Je m’aperçois avec soulagement que je ne suis pas le seul me poser cette question !
Un journaliste de RUE89 se la pose aussi à propos du pain… Important sujet, on est d’accord (je ne consomme que du pain bio acheté au Biocop de Drumettaz, jamais au grand jamais du pain industriel débité par les boulangeries d’Aix).
La seule boulangerie à peu près convenable de mon quartier -je veux dire la seule à offrir du pain qui n’ait ni l’apparence ni la consistance ni le goût d’un morceau de vieux carton- ne semble pas être plus fréquentée que ses concurrentes. C’est d’ailleurs assez mystérieux, cette absence d’intérêt des clients pour une baguette de qualité: tout doit vraiment être en train de foutre le camp si même les fans de José Bové qui me servent de voisins se satisfont d’un machin industriel décongelé à la va-vite et vendu au même prix que “the real thing”…
Le plus étrange, c’est que le boulanger le plus incompétent des environs soit quasi-mitoyen du meilleur et que leurs deux établissements reçoivent à peu près le même nombre de visiteurs le dimanche matin.
Tout est dit : pourquoi font-ils le mauvais choix alors que le bon est tout aussi disponible et accessible ?
Par bêtise crasse ?
Avouons-le, j’ai une dent *contre* les syndicats. Surtout en France où ils représentent -selon moi- le blocage systématique et le raidissement sur “l’irreversibilité des aquis sociaux”… Mais ça n’existe pas ça, l’irreversibilité, ni des avantages sociaux ni rien d’autre sur terre !
Mais les syndicats français ne sont pas les seuls à bloquer et détruire le travail. Les syndicats américains ont aussi leur part dans le mouvement de délocalisation qui a accompagné la mondialisation. Car il faut bien le dire même si c’est politiquement incorrect : à chaque fois qu’on raidit les conditions économiques, on encourage le contournement et, ainsi, on détruit le travail localement pour le reporter plus loin où les conditions sont plus “favorables” (je ne dis pas que c’est bien, j’affirme simplement que c’est comme ça que cela se passe).
General Motors est en difficulté, cela ne vous a pas échappé, n’est-ce pas ?
Voilà une contribution que j’ai trouvé sur un forum américain :
All you have to look at is Bethlehem Steel to see where the automakers are going. In the United States, US automakers pay about $72 per hr per employee. Meanwhile, Japanese Manufacturers (In the United States, not overseas), are paying about $45 to $50 per hr. That’s a huge hurdle to overcome when you have a $22 - $27 per hr, per employee deficit to your competitor who already has a reputation of higher quality whether it’s completely justified or not.
Voilà la démonstration du blocage économique provoqué par la main-mise des syndicats : les contructeurs américains sont contraints de payer leurs ouvriers plus cher (parce qu’ils ont passé des accords avec les “unions”) que les autres contructeurs non-américains car Honda, Mazda et BMW produisent aux Etats Unis mais n’ont pas eux passé d’accord avec les syndicats…
Revenons en France…
Les syndicats ont effectivement été nécessaires à certaines époques. C’est vrai que le “mur de l’argent” existait (peut-être même existe-t-il encore…), c’est que le patronat français était encore empreint d’une mentalité désastreuse (du genre “plutôt Hitler que le Front Populaire”…) et que face à ces obtus, des syndicats étaient vraiment nécessaires. Mais soyons clairs, on n’en est plus là !
Aujourd’hui, la CGT (par exemple) est seulement un organisme préoccupé de sa simple conservation, pas de l’intêret des “travailleurs”. Tant que ces parasites seront autant intégrés au système économique, on ne verra pas de vrai progrès en matière de chomage en France.
Je suis souvent interrogé par des journalistes mais aussi des étudiants sur le sujet “réseaux sociaux” suite à mes livres, bien entendu.
Je répond bien volontiers, y compris quand c’est dans un cadre “non-public” (c’est-à-dire qui n’est pas destiné à être publié). Or, mercredi dernier, j’ai été interrogé par Sandrine CAMPESE (Diplômée de Science Po Aix et titulaire d’un Master II ”Communication Politique et Sociale” à Paris I - La Sorbonne) pour un mémoire qu’elle prépare sur le sujet “réseaux sociaux et utilisation par les politiques. Sandrine ayant eu la délicatesse de m’envoyer la transcription de cet “interview” (qui a été réalisé via Skype), je me suis dit que je pouvais aussi vous en faire “profiter”…
Attention : certaines de mes réponses pourront paraitre âpres mais c’était dans le feu de la conversation… Il faut replacer cela dans le contexte et je suis prêt à expliquer mes prises de positions si nécessaire.
INTERVIEW ALAIN LEFEBVRE
MERCREDI 5 NOVEMBRE
PAR SKYPE.
Quand avez –vous créé votre profil sur Facebook ?
J’ai créé mon profil au printemps 2007, au moment où Facebook commençait à prendre de l’ampleur.
Avez-vous une sensibilité politique ?
Je ne suis pas du tout politisé, et j’ai même du mal à comprendre comment on peut s’y intéresser. Je trouve que le miroir dans lequel se reflète notre monde est très moche. Il n’y a pas de sincérité, ni d’efficacité, pas de fond, rien ! La classe politique donne l’illusion d’avoir du pouvoir, d’avoir la main sur la société, alors que le vrai pouvoir est économique.
Dans votre dernier ouvrage, vous évoquez l’intérêt des réseaux sociaux, notamment au niveau professionnel. Avez-vous eu l’occasion de réfléchir à leur utilisation politique ?
Dans la première édition de mon livre, j’avais évoqué les pratiques des élections présidentielles de 2004 aux Etats-Unis. Un site de réseau social, spécialisé dans les rencontres, MeetUp, avait été très utilisé par un candidat aux primaires, Howard Dean. Cela avait contribué à le faire connaître, puisque tous les militants de son bord l’avaient systématiquement utilisé.
Que pensez-vous des politiques français qui rejoignent en masse le réseau Facebook ?
Quand on est une personnalité publique, de surcroit politique, il faut savoir gérer son identité numérique, et cela passe par les réseaux sociaux. Il est nécessaire de créer un profil sur Facebook ne serait-ce que pour faire disparaître les « fake ». Il vaut mieux préempter son propre espace plutôt que de le laisser en jachère à des malveillants.
Sur les réseaux sociaux, la politique, c’est comme la guerre ou l’espionnage. On est dans l’action, mais aussi dans la contre-action. Si je voulais nuire à un candidat, je créerais le « fake » le plus crédible possible !
Selon vous, est-il important, pour un homme politique, d’avoir beaucoup d’ « amis » ?
Je pense que plus anecdotique qu’autre chose. Le nombre d’amis n’intéressent que ce qui n’ont pas bien saisi le fonctionnement du système. Ce qui compte, c’est la présence réelle de l’homme politique sur le réseau : tient-il ses contacts au courant de son activité, met-il à jour son statut, etc ? L’effet positif, à court ou moyen terme : c’est la transparence. En utilisant Facebook comme un vecteur de communication auprès des jeunes, l’homme politique se rend accessible.
Comment un homme politique peut-il maximiser son utilisation d’Internet ?
Les politiques ont toujours été terriblement maladroits dans leur utilisation du net au sens large, et ce avant même l’apparition des réseaux sociaux. On a pu observer que, dans le meilleur des cas, leurs sites étaient travaillés sur l’aspect visuel mais très médiocres sur le fond.
Or, lorsqu’un site web n’est pas régulièrement mis à jour, lorsque le contact indiqué n’est pas valable, lorsqu’on n’obtient pas de réponse après avoir envoyé un message ou posté un commentaire, alors ce site est disqualifiant pour celui qui l’a créé ! Mieux vaut ne pas être présent sur le net que l’être de cette manière !
Justement, quel conseil donneriez-vous à un politique pour bien utiliser le réseau Facebook ?
Je lui conseillerai de commencer par bien utiliser Facebook, et de ne pas s’éparpiller sur tous les réseaux !
