Pourquoi les progrès se sont-ils arrêtés en moto ?

Hier, je suis allé chez un accessoiriste de ma région qui fait aussi des prestations d’entretien le samedi (service « rapide » du samedi). En effet, il fallait que le pneu AR de ma CB500 soit changé (il était largement arrivé au bout de son parcours !).

J’avais rendez-vous le matin et je devais reprendre ensuite ma moto dans la journée. Si je vous raconte ma vie ainsi c’est parce que ce prestataire a eu l’amabilité de me prêter une moto afin que je puisse rentrer chez moi sans encombre. La machine de prêt réservée aux clients était une Kawasaki Z650 récente (modèle 2019). Je me suis dit que c’était l’occasion de rouler avec une moto (relativement) récente et ainsi de mesurer les progrès par rapport à ma CB500 qui elle date de 2003…

La Z650 dans mon garage…

Alors, verdict ?

Décevant en fait. La z650 pousse plus que ma CB500, pour ça, c’est sûr (encore heureux !) mais elle a bruit de chiotte et elle n’est pas très agréable à emmener : le frein avant est brutal et elle est raide en partie-cycle, ce qui impose de l’inscrire très précisément en courbe ou alors, elle élargit systématiquement… Pas très agréable. De plus, elle est inutilement haute sur pattes et difficile à enjamber (c’est un pilote d’essai japonnais qui a validé ça ??).

Je ne peux pas prétendre en avoir fait un essai complet mais, globalement, mon impression a été assez peu favorable : tout ça, toutes ces décennies de soit-disant progrès pour aboutir à ça ?

C’est comme si les progrès, les vrais progrès s’étaient arrêtés avec le milieu des années 2000. Les constructeurs japonnais sont arrivés sur notre marché dans les années soixante et ont su proposer d’entrée de jeu des motos bien finis et faciles à utiliser. Et puis, au fil des décennies, ils ont amélioré leurs produits étape par étape. Ma CB500 est un vrai témoignage de cette progression constante : elle est une machine performante, facile à piloter et ultra-fiable, le tout pour un prix raisonnable. Si on la compare aux nombreuses Honda qui l’ont précédé dans cette catégorie, il n’y pas photo : depuis la CB500 (4 cylindres du début des années 70, la CX500 de la fin des fin des années 70 puis la VT500 des années 80, ma CB500 représente une synthèse très équilibrée et réussie de cette succession de machines.

Fichier:Honda CB 500 K2 Four-001.jpg — Wikipédia

La légendaire CB 500 « bourgeoise » !

Echappement complet CX500 1979 - MotoKristen

La CX500, un peu pataude…

Honda VT 500 — Wikipédia

La VT500 des années 80

Le dossier occasion : Honda CB 500, une robustesse légendaire

La CB500 (comme ma moto) est apparue sous cette forme dans les années 90…

La CB500 était bien pour son époque, la CX500 était une proposition intéressante mais grosse et lourde. la VT500 était une version réduite bienvenue mais avec un moteur pas très vif. Mais alors, ça veut dire que les progrès, les vrais, se sont arrêtés dans les années 90 pour nos machines ?

Je sais que beaucoup ne seront pas d’accord en lisant ces lignes mais pensez-y : que nous apportent les motos récentes, à part être lourdes et étouffées par la norme EURO5 (d’où sans doute le bruit de chiottes du moteur !) ?

Bien sûr, c’est assez réducteur de juger une situation à partir d’un modèle mais il s’avère que c’est l’une des motos qui se vend le plus sur le marché français (qui se restreint d’année en année soit dit en passant et c’est sans doute pas par hasard…).

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Une réponse à Pourquoi les progrès se sont-ils arrêtés en moto ?

  1. Exorcistedemorteau Robert dit :

    Pas franchement surpris par votre analyse.
    C’est la même chose dans le monde des instruments de musique, et plus particulièrement des guitares électriques.
    Depuis les Les paul Gibson, les Stratocaster ou Telecaster fender des années 70, c’est le désert le plus total en matière d’innovation.

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