Les extraits que je vous propose ici sont des dialogues issues de mon livre « Perdu dans le Metaverse« …

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Vincent et Simon firent une course d’orientation de deux jours avec bivouac à la belle étoile. Dans ces moments-là, Simon prenait toujours l’initiative, comme s’il connaissait déjà tout ça. De plus en plus, Vincent commençait à penser que Simon était déjà formé depuis longtemps et qu’il s’occupait désormais uniquement de superviser sa formation en restant au plus près de lui.
Vincent n’essayait plus d’interroger Simon, il attendait juste l’occasion favorable d’en apprendre plus. Alors que tous deux marchaient sous le soleil pour rejoindre une crête, Simon se figea brusquement…
SIMON. — Vincent, vite !
VINCENT. — Quoi ?
SIMON. — Je suis pris dans du sable mouvant !
Vite, envoie-moi quelque chose que je puisse attraper et tire-moi vers toi…
VINCENT. — Et pourquoi je ferais cela ?
SIMON. — Vincent, déconne pas, on n’a pas beaucoup de temps pour me tirer de là !
Tu vois bien que je m’enfonce déjà… Retire ta chemise pour en faire un lien ou trouve ce que tu veux… mais fais vite !
VINCENT. — Non, je crois plutôt que je vais te regarder t’enfoncer… Ça va changer pour une fois que c’est toi qui es dans la merde !
La détresse et la panique pouvaient se lire dans le regard de Simon… Il déglutit péniblement.
SIMON. — Vincent, tu peux pas faire ça ! Le Colonel va te punir si tu rentres au camp sans moi, si même tu arrives à y retourner !
VINCENT. — Tu avais l’air sûr qu’il suffisait d’atteindre cette crête pour pouvoir faire le point et se repérer sur le plan… Je pense être capable d’y arriver sans toi. Le Colonel va me punir ? La belle affaire !
Je vais faire quelques jours de trou de plus… J’ai l’habitude.
SIMON. — OK, tu as gagné… Dis-moi ce que tu veux…
VINCENT. — Tu le sais bien ce que je veux : soit tu me dis tout ce que tu sais, soit tu disparais dans ce sable…
SIMON. — Mais je ne sais pas grand-chose de plus que toi, voyons !
VINCENT. — Mauvaise réponse… Essaye encore !
SIMON. — Vincent, sors-moi de là, vite ! Je vais tout te dire, je te le jure !
VINCENT. — Oui, tu vas même commencer tout de suite : le sable ne t’arrive pas encore à la ceinture… On a encore un peu de temps pour que tu commences à te mettre à table !
J’attends cet instant depuis longtemps, je ne vais pas gâcher mon plaisir et te tirer de là en me contentant de vagues promesses… Alors, vas-y, j’écoute.
SIMON. — Mais arrête tes conneries quoi, merde !
VINCENT. — Bon, tant pis, j’aurai essayé. Courage Simon, c’est juste un moment à passer… Un sale moment, j’imagine !
Simon ne pouvait croire que Vincent était en train de s’éloigner en contournant la cuvette de sable mouvant. Il commençait à bégayer…
SIMON. — Je… Je sais quelque chose… Vincent !
VINCENT. — Vas-y, je peux t’entendre d’ici si tu parles assez fort…
SIMON. — J’ai pu parler avec un prisonnier… Hans, il s’appelait. Il a été exécuté avant que tu n’arrives, mais il m’a raconté son histoire.
VINCENT. — Continue.
SIMON. — Hans était l’assistant d’un historien célèbre en Allemagne : Uwe Topper. Un jour, Topper lui a révélé qu’il travaillait sur un projet explosif… Topper avait identifié des anomalies historiques et voulait publier un livre à ce sujet.
VINCENT. — Et alors ?
SIMON. — L’Organisation a envoyé une équipe pour tuer Topper, mais Hans s’est interposé et, du coup, ils l’ont emmené pour l’interroger au TP1…
VINCENT. — Tiens, je croyais que c’était juste un camp d’entraînement ?
SIMON. — Allez, sors-moi de là maintenant, je commence à avoir du mal à respirer… Sérieux !
VINCENT. — Attrape le bras de ma chemise, je vais te tirer un peu pour que tu sois plus à l’aise, mais tu resteras là-dedans jusqu’à ce que tu m’aies tout dit…
SIMON. — Vincent, tu crois vraiment que je suis ton ennemi ?