En communication, la règle d’or, c’est d’utiliser peu d’outils internet, mais de bien les utiliser. Par exemple, si on a seulement le temps d’envoyer des mails, eh bien on n’utilisera que des mails. De la même façon, on peut n’utiliser que Twitter, si on n’a pas le temps de poster sur un forum. Sur Facebook, je considère que le minimum qu’un homme politique peut faire, c’est actualiser son statut.
Autre conseil : refuser systématiquement toutes les « mini-applications ». Un profil qui en est truffé, ça ne fait pas sérieux et on tombe dans le « gadget ».
Les réseaux sociaux vont –ils prendre la place des blogs ?
La réponse classique consiste à dire que les blogs et les réseaux sociaux sont complémentaires : l’un ne remplace pas l’autre, il faut avoir les deux.
En vérité, il ne faut avoir que ce dont on se sert. Ce que les gens oublient parfois, c’est que tout ce qui est fait sur Internet a un impact soit positif, soit négatif, mais jamais neutre. Donc oui pour avoir un blog, mais s’il n’est pas entretenu, c’est négatif ! Oui pour être présent sur les réseaux sociaux, mais si on n’est pas disponible, si on ne répond pas aux sollicitations, c’est négatif ! Internet n’est qu’une loupe grossissante des qualités mais aussi des défauts de chacun.
Vous avez choisi de parler des réseaux sociaux parce que c’est la mode en ce moment. Cela ne veut pas forcément dire que c’est le meilleur dispositif à utiliser.
Quel est l’intérêt de Facebook par rapport aux blogs ?
Il y a plus de monde sur Facebook. De plus, le blog demande du suivi, un effort de lecture, plus d’investissement. Les réseaux sociaux permettent d’accéder à plus de monde, plus facilement, et la rentabilité des efforts est plus grande. Mais on peut aussi créer un blog sur Facebook et publier des articles.
Quelles sont, selon vous, les limites des réseaux sociaux comme Facebook ?
Il ne faut pas oublier que le fond vient de l’utilisateur, jamais de l’outil. Un blog où sont publiées des choses sans intérêt ne marchera pas ! De la même façon, Ségolène Royal aura beau utiliser n’importe quel outil du web, elle restera « nunuche ».
Peut-on imaginer qu’un candidat créé son propre réseau social dans une perspective électorale ?
Oui, bien sûr, mais ça me paraît plus intéressant d’aller chercher les gens où ils sont. Je leur conseillerais d’aller simplement sur Facebook plutôt que d’essayer d’orienter l’audience sur un service particulier. Tout ce travail de mobilisation doit être fait de façon intelligente, subtile…
Croyez-vous qu’Internet puisse devenir un cinquième pouvoir ?
Je ne crois pas trop à cette idée de « cinquième pouvoir ». Il y a 5 ans, beaucoup ont dit que le Web 2, participatif allait changer les choses, revitaliser la démocratie, la participation. Or l’échec a été total.
Quand on regarde de plus près les sites participatifs, on ne peut que remarquer la vacuité des débats, la nullité des échanges, les torrents de boue publiés sur Agoravox ! Certes on y trouve quelques très bons articles publiés par des amateurs éclairés. Mais quand on lit les commentaires qui suivent, on est effondré. C’est déprimant, cette armée de trolls qui met des commentaires absurdes sans même avoir lu l’article. Et c’est cela qu’on appelle « participation » ?
Internet a permis au plus grand nombre de s’exprimer et a démontré dans le même temps, que le plus grand nombre ne valait pas grand-chose ! C’est la règle des 80-20 (cf le nombre de Pareto). Il n’y a rien à attendre de la masse. Internet ne redonnera pas gout de la politique au citoyen. Depuis 5 ans, le niveau moyen intellectuel, culturel, s’effondre complètement. Tout ça à cause de la manipulation globale organisée par les média et leur rôle d’abrutissement généralisé. Les hommes politiques devraient dire : « arrêtez de consommer des médias ! », mais ils ne peuvent pas, puisqu’ils en ont eux-mêmes besoin.
Etes-vous d’accord pour dire que le règne de l’opinion a remplacé celui de la connaissance ?
Le règne de l’opinion, c’est désastreux. On est passé d’une petite oligarchie d’experts et d’universitaires verrouillant l’accès à la connaissance, à un système où n’importe quel « crétin » peut s’exprimer au même rang que quelqu’un de censé. Le retour de balancier est trop fort. Le problème du village global, c’est l’idiot du village global ! Or, ils sont plus nombreux que ce qu’on avait supposé au départ.
Le mot de la fin ?
En résumé, Facebook c’est bien, parce que c’est à la mode et que c’est un outil de diffusion rapide qui permet de rassembler et d’offrir le meilleur retour sur investissement. Mais Facebook ne fait pas de miracle et il faut se méfier de ses effets négatifs !
Ce que vous allez lire ci-dessous n’est pas de moi (comme le dit fort justement Johannes Roussel, j’aime bien le copier/coller…) mais je le trouve très intéressant et significatif. On peut le trouver un peu caricaturale mais, en fait, c’est assez bien trouvé : oui, l’ensemble de ces points représente bien la chape de plomb qui pèse sur les masses qui acceptent toutes les règles absurdes de la techno-structure (et qui nous mènent au désastre).
Si vous le préférez avec son et images, voici la version vidéo :
1) J’accepte la compétition comme base de notre système, même si j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants
2) J’accepte d’être humilié ou exploité a condition qu’on me permette a mon tour d’humilier ou d’exploiter quelqu’un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale
3) J’accepte l’exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que la prise en charge de la société a ses limites
4) J’accepte de rémunérer les banques pour qu’elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu’elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j’accepte implicitement). J’accepte aussi qu’elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l’argent qui n’est autre que celui des autres clients
5) J’accepte que l’on congèle et que l’on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s’écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année
6) J’accepte qu’il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu’on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états
7) J’accepte que l’on fasse la guerre pour faire régner la paix. J’accepte qu’au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J’accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d’armes et faire tourner l’économie mondiale J’accepte l’hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu’il s’agisse d’une énergie coûteuse et polluante, et je suis d’accord pour empêcher toute tentative de substitution, s’il s’avérait que l’on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l’énergie, ce qui serait notre perte
9) J’accepte que l’on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu’il s’agit d’un ennemi et nous encouragent à le tuer
10) J’accepte que l’on divise l’opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l’impression de faire avancer le système. j’accepte d’ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu’elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux
11) J’accepte que le pouvoir de façonner l’opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd’hui aux mains d’affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu’ils en feront
12) J’accepte l’idée que le bonheur se résume au confort, l’amour au sexe, et la liberté à l’assouvissement de tous les désirs, car c’est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie
16) J’accepte que l’on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j’ai de la chance de vivre en occident. Je sais qu’entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous
17) J’accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l’avenir de la vie et de la planète
18) J’accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu’on me le signale explicitement. J’accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l’agroalimentaire de breveter le vivant, d’engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l’agriculture mondiale
19) J’accepte que les banques internationales prêtent de l’argent aux pays souhaitant s’armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu’il vaut mieux financer les deux bords afin d’être sûr de gagner de l’argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s’ils ne peuvent pas rembourser les emprunts
20) J’accepte que les multinationales s’abstiennent d’appliquer les progrès sociaux de l’occident dans les pays défavorisés. Considérant que c’est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu’on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l’homme et du citoyen, nous n’avons pas le droit de faire de l’ingérance
21) J’accepte que les hommes politiques puissent être d’une honnêteté douteuse et parfois même corrompus. Je pense d’ailleurs que c’est normal au vu des fortes pressions qu’ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise
26) J’accepte que la nature ait pu mettre des millions d’années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants
27) J’accepte la recherche du profit comme but suprême de l’Humanité, et l’accumulation des richesses comme l’accomplissement de la vie humaine
28) J’accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J’accepte l’augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d’éléments radioactifs dans la nature. J’accepte l’utilisation de toutes sortes d’additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c’est qu’ils sont utiles et sans danger
29) J’accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu’elle nous mène vers une catastrophe sans précédent
30) j’accepte cette situation, et j’admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l’améliorer
31) J’accepte d’être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux
32) J’accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J’accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez
33) J’accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m’empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie
Dans le cadre du cirque médiatique, on est frappé par le fait que ce sont toujours les mêmes qui s’expriment : les mêmes commentateurs politiques depuis 20/30 ans, les mêmes “experts” économiques et ainsi de suite…
C’est tout en anglais mais c’est bien fait : c’est un résumé assez complet de tous les points qui permettent de dire que la version officielle est une vaste plaisanterie…
Désolé de vous avoir ainsi induit en erreur mais la source qui m’avait envoyé ce doc est digne de confiance et c’est pour cela que j’ai embrayé aussi vite (tellement digne de confiance que c’est cette même source qui m’a prévenu que c’était un hoax…). J’aimerais pouvoir écrire qu’on ne m’y reprendra plus…
Le Nigeria, avec ses 100 millions d’habitants, est le huitième pays producteur de pétrole du monde et le premier pays africain. Pourtant, il importe 100 % des produits pétroliers raffinés dont son économie à besoin. Le Nigeria vit sous dictature militaire depuis 1966. 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, plus de la moitié est gravement sous-alimentée et l’espérance de vie est de 45 ans. Le pays est en 159e position (sur 172) dans l’indice de développement humain. Les sociétés pétrolières occidentales, qui exploitent les gisements locaux, rapportent à la junte 18 milliards de dollars nets de royalties en 2007, alors que celle-ci maintient le peuple dans la pauvreté absolue. Voilà ce que représente l’ordre occidental au Nigeria.
