Je continue à lire intgralement ce rapport. C’est long mais, à partir de la page 110, ça démarre enfin !
Voici un extrait de ce que j’ai trouvé page 86 :
« L’archipélisation » de notre société, selon le concept de Jérôme Fourquet,
induit une polarisation des opinions, et une radicalisation des postures, que la
diffusion de « fake news », parfois émanant même de responsables d’entreprises
publiques, et les tentatives d’ingérences étrangères n’aident pas à modérer. Le
constat d’une dilution du commun est patent : il est renforcé par la diffusion, en
particulier dans la jeunesse, de formats ultra-courts et addictifs. Selon la belle
formule de Régis Debray (Le Moment Fraternité), nous sommes entrés dans un
« présent qui clignote, mais qui n’éclaire pas ». Dans ce contexte, l’audiovisuel
public doit jouer un rôle de premier plan : celui de contrepoint.
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Cette citation (présent qui clignote) me parait être bien trouvé pour caractériser notre époque…
L’Archipel français
Le terme d’archipellisation provient de l’essai L’Archipel français : une nation multiple et divisée, essai du politologue Jérôme Fourquet paru en 2019 aux éditions du Seuil. Cet ouvrage au fort retentissement (plus de 100.000 exemplaires vendus) a en particulier nourri le débat public sur le communautarisme, l’intégration ou le séparatisme. Au delà des « îlots » les plus classiques (islam, etc.), il identifie aussi la déconnexion des « élites », qui s’est en particulier révélé lors de la Crise du COVID.
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L’archipellisation de la société
« Au terme de ce long travail, l’image qui nous est venue à l’esprit et qui correspondait le mieux à ce que nous avions découvert était celle de l’archipel, c’est-à-dire une constellation d‘îles et ilots, qui ont en commun un certain nombre de caractéristiques et entretiennent des relations, mais qui sont séparés. Les îles et les îlots peuvent être très nombreux et de tailles différentes. Sans idéaliser un temps passé et révolu, dans laquelle notre société aurait été homogène – ce qui n’a jamais été le cas – on peut néanmoins constater que le degré de fragmentation ou d’archipellisation de la société française est sans précédent. »
— Jérôme Fourquet
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Ce second extrait n’est PAS issu du rapport, c’est moi qui vient de le trouver pour avoir une définition de cette notion d’achipélisation…
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Neutralité ? Pas pour nous !
à propos de la notion centrale de « neutralité » (page 105 du rapport) :
À cet égard, les auditions ont été révélatrices. Plusieurs journalistes et
cadres dirigeants de l’audiovisuel public ont en effet ouvertement relativisé, voire
rejeté, l’obligation de neutralité qui leur incombe. M. Patrick Cohen a ainsi déclaré :
« Évidemment, je ne suis pas neutre ; personne ne l’est dans ce métier. » M. Samuel
Étienne a affirmé que « la neutralité n’existe pas » et qu’il considérait « ce concept
comme un mirage ». M. Gilles Bornstein a estimé quant à lui que le mot « neutre »
ne voulait « pas dire grand-chose ». Mme Sibyle Veil, présidente-directrice
générale de Radio France, a, quant à elle, déclaré que « personne n’est totalement
neutre ». Ces déclarations ne sont pas de simples nuances : elles traduisent une
méconnaissance de la portée juridique de ce principe de neutralité, voire une forme
de laxisme.
Par ailleurs, le président de la commission a versé aux débats un tract
intersyndical CGT-CFDT-Sud de France Télévisions de juin 2024 dans lequel des
journalistes, techniciens et administratifs déclaraient ne pas accepter « de rester
neutres, ni de rester impartiaux ». Que des salariés d’un opérateur public
revendiquent publiquement et collectivement le droit de s’affranchir d’une
obligation légale constitue un fait que la commission ne saurait minorer.
Par ailleurs, M. Martin Ajdari, président de l’Arcom, a déclaré devant la
commission des affaires culturelles le 8 octobre 2025 qu’« imaginer une totale
neutralité, ce serait presque contre-productif pour une institution qui a vocation à alimenter le débat démocratique ». Reconnaître que la neutralité parfaite est
inaccessible n’autorise cependant pas à conclure qu’elle est sans portée. C’est
précisément parce que ses contours sont difficiles à tracer que son application exige
davantage de rigueur.
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Significatif, non ?
Autre extrait, page 110 :
Lors de son audition,
M. Martin Ajdari a indiqué à ce sujet que l’Arcom a entamé une « réflexion (au) mois de septembre (2025) qui vise à objectiver et à préciser la notion d’impartialité, à mesurer la perception et les attentes du public concernant le service public et, enfin, à évaluer les outils existants au sein des sociétés audiovisuelles publiques pour, le cas échéant, les compléter, en s’inspirant des meilleures expériencces observées à l’étranger » (1). C’est la raison pour laquelle l’institution a confié une mission à M. Bruno Lasserre pour préciser ces concepts dans un rapport dont les conclusions sont attendues à la fin du mois de mai 2026.
…
Ce constat soulève une difficulté juridique que ni l’Arcom – ni avant elle le CSA – ni le Conseil d’État n’ont jusqu’ici résolue : comment ces institutions ont-elles pu appliquer et sanctionner le principe d’impartialité sans en avoir jamais arrêté de définition ? Les décisions rendues en la matière reposent sur une notion dont le contenu précis n’a jamais été fixé par le législateur, ni explicité par le régulateur.
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Bonne question !
Autre extrait page 112 :
Une présentation incomplète des intervenants, au détriment de la
sincérité de l’information
Le 10 janvier 2026, dans l’émission « Vrai ou Faux » sur Franceinfo,
M. Christophe Ventura a été présenté comme un simple « spécialiste de l’Amérique
latine » (1), alors qu’il est un ancien membre du Parti de gauche, formation à
l’origine de La France insoumise, et un soutien public du dictateur Hugo Chavez. (2)
L’épisode est d’autant plus problématique que l’émission se prévaut
précisément d’une mission de fact-checking. Entendue par la commission,
Mme Muriel Pleynet, directrice adjointe de l’information et directrice de France
Info TV, a elle-même postérieurement reconnu le manquement : « Tous nos
intervenants en plateau, tous nos invités, doivent être présentés correctement et de
façon complète. S’ils ont un engagement politique quel qu’il soit, il doit être
mentionné. ». (3) M. Alexandre Kara, ancien directeur de l’information de France
TV, a pour sa part, admis : « Si M. Ventura a été mal présenté, c’est effectivement
une erreur. » (4)
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Et suit plein d’autres exemples de présentations incomplètes ou biaisées des intervenants, une pratique érigée en système.

Issu de la page 114, à lire et à apprécier !!
Cet autre exemple « d’approximation » est édifiant !
Et que fait l’ARCOM dans ces cas ?
Eh bien, il apparait clairement que l’ARCOM ne fait rien !
Oui, certes, on aurait dû intervenir, sanctionner mais, vous comprenez, il y a tellement de cas que, bon, la flemme quoi !
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Je continue à lire mais je vous avoue qu’il faut s’accrocher pour ne pas tomber de sa chaise ça et là !