VINCENT. — Ennemi, je ne suis pas certain, mais ami, j’en doute fort !
SIMON. — Tu te trompes sur mon compte. Je ne suis qu’un prisonnier dans cette organisation, comme toi…
VINCENT. — On en reparlera… En attendant, explique-moi en quoi cette affaire d’historien peut m’éclairer sur notre situation de « prisonniers » comme tu dis ?
SIMON. — Ce qui est étrange dans cette histoire, c’est justement que l’équipe d’intervention ait ramené Hans pour l’interroger au lieu de le tuer sur place comme Topper… J’ai pu parler avec Hans avant qu’il ne soit exécuté et ils ont vraiment cherché à savoir comment Topper et lui en étaient arrivés à comprendre que l’Histoire était manipulée…
VINCENT. — Et alors ?
SIMON. — Alors je crois que l’Organisation poursuit un autre but que de gérer quelques lignes temporelles comme ils veulent nous le faire croire…
VINCENT. — Admettons. Mais cela ne répond pas à la question principale : comment se libérer de l’emprise de cette organisation ?
Pour cela, il faut que tu m’en dises plus sur toi… Comment es-tu arrivé à avoir ce rôle de « surveillant » ?
SIMON. — Mais je n’ai rien demandé, moi !
C’est simplement que je suis au TP1 depuis plus longtemps que toi et qu’ils considèrent que nos profils sont complémentaires, je suppose. Un jour, le Colonel m’a convoqué et m’a expliqué qu’un nouveau allait arriver et que j’allais être affecté à sa surveillance… Ce nouveau, c’était toi, mais ce rôle de « surveillant » m’est tombé sur la tête sans que je ne puisse rien dire. Tu penses bien que « mister Rigide » ne m’a pas demandé mon avis ni si cette affectation me plaisait !
Comme d’habitude, on m’a fait savoir que soit je jouais mon rôle comme on me le demandait, soit ma mère aurait à en souffrir…
VINCENT. — Ta mère ?
SIMON. — Oui, l’Organisation garde ma mère prisonnière dans un autre camp : j’ai des nouvelles d’elle, de temps en temps. Ils utilisent ce moyen pour me rendre obéissant et je ne vois pas comment je pourrais sortir de ce piège !
VINCENT. — Justement, raconte-moi comment tu t’es retrouvé dans ce piège…
SIMON. — Ben, j’imagine qu’on a tous plus ou moins vécu la même chose, je veux dire, tous ceux qui se retrouvent comme prisonniers au TP1 doivent avoir un parcours similaire. Pour ma part, j’ai rencontré par hasard un agent de Transcontinum et j’ai passé quelques jours avec… Au début, je croyais juste que c’était une rencontre amoureuse différente des autres jusqu’à ce que je découvre sa machine… Là, j’ai eu la mauvaise idée de vouloir l’essayer !
Je me suis retrouvé dans des galères pas possibles et Don Vesco m’est tombé dessus pour m’offrir « de me sortir de là » comme il disait. Mais, bien sûr, il y avait un prix à payer et une menace pour me tenir. C’est comme cela que je me suis retrouvé au TP1, avec ma mère quelque part ailleurs. Tu comprends, ma mère est ma seule famille et elle n’y est pour rien dans toute cette histoire… C’est pour ça que je suis coincé et que je file doux, en attendant de trouver une solution.
VINCENT. — Et cette solution, tu as une petite idée ?
SIMON. — Pour le moment, rien de rien !
De plus, j’ai pu voir que cette Organisation ne rigolait vraiment pas : j’ai assisté à l’exécution de Hans et, crois-moi, ça en fout un coup… tout de même, je crois qu’ils se moquent de nous sur pas mal de points…
VINCENT. — Vas-y, développe…
SIMON. — Ben d’abord, Don Vesco veut nous faire croire que son Organisation est une alternative à Transcontinum, mais je suis presque sûr que c’est faux. J’ai de bonnes raisons de penser que c’est simplement les deux faces d’une même pièce !
VINCENT. — Ah, c’est intéressant ça !
Et qu’est-ce qui te permet de penser cela ?