Après cela, on s’étonne que les pays du Sud haissent l’occident !
Nous comprenons bien que les américains accumulent la haine partout dans le monde et cela nous parait justifié mais nous nous étonnons quand cette haine nous concerne aussi… Mais qui trouve-t-on pour exploiter les gisements de pétrole du Nigéria ?
Total… Eh oui, *notre* compagnie nationale !
Voilà pourquoi tous les occidentaux sont dans le même sac pour les pays du Sud : grands discours sur le devant de la scène, basses manoeuvres en coulisse.
Guilietto Chiesa est un député italien du parlement européen. C’est également un des auteurs du film « Zéro, Enquête sur le 11 Sept ». Voici ce que dit Chiesa sur l’inquisition qui règne actuellement à propos de cette question tabou :
A propos du 11 septembre : qui est le comploteur ? Celui qui accepte la version officielle, selon laquelle 19 inadaptés, guidés par un monsieur qui ne sait pratiquement rien de ce qu’ils sont en train de faire, et qui se trouve à une distance de 20 mille kilomètres, dans une grotte afghane, arrivent à réaliser 75 % de leurs objectifs (trois avions sur quatre) en tuant environ 3000 personnes et en semant la panique la plus totale dans la première et unique superpuissance mondiale ? Ou bien, celui qui ne croit pas à une telle fantaisie, ridicule et insoutenable version des faits, et demande, simplement, qu’on lui en donne une version plus crédible, correspondante aux données qui vont désormais s’accumulant depuis cinq ans et ne peuvent plus être démenties ?
…
Arrivé en ce point, le mainstream de l’information s’est tu, a menti, déformé les faits, intimidé, censuré en s’autocensurant, au point de contraindre à en conclure que s’il y a eu un complot, ça a été celui des grands médias d’information : pour empêcher que le vrai complot, officiel, soit découvert et dénoncé. Une colossale opération de détournement de l’attention a été accomplie et la tromperie est devenu un fait historique d’une puissance granitique telle qu’il ne peut plus être, je ne dis pas démoli, mais même rayé de la moindre ombre de doute.
…
Voici une courte vidéo où Chiesa parle de son film :
La crise financière actuelle est issue de la déconfiture des “subprimes”… Les “subprimes”, c’est quoi d’abord au fait ?
Pas de problème, voici une BD sur PDF toute simple qui explique cela par le menu (l’origine de la BD est américaine mais les dialogues ont été traduit par Rue89.com) : subprimesrue89
On fois qu’on a vu cela, on a “tout” compris !
Edit du 10/10/2008 : cette vidéo (trouvée sur ECO89) où le rédacteur en chef du site américain Marketplace prend son crayon pour expliquer la crise financière aux internautes… Instructif !
Quand j’ai visionné cette vidéo pour la première fois, j’ai pensé “‘c’est quoi ce délire ?” et puis j’ai fait quelques recherches basiques : on trouve la fiche wikipedia du codex et même le site officiel…
Nous venons de passer le 7ème anniversaire de cet événement majeur. Force est de constater que la thèse officielle ne s’est toujours pas effondrée et reste la version de référence pour la plupart des gens…
Voici un court résumé des différentes hypothèses sur ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 :
#1 - L’histoire officielle : Oussama Ben Laden est le responsable, du détournement des avions par dix-neuf fondamentalistes musulmans, la Maison Blanche n’ayant reçu aucun avertissement
#2 - La théorie de l’incompétence :
Accepte l’histoire officielle mais blâme la Maison Blanche, le FBI, la CIA, la NSA et les autres, pour ne pas avoir suivi les nombreux avertissements. C’est la ligne prise, avec une énorme affaire de dissimulation et de changements de direction, dans le rapport de la Commission sur le 11/9.
#3 - LIHOP (« Laissons-les Arriver au But » ) :
Il y a un certain nombre de variations sur celle-ci. Il y est principalement sujet de la manière dont les factions des autorités usaméricaines et le secteur privé se rendaient compte des plans des pirates de l’air mais n’ont rien fait pour les arrêter, puisque le 11/9 était en conformité avec les objectifs politiques.
#4 - MIHOP (« Les faire arriver au but ») :
Les autorités US ou des forces privées ont projeté et effectué les attaques.
Cependant, afin que vous puissiez faire évoluer votre opinion (ou la conforter), voici quelques documents à télécharger issus des sites spécialisés sur la question. Comme ces derniers sont nombreux, je me suis dit qu’un petit travail de sélection pourrait être utile…
# 11 Septembre: dossier rouvert à Genève - TRIBUNE DE GENÈVE du MARDI 12 FEVRIER 2008 tribune_geneve_12_02_08
# Le 11 septembre était-il un travail d’initié ? - Par Kim Bredesen, Le Monde diplomatique, édition norvégienne, Oslo, juillet 2006. le-11-septembre-etait-il-un-travail-d-initie
Il y a bien sûr beaucoup d’autres documents disponibles (présentations, articles et vidéos) sur différentes sites mais je pense que ces quatre là sont déjà largement suffisant pour se faire une idée… à condition de bien vouloir faire un effort afin de s’informer correctement sur un événement déterminant pour notre temps.
Je m’aperçois que je ne suis pas le seul à m’interroger sur la baisse général du niveau : la société s’enfonce, la culture se délite, le respect disparait, etc.
Voici le blog d’un “jeune adulte” (comme il se définit lui même) avec cette interrogation fondamentale “quel avenir pour nos enfants ?“. En connaissez-vous d’autres dans le même ton ?
D’un documentaire anglais “The Great Global Warming Swindle” (voir la fiche wikipedia sur ce documentaire) qu’on peut traduire par “la grande fraude au réchauffement global”. L’argument principal de ce film n’est pas de nier qu’il y ait un réchauffement climatique mais que la cause de celui-ci n’est PAS le CO2 !
C’est assez surprenant puisque tout ce qu’on entend depuis des années c’est que justement ce réchauffement est causé par les gaz à effet de serre et au CO2 en premier lieu (ce n’est pas le gaz à effet de serre le plus efficace mais c’est celui qui est produit en plus grand volume…). Cette “évidence” est rabâchée sur tous les tons partout et, en particulier, dans le fameux film d’Al Gore “une vérité qui dérange” (que vous avez vu, bien entendu… non ?).
