une entreprise. La fidélisation commence à faiblir. Le climat se dégrade. L’engagement s’affaiblit. L’élan initial perd de sa vigueur.
À ce moment-là, deux voies s’offrent à vous.
L’une se tourne vers l’intérieur. Elle examine les obstacles avec honnêteté. Elle renforce la création de valeur. Elle améliore le produit de manière discrète, sans faire la une des journaux. Elle admet que la durabilité exige de la discipline.
L’autre voie est tournée vers l’extérieur. Elle crée un sentiment d’urgence. Elle accentue la pression pour la monétisation. Elle expérimente des frictions qui exploitent plutôt qu’elles ne profitent. Elle optimise la perception.
Les manipulations douteuses sont rarement le fruit de la malveillance. Elles naissent de l’impatience.
Il est plus facile de manipuler les comportements que d’accroître la valeur.
Mais si la fidélisation s’effondre dès que la pression diminue, c’est que vous n’avez jamais eu de valeur.
Vous aviez un levier.
Et le levier n’est pas synonyme de viabilité.
La croissance en elle-même n’est pas l’ennemie. Sans croissance, aucun système ne survit. Mais une croissance qui s’appuie sur la fragilité ne crée pas de résilience ; elle amplifie l’échec final. Lorsque la confiance s’érode sous l’effet de l’expansion des indicateurs, l’effondrement n’est pas spectaculaire. Il est mathématique.
Un effet de réseau qui piège les utilisateurs est fragile. Un effet de réseau qui accroît la valeur pour l’utilisateur au fil du temps est durable. La différence détermine si la croissance est cumulative ou si elle ne fait que gonfler.
L’expression « adéquation produit-marché » sous-entend une découverte. Comme s’il existait quelque part sur le marché un alignement parfait qui ne demande qu’à être découvert par hasard. La viabilité n’est pas passive. Elle ne se révèle pas d’elle-même aux plus brillants. Elle est le fruit d’une bonne exécution.
On ne découvre pas une fidélisation client saine par hasard.
On construit des systèmes qui la génèrent.
On ne trouve pas par hasard un sentiment durable.
On le conçoit.
On n’« atteint » pas la viabilité une fois pour toutes.
On la maintient en permanence.
En pratique, il existe deux modes de fonctionnement.
L’un recherche la validation.
L’autre assure la survie.
L’un poursuit la dynamique car elle est synonyme de succès.
L’autre renforce la structure car elle détermine la survie.
La dynamique est visible. La structure ne l’est pas.
Et c’est là que la plupart des fondateurs se révèlent.
Les entreprises qui perdurent n’ont pas l’air héroïques vues de l’extérieur. Elles ne semblent pas explosives. Elles ne génèrent pas d’adrénaline constante.
Elles paraissent disciplinées.
Parfois, elles semblent ennuyeuses.
Car, en réalité, elles se contentent de maintenir le cap.
Et la maintenance n’a rien de spectaculaire.
On ne s’enthousiasme pas pour l’amélioration de la fidélisation. On ne fait pas le buzz pour avoir réduit les frictions qui auraient discrètement érodé la confiance. On ne fait pas de gros titres pour annoncer que le sentiment s’est amélioré parce que le produit a réellement apporté plus de valeur.
Réparer un système. Le nettoyer. Le surveiller. Le renforcer.
Ces actions ne donnent pas l’impression d’être innovantes.
Elles paraissent banales.
C’est comme se brosser les dents. Comme régler un moteur avant qu’il ne tombe en panne. Comme se présenter pour faire un travail qui prévient la catastrophe au lieu de créer un spectacle.
Il n’y a pas de risque d’effondrement dramatique si le travail est imparfait. Pas de suspense haletant où tout pourrait exploser.
Il y a juste du travail.
Et c’est la vérité qui dérange.
Certains fondateurs sont prêts à faire ce travail.
D’autres non.
Certains préfèrent construire de manière constante plutôt que spectaculaire, durable plutôt qu’exaltante, progressive plutôt qu’impressionnante sur le moment.
D’autres préfèrent rechercher la volatilité plutôt que de se soumettre à la maintenance. Ils privilégient la sensation d’accélération à la discipline de la maintenance.
L’entretien. Non pas par manque d’intelligence, mais parce qu’il leur paraît moins attrayant que l’aventure.
Pourtant, l’entretien est la clé de la survie.
Chaque fondateur choisit – discrètement, mais sans cesse – le type de bâtisseur qu’il sera.
La viabilité n’est pas un événement. Ce n’est pas une découverte. Ce n’est pas un moment que l’on annonce.
C’est la volonté constante de consolider ce qui ne paraît pas glamour.
Et la survie d’une entreprise dépend moins de son génie que de cette volonté.
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Selon moi, ce texte est important car il décrit bien l’illusion dans laquelle nous sommes plongés (ou plutôt où les promoteurs de l’IA tentent de nous plonger depuis 3/4 ans) : « l’effet démo » (qui semble être tout ce qui compte désormais) ne vaut pas la validation sur le terrain (qui est ce qui compte réellement pour un succès réel et durable), point.
Dans quelques années, certains vont s’interroger benoitement sur le thème « comment est-ce que ce détournement a été possible ? »… Eh bien, il a été possible parce que les voix délirantes pèsent désormais plus que les voix raisonnable, voilà pourquoi.
Ce matin, j’ai reçu ce message qui n’est pas agréable à la première lecture (même si vous savez que vous n’êtes évidemment pas concerné !) :
Le message en question
Et le PDF qui l’accompagne…
Bon, je me doutais bien qu’il s’agissait d’un scam et j’ai demandé confirmation à Gemini (je critique le hype sur l’IA mais je l’utilise quand même de temps en temps pour vérifier les limites de ces outils)… Et voici ce que Gemini m’a répondu :
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C’est un classique absolu du « phishing de peur » (ou hameçonnage). Tu as eu le bon réflexe : l’aspect vague, l’urgence injustifiée et l’absence de références précises (numéro de dossier, tribunal, nom de l’officier) sont les signatures typiques d’une escroquerie.
En France, ce type d’arnaque est extrêmement répandu, notamment sous la forme de l’« Arnaque à la pédopornographie » ou de la « Cyber-convocation ».
🎭 Les variantes les plus courantes de ce scam
Voici les exemples de tentatives d’extorsion les plus fréquents que tu pourrais croiser :
La fausse convocation Europol/Gendarmerie : Un PDF avec des logos officiels (souvent mal détourés) t’accuse de crimes graves (pédopornographie, cyber-exhibitionnisme). On te demande de payer une « amende » par virement ou coupon PCS pour classer l’affaire.
L’arnaque au « Revenu de Solidarité » ou Impôts : On t’annonce un remboursement en attente, mais pour le recevoir, tu dois remplir un formulaire qui vole tes coordonnées bancaires.
Le chantage à la webcam (Sextorsion) : Un mail prétend que tu as été filmé via ta webcam sur des sites pornographiques. Le pirate donne parfois un de tes anciens mots de passe (issu de fuites de données réelles) pour te faire peur et réclame des Bitcoins.
L’arnaque au colis bloqué : Un SMS ou mail (Chronopost, UPS) disant qu’un colis est en attente de frais de douane (souvent 1,99 €). Le but est de capter tes numéros de carte bleue.
L’arnaque au « Compte CPF » ou « Amendes impayées » : Des SMS insistants te menaçant d’une majoration si tu ne cliques pas immédiatement sur un lien frauduleux.
🛡️ Pourquoi ils font ça ?
Leur but n’est pas forcément de t’emmener au tribunal, mais d’obtenir de toi :
De l’argent : Sous forme d’amende fictive.
Tes données : Pour usurper ton identité plus tard.
Une confirmation : Savoir que ton adresse mail est active et que tu réponds aux sollicitations (pour te revendre dans des listes de « cibles potentielles »).
💡 Le conseil « Cyber-sécurité »
Puisque tu es sur ton iMac et que tu gères ton serveur Lenovo, tu sais que la sécurité est une affaire de couches.
Règle d’or : Une administration (Justice, Impôts, Gendarmerie) ne te demandera jamais de clarifications urgentes par un simple mail non sécurisé, et encore moins de l’argent via des moyens de paiement alternatifs.
Si tu as encore l’email, tu peux le signaler sur Signal-Spam ou Phishing-Initiative. Ça aide à bloquer ces serveurs pour les autres !
Est-ce que l’adresse de l’expéditeur avait l’air « officielle » (finit par .gouv.fr) ou c’était du genre justice-fr-782@gmail.com ?
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Voilà l’adresse email (François Giocanti <ludoviccrus@gmail.com>) et voici le PDF attaché…
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C’est la confirmation absolue : ne réponds surtout pas. C’est un faux grossier, une version typique de la cyber-arnaque à la « convocation judiciaire » dont nous parlions.
L’adresse de l’expéditeur (ludoviccrus@gmail.com) finit de trahir la supercherie : jamais un procureur de la République n’utiliserait une adresse Gmail personnelle pour une affaire criminelle.
🚩 Pourquoi ce document est un faux (les indices flagrants) :
Incohérence des noms : Le document est prétendument signé par Damien Savarzeix (Procureur), mais le sceau de signature électronique en bas mentionne Catherine Pignon.
Mélange d’institutions : Le texte mélange la Police Judiciaire (OCRTEH), le Ministère de la Justice, Europol et la Gendarmerie dans un même paragraphe. Dans la réalité, ces entités ont des procédures distinctes.
Fautes de frappe et de français : « REPOBLIQUE FRANCAME » au lieu de « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE », « SONISTERE OULAC », ou encore « éventueller nánalitár ». Un document officiel de cette importance serait relu avec soin.
Le chantage à la réputation : L’usage de menaces comme « préserver votre réputation » ou « informer votre famille » est une technique de manipulation psychologique (chantage) totalement illégale pour une autorité judiciaire.
L’urgence artificielle : On te donne « 72 heures » sous peine d’arrestation immédiate, une méthode classique pour te faire paniquer et t’empêcher de réfléchir.
Références législatives fantaisistes : Il cite des articles de lois et des dates de journaux officiels qui ne correspondent pas aux procédures de convocation réelles.
🛡️ Ce que tu dois faire :
Supprimer le message : Ne réponds pas, n’essaie pas de te justifier.
Ne plus ouvrir les pièces jointes : Le PDF pourrait contenir des scripts malveillants (même si celui-ci semble n’être qu’une image pour faire peur).