SIMON. — Eh bien « mon » agent connaissait Don Vesco, il semble même qu’il était son supérieur puisqu’il n’arrêtait pas de dire « Don Vesco ne serait pas content s’il me voyait dans tes bras ! »…
VINCENT. — « Il » ?
Ce n’était pas avec une femme ta « rencontre amoureuse » ?
SIMON. — Ben non, c’était un mec, un beau mec même !
VINCENT. — Oh, t’es homo alors ?
J’avais pas deviné ça… Euh, je préfère te dire tout de suite que ce n’est pas mon cas !
SIMON. — Ne t’inquiète pas, tu n’es pas mon genre !
Mais tu as l’air choqué… D’où tu viens pour que ça te pose un problème ?
VINCENT. — Non, non, simplement, c’est pas mon genre tu vois…
Simon voulut profiter de la gêne de Vincent pour sortir enfin de sa situation inconfortable…
SIMON. — Bon, j’ai tenu ma parole, tire-moi de là maintenant !
VINCENT. — Mouais, mais ça ne me dit pas pourquoi tu ne répondais pas à mes questions quand j’essayais de te tirer les vers du nez au camp…
SIMON. — Mais qu’est-ce que tu crois ? On est continuellement sous surveillance au TP1 !
T’as pas encore remarqué ?
J’ai pas envie que le Colonel me coupe l’accès aux vidéos sur ma mère s’il se met à penser que je ne joue pas mon rôle. Toi aussi, tu as tout intérêt à jouer la comédie le mieux possible, crois-moi.
Vincent aida Simon à se sortir des sables mouvants et la paire rentra au camp comme si de rien n’était. Un début de complicité s’était noué à cette occasion, mais Vincent restait encore méfiant vis-à-vis de Simon.
=== second extrait ===
Bureau du Gouverneur Ball, La Valette (Malte), 1er septembre 1799
Comme prévu par Vincent, les deux complices sautèrent directement à Malte pour le début de leur mission spéciale. Ils trouvèrent facilement le palais du Gouverneur et, grâce aux lettres de créance confectionnées par Capestan, n’eurent aucun mal à obtenir une audience auprès du gouverneur anglais… Une fois assis en présence d’Alexander Ball, Vincent se lança dans un grand exposé :
« Nous faisions partie du détachement de l’amiral Smith et nous étions donc à Aboukir en juillet. Après la défaite de l’armée turque, sir Smith a mené les négociations d’échange de prisonniers avec Bonaparte. C’est à cette occasion que nous avons pu faire passer la liasse de journaux français à l’état-major de Bonaparte.
Grâce au blocus de la flotte, Bonaparte était complètement privé de nouvelles de l’Europe depuis plus d’un an et il s’est donc précipité sur les nouvelles fraîches que nous lui jetions en pâture… Ce qu’il a appris sur la situation de la France l’a persuadé qu’il devait rentrer : les revers militaires et le déclin du Directoire l’ont amené à penser qu’il était en train de laisser passer sa chance de prendre le pouvoir.
D’un côté, il était désormais bloqué dans ses opérations en Orient et, de l’autre, son destin politique était en jeu en France sans qu’il puisse intervenir… Son retour rapide s’imposait ! »
BALL. — Mais pourquoi diantre l’avoir informé ?
C’est selon moi une grave erreur : cet homme est dangereux, il valait mieux le laisser pourrir en Orient que lui permettre de revenir en Europe !
De plus, j’ai des ordres stricts de la part de l’amiral Nelson pour poursuivre le blocus par tous les moyens et cela comprend aussi les informations…
VINCENT. — En effet, Gouverneur, mais nous n’avons pas fait cela de notre propre initiative, c’est le gouvernement de Sa Majesté qui nous a ordonné d’agir ainsi.
BALL. — Encore une fois, je ne comprends pas : Nelson m’a ordonné de réduire les forces de Bonaparte à chaque occasion, pas de le ménager !
VINCENT. — Oubliez un peu Nelson, Gouverneur. Vos ordres viennent d’abord de l’amirauté qui elle-même obéit au gouvernement de Sa Majesté. Et les ordres sont clairs : il faut non seulement ménager Bonaparte, mais il faut même favoriser son retour en France…
BALL. — Auriez-vous l’obligeance de m’expliquer les raisons d’un tel changement de notre politique ?
