Parlons cinéma pour une fois !
Si vous me connaissez, vous savez déjà que je vomis les productions françaises (trop) subventionnées et que j’ai le même mépris pour les productions hollywoodiennes moins subventionnées mais très débiles. Donc, si j’évoque des films récents dans ces colonnes, c’est pour parler des films qui valent la peine ou presque…
Le problème principal avec les films récents, c’est un peu comme le bac : pour attribuer une note « correcte », il faut beaucoup baisser ses attentes et exigences !
Ceci dit, armé de notre courage et de notre indulgence, allons-y sur trois films : 2 français (oui !) et un américain (ouais, forcément…).
On va commencer par le médiocre ça va permettre de terminer par le bon… C’est mieux ainsi. Tout d’abord, la vedette actuelle du « box-office » : Projet dernière chance.
Bon, soyons clair, il ne s’agit pas d’un « mauvais film » comme il y en a trop. Mais de là à crier au chef d’œuvre, il y a de la marge !
Tout d’abord, c’est long (2H30) et, en conséquence, il y a des longueurs… Mais c’est pas le pire : le film est une adaptation du livre éponyme et il est présenté comme de la SF « hard science » (l’expression du moment pour dire que c’est de la SF qui ne se fiche pas de vous sur le plan scientifique… Yeah, right!) parce que l’auteur est également à l’origine de « seul sur Mars » qui, avouons-le était plutôt réussi. Mais, cette fois, hélas, c’est plutôt raté côté hard science !
Disons-le clairement, le film se fiche de votre tronche à répétition tout au long des 2H30 avec un gros paquet d’invraisemblances… Deux exemples pour être tout à fait clair : gravité et systèmes respiratoire. On a d’abord droit à une scène pour montrer la différence entre pesanteur et apesanteur dans le vaisseau du héros. Bon, d’accord, compris. Mais après, le beau principe expliqué, ben on s’en fiche hein (sinon, le film est trop compliqué à tourner, quoi !). Pareil pour les systèmes respiratoire : le héros humain en a un mais l’alien bizarre (le plutôt sympathique « Rocky » lui, n’en a pas… Pas grave du moment que l’humain ne meurt pas, hein !) lui, peut s’en passer la plupart du temps. Je ne vais pas rentrer plus dans les détails, ça serait lourd mais vous voyez le problème : hard science oui mais pas trop quoi, on a un film à tourner, un script à respecter, tout ça…
Mais, comme je l’ai dis au début, « Projet dernière chance » est quand même visible si on laisse tomber ce genre de détails de pinailleur de seconde zone. D’ailleurs, le capitaine de Nexus VI a bien aimé, lui… C’est pas une incitation à aller le voir ça (non) ?
Alors, concentrons-nous sur le positif : Ryan Gosling fait le job (Ryan fait toujours le job pourvu qu’il y ait un -gros- chèque au bout et comment le lui reprocher ?), l’écriture du scénario est correcte et, enfin, l’alien est plutôt sympa… Bref, c’est passable.
Voyons maintenant le premier de nos deux films français : Planète B (spoiler : lui ne passe pas la barre !).
Là, ce qui est clairement mauvais, c’est le côté très woke de cette production réalisée avec des moyens limités (et ça se voit, ne serait-ce qu’avec les masques de VR Pimax à peine maquillés…). C’est tellement dégoulinant de lieux communs qu’on a vraiment pas envie de ressembler un jour aux « gentils » de cette histoire. C’est dommage car il y a quand même de bonnes choses dedans : la descente aux enfers psychologique des protagonistes est plutôt bien trouvée… Mais ça ne rattrape pas l’ensemble.
On termine par le meilleur des trois (et de loin !) : La guerre des prix.
Là, rien à redire : c’est bien joué, bien écrit, bien réalisé, on y croit et on se fait avoir par la fin comme les héros… Bravo, bien joué !
Y a juste un truc qui me gêne un peu avec ce film : faudrait pas que le genre « drame social » devienne à la mode car ce serait vraiment un nouveau moyen de « se faire du fric avec le malheur des (vrais) gens »… Bon, mon côté grognon est de retour, il est temps d’en rester là !