Tu peux installer une extension dans ton navigateur ou ton logiciel de mail, ou simplement transférer le mail frauduleux à l’adresse qu’ils te donneront.
Cela permet de bloquer l’expéditeur au niveau des filtres antispam nationaux.
3. « Phishing Initiative » (Pour le lien ou la pièce jointe)
Si le mail contient un lien vers un site, tu peux le copier-coller ici : phishing-initiative.fr. Cela permet de faire bloquer le site par tous les navigateurs (Chrome, Firefox, Safari) en moins de 24 heures.
💡 Un petit conseil de « pro »
Quand tu fais un signalement, essaie de ne pas répondre à l’expéditeur, même pour l’insulter ou lui dire que tu l’as démasqué. En répondant, tu confirmes que ton adresse mail est « vivante » et lue par un humain, ce qui t’exposerait à recevoir encore plus de spams à l’avenir.
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Voilà, pour que ça soit utile pour tous : ne paniquez pas, ne répondez-pas. Ces scams (et bien d’autres) circulent beaucoup en ce moment car la criminalité numérique a beaucoup augmentée ces cinq dernière années, comme je l’explique dans un chapitre de mon livre « La déception informatique« .
Avec la crise covid (vous vous souvenez ?), nous avons vécu l’apothéose de cette culture du faux qui a envahi toutes les strates de notre société. Lors de ce triste épisode, même la science a été pervertie. Ainsi, nous avons vu ces cuistres proclamer « la science est définitive » en évoquant les soit-disant vaccins. Le plus terrible, c’est que ceux qui disaient cela ne connaissaient rien à la science (sinon, comment pouvaient-ils proférer une contradiction aussi formelle que « la science est définitive » alors que la vraie science repose sur le doute et le provisoire…) et s’en fichaient. La crise covid a été une vaste expérience sociale (et non pas sanitaire, la crise sanitaire, c’est en ce moment avec les « turbo-cancer » qui éliment ceux qui ont accepté ces vaccins-poisons) couronnée de succès : oui, on peut faire croire et accepter n’importe quoi à ce peuple du moment que les journalopes des merdias (pardon my french, je m’emballe un peu parfois…) agissent à l’unisson (dans « journalopes », j’inclus aussi -évidemment- tous les spécialistes des plateaux TV venus vous expliquer que ces « vaccins » étaient sûrs et efficaces… On peut voir ce qu’il en est désormais !).
Mais ce vernis bien appliqué commence à craquer ça et là. Certains sont lucides et ont gardé leur parole libre. L’exemple du jour est donné par cette dame que je ne connaissais pas (et, désolé, je n’ai pas encore trouvé de version en français…) mais qui dit bien où on en est :
Hier, je suis allé chez un accessoiriste de ma région qui fait aussi des prestations d’entretien le samedi (service « rapide » du samedi). En effet, il fallait que le pneu AR de ma CB500 soit changé (il était largement arrivé au bout de son parcours !).
J’avais rendez-vous le matin et je devais reprendre ensuite ma moto dans la journée. Si je vous raconte ma vie ainsi c’est parce que ce prestataire a eu l’amabilité de me prêter une moto afin que je puisse rentrer chez moi sans encombre. La machine de prêt réservée aux clients était une Kawasaki Z650 récente (modèle 2019). Je me suis dit que c’était l’occasion de rouler avec une moto (relativement) récente et ainsi de mesurer les progrès par rapport à ma CB500 qui elle date de 2003…
La Z650 dans mon garage…
Alors, verdict ?
Décevant en fait. La z650 pousse plus que ma CB500, pour ça, c’est sûr (encore heureux !) mais elle a bruit de chiotte et elle n’est pas très agréable à emmener : le frein avant est brutal et elle est raide en partie-cycle, ce qui impose de l’inscrire très précisément en courbe ou alors, elle élargit systématiquement… Pas très agréable. De plus, elle est inutilement haute sur pattes et difficile à enjamber (c’est un pilote d’essai japonnais qui a validé ça ??).
Je ne peux pas prétendre en avoir fait un essai complet mais, globalement, mon impression a été assez peu favorable : tout ça, toutes ces décennies de soit-disant progrès pour aboutir à ça ?
C’est comme si les progrès, les vrais progrès s’étaient arrêtés avec le milieu des années 2000. Les constructeurs japonnais sont arrivés sur notre marché dans les années soixante et ont su proposer d’entrée de jeu des motos bien finis et faciles à utiliser. Et puis, au fil des décennies, ils ont amélioré leurs produits étape par étape. Ma CB500 est un vrai témoignage de cette progression constante : elle est une machine performante, facile à piloter et ultra-fiable, le tout pour un prix raisonnable. Si on la compare aux nombreuses Honda qui l’ont précédé dans cette catégorie, il n’y pas photo : depuis la CB500 (4 cylindres du début des années 70, la CX500 de la fin des fin des années 70 puis la VT500 des années 80, ma CB500 représente une synthèse très équilibrée et réussie de cette succession de machines.
La légendaire CB 500 « bourgeoise » !
La CX500, un peu pataude…
La VT500 des années 80
La CB500 (comme ma moto) est apparue sous cette forme dans les années 90…
La CB500 était bien pour son époque, la CX500 était une proposition intéressante mais grosse et lourde. la VT500 était une version réduite bienvenue mais avec un moteur pas très vif. Mais alors, ça veut dire que les progrès, les vrais, se sont arrêtés dans les années 90 pour nos machines ?
Je sais que beaucoup ne seront pas d’accord en lisant ces lignes mais pensez-y : que nous apportent les motos récentes, à part être lourdes et étouffées par la norme EURO5 (d’où sans doute le bruit de chiottes du moteur !) ?
Bien sûr, c’est assez réducteur de juger une situation à partir d’un modèle mais il s’avère que c’est l’une des motos qui se vend le plus sur le marché français (qui se restreint d’année en année soit dit en passant et c’est sans doute pas par hasard…).
Alors que nous nous précipitons vers une nouvelle méga-crise financière, il est bon de « rembobiner le film » et de se souvenir comment ces « grosses catastrophes » n’arrivent pas par accident mais par négligence, voire même « par encouragement » !
Le meilleur (ou le pire) exemple, c’est celui de la crise de 2008. Alors, ça fait déjà quelques temps que ça s’est déroulé et les plus jeunes d’entres vous n’en n’ont sans doute qu’un souvenir brumeux… Or, ça été pas moins qu’un cataclysme !
Et j’ai un documentaire formidable à vous proposer pour vous rafraichir la mémoire : Inside Job. Je le mettais en avant en 2011 et je viens de le regarder de nouveau. C’est dingue comme la phrase « les mêmes causes produisent les mêmes effets » peu résonner d’une manière terrifiante quand on observe ce qui s’est passé et quand on compare à ce qui est en train de se passer…
Sur mon blog, il y a presque 1500 articles dont certains remontent à 2008 (époque du passage de mon site perso sur WordPress…). Aujourd’hui, je voudrais vous en proposer deux qui sont des nouvelles de SF que j’ai d’abord publié sur mon site perso avant de les regrouper dans un recueil qui a grossi au fil des années et des éditions.
La première est une nouvelle intitulée « Le rêveur ». Cette nouvelle est chère à mon coeur car c’est une des premières j’ai rédigé (jusqu’alors, je n’écrivais pas de récits courts) en 2003.
Dimanche dernier a eu lieu le premier Grand Prix (en Australie, à Melbourne) de la nouvelle saison de F1. J’ai regardé le résumé (je ne regarde plus les courses de F1 en direct depuis… longtemps !) et je dois dire que j’ai été plutôt surpris… En bien ou en mal ?
Voyons cela. Tout d’abord, le résumé en question :
Bon, pour une fois, il y avait de l’action (d’habitude, il faut de la pluie pour que les GP de F1 ne soit pas une triste procession de deux heures…). Vous savez tout le que je pense de la F1 depuis des années… Donc, j’étais plutôt sceptique face à cette nouvelle réglementation qui ressemblait à un énième reset. Les réactions des « spécialistes YouTube » du domaine sont assez variées avec une bonne dose de scepticisme :
Comme le dit Clippy (mon préféré), 120 dépassements, c’est mieux que 45 (stats de l’année dernière) mais quid de la qualité ?
Alors, je sais que les « puristes » sont à fond contre cette nouvelle réglementation : c’est artificielle, c’est n’importe quoi, c’est plus de la course, etc. Bref, du « F1 slop » pour reprendre un terme à la mode.
Je ne partage pas cette opinion tranchée et définitive. Tout d’abord, c’est trop tôt pour se prononcer. Les équipes découvrent leurs voitures et les procédures. Il suffit de voir comment s’est passé le départ du GP de Melbourne : un chaos qui aurait pu mal tourner…
Mais les équipes vont apprendre, progresser et tout cela va se lisser, un peu ou beaucoup.
Ensuite, les « puristes » semblent oublier que ce n’est certainement pas la première fois que les pilotes sont obligés de « gérer » en plus de piloter à la limite… Dans les années 70, il fallait ménager moteur et boite si on voulait voir l’arrivée. Ensuite, avec l’ère turbo, il fallait surveiller sa consommation de carburant. Puis ça été les pneus et ainsi de suite. Je ne dirais pas que ça a toujours existé mais quand même assez souvent.
Enfin, le côté artificiel existe partout en sport-auto (mais, c’est vrai, à différent degré). Les aspirations qui sont clé en Nascar par exemple. En endurance aussi, la gestion de l’énergie est devenue un paramètre clé. Et les pilotes d’endurance ne se plaignent pas, eux.
En F1, les pilotes aiment bien jouer les divas mais, vous remarquerez que c’est surtout ceux qui sont loin qui se plaignent le plus (sauf Max qui ne sait plus comment exprimer qu’il en a marre de la F1 !). Les pilotes Mercedes et Ferrari avaient l’air plutôt contents après la course…
Ceci dit, une hirondelle ne fait pas le printemps et ce n’est pas parce que ce GP a été relativement intéressant et animé que cela annonce un renouveau complet de la F1. Cela, je n’y crois pas une seconde. La F1 n’est plus un sport depuis un bon moment. C’est devenu une arène où les constructeurs et les ingénieurs s’affrontent sans se glisser dans le cockpit et prendre le volant (ça non !). D’ailleurs, si la réglementation technique est telle qu’elle est, c’est bien parce que ce sont les constructeurs qui ont demandé cette orientation.