Si je me souviens bien, c’est toujours William Pitt « le jeune » qui est notre Premier ministre, et il est farouchement opposé à toute entente avec les Français… n’est-ce pas ?
VINCENT. — Certes, mais le Premier ministre ne représente pas le gouvernement de Sa Majesté à lui tout seul… Disons simplement que certaines fractions du cabinet actuel souhaitent garder toutes les options ouvertes… Je vais vous donner un exemple : vous êtes très attaché à Nelson, je me trompe ?
BALL. — Je suis loyal envers mon commandant en chef, quoi de plus normal ?
VINCENT. — Bien entendu, mais, dans l’intérêt de votre carrière, vous ne devriez pas lier votre sort à celui de Nelson, au-delà de votre loyauté naturelle, évidemment.
BALL. — Que voulez-vous dire ?
VINCENT. — Après sa victoire à la bataille navale d’Aboukir, Nelson s’attendait à être nommé vicomte et il ne reçut que le titre de baron… N’est-ce point là un indice prouvant que le « parti de la guerre » n’a pas toujours le dessus au sein du cabinet ?
Quoi qu’il en soit, nos ordres sont très clairs et sir Smith l’a bien compris en nous aidant dans la première partie de notre mission… Et vous êtes le personnage-clé de la seconde partie !
BALL. — Admettons que je vous prête assistance, qu’attendez-vous de moi ?
VINCENT. — Nous savons de source sûre que Bonaparte a appareillé d’Aboukir dans la nuit du 22 au 23 août sur la frégate la Muiron, escortée de trois autres bâtiments. Cette flottille fait route à l’ouest en longeant les côtes afin d’éviter les patrouilles anglaises…
BALL. — Voilà une bien précieuse information !
Nous sommes le premier septembre, il ne peut avoir couvert beaucoup de distance en faisant ainsi du cabotage… Nous devrions pouvoir l’intercepter avant qu’il ne croise au large de Tripoli !
VINCENT. — Gouverneur, nous sommes ici précisément pour que vous n’en fassiez rien !
Nous vous recommandons au contraire d’envoyer vos patrouilles entre la Sicile et la Grèce…
BALL. — Je veux être sûr de bien vous comprendre : vous me recommandez de tromper délibérément mes capitaines en les envoyant tourner en rond sur une fausse piste ?
Vous savez comment j’appelle cela ? De la haute trahison, tout simplement !
Simon commençait à se tortiller sur son siège, particulièrement mal à l’aise…
VINCENT. — Gouverneur, nous vous recommandons plutôt d’obéir aux ordres du gouvernement de Sa Majesté, l’instance suprême vers laquelle doit toujours aller votre ultime loyauté et obéissance…
BALL. — Et si c’était vraiment ce que désirent mes supérieurs, ce dont je continue à douter, soit dit en passant, pourquoi ne m’envoient-ils pas un ordre direct en bonne et due forme plutôt que de m’adresser deux espions douteux, français en plus !
Avouez, Messieurs, qu’il y a de quoi être prudent…
VINCENT. — Vous avez tout à fait raison, Gouverneur, il convient d’être réservé… C’est bien pourquoi vous n’avez pas reçu d’ordre direct et que vous n’en recevrez pas !
L’amirauté pense que le séjour prolongé de Nelson à Naples a mis en péril les communications entre son état-major et Londres… C’est pourquoi vos supérieurs ont préféré passer par nous…
De plus, c’est justement parce que nous sommes français que notre couverture nous a permis d’approcher l’état-major de Bonaparte bien mieux que vos officiers n’auraient pu le faire. Maintenant, Gouverneur, vous devez faire un choix : soit exécuter les ordres que nous vous apportons, soit coller aux instructions de Nelson et passer à côté de la mission que l’amirauté veut vous confier. Si vous choisissez la seconde option, vous devrez faire face aux conséquences dans le futur, quand vous reviendrez à Londres et que Nelson ne sera plus là pour vous couvrir…
BALL. — Hum, je vous verrai demain, Messieurs et je vous ferai part de ma décision…
Une fois dehors, Simon exprima son ressenti à Vincent :
SIMON. — Je dois dire que je ne suis pas emballé par ce capitaine : vraiment typiquement anglais, notre gouverneur Ball !