Bref, ce documentaire plutôt bien tourné vient nous dire “non, le focus sur le CO2 est une grande arnaque au service du nouveau business écologique”… Un peu rude !
Ceci dit, pour rester objectif, il est bon d’entendre tous les sons de cloche, y compris ceux qui sont discordants avec l’ambiance générale. Je ne dirais pas que je suis convaincu et retourné par ce nouveau film mais il y là matière à réflexions et à vérifications.
Attention, il ne s’agit pas de dire “finalement, tout cela n’était que de la daube, on peut se remettre à gaspiller joyeusement !” et ce n’est d’ailleurs définitivement pas le message de ce documentaire. Les ressources naturelles sont effectivement en train de se raréfier et notre comportement de consommation/prédation ne peut durer toujours, c’es clair. En revanche, il me parait particulièrement intéressant d’identifier la propagande quand le discours ambiant s’apparente à de la pensée unique.
Pour juger, il faut regarder cette vidéo… Ce que je vous invite à faire maintenant. De mon côté, je vais essayer de vérifier quelques données afin de mesurer la crédibilité qu’on peut accorder à ce film… Et j’aimerais bien avoir l’avis de JM Jancovici là-dessus !
Ce logiciel de saisie de texte (on ne peut pas vraiment parler de traitement de texte) propose une fonction vraiment géniale : le mode plein écran…
Avec ce mode, tout le reste de l’environnement habituel de votre Mac disparait… Ne reste plus que la page que vous êtes en train de rédiger !
Vous pouvez choisir l’aspect de cette page comme vert sur noir (façon terminaux à l’ancienne) et autres mais, surtout, cette fonction permet de se concentrer sur ce qu’on est en train d’écrire puisqu’on a virtuellement effacé toutes les distractions qui entourent la zone de travail : menus, alertes, autres applis, icones, etc.
Tout de même, le fait que la fonction que je trouve la plus intéressante dans ce petit logiciel soit justement le mode “je-ne-veux-plus-aucune-distraction” en dit long, selon moi, sur l’état où nous en sommes arrivés…
Je m’explique : dans nos pays riches, nous vivons à l’ère de l’abondance et du trop plein (l’un va-t-il forcément avec l’autre ?). Nous avons tellement de choses et de stimulations autour de nous que nous n’arrivons plus à nous concentrer.
Nous sommes tellement habitués à travailler avec la musique ou la radio que nous ne nous rendons même plus compte quand cette dernière finit par nous donner mal à la tête !
Et ainsi de suite, nous sommes saturés, tout simplement. Alors, quand un simple logiciel nous permet de revenir dans un stade où la simplicité (ou l’apparence de simplicité) est mise en avant, nous sommes séduits.
Si on pouvait vendre du silence, de la quiétude, de la sérénité, je pense que les gens acheteraient en masse !
Je me demande s’il n’y a pas là une tendance qui va se révéler et grandir. Après le “toujours plus”, voilà venir enfin le “enfin moins” ?
Le “spectacle” des jeux olympiques ne m’inspire pas l’admiration ou la surprise (en fait, cette “grande messe” ne m’inspire que du rejet) mais il m’a permis de comprendre une loi fondamentale de notre monde moderne : le niveau de l’audience est inversement proportionel aux moyens employés pour le spectacle (sa conception, sa réalisation et sa diffusion) regardé par ces spectateurs (qu’il s’agisse d’une épreuve sportive ou d’un concert ou autre : cette loi concerne tous les rassemblements où s’exerce une relation acteur(s)/spectateurs).
Par exemple, une pièce de théatre demande des moyens relativement modestes : un texte, une troupe (éventuellement avec très peu d’acteurs) et une scène (éventuellement avec très peu de décors)… voilà tout.
Cependant, l’audience qui assiste à la représentation doit avoir un bon niveau pour saisir le message du texte et le subtilité du jeu des acteurs. Attention, je ne suis pas en train de faire l’apologie systématique de TOUTES les pièces de théatre !
Là comme ailleurs, le sublime cotoie facilement le ridicule, surtout en ce qui concerne le théatre dit “moderne”. Mais c’est juste un exemple pour me faire comprendre.
A l’inverse, une course de F1 (autre exemple, justement volontairement pris dans un domaine qui m’est cher) exige des moyens autrement plus coûteux et compliqués : un circuit permanent avec toutes ses infrastructures, un plateau composé des écuries habituelles avec leurs voitures hyper-sophistiquées et une nombreuse troupe d’acteurs très spécialisés (des pilotes aux commissaires de piste). Et je ne parle même pas des moyens enployés pour retransmettre la course en direct à la télévision (nombreuses caméras, y compris embarquées sur les voitures, liaisons satellites, commentateurs en plusieurs langues, etc.).
Les moyens sont là mais le niveau de l’audience est déjà beaucoup plus bas (j’aurais pu faire un exemple avec les matchs de football mais on m’aurait taxé de partialité…)… En effet, comment peut-on justifier d’apprécier la F1 de ces dernières années ?
Le spectacle est inexistant (non, je n’exagère même pas et c’est bien cela qui est triste) tout comme le suspence. On pourrait me rétorquer que les fans de F1 sont des estétes capables d’apprécier la pureté mécanique et la vitesse extrême procurée par le pinacle du sport-auto… Même pas. Pour ce qui est de la vitesse, les 500 miles d’Indianoplis sont bien plus impressionnants et le suspense est plus souvent présent aux 24 heures du Mans (encore une course qui a beaucoup-beaucoup perdu au fil des ans). Alors, comment comprendre que la F1 draine de telles audiences (en volume plutôt qu’en qualité) ?
Tout simplement parce qu’on a dit à ces amateurs de sport-auto “voici le sommet du sport autombile : ici sont réunis les meilleurs pilotes et les voitures les plus rapides jamais construites. C’est la pointe absolue de cette discipline…” Prosternez-vous et appréciez, point.
Remarquez bien que ce type de raisonnement s’applique tout aussi bien à d’autres sports comme le foot ou le rugby où le spectacle peut être absent mais qui rassemble quand même les foules simplement parce que “c’est la coupe du monde”…
C’est là où c’est vraiment triste : ces gens ne vont pas apprécier tel ou tel spectacle en fonction de leurs critères personnels mais plutôt en fonction de ce qu’on leur dit. Ceci explique une bonne part de la popularité endémique du football… Nombreux sont ceux qui suivent les championnats de foot simplement “pour faire comme tout le monde” (n’oublions pas que la pulsion d’intégration est un puissant moteur à l’oeuvre en permanence dans l’immense majorité des cas… On imagine les ravages dans le cas des “supporteurs” !).
Bref, on l’aura compris, tout ce qui est universel est inévitablement médiocre.
Initialement, le titre de ce billet devait être “les masses ne sont pas intéressées par la vérité” mais je me suis rendu compte que c’était injuste : il n’y a pas que “les masses” qui ne soient pas intéressées par la vérité, c’est quasiment le cas de tout le monde en fait !
Nous vivons à une époque où les informations (via les médias) sont omniprésentes mais ce trop-plein est comme l’arbre qui cache la forêt : on a beaucoup de reportages sur des sujets futiles et le reste est quasiment rien que de la propagande. Tout ce qui est en dehors de la ligne officielle est nié, rejetté, moqué.
La moquerie surtout est très utilisée pour disqualifier tout ce qui ne cadre pas avec ce qui est acceptable. Ce qui est “acceptable” est devenu clé. Du coup, on ne s’inquiéte plus de ce qui est véridique, on se demande seulement si c’est acceptable.
Ce mécanisme est à l’oeuvre à tous les niveaux, y compris pour les affaires criminelles : quand un crime affreux est commis, il faut vite trouver un coupable (sous la pression de “l’émotion légitime” de l’opinion publique… En fait, le battage médiatique). Le premier suspect qui parait acceptable (parce qu’il était dans le coin, parce qu’il a des antécédents, etc.) fait un beau coupable tout désigné et peu importe que le pauvre diable soit innocent tout comptes fait, on a pas le temps de vraiment enquêter (et puis, une fois que l’opinion publique a produit son verdict, pourquoi aller plus loin ? N’est-ce point la “voix du peuple” qui vient de s’exprimer ?).