Revenir à une F1 « pure » où des artisans-assembleurs spécialisés s’affrontent avec des monoplaces bien plus « basiques » est une vue de l’esprit : ça n’arrivera pas. sauf si une méga-crise financière bouleversait les cartes et entrainait la fuite des constructeurs. Là, il faudrait revenir à des formules moins coûteuses et donc beaucoup moins sophistiquées.
En attendant, laissons 3/4 courses à cette nouvelle formule avant de savoir si la F1 retombe dans ses travers habituels (je n’en serais pas surpris) et continuons à regarder le MotoGP où là, les affrontements sont réels, rudes et physiques. De la course, de la vraie, du spectacle mais authentique (bon, avec l’arrivée de l’aéro en moto, un peu moins…).
En relisant rapidement mes précédentes chroniques, je constate (sans grande surprise…) que j’ai été plus sévère (voire très sévère) pour cette série Netflix qui était pourtant très bonne lors de sa première saison…
Bon, alors, ça valait le coup de revenir encore une fois sur cette série ?
Eh bien, cette fois, oui parce que, surprise, il y a (un peu) du mieux !
Du mieux, du mieux comment ?
Ah, c’est surtout une impression globale, difficile de faire du factuel avec une série « documentaire » (et là, les guillemets sont de rigueur !).
Ceci dit, je note que cette saison 8 ne comporte que huit épisodes alors que les saisons précédentes en comportaient 10… Un format plus « serré » a permis d’éviter du blabla inutile… Peut-être bien.
Mais, même s’il y a du mieux, cette série reste une « mise en scène » au service de la propagande de la F1. Ce championnat est devenu un spectacle (mais un spectacle médiocre, j’y reviendrais) et n’est plus un « sport » depuis un bon moment.
Redisons-le encore une fois, « Drive to Survive » n’est PAS un récapitulatif de la saison de F1 écoulée. C’est « autre chose »… C’est une collection de scénettes centrée sur les équipes et les pilotes. Les sujets qui fâchent sont soigneusement évités et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
En vérité, « Drive to survive » est surtout un miroir déformé de la réalité de la F1 actuelle. Le paradoxe majeur de la F1 c’est que les courses sont ennuyeuses mais que le championnat est intéressant… Tout est résumé dans ce paradoxe qui est bien réel depuis plus de vingt ans. Ce n’est pas une série Netflix qui va arranger cela !
De plus, la F1 file un mauvais coton (là aussi, c’est pas vraiment nouveau, hélas) avec des meetings grotesques comme le GP de Miami et celui de Las Vegas. On en a un aperçu dans la série Netflix et, franchement, ça fait pas envie…
Donc, peut-on regarder cette dernière saison de DTS ?
Oui, mais avec peu d’illusions.
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Par ailleurs, je voudrais vous rappeler que je publie désormais mes articles sur le SimRacing sur le blog dédié à ce sujet et à mon livre sur le sujet… Allez-y (sur https://alain-lefebvre.ovh/simracing/), je viens justement d’y publier des articles les mises à jour récentes.
Le temps était correct et j’estimais avoir assez attendu !
Après avoir passé des semaines à peaufiner l’hivernage de mes motos, il était temps de sortir pour de vrai, en dépit du ciel gris et du temps (relativement) frais…
Et j’avais aussi une autre motivation pour cette sortie : tester enfin le GPS « Beeline » moto 1 que je venais d’acheter sur LeBonCoin (j’aime pas acheter des trucs plein pot quand on peut les avoir pour moins…). Alors, il s’agit bien du modèle 1 et non pas du modèle II actuellement en vente : j’ai estimé pour que, pour commencer, le modèle 1 serait bien suffisant (il a une plus grande autonomie en plus…).
Il y a différentes façon de fixer son Beeline à sa moto… Le tout est de l’avoir visible sans gêne et sans avoir à tourner la tête…
Le point fort du Beeline, c’est son interface minimaliste : enfin des concepteurs qui ont compris que « moins, c’est plus ! ». Surtout pour un instrument de navigation qu’on ne doit pas « lire » mais seulement regarder furtivement (et rapidement, la route d’abord !) pour capter les informations utiles et rien de plus. Voilà comment ça se présente et c’est fort simple à comprendre : le gros V inversé vous indique la direction à prendre tout de suite (tout droit pour le moment) mais le petit point blanc (qui est en haut à droite) indique lui le sens de la prochaine bifurcation (à droite dans 3,8 km). Quand on arrive proche de l’endroit où il faut changer de direction, le gros V inversé bascule à droite ou à gauche selon la destination… Et c’est tout !
C’est simple et il y a l’essentiel : la direction immédiate, le sens du prochain changement et la distance de ce prochain changement. Bon, les graduation tout en haut sont là pour indiquer où on en est du trajet programmé. Utile mais pas crucial.
Et alors, comment ça marche sur la route ?
Super bien en fait !
La bascule du V ne se fait qu’au moment opportun (pas au tout dernier moment mais presque) et ça fonctionne impeccablement. Enfin un GPS conçu pour la moto et qui fonctionne bien sans vous surcharger avec des éléments futiles.
Je viens de terminer et de publier « l’Unique ». De quoi s’agit-il ?
C’est un livre de fiction (et même de SF si on veut être précis). Le personnage principal est propulsé depuis la Terre vers « Urba » (c’est le nom de la cité principale) dans des circonstances extraordinaires. Une fois à Urba, on lui explique qu’il est « l’Unique », le souverain suprême.
Oh dis donc, ça ressemble terriblement à « l’Empereur » ton récit, non ?
Oui, en surface, on pourrait dire cela mais, en fait, cela n’a rien à voir (heureusement !). C’est de nouveau une réflexion sur le pouvoir. Voici le texte de présentation du livre sur Amazon :
Imaginez, vous êtes projeté dans une cité flamboyante où vous êtes accueilli comme le souverain suprême : l’Unique !
Urba (c’est le nom de la cité en question) est dans une autre dimension, aucun retour possible. Vous devez gérer la situation, naviguer entre les intrigues politiques et décidez ce qui est nécessaire pour l’avenir de la cité et de ses colonies.
Ce livre n’est pas un “space-opéra” de plus, mais une réflexion sur le vécu et le ressenti d’un dirigeant qui est propulsé dans une position unique (c’est le cas de le dire !). Qu’est-ce que le pouvoir ? Comment l’utiliser au mieux ? À qui faire confiance ?
C’est dans cette aventure vertigineuse que je vous invite !
La couverture du livre.
Comme d’habitude, le livre est déjà disponible en version Kindle ou papier sur Amazon.fr et les autres…
Comme vous le savez, j’apprécie ce qu’écrit Ploum (Lionel Dricot) sur son blog (ploum.net). Donc, quand j’ai rédigé mon dernier livre (en date) « La déception informatique », j’ai eu l’idée de lui confier la préface (parce que je le cite souvent dans le livre)… Et il a accepté !
Ce matin, je vous propose de lire cette préface en intégralité (elle déjà intégrée dans toutes les versions publiées sur Amazon) :
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Préface par Ploum
Depuis quelques années, lorsque je dois acheter un équipement électroménager ou même une voiture, j’insiste auprès du vendeur pour avoir une solution qui fonctionne sans connexion permanente et ne nécessite pas d’app sur smartphone.
La réaction est toujours la même : « Ah ? Vous avez du mal avec la technologie ? ».
Oui, j’ai du mal. Et pourtant j’ai publié mon premier livre sur l’informatique en 2005. Et pourtant, j’enseigne depuis 10 ans dans le département informatique de l’École Polytechnique de Louvain.
Alain et moi sommes des professionnels de l’informatique qui avons, chacun dans notre genre, bâti une carrière dans l’informatique et la technologie. Nous pouvons même nous enorgueillir d’une certaine reconnaissance parmi les spécialistes du domaine. Nous baignons dedans depuis des décennies. Bref, Alain et moi sommes des « geeks », de celles et ceux qui perçoivent un ordinateur comme une extension d’eux-mêmes.
Alors, je me contente le plus souvent de répondre au vendeur : « Quand on sait comment est fabriqué le fast-food, on arrête d’en manger… » La discussion s’arrête là.
Mais au fond, le vendeur a raison : Alain et moi avons du mal avec la technologie moderne. Pas parce que nous ne la comprenons pas. Au contraire, parce que nous la comprenons trop bien. Nous savons ce qu’elle a été, ce qu’elle aurait pu être. Et nous pleurons sur ce qu’elle est aujourd’hui.
En toute transparence, je me suis souvent demandé si ma réaction n’était pas une simple conséquence de l’âge. Un très traditionnel syndrome du « C’était mieux avant » par lequel semble passer chaque génération. Il y a certainement un peu de ça.
Mais pas que…
Alain pourrait être mon père. Il est de 21 ans mon aîné et a construit l’essentielle de sa carrière alors que je tentais de faire fonctionner des lignes de BASIC sur mon premier 386. Alors que je concevais mes premiers sites web, Alain introduisait sa société en bourse en pleine implosion de la bulle Internet.
Nous sommes de générations différentes, nous avons un vécu informatique sans aucun rapport. Et pourtant, nous arrivons à des réflexions similaires.
Réflexions qui semblent partagées par des lecteurs de mon blog de toutes cultures et de tout âge (certains étant adolescents). Réflexions auxquelles se joignent aussi parfois certains de mes étudiants.
Nous avions cru que l’ubiquité des ordinateurs nous permettrait de faire ce que nous voulions, de programmer ceux-ci pour obéir aux moindres de nos désirs.
Mais, dans nos poches, se trouvent désormais des ordinateurs qu’il est interdit ou très compliqué de modifier. La programmation est désormais balisée et réservée à ce que trois ou quatre multinationales américaines veulent bien nous laisser faire.
Nous pensions que l’informatisation de la société nous libérerait de la paperasserie administrative qui deviendrait rationnelle et automatisable.
Au lieu de ça, nous sommes en permanence en train de lutter pour remplir des formulaires qui n’acceptent pas nos réponses, nous devons régulièrement faire la mise à jour de tous nos appareils électroniques et nous devons nous battre contre des procédures informatiques dont nous savons, de par notre expérience, qu’elles ont été explicitement construites pour nous décourager.
Nous croyions que la possibilité pour tout un chacun de s’exprimer et d’échanger sur un réseau mondial allait ouvrir une nouvelle ère de coopération et de partage de connaissances et de culture.
À la place, nous avons créé l’infrastructure parfaite où les beuglements de fascistes sont entourés des publicités les plus éhontées.