Mais je crois que je vais encore moins l’apprécier demain lorsqu’il nous fera jeter dans un cachot, après avoir découvert notre véritable identité…
VINCENT. — Ah oui et explique-moi : comment va-t-il faire pour la découvrir ?
En envoyant un message à Londres ?
Ou même en faisant un saut en personne à l’amirauté, afin de vérifier notre histoire ?
Nous sommes encore au XVIIIe siècle, je te signale !
Les communications sont lentes et incertaines… Il lui faudrait attendre des semaines, ne serait-ce que pour prendre contact avec Nelson qui est à Naples, c’est-à-dire bien plus proche de nous que de Londres… Donc, rien à craindre pour demain : il doit faire son choix maintenant et tout me porte à croire qu’il va choisir notre option.
SIMON. — Et tu peux me dire ce qui te permet d’avoir cette rassurante perspective ?
VINCENT. — Simple : s’il ne croyait pas à notre histoire, nous serions déjà au fond d’un cachot !
SIMON. — Ah oui, effectivement, vu comme cela, tu as l’avantage…
Bureau du Gouverneur Ball, La Valette (Malte), 2 septembre 1799
BALL. — Messieurs, j’ai bien réfléchi suite à notre entrevue d’hier et j’ai décidé d’envoyer mes escadres patrouiller face à Aboukir…
Simon n’était pas très sûr d’avoir compris : fallait-il être soulagé par la décision du gouverneur ou bien se préparer au pire ?
Mais, en voyant le sourire de Vincent, il sut que la partie était gagnée…
VINCENT. — C’est une sage décision, Gouverneur. Et c’est une bien meilleure stratégie que de les envoyer tourner en rond entre la Grèce et la Sicile, effectivement. Je rends hommage à votre sagacité de marin avisé.
BALL. — Oui, car ainsi, les apparences sont sauves : je cherche toujours à bloquer Bonaparte et je ne suis pas censé savoir qu’il est déjà parti… Et, en restant face à Aboukir, je ne risque pas de l’intercepter lors de son voyage de retour qui promet d’être long… Messieurs, je compte sur vous pour faire votre rapport à l’amirauté, mais le plus discrètement possible… Car si Nelson apprenait quoi que ce soit…
VINCENT. — Ce n’est évidemment pas notre intérêt Gouverneur. Rassurez-vous, nous retournons à Londres sur-le-champ et sans passer par Naples !
Une fois hors du palais, Simon ne put retenir son soulagement :
SIMON. — Je n’en reviens pas ; ça a marché juste comme tu l’avais dit !
VINCENT. — Ouais…
SIMON. — Ben quoi, t’as pas l’air content ?
VINCENT. — Je sais pas, j’ai trouvé cela un poil trop facile…
SIMON. — Tiens, pour une fois, c’est moi l’optimiste et toi le sceptique !
Bon, ça ne dit pas ce qu’on fait maintenant ?
VINCENT. — Ce qu’on fait ? Mais on rentre au TP1 évidemment !
SIMON. — Tu es si pressé de rentrer ?
Pour moi, rien d’urgent. Je préfère reculer la confrontation avec le Colonel, si tu vois ce que je veux dire… De plus, on a cette bourse pleine de pièces d’or, on pourrait peut-être s’en servir pour s’amuser un peu, non ?
VINCENT. — Se détendre, ici, à cette époque ?
À part les prostituées des auberges sales et louches de La Valette, je ne vois pas ce qu’on pourrait trouver d’amusant à cet endroit et à cette époque !
Et si je me souviens bien, ce ne sont pas les prostituées qui t’intéressent, pas vrai ?
À moins que tu n’aies repéré autre chose qui m’aurait échappé ?
SIMON. — Ah là là, ce que tu peux être rabat-joie quand tu t’y mets !
VINCENT. — Justement, j’ai hâte de rentrer au TP1 moi !
Si nous pouvons aider Abel, nous devons le faire et pour ça, plus tôt nous serons rentrés et mieux ce sera… Allez, c’est toi qui as le Translateur et qui sais t’en servir : faisons ce saut et finissons-en.
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Voilà. Bien entendu, ce livre n’est pas faut que de dialogues maous ceux-ci prennent une place prépondérante, c’est mon style d’écriture (pour la fiction du moins).