Si une info est énorme, elle sera suspecte même si elle est vraie car elle ne paraitra pas “acceptable” (c’est trop gros pour être vrai, bla, bla, bla). Mais ce n’est pas ce filtre de l’acceptable qui est actuellement le pire. Le plus grave, c’est le désintérêt généralisé pour tout ce qui est vraiment important.
Quand un journaliste d’investigation (il est reste ?) se demande s’il va traiter tel ou tel sujet, sa question prioritaire n’est plus “va-t-on me croire ?” mais plutôt “qui ça intéresse ce truc désormais ?”. C’est logique qu’on en soit arrivé là : la propagande de la techno-structure va tellement dans le sens de la déresponsabilisation que ça finit par produire des effets, des gros effets.
Aujourd’hui, les propagandistes triomphent : ils ont réussi à “noyer le poisson” et à démobiliser la grande masse des gens sur les sujets qui devraient mener à la révolte si la vérité en était dévoilé.
Un exemple ?
Facile : le 9/11. La version officielle de ce qui s’est passé le 11 septembre 2001 est un tel tissu de connerie que “ça ferait rire mon cheval” comme on disait dans l’ancien temps. Mais non, ça ne fait rire personne et rare sont ceux qui militent pour que la vérité officielle soit remise en question (avec toujours des conséquences désagréables pour celles et ceux qui ont ce courage… D’où la rareté du geste, forcément).
Le 9/11 est une conspiration ?
Oui et ce n’est même pas la première fois qu’on nous monte un pareil bateau : l’histoire est truffée de ces “coups montés” qui ont été soigneusement maquillés (en fait, les précédents du 9/11 ont même été mieux maquillés que ce dernier car, aujourd’hui, les propagandistes ont compris qu’ils suffisait de tenir les médias, leur faire diffuser une version -même mal ficelée- et le tour était joué, pas besoin de s’embêter plus que cela).
En fait, notre histoire (toute “l’ère chrétienne”) est une remarquable construction qui repose sur une série de falsifications de grande ampleur. Mais, comme on dit, “la tradition, c’est un progrès qui a réussi”… C’est exactement cela : notre tradition, c’est une construction à laquelle on s’est habitué. Tellement habitué que la remettre en cause choque tout le monde et même votre voisin (qui est pourtant bien ignorant en matière d’histoire…).
Voilà pourquoi je suis obligé de constater que la vérité n’intéresse personne, ni les masses, ni les intellectuels. Et ça ne changera pas car la vérité est souvent tellement énorme qu’elle n’en est plus acceptable. Les peuples comme les individus pratiquent le déni quand un fait est insupportable.
Et ne croyez pas qu’il s’agit seulement de manipulations médiatiques, historiques ou politiques (tiens, au passage, avez-vous remarqué comment ces trois domaines sont souvent liés… Pas un hasard !), c’est la même chose dans le domaine scientifique : quand un fait ne cadre pas avec ce que l’on sait, la communauté scientifique choisi souvent d’écarter ce fait gênant plutôt que d’avouer que la connaissance actuelle doit être fausse, tout simplement.
Et ça se comprend : si on sait que la connaissance actuelle est, sinon fausse, à réviser, comment justifier de continuer à l’enseigner (et comment faire accepter que les “experts” qui ont été formés sur ces bases ne sont plus des experts…) ?
Voilà la définition que l’on trouve généralement (dans les dictionnaires) associée à la notion de misanthrope : personne qui déteste le genre humain et par extension, personne peu sociable, qui fuit ses semblables.
Aie, c’est un peu rude comme définition !
Et pourtant, je l’affirme aujourd’hui : nous sommes TOUS des misanthropes (mais la plupart l’ignore). Oui, tous, moi bien sûr mais aussi vous qui me lisez et celles et ceux qui vous entourent également, tous vous dis-je…
Attends un peu, que tu déculpabilises de ta hargne incontrôlable en généralisant un caractère atypique, c’est ton problème mais tu auras de la peine à le démontrer me direz vous. Même pas !
En fait, il est facile de démontrer que l’homme, animal social autoproclamé est fondamentalement un misanthrope par son comportement. Nous ne sommes pas comme les fourmis ou les abeilles qui coopèrent entre individus sans a priori et sans sélection. Nous, nous sélectionnons nos relations continuellement et c’est bien cette sélection basée sur une dualité sympathie/hostilité qui fait de nous des misanthropes par nature. En effet, nous n’aimons pas l’humanité dans son ensemble, nous n’incluons pas le genre humain dans notre affection sans réserve, nous voulons d’abord connaître les individus avant de décider si oui ou non, nous les aimons (et, par extension, avoir des relations avec eux).
Et le fait est que, au grand jeu test quotidien « qu’est-ce que je ressens pour celui-là (ou celle-là), sympathie ou hostilité ? », l’hostilité sort gagnante plus souvent que la sympathie, hélas. Et si ce n’était pas le cas, les amis seraient-ils cette denrée si rare, si précieuse ?
Interrogez les gens autour de vous et posez leur cette simple question : dans l’ensemble des gens que tu as rencontré/côtoyé, quel est le plus grand ensemble, celui constitué par les individus que tu as apprécié ou celui constitué des individus que tu as rejeté ?
En ne considérant que les réponses honnêtes, vous obtiendrez 100% d’avis en faveur d’un rejet du plus grand nombre, c’est ainsi et ce n’est pas nouveau.
Un homme s’est penché sur ce phénomène et l’a analysé, c’est Schopenhauer. Schopenhauer a écrit les propos suivants :
”Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls “, a dit La Bruyère. La sociabilité appartient aux penchants dangereux et pernicieux, car elle nous met en contact avec des êtres qui en grande majorité sont moralement mauvais et intellectuellement bornés ou détraqués. L’homme insociable est celui qui n’a pas besoin de tous ces gens-là. Avoir suffisamment en soi pour pouvoir se passer de société est déjà un grand bonheur, par là même que presque tous nos maux dérivent de la société, et que la tranquillité d’esprit qui, après la santé, forme l’élément le plus essentiel de notre bonheur, y est mise en péril et ne peut exister sans de longs moments de solitude. On comprendra qu’en présence d’imbéciles et de fous il n’y a qu’une seule manière de montrer qu’on a de la raison: c’est de ne pas parler avec eux.
Ce qu’on vit actuellement n’est pas le résultat des manipulations des vilains spéculateurs qui, par leur rapacité, sont responsable de la montée des prix du pétrole brut (aujourd’hui autour de $150, demain à $200 et plus… et c’est pas fini !).
Tout d’abord, précisons que les spéculateurs sont *nécessaires*… Eh oui, sans eux, plus de fluidité des marchés, plus de liquidités et donc plus d’échanges ou alors des échanges *plus* chers (et non *moins* chers…). Je ne suis pas le seul à le dire. Si vous n’avez pas le temps de lire l’excellent ouvrage “l’économie de spéculation” de Jean Perelevade, voici un petit résumé de cette notion récupérée sur Wikipédia :
L’existence de spéculateurs acceptant de prendre des risques permet à d’autres agents de couvrir leurs propres risques en faisant l’opération en sens inverse, transférant ainsi leur risque aux spéculateurs (opération de couverture de risque), un peu comme le ferait pour eux un assureur.
La liquidité du marché est d’autant plus importante que les volumes traités et le nombre de transactions sont grands. Dans ce sens, la spéculation est sans conteste une activité indispensable. En son absence, les activités de couverture réalisées par les “Hedgers” seraient rendues plus difficiles et plus coûteuses. La spéculation est donc indispensable par l’apport de liquidité.
Par exemple un exportateur européen de produits vers les États-Unis d’Amérique craignant une baisse, par rapport à l’euro, du dollar, devise dans laquelle il sera payé pourra vendre à terme des dollars sur le marché des changes à un spéculateur, lequel à l’inverse les achète à terme en pariant sur une hausse du dollar.