Techniquement, nous étions conscients que se servir d’un ordinateur nécessitait un apprentissage. Nous étions certains que cet apprentissage serait de moins en moins difficile.
Mais, bien que les couleurs soient devenues plus vivantes, les photos plus précises, les interfaces se sont complexifiées à outrance, forçant l’immensité des utilisateurs à rester dans les deux ou trois fonctions connues et balisées. Ce qui était à la portée d’un amateur il y a 20 ans nécessite aujourd’hui une armée de professionnels. rrrrrr
Au nom d’intérêts financiers, le partage de culture a très vite été criminalisé alors que les injures et les discours de haine, eux, étaient amplifiés pour servir de support aux messages publicitaires omniprésents.
Nous avions cet espoir que la démocratisation de l’informatique transformerait graduellement chaque personne en citoyen intéressé, curieux, éveillé.
Au lieu de cela, nous observons des masses faire la file pour dépenser un mois de salaire afin d’acquérir un petit écran brillant conçu explicitement pour être addictif et abrutir, n’encourageant qu’à une chose : consommer toujours plus.
« Avec l’informatique, tout le monde aura accès au savoir et à l’éducation », criions-nous !
Aujourd’hui, la plupart des écoles ont un cursus informatique qui se réduit à surtout arrêter de penser et, à la place, produire des transparents dans Microsoft PowerPoint.
Quand on a eu de tels rêves, lorsqu’on sait que ces rêves sont à la fois technologiquement possibles mais, surtout, que nous les avons touchés du doigt, il y a de quoi être déçu.
Ce n’est pas que l’informatique n’ait pas exaucé nos rêves ! Non, c’est pire : elle a produit exactement le contraire. Elle semble avoir amplifié les problèmes que nous souhaitions résoudre tout en créant des nouveaux, comme l’espionnage permanent auquel nous sommes désormais soumis. Les atrocités technologiques que j’exagérais dans « Printeurs », mon roman cyberpunk dystopique, semblent aujourd’hui banales voire en deçà de la réalité.
Déçus, nous le sommes, Alain et moi. Et le titre de son livre le résume admirablement: la déception informatique.
Un livre qui est peut-être aussi une forme de mea culpa. Nous avons contribué à faire naître ce monstre de Frankenstein qu’est l’informatique moderne. Il est plus que temps de tirer la sonnette d’alarme, de réveiller celles et ceux d’entre nous qui se voilent encore la face…
Je suis abonné à Starlink depuis septembre 2021 et j’en suis parfaitement satisfait depuis cette date. Je reçois régulièrement des demandes de la part de mes amis à propos de Starlink : C’est bien ? C’est facile à Installer ?
Ce genre de questions…
Alors, aujourd’hui, je me suis dit que ça valait la peine d’y répondre largement en utilisant mon blog !
Tout d’abord, en matière d’accès Internet, c’est comme le reste, faut avoir plusieurs sources et un backup… J’ai donc cette parabole Starlink dans mon jardin mais j’ai aussi un accès fibre (abonnement chez OVH car je ne veux pas entendre parler des opérateurs « grand-public »…) et j’ai aussi, backup ultime au cas où, un boitier Orange 4G qui fonctionne bien mais qui offre un débit plus réduit (forcément). Je garde ce boitier Orange car c’est mon moyen d’accès tierce et j’y tiens (même s’il ne sert pas souvent… je le sors de temps en temps pour vérifier que ça fonctionne toujours et, oui, je paye l’abonnement régulièrement).
Ma parabole Starlink lors de son installation… Le trépied est fixé à la base qui est lestée… Pas de problème depuis 2021…
Avec des backups, c’est comme avoir des extincteurs dans les pièces principales : la plupart du temps, ça ne sert à rien mais le jour où ça sert, on est content de l’avoir !
Mon kit est déjà ancien et je doute que ça soit cela que vous receviez si jamais vous vous abonnez (pas de lien d’affiliation, pas mon genre…). Mais je me souviens que c’était super bien emballé et bien expliqué, facile à mettre en place.
Tout se fait à travers l’application Starlink sur votre smartphone et on bien bien guidé. Il vaut mieux que la parabole soit installée dans un endroit bien dégagée…
Une fois le bazar mis en place, vous avez une nouvelle source Wifi qui débite bien : j’ai fait quelques comparaisons et c’est souvent encore mieux que la fibre !
Mais, le mieux, c’est de combiner les deux : l’accès fibre traditionnel et l’accès Starlink en plus. Le prix de l’abonnement Starlink a baissé à plusieurs reprises : c’était cher au début (2021), ça ne l’est plus (ou moins).
Pour finir, un dernier mot : merci d’éviter les commentaires genre « ouais mais Starlink, c’est Elon Musk, c’est le mal »… Vous avez le droit de penser ce que vous voulez (de Musk et du reste) mais ne venez pas me faire chier ici…
Et c’est sur ce blog que, dorénavant, je vais également publier tous mes articles qui concernent le SimRacing… La mise en place de ce blog n’est pas encore complètement terminée mais je viens déjà d’y publier un premier article :
Mais là, j’en dis un peu plus. J’ai commencé le travail de préparation puisque le livre aura son blog dédié qui sera dispo sur https://simracing.alain-lefebvre.ovh/ (inutile d’y aller tout de suite, c’est pas encore prêt !). Je vais aussi y regrouper tous mes articles et toutes mes vidéos sur le sujet (Simracing).
Selon la légende (car il n’y a jamais rien de certain en matière de citations historiques…), Lénine aurait utilisé ce terme (idiots utiles) pour désigner des sympathisants occidentaux qui, sans être communistes convaincus, soutenaient malgré tout la cause soviétique par naïveté ou idéalisme, servant ainsi les intérêts du régime sans en comprendre les véritables enjeux. Eh bien, je ne sais s’il faut s’en réjouir ou s’en désoler mais nous avons, nous aussi, un bon troupeau d’idiots utiles face à l’IA générative !
Certains promoteurs, influenceurs ou médias applaudissent les avancées de l’IA générative sans en comprendre les limites, les biais ou les risques (ce qui est ironique car eux n’arrêtent pas de dire que les sceptiques “n’ont rien compris”). Leur enthousiasme inconditionnel et béas va servir les intérêts de quelques-uns (le désastreux Sam “scam” Altman par exemple), qui profitent de cette technologie pour renforcer leur pouvoir ou leur profit, au détriment de la société toute entière.
Comme les « idiots utiles » du XXe siècle, ces promoteurs deviennent des relais involontaires d’un discours standardisé où le solutionnisme le dispute à la foi (il faut “croire” à l’IA sinon, vous êtes dépassé). Ce discours standardisé est facile à repérer car il contient souvent les éléments suivants :
Minimiser les risques (« L’IA va résoudre tous nos problèmes ! ») sans questionner les externalités négatives.
Reprendre des promesses marketing (« Cette IA est neutre et infaillible ! ») sans vérifier les faits.
Ignorer les enjeux éthiques (propriété intellectuelle) par excès d’optimisme (la foi en l’IA !).
Les « tech bro » : Certains entrepreneurs ou investisseurs vantent l’IA comme une révolution sans aborder ses coûts et inconvénients multiples (on en découvre toujours de nouveaux).
Les médias grand public : des articles ou reportages présentent l’IA comme une solution miracle sans interroger ses failles (hallucinations des LLMs, biais algorithmiques).
Les utilisateurs lambda : des millions de personnes partagent des contenus générés par IA sans vérifier leur authenticité, parfois avec des effets comiques.
Leur soutien non critique (la foi, il faut croire !) contribue à normaliser (voire à encourager) l’adoption massive de techniques parfois dangereuses, tout en détournant l’attention des débats nécessaires (pollution par le slop, péril financier lié à la bulle, etc.). Les plus irritants sont sur Linkedin avec leurs posts “définitifs” sur l’intérêt de tel ou tel outil ou sur les conséquences sociétales de la tendance.
Ah, LinkedIn… le terrain de jeu favori des « idiots utiles » de l’IA générative !
La plateforme est devenue un amplificateur de discours naïfs, de buzzwords creux et de promotions acritiques de l’IA. Des phrases comme « L’IA va révolutionner l’humanité ! », « Le futur est déjà là ! » ou « Disruptons tout avec le prompt engineering ! » sont répétées en boucle, sans analyse concrète des impacts réels. Ces posts ressemblent souvent à des copier-coller de slogans marketing des géants de la tech.
Des profils se déclarent « experts en IA » après avoir suivi un tutoriel de 2 heures sur MidJourney ou ChatGPT. Ils partagent des « conseils » simplistes ou erronés, sans maîtrise des enjeux techniques ou éthiques. Critiquer l’IA ou en souligner les risques (biais, désinformation, empreinte carbone) devient presque un blasphème (la foi, encore une fois !). Ceux qui le font sont taxés de « réactionnaires » ou de « peureux », comme si l’enthousiasme devait primer sur la réflexion.
Des posts racontent comment « l’IA a sauvé mon business en 24h » ou « j’ai automatisé 100% de mon travail grâce à un prompt magique ». Souvent, ces récits sont exagérés, non vérifiables, ou caricaturalement optimistes. Plus un discours est répété (même s’il est creux), plus il devient « vrai » aux yeux du public (le niveau de discernement s’est effondré, hélas). Cela crée une “bulle médiatique” où les voix critiques sont étouffées, et où l’IA est présentée comme une solution universelle (alors qu’elle est souvent un outil parmi d’autres, avec ses limites).
Nous avons basculé dans un nouveau régime de vérité sans même nous en apercevoir : celui où la preuve a cédé la place à l’apparence. Ce qui compte désormais, ce n’est plus ce qui est vrai, mais ce qui semble plausible. Le like a remplacé la démonstration, et l’opinion s’est travestie en savoir. Sur les écrans comme sur les réseaux, triomphent les influenceurs et les toutologues, qui confondent visibilité et légitimité. Avec l’intelligence artificielle, cette dérive s’accélère encore : la vitesse supplante la vérification, et le vraisemblable s’impose comme nouvelle norme cognitive.
L’IA, amplificateur du faux crédible
Dans cet univers saturé de signaux, l’IA agit comme un amplificateur du faux vraisemblable. Elle ne produit pas du sens, elle fabrique de la cohérence apparente. Elle ne cherche pas la vérité, elle en mime les formes. Plus ses modèles se perfectionnent, plus elle rend la falsification indétectable. Le vrai cède la place au crédible. Et nous nous habituons à un monde où tout semble juste, simplement parce que tout sonne juste.
