Je suis en plein dans les « lectures de gauchistes » en ce moment !
Pourtant, je ne peux que vous recommander de lire ce gros pavé (plus de 650 pages !) de l’auteur(e) célèbre de « No logo » (voir sa bio sur wikipedia à http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein) récidive avec un ouvrage qui est un vrai choc dès le début de sa lecture… Klein nous révéle le vrai visage (et la vraie raison) des principales crises politiques des 40 dernières années et ça fait mal !

Voici un extrait de la fiche que wikipedia a consacré à ce livre (la fiche complète à http://fr.wikipedia.org/wiki/La_strat%C3%A9gie_du_choc) :
La thèse de Naomi Klein est que de la même manière, des désastres (catastrophes naturelles, changements de régimes), qui conduisent à des chocs psychologiques, permettent aux chantres du capitalisme d’appliquer la doctrine de l’école de Chicago dont Milton Friedman est l’un des représentants les plus connus. Ils imposeraient à l’occasion des désastres des réformes économiques que Naomi Klein qualifie d’ultra-libérales telles que la privatisation de l’énergie ou de la sécurité sociale. De telles réformes n’étant pas possibles sans crise.
Naomi Klein utilise comme exemples de sa thèse les dictatures de Pinochet au Chili, de Suharto en Indonésie et d’autres dictatures d’Amérique du Sud en général avec le lot de tortures qui les accompagnent. Le cas de la Bolivie, où les réformes ont été conduites en déportant temporairement les responsables de gauche, est aussi décrit. L’auteur évoque aussi les libéralisations qui ont suivi la chute du bloc de l’Est en Pologne et en Russie au début des années 1990, le gouvernement de Margaret Thatcher au Royaume-Uni, la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Les politiques qui ont été pratiquées aux États-Unis depuis 1990, mais plus particulièrement sous l’administration Bush, sont particulièrement visées, notamment la privatisation progressive de la sécurité aux États-Unis. Cela la conduit à s’intéresser à la gestion de la guerre en Irak[3]. Pour elle, on assiste depuis 2001 à l’émergence d’une industrie de la sécurité intérieure, les attentats du 11 septembre ayant été utilisés comme un choc « utile ».
Il faut lire ce livre pour comprendre les grands ressorts de la politique actuelle menée par les « grandes puissances » qui nous gouvernent… On n’en sort pas rassuré mais on est moins naïf (en ce moment, les temps sont durs pour les naïfs !).