En outre, les spéculateurs permettent de réduire les distorsions qui peuvent apparaître momentanément sur les marchés. Quand un arbitrage est ouvert, ces opérateurs, dont l’objectif est le gain financier, vont en tirer profit tant qu’il existe.
Bien. Ceci étant dit, revenons à notre “crise pétrolière”… Tout d’abord, ce n’est PAS une crise. Une crise, c’est comme la fièvre : c’est une situation anormale qui monte jusqu’à atteindre son point paroxitique et qui ensuite revient à son état habituel.
C’est ainsi que ce sont terminées les crises du pétrole précédentes. Il n’en sera pas ainsi cette fois car il ne s’agit pas d’une “poussée de fièvre”. Il s’agit du vrai début d’un lent déclin, phénomène annoncé depuis longtemps et qui est le plus souvent appelé “pic de production”…
En échangeant avec mon fils, je me suis aperçu que le septicisme à propos du pic de production (du pétrole) est encore très répandu. Alors, c’est en regardant le film “Oil, smoke & mirrors” (disponible sur le site www.reopen911.info) que je me suis dit que les 15 premières minutes étaient parfaites pour traiter ce point particulier…
J’ai donc découpé un extrait de ce film que voici (seulement les 15 premières minutes) :
Voilà pour ce qui est du pic de production… Une offre qui va baisser tendanciellement (lentement si tout va bien, plus rapidement si on a pas de “chance”…) alors que la demande est toujours croissante : même si on est archi-nul en math (c’est mon cas), il est facile de comprendre que cela va provoquer “une tension permanente sur les prix” et donc, pas de retour à la normale.
Dernièrement, une lectrice m’a interpellé en ces termes (à propos d’un article sur la crise du pétrole sur mon blog précédent) : c’est très bien de faire la leçon mais il faudrait aussi recommander des solutions, non ?
Son message était accompagné du récit d’un marseillais qui avait réussi à faire rouler sa voiture à l’huile de friture (récupérée dans les restaurants !). Après les biocarburants, l’huile de friture : on est sauvé, on va pouvoir continuer à rouler !
OK, on va essayer d’être sérieux et d’examiner pourquoi il n’existe aucune solution simple et rapide à la crise du pétrole qui est en train de s’installer dans notre quotidien. Tout d’abord, il faut distinguer les domaines concernés par cette future pénurie de pétrole : il y a principalement les transports, la production d’électricité (et le chauffage) et, enfin, tous les dérivés de la pétrochimie.
C’est dans ce dernier domaine que, par définition, l’alternative aux hydrocarbures sera la plus difficile à trouver. Et c’est bien pour cela que la plupart des experts prédisent que le dernier baril de pétrole sera utilisé pour fabriquer du plastique !
Pour ce qui est de la production d’électricité, les moyens disponibles sont variés. Depuis l’utilisation des centrales nucléaires (je n’approuve pas ce moyen, potentiellement trop dangereux, mais c’est un moyen qu’il ne faut pas oublier dans l’analyse) jusqu’aux éoliennes en passant par l’énergie solaire, les alternatives ne manquent pas. Reste à les développer mais le vrai problème n’est pas là.
Le vrai problème, ce sont les transports. En effet, un véhicule, quel qu’il soit, doit emporter avec lui les moyens de produire son énergie, premier point. Le facteur de taille joue aussi : c’est plus facile pour un navire de consacrer une partie de sa capacité à embarquer des moyens encombrants que pour une voiture ou un avion (c’est pour cela qu’on peut envisager la propulsion nucléaire pour les navires alors que c’est tout à fait inenvisageable pour les avions), second point.
Pour le moment, l’essence reste encore le moyen optimum pour tous les transports terrestres et aériens, hélas !
Prenons le cas de l’automobile pour creuser les voies d’optimisations possibles. Les moyens que l’on commence seulement à voir émerger sont connus depuis des décennies (volant d’inertie pour permettre de relancer le moteur après chaque arrêt, dispositifs de récupération d’énergie au freinage, etc.) mais n’avaient pas été appliqué pour des raisons de coûts !
Si vous proposez une voiture super économe en carburant mais qui coûte bien plus cher à l’achat, vous allez faire un bide, tout simplement. Le GPL n’a pas pris pour diverses raisons mais cet échec est riche d’enseignements : inutile de rêver, les gens ne vont pas adhérer à ces moyens alternatifs s’ils sont moins pratiques et pas vraiment moins coûteux que l’essence et le diesel (dont la généralisation en cours est une véritable catastrophe sur le plan de la santé… mais, comme d’habitude, on s’en apercevra trop tard !).
Les véhicules hybrides (qui allient un moteur électrique à un moteur classique) ne forment encore qu’une niche alors qu’ils ne représentent qu’un pas timide, trop timide dans la bonne direction (et je sais de quoi je parle puisque ma femme conduit une Toyota Prius et j’ai donc pu mesurer l’économie réelle permise par cette voiture innovante et agréable à conduire). La meilleure solution technique en la matière serait la propulsion électrique totale mais dont l’électricité serait produite par un moteur thermique plutôt que stockée dans des batteries (les accumulateurs actuels sont lourds et encore trop peu performants). Le moteur thermique employé ici ne serait jamais en prise avec les roues du véhicule mais exclusivement réservé à faire tourner une dynamo qui produirait l’électricité nécessaire aux moteurs situés dans les roues. Un moteur thermique dédié à la production d’électricité (tout comme un groupe électrogène) serait particulièrement optimisé (tournant tout le temps au même régime et de très faible cylindrée) et donc formidablement économe en carburant. C’est là qu’on réalise que la voiture électrique la plus performante actuellement (et la plus autonome et la plus pratique) repose encore sur un moteur à essence !
Certains vont vous dire, puisque ce sont les batteries qui posent problème, remplaçons-les avec un dispositif bien plus efficace : la pile à combustible. Inventées pour les vols spatiaux, les piles à combustibles sont effectivement le moyen optimum pour produire de l’électricité “à emporter” (ne pas oublier ce dernier point : vous devez non seulement générer votre électricité à la demande mais, en plus, votre générateur doit être facile à emporter, pas trop gros, pas trop lourd…). Pile à combustible dites-vous… Mais quel combustible ?
Et c’est ici que l’hydrogène est mis en avant comme grand vainqueur des énergies d’avenir !
C’est ainsi qu’on peut expliquer la mode de l’hydrogène qui sévit déjà un peu partout au point que certains parlent déjà “d’économie hydrogène”… Pas si vite : comment produit-on cet hydrogène ?
Eh bien, euh… voyez-vous, pour le moment, le meilleur moyen de produire de l’hydrogène en grande quantité, c’est en utilisant du… ahem, comment dire, du pétrole, voilà !
Déception : vous imaginiez déjà qu’on allait produire des masses d’hydrogène simplement en faisant l’électrolyse des flots des océans ?
Mais cette électrolyse, vous la faites bien avec de l’électricité (rappelez-vous vos cours de chimie…), n’est-ce pas ?
Et d’où va venir cette électricité ?
Voilà pourquoi le dispositif actuel de production de l’hydrogène (en dehors de la classique électrolyse déjà citée et qui ne permet pas de produire en grosses quantités) repose sur un procédé pétrochimique.
Donc, c’est pas gagné pour l’hydrogène !
De plus, imaginons que cet obstacle soit contourné, comment allez-vous ravitailler votre voiture ?
Oui, comment allez-vous faire le plein d’hydrogène, à la station-service du coin ?
Oubliez cela, quand on voit déjà la comédie du ravitaillement en GPL qui est lui bien anodin par rapport à l’hydrogène sous pression…
Ce tour d’horizon rapide permet de se rendre compte de 2 choses :
1) le problème clé se situe bien au niveau des transports.
2) les alternatives actuellement “à la mode” paraissent encore lointaines vu les obstacles à surmonter.
Malgré tout et pour faire plaisir à ma lectrice, quelles sont MES recommandations ?
1- décourager l’usage du diesel en le mettant au même prix que l’essence sans plomb… non, plus cher même !