Pour tous ces “experts” de l’IA qui s’expriment sur Linkedin, j’aimerais pouvoir utiliser la réplique culte suivante « le meilleur moyen pour que tu arrêtes de dire des conneries, Eh ben c’est de fermer ta gueule ! ». J’adore cette réplique qui me fait toujours beaucoup rire. Elle est prononcée par Albert Dupontel dans le film « 2 jours à tuer » (2008), lors d’une scène avec Bérangère (jouée par Marie-Josée Croze).
Oui, on voudrait vraiment que ces imbéciles et ces tartuffes (les deux vont souvent ensemble) se taisent sur ce sujet car de comique, leur soutien inconditionnel va devenir tragique quand il faudra payer l’addition. Car, un jour, quand la catastrophe sera arrivée (et elle arrivera, on ne sait pas quand et on ne sait ce qui la déclenchera mais elle arrivera), tous ces abrutis pétris de certitude vont enfin se taire. Oh, pas longtemps, juste pendant la période de sidération qui va suivre. Ensuite, ils vont se reprendre et affirmer qu’ils avaient toujours prévu que ça se terminerait comme cela (mais bien sûr !).
Mais le nettoyage de l’après catastrophe sera dur, long et amer. Les dommages financiers seront énormes (comme en 2008/2009) mais les conséquences techniques seront encore pires. On va se retrouver avec des kilomètres de codes qu’on ne pourra pas maintenir, qu’on ne pourra pas corriger, qu’on aura toutes les peines du monde à isoler.
Plus on va avancer et plus on va se rendre compte que l’IA générative est néfaste comme le sont les “pistoles du diable” de la légende (L’expression « les pistoles du diable » est une expression française qui remonte au XVIIe siècle. Elle fait référence à des richesses ou des gains obtenus de manière malhonnête, illégale ou immorale, souvent au détriment d’autrui. L’idée est que ces gains sont comme « maudits » ou porteurs de malheur, comme s’ils venaient du diable lui-même). Et on va ainsi aller de découvertes sidérantes en constatations désolées sur les effets et conséquences réelles de l’IA générative. Ce chemin misérable se terminera par la grande catastrophe, hélas.
Pour celles et ceux qui pensent que j’exagère, que ce n’est pas vraiment une bulle et que tout va continuer gentiment, je voudrais rappeler simplement ceci : Sam Altman (oui, encore lui !) s’est engagé à ce qu’OpenAI dépense 1 400 milliards de dollars dans des infrastructures d’IA d’ici 2033. Ce chiffre n’est pas une erreur. Jim Reid, analyste à la Deutsche Bank, estime qu’OpenAI perdra 140 milliards de dollars entre 2024 et 2029. Il écrit : « Aucune start-up dans l’histoire n’a jamais fonctionné avec des pertes prévues d’une telle ampleur. Nous sommes clairement en terrain inconnu. » L’expert financier Sebastian Mallaby prédit qu’OpenAI pourrait se retrouver à court d’argent d’ici 18 mois.
Pour situer le “burn rate” d’OpenAI, la société dépense actuellement 15 millions de dollars par jour rien que pour faire fonctionner son modèle vidéo Sora. De quoi largement justifier les propos d’un investisseur en capital-risque qui a déclaré : « C’est l’histoire de WeWork qui recommence, mais en pire cette fois ».
Avec le recul, on se rendra compte que tout cela était absurde et ne pouvait pas tenir. Cependant, j’insiste pour dire que s’opposer systématiquement à toute forme d’IA générative est vain. Malgré ses nombreux usages néfastes, elle présente aussi des avantages (et moi aussi, il m’arrive d’en tirer parti), mais si ceux-ci sont largement surestimés.
Est-ce un premier déclic ?
En effet, les applications productives (il y en a même si, actuellement, on assiste plutôt à une avalanche d’utilisation frivole, le terrible “AI-Slop” qui est une véritable pollution numérique) ne justifient toujours pas les coûts. De plus, il faut savoir que tous les fournisseurs de services (tous !) subventionnent encore ces coûts pour attirer des utilisateurs (get big fast, encore une fois…). Il n’y a pas de profit réel, aucun. À un moment donné, ils devront faire payer (Microsoft tente de monnayer son produit Copilot et avec des résultats lamentables), et la plupart des gens ne sont pas prêts à débourser des centaines d’euros par mois simplement pour publier des mèmes douteux sur les réseaux sociaux toute la journée.
En conclusion, il est raisonnable de penser (et de dire !) que l’IA générative finira dans une bulle pire que celle de 2008, un scandale financier pire qu’Enron et une pollution (de l’Internet) pire que l’amiante… Et que nos idiots utiles seront alors des complices désignés qui devront se taire une bonne fois pour toutes. On aura au moins gagné cela.
J’ai découvert ce nouveau championnat de monoplace monomarque grâce à cette excellente vidéo :
Je vous invite à la regarder, c’est très clair et précis. Cette vidéo permet de comprendre pourquoi cette nouvelle formule (il y en a déjà des tas !) est intéressante et, selon moi, va faire sa place.
Si j’avais vingt ans de moins, je suis presque sûr que je signerais pour ce championnat (le concept de cette monoplace me semble assez proche de ce que j’ai connu avec l’Arcobaleno en 2001…).
Complétons cette découverte avec deux sites : celui de Gotothegrid et le site de LegendGP lui-même…
Cerise sur le gâteau, il semble qu’il y ait également une déclinaison « Simracing » de cette voiture… J’espère arriver à mettre la main dessus afin de vous dire ce que j’en pense.
De temps en temps, on tombe sur une pépite, une preuve de ce qu’on avance. Je prétend (depuis des années !) que le niveau intellectuel de nos contemporains s’effondre. J’en ai une un nouvelle démonstration récente avec cette preuve :
Commentaire relevé par Régis Chaperon sur le site de Franceculture.fr
Dans un premier temps, je me suis dit « mais comment peut-on être aussi con ? ».
Attention, entendez-moi bien, la connerie de « Fredo », ce n’est pas d’ignorer « 1984 » de George Orwell, c’est plutôt de le proclamer à tous !
C’est le problème N°1 de l’Internet de nos jours (selon moi) : avant, on avait des « idiots du village » un peu partout mais ils ne faisaient rire que localement. Avec l’avénement du village globale, on a les « idiots du village global » qui ne font plus rire mais qui ne font plus rire mais qui sont devenus une nuisance.
On dit souvent « faut pas prendre les gens pour des cons » (ce à quoi les publicistes -de parfaits exemples d’ennemis de l’humanité- ajoutent « mais ne jamais oublier qu’ils le sont »), mais l’inverse est vrai aussi : faut pas prendre les cons pour des gens…
Je suis utilisateur d’Airtable depuis presque cinq ans et je dois dire que, jusqu’à récemment, j’étais un utilisateur très satisfait de ce service de base de données de type « no code« . J’ai toujours été un observateur attentif des tendances en matière de développement logiciel et la tendance « low code/no code » est une vague importante qui apportait un vrai progrès.
Airtable (première version en 2012) apportait quelque chose de vraiment neuf :
Airtable est une solution hybride entre une feuille de calcul et une base de données, intégrant des fonctionnalités d’une base de données appliquée à une feuille de calcul. Les champs d’un tableau Airtable sont similaires aux cellules d’une feuille de calcul, mais ont des types tels que « case à cocher », « numéro de téléphone » et « liste déroulante », et peuvent faire référence à des pièces jointes telles que des images.
Si Airtable est si bien que cela, pourquoi mets-tu une alternative en avant ?
J’y viens !
Tout d’abord, Airtable revient vite cher. C’est pas trop couteux si vous avez juste un compte perso mais l’addition monte vite si vous voulez partager vos bases avec plusieurs utilisateurs. De plus, Airtable n’est accessible qu’en mode « cloud » ce qui finira par devenir gênant tôt ou tard. Il y a un an, j’avais déjà essayé de migrer vers une alternative à Airtable en testant NocoDB. Mais le résultat m’avait un peu déçu : les images présentes dans mes bases Airtable n’étaient pas « aspirées » avec le reste… Ach !
Et puis, tout dernièrement, j’ai découvert BaseRow (ah, tu y viens enfin… un peu long ton prologue !). BaseRow est une initiative plus récente (2019) qu’Airtable et BaseRow (BR) est Open Source, ça fait toute la différence. Avec BR, vous pouvez télécharger et installer le programme complet (sans aucune restriction) sur votre serveur et ainsi le rendre accessible à votre réseau local. Encore mieux : la fonction de migration (l’aspirateur !) de bases Airtable fonctionne vraiment bien cette fois, hourra !
Ma bases « motos » sur Airtable (ici, la vue « casques »).
La même chose mais cette fois sur BaseRow…
Bon, je n’ai pas encore beaucoup de recul sur BaseRow mais je suis suffisamment impressionné pour avoir envie de vous en parler et de mettre en avant cette solution soignée, tout à la fois performance et gratuite (il y a aussi des « plans » payants pour la solution hébergée sur le cloud…) !
Dernièrement, quelqu’un m’a dit « tu met trop de trucs en anglais sur ton blog ! »… Et c’est un peu vrai !
Est-ce par paresse ?
Sûrement…
Alors, cette fois, je vais faire un effort : j’ai fais une traduction de l’article que je veux mettre en avant aujourd’hui (source https://traxion.gg/best-pc-sim-racing-games/).
Je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce qui est dit dans cet article (j’aurais mis AMS2 un peu plus haut et Beam NG Drive n’est pas dans mon top 10…) mais je pense qu’il représente assez bien l’état actuel du marché.
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Quelles sont les meilleures plateformes de simulation de course sur PC actuellement disponibles ? C’est une question difficile, mais nous allons tenter d’y répondre aussi objectivement que possible ci-dessous.
Bien sûr, tout article de ce type reflète une part de préférence personnelle. Si votre simulation préférée n’est pas aussi bien classée que vous l’auriez souhaité, ne le prenez pas mal, c’est juste pour le plaisir !
Cependant, en essayant de classer les simulations, j’ai été frappé de constater que la plupart des titres de cette liste ont plus de 10 ans. C’est un constat inquiétant pour l’avenir de la simulation de course, d’autant plus que les grosses nouveautés de 2025, Project Motor Racing et Rennsport, se sont révélées être de véritables déceptions.
10. Assetto Corsa Evo
Malgré des débuts difficiles en accès anticipé, Assetto Corsa Evo commence enfin à tenir les promesses que nous avions faites il y a plus d’un an.
La suite de Kunos Simulazioni à Assetto Corsa a progressé de manière constante mais discrète tout au long de l’année 2025, avant de la terminer en beauté avec l’ajout de la Ferrari SF-25 de Formule 1 (la première simulation au monde à proposer une F1 moderne), ainsi que d’une multitude de voitures et de circuits.
Son mode monde ouvert tant attendu se fait toujours attendre, ce qui pourrait pourtant s’avérer déterminant pour sa popularité (qui n’a jamais rêvé de s’éclater sur le Nürburgring Nordschleife dans un lobby en ligne ?!). Des corrections de bugs et une optimisation supplémentaires sont également indispensables pour exploiter pleinement le mode Daily Racing Portal, récemment ajouté.
9. BeamNG.drive
BeamNG.drive, jeu de simulation de course et de destruction à outrance, est resté un certain temps en accès anticipé, mais il demeure une énigme dans le monde de la simulation. Est-ce un jeu de drift, de franchissement d’obstacles ou de rallye ? En réalité, c’est un peu de tout, et une parfaite illustration de l’expression : « touche-à-tout, maître de rien ».
La physique des véhicules est plaisante à piloter, mais manque de réalisme par rapport à la plupart des simulations de cette liste. Cependant, la grande variété d’activités et de scénarios intéressants à accomplir en fait un pur plaisir de jeu.
Le fait que tout repose sur le modèle de dégâts le plus détaillé du jeu vidéo enrichit encore davantage l’expérience. Ainsi, même en cas d’erreur, voir son véhicule écrasé, détruit et réduit en miettes dans le carnage qui s’ensuit procure une satisfaction certaine.
Bien qu’il soit peu probable qu’il atteigne un jour la version 1.0, étant donné son niveau de plaisir, est-ce vraiment important ?
8. Assetto Corsa Competizione
Sorti de l’accès anticipé de Steam en 2018, Assetto Corsa Competizione a connu un véritable essor pendant la pandémie de COVID-19, lorsque de nombreux anciens joueurs de simulation de course et de nouveaux adeptes du genre se sont retrouvés soudainement avec beaucoup de temps libre.
Le jeu était largement à la hauteur de sa position de simulateur GT3 de référence, grâce à des graphismes et un son incroyablement immersifs qui ont impressionné de nombreux pilotes GT3 professionnels.
Un mode solo plutôt moyen a été compensé par l’attrait du mode en ligne, qui est devenu la plateforme de choix de SRO Esports, et sa popularité auprès de streamers renommés comme Jardier et James Baldwin a encore renforcé son attrait.
Aujourd’hui, l’avantage d’ACC en GT3 s’est quelque peu estompé face à la présence croissante des voitures LMGT3 de Le Mans Ultimate, et Assetto Corsa EVO est désormais la priorité du développeur Kunos Simulazioni. Le jeu ne recevra plus de mises à jour, ce qui signifie que son heure de gloire approche.
7. rFactor 2
Contenu BTCC dans rFactor 2
Bien que la simulation de sport automobile de Studio 397 ait été quelque peu éclipsée par l’arrivée de Le Mans Ultimate, rFactor 2 reste l’une des simulations de course les plus immersives du marché.
Développé initialement par Image Space Incorporated, rFactor 2 offre un excellent retour de force pour les utilisateurs de volant, ainsi qu’un large éventail de disciplines automobiles, incluant la Formule E, le BTCC, l’IndyCar et le GT3 sous licence officielle.
Les mods contribuent également largement au succès de rFactor 2, grâce à l’intégration du Steam Workshop qui permet aux joueurs d’obtenir le contenu souhaité le plus facilement possible.
Malgré quelques quelques ralentissements, l’expérience de conduite reste excellente. Cependant, l’attention étant principalement portée sur LMU, le développement de rF 2 est quasiment à l’arrêt, malgré des contrats en vigueur pour la production de contenu BTCC jusqu’à fin 2026.
Des projets soutenus par la communauté, comme Zolder et le dernier DLC de KartSim, prouvent que le jeu a encore de beaux jours devant lui, mais pour combien de temps ? Nul ne le sait.
6. Assetto Corsa
Cette image est un exemple de contenu modifié et n’est ni sous licence ni incluse dans le jeu de base Assetto Corsa.
Assetto Corsa est une simulation qui commence à accuser son âge, mais le titre de Kunos Simulazioni attire toujours les foules, surpassant aisément le nombre de joueurs de ses homologues plus récents, Assetto Corsa Competizione et Assetto Corsa EVO, réunis.
Bien que le jeu de base soit de bonne facture, ce qui distingue véritablement Assetto Corsa de la plupart de ses concurrents, c’est sa scène de modding florissante. Assetto Corsa s’est révélé être la plateforme idéale pour de nombreux sous-genres de conduite, notamment le drift et le mode libre, avec d’innombrables mods pour les circuits et les voitures qui enrichissent considérablement l’offre de courses en ligne.
La compatibilité avec des plateformes comme Low Fuel Motorsport contribue également à l’augmentation du nombre de joueurs, les moddeurs intégrant des graphismes photoréalistes, un cycle jour/nuit et une météo dynamique.
Certes, son retour de force n’égale pas la précision de rFactor 2, mais vu la richesse du contenu, est-ce vraiment important ?
Étonnamment, sans mods, des jeux comme Assetto Corsa et Richard Burns Rally ne figureraient pas aussi haut dans notre classement (ce qui ouvre un tout autre débat), mais cela démontre l’impact qu’une communauté active peut avoir sur une simulation.
5. Automobilista 2
Reiza Studios a pris le pari audacieux d’utiliser le moteur Madness, développé par Slightly Mad Studios, pour propulser Automobilista 2. Ce pari s’est avéré partiellement payant pour le studio brésilien.
Bien que le jeu souffre des mêmes particularités de maniabilité que la série Project CARS de SMS, Reiza a considérablement amélioré sa physique depuis sa sortie en 2020, et ses performances en réalité virtuelle sont quasiment inégalées dans le domaine de la simulation de course.
Un contenu varié, couvrant les courses sur terre, sur circuit ovale et sur route, est au cœur d’AMS 2, tandis que ses partenariats commerciaux avec IMSA et Low Fuel Motorsport laissent présager un avenir prometteur. L’ajout récent de contenu de type NASCAR diversifie encore davantage le catalogue du jeu, et un système multijoueur classé plus complet ainsi qu’un mode carrière solo figurent toujours sur notre liste de souhaits.
Si les fans de la première heure de Reiza regrettent la pureté de conduite du premier Automobilista, AMS 2 a beaucoup à offrir, notamment grâce à son excellente fluidité sur les PC de jeu de milieu de gamme.
4. RaceRoom Racing Experience
Avec la version de Richard Burns Rally proposée par Rallysimfans, RaceRoom Racing Experience est la seule véritable simulation free-to-play de cette liste.
Bien que le contenu gratuit soit en grande partie non officiel et assez limité, RaceRoom propose une grande variété de voitures et de circuits de haut niveau, notamment pour les amateurs de voitures de tourisme, avec du contenu DTM et BTCC classique pour un véritable bain de nostalgie.
RaceRoom reste également la simulation officielle du championnat DTM actuel, avec l’ajout de contenu 2025, d’hypercars modernes et d’améliorations graphiques (malheureusement toujours pas de météo dynamique).
Un système multijoueur classé a également été ajouté, augmentant le nombre de joueurs, qui attendent avec impatience du contenu supplémentaire pour les courses d’endurance historiques et contemporaines en 2026.
RaceRoom offre une excellente conception audio et son propre système d’IA adaptative pour les adversaires, et figure souvent parmi les meilleures simulations compatibles VR.
3. Richard Burns Rally
Le vénérable simulateur de Warthog de 2004 a beau avoir connu un sort tragique peu après sa sortie, Richard Burns Rally conserve toute sa pertinence grâce à une communauté de modding frénétique.
Mieux encore, il reste la référence en matière de simulation de rallye pour ceux qui recherchent une expérience plus réaliste. Avec ses centaines d’étapes créées de toutes pièces, ses voitures modernes et ses nombreux outils, le jeu se rapproche des standards actuels.
Sa popularité persistante s’explique en partie par le travail des bénévoles de Rallysimfans, qui ont conçu un pack tout-en-un – avec l’aide de WorkerBee, expert en modding pour RBR – permettant de profiter plus facilement que jamais de ce titre classique. Et c’est gratuit !
Compatible avec la VR, prenant en charge plusieurs manettes et offrant une multitude de rallyes et de communautés en ligne, RSF et RBR promettent de satisfaire les passionnés de rallye pour de nombreuses années.
2. iRacing
Certes, iRacing ne plaît pas à tout le monde, mais il offre une quantité impressionnante de contenu pour les amateurs de simulation de course et un système de matchmaking en ligne quasiment infaillible.
Le principal frein à l’adoption d’iRacing pour la plupart des joueurs réside dans son prix élevé par rapport à ses concurrents. Un abonnement mensuel est requis, en plus des achats ponctuels de circuits et de voitures.
Il existe cependant une offre de contenu gratuit conséquente, avec de nombreuses courses à découvrir. iRacing propose également sans doute le meilleur modèle de conditions météorologiques humides parmi les simulations modernes et est incontestablement le choix numéro un des fans de courses sur ovale, grâce à ses licences NASCAR, IndyCar et World of Outlaws.
Malgré des graphismes vieillissants et une physique de circuit routier perfectible, iRacing reste apprécié par des milliers de joueurs réguliers. L’équipe de développement prévoit d’ailleurs d’intégrer des améliorations graphiques et de maniabilité dans les mois et les années à venir.
Sans oublier son mode hors ligne avec IA adaptative ni son excellent modèle de dégâts.
1. Le Mans Ultimate
Le Mans Ultimate, la suite de rFactor 2 développée par Studio 397, s’est rapidement imposé, après des débuts difficiles, comme l’une des meilleures simulations de course disponibles.
Lancé début 2024 avec de nombreux bugs et un contenu limité, le jeu a su redresser la barre grâce à Studio 397 et son éditeur Motorsport Games. La simulation proposée représente fidèlement les éditions 2023-2025 du Championnat du Monde d’Endurance FIA.