2- favoriser l’usage du GPL, du gaz naturel et de la propulsion électrique pour les flottes de voitures liées aux grandes organisations et aux municipalités : EDF ferait rouler ses petites voitures bleues à l’électricité, quoi de plus logique ?
Darty fait bien rouler ses voitures de dépannage au GPL !
Le camion qui ramasse les poubelles dans votre commune ne serait-il pas moins bruyant et moins polluant s’il roulait lui aussi à l’électricité ?
3- toutes les compétitions mécaniques sont réorientées vers la recherche en matière d’économies d’énergie !
Je suis un amateur de vroum-vroum (comme dit ma femme), j’ai pratiqué et je pratique encore différentes formes de compétitions mécaniques mais il est temps dans ce domaine de changer d’objectif.
Les 24 heures du Mans, par exemple, devraient reposer sur un règlement technique qui favorise les voitures les moins gourmandes. On donne droit à une certaine quantité d’essence au départ et débrouillez-vous avec cela !
Certes, les 2 premières années seraient éventuellement moins spectaculaires que d’habitude (et encore !) mais, ainsi, les 24 heures du Mans retrouveraient vraiment leur vocation originelle et permettraient des vrais progrès en la matière. Mêmes contraintes et mêmes résultats pour la F1 et le MotoGP : régime sec pour les moteurs thermiques, grande liberté pour les véhicules électriques… Vous verriez vite une voiture électrique gagner un grand prix !
On perdrait à peine en spectacle (de toute façon, les “progrès” continues actuels posent trop de problème sur le plan de la sécurité, rendant obsolètes la plupart des circuits… On ne peut poursuivre indéfiniment dans cette impasse !) et on gagnerait beaucoup au niveau rendement énergétique, tout le monde en profiterait et, ainsi, les courses de voitures et de motos n’apparaîtraient plus comme un gaspillage éhonté (ce qu’elles sont en train de devenir…).
Je sais bien que c’est un peu utopique mais pas tant que cela : un ami m’a donné l’occasion d’essayer un kart électrique il y a quelque temps et cet engin n’avait rien d’un jouet d’enfant, ça poussait fort et sur un piste adapté (indoor), c’était très fun… (plus sur le kart électrique à http://www.kartelec.com/f/acceuil_f.htm)
Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on a pas le choix : soit on utilise notre intelligence et on trouve des moyens efficaces de passer au tout-électique, soit on régresse très largement et très sévèrement.
Je voudrais finir ce long article sur ce sujet par un renvoi vers une source qui est bien plus qualifée que moi pour disséquer cette importante question : Jean-Marc Jancovici. Sur son site, vous trouverez de nombreux documents pertinents sur l’énergie et le climat.
Et si vous êtes *vraiment* motivé, je vous recommande chaudement de suivre (intégralement, cela va sans dire !) les cours que JMJ a donné à l’école des mines dernièrement : ça dure un peu plus de 10 heures mais c’est tout à fait complet et édifiant. Toutes les vidéos sont sur cette page. Je viens de les finir et je ne puis dire qu’une chose : chapeau bas maître !
On ne va pas se contenter de la référence Jancovici (même si elle est de première classe), je voudrais également vous recommander ce site http://www.oleocene.org/
Un petit complément d’informations et une synthèse bien faite avec cette vidéo :
C’est un ami qui vit en Côte d’Ivoire qui m’avait conseillé de lire ce livre… Et il a bien fait !
“Négrologie” est un livre âpre, dur, décapant. Personne n’est épargné et toutes les vérités qui font mal sont révélées. Stephen Smith a l’incontestable mérite de dire les choses telles qu’elles sont et non telles que les bien-pensants nous les présentent !
Sur ces questions, voilà ce que j’écrivais sur mon ancien blog le 22 avril 2008 (et, après avoir lu l’ouvrage de Stephen Smith, je suis conforté dans mon opinion) :
Revenons sur les déjà fameuses “émeutes de la faim” qui se produisent en ce moment dans des dizaines de pays (mais oui, des dizaines !). Le témoignage de Jean Ziegler ci-dessous est édifiant :
Je voudrais insister sur un point crucial et déjà évoqué dans ces pages : l’effet négatif de l’aide au développement. Je suis convaincu qu’il s’agit là de l’élément clé : tant qu’on ne comprendra pas que notre assistance alimentaire tue la production locale, on ne fera qu’aggraver le problème.
Ceux qui sont pour l’envoi immédiat d’une “aide d’urgence”, que vont-ils proposer dans un an ou plus tard quand la production locale sera définitivement anéantie par cette concurrence insupportable ?
Il faut arrêter (oui, stopper) d’aider les pays en voie de développement car notre “aide” est un poison pour les producteurs locaux et pour les habitudes alimentaires. Il faut arrêter de concurrencer les agriculteurs locaux avec notre production subventionnée et pleine de pesticides.
Il faut stopper cette ingérence chère à Kouchner et qui ne produit que des résultats désastreux (y compris des odyssées ridicules comme l’arche de zoé !).
Et si on se trompait complétement sur la notion d’aide au développement ?
Un article particulièrement intéressant et édifiant sur Libération : La Palestine, un Etat en faillite permanente.
Dans cet article, on apprend que, entre autres, “la Palestine est aujourd’hui la contrée la plus assistée au monde. En 2005, l’aide étrangère y a atteint 1,1 milliard de dollars, soit 366 dollars par habitant. Par comparaison, en Afrique, elle dépasse rarement les 30 dollars par tête.”
Continuons à citer Libé, extraits :
Cette enveloppe, destinée au développement, a surtout servi au fil des ans à renflouer les caisses de l’administration palestinienne.
…
L’Autorité palestinienne a continué à recruter à tout-va. Cet été, près de 4 000 militants ont été enrôlés dans les services de sécurité. Des prises d’otages occidentaux à Gaza se sont parfois réglées par l’embauche d’une dizaine de membres d’un même clan.
Edifiant, n’est-ce pas ?
Mais, après tout, si les occidentaux sont assez bêtes pour alimenter ainsi un puit sans fond, pourquoi s’en priver, pensent sûrement les Palistiniens qui profitent le plus de cette mane.
Ceci dit, il ne s’agit pas ici de faire le procès des Palestiniens profiteurs en plus d’être terroristes. Interrogeons-nous plutôt sur le principe même des aides, surtout financières, qui sont envoyées aux pays dit du tiers-monde. Cela fait des dizaines d’années que des millions d’Euros sont déversés sur des contrées présentées comme nécessiteuses… et avec quels résultats ?
On le sait tous, des résultats très décevants pour ne pas dire pire.
Les prêts (qui forment le dette actuelle de ces pays) ont souvent été utilisés pour acheter des armes (vendues par ceux qui accordaient les prêts… rien ne se perd !). Et c’est pour ce cycle infernal qu’ensuite les grands organismes internationaux comme le FMI imposent des politiques d’austérités ?
Si on avait pu présenter d’avance ces beaux résultats, les populations concernées auraient simplement dit “merci mais non merci, gardez donc votre argent”.
Pareil pour les dons. Seule une partie réduite (pour ne pas dire infime) de l’argent envoyé pour les victimes du tremblement de terre au Cachemir (par exemple, pour reprendre un événement récent et encore dans les mémoires) va à ceux qui en ont le plus besoin. Sur le terrain, quelques ONG se battent vraiment pour faire changer les choses mais les plus actives sont aussi les moins tolérées par les autorités locales. Les gouvernements préférent largement celles qui ont le mieux compris les régles non-écrites du “charity-business” et qui, pour creuser un puits dans un village, ont besoin d’hospitalités climatisées, de téléphones par satellites et de 4×4 dernier cri.
Je ne suis pas certain que le puits en question méritait cette débauche de technologie et cet étalage de richesse. Je ne suis pas certain non plus que les villageois qui auront bénéficié de ces largesses garderont un bon souvenir de l’aide occidentale.
Je crois qu’il est temps de remettre en cause le principe même de l’aide au développement. Non pas parce qu’il s’agit d’un gaspillage de notre argent mais parce que les effets ne sont pas positifs, tout simplement.
Oui, au bout du compte, c’est bien notre argent qui est ainsi dépensé inutilement. Je peux être sensible à la détresse d’un peuple touché par une catastrophe mais je suis vite aterré par l’usage qui est fait de mes dons ou de mes impôts quand je vois qu’ils sont utilisés pour fournir des Mercedes et des Kalachnikovs à quelques excités qui entrainent tout un peuple dans un abime sans fin.
Mais ce n’est pas cela le plus grave. En effet, j’accepterais volontiers un peu (ou même beaucoup) de gaspillage de mon bel argent si seulement ça servait à quelque chose de positif. Hélas, rien de positif ne semble sortir de notre aide au développement. Pire, il apparait même que c’est tout le contraire qui arrive : plus nous aidons certains pays et moins ils s’en sortent !
En effet, comment expliquer autrement l’état où se trouve l’Afrique aujourd’hui ?
Des dizaines d’années de programmes qui se superposent pour quoi ?
Pour rien ?
Non, même pas pour rien (cela serait un moindre mal), pour finalement arriver à une situation pire qu’avant notre intervention !
Qui oserait aujourd’hui dire que notre action présente un “bilan globalement positif” ?
C’est un peu comme la risible influence positive de la colonisation… la colonisation n’a été positive pour personne, même pas pour les empires qui l’ont mené !
Mais alors, que proposes-tu ?
Que faut-il faire pour aider efficacement les pays et les peuples dans le besoin ?
Rien.
Quoi, tu ne proposes rien ?
Non, je dis qu’il ne faut *rien* faire, nuance…
Ne rien faire… non, tu n’es pas sérieux !
Si parfaitement sérieux, si on veut vraiment aider ces pays et ces peuples, il faut d’abord les laisser tranquilles, ne pas intervenir. Notre intervention n’est pas adaptée à leurs contextes, elle n’est pas efficace, elle est pertubante, elle sème le désordre et la corruption. Le mieux est donc de ne plus intervenir.
En première analyse, cela parait difficile à admettre puisque cela va à l’encontre de ce qu’on pratique depuis des décénies. De plus, tous nos médias ne nous proposent pas d’autre voie que “plus de la même chose”, alors on trouve naturel de poursuivre…
Pourtant, on commence à s’apercevoir qu’il serait temps d’arrêter de polluer notre environnement puisque nous finissons par sérieusement abimer notre milieu. Nous devons également considérer que nos voisins proches ou lointains font partie de notre environnement. Et, en toute logique, nous devons éviter de les polluer, de les abimer.
Pour cela, il faut changer notre attitude plutôt que de continuer à faire “plus de la même chose” : arrêtons notre aide au développement puisqu’elle est néfaste, je suis persuadé que ces pays ne s’en porteront pas plus mal, au contraire…
Voilà tout ce qu’a trouvé ce donneur de leçons privilégié : stopper l’aide aux pauvres !
Décidément, l’oppression capitaliste se sent pousser des ailes en ce moment : même un petit profiteur comme Lefebvre pense qu’il peut prôner l’arrêt de l’aide au développement !
Allons, soyons réalistes : on sait bien que ceux qui profitent de nos aides, ce ne sont justement pas les pauvres !
Ce sont précisement ceux qu’on voudrait le moins aider (les profiteurs, les dictateurs et autres seigneurs de la guerre) qui bénéficient le plus et le mieux de nos programmes qui sont conçus sans connaître la réalité du terrain. L’aide sous la forme actuelle n’est pas seulement inefficace, elle est nocive, néfaste !
Nous devons arrêter ces programmes qui ne font que perpétuer des situations injustes, que maintenir en place des dirigeants corrompus, qu’alimenter des fauteurs de troubles avides. Nous devons arrêter de penser à ces pays comme à des provinces sous tutelle. Nous devons cesser de croire ce qu’on nous présente comme étant “nécessaire, pour leur bien”.
La terrible vérité, c’est que dans “aide au développement”, ce n’est pas le mot aide qui compte mais bien le mot développement. La finalité de ces programmes, ce n’est pas de venir en aide aux populations mais plutôt de permettre le développement de nouveaux marchés, de nouveaux débouchés et peu importe à quels coûts !
L’Afghanistan est toujours une contrée désolée où l’illétrisme domine mais, signe inconstestable de progrès, on comme à y construire des centres commerciaux ultra-modernes… en effet, ça va tout de suite mieux. Une fois encore, à qui profite le crime ?
Suite à la migration de ce blog, j’ai décidé que je le consacrerais à mes projets “durables”… Cela veut dire qu’il n’y aura plus de billets rédigé en réaction à tel ou tel événement de l’actualité (j’ai fait cela abondamment ces dernières années et quand j’ai relu tout cela je me suis dit “à quoi bon ?” -ces billets sont encore disponibles sur http://alain-lefebvre.viabloga.com/ jusqu’au 03/08/2008…).
Donc, je vais me contenter d’un billet “de synthèse” de temps en temps quand cela le méritera !
Commençons par l’europe-l’europe… Encore un peuple qui “vote mal” (les irlandais) !
Voilà un psychodrame qui me fait doucement rigoler : voyez tous ces chantres de la démocratie qui fustigent les électeur responsables de ce “mauvais résultat”… Les tartufes sont toujours ceux qu’on entend le plus déplorer, d’une part l’absence de “débat démocratique”, d’autre part “l’aveuglement des peuples face au -nécessaire- progrès”…
Voilà encore une preuve que la démocratie moderne ne fonctionne pas. On pourrait aussi résumer cela par cette blague : la dictature c’est “ferme ta gueule” et la démocratie c’est “cause toujours” !
De toutes manières, la démocratie c’est de la confiture aux cochons vu le niveau de conscience politique de nos compatriotes. Une nouvelle preuve s’il en était besoin ?
Alors allez lire “Bravo messieurs les censeurs, vous avez gagné !“… Comme le dit si bien Philippe : “Le coach-citoyen gavé de Nouvelle Star et de jeux idiots ne mérite pas mieux.”. Tout est dit et bien dit.
Voici un article excellent qui résume bien toute l’affaire et qui prend position pour la raison (dans ce cadre, c’est juste une question de droit) contre l’hystérie…
Extrait :
La question posée aux juges lillois n’était pas celle de la virginité au mariage ou celle de la chasteté avant la mariage, mais celle de savoir, pour annuler un mariage, si la mariée avait trompé son époux sur un élément essentiel.
Le mari l’affirme, la jeune femme l’admet.
C’est ce mensonge qui veut annulation du mariage qui rappelons-le est un contrat, certes encadré par la loi (avoir 18 ans sauf dispense du procureur, donner personnellement son consentement , être de sexes différents, etc.), mais est bien d’abord une convention entre unhomme et une femme qui désirent unir leur vie.
Comme d’habitude, ceux qui hurlent n’ont pas pris la peine de lire le dossier. Car il s’agit juste d’une question de droit, pas de culture ou de coutume… Il ne s’agit pas d’approuver ou de réprouver la cause réelle de cette annulation, juste de constater que celle-ci est parfaitement valide dans le cadre de notre droit. Tous ces bien-pensants qui se réclament de l’état de droit sont-ils donc incapables de le respecter quand ce dernier se prononce en cohérence avec ses propres textes ?
Ne vous trompez pas, je ne suis pas en train de dire que la virginité est une condition exigible pour un mariage (je pense même le contraire !) ou que la Charia doit être généralisée, ce n’est simplement pas le vrai objet du débat. Là, ce qui est en cause c’est “est-ce que le TGI de Lille a bien agit ?” et, si lit le texte correspondant on est obligé de répondre “oui”.
J’ai pas mal écrit sur la question du pic pétrolier ou du changement climatique mais je viens de découvrir le site de Jean-Marc Jancovici et je dois dire que, désormais, le plus raisonnable, c’est de simplement pointer vers lui pour ces questions, point.
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