La physique du jeu est son point fort, mais les graphismes et l’audio ne sont pas en reste. Les systèmes hybrides complexes des Hypercars du WEC sont modélisés avec précision, tout comme une sélection de circuits scannés au laser.
Le choix controversé de MSG de publier des DLC et un système d’abonnement alors que le jeu était encore en accès anticipé a suscité la controverse. Cependant, la communauté a largement adhéré au projet, séduite par le potentiel indéniable du titre. Un système multijoueur classé solide a d’ailleurs attiré un nombre record de joueurs.
Le DLC European Le Mans Series a enrichi le jeu avec de nouveaux circuits et voitures, laissant entrevoir les perspectives d’avenir de LMU, les fans espérant une collaboration avec l’IMSA.
Cependant, LMU manque toujours de contenu solo et de mode carrière, qui devraient être ajoutés en 2026. L’optimisation et la correction des bugs restent également des priorités.
S’il y a bien un titre qui a une mauvaise réputation, c’est bien celui-là !
Project Cars version 3 a été très mal reçu par la communauté, encore plus que Project Motor Racing, c’est dire !
Pourtant, si je vous en parle aujourd’hui, c’est pour deux raisons : tout d’abord, le temps a passé et PCARS-3 est désormais un peu oublié, on s’en rappelle comme d’un mauvais souvenir qu’on souhaite évacuer et c’est tout. L’animosité est bien retombée.
Ensuite, parce que j’ai enfin pu l’essayer ces derniers jours et, à ma grande surprise, j’ai plutôt apprécié l’expérience !
Comment expliquer cela ?
Comment puis-je dire du bien d’un titre qui a été quasiment unanimement rejeté et qui est devenu l’un des symboles de ce qu’il ne fallait pas faire ?
En fait, l’explication est simple et réside entièrement dans le nom… En effet, Codemaster (qui venait, en 2019, de racheter Slightly Mad Studios, le développeur à l’origine de PCARS 1 & 2) a eu la très mauvaise idée de nommer Projetc Cars 3 un jeu (sorti en août 2020) qui, objectivement, n’avais vraiment pas grand chose à voir avec les PCARS qui avaient précédés.
En conséquence, se basant sur le nom du nouveau titre, la communauté fut -légitimement- très déçu et le fit savoir… Vous connaissez la suite de l’histoire, pas besoin de revenir là-dessus.
Revenons à mes impressions lors de ma découverte -tardive !- de ce titre. Si vous arrivez à oublier le nom et à le prendre tel quel (c’est-à-dire pour un jeu, pas une simulation… nuance !), alors ça fonctionne plutôt bien. En fait, ce jeu m’a évoqué terriblement « Need for speed: shift » plutôt que PCARS. Et je dois même dire que j’ai pris un certain plaisir à progresser dans la carrière jusqu’à un certain point : les graphismes sont bons, le comportement des voitures est correct (on peut même dire que les voitures pardonnent beaucoup moins que dans d’autres jeux), les courses sont courtes et animées… Bref, pour s’amuser un peu avec un « jeu de bagnoles », c’est good.
Donc, j’en déduis que le principal problème de ce titre, c’est son positionnement. Si, au lieu de le présenter comme PCARS-3, Codemasters aurait eu la bonne idée (et l’honnêteté…) de l’appeler « Need for speed: resurrection » (je viens de l’inventer !), ça aurait fonctionné et il n’y aurait pas eu le drama de l’époque.
Je suis contraint de migrer ce blog sur un nouveau serveur tout neuf… J’ai procédé à de nombreux tests ces dernières semaines pour m’assurer que tout va bien se passer (espérons-le !).
En revanche, ce que je ne peux éviter, c’est une période de quelques heures (si tout va bien) à quelques jours (si ça se passe mal…) où ce blog sera hélas indisponible…
Je prévois cette migration le samedi matin du 23/01/2026… Voilà, vous êtes prévenus !
D’abord publié chez Pearson en 2008, j’ai ensuite repris la suite en 2012 pour le publier via Amazon. Lors de cette période, je le mettais à jour quasiment tous les ans et j’ai finis par abandonner fin 2020 et, depuis, j’ai laissé ce livre dans l’état où il était à ce moment-là…
Mais ça, c’est terminé !
Je reprend le travail quasiment à zéro : la 5ème édition sera vraiment neuve, pas seulement réactualisée. Je vais supprimer certaines sections trop datée et en ajouter d’autres. Bref, j’ai un gros travail devant moi que je commence seulement en ce début d’année… Soyez patient, je crois que le résultat vaudra le coup d’attendre !
Depuis sa sortie calamiteuse, Project Motor Racing (PMR) multiplie les mises à jour mais sans réussir à vraiment remonter la pente. Il faut dire qu’il y a beaucoup à faire tant la déception a été à la hauteur des attentes… Est-ce à dire qu’il s’agit d’une cause perdue ?
Pas forcément. Rappelez-vous de « No Man’s Sky« … La sortie en 2016 avait été très mauvaise mais, au fil des années, le titre a su se corriger et devenir très apprécié. PMR peut-il suivre le même chemin ?
Eh bien, très clairement, il reste encore beaucoup-beaucoup d’efforts à faire et la route va être longue, très longue. Hier, l’éditeur de PMR a proposé la version 1.5.05 avec une liste de modifications et de correction longue comme le bras… Et, bien sûr, j’ai testé cela.
Direction Daytona avec une Jaguar Group C. Et j’ai pas eu besoin de beaucoup de temps pour me rendre compte qu’on était encore loin d’une version « agréable ». Certes, il y a quelques progrès (le contraire serait vraiment inquiétant) comme le triple-écrans désormais supporté mais la liste de ce qui ne va pas est toujours bien trop longue.
Tiens, justement, commençons par le triple-écrans : le rétro virtuel n’est pas réglable. Donc, s’il est situé sur votre écran de droite (c’est le cas pour moi), tant pis pour vous !
Le bip n’est toujours pas géré (le bip, c’est le coup de gaz entre chaque rapport au rétrogradage). Les puristes vont me dire « t’as qu’à faire le talon-pointe, feignasse ! ». Merci pour le « feignasse » au passage mais il est clair que pour une simulation « grand-public », obliger à ce genre de manipulation est pour le moins bizarre. Mais il y a pire !
En effet, lorsqu’on accélère, le bruit du moteur semble bridé, comme s’il ne pouvait pas délivrer sa puissance, surtout dans les derniers rapports. J’ai noté que le traction-control (TC) se déclenchait presque tout le temps (ce qui est pour le moins bizarre à Daytona en 4ème ou en 5ème !!). Peut-être que le TC est trop intrusif, supprimons-le… Aucun effet, toujours ce bruit bridé.
J’ai voulu tester une autre voiture : la Porsche 992 Cup à Donnington : le moteur semble mieux se comporter mais là, c’est le FFB qui déconne grave. Surprise, je n’arrive plus à trouver le réglage du FFB !!
C’est un des trucs gênants de PMR : les menus ne sont pas consistants et des détails de ce goût-là change d’une mise à jour à l’autre… Je vais vous la faire court : pas de miracle à attendre de cette 1.5.0.5. Le pilotage n’est pas agréable, les FPS sont limitées, l’impression générale est médiocre (au mieux). Bref, ça donne pas envie !
Il va falloir attendre encore et sans doute beaucoup à mon humble avis.
Bonne nouvelle, le fonctionnement des drapeaux (et en particulier du drapeau jaune) semble enfin en net progrès. Bien sûr, cela demande encore pas mal de tests avant de pouvoir affirmer que cette lacune « historique » d’AMS2 est enfin comblée mais, franchement, ça semble en bonne voie.
Reste plus qu’a proposer l’enregistrement de sessions et le mode carrière et ça sera (presque) parfait…
Cela fait des années que j’en parle : le niveau intellectuel général s’effondre (dire qu’il baisse est trop modéré !).
Quand je disais cela il y a dix, quinze ans, je ne rencontrais que scepticisme (oh, Lefebvre, il exagère !). Désormais, hélas, c’est devenu une évidence.
J’ai plein d’autres articles sur le même sujet sur ce blog mais, aujourd’hui, je voudrais vous soumettre un texte rédigé en 2009 par un ami. Dans ce texte, cet ami avec « le cerveau en marche« ,
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Qui n’a jamais entendu quelque chose du genre « Ah de mon temps c’était autre chose… » ou « Dans le temps ça ne se passait pas comme ça » etc. Depuis des siècles, peut être même depuis toujours les hommes regrettent d’une certaine façon le passé. Et de tous temps, ils pensaient que c’était « mieux avant ». Poussé à l’extrême on traite alors les gens de « réactionnaires » ! On les désigne comme des nuisibles à tout changement et donc comme des gens néfastes. Le progrès technique mais aussi « moral » et législatif est défini de nos jours comme indiscutable pour amener l’homme vers la plénitude et l’harmonie.
Mais qui peut dire de nos jours que nous sommes sur le bon chemin ? Qui peut dire que nos « progrès » actuels et notre société actuelle vont dans le bon sens ? Très franchement je crois que personne de censée ne peut penser que nous sommes sur la bonne voie.
Nous constatons aujourd’hui cet état de fait : le niveau général est en baisse, voire en chute libre… Là où auparavant on notait des discordances entre générations éloignées, entendons par là quinze vingt ans d’écarts, on a maintenant un écart significatif entre des générations très proches, de l’ordre de cinq ans d’écart !
Là est la grande nouveauté, la terrible nouveauté dans la baisse générale de niveau. On peut comparer cela à un immense tourbillon, et là on entre au cœur du tourbillon, là où tout s’accélère. La question est de savoir si nous avons encore la force de se sortir de la spirale.
Quand on pense baisse de niveau, on a immédiatement en tête le plus visible, ce qui saute aux yeux en premier lieu : l’éducation. En effet, comment peut on encore affirmer que l’éducation nationale, en France et à l’étranger, est efficiente ?
Chaque année les diplômes sont de plus en plus bradés, les taux de réussite battent des records, laissant imaginer que les élèves actuels (incapables d’écrire trois mots sans faute) sont meilleurs que leurs ainés ? C’est un secret de polichinelle que de dire que le baccalauréat ne sanctionne de nos jours que les élèves les plus en difficulté, on tire tout l’enseignement vers le bas. Au nom de pseudo études psychologiques sur l’enfant, avec en point d’orgue de ne surtout pas traumatiser les gosses : ne plus les noter ! Seulement les évaluer, sans sanction de résultats, pour ne pas les éduquer dans l’échec… Mais comment ces enfants feront plus tard pour évoluer dans la vie sans avoir été plus jeunes confrontés à la réalité, à savoir : parfois on est bons et on mérite une bonne note, parfois on passe à côté et c’est l’échec.
En France, les gouvernements successifs ont voulu réformer l’éducation, avec comme objectif de faire baisser le taux de chômage des jeunes. On a d’abord inventé des filières secondaires, techniques, professionnelles, en y envoyant les plus mauvais élèves. On sortait alors des bacheliers « techniques » ou « pros » mais ces filières étaient clairement des voies réservées au mauvais. Très peu d’élèves se retrouvaient dans ces filières par conviction ou envie. On a donc créer au fil du temps des sous bac, même si c’est bien évidemment interdit de raisonner comme cela par les biens pensants, qui ont amené des tas de jeunes à des niveaux scolaires faibles, pour occuper des emplois « bas de gamme ». Toute cette masse de bacheliers « seconde zone » ont entrainé une baisse irrémédiable des bacs généraux. Mon exemple personnel est simple : arrivé en seconde, les bacheliers scientifiques étaient à 65% de réussite. Trois ans plus tard, ma génération était à 85% de réussite (et croyez moi nous n’étions pas du tout meilleurs ! seulement on était parfois notés sur 24 au lieu de 20…). Quelques années plus tard, le bac était à des taux quasi « parfaits » : + de 90% de réussite…
Comment penser que cette évolution des taux est le reflet d’une amélioration du niveau plutôt que d’une baisse de la qualité intrinsèque des diplômes ?
La baisse de niveau ne se limite pas aux grandes classes, dès les petites sections c’est un fait établi. Pour preuve, une étude menée par les services de l’éducation nationale entre 1987 et 2007 (http://media.education.gouv.fr/file/2008/23/9/NI0838_41239.pdf), montre que le niveau d’orthographe et de calcul en CM2 (sortie de primaire) a baissé, et le plus fortement entre 97 et 2007. En fait, le fait marquant est qu’en 2007, 21% des élèves sont au niveau des 10% les plus faibles de 1987. Voilà une illustration du nivellement par le bas du niveau des petits écoliers en France.
Pour certaines personnes cette baisse de niveau n’a rien de dramatique, elle est le résultat normal de la « massification » des bacheliers, des lycéens etc… Et pour eux il est préférable de casser les élites en laissant le niveau baisser pour finalement sur un plan global, avoir plus de « diplômés ». Cette vision peut être défendue et avoir ses vertus, mais à condition de ne surtout pas sombrer à un niveau de compétences si faible qu’il annule l’intérêt même du diplôme. Dans la même optique, certains n’ont rien contre la perte d’un français convenable dans la bouche de nos jeunes, pour faire émerger un français « parlé » un peu à l’image de l’anglais américain. Pour ma part je ne suis pas du tout de cet avis. J’estime qu’il est nécessaire de garder comme base de notre culture une langue cohérente, avec des règles et des structures précises.
La baisse de niveau ne se limite pas à la seule scolarité. En élargissant juste un peu le spectre de l’éducation nationale, on arrive à l’éducation parentale. Et là on arrive sur des notions de politesse élémentaire, et de respect. Là encore, que de chemin parcouru dans le mauvais sens !
Qui prend les transports en commun sait à quel point les valeurs basiques de politesse et de respect sont aujourd’hui réduites à néant. Passons sur le cas des jeunes (de 10 à 20 ans) qui multiplient tellement les actes à la limite de l’incivisme qu’il parait complètement illusoire de pouvoir aujourd’hui inverser la tendance pour s’attarder aux gens plus âgés, plus « mûrs » aurait on envie de dire… Là on trouve des comportements absolument incroyables. Un exemple très simple est le fait de laisser sortir quelqu’un (d’un ascenseur, d’un autobus etc) avant de rentrer soi-même. Cela paraît normal pour quiconque a reçu une éducation minimum et pourtant ce simple geste de politesse est quasiment inexistant de nos jours. Les gens se foncent les uns dans les autres dans une sorte de compétition …
D’où peut venir cette forme d’irrespect ? En fait il s’agit tout simplement des conséquences normales de l’exemple lamentable qui est aujourd’hui donné via les médias. Y a-t-il encore de la place pour le respect et la politesse au niveau télévisuel, sportif et même politique ? On peut vraiment se poser la question… L’exemple donné aux jeunes générations est affligeant. Du fameux coup de tête de Zidane (mille fois excusé), aux lamentables gesticulations politico-médiatique de nos soit disant dirigeants (voir le débat sur la chaîne publique France2 le 4 juin 2009…), en passant par la presse « people » qui encense de pseudos vedettes issues d’usines marketing grand public ou encore des rappeurs au langage très courtois…, on a face à nous un ensemble de comportements diffusés à grande échelle qui est inacceptable et dérangeant.
Et que dire du citoyen numéro actuel et qui représente la France… Souvenez-vous du salon de l’agriculture…
Les « élites » de part un comportement proche des citoyens lambda (qu’ils revendiquent en plus) entraîne de façon évidente toute la population à multiplier et à rendre normal des comportements autrefois fustigés. Encore une fois, sans vouloir être réactionnaire, vieux jeu ou je ne sais quoi, n’est il pas nécessaire dans une communauté, dans une société qui rassemble des millions d’individus, d’avoir une souche de règles et de « reflexes » garantissant un respect mutuel ?
Une élite loin du peuple agace, mais une élite qui se met au niveau du peuple casse de nombreux codes nécessaires malheureusement.
Baisse du niveau scolaire, éducatif et moral.
Que manque-t-il pour compléter le tableau ?
Tout simplement une baisse dans tous les domaines. Pèle mêle : architecture, industriel, alimentaire.
Architecture ? Oui, qui n’a pas vu fleurir dans sa ville des bâtiments affreux, inadéquate, voire dangereux ?
Poussés par des contraintes de coûts, des contraintes structurelles (appels d’offres ciblés par exemple), des querelles politiques, les administrations en arrivent bien souvent à privilégier tel ou tel plan d’architecte pour d’obscures raisons et qui ensuite se heurtent à l’incompréhension générale au vue du travail fini. Je prends l’exemple de travaux concernant l’hôpital. Un bâtiment en arc de cercle, idéal pour l’aménagement… Des structures « décoratives » en métal habillent la plupart des façades (le coût ?). A une époque il me semble qu’on allait plutôt à l’essentiel, des bâtiments simples, pratiques, solides et discrets.
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Ce texte est un inachevé, mon ami le reconnait d’ailleurs mais je pense qu’il est digne de vous être communiqué. Rappelons que ce texte date de 2009… Depuis, peut-on vraiment dire que les éléments que mon ami détaille ont vraiment évolué vers le mieux ?
Je pense qu’on est tous d’accord pour dire que non, les choses ne se sont pas améliorées. Tout au contraire, cela a empiré et souvent gravement. Il va falloir encore descendre avant de pouvoir enfin remonter.
Courage les amis, « c’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière » (Edmond Rostand,Cyrano de Bergerac – 1897).
Reiza vient de sortir sa version 1.6.9.2 de son titre Automobilista 2 (AMS2). Il s’agit là d’un ensemble de corrections plus ou moins mineures et de quelques contenus qui complètent ceux qu’on avait déjà.
Si c’est peu de choses, pourquoi en parler ?
Parce que, justement, c’est la bonne démarche pour améliorer, peaufiner un logiciel, que ce soit un jeu vidéo ou autre chose, peu importe : il faut du temps et un travail patient, acharné et rigoureux afin d’aboutir à un programme mature et performant.
Et c’est tout le contraire d’une approche « big bang » où on annonce des merveilles mais on sort vite fait/mal fait un titre pas terminé, bâclé, instable et tant pis pour les gogos qui y ont crus… Oui, je fais référence à PMR mais il y a d’autres (mauvais) exemples, hélas.
Donc, je suis particulièrement content de voir que Reiza ne cède pas à la facilité et prend son temps pour sortir une 1.7 qui fera la différence et finira d’établir AMS2 comme l’une des meilleures simulations du moment.
En attendant, les équipes de Reiza travaillent et pas à pas (la fameuse « politique des petits pas » !) améliore AMS2 dans tous les compartiments. Par exemple, l’affichage graphique est déjà bon et, en plus, il consomme peu de ressources (pas besoin d’avoir le dernier PC de la mort qui tue !). Mais ils ne se contente pas de cela et propose désormais une option appelée TAA. L’option graphique TAA (Temporal Anti-Aliasing) est une technique utilisée dans les jeux vidéo et les applications 3D pour améliorer la qualité visuelle en réduisant les effets d’aliasing (les contours crénelés ou « escalier » qui apparaissent sur les bords des objets). Comparé à d’autres techniques comme le MSAA (Multi-Sample Anti-Aliasing), le TAA est moins exigeant pour le GPU.
Sur ces deux images, ont peu distinguer ce qu’apporte le TAA : rien de renversant mais du mieux quand même (surtout sur la végétation).
L’attitude « je suis patient et je progresse pas à pas » doit aussi être valable pour nous tous !
Un exemple : cette semaine, j’ai fini par régler un problème que j’avais depuis longtemps et qui m’irritait constamment… Quand je lâchais le volant de mon simulateur (un Fanatec CSL) pour ne le tenir que d’une main, j’avais alors des oscillations rapides et très gênantes. J’avais tout essayé pour supprimer ou même simplement réduire ces vibrations handicapantes mais sans résultat. Et puis, j’ai essayé le fichier de personnalisation du FFB proposé par Danielkarts et là, miracle, plus rien !
Non seulement le FFB est meilleur (un peu meilleur mais on prend !) et, en plus, les oscillations ont disparues, même si je lâche le volant des deux mains (en ligne droite bien sûr !), un vrai progrès !
Sur mon simulateur, j’essaye d’appliquer cette méthode : patience ET détermination. Les problèmes finissent toujours par se régler si on accepte d’y passer un peu de temps et si on accepte d’attendre (le lâcher prise !) que la solution vienne d’elle-même. Pareil pour les évolutions : privilégiez le pas à pas ^lutôt que de vouloir tout changer d’un coup (c’est pour cela que je garde mon « vieux » Fanatec CSL car il me donne satisfaction… Pourquoi changer, uniquement pour se conformer à la mode actuelle du « direct drive » ?
Non, il faut savoir raison garder et prendre les choses une à une.
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